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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 6 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Adventure/Sci-Fi - Published: 07-24-07 - Updated: 07-24-07 - Complete - id:2394466

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 6

La carapace en acier du centre de recherche spatiale est complètement relevée. Des techniciens s’emploient à sa remise en état. Pendant ce temps là, dans les tréfonds du centre, Sayaka et Alcor, tous deux porter par leurs béquilles, contemple la pièce vide où se trouvait le Cerebro-Ordinateur.

- Dire que je pensais qu’il était débranché, soupire Alcor.

- Ce n’est pas ta faute, soupir Sayaka. Chacun de nous savait qu’il était là, mais personne ne s’en souciait vu que nous n’avions plus d’attaque extraterrestre.

- C’est vrai, mais cela me fait mal au cœur. Le professeur Procyon a tellement hésité à l’installer et encore plus à le mettre en fonction. Il disait qu’une fois en fonction, le centre ne serait plus un laboratoire de recherche, mais un centre militaire…

- Il a finalement choisi de le mettre en marche.

- Je le sais, cela nous a aidés à gagner, mais j’ai un sentiment de vide, soupir Alcor.

- Peut-être que c’est dû au faite que c’était la dernière trace de Procyon.

- Possible.

- Mais voient les choses du bon côté ! Cela nous permet de le changer. Nous allons pouvoir installer un nouvel ordinateur plus performant.

- Je sais, répond Alcor en se tournant vers la sortie.

- « Il ne serait pas en train de me faire la crise de la cinquantaine, se demande Sayaka . »

Dans la salle d’observation du centre, des techniciens travaillent comme des fourmis pour réparer et changer le matériel endommagé. Cochir et Antarès les regardent opérer. Alcor entre dans la pièce et rejoint les deux hommes.

- Alors, ça avance ?

- Je dirais encore une demi-journée de travail et tout sera en ordre, répond Cochir.

Alcor jette un regard circulaire dans la pièce, il s’arrête un instant à l’endroit ou se trouvait la vielle console du Cerebro-Ordinateur. Puis il regarde ses collègues.

- Où se trouve Argoli ?

- Il s’occupe de la réfection des rampes de lancement, répond Antarès.

- Je vois. Je suis navré que vous ayez autant de travail avant votre départ en retraite.

- Ne vous en faite pas, Argoli et moi-même somme ravi de participer. Nous sommes ici depuis si longtemps.

- C’est vrai vous étiez déjà là quand j’ai rejoint le professeur Procyon, se rappelle Cochir.

- C’est exact, je me souviens du petit jeune bredouillant tout juste sorti de l’école, le jour de son arrivée au centre, plaisante Antarès.

- Le temps a passé depuis ce jour et l’époque où je ne m’occupais que du radar.

- D'un coup, j’ai l’impression de me retrouver dans une commémoration, coupe Alcor.

- Vous voulez que l’on parle de votre arrivée avec votre OVT , plaisante Antarès.

- Non, surtout pas, répond Alcor en lâchant ses béquilles pour agiter les mains.

Le général Horrus marche d’un pas tendu dans les couloirs du camp de la Lune Noire. Il est convoqué dans le bureau du Stratéguerre. Il est inquiet, il n’a jamais été convoqué dans le bureau, d’habitude c’est dans les quartiers privés de Végalian ou encore dans la salle de commandement.

- « Pourquoi dans son bureau !? Qu’est-ce que cela cache ? Aurait-il découvert mon projet ?? »

Horrus marque une pause devant la porte de bureau du Stratéguerre. Il se prépare à frapper tout en déglutissant. Un peu de sueur coule sur son front qu’il essuie d’un revers de la main avant de frapper. Il donne trois coups secs sur la porte.

- Entrez, tonne la voix autoritaire de Végalian.

Le général entre dans la pièce, son sang se glace quand il découvre devant le bureau le professeur Gyllah.

- « Je suis fait !! Il a tout découvert ! »

- Approche Horrus.

- Oui Maître. Vous m’avez fait demander , demande le général en s’inclinant.

- J’ai besoin de toi pour un projet.

- Je suis là pour vous servir.

- Connais-tu le professeur Gyllah ?

Horrus jette un regard en coin au professeur qui reste de marbre.

- De réputation.

- J’ai demandé au professeur de travail sur mon projet que tu devras superviser.

- Je ferais suivant vos désirs Maître. « Ouf !! Il n’a rien découvert, soupire Horrus. »

Le général se redresse et se dirige vers le professeur.

- Enchanté de faire votre connaissance professeur.

- Moi de même général.

Horrus se retourne vers le Stratéguerre.

- En quoi consiste votre projet Maître ?

- Grâce au programme télévisé humain, une idée met venue pour vaincre ce maudit Goldorak.

- Je rends grâce à votre esprit !

- Nous allons créer un monstre aquatique.

- J’ai du mal à saisir. Un monstre aquatique ?

- Oui, grâce au talent du professeur.

- Vous voulez fabriquer un Antérak aquatique ?

- Non mon bon Horrus.

- Un monstre !!! Ah ! Ah ! Le professeur est un grand généticien ainsi expert en mécanique, mais c’est la génétique qui m’intéresse !!

- Je comprends Maître.

- Nous savons que la navette de soutien aquatique de Goldorak est endommagée et nous allons tirer profit de la situation ! Nous allons forcer le prince d’Euphor à se battre dans l’océan !

- Et comment allez-vous réaliser cette créature ?

- Nous allons modifier la chaîne génétique d’une créature de la Terre afin de la géantiser, intervient le professeur.

- Il va donc falloir capturer une de ces créatures, souligne Horrus.

- Exactement ! Je veux que tu mettes sur pieds un assaut discret pour récupérer une espèce aquatique, annonce Végalian.

- Et vous avez déjà une race de prédilection ?

- Un iguane, déclare le professeur Gyllah. C’est un amphibien.

- Un amphibien ?

- Une créature capable d’évoluer sous l’eau comme sur terre.

- Je vois, la créature attaquera sur le sol pour attirer Goldorak puis elle l’entraînera dans la mer !

- Exactement Horrus ! Je vois que tu as compris mon plan , s’exclame le Stratéguerre.

- Merci Maître.

- Je te confie le professeur à tes bons soins Horrus ! Vois avec lui les détails, mais je veux que tu lui fournisses au plus vite des spécimens afin qu’il puisse commencer ses expériences.

