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Fiction » Romance » Si tu veux me revoir font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Aceituna
Fiction Rated: M - French - General - Reviews: 275 - Published: 07-29-07 - Updated: 09-16-08 - id:2396566

Bonjour à tous ! Un nouveau chapitre et très bientôt une fin cette histoire !

Je tiens à tous vous remercier et tout particulièrement Pivoine et Miss Spooky Muffin pour m'avoir prêter son perso et pour sa confiance !

Bonne lecture à tous.

21 - Je suis gay !

Julien regarda le paysage défiler devant ses yeux et soupira pour la énième fois. C'était la première fois qu'il n'était pas vraiment ravi de partir aux sports d'hiver. Il ferma les yeux et pensa à Romain. Il secoua alors la tête et se leva pour changer d'air.

— Ça va ? lui demanda sa soeur en le rejoignant dans le couloir. Tu as l'air préoccupé, quelque chose ne va pas ?

Julien secoua de nouveau la tête sans répondre les yeux rivés sur la vitre.

— Tu sais continua Lexis, ce n'est qu'une petite semaine, ça passera vite !

Il la regarda alors surpris. En général, Lexis était plus que ravie d'aller aux sports d'hiver et se plaignait au contraire qu'une semaine par an c'était bien trop court.

Elle lui fit un petit sourire.

— Que veux-tu peut-être que moi aussi j'ai laissé quelqu'un et que j'aurai préféré passer cette semaine en sa compagnie plutôt qu'avec nos parents, dans cette petite station...

— Tu es avec quelqu'un ? l'interrompit alors son frère. Ne me dis pas que c'est ton copain Miguel !

— Non, ce n’est pas lui...

— Ah alors c'est qui ?

— Quelqu'un... se contenta-t-elle de répondre en haussant les épaules. À chacun son jardin secret finit-elle pour clore la conversation avant de le laisser de nouveau seul.

Julien la regarda partir en soupirant. Il ne pourrait jamais en parler à personne...

Qu'est-ce qui lui avait pris de coucher avec un mec ?

Pourtant le week-end, mis à par l'intrusion éphémère de Marius, s'était excessivement bien passé, la semaine qui avait suivi également...

Et puis il y avait eu vendredi soir...

Il n'arrivait toujours pas à s'expliquer ce qui s'était vraiment produit. Romain s'était montré très aguichant comme à son habitude sauf que cette fois-ci, il avait décidé de changer les règles du jeu...

Et Julien n'avait pas réussi à jouer... C'était si...

Jamais il n'avait envisagé que les rôles puissent s'inverser ainsi. Dans les couples gay, il y avait l'homme, lui en l'occurrence et la fille... La notion même que cela puisse être « auto reverse » ne lui avait jamais effleuré l'esprit... Et pris au dépourvu il s'était comporté comme la première pucelle venue, il avait battu en retraite et il avait fui.

Et maintenant sans nouvelle de Romain depuis, il s'apitoyait sur lui-même comme... comme une fille.

Il secoua la tête pour la énième fois et retourna s'asseoir en regardant au passage son téléphone sans signe apparent qu'il manque à quelqu'un. Romain lui avait déjà laissé un message la veille, le samedi où il s'excusait et proposait que Julien le rappelle lorsqu’il serait prêt pour parler de ce qui s'était passé.

Le problème c'est qu'il ne s'était rien passé. Était-il vraiment fait pour être gay ? Avait-il des prédispositions ?

Contrairement à ce qu'il se disait, il n'était pas sorti avec autant de filles que ça. Il y avait eu l'erreur : Virginie, le flirt de l'été : Déborah, le pari : Sabine et l'amie : Albane. Sa réputation venait seulement du fait qu'il passait son temps entouré de filles, soit pour des problèmes de maths, soit pour des problèmes en rapport avec son poste de délégué. Il flirtait un peu avec elles par jeu bien sûr, mais cela n'allait jamais très loin.

Et puis il avait eu Romain... Un truc dingue, un truc qui s'était fait comme ça, presque naturellement. Est-ce qu'il l'aimait ? Est ce qu'on peut aimer à dix-huit ans ?

