Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 7 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 09-05-07 - Updated: 09-05-07 - Complete - id:2411543

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 7

- Les imbéciles , hurle Alcor en raccrochant son téléphone de bureau.

- Que t’arrive-t-il , interroge Sayaka assise devant une planche à dessin.

- Certains des membres de l’alliance ont dérouté leurs satellites !

- Et alors ?

- C’est comme cela que Véga a pu déposer le monstre aquatique ! À quoi cela sert de signer une alliance si personne ne la suit !

- Ils ne le referont plus.

- Si seulement tu pouvais dire vrai !

Pendant ce temps dans la salle de repos du centre, Procius, le prince d’Euphor, regarde par la fenêtre, une tasse à la main. Une vague de froid a brusquement surgi sur la région. L’hiver est en avance, sur les sommets au loin on peut voir leurs cimes blanchies par la neige. Cela fait déjà plusieurs mois qu’il est arrivé sur Terre pour combattre Véga, nul n’aurait pensé que cela durerait aussi longtemps. Il pense à sa planète, il se demande comment se passe la vie sur son monde, comment se porte son oncle et surtout sa mère, elle doit se faire beaucoup de soucis pour lui sûrement. Lui qui rêvait de venir passer un séjour sur Terre enfant, tellement il avait entendu parler de sa beauté, il n’imaginait pas qu’il passerait autant de temps sur ce monde pour le défendre contre des envahisseurs.

Perdu dans ses pensées et dans la contemplation du paysage, il n’entend pas quelqu’un qui s’approche à pas feutrer de lui. Brusquement il s’écarte de la fenêtre, il entend un bruit sourd contre la vitre, le prince se retourne pour découvrir Hikaru qui se frotte le front.

- Tu te jettes contre les vitres maintenant, plaisante Procius.

- Oui ! Bien sûr cela m’amuse, répond-elle.

La jeune femme se dirige vers l’évier proche pour se passer de l’eau fraîche sur le front.

- Ça te dirait qu’on aille se promener dehors , reprend-elle.

Aucune réponse. La jeune femme lève la tête, elle découvre la tasse du prince dans l’autre bac de levier. Hikaru se retourne et ballait la pièce du regard. Elle est seule.

- GRRRR ! Je vais finir par le détester !! Mais il est si choux, soupire-t-elle.

Le prince est descendu dans le hangar de Goldorak. Les réparations de la machine de guerre sont accomplies. Il n’y a plus aucune trace de son précédent combat.

- « Suis-je assez fort pour vaincre Véga, s’interroge Procius. Le combat va-t-il durer encore longtemps ? Pourrais-je défendre la planète bleue tout comme mon oncle l’a fait !? Suis-je à la hauteur de ses espoirs ?? »

- Alors, tu inspectes nos réparations, demande Cochir en tirant le prince de ses interrogations.

- Quoi ?? OH ! Non pas du tout , il agite les mains pour confirmer ses dires. J’ai pleinement confiance en vos compétences.

- Bien. Mais j’ai un éclaircissement à te demander.

- Ah bon !?

- Tu ne pas toujours pas dis à quoi correspondaient les emplacements vides sur les nouveaux plans de Goldorak !

- Cela m’était complètement sorti de la tête.

- Alors ? Cela correspond à quoi ? Une arme secrète ? Une ou des fonctions supplémentaires ?

- Non ! Non, rien d’aussi excitant !

- Qu’est-ce donc ?

- Comment dire… L’un de ses emplacements est…

- Est quoi ???

- Euh… Le garage de la moto et le second une chambre. Je crois que ce sont les termes les plus appropriés.

- Ah, soupire Cochir avec déception. Mais je n’ai pas vu de passage entre les postes de pilotage et la chambre.

- C’est que vous avez mal regarder.

Le camp de la Lune Noire est en phase nocturne, le général Horrus sort de ses quartiers pour se rendre dans son laboratoire secret, il veut connaître les derniers progrès du professeur Gyllah sur son projet secret. Dissimulée dans l’ombre du couloir, une femme regarde sortir le général. Une fois qu’il a une bonne distance d’avance, la jeune femme aux cheveux rose sort de sa cachette pour prendre en filature le militaire tout en prenant soin de rester invisible.

Horrus avance à grands pas dans le couloir, il a hâte de connaître l’avancement des travaux. Subitement un frisson traverse son échine, il marque un arrêt.