- Oui Maître !

À quelques couloirs de là, le commandant Minarvea s’entretient avec son âme damnée Vesta.

- Il faut que tu places des agents à nous dans les proches du général ! Je ne veux pas qu’il découvre d’autre de nos projets !

- J’en suis consciente, répond Vesta.

- Je suis sur qu’il manigance quelque chose et je veux savoir quoi !

- Nous ferons l’impossible pour découvrir les secrets du général.

- Nous avons été alliés pour réaliser l’attaque contre le centre, mais maintenant notre alliance est caduque.

- Il me semble qu’il y a une formule qui dit : « soit proche de tes amis et encore plus de tes ennemis. »

- Voilà qui résume bien la situation Vesta, répond Minarvea avec un sourire de prédateur.

Le général Horrus et le professeur Gyllah marchent dans les couloirs du camp. Le général guette une occasion pour parler au professeur. Enfin, ils se retrouvent seuls au détour d’un corridor.

- Le projet du Stratéguerre est-il réalisable , s’inquiète Horrus.

- Il est viable.

- Bien. Cela ne va pas interférer avec notre projet ?

- Je vous rassure, votre projet ne souffrira d’aucun retard.

- Parfait !

Il y a beaucoup de monde dans le bureau d’Alcor. Procius regarde par la fenêtre, l’air songeur. Il y’a aussi Kohumé et son père, le professeur Cochir. Ce trouve aussi Vénusia, Hikaru et Daisuke.

- Mais pourquoi nous avoir demandé de venir , demande Dai.

- Tu ne vas pas me dire que tu n’es pas content d’être avec moi, fait Kohumé agacée.

- Mais non, s’empresse de répondre le jeune homme en agitant les mains. C’est juste que j’ai beaucoup de travail à la ferme et que Banta est seul pour tout faire.

- La belle excuse !!

- Je renonce, lâche Dai en laissant tombée sa tête en avant.

La porte du bureau s’ouvre pour laisser entrer Mizar accompagné de Sayaka. Le pauvre homme est chargé de rouleaux de feuille en papier.

- Désolez de vous avoir fait attendre, lance Sayaka. Nous faisions encore quelques retouches.

Mizar étale les rouleaux sur le bureau.

- Voici les plans des nouvelles navettes qui accompagneront Goldorak, annonce Mizar.

- Pourquoi nous avoir fait venir, demande Hikaru.

- Patience, répond Sayaka.

Tout le monde se groupe autour du bureau pour voir les plans.

- Voici le nouveau Alcorak, fait Mizar en montrant un plan.

- Le nouveau Vénusia, continue Sayaka.

- Et pour finir le nouveau Faussoirak, termine Mizar.

Tout le monde regarde les plans, mais ce ne sont que des schémas techniques, donc ils ont un peu de mal à se représenter les nouvelles navettes.

- C’est bien tout cela, mais pourquoi je suis là avec Hikaru et Dai, questionne Kohumé.

- Quand les navettes seront construites, il nous faudra de nouveaux pilotes, répond en souriant Sayaka.

- Et alors ??

- Ce seront vous trois, font Mizar et Sayaka en cœur.

- Quoi , s’étonnent les concernés.

- Je ne trouve pas cela drôle, lance Alcor.

- Dai a bien piloté Faussoirak, souligne Procius.

- C’est vrai ! Mais je me demande d’ailleurs comment il a appris à piloter.

- Mon pauvre Alcor, soupir Sayaka. Décidément, tu n’as pas la fibre paternelle !

- « Pourquoi dit-elle cela, se demande Alcor. »

- D’après toi, continu Sayaka. Tu crois qu’ils jouaient à quoi dans le centre quand ils étaient enfants ?

- Je n’en sais rien moi, lance Alcor en écartant les mains.

- Ils jouaient dans le simulateur de vol !

- Quoi !? Et tu les as laissé faire ??

- Je me rappelle la première fois ou je les ai vus dedans. Ils devaient avoir treize ou quatorze ans. Si mes souvenirs sont bons, c’était Hikaru qui était aux commandes de Vénusiak. Dai dans Alcorak et Kohumé dans Faussoirak. Mais cela devait faire un moment qu’ils utilisaient le simulateur vu la façon dont chacun pilotait. Je les ai vu progresser dans le simulateur.

- Et tu ne m’as rien dit, proteste Alcor.

- Et pourquoi ? Tu n’es pas leur père à ce que je sache ?

- Non, mais pour la sécurité du centre et des enfants, tu aurais dû me mettre au courant !

- J’ai prévenu Cochir.

Alcor regarde son collègue qui esquisse un sourire gêné.

- Et vous avez laissé faire, s’emporte Alcor.

- J’ai donné mon accord, répond Cochir.

- Et moi aussi, rajoute Mizar.

- Quoi ? Tu le savais aussi ???

- Donc, reprend Sayaka. J’observais leur progrès discrètement et je durcissais les épreuves dans le simulateur. Ils ont simulé un grand nombre de combat, de jumelage avec Goldorak. Ils ont à leur actif un grand nombre d’heures de vol sur simulateur. Il fallait bien assurer une relève.

Les trois jeunes gens, sont restés bouche ouverte sans rien dire durant tout ce temps.

- La seule chose que nous n’avons jamais réussi à faire c’est entré dans le simulateur de Goldorak, dit finalement Dai dans un soupir.

- Normal, s’exclame Sayaka. J’avais bloqué l’accès !

- Ce n’est pas juste.

- Donc voilà, reprend Mizar. Nouvelle navette et nouveaux pilotes ! Que du neuf !

- Le simulateur c’est bien, intervient Procius. Mais en combat réel ce n’est pas la même chose.

- Il a bien fallu que tu t’entraînes aussi, rétorque Kohumé.

- À cinq ans, Actarus m’a mis dans le poste de pilotage de Goldorak pour que j’apprenne les commandes. À dix ans je pilotais sur ces genoux. À douze j’ai commencé à piloter seul et à tirer sur des cibles.
- O.K. Nous sommes battus, fait-elle en mettant une main sur son front.

- Ce n’est pas ce que je voulais dire, s’empresse de préciser le prince.

- On a compris, dit Hikaru.

