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Ma vie en histoire
Author:
Bernie Calling PM
comment arriver a trouver son chemin, a reprendre courage dans la vie, comment décompresser, et mettre sa vie sur papier, écrire un moyen de s'évader et de s'ouvrir aux autres.
Rated: Fiction T - French - Romance - Words: 7,338 - Reviews: 1 - Published: 06-01-07 - Status: Complete - id: 2369910
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Disclamer : Les autres personnages sont ma propriété et mon invention

Genre : Yaoi.

Rating : T

Bêta auditrice : Tenshimizu

Note d'auteur : Les mails sont en italique et centré.


Ma vie en histoire

Ils s'étaient rencontré sur un champ de bataille au Koweït, ils combattaient dans le même escadron, tout juste sorti de l'école, ils étaient partis à la guerre, ils ont énormément de point commun tous les deux orphelins.

Harry Sunohito, est métissé asiatique, ça se voyait dans ses traits, la peau basanée, mais des yeux bleus un peu bridé, une fine bouche, des cheveux bruns foncés, coupé en brosse depuis qu'il s'était engagé, il n'était pas grand, pas plus d'un mètre 70, tout en muscle mais ça ne choquait pas, c'était plus de la force que de la gonflette. Mais il n'en savait pas plus sur son sujet et sur sa famille. Depuis tout petit, il passait de famille d'accueil en famille d'accueil. Ca l'avait rendu taiseux et fort froid, il ne cherchait pas le contact de peur de se faire rejeter, il n'essayait pas de s'attacher aux gens, de toute façon, ils n'avaient fait que passer dans sa vie.

Duncan Minor avait lui été trouvé à la naissance dans une poubelle d'un orphelinat, un jeune garçon l'avait pris sous son aile, mais il était décédé à 13 ans d'une maladie respiratoire, il faisait tout pour que personne ne veuille l'adopter pour rester près de lui avant sa mort, du coup, il avait été ramené plusieurs fois à l'orphelinat par les personnes qui voulait l'adopter.

Du coup quand Steve est mort, il était trop âgé pour se faire adopter, mais il n'en avait cure, il aimait s'occuper des plus petits qui venait comme l'avait Steve avec lui. Duncan était un peu plus grand que son ami, 1 m 75, les traits très fins presque efféminé, avant de se faire engager, il portait les cheveux longs, maintenant ses cheveux châtains clairs, sont aussi coupé en brosse, des lèvres rouges pleines, des yeux de couleurs indéfinissables, qui oscillent entre le bleu et le vert, la peau mate.

Au fil des missions, ils avaient lié connaissance et Harry avait appris à faire confiance à Duncan, qui était une valeur sûr dans la guerre, un allié sur qui il pouvait compter. La première personne qui ne le laisse pas tomber et à être là pour lui. La joie de vivre de Minor avait fini par amadouer le métis

D'une amitié simple, on était passé à plus parce qu'il y avait affinité et en revenant du Koweït. Ils avaient donc pris un petit appartement et trouver du travail tous les deux. Le châtain avait laissé repoussé ses cheveux, il pouvait commencer à les rattacher.

Duncan a pour passe temps l'écriture, dès qu'il a un moment, il écrit des histoires pour lui et son plaisir personnel. Il le faisait déjà pendant la guerre, lisant au métis les histoires qu'il écrivait sur un cahier. Maintenant il les écrit sur l'ordinateur, il ne sait pas encore ce qu'il va en faire, mais il écrit pour le plaisir.

Un jour, alors que son amant est au travail, lui étant veilleur de nuit, il a la maison pour lui une bonne partie de la journée, il regarde un des textes du châtain, Harry trouve que c'est vraiment trop beau pour le laisser sans lecteur autre que lui.

Après une petite recherche sur le net, il trouve un site pour publier des histoires originales, ouvre un compte au nom de son ami et publie l'histoire, il attend patiemment que ce dernier revienne de son travail dans le grand magasin qui les emploie tous les deux, son amant comme magasinier et lui comme veilleur de nuit.

Au soir, quand Minor ouvre sa boite mail, il y a déjà des réactions sur son texte. Harry vient lui expliquer ce qu'il a fait.

-« Si tu ne veux pas, on retire le compte, mais je trouverai dommage que tu ne fasses pas bénéficier les autres de tes textes, tu en as beaucoup en stock en plus, tous ceux que tu as écrit pendant la guerre. »

Duncan saute dans les bras de son amour. Il a toujours été très expansif.

-« Non, surtout pas, merci, je suis heureux de pouvoir partager tout ça avec des gens, surtout que c'est positif ce qu'ils disent de mon histoire. Tu te rends compte, j'ai déjà 2 personnes qui m'ont dit ce qu'il en pensait. »

Sunohito qui était aussi spécialiste en informatique, lui montre tous les rouages du site, comment vérifier ses lectures, comment télécharger les histoires, comment répondre. Avant de partir au travail il lui donne un long baiser. Il sera de retour 7h30 le lendemain matin.

Comme tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi matin, Duncan se lève quand son réveil sonne, il est 5H30. Dans deux heures, Harry poussera le pas de la porte après avoir effectué son travail.

