Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Romance » Jeux font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: perriline
Fiction Rated: M - French - General/Romance - Reviews: 63 - Published: 05-21-07 - Updated: 04-28-08 - id:2364756
Me voila pour une nouvelle histoire après un mois de silence ( salété d'internet ).

A la suite d'une conversation sur nsm avec mouton, une histoire a germé dans nos esprits pevers. c'est une fiction yaoi qui va faire environ une vingtaine de chapitres.

dédicace pour mon mouton qui a imaginé les personnages et mit un long moment avant de se décider pour les prénoms.

voila, bonne lecture à tous et à toutes...


Chapitre 1

Altercation

La première semaine de la rentrée. C’est la semaine où tout se décide : qui est dans le coup, qui ne l’est pas, ceux qui sont à éviter et la valeur des professeurs à se supporter toute l’année. Le fait d’être en Terminale ne change pas les choses : ça les accentue. Dans le grand gymnase tout rénové du lycée, le premier cours de sport des Terminales avait commencé. Le lycée De la Fontaine comptait six Terminales, deux littéraires, deux économiques et deux scientifiques et toutes avaient sport le même jour, à la même heure.

Tous les vestiaires étaient complets et résonnaient des rires et des cris des élèves. Dans un coin d’un des vestiaires des garçons, trois élèves et un jeune homme à l’allure atypique se changeaient. Ce denier avait les cheveux bruns, courts, aux pointes colorées de rouge et de blond, les yeux vert émeraude. Mais ce qui attirait le plus l’attention chez lui, c’était ses très nombreux piercings qui constellaient son visage : trois piques à l’oreille gauche, un demi anneau à l’arcade droite, une boule en acier sur la langue. Il était de grande stature et assez musclé pour envoyer facilement un homme au tapi, ce qu’il faisait régulièrement avec sa bande. Il était connu et évité de tout le monde pour ça.

En enfilant un bas de jogging noir et un tee-shirt kaki, Valentin soupira de lassitude. Il remarqua que tout le monde se regardait à la dérobée et il en avait déjà marre de ces gens préoccupés par l’apparence des autres.

Il sortit parmi les derniers, ses trois copains l’avaient précédé. Le premier s’appelait Vince et avait toujours le crâne rasé à blanc. Le second avait de longs cheveux blonds coiffés à la grunge et s’appelait Max. Le troisième était un métis toujours coiffé de tresses courtes et s‘appelait Hiv.

Quand il mit le nez dehors, il vit que les filets pour jouer au badminton avaient été installés par les filles de leur groupe. Au centre du mur Est de la salle se trouvait un tableau noir où le professeur de sport avait déjà noté des tactiques de jeu. Juste en face de celui-ci, une grosse masse d’élèves était entassée.

Le prof jeta un regard mauvais à Valentin, parce qu’il était l’un des derniers à sortir des vestiaires. Il s’assit derrière tout le monde, un peu en retrait. Ses copains discutaient joyeusement sur les filles qui avaient changé durant les vacances d’été et qui allaient faire leur palmarès de cette année. Valentin n’était pas intéressé par ça en ce moment car il avait plaqué sa copine la veille de la rentrée, après une liaison de six mois où finalement il s‘était ennuyé avec ses caprices. Il l’avait vue le lendemain au lycée ; elle lui jetait des regards assassins.

Il sortit de sa réflexion profonde quand le prof commença à faire l’appel de ses élèves et à appeler son nom et prénom. Le professeur dut se répéter plusieurs fois avant que le jeune homme veuille bien répondre. Quand il répondit, presque tous les regards se tournèrent vers lui car beaucoup ne connaissait que son surnom, Rod. Valentin détestait son prénom, il le trouvait trop doux pour un chef de gang.

Après l’appel, le professeur expliqua ce qu’il voulait de ses élèves pour le bac. Normalement des choses simples, mais pour certaines personnes des difficultés insurmontables.

Rod et ses copains se mirent ensembles pour s’entraîner et faire des matchs de niveaux. C’était l’un des seuls cours qu’ils suivaient avec attention avec les mathématiques.

Après ça, le professeur fit différents groupes de niveaux selon ce qu’il avait pu observer et certains mélanges allaient se révéler explosifs et très drôles. Les matchs devaient se dérouler en douze points.