- Entre temps, Goldorak a été modernisé tout comme son poste de pilotage…

- Voilà, coupe Mizar. Toutes les navettes ont été modernisées. Puissance de feu augmentée, consommation réduite, mais rayon d’action plus grand tout comme une vitesse accrue. Maintenant, elles sont capables de voler dans l’Ionosphère.

- Quoi , s’étonne Alcor.

- Parfaitement ! Nous n’avons pas encore la technologie pour les faire voler dans l’espace, mais il ne manque pas grand-chose.

- Si nous avions eu ça à notre époque, soupir Vénusia.

- En plus, j’ai pensé à rajouter quelques choses de primordiales, fait Mizar en souriant.

- Et quoi donc, questionne Alcor.

- Des harnais de sécurité au siège !!

Alcor et Vénusia se frottent le front se souvenant de leurs crânes heurtant les instruments de pilotage.

- Dans combien de temps les navettes seront opérationnelles, demande Procius.

- Nous allons les commencer le plus rapidement possible, répond Sayaka.

- Nous avons établi la liste du matériel nécessaire, reprend Mizar. Maintenant tout dépend des délais des fournisseurs puis de l’assemblage.

- Le centre aura-t-il assez de personnel pour le faire, demande Cochir. Nous ne pouvons confier cela à personne d’autre ?

- Nous pouvons tout faire, annonce Sayaka.

- Dites, coupe Kohumé.

- Oui ?

- Comment vont se nommer les navettes ? Vous n’allez pas les baptiser Daisurak, Hikarak ou Kohurak quand même ?

Des éclats de rire se font entendre dans la pièce.

- Saches Kohumé, que hormis Alcorak qui se nome ainsi, car il a été fait pour Alcor, déclare Vénusia. Les autres navettes ne viennent pas du prénom du pilote. Vénusiak vient de Vénus la déesse sortie de la mer.

- Je vois.

- Je pense que nous allons garder le nom de leur prédécesseur, fait Mizar.

- Bien, il nous faut des tenus de vol alors, lance Dai.

- En voilà un qui ne perd pas le nord !

Des rires remplissent la pièce.

- Procius ! Ta combinaison porte un nom ?

- Un nom ?

- Bien oui, je ne sais pas…

- Hum… Je vois ce que tu veux dire. La Morphose.

- Morphose !!! C’est étrange comme nom !

- Et alors ! Quand je dois la revêtir, je dis toujours : « Mets ta morphose ! ».

- Je rêve ou le prince fait de l’humour !?

À nouveau des éclats de rire résonnent dans le bureau.

Dans le bureau du général Horrus, le professeur Gyllah explique ses besoins.

- Donc, ces créatures vivent dans les îles Galápagos qui sont situées dans l’océan Pacifique au large de l’Équateur, résume Horrus.

- C’est cela.

- Bien ! C’est assez loin de notre secteur d’attaque habituelle, avec de la chance nous n’attirerons pas l’attention de Goldorak pour aller chercher vos iguanes. Combien vous en faut-il ?

- Je pense qu’une dizaine sera suffisant, il faut que j’étudie leurs chaînes moléculaires, que j’en dissèque deux ou trois puis après je pourrais procédés à des mutations.

Des coups sont donnés à la porte du bureau.

- Entrez , tonne le général.

Un soldat entre puis salue.

- Qu’y a-t-il ?

Le soldat s’approche du bureau et dit quelques mots à l’oreille du général.

- Quoi !?

Le général se lève.

- Montrez-moi cela !

Puis il se tourne vers le professeur.

- Vous pouvez rejoindre votre laboratoire, je m’occupe de l’opération.

Horrus sort de son bureau suivi par le soldat. Une fois dans le couloir il questionne ce dernier.

- Comment cela s’est produit ?

- Nous comme tomber par hasard dessus en creusant pour agrandir une galerie.

- Et elles sont en états ?

- Un très grand nombre. Certaines ne sont pas finies de monter.

- Incroyable !

Les deux militaires utilisent un ascenseur pour accéder à une autre partie de la base. Quand ils sortent, de nombreux soldats sont occupés à dégager des gravats. Horrus s’avance à grands pas vers l’ouverture pratiquée dans la roche.

- Il semblerait que cela soit une chaîne de fabrication de navette…

- Hameçon, coupe Horrus. Incroyable ! Des navettes impériales ! Elles doivent dater de l’époque ou le Grand Stratéguerre est venu au camp ! Nous creusions pour créer un atelier de fabrication et voilà que l’on en découvre un tout fait ! Faites venir des techniciens pour la remise en état !

- À vos ordres, répond le soldat.

Daisuke est dans sa chambre, il regarde un paquet sur son lit avec un sourire.

- Hé ! Hé ! Je sens que je vais bien m’amuser.

On frappe à sa porte.

- Entrez.

Kohumé pénètre dans la pièce.

- Pourquoi me faire venir dans ta chambre ? Tu n’as pas des idées perverses j’espère, lance-t-elle d’un air indigné.

- Non, non , répond-il en agitant les mains. C’est juste que j’aie ta tenue de vol !

- Hein , fait Kohumé en écarquillant de grands yeux.

- Je sors pour que tu puisses l’essayer.

Dai quitte la pièce, une fois dans le couloir il se frotte les mains avec un étrange reflet dans les yeux. À l’intérieur, la jeune fille commence à retirer ses vêtements. Elle enfile sa tenue de vol et se regarde dans une glace.

- Mais… qu'est-ce que ça veut dire !!! Daisuke !!!!!

Le garçon passe sa tête par l’ouverture de la porte.

- Non, mais ! Tu te fiches de moi !!

Dai éclate de rire.

- Elle te va très bien, déclare-t-il.

- Ne te moque pas de moi ! Tu ne me feras jamais croire que c’est ma tenue de vol !

Elle porte un haut rouge largement ouvert dans le dos et avec une ouverture en forme de cœur laissant voir le creux de sa poitrine. Un pantalon moulant noir, des bottes et des longs gants blancs.

- Il ne te manque plus que la perruque rose et tu es Cutey Honey !

( Autre œuvre de Go Nagai connue en France sous le nom de Chérie Miel)

Kohumé attrape le polochon sur le lit et le lance contre la porte. Sous le choc, la porte frappe la tête de Dai qui se retire dans le couloir.

Une fois seule la jeune fille retire les vêtements.