Il n'en avait pas la moindre idée, mais il savait que lorsqu'il le voyait sa journée serait bonne et rayonnerait pour peu qu'il croise l'un de ses sourires. Son estomac fourmillait à son approche et s'il n'avait une capacité hors-norme pour se concentrer, il passerait certainement ses jours à rougir.

Pourtant, c'était un garçon...

Un sourire fugace traversa ses lèvres lorsqu'il croisa le regard froid de son père.

S'il savait ! Et s'il savait comme il s'en foutait de ce qu'il pouvait bien penser.

Puis il croisa celui de sa mère et son sourire s'effaça instantanément.

Si elle savait... Elle en mourrait sans doute.

Et si ce n'était qu'une passade ? Une façon pour lui de se rebeller contre l'autorité paternelle qui ne cessait d'imposer sa loi...

Le train arriva à destination et ils prirent le bus pour se rendre à la station de ski. C'était la première fois qu'ils allaient là. Normalement, ils fréquentaient les grandes stations, mais des amis à son père avaient conseillé cet endroit.

Le bus les déposa devant leur hôtel « au pied des pistes », enfin au pied de la navette qui les emmènerait aux pistes...

Cependant si l'endroit ne payait pas de mine à l'extérieur, il se dégageait de l'intérieur de l'auberge, un confort discret qui plut immédiatement à Julien. Une grosse dame les accueillit avec un sourire charmant et un jeune homme d'une vingtaine d'années leur prit leurs bagages et les emmena jusqu'à leur chambre.

Une fois les paquetages déposés dans la chambre de Julien et Lexis, le jeune homme qui s'appelait Jéremy, disparut avec un sourire radieux sur le visage et un regard plus qu'appréciateur.

Seuls, le frère et la soeur se regardèrent et sourirent.

— Je crois que tu lui as tapé dans l'oeil dirent-ils en même temps avant d'exploser de rire.

Lorsqu'ils se calmèrent enfin, ils défirent leurs valises et attendirent devant la télé que leurs parents viennent les chercher pour aller manger.

Une fois le repas pris, ils restèrent tous les quatre dans l'hôtel et en profitèrent pour s'inscrire aux cours de ski. Le niveau de la famille était semblable, mais Julien et Lexis préféraient de loin skier avec des gens de leurs âges et justement un groupe de quatre jeunes venaient de se former avec pour guide le fameux Jérémy.

Ils allèrent se coucher tôt et le lendemain ils étaient dans une forme olympique pour descendre les pistes enneigées.

Leur groupe se composait de trois filles, dont Lexis et trois garçons, quatre avec leur moniteur. La première fille s'appelait Laëtitia, elle devait faire un mètre soixante-quinze et possédait tout ce qu'il faut là où il faut et semblait en être plus que consciente, ce qui la rendit d'emblée antipathique aux yeux de Julien. La seconde, Sophia avait le type italien, un adorable sourire et sympathisa immédiatement avec Lexis. Chez les garçons, il y avait un Marc, qui semblait avoir déjà tout vu et tout vécu du haut de ses vingt et un ans ainsi que son frère Benoît, plus jeune et moins bavard, plus dans le style de Julien et enfin, Jéremy. C'était un enfant du pays, assez beau gosse avec un sourire enjôleur et des yeux rieurs qui oscillaient entre le vert et le gris. Julien n'avait jamais vraiment parlé avec lui en ce début de semaine. Il préférait rester en retrait de son groupe et se plaisait à observer les filles, trouvant leurs copains la plupart du temps bien plus charmants.

Il avait cependant remarqué les regards que lui lançait leur guide, mais il ne savait pas si c'était à lui ou à sa soeur.

Peut-être aussi ne voulait-il simplement pas les voir. En effet s'il plaisait réellement à Jéremy cela signifierait que le garçon avait vu en lui quelqu'un qu'il n'était pas certain d'être...

Le mardi soir, il avait tenté d'appeler Romain sans trop savoir quoi lui dire, mais il devait reconnaître que ce dernier lui manquait énormément. Et lorsque son amant ne répondit pas à son appel, cela le contraria grandement. Et puis finalement, il reçut un SMS, vers vingt-deux heures.

« Extinction de voix... Désolé. R »

Il avait lu le message une bonne dizaine de fois ahuri. Puis, ne pouvant trouver le sommeil, il en avait fait part à sa soeur.

