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Enfiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnn !! J’ai enfin réussi à écrire quelque chose. Mais mon dieu qu’est-ce que ce fut laborieux T-T J’estime que c’est pas trop mal, mais j’ai vraiment eu beaucoup de difficulté à l’écrire ce chapitre ! J’étais franchement coincée car mon pauvre piti cerveau ne voulait pas me donner d’idées lumineuses… J’ai donc fait ce que j’ai pu. Désolée de l’attente. Mais par contre j’ai aucunes idées pour la suite ! T-T Quoique si, je vais peut-être faire comme ça, ce sera plus rapide…
Allez, bonne lecture, et encore désolée de l’attente !
Chapitre 5 – Reste et protège moi
Après un détour jusqu’à la demeure des Shiroiryû, Shiroi était enfin arrivé au lycée où reposait toujours Katsura. Le dragon avait reprit la forme de Kakyô, qui était maintenant vêtu d’un kimono de ville beige à ceinture noire, ce qui s’alliait très bien à sa chevelure et ses yeux dorés. Sa famille aimant garder les traditions, il avait l’habitude de porter ce genre de tenue, même en publique, et cela ne le gênait pas. Cependant le garçon n’était pas vraiment à l’aise d’être là.
-Ne t’inquiète pas. Je te guiderai. Le rassura Shiroi.
-Désolé. C’est juste que je n’ai pas l’habitude de m’inviter dans des établissement de gens que je ne connais pas…
-Je comprend. Entre maintenant, mon instinct guidera tes pas jusqu’à Katsura et Kurai.
Kakyô respira, et entra dans la cours du lycée. Il avança d’abord d’un pas hésitant, puis prit un peu plus d’assurance au fur et à mesure. Il lui fallut un petit moment pour arriver jusqu’à l’infirmerie de ce grand établissement. Il frappa à la porte, puis entra. L’infirmière était là, questionnant une élève qui se mit à le fixer.
-Bonjour mon garçon, sourit l’infirmière. Je ne te connais pas ici. Tu es nouveau ?
-Bonjour madame. Non, je ne suis pas de cette école. En faite je suis venu voir Kurairyû Katsura. Il ne se sentait pas bien ce matin et je m’inquiétais pour lui. Est-il là ?
-Oui. Mais tu sais, normalement aucune personne extérieur à ce bâtiment hormis là famille de l’élève n’est autorisé à entré hors des portes ouvertes.
-J’en suis conscient madame. Et je m’excuse d’être aussi effronté alors que je ne suis pas de sa famille, mais j’aimerai vraiment voir Katsura. Il m’inquiète beaucoup depuis quelques jours et je n’ai que de très rares occasions de le voir.
-Excusez-moi… Intervint la jeune fille en s’approchant de Kakyô.
Les deux personnes se tournèrent vers elle. L’adolescente rougit sous le beau regard de ce garçon blond dont elle avait voulu connaître l’identité ce matin auprès de Katsura.
-Vous êtes bien l’ami de Katsura-senpai ? C’était vous qui étiez venu l’aider lors de la bagarre ?
-C’est bien moi mademoiselle. Répondit-il un peu prit de court.
-Vous vous appelez comment ? Poursuivit-elle enthousiasmée, malgré des signes récent de larmes.
Le blond eu un petit sourire amusé.
-Vous savez qu’il n’est pas très poli de demander ça comme ça à un parfait inconnu ?
Elle rougit de plus belle en baissant la tête, mais il répondit :
-Je suis le fils unique de la famille Shiroiryû.
-Vous êtes un Shiroiryû ?! S’exclama l’adolescente, impressionnée.
-Oui.
L’infirmière aussi était impressionnée. La famille de Kakyô était l’une des plus influentes du pays dans le monde des finances. Il était donc inattendu de voir un tel enfant dans un lycée publique, même s’il entretenait un assez bon niveau ! L’adolescent soupira, c’était parfois vraiment pénible de n’être vu que comme un nom de famille. Il se retourna vers l’infirmière :
-S’il vous plaît madame, puis-je voir Katsura ?
-Ou… Oui bien sûr !
Elle lui montra alors la porte et prévint gentiment, s’étant remise du choque de son nom :
-Je vous prévient mon garçon, il est en état de choque. Je ne sais pas trop comment il va réagir, mais il a besoin de soutient. Son ami est déjà avec lui.