- Mais comment a-t-il … ? J’ai cherché dans tout Akibahara pour trouver une tenue…

Kohumé sourit toute seule en se changeant. Elle range la tenue dans un sac.

- Il est vraiment trop chou.

Daisuke frappe doucement à la porte de sa chambre.

- Oui ?

- C’est bon, tu es changé ? Je peux entrer ?

- Oui, entre.

Dai entre avec précaution dans sa chambre, il voit Kohumé assise sur le lit. Il se retourne pour refermer la porte. Une fois cela fait, il pivote vers le lit. Mais il n’a pas le temps de réagir qu’il sent sur sa bouche les lèvres de la jeune fille. Ils échangent un long baiser. Puis Kohumé s’écarte.

- Merci.

Hikaru a suivi tout cela de sa chambre située à côté de celle de son frère. Quand il a regagné sa chambre, elle est sortie de la sienne pour coller son oreille à la porte.

- Parfait, dit-elle avec satisfaction. La route est libre pour moi et Procius.

La jeune fille se met à rêvasser. Elle s’imagine, dans un bois, revêtue d’une robe à fanfreluche, à quelque mètre d’elle, se trouve Procius dans un pantalon sombre, une chemise blanche largement entrouverte sur son torse. Elle se jette dans les bras du prince alors que des centaines de roses les entourent ne laissant voir que leurs deux visages radieux comme dans un manga.

Un bruit de pas dans l’escalier la fait sursauter alors qu’elle a les yeux en cœur et ses deux mains jointes sur sa joue gauche. Elle regagne sa chambre en vitesse.

Vénusia surgit de l’escalier et frappe à la porte de Dai.

- Attention j’entre ! Je n’ai pas intérêt à vous trouver dans une situation ambiguë !

Le commandant Minarvea sort de son bureau, elle fait un pas dans le couloir quand une voix l’interpelle.

- Commandant, votre beauté irradie ces lieux !

La femme se retourne pour découvrir un homme à la peau verte, du rouge sur le front et sur la tranche du nez.

- Capitaine Sog ! Je ne savais pas que vous étiez au camp.

- Je viens juste d’arriver.

L’homme s’avance, il saisit la main de la femme avant de s’incliner pour lui faire un baisemain. Le commandant retire vivement sa main.

- Cessez donc vos flagorneries Sog !

- Voyons commandant ! Vous vous m’éprenez ! Je suis sous le charme de votre beauté !

- Alors, sachez que ce n’est pas réciproque !

Le capitaine porte ses mains sur sa poitrine.

- Minarvea vous venez de me transpercer le cœur rien qu’avec cette réponse.

-« Si seulement, cela pouvait être vrai , pense-t-elle. »

- Vous venez de me retirer toute la vigueur et la joie que j’avais de vous rejoindre pour la conquête de la Terre.

- Je n’ai pas le temps pour toutes ces peccadilles ! Je dois me rendre dans la salle de commandement pour voir le Stratéguerre !

- Quelle coïncidence moi aussi !

Le commandant part d’un pas énergique aussitôt suivi par le capitaine.

- « Bien, si je ne peux pas t’avoir par les sentiments, je trouverais bien un autre moyen Minarvea ! Mais sous peux je serais à ta place puis j’éliminerais Horrus et enfin le Stratéguerre , se dit Sog. »

Le général Horrus se tient à côté du trône du Stratéguerre. Il a un léger mouvement de contrariété quand il voit entré le capitaine Sog derrière le commandant Minarvea.

- Ah ! Général Horrus ! Je suis ravi de vous voir en pleine forme, déclare Sog avec un large sourire.

- Moi aussi.

Le capitaine s’avance vers le Stratéguerre, il le salue une fois devant le trône.

- Capitaine Sog, bienvenue au camp de la Lune Noire, déclare Végalian. Vous avez grandement accompli votre mission, vous nous avez rapporté énormément de matière première.

Minarvea et Horrus serrent les poings.

- Vous me flattez Maître. Je n’ai fait que mon devoir ! Et le commandant Minarvea avait déjà bien établi une carte des ressources.

- J’en suis sur, mais cela ne gâche en rien votre travail.

- Merci Maître.

- Restez donc capitaine, nous étions sur le point de commencer une opération.

- Vous me flatter Ô Maître.

- Horrus, tu peux commencer.

- Oui Maître, répond le général. Envoyer la soucoupe aquatique, ordonne-t-il en levant le bras droit.

- Soucoupe lancée, annonce un soldat à son pupitre.

Sur les moniteurs, une soucoupe verte bleutée, avec des sortes de tentacules qui sortent sur ses côtés et une tête de proue ressemblant à un masque de guerre, s’envole des entrailles de la base en franchissant de gigantesques portes en acier au niveau du sol lunaire.

Alcor consulte des papiers dans son bureau quand sa porte s’ouvre à la volée pour laisser entrer Cochir.

- Que se passe-t-il ?

- Le réseau de satellites de l’alliance a repéré une soucoupe en approche à grande vitesse.

- Hé bien ! Même si ce n’est qu’une dizaine de pays qui ont accepté ma proposition, c’est efficace quand même ! Elle se dirige vers quel secteur ?

- Antarès fait le calcul.

Alcor se lève et saisit ses béquilles pour se rendre dans la salle d’observation. Quand il y arrive en compagnie de Cochir, il découvre Procius qui observe le Spacioscope où la soucoupe est encore trop petite pour être vue en détail.

- Alors Antarès, questionne Alcor.

- Pour le moment, je dirais Amérique du Sud.

Procius se dirige vers la sortie.

- Je décolle pour l’intercepter, annonce-t-il en passant devant Alcor.

Le prince court dans les couloirs, il se dirige vers une ouverture au bout du couloir ressemblant à un grand vide-ordure. Il saute dedans les pieds devant. Il glisse dans le conduit métallique, il atterrit sur l’Asporat. Il actionne les manettes du véhicule, des flammes sortent des propulseurs. Le véhicule s’élance dans un conduit éclairé. Il débouche dans le plafond du hangar de Goldorak. Procius saute du véhicule qui s’engouffre dans un autre conduit du plafond.

- Métamorphose !

Le prince est recouvert par sa tenue de vol rouge et noire, ainsi que de son casque. Il atterrit dans le cockpit de la soucoupe. Une fois sur le siège des éléments métallique recouvre ses membres. Le sas du barrage s’ouvre.

