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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 5 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Adventure/Sci-Fi - Published: 05-05-07 - Updated: 05-05-07 - Complete - id:2357492

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 5

Procius, le prince d’Euphor, passe la nuit au Ranch du Bouleau Blanc. Dehors la nuit est calme. Il n’arrive pas à trouver le sommeil, cela fait des heures qu’il regarde la télévision. Il éteint le récepteur lassé de ce qu’il y voit.

- Décidément, je ne comprends pas ces humains ! Leurs films parlent souvent de guerre, de frayeur, de monstre et rarement d’amour ! Et ils appellent cela se détendre en s’évadant du quotidien !? C’est une drôle de vision ! À moins que leurs façons de voir aient changé depuis le retour des forces de Véga.

Malgré ses pensées, il se glisse sous les draps à la recherche du , le prince n’est pas le seul à ne pas dormir au ranch. La lumière brûle toujours dans le bureau de Mizar, il travaille sur les plans des nouvelles navettes. Il ne cesse de retoucher les plans quand il pense à du nouveau matériel à intégrer ou une nouvelle disposition. La fatigue commence à se voir sur son visage, car des cernes bleutés apparaissent autour de ses yeux.

Le camp de la Lune Noire est en phase nocturne, il y a peu de monde dans les couloirs. Cela n’empêche pas le général Horrus d’être plus que prudent alors qu’il se rend dans son « laboratoire secret ». À l’intérieur, le professeur Gyllah l’attend pour lui présenter les derniers progrès de leur projet. Quand le général entre dans la pièce, il trouve le professeur seul assis dans un fauteuil. Quand il voit le militaire entré, il se lève et exécute le salut Végan.

- J’écoute votre rapport, dit abruptement Horrus.

Le scientifique se racle la gorge.

- Je crois que vous allez être plus que satisfait général.

- Laissez-moi en décider !

- Certes, si vous voulez bien me suivre.

- Où allons-nous ?

- Juste derrière cette porte, fait le savant en la désignant.

- Le hangar, s’étonne Horrus alors qu’un éclat dans ses yeux trahit son excitation.

Le général pense avoir deviné ce que le professeur veut lui montrer.

Les deux hommes entrent dans le hangar sombre.

- Je ne vois rien, fait Horrus sur ses gardes craignant un piège pour le supprimer.

- Je vais allumer.

Le savant actionne une commande au mur, la lumière surgit. Le visage du général est traversé d’un large sourire en découvrant la machine de guerre en fabrication.

- Comme vous pouvez le constater, cette phase est pratiquement finie, il ne nous reste plus qu’a finalisé la peinture.

- Est-il fonctionnel ?

- Toutes ses armes sont parfaitement actives.

- AH ! AH ! AH ! Parfait ! Combien de temps encore ?

- Il faut que nous fassions la soucoupe qui le transportera.

- Donc vous avez préparé la liste des matériaux dont vous avez besoin.

- Oui ainsi que de l’énergie nécessaire qui…

- Aucune crainte pour la source de puissance, coupe Horrus. J’ai réussi a détourné assez de conteneurs énergétiques durant le transfère instantané pour plusieurs mois, se dit le général.

- C’est un soulagement.

- Je compte sur vous professeur pour faire au plus vite.

- Bien entendu général.

- Et son pilote ?

- L’implantation se passe sans aucun problème.

- Fantastique !!

Le général regarde la machine de guerre en détail avant de sortir.

Dans ses quartiers personnels, le Stratéguerre veille tardivement lui aussi. Il a passé une grande partie de la soirée à regarder les émissions télévisuelles terriennes.

- Je ne comprends pas la façon de penser de ces humains, lance-t-il pour lui seul. La plus grande partie de leur divertissement est violent ! Je dois admettre que certains de ces programmes ont le mérite de m’avoir donné quelques idées. Les terriens seront-ils l’instrument de leur propre mort !? Ah ! Ah ! AH !

Procius a très peu dormi quand il se sent secoué énergiquement dans son lit.

- Allez ! Debout la marmotte, lance la voix pleine de vigueur de Hikaru.

- Humpf….

Le prince se retourne en agrippant les draps.

- Allons donc ! Son altesse refuse de se lever ! C’est ce que nous allons voir !

La jeune femme attrape les pans des draps et tire violemment. Les morceaux de tissus s’envolent laissant apparaître Procius en caleçon.

- Oh ! Non , fait Hikaru en se mettant les mains devant les yeux.

- Maligne, répond le prince d’une voix endormie.

Il attrape un drap au vol pour se cacher.

- Maintenant tu pourrais sortir de la chambre pour que je m’habille, fait-il.

- Euh… Oui… Oui. Bien sûr !

Elle part d’un pas rapide vers la porte les mains toujours sur les yeux, c’est pour cela qu’elle se cogne contre un meuble proche de la sortie.

Une fois dans le couloir, elle agite les mains devant son visage pour se rafraîchir et faire disparaître les rougeurs de son visage.

Sur le camp de la Lune Noire, la phase nocturne est terminée. Le général Horrus quitte ses quartiers pour se rendre au commandement. Au détour d’un couloir, il aperçoit le commandant Minarvea en grande conversation avec une femme aux cheveux longs et rose. Le général devine qu’il s’agit de Vesta même s’il ne l’a jamais rencontré. Des rapports lui ont fait une description fidèle de cette femme aussi bien : espionne, assassin, chef de section et bien d’autre chose encore.

- Mes soupçons sont fondés on dirait bien ! Minarvea et sa complice préparent bien quelque chose dans mon dos ! Voyons voir leur réaction si je m’approche d’elles !

Aussitôt Horrus s’avance vers les deux femmes, en le voyant s’avancer, Vesta disparaît comme par magie.

- Bonjour, commandant Minarvea ! J’espère ne pas couper une conversation importante !?

- Aucunement général Horrus. Juste quelques petits détails pour mes troupes, répond-elle en souriant.

- Vous m’en voyez ravi ! Il me semble ne pas connaître cette adjointe, dommage qu’elle soit partie si vite.

- Elle a beaucoup de choses à régler.

- Vous allez au centre de commande ?

- Bien entendu !

- Dans ce cas, faisons le chemin ensemble.

Les deux hauts gradés avancent dans les dédales de couloirs de la base.

- Vous savez, commence le général à mi-voix. Je sais que votre adjointe fait régulièrement le voyage Camp de la Lune Noire – Terre et même plus précisément dans les environs du Ranch du Bouleau Blanc.

- Impossible !!! Comment peut-il savoir cela ! Je n’ai fait appelle qu’a des personnes de confiances ! Se pourrait-il que l’on m’ait trahie !?

- Il semblerait, reprend Horrus. Que nos services d’espionnage respectifs soient en permanence sur le qui-vive.

Le commandant fait un pas rapide pour devancer le général afin de lui faire face pour lui répondre.

- Que voulez-vous, questionne Minarvea le visage inexpressif.

