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Lundi 30 Juillet 2007
Hello everyone ! Eh oui ! Me voici ! Avec un petit (mini) One shot Déjanté et tout chou !
Je n’ai pas grand-chose à dire.
Titre : Quand le chasseur devient proie
Auteur : Imari Ashke (aka Ima)
Disclaimer Tous ces petits personnages m’appartiennent ! Rien qu’à moi ! Surtout mon petit Alex (ricane)
Genre : Yaoi soft. Envie de guimauve et de déconnade xD
Rating : T.. Mais c’est vraiment pour un minuscule passage xD
Résumé : Ou comment un amoureux désespéré se révèle au grand jour après une soirée bien arrosée ! Et qu’il ne voit pas venir le chasseur caché dans sa proie… Yaoi soft
Dédicace : Ce One Shot est dédicacé à L’Ange Gardien devenue Mouf Mouf (roh elle a changé ! C’est quoi ce pseudo ?! xD). Par ce que sa fic "Symptômes Intéressants" a été le déclencheur de cette fic que vous avez sous les yeux. Je vous la recommande.
Et sans plus attendre, ce mini morceau de Romance et de délire…
Quand le chasseur devient proie…
Ou comment un amoureux désespéré se révèle au grand jour après une soirée bien arrosée ! Et qu’il ne voit pas venir le chasseur caché dans sa proie...
Ouais ! C’est la fête ce soir !
Un verre dans les mains, je bouge mon corps, riant de rien. Nicolas n’est pas loin de moi et a l’air de s’amuser de mon état. Forcément ! Il n’est pas habitué à me voir bourré !
Bourré ? Qui a dit que j’avais trop bu ! Ce n’est pas vrai, pas moi ! Je tiens bien l’alcool et je connais mes limites ! D’ailleurs, hop ! Un petit verre de plus, pour prouver à tous que je tiens bien sur mes jambes même avec ça !
« Alex, tu es terrible ! Arrêtes-toi là ou tu vas t’effondrer ! » rit Nico en s’approchant de moi et en me prenant mon verre. Le mien ! Pourquoi est-ce qu’il veut le mien, d’ailleurs ? Il en a déjà un, lui ! Il n’a pas à me piquer mon verre en plus ! Si je dois le récupérer à la petite cuillère demain, bonjour le sport !
« Hey, Nico ! Rends-moi ça ! C’est du vol !
-C’est pour ton bien, mon petit Alex. Lâche ce verre ! Tiens, pose-toi là ! »
Et il me pousse sur le divan. Quoi ! Mais je n’ai pas envie de dormir moi ! Je veux encore faire la fête, danser, crier !
Tiens, d’ailleurs pour la peine je cris !
Les regards convergent vers moi. Ils ont l’air tellement stupides à me regarder aussi bizarrement que j’en éclate de rire. Ils recommencent à s’animer autour de moi, s’amusant. Je sais, je suis le roi des blagues !
Je fais mine de me lever mais croise le regard sévère et après un « oui, maman » des plus critiques à son égard, je ne fais que le suivre des yeux. Brun, grand, musclé, Nicolas est presque mon antithèse avec mes cheveux blonds, mes yeux bleus et mon allure de brin d’herbe ! C’est pas du juste !
« Alex, lève-toi ! » me dit Juliette, une amie, en me tirant par le bras. Pas de Nico en vue ? Génial ! Je ne demande que ça, mais étrangement, j’ai un peu de mal à tenir sur mes jambes. Elle rit et m’embarque avec elle pour danser. Je lève un pied, puis l’autre. Le rythme dans la peau ? C’est exactement moi ! Pas de souci !
Un pas sur le côté, un pas de l’autre, les mains en éternel mouvement, je crois que j’ai la classe ! D’ailleurs tout le monde me regarde. Normal ? Je me déchire, pour rassasier les mirettes de toutes ces personnes. Jusqu’à ce qu’on m’attrape férocement par le bras. J’entends Juliette protester, elle qui dansait tout contre moi. C’était marrant, zut !
« Alex, je te ramène ! »
Ah non alors ! Je me débats, pas moyen d’échapper à l’étreinte de Nico. Il est chaud, il sent l’alcool et le parfum qu’il met tout le temps. Aqua Di Gio… De quoi en tomber par terre !
