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Fiction » Romance » Les liens de la souffrance font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Chi No Tenshi
Fiction Rated: M - French - Angst/Romance - Reviews: 21 - Published: 08-15-07 - Updated: 01-18-08 - id:2403323

Gomeeeeen nasaaaaiiii ! J’ai encore de retard T-T Et pourtant ce chapitre était déjà terminé d’écriture pour le 1er Janvier où je voulais vous l’offrire comme cadeau de nouvelle année. Mais c’est raté T-T Je suis tombée malade juste ce jour là donc j’ai pas pu faire la correction et pouf, me voilà à vous donner ce chapitre qu’aujourd’hui… (Et j’ai eu une crise de flemme aiguë entre temps :p)

Donc vala. Pour vous rassurer le chapitre 10 et très avancé et pense pouvoir vite le finir et vous le donner. Espérons seulement que personne ne me donne à nouveau sa crève entre temps et que j’attrape pas non plus une crise de flemme :p Bisous et bonne lecture !


Chapitre 9 : Libération de Neshiki et Shichi !

Les frères Makkurayami et leur ami respectif se réveillèrent vers les onze heures du matin. Masaki n’étant pas partit en douce durant la nuit pour se jeter dans la gueule du loup ! Seiji et Kira avaient parfaitement récupéré, ce qui enchantait tout le monde, et Takiko avait préparé toutes les armes comme convenu.

-Je crois que ce cher Dilano a du soucis à se faire. Sourit Malicieusement le maître de maison.

Ce dernier était par ailleurs vêtu d’un keikogi(1) frappé aux armoiries des Makkurayami –A savoir un papillon rouge posé sur la lame d’un katana- et un hakama(2). Il aimait vraiment s’habiller à l’ancienne. Ce qui était un peu une tradition de famille. Seiji c’était habillé de la même manière, tout comme Takiko. Kira lui, portait un pantalon et des bottes de cuir noirs souples, un maillot aussi rouge que ses mèches et tous savaient qu’il mettrait son manteau de cuir noir en sortant.

La servante observait les trois hommes qui dégageaient un puissance inquiétante. Cela faisait longtemps qu’elle ne les avait pas vu ainsi. Mais cela ne présageait rien de bon pour l’adversaire.

-L’élite des Makkurayami se réveille pour sortir de sa tanière… Dit-elle presque dans un murmure.

Masaki eu un sourire carnassier qui lui était fort inhabituel, tandis que l’aura de menace qui se dégageait déjà que Seiji et Kira sembla augmenter.

-Ce Dilano va savoir ce qu’il en coûte de nous défier. Et je crois qu’il va regretter d’avoir réveiller un autre diable…

La voix du blond avait été étrange, mais personne dans la maison parut s’en étonner. Le chef de famille se contenta de demander enfin :

-Takiko, où son nos armes ?

-Ici, venez !

Elle les conduisit au salon et leur demanda d’attendre un instant tandis qu’elle ouvrait une armoire où reposait une haute caisse. Elle la sortit doucement et la posa au sol avant de l’ouvrir. Plusieurs armes y étaient soigneusement exposées. Chacun prit la sienne. Et il était notamment étrange de voir que Seiji prenait une arme à feu avec son accoutrement !

Une fois chacun avec ses armes. Il fut décidé qu’il était temps de partir pour récupérer Neshiki. Kira fut alors au volant et Seiji servit de guide. Naturellement, plusieurs passant les regardèrent bizarrement, vêtus comme ils étaient, et avec les armes visibles qu’ils possédaient. Mais peu leur importait ! Tout ce qu’ils voulaient, c’était sauver leur ami !

oOo

Au même moment, Shichi se réveilla à cause d’un très mauvais pressentiment. Neshiki avait disparut du lit et une lettre avait été déposé à sa place. Alerte, il la prit et la lu rapidement. Cependant, son cœur tomba dans sa poitrine au fur et à mesure de sa lecture :

«Grand frère,

Pardonne-moi, mais j’en ai trop supporté. De plus, je t’ai trop fait souffrir par les colères de cet homme. J’ai atteint ma limite. N’oublies pas que je t’aime et garde cet espoir que j’ai perdu.

Ton petit frère.

Le chat en cage »

Shichi sauta à bas du lit en appelant :

-Neshiki !!