- Goldorak go !

Le robot géant s’élance de la plateforme. Une fois dans les airs la radio crachote.

- Procius ?

- Oui Alcor.

- La soucoupe vient de plonger dans l’océan Pacifique à proximité des îles Galápagos.

Le prince consulte un écran. L’ordinateur de bord lui indique la position des îles.

- Je vois où cela se trouve. MégaMach !

Goldorak se met à briller en prenant de la vitesse, puis il s’enflamme laissant une traînée dans son sillage.

La soucoupe aquatique de Véga a fait surface, des soldats en sont sortis et courent après des iguanes. À l’intérieur, le soldat affecté au radar scrute son écran quand il voit surgir un point lumineux approchant à grande vitesse. Il entre aussitôt en contact avec le camp.

- Goldorak approche, déclare le soldat.

- Dans combien de temps sera-t-il à porter, questionne Horrus.

- Environ dix minutes.

- Dans ce cas que tout le monde regagne la soucoupe dans cinq minutes et décollez !

- À vos ordres !

- Il ne manquerait plus que Goldorak intercepte la soucoupe ! Cela gâcherait tout le reste de votre projet Stratéguerre.

- J’en suis conscient Horrus, déclare Végalian.

- « Comment ont-ils fait pour savoir qu’une soucoupe était sur Terre. Le Solariton serait-il inefficace ? Où ont-ils perfectionné leur système de détection , se demande le général. »

Sur l’île, les soldats se dépêchent de capturer les créatures, la moitié des cages sur le rivage sont déjà occupées.

- « Mais pourquoi une opération dans ce secteur, se demande Procius. Il n’y a aucun intérêt stratégique ! »

Sur le rivage, les soldats ramassent les cages pour les transporter dans la soucoupe. Une fois tous à bord, elle s’élève de l’océan et part en direction de l’espace.

Goldorak ralentit, il reprend une vitesse de vol classique. Procius voit la soucoupe monter vers les nuages.

- étrange !

Il se lance à la poursuite du vaisseau. Ce dernier prend de la vitesse pour s’enfuir.

- Vraiment étranges, ils ne cherchent même pas à combattre.

- Procius ne les poursuit pas, ordonne la voix d’Alcor dans la radio.

- C’est peut-être un piège ! Il cherche à m’éloigner.

- Exactement !

Goldorak pivote pour laisser filer la soucoupe, il reprend la direction du Japon.

- « Ils n’avaient pas comme but de m’attirer ailleurs sinon ils auraient fait semblant de combattre, pense Procius. Que pouvaient-ils bien faire ici. »

Pris d’un doute, Procius fait effectuer un passage au dessus des îles pour trouver quelque chose d’anormal. Mais ses capteurs ne révèlent rien d’étrange. Il remet le cap sur la base.

Dans son laboratoire le professeur Gyllah passe en revue les spécimens rapportés en compagnie du général.

- Alors, cela vous convint , questionne Horrus.

- Parfait, ils feront l’affaire, je vais pouvoir me mettre tout de suite à la tâche.

- Bien, je vais en informer le Stratéguerre.

Le prince a regagné le centre, il est dans la salle de repos. Il regarde par la vitre, une tasse de café à la main. Il ne cesse de penser à l’étrange comportement de Véga. Il cherche à comprendre pourquoi ils ont pris le risque de se rendre dans ces îles pour rien. Cela ne leur ressemble pas. Quel est le plan que tout cela cache? Il ne peut se sortir cela de la tête. Perdu dans ses pensées, il n’entend pas la porte qui s’ouvre. C’est Hikaru qui vient d’entrée, elle s’avance lentement vers lui. Brusquement elle lui saute au cou. Procius renverse sa tasse.

- Mais qu’est-ci qui te prend !?

- Tu étais tellement perdu dans tes pensées que je n’ai pas pu résister. Je trouve cela injuste d’être à réfléchir alors qu’il y a une jolie fille à côté de toi.

Le prince se dégage de l’étreinte. Il se dirige vers l’évier pour prendre de quoi éponger le liquide sur le sol.

- Et si nous allions faire une balade, suggère la jeune femme.

- Ce ne serait pas prudent, répond le prince accroupi pour nettoyer le café.

- Et pourquoi donc, demande Hikaru les mains sur les hanches.

- Je dois rester au centre au cas ou Véga attaquerait. Il n’y a que Goldorak qui est opérationnel à cent pour cent.

- Pour une fois, supplie-t-elle. Nous pourrions, nous promenez dans la forêt ou sur les bords du lac à côté du centre. Comme cela en cas d’alerte tu pourras revenir vite. Nous marcherions main dans la main comme des amoureux.

Les joues de Hikaru rosissent, ses yeux brillent.

- Puis nous nous assiérons au pied d’un arbre, sur les feuilles mortes. Puis nos regards se croiseront. Je pourrais enfin lire l’amour dans tes yeux.

Perdue dans ses pensées, elle imagine la scène. Procius porte encore la chemise blanche largement entrouverte sur son torse. Elle porte encore la robe à fanfreluche. Ils sont tous les deux enlacés au pied de l’arbre, des feuilles mortes recouvrent leurs pieds. Un léger brouillard recouvre leur visage, des roses entourent toute l’image.

- Hikaru ?? Hikaru, dit la voix de Kohumé.

La jeune fille sort de son rêve éveillé.

- Hein ! Kohumé ?

- Qu’est-ce que tu fais là ?

- Je parle avec Procius !

- Ah ??? Tu es sur que tout va bien ?

- Pourquoi ?

- C'est-à-dire… Tu étais toute seule quand je suis entrée.

- Quoi ???

Hikaru jette un regard circulaire dans la pièce. Elle constate avec effrois que Procius a disparu. Une veine de contrariété bat sur son front.

- L’imbécile, lance-t-elle en brandissant un poing.

Pendant ce temps, au Ranch du Bouleau Blanc, Dai et Banta nettoient l’étable.

- Vivement que papa ait fini au centre, lance Daisuke.

- Alors petite nature, répond hilare Banta.

- Qu’est-ce que tu insinues ?

- Moi ! Rien, mais tu sais habituellement, il n’y a que ton père et moi pour accomplir tous les travaux de la ferme.

