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Author: perriline
Fiction Rated: M - French - General/Romance - Reviews: 63 - Published: 05-21-07 - Updated: 04-28-08 - id:2364756

Coucou tout le monde. Je vous prie d'excuser ma lenteur certaine pour écrire cette fic. Ce chapitre, en plus d'avoir été très chiant à écrire, est nul selon moi. Je vous laisse juger par vous même.

Réponse aux reviews

kyoko : merci pour ton petit message. J'espère que le chapitre te plaira.

Les autres, j'ai répondu par mail .

Tout est à moi et rien qu'à moi.

Bonne lectre à tous et à toutes ...


Chapitre 12

Petits Secrets

Le soleil caché par une forte brume épaisse, rendant l’atmosphère propice à la rêverie ou à la dépression. Il serra bien comme il faut son écharpe autour de son cou. Cela faisait une heure qu’il avait eu Max sur son portable, la voix complètement éraillée et pleine d’une douce folie qu’il connaissait trop bien pour l’avoir entendue chez des personnes complètement stones. Il espérait sans vraiment y croire que son ami n’avait pas replongé dans cette spirale.

Max avait déjà plongé dans l’univers de la drogue vers les douze ans pour fuir les difficultés d’un foyer familier violent et avaient eu du mal à en sortir deux ans plus tard. Ces parents avaient décidé de l’envoyer dans une école militaire où Valentin l’avait rencontré. Lui était là à cause de ses fréquentations et de son mauvais comportement et cette école l’avait aidé à chasser ses démons.

Quand ils en étaient sortis deux ans plus tard pour continuer leurs études dans le lycée de la ville, Max semblait en avoir fini avec la drogue. Bien qu’il fasse la petite frappe avec les autres, il n’avait plus touché une ligne de cocaïne. Valentin avait formellement interdit tout usage de drogue dans la bande, en grande partie à cause de cela.

Avant d’aller au squat dont lui avait parlé Max, il devait passer à son travail pour remettre son arrêt signé du médecin des Urgences. Il savait que son patron allait moyennement apprécier car les effectifs étaient limités en ce moment. Valentin jeta un œil à sa main plâtrée et eut un petit sourire aux coins des lèvres.

Une demi-heure après, l’affaire était réglée, sans cris et grincements de dents de la part de son patron. Il lui avait seulement souhaité un bon rétablissement et lui avait dit d’éviter que cela se reproduise.

Il prit un bus qui le conduisit jusqu’à l’orée de la ville, proche d’une forêt où des bâtiments tombaient en ruine, servant de squat à de nombreuses personnes, aux intentions diverses. Le jeune homme entra dans une vieille bâtisse à deux étages, dont les murs tenaient encore debout et les vitres n’étaient pas cassées à coups de pierres par des gamins en quête d’amusement.

Il y avait rien dans la maison, à part des murs couverts aussi étranges que nombreux. Il prit l’escalier et monta un étage. Il ne savait pas s’il devait appeler son ami ou le chercher silencieusement à travers les pièces. Et il le trouva dans une pièce sans fenêtre.

Il était là, assis sur un vieux matelas, adossé contre un mur. L’uniforme qu’il avait sur le dos, semblait dater de plusieurs jours. A en juger par l’état de saleté de celui-ci, cela devait faire plusieurs jours qu’il était ici. Ses longs cheveux blonds étaient très gras. Ses yeux avaient les pupilles dilatées au maximum et dans laquelle dansait une lueur de folie.

Les yeux verts de Valentin glissèrent du visage de son ami à ses bras découverts. Ceux-ci avaient encore les garrots de fortunes qu’il s’était fait. Trois petites seringues usagées étaient posées juste à côté de lui. Sa main gauche tenait encore son téléphone portable avec lequel il avait appelé Valentin.

Max ne semblait pas remarquer la présence de son ami. Valentin s’approcha de lui à tâtons, ne voulant pas déclencher une réaction d’hystérie chez ce jeune homme. Il écarta les seringues d’un geste du pied avant de s’agenouiller. Lentement il approcha ses mains du visage de Max et prit le en coupe pour le tourner vers lui.

- Oh mon dieu. Tu as l’air d'avoir replongé.

Valentin n’eut aucune réponse. Son ami semblait être à des années de là, plus proche de son paradis que de la réalité. Le jeune vérifia que les signes vitaux étaient toujours présents dans ce corps, au grand soulagement de Valentin. Il décida de le secouer un peu en l’appelant.

Au bout de cinq interminables minutes, Max sembla revenir à lui et d’une voix faible, il disait que c’était plus fort que lui, que c’était à portée de main. Il s’ensuivit une suite de mots aussi bizarres qu’incompréhensibles.