Il vérifia la salle de bain ; personne. Alors il se rua dans le couloir toujours en hurlant :

-Neshiki !! Répond-moi !!

-Quelque-chose ne va pas Monsieur ? Demanda l’un des gardes.

L’homme aux yeux d’améthystes lui adressa un regard noir. Ou plutôt, un regard qui commençait à virer au rouge, ce qui était encore plus mauvais signe. Il articula, la voix menaçante et pressante :

-Où est passé Neshiki ?

-Il est entré dans la bibliothèque il y a environ cinq à dix minutes. Pourquoi ?

Le jeune homme ne prit pas la peine de répondre et courut à la pièce désignée dont il ouvrit la porte à la volée pour entrer à l’intérieur en trombe. La vision qu’il eu le figea quelques secondes : Neshiki sous sa forme de nekojin se tenait près à se trancher la carotide de ses cinq griffes. Autant dire qu’il allait se l’arracher !

-ARRETE !! Hurla Shichi en se jetant sur lui et en le plaquant au sol.

Neshiki lui feula dessus, lui montrant les crocs et essaya de se débattre.

-Arrête idiot, tu allais faire une connerie je t’ai simplement empêché de le faire ! Et m’obliges pas à te faire du mal ou à engager le combat parce qu’à ce jeu là tu sais que c’est moi le plus puissant des deux ! Mais c’est ce que tu aimerais n’est-ce pas ? Me pousser à bout jusqu’à ce que je te tue ?

Le nekojin se calma un peu et regarda l’homme au-dessus de lui, boudeur, mais son regard acquiesçait.

-Désolé mon grand, je ne vais pas t’empêcher de vivre l’amour de ta vie.

Le cadet sursauta et reprit de-suite une forme semi-animal pour répliquer :

-Qu’est-ce que tu racontes ?

-Si tu me promets de te calmer et que tu ne feras rien de stupide pour que l’on puisse s’assoire ; je te le dis.

Neshiki fit le silence un instant, visiblement abattue, mais acquiesça sans regarder son frère. Ce dernier lâcha son cadet et tout deux purent s’assoire sur le canapé réservé à la lecture. Shichi prit son cadet contre lui pour le rassurer et réconforter, et expliqua :

-Tu as du passer la moitié de la nuit à répéter le nom d’un des hommes de la famille Makkurayami. En tout cas vu le nom c’est un homme.

-Ce n’est pas une raison pour dire que ce sera l’amour de ma vie. Bouda le garçon-chat.

-Hmmmm… Je ne sais pas, vu la manière dont tu parlais… Ce que tu disais, vu notre situation et ton caractère pouvait être interprété comme autre chose, mais ta façon de parler…

Neshiki se dégagea violemment en criant, en rage :

-Arrête de te moquer ! Je n’ai qu’une envie c’est de sortir d’ici ! D’échapper à tout ça ! Ou de simplement mourir ! Tu l’as vu ! Et toi tout ce que tu trouves à faire c’est de te moquer de moi en te basant sur ce que je dis en rêvant !

-Je connais tes sentiments actuels Neshiki. Je les ai ressentis nombre de fois. Et tu m’as fais une peur bleue aujourd’hui. Si tu veux le savoir, moi aussi j’ai aimé un homme lors d’une de mes fuites, et pourtant je n’ai fais que le croiser. Je l’aime encore alors ne t’inquiète pas de ce que je pourrais penser à ce sujet.

Le frère aîné était resté très calme, très doux, malgré son regard quelque peu dur. Ces révélations surprirent d’ailleurs son compagnon, qui eu l’air d’avoir un peu honte. D’une voix toujours très douce, il ajouta :

-Et sache que si j’ai été libéré c’est parce que j’ai fait un pacte avec notre père. Désormais, quoi qu’il se passe, je prendrais tout les châtiments à ta place. En échange, j’ai promis de ne rien faire contre lui. Si par malheur j’essayai : il te tuerai.

Neshiki restait interloqué de cette révélation.

-Tout… Toutes les punitions… Sur toi ?

-Oui.

-Mais c’est de la folie !

-Non, de la protection. Regarde dans quel état tu es aujourd’hui. Tu tiens à peine debout et tu es aussi blanc que de la neige !

-Pourquoi… Commença à sangloter le nekojin en venant s’asseoir aux pieds de Shichi.