— Tu comprends ça comment toi ? lui demanda-t-il en lui tendant son téléphone.

— Euh... Il est malade, il a pris froid ?

— Vraiment ? T'y crois toi ?

— Je ne sais pas Julien. Si tout va bien entre vous...

Julien esquissa une grimace.

— Tu... Tu veux en parler ? demanda alors la jeune fille.

— Non ! lui répondit-il en lui reprenant son téléphone des mains et en éteignant sa lampe de chevet.

Sans trouver le sommeil pour autant, il décida d'envoyer un SMS à son tour.

« Menteur ! J »

La réponse de Romain ne se fit pas attendre et à peine dix minutes après l'envoi de son SMS, son téléphone vibra. Julien hésita un instant à répondre, puis se décida. Si tout était fini, mieux valait le savoir tout de suite !

Il décrocha et quelqu'un baragouina :

— 'Ul'un, 'ai 'oi...

— Romain ? demanda ce dernier, surpris.

— Hum, fut la seule réponse.

— T'es vraiment malade ?

— Hum.

— Mais... T'as vu un médecin ?

— 'an

— Nan ? Mais tu n'as plus de voix, il faut te soigner !

— 'an, 'a 'a

— C'est ça ! Aller bonne nuit ! lui répondit alors Julien énervé avant de raccrocher.

Il s'allongea dans son lit et fixa le plafond en se rappelant leur rencontre. Romain était malade et avait refusé de voir un médecin.

Puis une idée lui traversa alors l'esprit, et s’il avait demandé de l'aide à l'autre médecin ? Cet Alexis. Julien serra les dents et passa une très mauvaise nuit.

Le lendemain soir, malgré sa journée de ski et sa courte nuit, Julien décida tout de même de sortir un peu. Il avait envie de se changer les idées et surtout d'arrêter de penser que Romain pourrait le tromper avec ce médecin de mes deux si sûr de lui.

Il marcha un peu dans la ville, sans se préoccuper de ce qui l'entourait, l'esprit accaparé par les mêmes pensées, inlassablement.

Était-il gay ? Et si non alors, pourquoi se préoccuper autant de Romain ? Parce qu'il tenait à lui ?Mais s'il tenait à lui c'est qu'il était... C'est qu'il l'est... Ou peut-être pas.

Il était face à une équation sans solution et cela le tourmentait. Il y avait tellement d'inconnues...

Était-il seulement prêt à être gay pour de vrai ?

Il se mit à regarder les étoiles et à souhaiter y voir un signe lui qui n'y croyait pourtant pas. Les astres restèrent cependant silencieux et la seule chose qui sembla lui faire signe c'était l'enseigne lumineuse d'un bar, le Twilight (1).

Il entra dans le pub et s'installa au comptoir et y commanda une Despe. Il y avait du monde ce soir-là et les gens étaient d'humeur joyeuse. Il promena son regard dans la salle avant de tomber nez à nez avec le sosie de Romain !

Il eut un coup au cœur et dut se frotter les yeux pour être sûr de ne pas rêver. Il fixa de nouveau l'homme à la chemise noire dont toute l'attention était attirée par un groupe de jeunes gens sur sa droite. Après ce second coup d'œil, il dut se rendre à l'évidence que ce n'était pas Romain, mais un homme lui ressemblant légèrement. Le barman était plus grand, ses cheveux plus courts, ses lèvres plus fines, son menton plus carré, mais ses yeux étaient aussi bleus que ceux de son amant ou du moins le devinait-il dans la pénombre du bar. Tout à sa contemplation, il surprit la conversation qui semblait tellement intéresser l'inconnu.

Un des garçons du groupe se vantait d'avoir donné une bonne leçon à un petit pédé, qui n'avait même pas les couilles d'appeler une fille pour lui dire qu'il n'était pas intéressé. Il lui avait mis la branlée du siècle et sa victime était partie la queue entre les jambes, pleurer dans les jupes des deux gamines qu'elle était censée garder. Alors que tout le groupe partait dans un grand éclat de rire, Julien ne put s'empêcher de serrer les dents et les poings. Il repoussa légèrement son tabouret pour avoir une explication avec le garçon, mais à sa grande surprise le barman le prit de court. Il se saisit de la bière de Julien qu'il avait à peine eu le temps d'entamer et la balança au visage du fanfaron en lui intimant l'ordre de déguerpir immédiatement. Devant le silence pesant qui suivit, il se justifia simplement en disant qu'ici, ils n'acceptaient pas les homophobes. Julien vit apparaître des sourires entendus sur les visages de certaines personnes présentes, alors que la petite frappe disparaissait sous les ricanements d'autres clients.