- Parfait, elle est tombée dans mon piège, sourit Horrus.

Le général laisse un instant de silence avant de répondre.

- Rien de bien important. Juste savoir ce que vous manigancez dans mon dos. Qui sait ! Cela peut nous aider tous deux. Nous avons repoussé la menace du capitaine Sog mais ce n’est qu’un piètre sursit si nous ne remportons pas une victoire contre le prince d’Euphor.

- J’en conviens.

- Alors qu’avez-vous découvert ?

Pendant ce temps, au Ranch du Boulot Blanc, Banta le garçon de ferme, est chargé comme un âne. De loin on pourrait croire que les bagages sont greffés sur son sombrero. Alors que le groupe composé par Hikaru, Daisuke, Kohumé, Mizar, Procius et Vénusia ne portent qu’un simple sac à dos.

- Banta , remarque Vénusia. Nous ne partons que pour la journée ! Pourquoi t’es-tu chargé autant ?

- C'est-à-dire… J’ai pris un peu plus d’affaires pour tous au cas où …

- C’était inutile !

- Mais…

Ils sont interrompus par le minibus de centre, conduit par Sayaka, qui s’engage dans l’allée. Le véhicule stoppe devant le groupe.

- Salut, lance Alcor en baissant sa vitre.

- Que veux-tu, demande Vénusia avec suspicion.

- J’ai un service à te demander Vénusia.

- Je m’en doutais ! Tu es venu pour gâcher la dernière randonner de l’année avant l’hiver !

Alcor regarde autour de lui, il voit en effet les feuilles brunes des arbres. L’automne est là, il ne l’a pas vu arrivé. Depuis que Véga a réapparu, il n’a pas vu le temps passé.

- Je suis navré, répond-il en passant une main derrière sa tête.

- Bon alors que veux-tu me demander ?

- Voilà cette nuit, j’ai reçu un appel de Suisse. Il faut que je me rends à Genève, il faudrait que tu me conduises là bas avec Vénusiak.

- En Suisse ?

- Oui, il semblerait que plusieurs pays ont fait pression pour la réactivation de l’alliance de défense spatiale.

- J’ai dit que je pouvais le transporter à Genève, intervient Sayaka toujours au volant du minibus. Mais monsieur Alcor a refusé sous prétexte que j’avais d’autres choses à faire ici.

- Bien je vais te conduire.

- Merci. J’espère qu’il n’y aura aucune attaque pendant que nous serons en Suisse. Déjà que nous avons perdu Alcorak.

- Ne t’inquiète pas, je serais là avec Faussoirak , lance Sayaka. Et il y a aussi Procius.

- Je sais. Vénusia, prépare des affaires nous t’attendons.

- Bien, répond la femme en partant vers l’habitation.

- Bon si on y allait, lance Mizar. On va quand même l’a faire cette randonnée !

- En avant, répond Kohumé en brandissant un bras en direction de la montagne.

Le groupe de randonneur s’éloigne.

Vénusiak est posé à côté du centre. À la place du Delatlame qui a été détruit lors du dernier combat, un triangle en acier a pris la place. Il ne peut pas servir d’arme, mais il est là pour assurer la stabilité de vol de l’appareil. Vénusia a placé les sacs de voyage dans la poste de pilotage. Alcor s’avance vers la navette sur ses béquilles. Cela fait quelque jour qu’il a quitté son fauteuil roulant, il a encore quelque difficulté à se déplacer.

Le général Horrus est dans son bureau quand on frappe à sa porte.

- Entrez !

Un homme entre dans le bureau, il porte une tenue militaire faisant penser à celle des militaires nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Le militaire fait le salut Végan à son supérieur.

- Lieutenant Salocin, que puis-je pour vous ?

- Général, j’aimerais savoir quand je vais partir en mission.

- Je l’ignore.

- Je suis ici pour servir le Stratéguerre. Je veux affronter le prince d’Euphor. Je suis prêt !

- Je ne doute pas de votre détermination.

- Alors, laisser moi aller combattre !

- Il n’y a aucune mission de prévue pour l’instant.

- Je vais devoir attendre encore longtemps ?

- Je l’ignore.

- Il serait peut-être mieux que j’en parle au Stratéguerre, déclare Salocin avec un sourire narquois.

- Je vous rappelle que je suis votre supérieur ! Il ne vous est pas nécessaire d’embêter le Stratéguerre avec ceci !

- Si vous le dites général. Mais je ne vais pas ronger mon frein indéfiniment. Je vous préviens.

Horrus se lève de son siège.

- Vous pouvez disposer lieutenant Salocin !

- À vos ordres général.

Le lieutenant exécute un salut avant de tourner les talons.

- Pour qui se prend-il , se demande le général en se rasseyant.

Le lieutenant Salocin serre les poings une fois dans le couloir.

- Je ne vais pas rester à attendre indéfiniment, pense-t-il.

Le commandant Minarvea est dans son bureau en compagnie de Vesta.

- Le général Horrus est au courant pour le centre, annonce le commandant.

- Comment l’a-t-il appris ?

- Je soupçonne qu’il l’a lu dans les archives retrouvées et qu’il allait envoyer des espions à lui, mais nous lui avons coupé l’herbe sous le pied.

- Il sait que nous espionnons le centre ?

- Oui.

- Comment ?

- Je ne sais pas si quelqu’un nous a trahies ou si ses espions sont plus efficaces que les nôtres.

- Je vois et depuis quand le sait-il ?

- Je l’ignore. Il m’en a parlé ce matin. Quoi qu’il en soit, il va nous aider pour mener un raid sur le centre de recherche.

- Il va nous soutenir ?

- En effet, cela nous sert aussi bien lui que moi.

- Une association ?

- En quelque sorte, sourit le commandant. Mais provisoire.

- Vous ne lui faites pas confiance ?

- Pour le moment, mais une fois que nous nous serons débarrassés de Sog.

- Je comprends.

Le groupe de randonneur s’est installé à proximité d’une rivière. Banta a monté une tente pour le cas ou le temps changerait. Mizar quant à lui a fait du feu et fait cuire le riz. Daisuke et Procius tentent de pécher du poisson frais pour le repas pendant que Hikaru et Kohumé sont entrées dans la rivière jusqu'à genoux et chahutent.

- Vous ne viendrez pas vous plaindre si vous êtes malade demain, lance Dai.

- Occupe-toi de tes affaires, répond Hikaru.

Les deux jeunes filles continuent de s’ébattre dans l’eau pendant un moment puis discrètement sortent et avancent à pas feutré vers les pécheurs. Une fois arrivées dans le dos de Daisuke, elles le poussent. Ce dernier tombe à l’eau pendant que les jeunes filles rient aux éclats.

- Non, mais ça ne va pas , s’exclame Dai.

Le jeune homme se relève et commence à poursuivre les deux filles en levant le poing en l’air. Peu de temps après le jeune Dai est assis, enroulé dans une grande serviette, à côté du feu de camp pendant que ses vêtements sèchent non loin de là sur une corde. Procius quant à lui fait griller les poissons.

