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Fiction » Historical » Corps d'esclave, Coeur libre font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Minishkat
Fiction Rated: T - French - General/Romance - Reviews: 8 - Published: 07-20-07 - Updated: 08-20-08 - id:2393023

Chapitre : 05.
Genre : Romance, Yaoi, K+
Disclamer : OYEZ ! OYEZ ! CITOYENS ! Nous parlâmes ici de relations ou se mêlent sentiment, sexe et dépravation entre gentilshommes de bonne famille ou non. Passez outre si cela ne vous plait ! Ceci est une MISE EN GARDE !

Comme promis, voila en chair et en nosnos le chapitre 5 !! Après plus de dix mois d’attente, je comble enfin vos attentes c’est-y pas génial ?! XDDD Au chapitre 6 ! (qui est en court d’écriture…) Bonne dégustation !

Les personnages sont miens à part entière, respectez cela je vous prie. Je vous souhaite une agréable lecture.


CHAPITRE CINQUIEME

- Prince Rochan, intervint Jehan, N’aviez-vous pas décidé de le revendre au Sir le Comte de Monteras ?

- C’était en effet mon attention première, lui répondit le Prince.

- C’était ? Dois-je comprendre que ce n’est plus le cas ? Ce n’est pas ce qui était convenu votre Majesté ! S’indigna Valzeski.

- Je n’ai pas le souvenir d’être parvenu à un quelconque accord avec vous Messire. Mais si vous y tenez. Choisissez : Le cachot ou la potence.

- Qu’est-ce donc cette nouvelle plaisanterie Majesté ? Si cela est encore un jeu de votre cru, je refuse de m’y prêter !

- Oh mais, je ne vous laisse pas le choix Messire. Garde ! Que l’on emprisonne cet homme pour insubordination envers la Couronne ! Quelques jours de cachots, vous feront méditer sur votre conduite Comte de Monteras !

Comme il l’ordonna, la garde encercla aussitôt Sir Valzeski Meldérino mais celui-ci, fou de rage défourailla une seconde fois et mis à terre plusieurs de Ses gens.

- Ne vous croyez pas tout permis petit Prince !! Je vous ferais regretter votre arrogance !

- Vous me causez énormément de peine… ou devrais-je dire… Vous m’en voyez tristement navré Cher Comte? Les soldats redoublèrent sur un simple signe de sa part. - Je vous croyais pourtant un homme de bonne famille en accord avec les lois de Mon pays, Valzeski. Vous me briseriez le cœur en m’obligeant à faire de vous un exemple…

Le sarcasme se faisait lourdement entendre dans la voix du successeur Royale et la menace qu’elle contenait, était davantage un souhait. Qu’il lui donne une seule bonne raison de la mettre à exécution ! Toutefois, le Comte n’était point un idiot. Sur Ses terres, il s’était établit une puissante réputation à force de représailles et de glorification ; réputation que lui, le futur Roi comptait lui destituer en vue de sa prochaine nomination au trône. Face au peuple, il comptait bien être le seul craint et respecté. Et alors, tous les insurgés devront s’agenouiller devant lui sous peine de subir sa Grâce.

S’il tenait à la vie, il devait rendre les armes et son épée ornée du sceau de sa Noble famille heurta le sol dans un bruit de ferraille.

- Un jour… un jour viendra…

Et il fut emmené. - …où vous me le paierez au centuple…

- Votre Majesté… Est-ce bien nécessaire ? Sa colère ne s’évanouira pas avec quelques jours de cachots, au contraire ! Votre ennemi d’aujourd’hui le sera encore Demain !

- Jehan… Jehan… Jehan…. As-tu conscience que cela m’importe peu ? Lui souffla-t-il, satisfait de son action.

- Mais enfin, Monseigneur…

- As-tu l’impression que je ressente le moindre sentiment de culpabilité ou ne serait-ce qu’un infime remord ?

- Non, Monseigneur.

- Bien ! Alors considérons le chapitre clos ! Finit-il, désinvolte.

Dignement, il se leva et les domestiques s’inclinèrent. Lorsqu’il parvint à son niveau, Jehan de Delcandourt en fit de même et mettant sous clef son désaccord, il lui tendit une main gantée.

- Aurais-je l’honneur de vous servir d’accompagnateur ce soir ?

- Non. Occupe-toi de l’esclave. Qu’il soit soigné, nourrit et logé convenablement.

- Oui Mon Prince.

Ledit Prince s’entoura de deux jouvenceaux. Le premier, craintif et encore impubère, vint soutenir la trainée de son pardessus ; le second qui visiblement avait l’avantage de l’assurance et de l’âge, lui tendit une main stable et il fut charger de l’accompagner. Mais avant de s’éloigner, Rochan d’un pas glissant sur le parquet ciré, s’abaissa vers son Suivant et lui murmura à l’oreille comme l’on partage un secret inavouable que les murs s’empresseraient de colporter.