C'est vrai qu'ils ont maintenant une vie réglée comme du papier à musique. Duncan se lève donc à 5H30, il se dépêche de faire sa part du travail, c'est relativement rapide, leur petit cinq pièces s'entretient sans problème.

Il dresse la table pour le petit déjeuner, Harry ramène les croissants encore tièdes. Hier soir, Ducan a répondu à ses reviews et il a commencé à lire d'autres histoires sur le site, il a pris le temps de poster des reviews également.

Rapidement, il se fait un petit cercle d'ami sur ce site, comme ça passion prend de plus en plus de temps, et qu'il se sentait bien dans ce milieu là, Sunohito lui propose de passer à mi-temps de manière à pouvoir profiter encore plus de ce qui le rend heureux en dehors de lui, bien sûr. Son travail de veilleur de nuit rapporte bien suffisamment pour les nourrir tous les deux. Ayant de plus en plus de temps pour écrire, il a aussi de plus en plus de succès. Répondre à ses reviews lui prend un moment, mais ça lui permet aussi de connaître d'autres personnes, il se lie d'amitié virtuelle avec d'autres auteurs, surtout une qui est aussi beaucoup attendue en lecture, du moins elle a énormément de reviews plus que lui, mais ça il s'en fou un peu.

Depuis ce matin, il a une forte fièvre, Harry a appelé le médecin quand il est revenu du travail, le châtain a toujours été négligeant avec sa santé, ne réalisant pas toujours les dangers qu'il encourt.

Le médecin préconise du repos, il n'a pas d'autres remèdes à la grippe, vitamine c et repos, son certificat médical le couvre jusqu'à la semaine prochaine, pourtant malgré qu'il soit très mal dans sa peau, qu'il grelotte, Harry en poussant la porte de l'appartement le trouve devant l'ordinateur, le lendemain matin.

-« Qu'est-ce que tu fais là ? »

-« Je dois poster, mes lecteurs attendent » dit entre deux quintes de toux Duncan.

Sunohito sauvegarde le travail du châtain et le tire vers le lit pour l'y mettre de force.

-« Tu es malade au point de ne pas aller travailler, donc au point de ne pas savoir écrire. »

-« Mais ! »

-« Duncan, je ne plaisante pas, je ne veux pas te perdre, elle est méchante la grippe cette année, reste au lit, tes lecteurs attendront bien une semaine, tu mettras un petit mot d'excuse disant pourquoi tu n'as pas posté en date et en heure. »

Durant trois jours, Harry soigne son amant, en lui faisant prendre des jus de fruits pressés, en l'hydratant bien, en lui mitonnant des repas légers qu'ils prennent bien au chaud sous les couvertures.

Le quatrième, Duncan peut enfin sortir et se lever sans avoir la tête qui tourne. Il se rend à son ordinateur pour regarder le texte qu'il doit encore poster et voir ce qu'il a écrit, parce que mine de rien, il ne se rappelle pas. Il est horrifié de ce qu'il a écrit sous la maladie. Quand Harry rentre du travail il lui saute carrément dans les bras.

-« Merci, si j'avais posté ce que j'ai écrit ce jour là, ça aurait été indigne de mes lecteurs. »

-« Ca aurait surtout été indigne de toi » dit Harry en embrassant son homme.

Duncan reçoit de plus en plus de review, il se lie aussi avec d'autres auteurs et des personnes qui lui laissent un mot sur ce qu'il écrit.

Une amitié virtuelle se fait plus intense avec un autre auteur, Mistral, ils s'envoient énormément de mails, finissent par se raconter leur vie. Duncan se sentait très en phase avec cet auteur, heureux d'avoir quelqu'un pour partager sa passion, parce que même si Harry est son premier auditeur de tout ce qu'il écrit, il ne connaît pas toutes les histoires, lui a son monde, ses loisirs.

Pour finir, ils décident Harry et lui de se rendre dans la ville de Mistral pour les vacances et de pouvoir la rencontrer, ils discutent beaucoup tous les trois, et Duncan se rend compte que la femme qu'il a devant les yeux n'est pas la femme qu'il a derrière l'écran, elle prône des principes de vie sur le net qu'elle ne met pas en pratique dans la réalité, c'est la première douche froide pour le châtain.

Plus tard, il se rend compte alors que Mistral, lui a dit lors de leur séjour qu'elle s'alarmait de voir des jeunes filles de 11 ou 12 ans lire ses histoires, alors qu'il y a beaucoup de lemon dedans, et que les parents devraient plus surveiller leur progéniture. Un jour elle lui envoie l'adresse d'une fiction qu'une jeune fille lui a faite rien que pour elle.

Plus il lit, plus il est écœuré, ce n'est pas une histoire c'est presque de la pornographie. Il va voir le profil et se rend compte que cette jeune fille n'a même pas quatorze ans. C'est la deuxième douche froide qui le refroidit encore plus dans sa relation avec la jeune femme. En regardant le profil de Mistral il se rend compte aussi qu'elle ne classe pas les histoires comme elle devrait et que ce n'est pas étonnant que des enfants lisent ses histoires, des fictions avec sévices sexuelles, sado-maso, incestes se retrouvent classée K ou K+, donc lisible à partir de 9 ans.