Mizar arrive près du feu, il s’accroupit puis saisis une cuillère en bois. Il soulève le couvercle du récipient qui contient le riz. Avec la cuillère il le remue un peu.

- Il va être bientôt cuit à point, annonce-t-il.

Hikaru vient de s’asseoir à côté du feu, elle dévisage son père.

- Quoi ? J’ai quelque chose sur la figure ?

- Tu as encore veillé tard ?

- Non pourquoi ?

- Ne mens pas ! Tes yeux sont boursouflés et cernés !

- Oui ! Bon j’avoue.

Dai jette un regard un son père. Il constate en effet les traits fatigués de son visage.

- Papa, je peux te poser une question, demande Dai.

- Je t’écoute.

- Pour quoi ne pas avoir continue ton travail d’ingénieur en aéronautique ?

Mizar soupire.

- Vous étiez trop jeune pour vous en souvenir, commence-t-il. Depuis la mort de votre grand-père, Vénusia s’occupait de la ferme avec Banta. Tous les week-ends, je rentrais l’aider. Puis quand votre mère est morte, je ne pouvais pas vous laisser seul à la ferme. Votre tante Vénusia avait déjà bien assez à faire avec le ranch. J’ai donc choisi de quitter mon poste à la NASDA pour m’occuper de vous et de l’exploitation. Bien entendu votre tante a protesté longuement.

Au même moment à bord de Vénusiak, alors que Alcor somnole sur son siège il est tiré de son sommeil par un éternuement violent de Vénusia. (Au japon un dicton dit : si tu éternues une fois c’est que l’on parle de toi, deux fois c’est en bien, et trois fois c’est un rhume).

- Elle disait, continu Mizar. Qu’elle était toute à fait capable de s’occuper du Ranch et de deux enfants. Les premiers temps elle ne cessait de dire que j’avais fait une bêtise puis elle si est faite en voyant que j’étais heureux au ranch.

- Il y a quelque chose que j’ai du mal à saisir, fait Hikaru.

- Laquelle ?

- Tu as toujours vécu au ranch et tu es heureux de t’en occuper. Alors, pourquoi être devenu ingénieur aéronautique ?

- C’est simple, à cause d’un rêve d’enfant.

- Un rêve, s’étonnent Hikaru et Daisuke.

- Oui. Je rêvais de concevoir une navette supplémentaire pour Goldorak pour compléter l’escadre.

- Je comprends pourquoi tu t’investis autant dans la conception de ces nouvelles navettes. Une partie de ton rêve se réalise, déclare Hikaru.

- Oh ! Mais c’est vrai ! Je n’y avais pas pensé, répond Mizar en croisant ses mains derrière la tête.

- Nous serons à Genève d’en environ 1 H 30, annonce Vénusia.

- D’accord, répond Alcor. Je vais relire mes notes dans ce cas. Bon où ai-je mis mes lunettes.

- Tes lunettes !? Depuis quand tu en portes ?

- Ben ! Il semblerait que le choc a la tête lors de mon accident à provoquer une légère perte visuelle. De toute façon, cela serait bien arriver un jour ou l’autre avec l’age.

- Cela ne veut rien dire, regarde-moi ! Et Cochir, il n’en porte pas.

- Je ne sais pas pour toi, mais Cochir porte des lentilles.

- Je ne savais pas.

Alcor met sur son nez sa monture puis consulte ses notes.

Le général Horrus entre dans la salle de commandement, il se dirige vers le trône où siège le Stratéguerre. Après l’avoir salué, il s’avance pour venir se placer à ses côtés.

- Maître, j’aimerais vous soumettre une idée.

- Je t’écoute.

- Je voudrais organiser un raid sur le centre de recherche spatiale.

- Celui dont parlent les archives que nous avons découvertes ?

- Celui-là même.

- Et pour quelle raison ?

- Je pense qu’il est lié à Goldorak.

- C’est fort possible vu les notes retrouvées. Mais de quelle façon est-il relié au prince d’Euphor ?

- Je pense qu’il lui fournit un soutien logistique et que c’est la base…

- De Goldorak !?

- Non, mais des appareils de soutien.

- Donc, si nous détruisons ce centre, Goldorak n’aura plus de renfort. C’est une idée forte intéressante Horrus !

- Merci Maître.

- Je te permets de monter une opération pour détruire le centre. Mais j’y pose une condition.

- Laquelle votre grandeur ?

- Je veux que Salocin y participe.

- Salocin !?

- Il meurt d’envie de se mesurer à Goldorak, autant profité de l’occasion.

- Salocin ! Il a eu le toupet de parler au Stratéguerre ! Je n’aurais jamais cru cela de lui. Je ne vais pas laisser cet affront , pense Horrus.

- Certes, reprend le général. Mais nous n’avons pas d’Antérak à mettre à sa disposition.

- Ce n’est rien, il suffit de modifier un Golgoth pour y installer un poste de pilotage.

- Vous avez raison. Je vais donner les instructions nécessaires.

- Parfait, je compte sur toi Horrus.

- Merci Maître.

Le général s’incline devant le Stratéguerre avant que quitter la pièce. Dans le couloir il retrouve le commandant Minarvea.

- Alors, demande-t-elle.

- Il a accepté une attaque contre le centre.

- Parfait.

- Mais il y a un problème.

- Un problème !? Lequel ?

- Il a exigé que Salocin fasse parti du raid.

- Salocin ?? Je ne vois pas, qui est-ce ?

- Un simple lieutenant. Il rêve d’en découdre avec le prince d’Euphor.

- Et c’est un gros problème ?

- Disons plus un gène.

- Avec un peu de chance, Goldorak s’occupera de ce gêneur, rétorque avec un sourire cruel le commandant Minarvea.

- Vous avez raison, confirme Horrus avec la même expression sur le visage.

Alcor se trouve dans la bâtisse de l’alliance de la défense spatiale. Des représentants de chaque pays se trouvent dans la salle de conférence. Il se prépare pour monter à la tribune avec nervosité. Vénusia est assise dans les tribunes au milieu de la foule des assistants des représentants. Alcor grimpe à la tribune et s’installe derrière le lutrin. Il se racle la gorge avant de prendre la parole.

- Mesdames et messieurs les représentants, je me trouve aujourd’hui devant vous, car certains de vos pays ont demandé la réactivation de l’alliance. En effet, les forces de Véga se sont rappelées à notre bon souvenir de la façon que vous connaissez. C’est pour cela que nous devons joindre nos efforts pour vaincre au plus vite cette nouvelle menace qui plane sur nous tous…

- Pour le moment, il n’y a que le Japon qui subit les attaques, lance une voix dans la foule.

- Certes, mais êtes-vous assuré que demain ils ne s’attaqueront pas a une ville de votre pays ?

- Que proposez-vous, demande le représentant français.