Julien regarda toute la scène sans jamais desserrer les poings et une froide colère lui étreignait le cœur. Et alors qu'il se rasseyait, son regard croisa celui du barman qui lui demanda avec froideur, en le fixant:

— Ça pose un problème à quelqu'un ?

Julien planta son regard dans le sien sans vraiment comprendre. C'est alors que Jérémy vint à sa rescousse.

— Tu lui as juste pris sa bière Vincent, c'est tout !

Le dénommé Vincent leva un sourcil, puis resservit Julien alors que Jéremy s'installait à ses côtés. Après quelques minutes de silence, Jéremy lui dit :

— Tu sais il y aura toujours des imbéciles...

Julien l'observa sans être sûr de comprendre. Jéremy prit une gorgée de bière puis reprit.

— Je suis gay... Et toi ?

Julien cligna des yeux. La question avait le mérite d'être franche et alors qu'il allait répondre que non, il se ravisa et prit une gorgée de bière à son tour avant de répondre :

— À quoi tu vois ça ?

— Je sais pas sourit le guide. Peut-être parce que Laëtitia t'a fait un gringue pas possible dès qu'elle t'a vu et que tu ne lui as même pas accordé un regard !

— Laëtitia... pas mon genre de fille répondit Julien laconiquement.

— Non ! J'ai vu, c'est pourtant le genre de pas mal d'hétéros...

— Ça ne veut rien dire ça, j'ai quelqu'un dans ma vie c'est tout ! répondit Julien qui voulait absolument savoir maintenant ce qui avait poussé Jérémy à le croire gay. Laëtitia ne pouvait pas être la seule raison...

— C'est vrai ? Dommage ! se contenta de répondre alors Jéremy en reprenant une gorgée de bière.

— Être fidèle ne signifie pas pour autant que l'on est gay ! continua Julien avide de réponses.

— Non, bien sûr que non ! En plus, c'est pas vraiment notre réputation !

Julien esquissa une grimace.

— Il ne faut jamais croire tout ce que l'on dit ! Tu es à mon goût, je tentais la chance c'est tout...

— Tu... Tu tentais la chance... Mais... comment savoir...

Jérémy se contenta d'un sourire énigmatique accompagné d'un haussement d'épaules, puis il se leva de son tabouret et se dirigea vers la salle où l'attendaient quelques amis. Avant de les rejoindre cependant, il se retourna vers Julien et lui dit :

- Tu connais déjà la réponse à ta question...

Perplexe, l'adolescent finit sa bière et quitta le bar. Le froid le saisit et il se mit à courir aussi vite qu'il le pouvait jusqu'à son hôtel où il arriva totalement essoufflé. Il regarda une nouvelle fois le ciel sombre et ferma les yeux avant de hurler à plein poumon : « Je suis gay ! », phrase qui s'acheva par une quinte de toux incontrôlable. Seul le silence lui répondit alors, il regarda tout autour de lui et rien n'avait changé. Aucune lumière ne s'était allumée, aucune fenêtre ne s'était ouverte pour lui énoncer ses quatre vérités.

Non, vraiment rien, rien n'avait changé autour de lui et pourtant pour lui tout venait de changer. Il venait enfin de trouver son inconnue. Une fois que les choses étaient établies, qu'elles étaient irréfutables, il n'y avait plus rien à ajouter.

Je suis gay, totalement gay...

Le monde pouvait le savoir maintenant, il y aurait toujours des gens pour comprendre...

Il arriva dans sa chambre euphorique. Il enleva son manteau et surprit sa soeur au téléphone. Cette dernière mal à l'aise baissa la voix, mais Julien put entendre le prénom de son meilleur ami. Sans se poser plus de questions, il se rua sur le téléphone de sa soeur et le saisit.

— Samir ! s'écria-t-il. Je voulais justement t'appeler ! J'aimerai que tu me rendes un grand service !

