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Les soeurs de la Flamme
Author:
Nithiril PM
Un résumé plutôt complet à l'intérieur. Il s'agit de quelques extraits d'un roman. Ils ne sont pas liés. Posté dans l'espoir d'obtenir un avis objectif sur un écrit sérieux.Jeune héroïne dans un monde construit par mes soins : Sial
Rated: Fiction K+ - French - Adventure/Fantasy - Chapters: 3 - Words: 3,452 - Reviews: 8 - Favs: 1 - Follows: 1 - Updated: 10-10-07 - Published: 05-13-07 - Status: Complete - id: 2361008
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Ce doit être la seule histoire "sérieuse" que j'ai terminée pour de bon et pour laquelle j'aurai souhaité des avis objectifs.

Chaque chapitre posté ici est indépendant des autres (parties de chapitres originaux pris à différents moments du roman)

Résumé clair de toute l'histoire : Elorha est une jeune femme portant une marque particulière qui la conduit à être la cible d'expériences et de rejets. Elle parcours le monde avec sa gardienne à la recherche d'un peu de calme, malheureusement, le passé et les voix qui ne cessent de lui harceler l'esprit font que la route à prendre, au départ claire et simple, se voit devenir complexe et truffée de combats à mener.


Les sœurs de la flamme

Prologue

Le couloir était sombre, étroit et interminable. Les torches qui se multipliaient en haut des murs noirs et suintant d'une humidité crasseuse ne diffusaient qu'un halo blafard et les flammes qui crépitaient faiblement semblaient sur le point de s'éteindre. Leurs pas résonnaient entre les deux murs qui se renvoyaient l'écho comme une balle, le prolongeant sur toute leur infinie longueur.

La grande femme qui accompagnait l'enfant terrorisée en lui serrant fermement la main avait de longs cheveux blonds comme les blés, chapotés d'un foulard d'un bleu terne, assorti à sa robe de fortune. Les manches s'arrêtant aux coudes, laissaient courir le froid qui sillonnait le passage, hérissant chaque poil.

La fillette, à peine âgée de cinq ans, serrait d'une menotte sa maman et de l'autre une couverture miteuse plus grisâtre que blanche où était cousue une perle montée en boucle d'oreille. Des bouclettes brunes cernaient son visage rond aux joues maigres et aux yeux bleu céruléen, c'était d'ailleurs eux qui poussaient la femme à regarder droit devant sans jamais tourner le regard vers l'enfant même lorsqu'elle émettait sa crainte, l'œil droit était souligné de deux fines courbes de poils couleur lie de vin, duveteux, ras et très serrés et une troisième suivait l'inclinaison de l'arrête nasale, à proximité de l'œil.

Enfin elles arrivèrent devant une petite porte en chêne bardée de métal noir et ornée en son centre d'un lourd heurtoir à tête de vautour. Une inscription indéchiffrable pour les non-initiés était profondément gravée en arc au dessus, comme un obscur avertissement. Avant même que la femme n'eût pu toucher l'épaisse pièce de métal froid on lui ouvrit si rapidement qu'elle peina à retenir un cri de surprise et ne pu réprimer un sursaut marqué.

Un grand homme maigre, au teint pale et aux traits froids les accueillies. Il portait une longue robe brune ourlée de vert avocat aux manches et au col. Il posa instantanément son regard brun sur la fillette qui se cacha derrière sa couverture où seul le bijou brillait, serrant plus fort la main qu'elle tenait. L'homme lissa sa petite barbe qui tombait en triangle. Il tendit une main aux doigts squelettiques et saisit le poignet de l'enfant qui frissonna à son contact.

Elle résista au début puis une odeur de pain chaud lui chatouilla les narines et poussée par son accompagnatrice qui avançait d'un pas discret, mais plus encore torturée par la faim qui brusquement lui tenaillait l'estomac, elle se laissa guider à l'intérieur. Elle entendit l'inconnu arrêter la femme d'une voix sèche, lui disant : « Seulement l'enfant ».

—C'est ma fille ! Répliqua-t-elle.

—Nous étions clairs, seulement l'enfant.

On attrapa la fillette et la porte se ferma derrière elle, laissant à peine passer l'écho désespéré de sa mère.

Elle se réveilla en sursaut, couverte de sueur, et le cœur battant la chamade… Encore ce rêve… elle sentait ses doigts glacés sur son poignet…

Une main se posa sur son épaule et elle sursauta, cherchant à percevoir la figure dans le noir.

—Rendors-toi, ordonna une voix calme et froide.

—Sisla… Je… Il

—Non il ne te retrouvera pas, maintenant rendors-toi.


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