- Ça veut dire que je ne travaille pas assez ??

- Mais non ! Seulement que je suis habitué, quand tu es à l’école avec ta sœur nous y arrivons bien.

- Je te gêne ? Si c’est ça, je peux te laisser faire seul !

- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire ! Et moi qui pensais que tu serais plus calme depuis que tu es avec Kohumé.

- Quel est le rapport , demande Dai en saisissant sa fourche de façon agressive.

Banta fait un pas en arrière en souriant.

- Rien, j’ai rien dit. Au faite quand retournez-vous à l’école ?

Dai utilise sa fourche pour racler le sol.

- Je l’ignore. La faculté où nous devions aller a été détruite lors de la première attaque de Véga, annonce-t-il tristement.

- Je suis désolé.

Le Stratéguerre se déplace dans les couloirs du camp, il est accompagné par le général Horrus et le commandant Minarvea. Ils entrent dans le laboratoire du professeur Gyllah. Ils découvrent des spécimens disséqués qui flottent dans des bocaux de différentes tailles. Un bocal de plusieurs mètres de haut se trouve au fond du laboratoire, une créature difforme se trouve à l’intérieur. Le professeur s’incline devant Végalian.

- Stratéguerre c’est un honneur de vous recevoir dans mon misérable laboratoire, déclame Gyllah incliné.

- Oui, oui, répond le Stratéguerre distraitement. Alors avez-vous obtenu les résultats escomptés ?

- Si vous voulez bien me suivre.

Le professeur les conduit vers le fond de la pièce ou se trouve un tube ascensionnel. Ils entrent dans le tube qui s’enfonce dans le sol. Ils arrivent dans une salle de contrôle, une immense baie vitrée se trouve derrière les pupitres.

- Si vous voulez bien vous approcher de la vitre, sollicite le professeur.

Ils approchent, mais ne voient rien, car la pièce qui se trouve de l’autre côté de la vitre est plongée dans l’obscurité. Soudain la lumière jaillit laissant apparaître des yeux fendus, une mâchoire aux dents acérées comme les griffes au bout des pattes supérieures.

- Fantastique !!! Vous avez réussi en quatre jours, clame Végalian.

- Merci votre grandeur, répond le professeur.

- Pourquoi ne bouge-t-il pas, remarque Minarvea.

- Son métabolisme est ralenti.

- Il est en stase , questionne Horrus.

- En quelque sorte.

- Horrus , coupe le Stratéguerre.

- Oui Maître ?

- Organise son envoi sur Terre dans l’heure si possible !!!

- Dans l’heure !!?? Je vais faire mon possible Maître.

- Profitons de l’avantage avant que la navette de soutien aquatique de Goldorak ne soit remise en état.

- Bien Maître.

- Les humains vont voir une de leur frayeur se matérialiser !!! Ah !! Ah !!

Les réparations de la carapace sont terminées. Dans les sous-sols du centre de recherche, une foule s’agite dans la pièce où se trouvait le Cerbro-Ordinateur.

Alcor et Sayaka regardent les techniciens travaillés. Trois ordinateurs sont installés sur une longue table. Le fond de la pièce est rempli par des armoires informatiques.

- Dire qu’avant trois murs sur quatre étaient recouverts d’armoires gigantesques, soupire Alcor.

- C’est le progrès et la miniaturisation des composants, répond Sayaka.

Argoli sort de dessous la grande table, il se redresse en posant ses mains sur ses reins.

- Tout est connecté, il n’y a plus qu’à mettre le courant, annonce-t-il.

Antarès se redresse à son tour.

- À vous l’honneur, messieurs Argoli et Antarès, déclare Cochir.

- Nous , s’étonnent les deux hommes.

- Ce sera votre dernière action avant votre retraite, annonce Alcor en souriant.

Les deux hommes se dirigent vers le disjoncteur qui a été rajouté dans la pièce. Ils l’actionnent ensemble.

Les témoins de veille s’illuminent sur les armoires. Quelques serpentins se déroulent dans les airs, des applaudissements retentissent.

- Bienvenue au nouveau Cerbro-Ordinateur , lance Sayaka.

- Bonne retraite Argoli et Antarès , font à leur tour Alcor et Cochir.

Pendant ce temps d’autres techniciens mettent en fonction les ordinateurs. Lentement dans toutes les armoires des rangers de lumière se mettent à clignoter. Les écrans s’allument.

Les deux retraités ont la larme à l’œil.

- Professeur Alcor, surtout si vous avez besoin d’aide n’hésitez pas ! Je suis prés à venir aider, annonce Antarès.

- Merci, mais profitez de votre retraite.

- Nous pourrons en profiter quand Véga ne sera plus une menace, ajoute Argoli.

- Bien, alors nous y penserons, intervient Cochir.

Alors que la petite fête se termine, la soucoupe des forces de Véga a réussi à rejoindre la Terre sans être détectée. Certains pays ayant réorienté leurs satellites affectés à la surveillance de l’espace à une autre tache.

La soucoupe plonge dans l’océan. Une fois sur le fond marin, l’arrière du vaisseau s’ouvre, la créature inerte en sort porté par le courant.

Dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire, le Stratéguerre observe la manœuvre en souriant. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas souri de cette façon remarque Horrus. Cela remonte à la première attaque sur Terre alors que Végalian pensait pouvoir conquérir la planète bleue et asservir ses habitants rapidement et ainsi venger le Grand Stratéguerre.

L’arrière de la soucoupe se referme puis elle remonte vers la surface. Une fois qu’elle a quitté l’océan et rejoint le ciel, le Stratéguerre se lève de son trône.

- Que l’on réveille la créature , ordonne-t-il.

Le professeur Gyllah qui se trouve à une console actionne une commande. Dans le corps du monstre, une capsule électronique tire la créature de sa léthargie. Cette dernière cligne des yeux plusieurs fois puis ouvre grande sa gueule avant de s’étirer. Une fois tout cela fait, elle nage en direction des rivages japonais.

Assis sur un tabouret pliant, un vieil homme se tient sur un ponton en béton datant de la guerre. Canne à pêche à la main, il somnole sous sa casquette l’abritant du soleil d’automne. Il est tiré de son repos par l’agitation de sa canne. Il ouvre les yeux.

- Ça mord, dit-il la voix endormie. Ça mord !! Ça mord !!