- « Un frisson ! Mon instinct serait-il en train de m’avertir d’un danger !? »

Le général se baisse pour faire croire qu’il réajuste une botte, il en profite pour jeter un discret regard aux alentours.

Cachée dans l’ombre, Vesta regarde Horrus ajuster sa botte, puis ce dernier se remet en marche. La femme attend quelques secondes avant de se remettre à espionner le général.

Horrus avance de nouveau à grands pas dans le corridor.

- « Ne prenons pas de risque, je me sens épié. »

Arrivé à un croisement de couloir, il tourne à gauche. Il fait encore quelques pas puis se fixe devant une porte.

Vesta observe à l’angle du couloir complètement désert. Elle fixe le général qui semble hésiter avant d’entrer dans la pièce, puis enfin il y entre vif comme l’éclair.

Horrus entre dans la pièce complètement plongée dans l’obscurité. Il prend son souffle.

- Revu de dortoir, hurle-t-il en actionnant la lumière.

Dans la chambrée, les soldats sautent de leur lit, diverses races sont mélangées dans le dortoir. Chacun des hommes se positionne au garde-à-vous devant sa couchette.

Au bout du couloir, Vesta entend le chambardement provoqué par l’inspection. Cette dernière dure plus de vingt minutes. Elle entend le général féliciter les hommes pour l’entretien du dortoir, puis Horrus remonte le couloir. L’espionne se cache dans l’ombre d’un autre couloir. Arrivé au croisement, le général tourne à droite. Elle le suit à nouveau espérant qu’il se rende dans un lieu secret, mais il ne regagne que ses quartiers.

Horrus est assis sur son lit depuis cinq minutes. Il écoute attentivement les bruits pouvant venir du couloir. Tout est calme. Il se lève pour se diriger vers une armoire qu’il ouvre.

- Ou ai-je bien pu le ranger !

Il commence à retirer du meuble des affaires, des dossiers. Après avoir fouillé toute l’armoire en vain, il s’attaque à la commode qui se trouve à côté. Il retire encore un tas d’affaires, puis soudain ses lèvres s’étirent dans un sourire triomphant.

- Le voilà enfin !

Il regarde dans sa main un petit cube argenté.

- « Avec cela, je vais pouvoir me rendre à mon laboratoire secret sans me soucier des espions de Minarvea. »

Le lendemain, l’espionne du commandant fait son rapport.

- Tu veux dire qu’il n’a rien fait d’anormal , s’étonne Minarvea.

- C’est exact, la seule fois où il a quitté ses quartiers c’est pour faire l’inspection d’un dortoir, confirme Vesta.

- Une inspection en pleine nuit ! C’est vrai que je devrais peut-être en faire autant, j’ai remarqué un léger relâchement dans certaines de nos sections.

- En effet commandant.

- Ne changeons pas de sujet ! Continue à faire surveiller les déplacements du général.

- Il en sera fait suivant vos désirs.

- Sur ce, je suis attendue dans la salle de commandement, le Stratéguerre m’a fait mander.

Quand le commandant Minarvea arrive dans la salle de commandement, elle découvre le général discutant avec Végalian le Stratéguerre. La femme s’approche du trône et salut ses supérieurs.

- Bien, lance Végalian. Il ne manque plus que le capitaine Sog.

- Sog , s’étouffe Horrus.

- Oui, il désire nous soumettre un plan.

- « Il me payera cet affront, se dit Horrus. »

- « C’est vraiment un arriviste, pense Minarvea. »

- Il m’en a touché deux mots. J’ai trouvé son idée fort intéressante.

- Nous en sommes sûrs, déclame Horrus.

- Nous avons toute confiance en votre jugement, ajoute Minarvea.

La porte automatique de la salle s’ouvre pour laisser paraître le capitaine Sog. Une lueur de triomphe brille dans ses yeux. Le commandant jurerait avoir vu la même lueur dans les yeux de la tête de rapace de son épaule droite. Cette tête l’a fait toujours frissonner, elle a beau savoir que c’est un parasite spécifique à la race du capitaine Sog mais cela fait comme si une seconde personne l’observait avec un regard de prédateur.

- Enfin, nous attendions plus que vous capitaine, déclare le Stratéguerre sur un ton jovial.

Le son de la voix de Végalian est bien trop joyeux au goût du général et du commandent.