Bien que ses copains aient des groupes faciles, Valentin n’était pas tombé dans le meilleur groupe et ça le mit de mauvaise humeur.

Car dans son groupe, il y avait « monsieur parfait » celui qui réussissait tout ce qu’il faisait. William, tel était son nom, était l’horreur de beaucoup de lycéens. Doué en tout, il était, de plus, le capitaine de l’équipe de rugby du lycée mais il était doté d’un caractère suffisant, qui en faisait une véritable tête à claques, bien que personne ne le lui dise en face. Histoire d’être bien avec lui.

Valentin rêvait, depuis le début du lycée, de lui détruire le visage, d’effacer ce sourire narquois de son poing. Mais pour le moment, il allait essayer de marquer des points contre lui, et ce n’était pas gagné.

Rien que l’idée de l’humilier devant son parterre de fans lui donnait la rage de vaincre, et en plus, un petit sourire sadique.

Ils se mirent l’un en face de l’autre, et après les politesses d’usage, ils se mirent à jouer.

William avait un jeu puissant et très brutal qui ne laissait aucune chance à son adversaire de gagner un tout petit point mais « monsieur parfait » eut la surprise de voir que Valentin lui renvoyait le volant avec plus de force et plaçait des coups techniques difficiles.

Au final, le résultat du match fut de douze à zéro, en faveur de Valentin. Celui-ci ne se priva pas de faire un signe de victoire et un grand sourire face à la mine déconfite de William. La défaite était cuisante.

- On ne peut pas gagner à chaque fois. Il faut accepter la défaite. Ça fait grandir, dit Valentin en passant devant lui.

Le jeune homme rejoignit ses copains qui le félicitèrent de cette brillante victoire.

Le reste du cours se passa sans problème, Valentin gagnant tout ses matchs, puis ils rentrèrent aux vestiaires.

Les quatre jeunes hommes attendirent que tout le monde soit sorti pour se changer et parler d’affaires qui n’avaient rien à voir avec des préoccupations de lycéens.

- Dis, Val, tu es là ce soir pour la descente sur le territoire de Cyril ? demanda Vince, le jeune homme au crâne rasé.

- Non, je ne crois pas. J’ai entraînement ce soir et repas de famille. J’aurais préféré cette descente à ce repas mais vous savez comment est ma mère… Il vaut mieux que je sois chez moi, répondit Valentin tout en enfilant son éternel baggy kaki et son pull fin couleur bordeaux.

- Tu es sur que tu ne peux pas y aller ? demanda Hiv.

- Oh non. Et ça me fait chier. Je voulais faire payer à Cyril de venir dealer sur mon territoire. Mais affronter ma mère en colère, non merci ; mais j’essaierais de passer vers une heure du matin à la salle de réunion. Je te passerai un coup de fil avant, Vince.

- Ok, répondit celui-ci.

- Même si tu n’es pas là, on lui explosera la gueule.

- On mettra le plan au point pendant le cours de philo. On aura le temps de le faire pendant ce cours. Bon, on se bouge de là.

Sur les ordres de leur chef, ils finirent de se changer et allèrent à leurs cours de physique.

Aussi bizarre que ça puisse paraître, ils avaient beau être des racailles, ils suivaient bien les cours. Quand ils traversèrent la cour du lycée pour se rendre dans le bâtiment scientifique, Valentin croisa le regard noir de William. Max le remarqua et dit :

- Il a la défaite mauvaise, le monsieur tête à claques.

- Qu’il vienne et je lui démolis la gueule. Les mecs comme ça, je ne peux pas les supporter.

- Et je pense que tu n’es pas le seul à vouloir le faire

- De toute façon, je n’en ai rien à battre de lui.

Suite à cette conversation, ils montèrent les escaliers qui les séparèrent du premier étage où se trouvaient les salles de physiques. Leur classe faisait déjà la queue pour attendre que le prof veuille bien venir faire son cours.