Il attrape son épuisette pour y enfermer sa prise. Il remonte doucement sa prise. Il remarque le ressac violent des vagues sur le vieux ponton. Cela l’intrique, il lève les yeux et vois arriver une grande vague. Il ouvre grand les yeux ainsi que la bouche quand il voit deux traînés blanche parallèle sortirent de la vague. Son instinct lui fait lâcher tous ses instruments de pêche. Il se met à courir en direction de la terre ferme. Il tourne la tête pour voir ou se trouve le rouleau. Il découvre deux choses pointues et vertes qui dépassent de l’eau là où se trouvaient approximativement les deux traînées blanches. Il grimpe sur une colline proche, à bout de souffle il marque une pause et regarde en direction de la mer, il voit sortir une tête monstrueuse. Il pointe du doigt la créature. Il n’arrive pas à parler tellement ce qu’il voit est insensé. Il tente de parler, mais aucun mot n’arrive à sortir de sa gorge. Le ponton où il se trouvait est recouvert maintenant par la mer.

- Go… Go… God…, bégaie-t-il.

Le pécheur reprend son soufflé un instant.

- Godzilla , finit-il par dire.

Le niveau de la mer a descendu, le ponton est de nouveau visible, la créature pose une patte dessus. La construction en béton éclate comme du verre. Le sol tremble, le monstre se dirige vers le village côtier tout proche.

Un jeune chercheur arrive en courant dans la salle du Cerebro-Ordinateur.

- Professeur Alcor ! Professeur Cochir !!! C’est affreux !! C’est incroyable !

- Du calme, du calme, fait Alcor. Qu’est-ce qui vous met dans cet état ?

- Un monstre attaque la cote Ouest !

- Un monstre !

- Une attaque de Véga sûrement, déclare Procius.

- Le monstre ! Le monstre c’est… C’est…

- Quoi le monstre , interroge Cochir.

- Godzilla !

- Quoi ???

Vénusia fait la vaisselle en regardant distraitement la télévision dans la cuisine. Soudain le flash exceptionnel d’information attire son attention. Elle voit un monstre qui attaque un village, la voix du présentateur annonce que la créature avance vers Okinawa.

- C’est signé Véga ou je ne m’y connais pas, fait-elle en retirant son tablier.

Goldorak s’envole quand Vénusia arrive aux abords du centre. Elle gare sa Jeep dans la cour et fonce à l’intérieur pour se changer.

Dans la ville, les habitants et les touristes fuient le monstre. Des bâtisses s’effondrent sous les pattes de la créature, mais aussi par les vibrations du sol. Quand Procius arrive sur place, le monstre crache par la gueule un jet de flamme sur lui.

- Ça me rappelle un film que j’ai vu récemment, fait-il.

La créature agite ses membres supérieurs pour saisir la soucoupe.

- Il faut que je l’éloigne.

Le prince saisit la manette qui se trouve au dessus de sa tête.

- Transfère !

Quelque instant après le robot de combat quitte sa soucoupe porteuse. Il atterrit face au monstre qui lui crache des flammes. Procius manœuvre pour placer les bras de sa machine devant le poste de pilotage pour se protéger. Le monstre continu a craché tout en avançant vers la machine. Dans le cockpit, Procius voit les indicateurs de température montée.

- Je me suis fait avoir comme un débutant !!

Vénusia arrive à bord de sa navette.

-Delatla… C’est vrai !! Je ne l’ai plus !!!

Elle se rapproche davantage.

- Missiles Oméga !!

Les deux armes frappent le dos de la créature qui se retourne. Procius en profite pour se jeter sur le monstre. Mais l’instinct animal de la créature fait qu’elle se retourne pour attraper un bras de Goldorak qu’elle projette dans l’océan. Le robot se retrouve étendu sur le ventre sur la plage. Le monstre en profite pour rejoindre la mer dans laquelle il disparaît. Goldorak se redresse.

- Je l’aurais parié ! Véga veut profiter de ma faiblesse sous l’eau.

- Procius que fait-on , demande Vénusia.

- Nous n’avons pas le choix ! Il faut le suivre.

- Je suis prête pour l’assemblage.

- Cabré !

Goldorak bondit dans les airs.

- Renversement !

Le robot se met en position pour le jumelage.

- Assemblage !

Vénusiak s’accroche dans le dos du robot, ses yeux brillent un court instant indiquant que la manœuvre a été réussie.

Vénusia pilote de façon à voler le plus proche du niveau de la mer.

- Je le capte sur mon sonar, annonce le prince.

- Moi aussi.

- Immergation !

Vénusiak manœuvre pour plonger dans l’océan. Les deux pilotes fixent leurs sonars pour ne pas perdre la créature. Soudainement elle disparaît de leur écran.

- Vénusia ! Je l’ai perdu !

- Moi aussi.

Vénusiak ralentit. Ils cherchent du regard le monstre.

- C’est impossible, il ne peut pas s’être volatilisé, fait Vénusia.

- Reste sur tes gardes ! Il ne doit pas être loin !

- Je sais, je sais.

Ils avancent lentement au hasard. Cela fait deux minutes qu’ils ont perdu la trace de la créature quand soudainement un mur de sédiment se dresse devant eux rendant l’eau opaque. Un choc violent, un bruit de métal qui se déforme. La créature a surgi du sol et a enfoncé ses griffes acérées dans le torse du robot. Quand la visibilité revient, les crocs du monstre sont devant le poste de pilotage de Procius, ses instruments lui indiquent que son robot a subi des dégâts et que de l’eau s’infiltre.

- Procius tout va bien ?

- J’ai connu pire.

Le monstre ressert son étreinte, les griffes s’enfoncent encore plus dans Goldorak.

- Vénusia, tu peux te dégager ?

- Oui, pourquoi ? Non !!! Je ne vais pas te laisser !

- Il le faut !

- Non ! Je refuse ! Et l’esprit d’équipe alors !?

- C’est très bien, mais pas dans cette situation !

- AH ! AH ! AH , jubile le Stratéguerre. C’est la fin de Goldorak et du prince d’Euphor ! Depuis le temps que j’attends cela ! AH ! AH ! AH !

- En effet, votre plan marche à la perfection, confirme Horrus.

- L’instrument de la fin de Goldorak vient d’une créature fictive créée par les terriens ! Quelle ironie lui qui se bat pour les défendre ! AH ! AH ! AH !