Mais Duncan a d'autres contacts avec d'autres auteurs et il les rencontre, ce sont des personnes qui habitent près de chez lui, il profite de ce qu'Harry doit suivre une formation en informatique plus poussée car il y a un changement de matériel sur son lieu de travail, pour rencontrer toutes ses personnes, il n'aurait pas voulu laisser son homme seul, surtout que Sunohito a toujours peur de se retrouver seul avec l'enfance qu'il a eut, et ça Minor le comprend très bien.

En rentrant chez lui après deux jours avec ses nouveaux amis, il envoie de suite un mail à Mistral pour lui raconter son séjour, mais elle ne répond pas directement, le châtain prend peur, il sait qu'elle a de problème pour l'instant avec son ex mari. Après deux jours de stress pour notre ami, il reçoit un mail sans vraiment de contenu.

Petit à petit le contact se perd, Duncan, quand il poste des reviews sur les textes de son amie, c'est à peine s'il a une réponse, pourtant c'est comme ça que tout avait commencé entre eux, que cette amitié avait vu le jour. Par amitié, il continue à lire ses textes, et laisser un petit mot, même s'il trouve parfois que niveau d'écriture à baisser, même si elle ne poste plus rien sur ses textes qu'il écrit pour son plaisir, pas pour les éloges et les lauriers, même si ça fait toujours plaisirs de savoir ce que les autres pensent de son texte.

Toute cette tension arrive à un mauvais moment pour Duncan, alors que justement il aurait besoin de soutient, Harry vient d'avoir un accident de travail, il a reçu un coup de couteau dans le ventre, alors qu'il faisait une ronde dans le magasin, par deux loubards qui se sont laissé enfermé dedans.

C'est le premier magasinier qu'il l'a trouvé à 6heure du matin baignant dans son sang, entre son travail, trois après midi par semaine, les heures qu'il passe à l'hôpital au chevet de son ami, confident et lumière de ses jours, il aurait aimé un peu de compassion, un peu de retour de tout ce qu'il a donné pour la soutenir quand elle n'allait pas bien.

Mais ce n'est pas la première fois, que ça lui arrive qu'il est là pour les autres et quand lui a besoin d'un peu de soutient, il ne trouve personne, le seul à reste c'est son amour. Et justement celui-ci est au plus mal.

Malgré que Duncan la relance plusieurs fois, il a de moins en moins de contact avec elle, il finit par faire une croix sur cette amitié. Surtout qu'il a du soutient en la personne d'un lecteur.

Après une altercation sur une différence d'opinion sur la façon de traiter les lecteurs, il coupe les ponts, mais en étant quand même fort blessé par son attitude et tous ce qui a été dit.

Mais ça ne l'empêche pas de continuer à lire ce qu'elle fait, car elle a dû talent, du moins au début de son écriture, ses premiers textes sont des petits bijoux, mais avec le temps elle prône la quantité, plutôt que la qualité, elle écrit ce qui rapporte des reviews, sans s'intéresser à ce qu'elle veut faire passer comme message, même si beaucoup de personne lise pour le plaisir et passer le temps, ce n'est pas pour ça qu'il faut bâcler son écriture, enfin c'est ce qu'il pense.

Il prend la décision de ne plus lire, quand il tombe sur un texte ou son personnage fait croire à son mari qu'elle à un amant pour mettre du piment dans son couple pour voir si son mari va chercher à la récupérer, toute l'histoire son personnage manipule son mari et quand le mari est sur le point de se suicider devant l'affront, elle lui dit que c'était un mensonge et qu'elle ne l'a jamais trompé, ils tombent dans les bras l'un de l'autre, Duncan est écœuré devant l'immaturité du texte, l'illogisme, le manque de valeur face aux principes de vie, Mistral qui disait que son but premier en écrivant c'était de montrer que l'amour existe toujours et qu'il faut y avoir foi ainsi que dans le mariage.

Minor sait que s'il avait traité Harry comme ça, il l'aurait détruit, comme la confiance qu'il avait tellement de temps à acquérir. Il ne veut plus lire pour ne pas s'énerver, et ne pas voir les énormités qu'elle sert à ses lecteurs comme des beaux principes de vie, de magnifique compte de vie, comme étant ce qu'est le vrai amour et la bonne façon d'être en amour, puisque toutes ses histoires avaient le même format à la longue.

Il se raccroche à sa nouvelle amitié avec le lecteur, et les autres auteurs avec qui il continue à avoir des contacts, même si ça lui fait du mal, il fait une croix sur cette partie de sa vie.

C'est pour ça qu'il décide d'écrire une fic à Eien pour lui faire une surprise pour sa première review. C'est une jeune fille très intéressante, qu'il apprécie énormément, il passe beaucoup de temps sur le net avec elle en soirée quand Harry est au travail. Sa première review sur un de ses textes date du 1er juin, il a un peu plus d'un mois pour lui écrire quelques choses sans laisser tomber ses fics à chapitre en courts.

µµµ

Il lui reste une demi-heure devant lui, en ce mercredi 2 mai, il s'installe devant l'ordinateur, il fait sa page de présentation, il met sa note d'auteur.

Pour Eien, cadeau pour ta première review sur un de mes textes.

L'odeur des croissants et un baiser dans le cou le fait sursauter.

-« Tu étais fort loin, mon cœur. »

-« Je rassemblais mes idées pour une nouvelle fiction. »

-« Tu en as déjà une en cours, tu te disperses maintenant ? » S'étonne Harry.