Valentin lâcha son visage pour défaire les garrots et se saisir de ses poignets pour l’aider à se lever et quitter cet endroit mais il était tellement occupé à regarder l’état de Max, qu’il n’avait pas entendu que quelqu’un était entré dans la pièce. Mais la lame froide d’un couteau américain juste sous son menton, proche de l’épiderme de la peau du cou lui en fit faire sa connaissance.

- Dégage de là. Tu n’as rien à faire ici.

C’était la voix dure et rauque de Vince qui lui parla.

- Lâche-le si tu veux pas que ton autre main finisse dans le pâtre.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Valentin lui obéit et lâcha les poignets de Max. Le couteau s’en alla aussi vite qu’il était venu et le jeune homme se retourna pour observer Vince. Lui aussi semblait sous l’emprise de la drogue et semblait plus fou que d’habitude.

Car Vince, sous le vernis que sa famille bourgeoise lui avait donné, était quelqu’un qui s’adonnait aux sensations fortes en tout genre. Sa préférée était de tabasser les gens, se montrant fort doué pour cet exercice. Un couteau était toujours glissé dans une chaussette.

- Qu’est-ce que tu fous ici ?

- C’est Max qui m’a appelé et là, je l’emmène à l’hosto.

- Tu ne vas rien faire du tout. Tu vas surtout te casser de là.

- Non ! Il va mal et toi aussi.

- Meles-toi surtout de ce qui te regarde si tu veux pas avoir de problèmes.

Vince avait passé un doigt dans la garde de son couteau et le faisait tourner très vite. Cela dissuada rapidement le jeune homme de faire une quelconque action. Vince n’hésiterait pas. Il jeta un dernier regard sur Max qui avait l’air de s’être endormi, roulé en position fœtale sur le matelas pourri.

A reculons, Valentin quitta la pièce et perdit l’intérêt de Vince. Celui s’allongea prés de son ami et le veilla comme une mère veillerait son enfant.

Valentin sortit de la maison, ses membres tremblaient de peur. Il y avait bien un moment que cela ne lui était pas arrivé. Il attendit de se calmer avant de prendre son téléphone portable pour joindre Axel, l’ancien chef de la bande. Il le mit rapidement au courant de ce qu’il venait de voir et Axel lui dit qu’il allait s’en occuper avec des copains et lui conseilla de rentrer chez lui pour éviter qu’il s’attire des ennuis auprès de ses parents, surtout auprès de son père.

Le jeune homme capitula devant les arguments et surtout, devant l’image de son père en colère.

Une heure plus tard, il était devant sa maison, et il savait d’avance que ses parents devaient l’attendre de pieds fermes. Il glissa sa clé dans la porte d’entrée et ouvrit celle-ci. En un soupir et quelques petites difficultés, il ôta son manteau pour le pendre dans la penderie.

Dès qu’il mit un pied dans le salon, une main l’attrapa par le col, le souleva à quelques centimètres du sol.

- Tu étais où ? lui cracha son père au visage, les traits tirés par la colère.

- J’étais sorti avec un copain.

- Dis plutôt que tu es allé voir tes pauvres copains pour aller tabasser des gens.

- Calme-toi Richard. Penses à ta tension, dit la mère de Valentin en posant une main tendre sur un bras de son mari qui tenait son fils.

Son regard se posa sur son fils.

- Tu étais où ? On s’est fait du souci.

- J’ai dit que je sortais avec un copain.

- Mon dieu, dit sa mère.

Les yeux de sa mère se portèrent sur la main plâtrée de son fils.

- Qu’est ce que tu t’es fait ?

- Avec le copain, on s’est disputé et j’ai frappé mon poing dans un mur. Et on est allé à l’hosto. Résultat, un plâtre. Et je suis allé dormir chez un copain.

Le jeune homme faisait bien attention d’omettre certains détails.

- Tu auras pu rentrer à la maison.

- Pourquoi faire ? Pour vous entendre me crier dessus et ensuite vous engueuler. Non merci pour moi.

Sur ces mots emprunts d’une certaine insolence, Valentin se prit une claque magistrale de la part de son père. La violence du coup le fit reculer contre le dossier du canapé, auquel il se rattrapa de sa main valide. Il sentait quelque chose de liquide couler de sa lèvre inférieure. Il passa ses doigts dessus et vit que c’était du sang rouge sombre et épais. Il jeta un regard plein de rancœur à ses parents.

- Ne sois plus jamais insolent avec nous sinon l’école militaire ne sera rien par rapport à ce qui t’attend, dit le père. Va dans ta chambre, tout de suite !