-Parce qu’il était temps que je reprenne mon rôle de grand frère. Tu en as assez supporté comme ça.

L’enfant se mit à pleurer à chaudes larmes sur les genoux de son frère qui lui caressa doucement la tête. Espérant de toutes ses forces, mais pour lui vainement, que quelqu’un les aiderai. Car ce petit chaton à ses pieds était vraiment à bout de force. S’il l’avait calmé aujourd’hui, combien de temps tiendra-t-il encore ?

oOo

Kira avait accéléré en chemin. Un sentiment de désespoir à en mourir et quelques minutes plus tard une peur bleue l’avaient frappé. Tandis que Seiji avait entendu les mots « n’en peux plus… Enfin mourir… » suivit des images d’une lettre d’adieu en train d’être écrite.

Ils arrivèrent en quelques minutes devant le fameux laboratoire. Qui n’avait pas beaucoup de voisinage au milieu de cette verdure ! Et faisait penser un peu à ces bâtiments importants à haute sécurité avec sa grille d’enceinte et les quelques dispositifs que l’on voyait au loin. Le dernier étage possédait des barreaux aux fenêtres du côté droit. Mis à par cela ce n’était qu’un cube de béton. L’idée de la forteresse n’était donc pas si loin de la réalité.

Ils s’approchèrent lentement du grillage, et s’arrêtèrent à distance raisonnable en voyant la caméra. Ils remarquèrent aussi le clavier pour le code et Seiji grogna :

-Ca commence bien… Je réalise maintenant pleinement toute la difficulté qu’à eu Neshiki à sortir seul de là…

-Mais cette fois il ne sera pas seul, fit remarquer Masaki. Il aura quatre personnes pour sa garde rapprochée.

Le blond n’avait pas quitté son étrange sourire. Ce qui pouvait presque paraître effrayant. Il demanda donc :

-Alors ? Qui commence le premier ?

-Je vais y aller Masaki-sama, répondit Takiko. Après tout. Je vous ai notamment accompagné pour ça.

Elle leur fit un clin d’œil et sortit de la voiture en prenant son naginata(3). Elle observa un instant la caméra d’où elle était pour vérifier si il était fixe, ce qui était le cas. La servante fit alors un détoure pour atteindre le portail. On allait voir sa main si elle touchait le clavier de code.

-Très bien, sourit-elle. Et bien allons-y.

De petites étincelles naquirent de sa main qui tenait son arme. Puis cela devint un véritable serpent électrique autour du naginata au bout d’une minute de concentration. Elle toucha la caméra de sa lame, et la caméra grilla. Takiko posa ensuite sa main sur le clavier, se concentra à nouveau et le portail s’ouvrit avant qu’elle ne détruise le dispositif et revienne en voiture. Elle reposa son naginata revenu à la normal.

-Bravo notre petite électricienne. Félicita Masaki.

-Je vous en prie Masaki-sama.

La voiture avait redémarré et ils se garèrent au milieu de la grande cour. Chacun descendit enfin de voiture et prit ses armes. A savoir un wakizashi(4) et katana pour Masaki. Un katana et pistolet pour Seiji. Un pistolet et son couteau à cran d’arrêt pour Kira et Takiko reprit son naginata.

Tout les quatre restèrent quelques secondes à observer le bâtiment de prêt. Le sourire carnassier, quasi animal de Masaki s’élargissant. Son frère le remarqua sans doute car il lui ordonna :

-N’en fais pas trop grand frère. Je n’ai pas envie encore une fois d’avoir le bâtiment qui s’écroule sur nous. N’oublis pas que c’est Neshiki et son compagnon que nous somme venu chercher.

-Hooo, se plaignit faussement l’aîné. Tu ne me refuseras quand même pas le plaisir d’un petit carnage à l’intérieur ?

-Nous n’en avons qu’après Dilano s’il débarque, pas de carnage inutile c’est un ordre. Appuya le chef de famille.

-A vos ordres, chef. Mais comme d’habitude je ne sais pas si je réussirai à me contrôler une fois dans le feu de l’action.

-C’est bien ce qui me fait peur avec toi, grommela Seiji. Bon allons-y si tout le monde est prêt. Takiko ? C’est à nouveau ton tour.