— Dis toujours ! lui répondit Samir avec une certaine contrariété dans la voix.

— Romain est malade et j'aimerais que ton père aille le voir. Apparemment il aurait pris froid. Il ne peut plus parler et bien sûr il ne veut pas faire appel à un médecin digne de ce nom !

— Euh... tu veux que je débarque chez ton mec avec mon père sans prévenir...

— Ouais, pourquoi ?

— Julien !

— M'enfin... Il est malade...

— Et majeur !

— Samir s'il te plaît, s'il te plaît ! Tu me dois bien ça pour Virginie non ?

— J'y crois pas ! Tu es pire qu'elle !

Julien se tut vexé. Après quelques secondes de silence, Samir pouffa de rire à l'autre bout du fils.

— Je rigole ! J'irai voir ton mec, c'est promis !

Ils raccrochèrent quelques minutes plus tard et Julien rendit son téléphone à sa soeur qui semblait contrariée. Tout en lui tendant son portable, il observa l'appareil comme si quelque chose venait de lui échapper, mais très vite il secoua la tête puis alla prendre une douche avant d'aller se coucher.

Le lendemain Julien se réveilla dans une forme olympique. Son humeur morose s'était envolée, avec sa course dans le froid et il n'avait maintenant plus qu'une envie : Revoir Romain au plus vite...

Le soir, il appela Samir pour avoir des nouvelles de son homme.

— Alors ? demanda-t-il lorsque Samir eut décroché. Comment va-t-il ?

— Je vais bien et il va bien, merci ! s'exclama Samir avec amusement.

Sans se préoccuper du début de phrase de son ami Julien poursuivit :

— Ça veut dire quoi il va bien ? Il a une angine c'est ça ? Ça va se soigner rapidement ? Il est sous antibiotique ?

— Nop ! C'est jusque qu'il va bien !

— Il va bien ? Mais tu l'as vu au moins ?

— Oui, d'ailleurs il me fait dire que... non je peux pas lui dire ça !

— Quoi ! s'exclama Julien qu'est ce que tu ne peux pas me dire ?

Il lui sembla entendre deux rires au bout du fil.

— Et... Pourquoi Romain est avec toi ?

— Quoi ? C'est pas toi qui voulais que je m'en occupe ?

— Si... mais...

— Aller ne t'inquiète pas ! Il va très bien, il a juste un petit problème avec sa voix ! Ça va se régler tout seul !

Perplexe Julien n'eut pas le droit à d'autres explications, ni à d'autres nouvelles.

La fin de la semaine lui sembla s'éterniser au possible et lorsqu'il se coucha enfin ce samedi soir, pour sa dernière nuit à la montagne, il eut beaucoup de mal à trouver le sommeil.

Il allait revoir Romain et cela l'effrayait un peu. Se tournant et se retournant encore et encore dans ses draps, il décida d'allumer la télé puisqu'il ne réussissait à dormir.

Il zappa sur toutes les chaînes jusqu'à tomber sur les chaînes payantes. Il s'arrêta sur l'une d'elles, surpris que les protagonistes ne fussent que des hommes.

Le film avait déjà commencé et semblait se passer dans une école. De ce qu'il avait compris de l'histoire après quelques minutes, était qu'il s'agissait d'un groupe d'étudiants qui essayait de pervertir l'un de leurs profs. Ils avaient réussi par on ne savait quel subterfuge à l'entraîner dans ce qui semblait être une cave pour qu'il y rencontre leur chef, un dénommé Adam.

Le jeune professeur s’était retrouvé nu et ligoté en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire et il semblait terrorisé alors que s'approchait de lui son bourreau masqué.

Lorsque ce dernier sortit de l'ombre, Julien fronça les sourcils. L'homme était torse nu et portait un magnifique tatouage d'une rose rouge sur le sein gauche.

Instinctivement Julien s'approcha de l'écran pour mieux le voir, un étrange fourmillement au creux de l'estomac. Il plissa les yeux et son coeur loupa un battement alors qu'il le reconnaissait...

Mais déjà le film s'arrêtait et un bandeau proposait la suite contre l'échange d'un numéro de carte bleue...

A suivre...

(1) Twilight de Miss Spooky Muffin



© Copyright 2007 Aceituna (FictionPress ID:433291).


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