-« Non, je voulais faire un cadeau à Eien. »

-« Tu viens de lui en faire un pour son anniversaire ! »

-« Oui, je sais mais c'est un clin d'œil pour sa première review » sourit Duncan en lui emboîtant le pas.

-« Tu vas choisir quoi comme sujet, cette fois » dit Sunohito en se glissant sous la douche après avoir enlevé son uniforme.

Minor reste contre la paroi pour lui parler, ça arrive très souvent, ils profitent de chaque minute qu'ils peuvent passer ensemble.

-« J'ai envie de lui faire une fic sur un auteur qui se lie d'amitié avec son revieweur, parce que ce dernier se retrouve dans les textes de l'auteur, que ceux-ci l'aide à passer des épreuves, ils finissent par se rencontrer et l'amitié virtuelle passe à un amour réel. »

La tête d'Harry sort du rideau de douche, ses yeux lancent des éclairs.

-« Elle ne me plait pas ton histoire ! »

-« Hein ! »

-« L'idée est bonne, ça fait très conte moderne, mais pas en cadeau. »

Le métis est retourné sous la douche, le châtain ouvre un petit coin du rideau pour le regarder.

-« Pourquoi pas en cadeau ? »

Sunohito se retourne vers son amant en lui souriant.

-« On dirait que tu lui fais une déclaration d'amour à travers une fic. »

Duncan vire au rouge.

-« Heu ! Non, je te jure. »

-« Je sais. Donne-moi un essuie »

-« Je l'aime beaucoup, vous avez énormément de points communs. »

Le métis se sèche, passe le bas de son pyjama, ils iront se remettre au lit, le châtain seulement pour trois heures, mais sinon ils ne dormiraient presque plus ensemble.

-« Je sais que tu l'aimes beaucoup. »

-« Mais ? »

-« Je ne veux pas que tu sois encore blessé. Tu t'investis complètement en amitié, après tu perds des plumes. »

-« Tu fais allusion à ! »

-« Hn »

-« J'en peux rien, je suis comme ça quand je m'attache à quelqu'un, j'y vais à fond » dit Duncan en beurrant son deuxième croissant.

-« Comme pour tout, tu es quelqu'un d'entier. Tu ne fais rien à moitié. »

Minor rougit sous le compliment.

-« Mais mon histoire ne te plaît pas. »

-« Si, mais pas en clin d'œil, fait la trame et met la sur le tas avec tes idées à achever. »

-« Il grandit plus qu'il ne diminue » soupire le châtain en enfournant la fin de son croissant.

-« Dans tout ton tas, il n'y a rien qui peut convenir ? » Demande Harry avant de bailler à s'en décrocher la mâchoire.

Ca fait sourire Duncan, il le trouve craquant comme ça, les cheveux encore un peu humide, la barbe naissante.

-« Viens, on va au lit, je rangerai avant de partir travailler. »

Harry ne se fait pas prier, il est H.S, surtout avec le férié qui tombait en milieu de semaine pour pouvoir en profiter, il n'était pas allé se coucher en rentrant du travail. Juste une petite sieste avec son amant qui n'avait pas été des plus calme.

Ils ont été se promener dans le bois, profiter un peu du temps qu'ils peuvent avoir ensemble. On vient juste de proposer à Duncan de changer d'horaire et de faire 12 heures le samedi et 7 heures le vendredi, pour couvrir son mi-temps, plutôt que le lundi – mercredi- vendredi après midi, qu'il fait pour l'instant.

Tout en se promenant, ils réfléchissent aux avantages et inconvénients. Harry travaillant du dimanche soir ou vendredi matin, toutes les nuits et toutes les semaines. Le changement d'horaire verrait la fin du samedi qu'ils passent ensemble. Sunohito se remet rarement au lit le vendredi pour inverser son horaire de sommeil pour le week-end, juste une petite sieste après le départ de son natté.

D'un autre côté, Minor serait là, près de lui, tous les jours après-midi, en se levant, il aurait les beaux yeux cyan pour se noyer dedans, profiter de la vie à deux et non plus se croiser à longueur de temps.

D'un autre côté, leur vie de couple avait toujours été comme ça et ce système fonctionne super bien, deux caractères forts vivant ensemble, ce n'est pas toujours évident.

Les coups d'éclats, les engueulades, les discussions musclées sont aussi le sel de leur couple.

Quand Harry est parti au travail, aucune solution n'avait été trouvée. Leur faculté d'adaptation était énorme. Quoi qu'il soit décidé, ils trouveraient un arrangement.

Sunohito est pour le nouvel horaire, voyant le temps libre qu'il récupérerait pour passer du temps avec son amant.

Duncan est contre, parce que mine de rien, même s'il va récupérer du temps pour s'occuper du métis, il en aurait moins pour sa passion, il se voit mal s'installer devant son ordinateur pour écrire, alors qu'Harry serait à la maison, sa passion est un plaisir solitaire, même s'il la partage en lui lisant ses textes. Lui demandant son accord sur les idées choisies et qu'il finit toujours ses fictions par un merci à son tenshi qui le soutenait depuis le début et qui était à l'origine de sa première publication. L'écriture, c'était son moment à lui, son jardin secret.