Deux minutes après, un grand homme sec et noueux d’une cinquante d’années fit son apparition. Son apparence lui donnait tout d’un homme sévère. Il sortit les clés de la salle de cours de sa longue blouse blanche et fit entrer ses élèves. Il ferma la porte derrière lui avec un grand sourire.

ooOOoo

Sur une longue table de salle à manger, les plats cuisinés débordaient de leurs récipients et leurs bonnes odeurs venaient chatouiller le nez des personnes assises autour de la table.

Toutes sauf Valentin qui s’ennuyait à cent sous de l’heure. Pour lui, un repas de famille était une véritable plaie, encore plus quand la famille était unie.

Sa mère, qu’il aimait beaucoup, l’obligeait à s’habiller correctement, comme un jeune de son âge. Elle avait acheté spécialement pour l’occasion un jean dernière mode et un pull gris bleu, assez fin. Avec une grosse grimace de dégoût il avait enfilé ces vêtements pour faire plaisir à sa mère et son père mais il les avait durement marchandés contre le tatouage qu’il voulait se faire faire depuis quelques années.

Valentin se tortillait sur sa chaise, mal à l’aise dans ces vêtements moulants qu’il n’avait pas d’habitude de porter. Il préférait largement ses autres vêtements. Sa sœur, Massys, de deux ans sa cadette, avait du mal à étouffer son fou rire en le voyant faire, de plus, Valentin était coincé entre les deux tantes qu’il aimait le moins.

Quand son père servit le plat principal, ses deux voisines se mirent à le harceler de questions.

- Pourquoi tu n’as pas amené Gwen?

- Parce que…

Valentin fit une grimace de douleur car il venait de recevoir un coup de pied de son père.

- Parce que quoi ?

- Parce qu’on a cassé la semaine dernière.

- Et pourquoi ? demanda son autre tante.

- Pour des raisons qui ne te regarde pas, tatie, répondit Valentin avec un grand sourire.

- Oh ce qu’il a grandi mon petit Valentin, dit son autre tante en le tirant vers lui.

Elle lui pinça les joues et les lui tira pour en faire un grand sourire crispé.

- Oui, tatie. Si tu pouvais me laisser respirer, ça serait génial.

- Oh, pardon mon poussin, lui répondit-elle en le laissant.

Le reste du diner fut des plus chiant pour Valentin qui dû encore enduré toutes les questions de ses tantes qui avaient décidé de ne pas le lâcher. Sa sœur le regardait avec un sourire de moquerie permanent. Lui se disait mentalement qu’elle ne perdait rien pour attendre. Entre les deux, c’était une guerre permanente. Massys était jalouse de Valentin car selon elle, c’était lui qui avait l’attention des parents et cherchait par tous les moyens à le faire baisser dans l’estime de ceux-ci. Valentin était persuadé du contraire mais bon. Bien qu’elle fasse tout, elle n’avait jamais dit aux parents que son grand frère faisait parti d’un gang car il lui avait fait comprendre qu’il valait mieux qu’elle se taise pour qu’elle n’ait pas de problème.

Vers minuit, une fois que ses tantes furent parties, il monta dans sa chambre qui était la plus simple du monde. Un lit, un bureau et une grande armoire faisaient le mobilier. Un poster de son groupe de rock préféré était accroché à côté de la fenêtre. Il prit son portable de sur son lit et composa le numéro de Vince pour savoir où ils en étaient. Il eut un sourire quand il apprit ce qu’il avait attendu. Il leur demanda de l’attendre, qu’il arriverait dans un petit quart d’heure.

Il ouvrit son armoire et prit ses éternels vêtements larges.

Valentin enfila un léger blouson de cuir marron clair, puis prit la direction de la porte d’entrée. Ses parents ne lui demandèrent même pas où il pouvait bien aller à cette heure car il leur avait fait comprendre que cela ne servait à rien de l’empêcher de sortir : il sortirait quand même. Ils ne lui demandaient rien non plus quand il revenait avec des blessures en tout genre, ils se contentaient de le soigner.

Valentin prit les clés de la porte et sortit. L’air à l’extérieur était bon, il se sentait revivre en pensant à la bagarre qui l’attendait cette nuit.


comment c'était pour un début ?

laissez vos commentaires bons ou mauvais.



© Copyright 2007 perriline (FictionPress ID:521002).


Return to Top