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Fiction » Romance » De Temps en Temps font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Nuitari Aquarius
Fiction Rated: K - French - Romance/Angst - Reviews: 1 - Published: 09-05-07 - Updated: 09-05-07 - Complete - id:2411526

De Temps en Temps (Déclaration d'Amour Muette)

Comment peux-tu croire que je n'ai rien vu ?
Comment peux-tu croire que je n'ai rien compris ?

Non, mon amour, je suis loin d'être aveugle. Quand je plonge mon regard dans le tien, tout, mes espoirs, mes rêves, tout s'évanouit doucement.

Saurai-je un jour si je t'aime ? Comprendrai-je un jour ce qui nous unit ? Dis-moi comment je pourrai trouver un espoir quand ton bonheur dépend d'une ou d'un autre, et mes larmes creusent des torrents d'amertume sur mes joues pâles.

Assise sur la grève, je saisis ton regard amoureux et mélancolique tourné vers l'océan. De l'autre côté de cette étendue azurée, il ou elle t'attend. Il ou elle veille chaque nuit pour toi. Et moi, dans l'ombre de cette passion naissante, je me meurs. Hurler ma rage, crier ma haine n'y changerait rien, non, le vent a tourné, dans les bois, sans un bruit.

En réalité, je n'ai rien vu, je n'ai rien entendu, je n'ai rien senti. C'est arrivé ainsi, entre deux absences. Je suis incapable de te parler à présent, alors je chante tout bas les mélodies de ma jalousie, les requiems de nos étreintes... Je m'en souviens encore, dans cette chaleur éperdue, nos cœurs battant à l'unisson, nos souffles s'embrassant indistinctement en une fièvre délicieuse.

Tu ne perçois pas ma fragilité, tu ne peux saisir mon trouble. J'ai besoin de ta présence, et toi tu t'éloignes.

Mon ange, mon amour, une simple lettre que j'écris. Je préfère arrêter de croire que tu reviendras vers moi, il n'en sera jamais ainsi. Nous ne nous sommes jamais embrassés...

Mon semblable, mon amour, je sens que le temps est venu pour moi, mes rêveries sont pleines de mes suppliques, engrossées par mes désirs innommables. Mon reflet, mon amour, comme j'aimerai que tu sois là. Mais tu as décidé, un jour, que ton coeur voyagerait loin d'ici, très loin d'ici.

Ah ces nuits inoubliables, ces jours passés sous le Soleil... ! On s'est connu il n'y a pas si longtemps, je t'ai toujours tout dit, tout le temps. J'ai juste oublié la ritournelle qui unissait nos âmes, celle qui clouait tes ailes à celles de mon cœur.
Mais je m'en souviendrai toujours trop bien. Tous mes souvenirs me rappellent à toi. Dans ce monde j'ai essayé de ne pas vivre comme un cœur solitaire. Je te garde tout contre moi, comme un matin d'hiver frissonnant, dans un murmure, dans des larmes silencieuses, dans le chant de la pluie par terre et sur les toits.

Souviens-toi quand nous regardions le Soleil se coucher, loin, sur l'océan. Souviens-toi lorsque tu me promettais silencieusement que ton amour, cette folie, cette fantaisie, ne prendrait jamais fin. Ai-je rêvé ? J'ai cru au moindre de tes mots muets, et je devine que toi aussi, mais maintenant tu sembles me dire que tout s'arrête ici.
Tu prenais ma main, et m'attirai contre toi, si proche de toi.

Alors je devrai poser un simple baiser sur ta joue, te dire adieu et marcher loin de toi... ? Je ne regarderai pas en arrière, pour que tu ne me voies pas pleurer. Pourtant mes yeux cherchent encore les tiens.

Tout ira bien, ma peine s'apaisera, mais ne m'oublie pas. Je pleurerai certainement, mais je m'en sortirai, je sais que le soleil brillera à nouveau.
Les bougies ne sont plus que des cendres qui s'envolent dans le vent.
Et même si mon histoire touche à sa fin, je penserai à toi de temps en temps.

Andaluvia.



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