Valentin sentait qu’il ne valait mieux pas discuter avec ses parents. Il avait de la chance, ils ne lui avaient pas pris son portable comme la dernière fois. L’école militaire lui rappelait quelques mauvais souvenirs qu’il préférait oublier rapidement. Il monta au premier étage pour s’enfermer dans sa chambre. Il passa devant sa sœur qui lui jeta un regard de mépris. Il savait pourquoi. Elle détestait que les parents se disputent, et surtout à cause de lui.

Valentin ferma la porte de sa chambre à clé et s’allongea sur son lit encore défait de la veille. Il entendait ses parents qui étaient encore en train de s’engueuler. Son regard se planta dans le plafond avant de fermer progressivement les yeux pour s’endormir profondément jusqu'au lendemain matin.

ooOOoo

Le lendemain matin

Il était onze heures, et l’esprit encore dans le brouillard, Valentin passa un doigt sous son nœud de cravate pour le desserrer et enlever cette sensation d’étranglement qui se faisait sur son cou et sa pomme d’Adam. Il s’avançait dans les couloirs de son lycée en percutant la moitié des gens lors du changement de salle.

Ce matin, il s’était levé l’esprit vaseux d’avoir dormi autant de temps. Il avait jeté un œil sur son portable pour voir si Alex ne lui avait pas laissé des nouvelles de Max et de Vince. Il savait que son ami ne lui dirait rien si c’était lui qui prenait contact. Mais pendant qu’il s’habillait, il avait l’impression d’avoir oublier de faire quelque chose, la veille. Pourtant, ça ne voulait pas lui revenir.

La première chose qu’il regarda quand il arriva en cours, s’était de voir si ses deux camarades étaient là. Mais il n’y avait encore personne et Hiv manquait à l’appel. Il suivit plus les cours que d’habitude mais en Maths, un éclair vint le frapper.

Il avait tellement dormi qu’il n’était pas retourné chez William le soir même comme il l’avait promis. Intérieurement, il se traita de tous les noms.

Il se promit de chercher le jeune homme à la pause de midi, quitte à aller à son appartement. Au détour d’un couloir, une main l’attrapa violement le bras, la planquant contre le mur. C’était William. Son visage exprimait de la colère.

- Tu étais où ? demanda celui-ci.

- Tu t’inquiétais ?

- Non !

William lâcha vivement le jeune homme et mit une distance réglementaire entre les deux. Il semblait comme un enfant pris soudainement en faute. Encore plus avec ses mèches de cheveux noirs qui tombaient sur son visage aux traits boudeurs.

- Je suis désolé mais j’ai eu quelques problèmes et j’ai dormi.

Valentin se trouva d’un coup ridicule de trouver à s’expliquer sur ses agissements de la veille. Ça ne regardait personne et ce n’était pas parce qu’ils n’avaient couché ensemble que deux fois qu’il avait à se justifier. Mais quelque chose y poussait.

- Mais cela ne veut pas dire que j’attends pas des explications de ta part. On a été dérangé la dernière fois. Et il te voulait quoi Tristan ?

La voix de Valentin sembla se tintait une pointe de jalousie à l’évocation de Tristan.

- Rien, tu le seras près vite pour Tristan, vu ce qu’il s’est passé….

- Ça ne répond pas à ma question, monsieur Je sais tout.

- C’est nouveau, ça ?

- Non. C’est comme ça que je t’appelle, répondit Valentin sans faire réellement attention à ce qu’il venait de dire.

William se vexa ce surnom. Il savait pourtant que beaucoup l’appelait comme ça mais sorti de la bouche de Valentin, cela lui faisait prendre la mouche. Il tourna le dos et commença à partir quand Valentin essaya de le retenir par le blazer de son uniforme.

- En plus d’être chiant, tu as un sérieux problème relationnel avec mes gens, lui dit le jeune homme.

- Tu le serais autant si ta mère avait presque réussi à te tuer, répondit William, cassant.

Sur le coup de la surprise, le jeune homme le lâcha, ce qui permet à William de s’éclipser rapidement, au détour d’un autre couloir. Valentin resta un moment planté dans ce couloir avant que la deuxième sonnerie le sort de sa surprise. William n’avait pas eu l’air de rigoler en lui disant cela et expliquer certaines choses dans le comportement qu’il avait pu observer.

Sa curiosité était, à présent bien trop grande pour William s’en tire à si bons comptes. Il lui devait des explications et il les aurait, ainsi que pour Vince et Max. il ne voulait plus se sentir à l’écart de ce qu’il passait. Il gagna son prochain cours avec cette idée dans la tête.

Fin du chapitre

A suivre ...

Le 28.04.08



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