- Dans un premier temps, faire un système de défense commun. Il faudrait que chaque pays le pouvant affecte un de ses satellites pour la surveillance spatiale. Ceci nous permettrait de scruter plus efficacement les proches alentours et avec de la chance trouver la base des forces de Véga.

- Pourquoi ne pas essayer de traiter avec eux, lance une voix.

- Hélas, je crains qu’il soit impossible de traiter avec eux. Leur objectif est de conquérir la Terre. Tentez donc de négocier avec si vous voulez survivre dans l’esclavage dans le meilleur des cas.

Un silence règne dans la salle.

- Je laisse à chacun de vous le temps de méditer sur ce que je viens de dire et de consulter vos gouvernements respectifs.

Alcor descend de la tribune.

Vénusia attend dans le couloir à côté de la porte des représentants. Alcor en sort et se dirige directement vers la femme.

- Alors, comment était mon discourt, questionne Alcor.

- Pas trop mal, mais j’ai vu mieux.

- Merci, ça remonte le moral !

- Mais de rien.

Mizar et Banta sont entrain de jouer aux échecs japonais.

- Cette fois-ci, je vais gagner, annonce Banta en bougeant une pièce.

- Je ne parierais pas dessus, répond Mizar.

- C’est ce que nous allons voir !

- Comme tu veux.

Mizar bouge une de ces pièces, aussitôt la joie quitte le visage de Banta.

- Ce n’est pas vrai, tu as encore gagné, se lamente le garçon de ferme.

- Pourquoi tu t’obstines à vouloir jouer à cela ? Tu perds à chaque fois.

- Un jour je gagnerais.

Mizar écarte les mains en signe de résignation.

Non loin d’eux, les autres randonneurs sont allongés sur des couvertures dans l’herbe, un poste de radio diffusant de la musique à leur côté. Dai a remis ses vêtements.

Mizar regarde sa montre, quand il voit l’heure tardive il se lève.

- Il faut que l’on range, annonce-t-il.

- Déjà , demande Kohumé.

- Oui, nous avons juste le temps de rentrée avant la tombée de la nuit.

- C’est passé si vite, lâche Hikaru en s’étirant.

Chacun d’eux se dépêchent de remettre tout dans les sacs pour pouvoir redescendre le plus vite possible.

Alcor tourne en rond dans sa chambre d’hôtel. Il attend un message l’informant de se rendre à l’alliance.

- C’est long, soupir-t-il.

- Calme toi, lui répond Vénusia qui lit sur un fauteuil.

- Ils en mettent du temps à réfléchir ! Les forces de Véga peuvent attaquer n’importe quand !

- Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça.

- Cela m’énerve ! Alors que tout était fait, certains gouvernements ont voulu démanteler l’alliance spatiale sous prétexte qu’il n’y avait plus de menace extraterrestre !

- Il faut les comprendre, pour certains de ses pays les frais devaient être trop importants pour eux. Après de nombreuses années sans attaques, ils ont jugé préférable de mettre fin à leur participation.

- Je veux bien l’admettre, mais cela fait quand même plus de quatre heures que j’attends !

- La patience n’a jamais été ton fort.

Dans le bureau du général Horrus faiblement éclairé.

- C’est vrai ! Je vais faire partie de la prochaine vague d’assaut , s’exclame de joie le lieutenant Salocin.

- Oui vous serrez aux commandes d’un Golgoth modifié.

- Cela ne fait rien, le principal est que je combatte le prince d’Euphor.

- Ce n’est pas votre objectif principal.

- Quoi !?

- Vous devez attaquer le centre de recherche spatiale. Nous pensons qu’il fournit un soutien à Goldorak.

- Si ce centre lui fournit un soutien, il viendra sûrement le défendre.

- Certainement, donc dans un sens vous aurez sûrement à le combattre.

- Je ne demande rien de mieux, répond le lieutenant avec un large sourire de satisfaction.

- Maintenant, allez vous reposer.

- Bien général !

Salocin salut Horrus et quitte la pièce d’un pas joyeux. Sortant de l’ombre au fond de la pièce, derrière le bureau, le commandant Minarvea s’avance vers le général.

- Vous avez raison Horrus, ce lieutenant pourrait être gênant à force.

Les randonneurs sont de retour au Ranch, ils se séparent devant l’habitation. Kohumé et Procius rentrent avec l’une des jeeps du centre que ce dernier conduit. La nuit est sombre, le ciel est couvert de nuage, même les télescopes du centre ne passent pas la couche nuageuse. C’est pour cela que personne ne remarque la teinte rouge de la lune.

Alcor sort de la salle de conférence de l’alliance en colère.

- Les imbéciles !!! Ce ne sont que des idiots !

- Il y a quand même une dizaine de pays qui sont d’accord, dit Vénusia pour tenter de le calmer.

- Et tu trouves cela satisfaisant !?

- Non, mais c’est déjà un début. Les pays qui ont refusé aujourd’hui changeront sûrement d’avis bientôt.

- En espérant que ce ne soit pas trop tard à ce moment-là !

- Rentrons à l’hôtel.

- Je n’arriverais pas a dormir je suis trop énervé pour cela, je préfère rentrer tout de suite au centre.

- Eh bien moi ! J’ai envie de me reposer un peu ! Je ne vais pas piloter toute la nuit parce que monsieur Alcor est sur les nerfs. Je te rappelle que nous n’avons plus vingt ans !

Alcor ouvre la bouche pour répondre, mais il reste un moment sans rien dire.

- Tu as raison, finit-il par lâcher. Rentrons à l’hôtel.

Pratiquement de l’autre côté du globe au même moment le jour se lève. Au ranch du Bouleau Blanc, le coq chante et les animaux commencent à s’agiter. Mizar et Banta sont déjà à la tache. Daisuke lui aussi s’affaire déjà auprès des chevaux. Au dehors quelque rayon de soleil paresseux filtre au travers des nuages.

Dans la salle de commande du camp de la Lune Noire, l’agitation bat son plein.

- Que l’on envoie les navettes et Golgoth 05, ordonne Horrus.

- À vos ordres, répond un soldat.

- Les sections d’assaut terrestre sont-elles prêtes, interroge Minarvea.

- Oui, répond un autre soldat.

Le Stratéguerre s’est tourné vers le commandant quand elle a posé sa question

- Un problème Maître ?

- Non, je suis juste surpris que vous fassiez parti de cette opération, s’étonne Végalian.

- J’ai pensé que l’aide du commandant et des troupes d’assaut serait bénéfique pour cette mission, s’empresse de dire le général Horrus.

- Je suis satisfait de voir que vous travaillez tous deux de paire.

- Merci Maître, répondent les deux gradés.

- Envoyer une vague de Solaritron, continu Horrus.

Procius s’est levé de bonne heure pour venir au ranch afin d’aider Dai à s’occuper des chevaux. Ils ont bientôt fini de changer le fourrage des chevaux. Tornade, le cheval du prince, passe la tête de son box à la recherche d’une caresse de son cavalier. Mais subitement les bêtes s’agitent. Puis des détonations lointaines résonnent.