-D’accord. Je vous remercie madame.
Il s’inclina par politesse, puis entra dans la pièce. Il vit d’emblée sur le lit Katsura inconscient contre son ami, le visage encore brillant de larme. Kakyô referma la porte dernière lui, sous le regard interrogateur du roux. Il s’approcha, et se présenta :
-Bonjour. Je suis Shiroiryû Kakyô. J’étais là lorsque Katsura c’était battu.
-Que faite vous ici aujourd’hui ? Demanda Shido sur la défensive, trop inquiet de l’état de son ami pour la politesse.
-Je m’inquiète pour Katsura.
-Comment pouvez-vous vous inquiéter pour lui sans être son ami ?
-Qui vous dit que je ne le suis pas ?
-Lui ! Il n’a jamais eu d’autre ami que moi, et il me l’a assez répété pendant sa crise pour que je le crois.
Il y eu un moment de silence. Shido défiait Kakyô du regard. Mais ce dernier restait très calme.
-Comment pouvons-nous faire, Demanda l’adolescent au dragon. Il protègera Katsura quoi qu’il lui en coûte, et je le comprend. Il ne me connaît pas.
-Oui, ça va être très difficile. Mais je sens que quelque chose te perturbe dans l’affaire. Que ce passe-t-il ?
-Rien de bien important, ne vous inquiétez pas… Cacha le garçon.
-Tu mens très mal. D’autant plus que je suis à l’intérieur même de ton cœur et ton âme.
-…
-Passons un accord. Tu sais déjà que je ne suis pas un monstre. Mais je te demande de ne rien me cacher et je ne forcerai pas tes souvenirs et tes sentiments pour savoir ce qui ne va pas. Car si quelque chose ne va pas de ton côté, cela peut m’affecter en retour. Comme cela le fait avec Katsura et Kurai, même si je n’ai plus aucun sceau sur moi. Etant libre, cela peut rendre mes pouvoirs incontrôlables, ou me rendre fou dans des cas extrêmes. Donc s’il te plaît, ne me cache rien, car tu pâtiras avec moi.
-…
-Kakyô ? Je ne dis ça que pour ton propre bien. Et nous devons nous dépêcher car je crois que la suspicions de ce garçon à ton égard ne fait qu’augmenter à te regarder debout sans rien faire.
-C’est juste que ça me blesse de les voir ensemble. Ce garçon en train de vouloir protéger Katsura parce que c’est son ami… Comme vous l’avez entendu, ma famille impressionne. Donc je n’ai jamais pu avoir d’amitié sincère avec les gens. C’est un peu troublant de voir ça c’est tout.
-Je vois… Nous allons devoir faire attention alors… Dis-moi. Ma question va peut-être te paraître stupide mais… Veux-tu que ce garçon sache le secret de son ami ?
-Que voulez-vous dire ?
-Je vais reprendre le contrôle à travers ton corps et tenter de parler à Kurai. Mais je veux savoir si tu veux que je laisse ce garçon voir ça, et Katsura et toi risquez beaucoup. Ou alors je trouve moyen de l’écarter de l’affaire pendant ce temps.
-Je veux qu’il voit ! Je sais que c’est égoïste de ma part pour Katsura. Mais s’il est vraiment son ami, alors il devrai comprendre et rester à ses côtés après ça. Sinon, c’est qu’il n’était qu’un profiteur…
-Très bien…
Les yeux de Kakyô devinrent alors d’un or pur et Shido qui n’avait cessé de le fixer sursauta.
-Comment tu as fais ça !?
Une fine barrière de vent entoura la pièce, le roux se tourna un instant pour voir la fenêtre : elle était fermée ! Il toucha alors le mur : c’était bien du vent. Mais d’où sortait-il ?! Devenait-il fou ? Etait-il en train de rêver ?!
-Le vent bloque le son… Expliqua Shiroi de sa voix majestueuse.
L’adolescent sursauta. Autant par ce changement de voix que par cette phrase. Par méfiance, il resserra ses bras sur Katsura dans une attitude protectrice.
-Je ne suis pas là pour faire du mal à ton ami. Bien au contraire je veux l’aider, tout comme je veux surtout aider celui qui sommeil en lui. Le corps du garçon que tu vois en face de toi et par qui je te parle, a voulu que je te laisse voir ce qu’il adviendra.