Comme Sunohito avec les courses qu'il faisait avec les personnes âgées du quartier, ça le faisait sourire de le voir passer avec elle, quand lui réassortissait. Le métis aimait se rendre utile et avait trouvé son équilibre en le faisant par de menus travaux pour ceux qui sont incapables de le faire pour raison de santé ou de vieillesse. Il faisait tout ça les trois jours où Minor travaillait.

Donc pour essayer de convaincre son amant, Duncan avait utilisé ce subterfuge pour argumenter.

Minor bien installé dans le lit sent le corps chaud du métis venir se mettre en cuillère derrière lui, une main bouge ses cheveux pour découvrir la peau tendre cachée en dessous.

-« Duncan ! »

-« Hm »

-« Quand tu iras travailler, dis que tu n'acceptes pas le changement. »

-« Tu es sûr Harry ! »

-« Tu avais raison, il faut qu'on se garde du temps pour soi, sinon on va se perdre. J'y ai pensé toute la nuit. »

-« Merci. »

-« Tu n'as pas à me dire merci, je le fais pour moi aussi. Vous n'aviez pas une chanson en commun avec Eien ? »

-« Non, je lui ai fait découvrir une chanson, ses parents m'ont maudit qu'elle m'a dit parce qu'elle l'a passée non-stop pendant une après-midi tellement elle a aimé. »

-« T'investis pas trop. »

-« Elles sont différentes, tu sais ! De caractère déjà, puis on discute beaucoup plus, on s'envoie des fois plus de trente mails sur la soirée. »

Harry ne répond rien, mais il n'en pense pas moins, il sait bien tout le mal que toute cette histoire à fait à son homme, la descente a été longue et pénible pour le jeune homme avant l'explosion finale.

-« J'ai une idée de fic, merci Harry, je vais l'écrire avec la chanson. »

-« Hm »

Duncan sourit, même si son amant n'a pas vraiment répondu, il sait qu'il a entendu.

µµµ

Midi sonne au réveil de son gsm (portable), le métis grogne mais lâche Minor. Qu'est-ce que ça avait été pénible les premières semaines pour que Sunohito le lâche ! Il le gardait comme un doudou, ne voulant pas le laisser sortir du lit. Maintenant, au son du réveil, le jeune homme lâchait Duncan, roulait sur le dos en grognant.

Après avoir débarrassé la table du déjeuner, Duncan prépare la liste des courses, il les ferait un peu avant de commencer son travail, les laissant dans la réserve, pour les ramener au soir.

Il regarde sa montre 12H30, dans deux heures, Harry se lèvera, mais lui sera déjà parti au travail. Minor allume son ordi, il a une petite heure devant lui.

La première fois, qu'il avait entendu « le soldat rose », il avait cru reconnaître Harry, comme il s'inspirait de son homme pour les trois-quart des personnages, un quart de lui pour le reste. Des petites anecdotes qu'ils ont vécues ou qu'ils vivent encore. C'est pour cette raison qu'il avait envoyé le lien à Eien, elle reconnaîtrait le caractère de ses personnages principaux. Il avait eu droit à un mail réponse dans l'heure qui suit. Elle y voyait le personnage de sa dernière fiction à chapitre en cours « construit pour la guerre. »

Sur le coin du bureau, il prend le tas des histoires à faire et sort les paroles de la chanson, met le morceau de musique en fond sonore et commence à écrire. Les mots s'ajoutent rapidement sur la page word. En 45 minutes, 4 pages sont tapées, racontant l'histoire d'un militaire incapable de ne plus penser à la guerre, enviant ses amis car ils ont réussi leur reconversion après la dernière bataille, c'est beaucoup plus une ébauche qu'une histoire, un listing avec toutes les idées qui ont germé dans son cerveau à l'audition de la chanson et la lecture des paroles.

Duncan sauvegarde, coupe son ordinateur et part au travail, il a déjà fait le plus gros du travail, il ne lui restera plus qu'à mettre de l'ordre dans les idées tapées, faire une relecture, compléter, retravailler un peu le style et son clin d'œil sera fini, ce sera sûrement pour demain soir. Restera la dernière étape, l'approbation d'Harry.

Comme il a déjà plusieurs fics à chapitre d'avance et déjà en place sur le site qu'il ne doit plus que poster une fois la semaine, une bonne cadence pour ne pas surcharger les lecteurs et ne pas les écœurer en postant trop rapidement non plus, mais assez pour être attendu. Non, il ne se croyait pas parfait, au-dessus des autres auteurs, seulement il ne voulait pas faire ce qui l'énervait chez les autres. Même s'il ne connaît pas toujours les raisons de leur comportement.

Oui il apprécie recevoir des reviews, mais son taux de lecture est le plus important, même si lui seul le voit. Il ne voulait pas à tout prix une review même s'il aimait savoir ce qu'on pensait de ses textes, mais s'il avait une review, il estimait devoir remercier et prendre le temps de le faire convenablement.

Les auteurs de livres n'ont pas reviews proprement dites, quoique les courriers ne sont pas rares non plus. Mais de toute façon, beaucoup d'ouvrages sont lus et approuvés ou non par les critiques littéraires. De même avec les taux de vente, qui sont comparable aux lectures que l'on peut voir sur le compte du site.