Je finis par me laisser traîner, aucune envie qu’il s’aperçoive de mon excitation qu’il soit si près de moi. A mon avis, ça ne doit pas être difficile à remarquer, mais autant faire attention…
Je finis par le repousser. Quoi ! Je sais marcher tout seul ! Ah… Bizarre, le sol se rapproche, j’ai l’impression de marcher sur le côté de la Terre. C’est moi ?
Mais on me rattrape. Ah, Nico ! Mon sauveur !
« Tu sais que je t’aime, toi ? » dis-je, bafouillant gaiement, la tête dans son cou. Je sens un frissonnement de sa part. Il a froid ? Je l’entoure de mes bras, histoire de le réchauffer, mais son corps est presque brûlant à côté du mien. Qu’est-ce qu’il a, de la fièvre ?
« T’as pas l’air bien… si ? » demande-je, la tête me tournant toujours un peu.
« Je vais très bien, Alex, mais arrête tes bêtises. », me répond-il.
Quoi ! Mais ce ne sont pas des bêtises ! Je l’aime vraiment ! Ce n’est pas de l’amitié, c’est vraiment de l’amour ! Du vrai ! J’ai envie de l’embrasser… Ca marcherait, pour qu’il comprenne ?
Je tente ma chance et, avec difficulté, je m’empare de ses lèvres. D’abord doucement, ne laissant qu’un petit baiser, vite suivi de un, deux, trois autres. Puis c’est lui qui attrape ma nuque et viens glisser sa langue entre mes lèvres.
…Quoi ?! Je dis pas non, au contraire !
Je m’empare de l’aventurière et commence une danse des plus torrides. Je suis tout contre lui et je n’ai aucun doute qu’il doit avoir remarqué mon désir monter… Mais autre part... dans tout mon corps, c’est la fatigue qui s’installe. J’ai sommeil !
Notre baiser prend fin, j’ai les jambes toutes molles. C’est normal ? C’est lui qui me fait cet effet-là ? J’ai encore envie de l’embrasser, mais pas la force.
« Alex… Qui as-tu embrassé ? » me demande Nicolas.
« Toi ! »
Ma réponse est claire, non ? Pas trop difficile à comprendre ! En tout cas, pas moyen de résister aux bras de Morphée ! Je préfère tout de même ceux de Nico, mince !
Mes yeux se ferment tous seuls…
Avant même de papillonner des mirettes, un affreux mal de tête s’empare de moi.
« Ah… », fais-je en un grognement douloureux, me prenant la tête entre les mains, prenant une position recroquevillée. Rien à faire, ce mal de crâne est insurmontable, même dans cette position fœtale !
« Debout, la marmotte ? » demande une voix vers laquelle je me tourne. Nicolas est debout devant le lit, un sourire aux lèvres.
« Surtout, pitié, ne parle pas trop fort ! », lui dis-je, en souriant à mon tour, piteusement.
Enfin, je tente de savoir ce que je fais ici. Car, c’est clair, je ne suis pas dans mon lit, c’est même plutôt la chambre de Nico.
« Mes parents sont partis travailler. On a la maison pour la journée. »
Quelque part, cette phrase me rend un peu mal à l’aise. J’ai une boule à l’estomac. On faisait quoi hier ? (à part la bringue ? C’est pas que j’y sois pas habitué, mais là… je le sens pas !)
Ah la fête, oui, évidemment… la fête ! Merde !
Je me souviens alors mon état… Un sourire me vient, risible ! J’étais vraiment dans un piteux état ! Toutes ces conneries, et Juliette qui me collait pour danser, horreur ! Il n’y en a qu’un que je veux… (Ne pas penser à lui, Roméo, quand Juliette est à côté… enfin Juliette, tout est relatif ! Roméo bis peut-être ?)
Et après la fête…
Non… Oh, non, pas ça… ! Pas possible ! Je n’ai pas fait ça, n’est-ce pas ? (Eh Dieu ? T’es là ? Réponds-moi ! La connexion internet n’a même pas été transférée au Paradis ? Mais c’est l’époque de Cro-Magnon en haut ! Et merde !)
Timidement, redoutant ce que je vais croiser, je me tourne lentement vers Nico. Il sourit toujours, l’air légèrement amusé.
« Tu te souviens ?
-De quoi ? De l’éléphant rose ? », je tente, détournant mon regard, essayant de sourire à mon tour.
« Alex !