-Vous êtes timbré ! Je ne vous laisserai pas vous approcher de Katsu ! "Celui qui sommeil en lui" et puis quoi encore ?
-Crois-tu vraiment que ton ami aurait été capable de développer une telle agressivité durant son combat contre le dénommé Takai ? Penses-tu que même avec son niveau il aurait pu, seul, développer une telle rapidité et adresse si soudainement ?
Shido ne répondit pas. L’adolescent possédé le fixa quelques instants avant de s’avancer, faisant légèrement s’écarter le roux qui lui jeta un regard de défi. Shiroi eu un petit sourire amusé :
-Tu ne me crois pas n’est-ce pas ? Même avec ce que tu vois et entends.
-Non, en effet !
-Je n’ai cependant pas envie de me transformer en bête de foire pour te convaincre. Alors ne m’oblige pas à utiliser mes pouvoirs contre toi et laisse-moi approcher Katsura.
-Qu’est-ce que vous lui voulez à la fin !
-Je te l’ai dis. Je veux l’aider.
-L’achever oui !
Le dragon s’énerva et grogna en montrant les crocs. Venant d’une personne humaine, Shido fit un bond en lâchant son ami et manqua de tomber. Il regarda le corps de Kakyô, terrifié. Une colère contenue semblait s’en dégager. Shiroi s’appuya sur le lit et fixa le roux, il menaça à voix basse :
-Je vous interdit d’oser dire de telles choses… Le jour où j’oserai faire le moindre mal au corps de Katsura, je serai déjà mort… Soit parce que je me serai achever, ou parce que ce sera lui qui m’aura achevé.
-Vous êtes fou ! Katsu ne supporte même pas l’idée de tuer quelqu’un !
-Katsura non. Mais Kurai ça ne le gêne pas.
-Kurai ? Non mais tu es complètement barge ! Il faut te faire soigner toi !
Un grondement sortit de la gorge de Kakyô, figeant Shido sur place. Ils se fixaient toujours.
-Si tu réfléchissais un peu pauvre idiot. Ce que tu vois et entends est-il vraiment normal pour un humain ? Quel sont nos noms de familles respectifs ? Ou es-tu vraiment irrécupérable à ce point ?!
Le roux semblait vouloir répliquer quelque chose pour se défendre, mais Katsura se mit à remuer. Le regard des deux protagonistes se tournèrent vers lui, et le silence se fit. Un léger gémissement du malade, et enfin il ouvrit les yeux, les tournant presque instinctivement vers Kakyô. Des yeux bleu métallique tinté de rouge. Il eu un faible sourire.
-Shiroi… Qu’est-ce que tu fais ici ? Je te croyais libre…
Le dragon blanc sourit, puis s’assit sur la chaise qu’il rapprocha du lit avant de répondre :
-Je le suit Kurai, je le suit. Je m’inquiétais pour toi…
Il posa une main fraîche sur son front et c’est alors que Kurai se rappela ce qu’il venait d’arriver. Des larmes coulèrent à nouveau sur son visage, et il attrapa le poignet de Kakyô :
-Ce gamin… Il a…
-Chut… Interrompit Shiroi.
Il vint lui caresser la joue avec douceur pour sécher ses larmes, avant de reprendre.
-Je sais Kurai. Je sais. Pourquoi crois-tu que je serais ici sinon ?
Les yeux de Katsura devinrent plus rouges encore et Shiroi fronça les sourcils.
-Je ne voulais justement pas que tu fasses de bêtises comme celle-ci.
Il posa son front contre celui de son ami et murmura :
-Calme-toi… A force de faire des bêtises les rôles sont inversés, cela ne te vexe pas ?
-Que veux-tu dire ?
-N’est-ce pas toi qui avais promis de venir me chercher quand tu serais libre ? Pour l’instant c’est moi qui n’arrête pas de t’empêcher de commettre l’irréparable.
-Shiroi… Reste avec moi…
-Je ne peux pas.
-S’il te plaît ! S’affola le garçon possédé en resserrant sa prise sur le poignet de Kakyô.
Le dragon soupira.