Et quelques fois quand une œuvre est republiée c'est la preuve que le public aime. Les auteurs qui publient sur le net n'ont eux que les potentiels commentaires du lecteur. Et chaque review soulignant les points forts d'une fic – ce que le lecteur aime – et les points négatifs – ce qui déplait au lecteur – est une très bonne base pour s'améliorer. Comme il ne mettait en ligne une histoire que s'il avait finie de l'écrire, car toutes les histoires non achevées sur le net l'exaspéraient. Surtout qu'il y avait des bijoux d'écriture et alors c'était comme avoir une panne de courant au moment où le nom de l'assassin est donné dans un film policier, stressant et énervant.

Quand il aurait fini d'écrire son clin d'œil, il pourra commencer à écrire la première idée qu'il a eut. Il ne sait pas s'il pouvait en faire une histoire à chapitre, mais il avait besoin de mettre sur un document Word, toutes les choses qui le travaillaient. Il se ferait une thérapie via une fiction. Il pense à tout ça pendant qu'il travaillait dans son drink.

Comme au texte que lui avait envoyé Katerina, il venait de découvrir les joies de la bêta lecture, il aimait beaucoup ça aussi, aider des jeunes auteurs à prendre leur envol, dire simplement ce qui n'allait pas, et orienter l'écriture, sans toucher au style, juste de conseils.

µµµ

Le lendemain soir, Duncan imprime son texte. Bien installé dans les bras l'un de l'autre, un livre sur les genoux, un bic derrière l'oreille le châtain lui lit son ébauche. C'est comme ça qu'il appelle ce qu'il écrit tant que Harry n'a pas dit que tout est en ordre.

Quand Sunohito faisait une remarque, Minor corrigeait de suite ou annotait ce qui devait être retravaillé.

-« Tu es sûr que tu as sorti tout ça en premier jet, je n'ai pas grand chose à redire, sauf que je préfèrerais une fin heureuse, il a l'air de rester sur un échec et de ne pas réussir à trouver le bonheur. Tu ne me vois pas comme ça au moins ! »

-« C'est inspiré de toi, mais ce n'est pas toi. »

-« Bouge-toi que j'aille mettre mon uniforme. »

Le châtain se renverse, le tire à lui pour l'embrasser, puis se redresse pour se lever, il se rend de suite à son ordinateur qu'il allume. Deuxième opération, ouvrir la boite mail. 7 mails s'affichent. Cinq sont sur sa fiction en court qu'il a posté, il y a trois jours, un de SallyP en réponse à sa review. Un sur une vieille fic, un défi. Cette fiction n'a pas du tout marché parce que c'était hétéro, enfin c'est ce qu'il avait conclu, pourtant c'était une de ses préférées. Il avait fini cette fiction avec le petit mot suivant.

Si vous avez des idées de défi je suis preneur. Dites-moice que vous voulez et j'essaierai au maximum de vous la faire. Si c'est impossible pour moi, je vous le dirais.

Intrigué, il commence par ce mail là.

Kikou,

Ma prof d'espagnol adorée n'étant pas là, j'en ai profité pour lire une ancienne fiction.

Je ne savais pas que tu écrivais parfois sur demande.

En tout cas, j'adore comment tu as réussi à remettre Esteban et Monica ensemble. L'intervention de Crusoé est géniale. J'aimerai avoir un ami dévoué comme ça sur qui je peux compter.

J'ai vu qu'on pouvait te demander de nous écrire une histoire, j'aurai bien une idée à te soumettre, mais bon si tu n'es pas d'accord ce n'est pas grave vu que tu m'as déjà fait un cadeau magnifique pour mon anniversaire.

Tu as su réaliser l'homme de mes rêves, si tu pouvais l'avoir en vrai et en hétéro je suis preneuse.

Kiss

Eien.

Duncan éclate de rire, Harry arrive en attachant sa cravate.

-« Eien voudrait que je lui écrive un défi, donc une autre fic, si elle savait ! »

-« Sur quel sujet ? »

-« Je vais lui demander. »

Minor fait « Reply » et écrit sa réponse, il clôture par.

Je veux bien t'en écrire une autre, mais que veux-tu ?

Kiss

Duncan.

-« Tu auras la réponse dans combien de temps ? »

Minor regarde sa montre.

-« A cette heure, elle est sur son ordinateur, dans 5 à 10 minutes. J'ai mis ma boite mail à rafraîchir toutes les trois minutes pour elle. »

Le châtain se met debout, réajuste la cravate de son homme avant de l'embrasser, le BIB d'un nouveau mail interrompt le baiser.

-« La voilà ta réponse. »

Elle ne t'a même pas reviewé celle qui t'a demandé l'histoire. Tu avais tellement peu de review dessus que j'ai fait la curieuse. Elle vaut beaucoup plus que tes sept reviews cette fiction.

Ce que j'aimerai, c'est un couple à trois, deux hommes et une femme. Tu n'en as encore jamais fait, mais ce que j'aimerai beaucoup, c'est un couple hétéro avec un deuxième homme qui vient se greffer.

Bon amusement, je sais que ce genre de truc n'est pas ta tasse de thé, mais j'aimerai voir comment tu vas t'en sortir avec une idée pareille.