-Tout… Tout ce que j’ai dit hier, c’était vrai…
-Qui embrassais-tu réellement, alors ? » me demande tout de même Nico en s’approchant du lit et en s’accroupissant à ma hauteur. Mes yeux rencontrent les siens et je n’ai aucun moyen de me détourner. Ses yeux vairons, le droite couleur caramel, celui de gauche tournant largement vers le vert, m’attirent comme des aimants, ne me laissant aucune chance de fuite.
« Je n’embrassais… que toi… », murmure-je, sentant mes joues chauffer. Mais de quoi ai-je l’air ?! C’est embarrassant ! (SOS Pompiers ! Alerte au feu au niveau des joues ! Vous auriez pas de la glace en stock ?...)
J’attrape ses couvertures et juste quand je me les balance pour me protéger, je vois le visage de Nicolas s’approcher. Ses lèvres ont juste le temps de me frôler que la couverture nous sépare.
Bêtement, je ris. C’est l’hystérie. Il allait faire quoi au juste, là ? Pas m’embrasser j’espère ? Hier, j’étais déchiré ! Aujourd’hui… je suis mort de trouille ! J’ai été ridicule…
« Alex ! » marmonne Nicolas en tirant sur la couverture.
Eh, mon refuge ! Il ne va pas me l’arracher comme ça, non mais ?!
…
Si…
Après un geste sec de la part de mon (plus ou moins) ami, ma grotte disparaît et je fais face à ce beau brun aux yeux vairons. J’en rougis de gêne et d’anticipation. C’est pas ma faute ! Je suis trop mal ! (Et la justice, elle est où là ? Moi je dis : procès ! Procès ! Il est où le juge impartial ?! Hein ?! Non mais !)
« Alex, qu’est-ce que tu veux à présent ? », me demande-t-il en s’asseyant sur le lit sans chercher à m’approcher. Sa distance me rassure et m’énerve tout en même temps. Non mais il n’a pas compris ?! Il ne pourrait pas s’approcher un peu ? Histoire que je l’attrape et que je le tire tout contre moi ?
Non, je vous assure, ce que je dis est parfaitement cohérent ! Je l’aime c’est tout ! Pas ma faute si je le veux à 300 kilomètres et coller à moi en même temps !
« C’est pas… évident ? », je tente en croisant son regard à intervalles réguliers, sans oser m’y appesantir.
« Il faut croire que non si je te pose la question. »
Ouais, ouais, ouais ! Vas-y parle ! J’ai rien d’autre à dire ! D’ailleurs t’es toujours trop loin, tu veux pas te rapprocher ?
Et je prends les mesures nécessaires à cela : je lui attrape une épaule et le tire sur moi. Avec une petite exclamation de surprise, ses mains vont se plaquer sur mon torse, tout ce qu’il y a de plus mou, qui cri sa souffrance par ma bouche.
« Aïe ! Mais t’es lourd !
-Et qui m’a attaqué comme ça, hein ? », s’amuse Nico. Mais il retire l’une de ses mains pour poser tout son avant bras sur le lit, tout contre moi et passe son autre main sous mon T-shirt.
Mes joues chauffent. Normal ? D’ailleurs la chaleur de la chambre n’a pas monté d’un cran depuis quelques secondes ? Bizarre, j’ai vraiment très chaud pourtant !
Après plusieurs passages de cette main (traîtresse !) sur mon ventre, un soupir m’échappe. C’est bon ! Encore, Nico !
Et pour toute réponse à ma supplique muette, un nouveau toucher se fait sentir. Ca, ce n’est pas une main ! Oh non ! Plus du tout même !
Et ses lèvres piquent mon ventre de baisers entre deux sillons tracés par sa langue.
Je me rends alors compte de mes propres mains (traîtresses, elles aussi ! Mais c’est quoi ce monde de dépravés !) qui sont allées s’attaquer à mon ami (amant ? Mais sur quel pied je dois danser à présent ?!). L’une d’elle s’est posée sur le dos de Nico à moitié débraillé et l’autre a été s’emmêlée à ses cheveux bouclés.
« Ah… »
Ma voix est aussi traîtresse que toute mon anatomie ! Je vois des étoiles devant mes yeux.