-Le temple est trop près. Il est trop dangereux pour nous deux que je reste là. Pour moi car ils tenteront de me tuer, ou de m’asservir. Et pour toi car ils te captureront pour faire pression sur moi. Je ne préfère pas imaginer ce qu’ils seraient capable de te faire…
-Mais ils ne peuvent pas ! Nous sommes plus puissant ! Je t’en prie reste…
-Kurai… Le Haut-Moine a avec lui l’esprit du Dieu Gardien Seiryu, asservit grâce à un charme qui date de notre emprisonnement. L’une de leur moniale possède l’esprit du Dieu Gardien Suzaku, même si elle ne sait pas en maîtriser toute l’étendu de sa puissance. Comprend que c’est dangereux pour nous deux.
Katsura possédé griffa le bras de Kakyô qui serra les dents en étouffant une exclamation. Le brun se mit à crier, rageur :
-Alors tu vas m’abandonner c’est ça ?! Tu préfères ta propre vie et sécurité à la mienne ! Tu te fiches complètement de ce qui peut m’arriver !
Le blond lui mit une gifle qui choqua les deux hommes de la pièce, mais surtout le destinataire qui avait quelque peu vacillé sous le choc. Sa voix et son visage d’habitude si calme et angélique venaient de se faire froid et dur :
-C’est bon ? Tu as fini de sortir tes bêtises ? Kurai. Je sais que tu as perdu la mémoire et que tu es en état de choc à cause de Katsura et ce que je viens de dire, mais ce n’est pas une raison pour m’insulter de la sorte.
Son regard d’or était dur, et fixé sur celui de Katsura de façon qu’il l’empêchait de détourner les yeux.
-D’une, apprend que je me suis sacrifié pour toi il y a mille an avant que ces maudits humains ne te retrouvent. De deux, crois-tu vraiment que je serai-là en cet instant si je me fichais complètement de toi ? J’essaye simplement de te dire que nous sommes tout les deux en danger si je reste avec toi si près du temple !
Le garçon baissa la tête.
-Je suis désolé Shiroi…
Le désigné se détendit et sourit de nouveau.
-Ce n’est rien. Je comprends. Dis-moi, saurais-tu quel est là date anniversaire du jeune Katsura ?
-15 Juillet…
Le visage de Kakyô fut surpris, avant de pouffer de rire.
-Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Kurai.
-Je viens juste de remarquer quelque chose…
-Quoi donc ?
-Kakyô est né le 7 Juillet, le jour du Tanabata(1) et Katsura le 15, le jour de l’Obon(2)… Disons que je trouve ça assez ironique.
-C’est vrai…
-Dans tous les cas, il reste cinq jours avant ta libération… Le temple va sûrement venir te rechercher…
-Katsura va au temple une fois par semaine pour des entraînements mentaux. Il n’y est pas encore allez pour le moment.
-Inutile de te dire de ne pas y aller. Même si ça va être compliqué. Avec cette conversation nous somme déjà en train de beaucoup l’épuiser… Si tu le possèdes encore pour l’empêcher d’y aller ça pourrai être grave. Ou alors il sera assez faible à cause d’aujourd’hui pour rester chez lui…
-Non. Ses parents l’enverront sûrement au temple.
-C’est problématique. Dans ce cas il faudrait que je t’emmène avec moi… Ou alors…
Il se tourna vers Shido, plaqué contre le mur, qui les regardaient avec un air ahuri. Katsura tourna la tête à son tour.
-Il s’appelle Shido. Dit-il, comme pour répondre la question muette de son ami.
-Shido ? Appela Shiroi.
-Quoi ? Lança ce dernier un peu sur la défensive mais visiblement mal à l’aise.
-Pourrais-tu garder Katsura chez toi jusqu’à son anniversaire, et l’empêcher d’aller au temple. Bien sûr en évitant de lui dire ce que tu viens d’entendre et de voir, car il te prendrais sûrement pour un dingue. Kurai n’étant pas encore libre, Katsura n’est pas conscient qu’il est là.
Shido tomba à genou. Il baissa la tête, ses épaules tremblèrent, et on l’entendit dire :
-Dingue… Ils sont dingue… Ou je suis devenu complètement dingue… Je vais me réveiller…
Les deux hommes-dragons se regardèrent et soupirèrent :
-C’est pas gagné visiblement !