- Alors, exposez-nous votre plan cher capitaine !

- Avec joie Stratéguerre.

Les regards d’Horrus et de Minarvea lancent brièvement une expression assassine. Sog se place à quelques pas du trône alors qu’un écran virtuel se matérialise.

- Nous savons, d’après nos espions, que les navettes de soutien de notre ennemi Goldorak sont endommagées et que même l’une d’elle a été détruite.

- En effet, confirme Horrus les dents serrées.

- Votre dernière attaque a provoqué des dégâts sur Goldorak lui-même.

- Nous le savons, coupe Minarvea.

- Pour l'instant, nous avons toujours concentré notre attaque sur un seul point de cette planète, c’est pour cela que le prince d’Euphor pouvait toujours intervenir et contrer nos plans avec ses amis.

- Vous suggérez d’attaquer à plusieurs endroits, remarque le général. Nous y avons déjà pensé, mais cela oblige à une forte logistique que nous n’avions pas à ce moment-là.

- Profitons que nous ayons, justement, cette logistique qui vous faisait défaut !

- Cela va nous obliger à mobiliser plusieurs Golgoths et Antérak en une seule attaque, souligne Minarvea. Mais dans quel but ?

- Goldorak ne peut-être partout, cela montrera aux humains la faiblesse de leur monde ! Cela les incitera peut-être à se courber devant nos forces.

- C’est une possibilité.

- Mais Goldorak ne restera pas sans rien faire ni ses comparses, ajoute le général.

- Justement, cela servira l’autre partie de mon plan !

- Une autre partie, s’étonnent en cœur le général et le commandant.

- Cette partie n’est juste qu’une simple diversion ! Si par la plus grande des chances nous abattons Goldorak ou l’un ses alliés ce ne sera que mieux !

- Une diversion dans quel but, demande Horrus.

- Nous allons installer une base sur Terre !

- Mais elle sera tout de suite repérée !

- Pas si nous l’installons sur les fonds marins.

- Une base subaquatique, déclare le commandant

- Exactement, comme cela nous pourrons lancer des attaques directement de la Terre. Les humains pourront toujours scruter l’espace pour prévenir une attaque, ils ne détecteront rien vu que nous serons déjà implantés sur leur monde.

- Alors, n’est-ce pas un bon plan, demande Végalian avec effervescence.

- Oui, lâche doucement Minarvea et Horrus.

- Je veux que vous aidiez le capitaine à réaliser son plan.

Un rictus de contrariété traverse le visage du général ainsi que celui du capitaine.

- Nous ferons selon vos ordres, fait Horrus.

Un sourire de triomphe illumine le visage de Sog.

- « Voilà, j’ai réussi à clouer le général et le commandant avec mon plan ! Ce ne sont que des incapables ! Bientôt je serais à leurs places et je pourrais enfin passer à l’action ! Patience, patience, cela sera bientôt mon heure de gloire, pense le capitaine. »

La réunion est finie. Minarvea et Horrus se retrouvent dans le couloir devant la porte de la salle de commandement. Ils échangent un regard. Ils font quelques pas, puis chacun regarde dans les deux directions du couloir.

- Son plan est fort ingénieux, déclare Horrus.

- Mais il ne faut pas qu’il réussisse , proteste Minarvea.

- Je vois que nous sommes d’accord sur ce point. Il ne doit pas profiter de sa réussite.

- Vous avez une idée ?

- Pour le moment, laissons le faire, nous aviserons le moment venu. Et qui sait peut-être que Goldorak s’occupera de ce problème pour nous.

- Ce serait… Un regrettable accident…

- La perte d’un si bon élément…

- Quel dommage.

Les deux militaires échangent un sourire de conspirateur.

Le capitaine Sog explique en détail son plan au commandant et au général dans le bureau de ce dernier.

- Vous pensez que nous pouvons risquez autant de vaisseaux cargo dans cette mission , s’emporte Horrus.

- Vous réalisez la perte que nous subirons si cette opération rate ?, ajoute Minarvea.

- Parfaitement, mais si nous ne prenons pas de risque dans deux ans nous sommes encore au même point , répond Sog.

- Je dois demander l’aval du Stratéguerre, précise Horrus. Pour une opération nécessitant autant de vaisseaux et navettes.

- Faite, faite général, répond le capitaine avec un large sourire. Je suis sûr qu’il donnera son accord sans problème.