- Nous sommes attaqués, hurle Antarès.

- Vite, rentrez les hangars, ordonne Cochir.

Déjà le Cerebro-ordinateur est en fonction, il a déjà déclenché les procédures adéquates. Les structures principales du centre rentrent sous terre. Les hangars se ferment puis les énormes vérins les rapprochent les uns des autres avant de les abaisser. L’énorme coquille d’acier commence à basculer pour recouvrir le centre.

- Que se passe-t-il, demande Sayaka en surgissant en robe de chambre dans la salle de contrôle.

- Véga nous attaque, répond Cochir.

- Cela devait bien arriver un jour ou l’autre ! Je me change et je sors avec Faussoirak.

- Impossible pour le moment le blindage se met en place.

À cet instant précis, de gros grincements se font, entendre accompagner par des claquements métalliques.

- Je n’aime pas cela, déclare Antarès.

- Je crois qu’on a un peu négligé l’entretien du système de protection, déclare Cochir.

Avec de grosses difficultés, l’énorme structure en acier finit par recouvrir le centre. Les tirs de lasers des navettes ne franchissent pas la protection. Pour l'instant, les dégâts ne sont pas très importants, deux paraboles placées dans les alentours ont été anéanties.

- Continuez de concentrer vos tirs sur le centre de recherche, ordonne Salocin aux commandes de son Golgoth.

Il pilote son vaisseau afin de passer au dessus du centre, il cherche du regard sa proie.

- Allez Goldorak montre-toi ! Je t’attends prince d’Euphor !

Le Golgoth reprend de l’altitude pour laisser place à une autre vague de navette.

- Il faut que nous détruisions la protection du centre !

Procius sort de l’écurie suivie de près par Daisuke, ils scrutent le ciel. Ils voient passer au dessus du ranch une escadrille de navette Végane.

- Mais que viennent-elles faire ici , s’interroge Dai.

- Elles attaquent le centre je ne vois que cela.

- Mais…

- Véga a dû découvrir que le centre aidait Goldorak.

Banta et Mizar ont abandonné leurs taches pour voir ce qu’il se passait.

- Il faut que je rejoigne le centre , annonce le prince.

- Ça ne va pas être simple.

Procius rentre dans l’écurie.

- Tu ne comptes pas y aller à cheval quand même, lui cri Daisuke.

Le prince sort, montant à crue Tornade.

- Je vais couper par la forêt, ce sera plus rapide que par la route, déclare-t-il en passant au galop.

L’éclairage dans le centre vacille. Les murs et le sol tremblent sous les impacts des tirs ennemis. Soudain la lumière s’éteint, les ordinateurs aussi. Il se passe quelques secondes avant que l’éclairage de secours ne se déclenche.

- Tout le monde va bien, demande Cochir la voix tremblotante.

- Dites, vous ne sentez pas le griller, interroge Sayaka.

- Effectivement, répond Antarès.

Chacun regarde d’où peu bien venir cette odeur.

- Regardez , lance Antarès en désignant la console du Cerebro-ordinateur.

Les regards se posent sur la console, un nuage de fumée s’en échappe.

- Oh non ! Il ne manquait plus que cela , s’exclame Cochir.

Sayaka attrape une lampe torche de secours dans un tiroir.

- Je vais voir si l’unité centrale a souffert, annonce-t-elle en quittant la pièce.

Elle s’engage dans le couloir en courant puis dévale l’escalier qui conduit au plus profond du centre. Après deux minutes de course, elle arrive dans l’immense pièce qui contient le puissant ordinateur. Le calculateur remplit pratiquement toute la pièce. Elle est obligée d’utiliser sa lampe, car la lumière de secours est trop faible. Elle ballait avec le rayon de sa torche les armoires métalliques qui renferment les circuits électroniques. Ce qu’elle découvre ne la rassure pas. Elle voit des traces sombres sur certaines, de la fumée s’échappe d’autre. Après une trentaine d’années de fonctionnent, les forces de Véga ou l’usure ont eu raison du Cerebro-ordinateur, mais il a eu le temps d’accomplir sa mission.

Procius galope dans la forêt, il voit au dessus de sa tête le ballet funeste des navettes. Sa monture sort des bois, ils se trouvent sur un surplomb de la retenue d’eau. Le prince indique à son cheval la direction du centre, un instant après, Procius saute de sa monture dans le vide.

- Métamorphose !

Il revêt sa combinaison juste avant de disparaître dans l’eau.

Des navettes des sections d’assauts terrestres Végane ont atterri à côté du centre. Des troupes en sortent et se dirigent au pas de course vers les constructions.

- Alors Goldorak ! Pourquoi ne te montres-tu pas ?

- Rester concentrer lieutenant Salocin, intervient le général Horrus par le système de communication. N’oubliez pas l’objectif principal de cette mission !

- Pardon général, répond le lieutenant en serrant les dents.

Procius arrive dans la salle de lancement de Goldorak faiblement éclairé, il remarque tout de suite que son robot ne se trouve pas sur la rampe de lancement.

- Allons bon ! Il ne serait quand même pas parti sans moi, s’étonne le prince.

Il s’avance et remarque que la plate-forme pivotante est manquante elle aussi. Il se penche et découvre la plateforme et Goldorak au niveau inférieur, orienté vers la route 2.

- Alors, voilà où tu te cachais !

Procius saute dans le vide pour atterrir dans le poste de pilotage de la soucoupe. Dés qu’il est sur le siège, ses membres sont recouverts par une sorte d’armure qui sert d’interface de pilotage.

- Goldorak go !

Le vaisseau de combat s’élance dans le tunnel aux parois d’acier affichant au sol le numéro de la route. Puis la roche remplace le métal, enfin Goldorak surgi au milieu d’arbres proche d’une ancienne mine.

Les soldats des sections d’assauts, dans leur tenue blanc gris, encerclent le centre de recherche. Ils cherchent une ouverture dans la coquille d’acier pour envahir les lieux. Certains tentent de se frayer un chemin à l’aide de leurs armes laser en découpant le métal.

Dans le ciel des navettes explosent.

- Enfin te voilà Goldorak, s’enflamme Salocin. Continuez l’attaque ! Je m’occupe du prince !

Procius se retrouve encerclé de navette.

- Bon, je vais encore avoir le tournis. Spirogyre !

Le robot géant se met à tourner sur lui-même comme une toupie.

- Mégavolts !

Quatre rayons sortent de la soucoupe pour balayer le cercle des navettes. Quand Goldorak cesse sa rotation, il se retrouve dans un espace dégagé.

Procius jette un regard en direction du centre puis dirige son vaisseau vers ce dernier.

Certains soldats ont levé la tête en entendant les navettes exploser. Ils semblent hésiter entre continuer l’attaque ou fuir à toute jambe en voyant Goldorak foncé sur eux.

- Cornofulugure !