- Fais ce que je t’ai ordonné et avant que l’Aube n’éblouisse les cieux, rejoins mes appartements.

- Avec grand plaisir Mon bon Prince.

Sa déception de se voir décharger de sa compagnie vola en mille éclats. Il sera récompensé pour son dévouement. Ce déchet élevé au rang d’homme par sa Majesté n’était qu’un léger petit contretemps.

- J’oubliai Jehan. Salomon m’appartient. Tu comprends ce que cela signifie ?

- Oui Votre Majesté. J’en prendrais le plus grand soin.

- C’est dans ton intérêt.

Et les portes claquèrent sourdement sur cet avertissement à peine dissimulé.

XXX

Il avait sombré semble-t-il et ses souvenirs se limitaient à son court échange avec le Prince Valdérick. Combien de temps s’était-il écoulé depuis lors ?

Prudemment il se redressa sur sa couche, soupirant d’effort et sans points se réjouir de ne voir aucune lame l’assaillir. Ni l’absence des nausées ou même des vertiges ne vint apaiser son âme. Ame que selon certains, il était dépourvu. Ses membres étaient lourds et engourdis comme sortit d’un trop long sommeil. Il ne tentera pas de se lever ainsi, se vautrer sur le sol ne lui servirait à rien. Avec discernement, il jugea préférable de rester assis et d’évaluer précisément son état de santé, aussi bien que sa présente situation.

Défaisant lentement les bandages qui le recouvraient, il observa la cicatrisation avancée de ses blessures. Ses plaies suintantes, saignantes et odorantes n’étaient plus. Même les plus profondes entailles qui furent embouchées de terre et de crasse ne laisseraient sur sa peau brunie que de vilaines cicatrices. Une de plus, une de moins, quelle importance ?

En revanche il en déduit de par ceci, que son esprit n’avait pas du habiter son corps depuis au moins une bonne dizaine de jours. Il n’était pas médecin mais coutumier des mauvais traitements et s’il en avait apprit quelque chose, c’était bien de décompter le temps qu’il prendrait pour s’en remettre.

Un regard circulaire dans la pièce dans laquelle il se trouvait, le renseigna sur son changement de statut. On ne loge pas un esclave ordinaire dans des appartements couverts de boiserie et de tapisseries dont il ne vaudrait à peine un des fils qui les compose. Tout ce dont pouvait rêver un esclave, c’était d’être encore en vie lorsqu’il se réveillait et lui non seulement il l’était mais il jouissait aussi de soin et de confort. Pourtant ceux-ci ne lui était d’aucun soulagement. Un moment de répit tout au plus avant qu’il ne doive payer pour tout ceci. Rien n’est jamais gratuit pour les esclaves, de l’air qu’ils respirent à la terre qu’ils foulent. Pour chaque grain de poussières, un dû devait être versé et les esclaves ne possèdent rien.

- Ils me préservent pour mieux m’anéantir. Ils me lavent pour mieux me salir. Essences de jasmin et tunique de soie. Quelle plaisanterie pour la place qui m’incombe.

Empreint de cynisme blasé, telle fut sa première parole démonstrative de ses sentiments maussades et désabusés qui saluait sans joie son retour dans ce monde. Enfin soit.

Un soleil pauvre brillait à son zénith et ses minces rayons ne semblaient pas pouvoir inonder de lumière et de chaleur les petites lucarnes engoncées dans les murs de pierres. Immobile, les yeux clos, il attendait en se remémorant les noms, les personnages et ensuite son nom ; encore un qu’il devrait rapidement apprivoiser.

D’abord ce fut bruit de pas, puis celui d’un verrou. Les sens en alerte, il sut que c’était le moment.

- J’en ai assez ! Pourquoi ne le jette-t-on pas dans une fosse ?

- Parce qu’ils ont certifiés qu’il y avait beaucoup de chance qu’il se réveille.

- Alors que ce soit eux qui s’en occupent chaque jour ! Je te le dis mon amie, le prince est fou et ses médecins aussi !

- Chuuut ! Sais-tu ce qu’il te ferait s’il t’entendait, malheureuse ?! Il te livrerait à ses soldats en rut pour ensuite t’écarteler sur la place publique ! Répondit-elle en murmurant encore plus bas.

- Oh tais-toi donc, tu me fous les foies !

Et il y eut de petits rires discrets. On calomniait d’abord pour en rire ensuite.

- Mais reconnait ma mie, qu’il est très agréable à regarder…

- Oui bien sur mais je préférais que ce soit lui qui me regarde.

La plus âgée des deux servantes s’esclaffa bruyamment en refermant sur elle la porte de la chambre.

- Que tu es bête… Sa phrase resta en suspend tandis qu’elle se pétrifiait à son tour. - Il est… il est…

- …vi…vivant…

- Mesdemoiselles.

- AAAAAAAAAH !! hurlèrent-elles en s’enfuyant, et de ce fait alertant tout le royaume !

- - A suivre



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