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Author: Deadyth
Fiction Rated: M - French - Romance - Reviews: 7 - Published: 05-17-07 - Updated: 05-17-07 - id:2362976

Bonjour, voilà une de mes fics personnelles.

J’ai mis toute une après-midi rien que pour trouver le titre. Si quelqu'un a une meilleure idée pour le titre XD J’ai écrit ce premier chapitre assise dans un bar, juste parce que j’en avais l’envie. Et puis, voilà, j’ai eu une idée pour le second et je sais plus ou moins ce qui va arriver à mon petit perso.

Il y aura du Yaoi !!! alors homophobes, la petite croix en haut à droite vous ouvre les bras.

¤ Chapitre 1 ¤ Adieu… ¤

Je ne pouvais pas rester. Encore quelques jours et je me tirais une balle dans la tête. Il fallait que je m’en aille. Une bonne fois pour toutes, sans revenir comme je l’avais fait jusqu’à présent. Je devais le quitter pour me mettre à vivre, enfin…

Je me redressais entre les draps et me figeais. Il remua à côté de moi, mais ne se réveilla pas. Ma respiration reprit un rythme plus lent, mon cœur se calma. Si jamais il se réveillait… Non, je ne devais pas y penser. J’avais encore une grosse heure avant qu’il n’aille bosser, avant qu’il ne remarque mon absence. Il me fallait profiter de son sommeil.

Je quittais le lit et fis quelques pas hésitants à travers la chambre. La douleur aux creux de mes reins me fit grimacer, et rappela à mon souvenir la douloureuse soirée que j’avais passé. Ça aussi, je ne voulais plus avoir à le supporter chaque nuit. Je me résolus à me dépêcher. J’allais partir !

Je traversais le couloir sombre et pénétrais dans la salle de bain. Je n’allumais pas le plafonnier mais simplement la petite lampe au-dessus de l’armoire à pharmacie. Mes vêtements étaient toujours sur la chaise, je n’aurais pas à retourner dans la chambre. Si je devais

Deux longues minutes passèrent avant que je ne me glisse dans la cabine de douche. L’eau chaude me fit du bien. Elle dénoua petit à petit le nœud qui tordait mes entrailles depuis que j’étais réveillé. Dire que j’avais peur serait minimiser ce que je ressentais, j’étais terrorisé ! S’il se réveillait et qu’il me trouvait sur le point de le quitter… Sa colère serait terrible. J’aurais droit aux coups, aux cris et aux insultes… Puis aux excuses, aux « je t’aime » et aux « ne me quitte pas ». Je ne souhaitais plus subir ça non plus.

J’abandonnais la chaleur de la douche. Le carrelage froid fit naître un frisson qui me remonta le long du dos. J’inspirais à fond et rejoignit le lavabo. Appuyé sur le rebord blanc, je levais les yeux vers mon propre reflet. Je savais que je ressemblais à une femme. Sauf que là, tout de suite, je me rendais compte de la fragilité que je dégageais… Un visage trop fin, des yeux trop bleus, des cheveux trop longs, une taille trop menue, une carrure trop frêle… Mais je m’étais toujours satisfait de cette allure androgyne. Plus maintenant…

Fixant mon regard délavé dans le miroir, je suivais le contour de mes lèvres et le trait de ma mâchoire où un énorme bleu commençait à peine à apparaître. L’un de ses gages d’amour… Je soufflais de détresse et plissait les yeux. Et ce fut plus sûr de moi-même que je me décidais par la suite à me couper les cheveux. Je saisis la paire de ciseaux et inspirais à fond, à la recherche d’un courage qui m’avait fait défaut depuis le début de ma relation avec lui. Je n’avais pas coupé mes cheveux depuis la mort de mes parents adoptifs, quand j’avais quatre ans. Et il y a 15 jours, j’en avais eu vingt.

Mèche après mèche, je voyais tout un pan de ma vie disparaître au fin fond de moi. Et bizarrement, je ne le regrettais pas. C’étaient des moments de tristesse, des années d’orphelinat, la mort de mes parents et celle de ma tutrice, quelques mois dans la drogue, ma rencontre avec lui, et quatre ans de tabassages et de viols, enfermé dans cet appartement… Oh non, je ne regrettais rien…

Une fois mes cheveux revenus à une longueur convenable pour un jeune homme de mon âge, j’enfilais un jean qui avait connu des jours meilleurs et un T-shirt noir à longues manches. Je fis très attention à ramasser le moindre cheveux. Je savais qu’il allait me poursuivre, autant mettre toutes les chances de mon côté et ne pas lui laisser un indice malencontreusement…

Eteignant la lumière, je quittais la pièce et refermais la porte derrière moi avec délicatesse. Ne pas faire de bruit… Je refusais d’avoir à faire à lui, alors que j’étais enfin décidé. Je ralentis devant la chambre, pour tendre l’oreille. Sa respiration était régulière. Il n’avait pas bougé. Bien…

Malgré ce constat, la peur réapparut en moi et j’accélérais. Je n’avais pas besoin de grand-chose. Juste ma veste en jean, mon sac habituel et une casquette pour camoufler ma nouvelle coupe de cheveux. Et bien évidemment mes papiers. J’enfilais mes baskets et attrapais une de mes casquettes en velours noir. Je me l’enfonçais sur la tête, cachant la couleur azure de mes yeux. Attrapant mon blouson, je mis plus de temps que d’habitude à le fermer.

Ma main se posa sur la poignée. A ce moment, je me pris à craindre de rêver. J’inspirais bruyamment une dernière fois, et détruisais sur le coup l’atmosphère tendue que j’avais fait naître autour de moi.

- Adieu…

Dans un soudain élan de volonté, j’appuyais sur le levier, ouvris la porte et passa dans le couloir. Quelques minutes plus tard, le froid du dehors mordait ma peau. Je me dirigeais vers la gare d’un pas assuré dans le petit matin.

Je m’appelle Gabriel Lively, j’ai 20 ans, je viens de quitter un connard et je suis enfin libre…

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Kiss


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