Procius vise le sol aux abords du centre à faible puissance pour n’atteindre que les forces assaillantes.

De nombreux soldats tombent au sol foudroyé. Surgissant de l’autre coté du centre, le Golgoth piloté par le lieutenant Salocin. La machine fonce sur Goldorak, alors qu’il fond sur sa proie la machine de guerre se métamorphose en une sorte de chien géant avec une corne sur le front.

- À nous deux, prince d’Euphor ! Depuis le temps que je rêve de t’affronter en combat singulier ! Nous allons voir qui de nous deux est le plus fort, déclame Salocin.

- C’est une belle bête, lâche Procius en voyant arrivé sur lui le monstre.

Il manœuvre sa machine pour éviter le contact, mais les pattes avant de la créature s’agrippent aux bras de soutien des Planitronks.

Les deux machines s’élèvent dans le ciel. Dans le poste de pilotage de la soucoupe, Procius aperçoit des voyants passés au rouge indiquant une surcharge.

- Transfère !

- Je te tiens, je ne te lâcherais pas, jubile Salocin.

Le lieutenant ne pense plus qu’à son combat contre Goldorak, il ne se préoccupe plus des navettes et de l’attaque.

- Autolargue !

Le robot se sépare de la soucoupe porteuse. Sous le choc le chien mécanique lâche sa prise et retombe sur le sol en heurtant plusieurs navettes qui explosent.

- Quel imbécile , s’emporte le général.

Dans la salle de commandement du camp de Lune Noire, l’ambiance a subitement changé. Alors que l’attaque semblait bien se dérouler, brusquement un silence glacial se fait ressentir. Le Stratéguerre reste étrangement calme. Une sueur glacée coule dans le coup du général Horrus et du commandant Minarvea.

Le Golgoth est tombé sur le dos, il remue ses quatre pattes de façon pitoyable. Goldorak en profite pour supprimer quelques navettes avec ses fulguro-poings. Après quelque tentative, le monstre finit par pivoter et se remettre d’aplomb.

- Bien, j’ai enfin un adversaire à ma taille, se félicite Salocin. Je vais pouvoir m’amuser.

Le nombre de navettes a grandement diminué, il n’y a plus qu’une dizaine de navettes qui attaquent le centre. Les troupes au sol se sont repliées en abandonnant les victimes.

- Il faut que je les éloigne d’ici, pense Procius.

Salocin lance sa machine sur Goldorak. Le chien mécanique file vers la machine de combat. Le prince attend que son ennemi soit proche de lui.

- Cabré !

Le robot s’élance dans les airs en frappant la mâchoire du monstre avec son genou. À l’intérieur du Golgoth, lieutenant heurte la console de pilotage avec sa tête.

- Aimant-Griffe !

Goldorak se pose sur sa soucoupe porteuse, les deux pieds de chaque côté de l’aileron. Il se dirige vers une plaine à quelques kilomètres de là. Le chien d’acier court à sa poursuite.

Sayaka à regagner la salle d’observation du centre, à son entrée le professeur Cochir l’a questionne.

- Alors ?

- Tout a grillé. On ne peut plus rien faire.

Les générateurs de secours entrent en action, la lumière se fait plus vive, les ordinateurs se rallument.

- Eh bien ! Ils en ont mis du temps, remarque Cochir.

- Il faut croire que tous les systèmes ont été affectés quand le Cerebro-ordinateur a rendu l’âme.

- Antarès, regardez ce qu’il se passe dehors !

L’homme s’installe devant sa console. Après avoir balayé la zone avec les caméras de surveillance, il se retourne vers le groupe de personne présent dans la salle.

- Il ne reste que quelques navettes, il y a des corps éparpillés un peu partout autour de la structure, annonce-t-il.

- Je vais tenter une sortie avec Faussoirak, déclare Sayaka.

- Procédez à l’ouverture manuelle du système de protection et des hangars, ordonne Cochir.

Aussitôt les techniciens regagnent leur place et se mettent à l’ouvrage.

- Quel imbécile ce Salocin , vocifère le général Horrus.

- Il va gâcher tout le bénéfice se cette opération, rajoute le commandant Minarvea.

Végalian, le Stratéguerre reste étrangement calme sur son trône, ce qui n’annonce rien de bon. Même les simples soldats osent à peine respirer.

- Combien reste-t-il de navettes en état de combattre, questionne Horrus.

- Une dizaine, annonce un soldat.

- Et de section d’assauts, demande Minarvea.

- Le nombre de sections est indéterminé, mais elles sont rassemblées dans une dizaine de navettes de transport.

Le général et le commandant se regardent.

- Nous n’avons pas le choix, nous allons joindre les dernières troupes qu’ils nous restent dans un dernier assaut sur le centre, déclare Horrus.

- Je ne vois que cela, confirme Minarvea. Je vais donner l’ordre à mes troupes d’utiliser l’armement lourd des transporteurs.

- Je transmets, s’empresse de confirmer le soldat aux communications.

- Malheureusement, cette ultime tentative ne va pas rattraper le fiasco provoqué par le lieutenant Salocin, soupir Horrus.

- Si par miracle, rajoute le Stratéguerre. Il survit au combat contre Goldorak, il n’échappera pas à mon châtiment pour désobéissance.

Végalian relâche, discrètement, la crosse de son arme qui est dissimulée dans l’un des accoudoirs de son trône et que lui seul peut faire sortir grâce à un système de codage génétique.

Goldorak survole une plaine déserte, il est poursuivi au sol par le chien mécanique de Véga.

- Spirolargue !

Le robot géant se sépare de sa soucoupe porteuse et descend vers le sol en tournant sur lui-même. Quand il atterrit, il a juste le temps de voir la masse du monstre qui lui saute au visage.

Procius réagit rapidement et actionne les commandes. Les mains de Goldorak saisissent le chien de chaque côté de son corps juste derrière ses pattes avant. Les deux machines de guerre basculent sous l’élan. Le robot du prince d’Euphor se retrouve dos au sol.

- Incrustochoc !

Les doigts du robot exercent une forte pression qui déforme le métal du monstre afin de mieux le maintenir.

Le Golgoth réagit de façon animale, il ouvre grand sa gueule et tente d’arracher le visage du robot.

Sayaka est dans le cockpit de Faussoirak, elle attend de pouvoir décoller. L’énorme carapace qui recouvre le centre et à demi relevé.

- Alors, il vous faut encore longtemps, s’impatiente-t-elle.

- Tout est bloqué, répond Cochir dans la radio. Impossible de relever plus !

- Ouvrez les portes du hangar.

- Cela ne servira à rien, nous ne pouvons pas repositionner les hangars.

- Je veux voir si j’ai assez de place pour décoller.

- C’est impossible, les procédures de sécurité empêchent de décoller si les hangars ne se pas dans leur position habituelle.

- Je le sais bien ! Mais il n’y a plus aucun ordinateur qui contrôle les procédures !

- C’est vrai !!!

Quelques secondes plus tard, le rideau en acier se soulève.