« Alex ? »
Je baisse mes yeux sur Nico et croise ses yeux vairons, extraordinaires. Je ne peux plus échapper à leur prise cette fois. Ils sont comme fous, brillants, brûlants ! Ils se rapprochent lentement alors que je sens le poids de ce beau (sexy, allumeur, si vous en avez d’autres, appelez-moi hein !) brun se déplacer comme un serpent tout contre mon corps. Ses lèvres titillent les miennes doucement avant d’enfin se poser sur elles et de les ouvrir. Nos langues se croisent, se frottent l’une contre l’autre, puis entament un ballet que je trouve presque indécent !
Les mains de Nico en ont profité pour remonter et je sens mon T-Shirt sous mes aisselles, coincé. Quant aux miennes, celle des cheveux est restée sagement à sa place mais l’autre s’est échappée pour se déplacer sur une partie du corps de Nico que je trouve expressément faite pour elle. En fait, ce sont ses fesses !
…
Fesses ?...
Comme cul ?
Comme derrière ?
Comme deux bosses au niveau des reins et au dessus des jambes ?
Fesses ?!
Han ! Même pas vrai ! Je suis pas obsédé moi ! Non, non, non ! Je vous jure !
… Alors pourquoi je n’arrive pas à la retirer, cette main ? Pourquoi je serre si fort ? Pourquoi est-elle crispée ici ?
Notre baiser s’éternise. Les étoiles défilent devant mes yeux. J’ai l’impression d’avoir été transformé en laboratoire astronomique !
Puis le corps de Nico, resté en suspend un peu au dessus de moi, se laisse tomber. Je sens cette bosse, victime de son désir, rencontrer la mienne.
Deux cris, deux crispations, deux flashs d’un blanc lumineux nous prennent en même temps. Mon souffle s’arrête net, puis reprend, complètement échancré. Les battements de mon cœur se sont précipités, j’ai l’impression d’écouter du tam-tam en accéléré. Je suis presque mort de peur par ce que je ressens.
Presque.
Par ce que la deuxième partie de moi est pétrifiée de peur par ce que l’on fait !
Ca va trop vite !
Nico embrasse mon cou, le mordille et se déplace sur le côté. Je respire plus facilement, je me détends. J’apprécie ce mordillement dans mon cou. C’est sensuel…
Pervers ! Nico est un pervers ! Pourquoi moi ?!
Un nouveau cri m’échappe. Sa langue est repartie à l’attaque tout contre mon cou, ma gorge. Je tire ma tête en arrière pour lui laisser plus de place dans son voyage.
J’en redemande ! C’est bon !
Puis, après un dernier coup de langue, tout s’arrête. Il ne reste plus que ma respiration saccadée, mon cœur qui bat à cent à l’heure, et la présence de Nico tout près de moi.
Après encore quelques instants, je sens quelque chose contre ma poitrine. Je pose ma main dessus et me rends compte que c’est l’une de celles de Nico. Je ne l’avais même pas sentie jusqu’à présent… Je finis par la caresser lentement, alors que le temps passe et que mon souffle redevient régulier tout comme les battements de mon cœur.
Enfin tout est calme et la voix de Nicolas s’élève doucement, soufflant, comme pour éviter de couper brusquement ce long silence tranquille :
« Ca va ?... Je n’ai pas… été trop loin ? » me demande-t-il dans un souffle, en se déplaçant enfin pour se coller contre moi.
Et c’est comme si mon cœur n’avait attendu que cela pour repartir de plus belle. Après un gros « BOUM », il reprend un rythme saccadé et soutenu. Nico émet un petit rire, sa main caressant ma poitrine.
« Non… », réponds-je difficilement. « C’était… parfait… »
Je n’ai pas pu m’en empêcher. Ces mots ont traversé ma bouche sans que je puisse les arrêter. Mes joues s’enflamment et la main de Nico sur ma poitrine se glisse sur le côté pour me serrer entièrement contre lui. Je soupire de bien-être.
Si c’est ça être avec la personne que l’on aime… Alors arrêtes le temps, Dieu, ou qui que tu sois d’autre ! J’ai pas envie d’attendre le prochain voyage pour l’éternité ! C’est avec lui que je veux être.
Pour le meilleur… et surtout pour le pire ! (ce pervers vient déjà de m’attraper les fesses !)
Ima.
Voilà ! Laissons ces petits tourtereaux battifoler gaiement ! En tout cas, ça a été un pur bonheur à écrire, je me suis éclatée !
A bientôt, chers lecteurs !