Les yeux du Stratéguerre reflètent une expression de démence.

- Qu’on m’apporte du vin, ordonne-t-il.

- « Il faut que je trouve le moyen de nous dégagé rapidement, se dit Procius. »

Il regarde ses instruments et remarque une chose étrange.

- « Cela ressemble à un battement de cœur ! Ce monstre serait une créature vivante ! »

Il vérifie sa lecture.

- Vénusia tient toi prête, je vais tenté quelque chose !

- Bien reçu !

- CalvicoGyre !

Les deux morceaux métalliques sont projetés des épaules du robot. Elles décrivent un arc de cercle pour revenir vers le monstre. Elles frappent la tête de la créature qui ne semble pas réagir. Un filet de sang s’échappe des plaies.

À l’intérieur de Goldorak, des crépitements électriques inquiétants se font entendre. Sous son casque, le visage de Procius se crispe.

Vénusia voit les filets de sang monté vers la surface devant le nez de son appareil.

- Du sang , s’étonne-t-elle.

- Oui, c’est une créature vivante, lui annonce le prince.

- Beurk ! Quelle horreur. Véga est vraiment horrible.

- Si seulement je pouvais trouver le moyen de nous dégager !

Soudainement, est-ce la fatigue ou le manque d’oxygène, la créature bouge la tête. Procius voit distinctement les plaies sur le crâne de monstre. La peau verte est coupée des deux côtés du sommet de la tête, la chaire est visible. Le prince vise l’une des plaies.

- Cervofulgure !

Un puissant rayon part des pointes entre les cornes de la tête de Goldorak. Quand le rayon vient frapper la chair à vif, le monstre a de brusques soubresauts. Il enfonce ses griffes plus profondément dans Goldorak. Procius prolonge le tir de son rayon.

- Cornofulgure !

Le rayon tel un éclaire par des cornes du robot pour frapper l’autre plaie. Cette fois le monstre retire ses griffes, il semble se débattre pour se mettre hors de porter des rayons et de la douleur qu’ils provoquent.

Goldorak en profite pour se mettre sur ses pieds. La douleur du monstre a cessé, car lui aussi s’est dressé.

- Météopunch !

Les deux poings du robot partent sans tourner, ils viennent frapper fortement de monstre à la tête ce qui semble le mettre en rage. La créature se met à nager rapidement vers Goldorak.

- Pulvonium !

Des poings du robot sortent des rayons mauves qui viennent frapper la peau du monstre sans aucun effet.

- La peau du crâne doit être plus fine c’est là qu’il faut que je concentre mon attaque, réalise Procius.

Il manœuvre Goldorak pour pivoter sur le côté pour éviter la collision avec la créature qui lui fonce dessus. Le heurt est évité de justesse, car le robot a du mal à répondre. Certains cadrans se sont éteints.

Le monstre fait demi-tour pour revenir à l’assaut.

- Astérohache !

Les deux parties de l’arme sortent du corps du robot pour s’assembler. La créature fonce tête baisser sur lui. Procius pointe l’une des lames droit devant lui. Le monstre ivre de rage ne change pas de trajectoire. Le prince enfonce les pieds de son robot dans le sol. La tête de la créature frappe violemment le tranchant de la lame. Goldorak recule légèrement sous le choc. Procius manœuvre pour baisser les bras de son robot pour plaquer la créature au sol. Quand elle est immobilisée, il fait jouer les puissants bras de sa machine pour enfoncer plus profondément sa lame. La créature s’agite, mais ses forces l’abandonnent. La gueule du monstre s’ouvre en grand laissant échapper des bulles d’air quand la lame effilée traverse l’os de son crâne.

Procius voit s’échapper un large filet de sang. Il reste un moment sans réagir. Finalement, il retire son arme de la tête de la créature inerte. Lentement le monstre se met à remonter vers la surface. L’Astérohache se divise pour rejoindre sa place dans le corps du robot.

- Nous pouvons remonter, demande Vénusia.

- Oui, répond Procius avec une voix épuisée.

- C’est parti.

Les propulseurs de Vénusiak entrent en action, mais ils ont du mal à s’élever vers la surface.

- Je ne comprends pas, fait Vénusia. Mes indicateurs indiquent une surcharge !

- Je sais pourquoi. Goldorak est trop lourd.

- Mais comment ?

- De l’eau, c’est infiltré à l’intérieur.

- Comment nous allons sortir alors ?

- Ne cherche pas à sortir. Rapproche-moi le plus possible des côtes, dès que je pourrais marcher sur le fond tu te sépareras. Je remonterais comme ça à la surface.

- Compris.

Après quelques minutes de déplacement sous marin difficile, Vénusiak émerge de l’océan seul. La navette décrit des cercles au dessus de la plage en attendant le robot. Vénusia est rassuré quand elle voit la soucoupe porteuse la rejoindre pour décrire des cercles, cela veut dire que Goldorak va sortir à cet endroit.

Enfin au large apparaît la tête du robot. Puis les épaules. Il sort lentement de l’onde. Quand son torse sort de l’eau, les dégâts sont visibles. De l’eau de mer s’écoule du métal déchiré par les griffes du monstre.

Une fois sur la plage Procius positionne Goldorak à quatre pattes afin d’évacuer les plus possibles d’eau.

- Procius tout va bien, s’inquiète Vénusia.

- Moi ça va, mais Goldorak a souffert. Je crois que les équipes de réparation vont avoir du travail.

Dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire, le Stratéguerre a jeté son verre à travers la pièce de colère.

- Il a encore réussi à vaincre ! C’est impossible !

- Votre plan était parfait Maître, déclare Horrus. Le prince d’Euphor a eu une chance incroyable de s’en sortir.

- De la chance pour le prince ou de la malchance pour nous ! Mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! Tremblez pauvres Terriens !

- « C’est dommage que Goldorak n’a pas été vaincu cette fois ! Mais cela m’arrange dans un sens ! C’est moi qui réduirai à néant le prince d’Euphor et sa maudite machine avec mon projet , pense Horrus avec un éclat mauvais dans le regard. »

Une fois que l’eau a fini de couler du corps du robot, Procius le redresse.

- Cabré !

Goldorak s’élance avec difficulté pour rejoindre sa soucoupe.

FIN

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