- Alors , s’empresse de questionner Cochir.

- Je dirais qu’il manque moins d’un mètre pour que je puisse sortir !

- Vous avez entendu les gars, il faut qu’on remonte la carapace d’un mètre !

La structure en acier couine, les vérins grognent, mais lentement la carapace bouge.

- Voilà, un peu plus d’un mettre, je crois que nous ne pourrons pas plus manuellement.

- Beau travail Cochir ! Je décolle !

Comme les pinces qui maintiennent l’appareil durant la phase de pré décollage sont inactives, Sayaka écrase les freins en lançant les propulseurs de la navette pour qu’ils atteignent leurs pleins régimes. Quand elle les relâche, son vaisseau part, mais a une vitesse plus lente que dans les bonnes conditions. L’avant de Faussoirak dépasse la carapace, mais l’aileron frotte sur le rebord de cette dernière éraflant la peinture des deux.

- Aie ! Réflexion faite, il fallait plus d’un mètre.

- Il est vraiment enragé, lance Procius en voyant la réaction du monstre.

Les crocs en aciers, claque à quelque mètre du poste de pilotage du robot. Le Golgoth remue frénétiquement ses quatre membres dans le vide pour tenter de se sauver. Un rayon blanc par de la corne au centre de son front. La décharge vient frapper le sol juste au dessus du crâne de Goldorak.

Faussoirak vient à peine d’atteindre sa vitesse de vol normal que des tirs de rayons laser passent juste devant son nez.

- Les revoilà , s’exclame la femme aux commandes.

Elle pivote l’appareil pour riposter.

- Missile Sigma ! Pyrobombe !

Pendant qu’elle se bat contre les navettes, les vaisseaux de transports des sections d’assauts se dirigent vers le centre avec leur armement lourd paré à être utilisé. Chacun de ces transporteurs est équipé de deux bombes au Lasernium.

- Ne me prenez pas pour une débutante !

Faussoirak change de trajectoire pour stopper les transporteurs.

- Missile Sigma !

Deux missiles en forme de vrille en acier partent de la navette pour finir leurs courses dans un des vaisseaux.

Les navettes se sont lancées à sa poursuite pour défendre les transporteurs.

Goldorak est toujours allongé sur le sol maintenant le chien mécanique qui tente de l’atteindre. Subitement le Golgoth cesse de remuer ses membres et de mordre. Des griffes sortent des pattes du monstre. Ses articulations semblent s’allonger. Maintenant les griffes s’enfoncent dans le sol.

- Allons bon ! Que vient-il d’inventer, se demande Procius.

Les quatre griffes ressortent de chaque côté du torse du robot géant puis elles se resserrent dessus. Une fois bien joint, le chien mécanique actionne de puissants moteurs pour réduire la longueur de ses membres. Le corps du monstre tente de descendre sur Goldorak en le prenant comme point de traction.

À l’intérieur du robot géant, le prince d’Euphor ressent, dans les commandes, les tensions subites par les systèmes de sa machine. Plusieurs indicateurs passent dans la zone critique. Il se prépare à actionner les commandes de sa soucoupe afin qu’elle vienne l’aider, mais il aperçoit au loin de petits points au dessus du centre de recherche.

Procius regarde son radar, les points y apparaissent, il réalise que Faussoirak est seul aux prises avec plus d’une quinzaine d’ennemis. Il décide d’employer l’intelligence artificielle de la soucoupe pour l’envoyer en renfort à Sayaka.

Le combat entre Faussoirak et les navettes de Véga a conduit la bataille au dessus du ranch. Banta, Mizar, Daisuke et Hikaru sont dehors pour regarder la lutte. Ils voient plusieurs tirs frapper de plein fouet la navette de Sayaka.

À l’intérieur de Faussoirak, la tête du pilote est projetée contre le poste de pilotage. Elle perd connaissance. Sa navette pique dangereusement vers le sol.

La soucoupe porteuse de Goldorak lance des missiles Gama sur les navettes, alors que les transporteurs repartent vers le centre.

Faussoirak s’écrase dans la pâture à une centaine de mètres du ranch. Aussitôt Dai et son père se précipitent. Quand il arrive à côté de la navette, ils découvrent que le pilote a été projeté au sol. Avec précaution il retourne la femme inconsciente.

- Sayaka ! Réponds, dit Mizar en lui soutenant la tête.

Daisuke qui a suivi des cours de secourisme la palpe rapidement pour déterminer ses blessures.

- Hé, n’en profite pas ! Je pourrais être ta mère, lance Sayaka en ouvrant les yeux.

Dans le ciel la soucoupe prend en chasse les navettes. Sayaka gémit de douleur quand Daisuke examine sa jambe gauche.

- Elle est casée, interroge la femme.

- C’est possible, annonce Dai.

- Décidément, ce n’est pas un bon jour aujourd’hui !

Sayaka retire son casque.

- Procius va devoir se débrouiller tout seul, reprend-elle.

- Ce n’est pas sur, dit Daisuke en prenant le casque des mains du pilote.

Le garçon se met à courir vers Faussoirak.

- Hé ! Dai attend, lui cri Mizar.

- Laisse-le, intervient Sayaka. Il en est capable.

- Je le sais bien…

Dai saute à l’intérieur de Faussoirak. Un instant plus tard, la navette est dans les airs et prend la direction des combats.

Goldorak tente de maintenir une distance entre lui et le chien mécanique, mais leurs corps se rapprochent inexorablement. Déjà la partie arrière du monstre a descendu, dans peut de temps elle recouvrira les jambes du robot. La partie haute et la tête n’ont pratiquement pas bougé. Les deux mains du robot géant se sont enfoncées dans la carcasse en acier du monstre.

Procius ne peut rien faire, il voit sur sont radar que Faussoirak a repris le combat, mais il ne peut pas rappeler sa soucoupe temps qu’il reste des vaisseaux adverses.

- Malgré son incompétence, il semblerait que le lieutenant Salocin soit sur le point de nous débarrasser de Goldorak, constate Horrus.

- Si seulement cela pouvait arrivé, ajoute Minarvea.

- Missiles Sigma !

Deux missiles partent et frappent le dernier transporteur en même temps que deux Planitronks se débarrassent de la dernière navette.

- Alors où se trouve Goldorak ?

Il voit la soucoupe qui se dirige vers les plaines, il décide de la suivre. Quand il arrive sur place, il découvre le robot géant et son pilote en mauvaise position.

- Procius, tu me reçois ?

- Dai ?? Que fais-tu ici ?

Dans la salle d’observation du centre, la surprise est grande quand ils entendent la voix de Daisuke.

- Comment ça ! C’est Dai qui pilote Faussoirak maintenant, s’étonne Cochir.

- Quoi ?? Dai, fait Kohumé avec un visage inquiet.

- Pas le temps ! Je vais tirer deux missiles sur les pattes gauches de ce truc !

- D’accord ! Je vais ordonner à ma soucoupe de tirer sur les autres.