Kiss ton compagnon pour moi avant qu'il ne parte au travail.

Eien.

-« Ha bon ! Elle sait ça aussi » dit Harry en lisant le mail avec son amant.

Minor se sent un peu mal.

-« On discute beaucoup, de tout, de rien. Par contre, je crois qu'elle n'a pas encore fait le lien entre mon tenshi et toi. »

-« Mais ? »

-« Ca la tracasse » rit Duncan.

-« Pourquoi ça la tracasse ? »

-« Parce que je parle de toi, mais aussi de mon premier auditeur, mais je fais une distinction. »

-« En tout cas, elle a un beau style de rédaction, elle n'écrit pas ? J'irai lire ! »

-« Non, mais ça viendra à mon avis. Travaille bien, mon amour »

Un sourcil se lève.

-« Si je te gêne, dis-le. »

-« Jamais, mais tu vas être en retard. Il est 21h50. »

Harry l'embrasse sur la tempe et s'en va, Duncan est déjà plongé dans la rédaction de son mail réponse.

Je te ferais ton défi dès que j'ai trouvé comment tout mettre en place, que j'ai une idée qui me convient.

Qu'est-ce que tu fais ce soir ?

Tout en répondant aux mails, en faisant des recherches, Duncan fait une fin heureuse pour son clin d'œil. Le soldat trouve sur son lieu de travail, une raison d'être heureux et de vouloir voir le jour suivant. Car en étant veilleur de nuit, il ne rate plus jamais un levé de soleil, ni la naissance d'un nouveau jour. Il imprime la fin pour en faire la lecture à son homme au déjeuné.

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Il commence alors à mettre tout en place pour faire sa fic sur l'amitié entre l'auteur et son revieweur, il met plein de clin d'œil et d'anecdotes qu'il a eut avec plusieurs personnes et dans un personnage qui n'existe pas, toutes les reviews qui l'ont touché

Quand Eien lui dit au revoir, il a déjà bien avancé, il est presque minuit, il n'a pas vu le temps passer.

Minor s'étire, aujourd'hui, il ne lira pas, il n'a pas d'auteurs qu'il suit qui ont posté. Il coupe son ordi et se met au lit, il change le bouton d'alarme de place. Quand Harry a acheté ce réveil, il se demandait pourquoi faire autant de frais, mais c'est pratique, ils ne doivent pas régler constamment le réveil, les deux heures étant programmées et son gsm pour midi.

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Durant le petit déjeuné, Duncan lui lit la fin de sa fiction.

-« C'est beau Duncan, c'est vrai en plus, je n'en manque jamais un, en plus quand l'aube se lève, je sais que bientôt je te reverrais. »

Pour se donner contenance, Minor beurre un autre croissant.

-« Tu n'as fait que ça sur l'ordi ? »

-« Non, j'ai aidé à la rédaction d'une lettre pour rassurer des parents quand leur enfant est à l'université, des recherches sur Tartuffe pour faire un discours positif. »

Harry écarquille les yeux.

-« Pour une fiction ? »

Minor porte sa tasse de café au lait à sa bouche, ses yeux pétillent.

-« Non, les devoirs de Eien, elle fait son travail, mais je débroussaille. Je le fais de temps en temps avec un autre contact. Katerina m'a envoyé un chapitre de sa fiction, je regarderais ce soir. »

-« Tu as l'air de t'amuser autant à tout ça, que moi quand je sers de chauffeur aux voisines ! »

-« J'aime et je suis heureux que tu apprécies tes occupations en dehors du travail. »

-« Tu viens au lit ! »

-« Je range le beurre et j'arrive. »

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En quinze jours, Duncan a réussit à clôturer sa fiction sur l'auteur et son revieweur, il en est très fier, il y a mis tout son cœur, tout son vécu, et tous les messages qu'il veut y faire passer y sont.

Il fait ressentir l'aide que l'auteur apporte, mais aussi l'intérêt qu'il porte à son revieweur par les réponses qu'il lui donne. L'amitié naissante, l'évolution des sentiments jusqu'à la première rencontre.

Il s'est surtout attardé à l'évolution qu'à la situation quand l'amour est installé. Harry l'aime beaucoup, ils sont tous les deux impatients de voir comment ce texte sera accueilli, Minor le mettra au soir.

Kikou Duncan

Comment vas-tu ?

Tu as passé une bonne journée au travail ?

Il y a un moment que tu ne m'as plus parlé du défi que tu voulais me faire, c'était juste pour savoir si tu avais une idée maintenant.

Kiss

Eien

µµµ

Salut toi,

Je vais bien, cool journée

Oui, j'ai une idée pour ton défi, et je vais bientôt commencer à l'écrire.

J'avais une fiction dans la tête et je l'ai écrite.

Je la poste ce soir, je dois encore refaire une dernière lecture.

Et toi tu ne croules pas sous les devoirs ?

Kiss

Duncan

µµµ

Chic alors, je suis impatiente de la lire, justement j'ai tout fini.

Je vais pouvoir me changer les idées avec ton texte

Eien

µµµ

J'espère qu'il te plaira, je vais poster, tu vas sûrement recevoir l'alerte rapidement.

Bonne lecture, donne-moi ton avis, le tien est très important pour moi.