La femme sourit et après un nouvel instant de concentration, un nouveau serpent électrique entoura son arme. Elle fit un mouvement circulaire avec comme pour pourfendre quelque-chose et l’énergie s’envola détruire les deux caméras de la porte d’entrée. Elle s’approcha du nouveau clavier de code, en plus duquel il fallait insérer une carte, et fit la même chose que pour le premier. La porte se déverrouilla en même temps.

-Il est l’heure de nous inviter j’ai l’impression. Ricana Masaki.

-Pas trop de carnage s’il vous plait. Rappela Seiji.

-Quoi ? Tu veux qu’on pense à la femme de ménage ? Ria son frère.

-Non, répliqua le chef de famille. J’aimerai seulement que, pour une fois, l’on évite d’ameuter tout le bâtiment tout de suite ! Sinon à quoi sert de détruire les dispositifs de surveillance quand on rentre ? En plus je n’ai pas envie d’apporter plus d’ennuis à Neshiki qu’il n’en a déjà. Il s’agit de le sortir d’ici. Pas de tout massacrer comme d’habitude.

-Très bien chef, je vais essayer… Répondit le blond.

Kira, lui, ne disait rien. Il se contentait de jouer avec son couteau. Finalement, après un regard entre eux, ils entrèrent.

Il faisait presque sombre à l’intérieur, malgré les murs verts pâles et le sol blanc. Ca ressemblait à une clinique.

-Tu as une idée d’où aller ? Souffla Kira alors qu’ils regardaient s’il n’y avait pas d’autres caméras.

-Au fond de ce couloir, à droite, puis encore au fond, il y a un ascenseur. Il nous mènera en haut. C’est là qu’ils sont. Si toutefois on a de la chance de n’avoir aucun ennuis en chemin.

Le petit groupe suivit les indications avec toutes les précautions et la discrétion du monde. Ce ne fut que lorsqu’il furent face à l’ascenseur qu’ils eurent des ennuis. Deux gardes étaient posté là. Heureusement ils les virent de loin, et Seiji eu le temps de leur donner l’illusion qu’ils n’étaient pas là.

Arrivé au niveau de l’ascenseur, et prenant grand soin de ne pas toucher les grades ni même faire de bruit, Takiko usa de son pouvoir électrique. L’ascenseur s’ouvrit et tout quatre montèrent dedans pour aller au dernier étage, encore une fois aidé de la jeune femme.

-Une fois là-bas j’autorise les exécutions. Mais n’oubliez pas que la priorité est de sortir Neshiki d’ici, et son ami s’il le veut. Dilano passe après pour cette fois ! Quant à toi Masaki modère tes ardeurs !

Visiblement, Seiji se méfiait de son frère qui lui offrait un air faussement innocent. Ce qui cadrait très mal avec son visage.

Le cadet se massa les tempes et son homme de main lui posa une main sur l’épaule alors qu’il demandait :

-Tout va bien ? Tu es sûr que ça ira ?

-Oui… C’est juste que j’ai beaucoup de mal à supporter mon pouvoir. Je n’avais pas fait d’illusion depuis longtemps.

-Seiji. Sois honnête avec toi-même. Tu n’as pas usé consciemment de ton pouvoir depuis longtemps ! Pas simplement faire des illusions...

-…

L’ouverture des portes de l’ascenseur le dispensa de répondre. Tout le monde arme en main, ils se jetèrent des regards.

-Kira, murmura son patron. C’est à ton tour.

L’homme aux mèches sanguines acquiesça et sortit de l’ascenseur, les mains dans les poches. Les quatre gardes présent eurent deux secondes de réactions pour comprendre qu’il s’agissait d’un intru, mais il y eu une seconde de trop. Un sentiment de désespoir les frappait de plein fouet. Les empêchant de parler tant la dépression était forte, les enfermant en eux-même. Pourtant, l’un d’eux résistait encore. Sûrement un dépressif de nature pour pouvoir faire blocage ainsi.

-Pas de chance pour toi. Tu aurais mieux fait de ne pas résister.

Le dernier garde se mit alors à crier, prit de terreur, pour perdre à son tour l’esprit. Malheureusement, ces cris alertèrent les deux derniers gardes. Pour ça Seiji et Masaki étaient sortit de l’ascenseur et se chargèrent de leur trancher la gorge d’un coup net. Chose faite, le blond regarda les quatre autres gardes à l’esprit brisé et commenta :

-Tu y es allé fort cette fois Kira.