Shiroi fit un geste de la main en direction du rouquin, et ce dernier se retrouva éclaboussé d’eau, ce qui lui fit faire un sacré bond.
-Ca y est, ça t’as rafraîchit les idées, demanda le dragon blanc un peu irrité. Tu peux nous aider à protéger Katsura maintenant ?
-Mais qui êtes-vous… Bredouilla Shido désorienté.
-Tu es vraiment stupide ma parole ! Tu ne réfléchis donc jamais ! Tu n’as pas écouté notre conversation depuis tout à l’heure ? Kurairyû et Shiroiryû, ça ne t’aide pas à comprendre non ?
-Vous ne pouvez pas être des dragons… Katsu est tout à fait humain…
-C’est en effet un adolescent comme tout le monde à l’exception près qu’il a en lui l’âme du dragon Kurai. Tout comme le garçon que tu vois et par lequel je te parle, le jeune Kakyô, porte en lui mon âme. Je suis le dragon Shiroi. La différence entre Kurai et moi c’est que Kurai n’est pas encore libre de son sceau. Ca ne sera le cas que dans 5 jours. Lors de l’anniversaire de Katsura. Jusque là nous devons tout les deux le protéger, donc protéger Katsura. L’ennui c’est que ton ami n’a pas du tout conscience de la présence de Kurai en lui. Il ne le saura que lorsque Kurai sera libre.
-Mais qu’adviendra-t-il de Katsu une fois le dragon libre ? Je ne veux pas perdre mon ami !
Shiroi soupira. Ses yeux redevinrent noisette clair, et sa voix normal :
-Ne t’inquiète pas. Tout comme Shiroi a vécu en moi je vie en quelque sorte en lui. Nous vivons ensemble dans les mêmes corps sans problème. Tu n’as aucun souci à te faire pour Katsura, je te le promet.
Kakyô lui offrit un doux sourire réconfortant. Pour Shido, il était plus que sincère. Le blond poursuivit :
-C’est moi qui ai demandé à Shiroi que tu vois ce qui allait se passer entre Kurai et Shiroi. Je voulais que tu puisses accepter la condition de Katsura afin que tu puisses l’aider et le soutenir. Je suis désolé de t’avoir fait endurer ça.
-Ce n’est pas grave…
-A présent veux-tu bien les aider ? Si ce n’est pour eux ou moi, au moins pour Katsura ?
-D’accord mais… Que dois-je faire ?
-Hé bien… Est-vous dans la même classe ?
-Oui.
-Dans ce cas ce sera encore plus simple ! Tu le fais venir chez toi. Pour le lycée tu prends l’excuse qu’il est malade -au vu de son état ça ne posera pas de problème !- et pour les parents tu dis qu’il a voulut ce reposer chez toi. S’il est assez en forme tu pourras lui donner les cours. Mais si j’ai bien compris, tu dois surtout l’empêcher d’aller à son temple. Ca inclus d’en voir les membres et donc de voir…
Le blond réfléchis quelques secondes :
-Tsubaki.
-Tsubaki ?! S’exclama Shido.
-Oui pourquoi ?
-Elle c’est présentée ici comme la cousine de Katsura le jour où il c’est battu !
Le brun fronça les sourcils avant de corriger :
-C’est moi qui me suis battu à sa place ! J’étais d’humeur massacrante…
-On a vu ça…
Kurai grogna et le roux eu un air d’excuse avant qu’on ne l’informe :
-Et pour tout te dire, Tsubaki est une moniale du temple où va toutes les semaines Katsura pour son entraînement mental. Ce jour là elle était là pour me surveiller moi…
Le lycéen serra le poing et tenait visiblement de se calmer, fixant Kurai, mais chacun savait qu’il y voyait uniquement Katsura.
-Shido ? Appela Kakyô
-Je ne lui pardonnerai jamais… Murmura-t-il.
-A qui ?! Fut surprit le blond.
-A cette femme, s’énerva le roux. Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir mit Katsura dans cet état ! User de l’identité d’un membre de la famille de quelqu’un…
Kurai soupira et expliqua :
-En faite elle m’avait prévenu qu’elle voulait utiliser l’identité de sa cousine. Mais ce jour là… Comment dire… L’identité de Katsura et la mienne étions en conflit. Chacun avait un peu de mal à savoir ce qu’il se passait chez l’autre. Nos deux souvenirs se mélangeaient mal… Si tu veux, à ce moment là, c’est moi qui ai répondu oui, mais Katsura qui a réfléchis avec nos deux souvenirs mélangés et brouillés.