- Et c’est parti ! Missiles Sigma !

- Planitronks !

Pratiquement au même moment, le Golgoth se fait couper ses quatre membres. Il reste coincé entre les mains du robot géant.

- Rétrolaser !

Un rayon multicolore en forme de V sort du torse de Goldorak pour envoyer dans les cieux la machine de combat. Arrivé à une certaine hauteur, Procius coupe le rayon. La carcasse retombe vers le sol. Le robot se relève rapidement.

- Excalium !

De la main droite du robot sort un rayon en forme de lame d’épée. Avec cette lame, il tranche en diagonale le monstre. Juste avant d’exploser, la tête du chien se détache du reste du corps pour tomber à une centaine de mètres de Goldorak.

La radio grésille. Une voix se fait entendre sur la fréquence utilisée par Goldorak et son équipe.

- Prince d’Euphor. M’entends-tu ?

- Oui.

- Je suis le lieutenant Salocin de la division Ruines des forces de Véga.

- Que veux-tu ?

- Je désire terminer ce combat face à face ! Sans machine et arme sophistiquée. Juste d’homme à homme. Es-tu prêt à accepter ma requête ?

Dans la salle de commandement de la Lune Noire, le dialogue entre les deux adversaires est retransmis sur la fréquence Végane.

- J’accepte ! Quelle arme pour ce duel ?

- Mais Pro…

- Silence Dai !

- Tu as l’air de savoir manier l’épée. Voyons voir si dans un duel tu es aussi douée.

- Entendu !

Le lieutenant sort de la tête de chien une épée à la main. Procius fait mettre un genou à terre à Goldorak avant de sauter du poste de pilotage. Le prince lui tient dans ses mains un Katana.

Dai tourne au dessus de la pleine. Les capteurs de Faussoirak retransmettent tout au centre.

Au centre de recherche, il y règne un silence. Chacun a pu entendre le dialogue. Mizar, Hikaru et Banta ont conduit Sayaka au centre pour qu’elle se fasse soigner. Elle se trouve dans la salle d’examen du médecin, malgré la douleur, elle n’ose pas gémir de peur de perdre un morceau de ce qui va se passer.

Les deux hommes se retrouvent au milieu de la pleine. Il se serre la main.

- C’est un honneur, fait Salocin.

- Pour moi aussi.

- Que le meilleur gagne !

Chacun d’eux font quelques pas en arrière. Le lieutenant dresse sa garde pour saluer. Le prince sort le Katana de son fourreau. Ils se font un signe de tête puis ils foncent l’un sur l’autre. Leurs lames s’entrechoquent provoquant des étincelles. Attaque, parade, blocage ne cessent de s’enchaîner entre les deux duellistes durant deux à trois minutes puis soudain Procius pose un genou à sol, il tient bien écarté sa lame en position horizontale. Le lieutenant fait un pas en arrière.

- Prince d’Euphor, vous étiez un adversaire formidable. Je suis fière de vous avoir combattu. Dans d’autres circonstances, nous aurions pu être frères d’arme et amis. Mais le destin en a décidé autrement. Ce fut un honneur !

Le lieutenant s’effondre face contre terre alors que Procius se relève.

- L’honneur fut pour moi !

- Nous avons encore échoué, se lamente le Général Horrus en se tournant vers le Stratéguerre. Maître, je suis prêt à subir les conséquences de cet échec.

Le commandant Minarvea est surprise par la réaction de son supérieur.

- Pourquoi donne-t-il le bâton pour se faire battre. Il doit y avoir une raison.

Elle observe une seconde Horrus, elle voit qu’il est parfaitement calme.

- Moi aussi votre grandeur, finit-elle par dire en se prosternant.

- Je vois que vous n’avez pas perdu le sens de l’honneur de Véga, déclare le Stratéguerre. J’en suis satisfait. Je ne puis vous en imputer la faute, l’échec en revient à un élément incontrôlable que je nommerais lieutenant Salocin.

- Merci de votre clémence, font en cœur Minarvea et Horrus.

Daisuke pose Faussoirak dans la cour du centre de recherche. Quand il sort de l’appareil, il a juste le temps de retirer le casque avant de sentir une paire de bras l’entourer et des lèvres recouvrir les siennes.

- Espèce d’imbécile pourquoi as-tu pris autant de risque, lance Kohumé en écartant son visage.

- Kohumé ?? Mais tu m’as embrassé sur la bouche !

- Hein ?? Quoi ??? Ne change pas de sujet.

- Hé bien ! Il était temps, lance Hikaru.

Les deux jeunes gens se retournent vers elle. Kohumé sert toujours dans ses bras le garçon.

- Ils vous en a fallu du temps pour vous embrasser, reprend Hikaru. Personnellement j’attendais de voir cela depuis que nous étions en primaire !

Kohumé lâche Dai mais glisse une de ses mains dans celle du garçon en rougissant. Elle découvre son père qui sourit en compagnie de Mizar. Banta et là qui soutient Sayaka.

- Beau travail de pilote, lance-t-elle à Dai avec un clin d’œil.

Daisuke remarque les soldats des forces d’assauts étendus non loin de là. Il lâche la main de Kohumé pour se diriger vers les corps.

- Que fais-tu, demande Hikaru.

- J’ai toujours voulu savoir à quoi ils ressemblaient !

- Moi aussi, ajoute Kohumé qui se dirige vers un soldat.

Daisuke retire le casque d’un soldat, il découvre, un visage simiesque. Il passe à un suivant, celui-ci à la peau bleue, mais un visage humain. Kohumé découvre un homme avec un visage félin. Hikaru découvre une femme aux cheveux rose puis une autre avec une peau blanche et des yeux noirs.

- Ils sont tous différents, déclare Dai.

- C’est normal, lance Procius en sortant du centre.

Il est rentré avec Goldorak par une autre route.

- Ces soldats sont issus des civilisations conquises par Véga, continue-t-il. Une fois asservie, elles n’ont plus le choix que de les servir, sinon leur monde est anéanti.

- Combien de monde Véga a sous son joug, demande Cochir.

- Des centaines, peut-être des milliers, personne ne sait vraiment. Tout le monde pensait que Véga était détruite, mais aujourd’hui nous savons qu’il n’en n’est rien. L’empire c’est reconstitué nous ne savons comment.

- Désolé d’interrompre cette conversation, coupe Sayaka. Mais nous avons du travail pour tout remettre en état.

- C’est exact, confirme Cochir. Antarès il faut que nous fassions des équipes.

Vénusiak arrive en milieu d’après-midi aux abords du centre. Vénusia remarque qu’il y a quelque chose d’inhabituel.

- Alcor !

- Quoi ?

- Regarde !

Alcor passe sa tête au dessus du siège du pilote. Il découvre la carapace à moitié ouverte, il voit Faussoirak posé dans la cour, des paraboles détruites.

- Mais qu’est-ce qui s’est passé ici ??

FIN

- 22 -



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