Allongée nue sur le divan, les tentures de soie sauvage
tombant sur son corps dont la poitrine dévoilée
exhalait les fragrances divines, le parfum me montait à la
tête. Il s’échappait comme jeune clandestin de cette
masse liquide au fond de ce bol, doux mélange des arômes
asiatiques à ceux de sa peau veloutée, fragile sous mes
mains. Lentement je me levai, et évoluai jusqu’à ce
corps céleste qui me regardait de ses grands yeux noirs
traversés de mille étoiles scintillantes. Ma main, ne
rêvait qu’à être transpercée par sa
poitrine et mes narines s’enivrait de ce parfum bâtard, alors
que mes lèvres parcouraient le marbre immaculé de sa
peau.