Duncan

µµµ

J'ai l'alerte, je lis

Si c'est un navet je te le dirais, mais tu n'en as jamais écrit, ton style devient meilleur de publication en publication, je ne vois pas pourquoi je n'aimerai pas

Eien.

µµµ

Pour s'occuper avant de recevoir les premières impressions, enfin surtout celles de Eien, les autres arriveront un peu par après il le sait. Il commence le défi, il prépare la mise en page, sa note et commence à écrire.

Le BIB d'arrivée de mail se fait, il se rue presque dessus.

Tout d'abord, c'est un petit chef d'œuvre que tu m'as fait là.

Je me retrouve bien dans le revieweur parce que je puise de l'énergie pour avancer dans tes textes, comme dans tes réponses de reviews.

J'aime car on se rend compte que de l'amitié on peut passer à l'amour.

Je te retrouve dans l'auteur.

On peut continuer par mail privé, j'ai trop de choses à te dire

Je ne veux pas que ça se retrouve sur une review

Kiss

Eien

µµµ

Minor s'empresse de la remercier et de donner son accord.

µµµ

Je suis heureux de savoir que mes textes aident à avancer parfois et pas seulement à divertir car j'essaie d'avoir un petit message dans tous.

Tu sais bien qu'il n'y a aucun problème, on parle de ce que tu veux par mail.

Merci pour ta review qui m'a beaucoup touché

Duncan

µµµ

Toute la soirée, ils discutent du vécu de chacun, Eien explique ce qui l'a fait avancer parfois.

µµµ

Tu vois, moi, j'y vois presque une déclaration d'amour au travers d'une fiction, si je ne te savais pas bien en ménage, j'aurai pu croire qu'elle m'était adressée.

Ce que je cherche c'est quelqu'un comme ton personnage principal, mais si possible hétéro ou bi.

J'espère que tu n'auras jamais marre de moi, ton amitié me fait du bien au moral

Eien.

µµµ

En tout cas en amitié je n'ai jamais été le premier qui coupait les ponts.

Je serais toujours là si tu as besoin de moi

Kiss

Duncan

µµµ

Son texte se lit bien, il avait déjà reçu beaucoup de review dont une qui le fait sourire

On dirait un conte moderne

Merci pour cette fiction

Vivlavie

Ca le fait sourire parce que c'est ce qu'a dit Harry quand il a parlé de son idée. Il est impatient de pouvoir partager tout ça avec Sunohito, demain dans l'après-midi, quoi que le métis lit souvent les reviews qu'il reçoit sur le site. Mais là, il était impatient car Eien a vu la même chose que lui, une déclaration d'amour.

µµµ

A la tête qu'à son amant au matin, Harry se doute que Duncan a beaucoup de reviews sur sa dernière histoire. « Mon auteur et moi », ils en discutent longtemps tout en déjeunant.

-« Mais tu as eu raison, postée en cadeau, elle l'aurait peut-être mal pris. »

-« Elle ne l'aurait pas mal pris, elle se serait posé des questions. Tu n'as eu que des réactions positives ? »

-« Non, j'ai des personnes qui n'ont pas apprécié, des reviews anonymes bien sûr, ils n'ont pas eut le courage de leur opinion. Mais c'est ma vision de l'auteur, il y en a un ou une qui m'a mis, tu te crois parfait avec ta morale sous jacente. S'il ou elle avait laissé une adresse mail on aurait pu en discuter. »

Harry soulève un sourcil mais se taît.

-« La prochaine que je poste c'est « Soldat et recyclage » »

-« En plus de ta fiction en cours ? »

-« J'en peux rien, si le premier juin coïncide avec mon postage hebdomadaire ! »

-« Décale ta fic à chapitre. »

-« Pourquoi, c'est un cadeau clin d'œil pour une date d'anniversaire. Je ne vais en poster que deux, si j'étais sûr que Eien la voit directement je la posterai à minuit pile. L'autre je la mettrais comme d'habitude à 19 heures avant qu'on ne mange. Je mettrais la fic anif juste avant de me mettre à l'ordinateur avant que tu n'ailles au travail. »

-« Fais à ton idée. Tu viens au lit ? »

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La semaine passe rapidement, le succès de « mon auteur et moi » ne descend pas, c'est sa plus grosse lecture, son plus gros score en review.

Le soir du premier juin, Duncan poste comme il l'a dit sa fic à chapitre. Le BIB des mails se fait de temps en temps pendant le souper, douce musique aux oreilles des deux jeunes gens. Quand le texte plait à Harry pour lui c'est la plus belle des réussites, le reste il s'en fout un peu.

Après le souper, les deux jeunes gens débarrassent la table et font la vaisselle. C'est Sunohito qui entraîne le châtain près de l'ordi.

-« Allez mets, tu en crèves d'envie. »

Minor s'assied à sa place, créé un fichier, fait son résumé et poste.

-« Voilà, il est posté son clin d'œil. »

-« Elle va réagir comment ? Ca ne doit pas arriver souvent de fêter ce genre d'événement. »

-« Non, mais j'y tenais, je crois qu'elle m'a fait progresser autant que je l'ai fait. Son amitié me fait du bien, me rassure. »

-« En tout cas, je suis impatient de voir sa réaction. »

-« Moi, aussi. »

owari

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