-Au moins on est débarrassé d’eux. De plus tu sais très bien que je n’ai même pas usé de la moitié de mes capacités…

-Allons chercher Neshiki avant que Dilano débarque ! Coupa Seiji.

Les deux autres le suivirent jusqu’à la seconde porte à gauche du couloir devant laquelle il s’arrêta. Il toqua, puis entra dans ce qui était la chambre des frères martyres.

En le voyant entrer, Neshiki poussa un cri et manqua de tomber du lit. Il n’en croyait pas ses yeux. Lui ! Seiji Makkurayami ! Ici ? Il rêvait c’était impossible autrement ! Il reconnu également derrière lui son frère Masaki et son homme de main Kira.

-Mais que… Commença-t-il à balbutier…

-Nous somme venu te chercher Neshiki. Annonça Seiji, toujours aussi impassible qu’à l’ordinaire.

Le Nekojin se releva et son frère vint derrière lui, comme en signe de protection.

-Vous êtes les Makkurayami ?

-Oui, répondit Seiji. Mais si vous le permettez il vaut mieux que nous sortions d’ici avant l’arrivée de Dilano.

-D’a… D’accord, mais avec mon frère. Accepta Neshiki, toujours incapable de croire à sa chance.

Le chef de famille des Makkurayami accepta à son tour. Neshiki déjà habillé du kimono offert par Takiko et Shichi d’un jean bleu et d’une chemise pourpre, les deux frères suivirent le petit groupe. Ils furent surpris de voir l’état des gardes, sans pour autant faire de commentaires. Takiko les attendaient à l’ascenseur en le bloquant. De retour à l’intérieur, ils repartirent pour le rez-de-chaussée.

-Savez-vous où se trouve Dilano ? Demanda Masaki d’un ton un peu effrayant.

-A l’hôpital pour ses consultations. Répondit Shichi avec un frisson désagréable.

Ce dernier dévia le regard sur Kira. Il connaissait cette personne. Il avait l’impression de l’avoir déjà croisé. C’était une impression agréable en même temps qu’effrayant…

-A mon tour de m’amuser cette fois s’il vous plait. Demanda Masaki avec un sourire carnassier tandis que l’ascenseur indiquait qu’il arrivait à destination.

Il fixa les portes alors qu’elle finissait tout juste de s’ouvrir. Neshiki et Shichi étouffèrent une exclamation de surprise en voyant deux autres Masaki transpercer le cœur des gardes simultanément, avant de disparaître une fois leur cible morte. Le véritable Masaki eu un petit rire tandis qu’il avançait dans le couloir.

-Idiot, murmura Seiji. A quoi bon faire ça. Puisque c’est à peine de quoi t’amuser et contenter tes pulsions…

Kira dû utiliser son pouvoir d’empathie pour calmer Neshiki qui était effrayé de ce pouvoir auquel il ne comprenait rien. Shichi n’en revenait pas vraiment non plus mais n’était pas secoué comme son frère. Seiji tira le nekojin par le poignet pour qu’ils poursuivent leur chemin, et l’homme aux mèches sanguines fit de même avec le frère aîné. Ce dernier sentit son cœur faire un bond à ce contacte. Mais il dû revenir à la réalité en voyant la porte de sortit :

-Attendez ! S’exclama-t-il, stoppant tout le monde.

Kira le lâcha pour l’observer, comme tout les autres.

-Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Neshiki, presque inquiet.

-Tu ne peux pas sortir avec ça autour du cou, rappela son frère en désignant son collier. L’alarme va se déclencher et Dilano débarquera aussitôt ici. Où filera à nos trousses si nous réussissons tout de même à passer les gardes !

Le garçon porta la main au collier imposé par son père adoptif. Il l’avait complètement oublié ! Mais il pâli en répondant :

-Il en a changé le dispositif… Si jamais je sort d’ici avec, ça m’injectera une petite quantité de poison dont, dit-il, lui-seul a l’antidote.

-On ne peut pas enlever ce collier ? Demanda Takiko.

Les deux frères restèrent un instant silencieux, tête baissé. Neshiki avait une chance de le faire en le déchirant avec ses griffes. Cependant, il pourrai se griffer en même temps et il avait déjà perdu beaucoup trop de forces et de sang après sa nuit avec Dilano. Il avait voulu mourir, mais maintenant qu’on venait le chercher pour le sauver, il avait reprit espoir, aussi ne voulait-il pas risquer cette tentative, voilà pourquoi il fit « non » de la tête.

