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Poetry » Love » Appartenance font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Nuitari Aquarius
Fiction Rated: K - French - Romance/Tragedy - Reviews: 2 - Published: 07-19-07 - Updated: 07-19-07 - Complete - id:2392538

Une nuit obscure, noire comme l’encre,
Profonde comme l’océan,
Vaste comme la clarté,
Nous sépare pour toute l’éternité.

Ce brillant manteau étoilé
Semble être un mince et délicat voile posé
Entre nos deux cœurs qui s’appellent
Depuis l’aube des temps, sempiternels.

Alors retire, mon amour, ces pièges inutiles,
Mon amour, ils ne captureront sur ces îles
Que des sinistres étoiles les poussières
Et leurs pathétiques déceptions amères.

Certaines choses doivent être perdues pour être vues,
De cette manière, mon aimé, ton cœur apprend le mien.

Le vent, ce dieu moqueur, ne m’obéit pas.
Alors fais-lui face avec bravoure et bats-toi.
J’irai de mon côté, sur la mer de l’attente.
Je veillerai jusqu’à ce que tes voiles blanches

Éclairent l’horizon. Nos liens
Me lacèrent toujours le cœur,
Et les vagues qui se meurent
Me semblent remuer sans fin.

Certaines choses doivent être perdues pour être vues,
De cette manière, mon aimé, ton cœur se languit du mien.

Tu comprendras que tes combats
Incessants ne résolvent pas
Le mystère des temps anciens,
Mais ce sang répandu, le tiens,

Offrira aux amoureuses fleurs
leurs corolles de pétales ensorceleurs.
Demain repose entre mes mains,
Mais aujourd’hui t’appartient

Aussi sûrement que les étoiles à la nuit.

Certaines choses doivent être perdues pour être vues,
De cette manière, mon aimé, ton cœur redoute le mien.

Appartenance

Ô vent ! Dieu terrible et vengeur ! Je me dresserai
Devant toi et, c’est une promesse, je vaincrai !
Ensemble toujours, uniques, liés et unis,
Nous nous dirigerons vers la lumière infinie.

J’embrasse cette prière désespérée contre mon corps,
Et j’erre sans but dans un futur tristement mort.

Certaines choses doivent être perdues pour être vues,
De cette manière, mon aimé, ton cœur pleure le mien.

Grand vent, je ne suis pas effrayée.
L’amour vaincra, disent les contes de fée.
Je préfère y croire, l’espoir prend son essor.
La tempête souffle plus fort encore ;

Le voile de la nuit se perd
Par intermittence, et tes yeux clairs
Resplendissent dans la lumière
Du petit jour qui t’éclaire.

Certaines choses doivent être perdues pour être vues,
De cette manière, mon aimé, nos cœurs ne font qu’un.



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