-C’est toi qui… Vous…
-Ca fait mille an que je suis enfermé dans un corps humain ! Dans cinq jours je suis bientôt libre et je ne suis plus que rancœur pour ceux qui m’on fait ça ! Tu crois peut-être j’allais être d’excellente humeur en voyant cette femme qui fait partie de l’ordre qui nous a maudit ! Juste le premier jour où mon esprit a un peu prit le pas sur celui de Katsura ! Et je te rappel qu’il était presque aussi conscient que moi !
Le regard de Katsura était menaçant. Kakyô préféra calmer le jeu :
-Allons, il y a eu un problème c’est vrai. Mais s’il y a quelqu’un à blâmer c’est bien cette femme pour avoir voulu ce faire passer pour quelqu’un de la famille de Katsura non ?
-Dépêchons-nous, avertis Shiroi à Kakyô. Si nous traînons encore plus longtemps, le corps et l’esprit de Katsura ne vont définitivement plus supporter la possession de Kurai. Les deux risquent d’en mourir, et ce serait la catastrophe !
-Très bien.
-Shido, repris Kakyô. Acceptez-vous oui ou non d’héberger Katsura dés ce soir ? Réfléchissez vite s’il vous-plaît, Katsura s’affaiblit pendant que nous parlons.
-Bien sûr voyons !
-Très bien, c’est réglé alors ! Sourit le blond, content que l’affaire soit réglé.
C’est alors que Shiroi reprit le dessus et revint aux côtés de Kurai. Il lui caressa la joue avant de poser à nouveau son front contre le sien et murmurer doucement :
-Allez, maintenant tu dois laisser cet enfant se reposer. Il doit déjà être à bout de force après une si longue possession et tant d’émotions. Mais interdiction de refaire surface avant que ton sceau ne soit brisé d’accord ?
-Je sais… Fit Kurai la mine triste.
-Ne t’inquiète pas. Même si tu ne me vois pas je veillerai sur toi jusqu’à ton retour à la liberté.
-Oui, merci… Je sais que tu le feras…
-Allez, maintenant rendors-toi.
Shiroi s’écarta et regarda Kurai s’allonger. Tout deux se fixaient, jusqu’à ce que la lueur rouge disparaisse des yeux de Katsura qui fermis à nouveau les paupières pour perdre connaissance. L’adolescent était devenu très pâle, mais il allait s’en remettre et le dragon blanc sentait qu’il n’avait pas eu de dommages importants. Son corps et son esprit étaient tout simplement à bout de force. Les cinq jours avant la libération de Kurai n’allaient pas être de trop pour qu’il s’en remette !
Kakyô s’éloigna vers la porte et la barrière de vent disparut. Il se tourna une dernière fois vers Shido avec un sourire de reconnaissance :
-Nous vous le confions à présent, prenez soin de lui. Ne vous inquiétez pas quant à son état présent et s’il ne se réveille que très rarement. Il est tout simplement épuisé. Tout comme il ne se rappellera pas du tout ce qu’il vient de se passer.
-Entendu… Fit le roux un peu mal à l’aise.
-Au revoir.
-Au revoir.
Puis le jeune homme quitta l’établissement. Malheureusement en même temps que le changement de cours, ce qui lui valut bon nombres de gloussements et de questions de la part des filles !
(2)L’Obon est la fête des morts. C’est un festival bouddhiste japonais honorant les esprits des ancêtres. Au fil des ans, cette fête religieuse s'est transformée en un jour férié consacré à la réunion de famille durant laquelle les gens des grandes villes retournent à leur ville natale et s'occupent des tombes de leurs ancêtres. O-Bon est le temps durant lequel on se remémore et on remercie les ancêtres de leurs sacrifices. Du point de vue du calendrier, cette fête a lieu durant le mois des fantômes, la seule période où les morts peuvent retourner sur Terre.
Voici pour la culture général japonaise ;-) Mais en même temps ça a un certain lien avec le caractère et le passé de nos deux dragounets.