Quant à Shichi, il réfléchissait très vite. Il pouvait détruire ce collier sans grand danger pour son petit-frère. Mais c’était au moyen de son pouvoir qui avait toujours effrayé les autres, tant il était dévastateur et dangereux. Dilano lui même se méfiait de lui à cause de ce pouvoir, c’est pour dire ! Il jeta un bref regard à Kira, qui l’observait. Ce dernier lui adressa même la parole :

-Inutile d’avoir peur si cela peut sauver votre frère. Il faut faire vite.

Le cœur battant la chamade après avoir entendu cette voix envoûtante pour ses oreilles il acquiesça et prit son cadet par les épaules :

-Surtout ne bouge pas Neshiki.

Les yeux de l’homme aux cheveux blanc se fixèrent sur le collier et virèrent au rouge sang, avant que l’objet ne se désintègre. Le nekojin remercia son frère alors que tout le monde étaient surprit, impressionnés.

-Un destructeur, remarqua Masaki presque avec un ravissement bestial. Magnifique.

-C’est pas le moment de t’extasier, gronda Seiji. Il faut se dépêcher de sortir maintenant ! Je suis sûr que Dilano a déjà remarqué la destruction du collier !

Le groupe sortit à l’extérieur, monta dans la voiture et se dépêcha de filer loin du laboratoire.

-Où va-t-on ? Demanda Kira qui conduisait.

-A l’entreprise pour le moment.

-Bien patron.

-L’entreprise ? Demanda Shichi en prenant contre lui un Neshiki qui semblait fatigué mais content.

-Seiji-sama, en tant que chef de la famille Makkurayami dirige l’entreprise de la famille, expliqua gentiment Takiko. Deux étages de l’immeuble lui sont exclusivement réservés.

Le destructeur fit signe qu’il avait comprit et remercia Takiko de cette explication.

Il fallut un bon moment pour rejoindre l’entreprise des Makkurayami en plein cœur de la ville. C’était un immeuble qui devait être constitué d’au moins 30 ou 40 étages ! Les façades totalement vitrées. Kira entra dans le parking souterrain et se gara sur la place réservée de leur patron. Ils ressortirent le la voiture et se dirigèrent vers les ascenseurs, où un employé surveillait les allez et venues, tout comme les voitures. Ce dernier salua son patron et ses compagnons en s’inclinant devant tout le monde :

-Bonjour patron ! Masaki-sama ! Kira-sama !

-Bonjour.

-Bonjour. Saluèrent les autres à leur tour.

Puis ils montèrent dans l’ascenseur se trouvant à gauche, que Seiji appela en actionnant une clef.

-Je suis le seul à pouvoir utiliser cet ascenseur, car il monte à mes appartements. Expliqua-t-il en se doutant du regard interrogateur de leurs invités.

Les deux frères qu’ils avaient sauvé entrèrent alors que son homme de main sélectionnait l’étage et un frisson désagréable les parcourut. Pas difficile à comprendre pourquoi. Lorsque que dans la prison que vous venez de quitter vous deviez faire la même chose : Monter dans un ascenseur à étage réservé et que ces étages étaient des appartements…

Neshiki, devenu légèrement pâle, reposait contre son frère qui le serrait dans ses bras tandis qu’ils montaient tous au trente-neuvième étage.


(1) Il se compose d'une veste et d'un pantalon de coton blanc, ainsi que d'une ceinture, obi. Appelé à défaut un kimono par les pratiquants d’art martiaux. La veste se porte revers gauche au-dessus. La raison martiale est que cette disposition permet d'accéder au tantō (lame inférieur à 30cm avec garde) parfois porté dans les revers. La raison culturelle est que les morts sont habillés avec le revers droit au-dessus.

(2) Le hakama est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide. Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama.

(3) La naginata est une arme japonaise, proche du fauchard à lame courbe. Il s'apparente à un sabre dont on aurait allongé le manche. Employée par les médecins et les femmes de samouraïs.

(4) Le Wakizashi est un sabre japonais courbe similaire au katana mais en plus petit, dont la taille se situe entre 30 et 60cm. Les samouraïs portaient le katana et le wakizashi à gauche, attachés à la ceinture. On appelle l'ensemble daisho.



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