Le commandant sent sa main la chatouiller, elle ressent l’envie de saisir son poignard et de trancher la gorge de Sog et de le laisser rendre son dernier souffle dans une mare de sang, et de le regarder avec un grand sourire rejoindre ses ancêtres. Minarvea jette un regard en coin au général, elle voit le même regard cruel dans les prunelles d’Horrus, une veine bat au coin de son front.

- Un souci, demande Sog avec un sourire obséquieux.

- Aucun ! Voyons les troupes dont vous avez besoin.

- Oui ! L’effectif ! Une escadre de navette qui escortera chaque Golgoth ou Antérak. Et combien désirer vous lancer de Golgoth ?

- Autant que possible ! Cela dépend du rendement de vos chaînes de montage. Je veux attaquer le plus possible de grande ville humaine !

- Vous avez déjà choisi lesquelles , intervient le commandant.

- Tokyo, Paris, Londres, New York et d’autres encore !

- Votre plan est peut-être un peu trop grand ! Vous ne trouvez pas ?

- Il faut à tout pris distraire Goldorak et ses acolytes ! Comme cela nous pourrons apporter les matériaux de construction pour la base.

- Vous faites bien d’en parler ! Où sera localisée cette base sous-marine , interroge Horrus.

- En étudiant la Terre, j’ai découvert qu’il existait un lieu rempli de mystère. À cet endroit des bateaux ont disparu ou réapparu des années plus tard ! Des avions aussi, certaines personnes prétendent avoir vu des OVNIS ! Nous allons entretenir le mythe ! Pas trop proche du Japon, ni trop loin pour lancer une attaque sur Goldorak.

- Vous parlez du triangle des Bermudes , questionne le général.

- En effet ! Ne croyez-vous pas que c’est l’endroit idéal ? Qui ira vérifier ce qu’il se passe dans ce lieu remplit des plus folles rumeurs et croyances.

- « Le sagouin ! Moi qui pensais utiliser ce lieu plus tard, pense le général. »

- Vous pensez peut-être que vous êtes le seul à voir penser à ce lieu, lance Minarvea.

- « Quoi !!! Elle aussi !? »

- Avec le général, nous pensions installer une plate-forme relais dans ce lieu, continu le commandant.

- « Ouf !!! Elle bluffe !!! Du moins, je l’espère ! »

- Je ne me suis jamais permis d’insinuer que vos plans étaient sans valeurs, répond de façon condescendante le capitaine.

- Nous n’en doutons pas, intervient Horrus sentant Minarvea sur le poing de commettre un acte regrettable. Comme je vous l’ai dit, nous devons en référer au Stratéguerre afin de pouvoir investir une telle force dans cette opération.

- Mais, je vous en prie faite donc !

Sur Terre, l’hiver a pris ces aises, il est en avance. De petits flocons virevoltent devant les fenêtres du ranch du Bouleau Blanc. Les terres qui entourent la propriété lentement se recouvrent d’un manteau blanc.

- Encore une année qui touche à sa fin, soupir Vénusia.

La femme tient contre sa poitrine un cadre. Elle le sert avec tendresse. La photo qui est enfermée à l’intérieur représente le jeune Actarus en sa compagnie lors d’une fête.

- Actarus, je ne vais pas pouvoir attendre indéfiniment.

Au même moment devant la fenêtre de la salle d’observation du centre de recherche spatial, Procius contemple la neige tombée. Il sursaute quand une voix féminine le tire de sa concentration.

- Vous avez de la neige sur Euphor , demande Kohumé en compagnie de Hikaru.

- D’après les anciens, il y en avait. Mais je n’en ai jamais vu, répond-il dans un soupir.

- Et pourquoi donc ?

- Réfléchis , lance Hikaru. Véga a utilisé de puissantes armes pour anéantir Euphor. L’écosystème de la planète n’est sûrement pas revenu à la normale en trois décennies !

- C’est exact, confirme le prince. La vie, la culture, tout cela sont de nouveau possibles, mais il faudra encore longtemps pour retrouver la splendeur qu’avait Euphor.

Un silence s’installe dans la pièce.

- Enfin, je dis cela, mais je n’en suis pas sur ! C’est juste ce que les scientifiques de chez moi répètent à tout va, s’empresse-t-il d’ajouter en se grattant la tête avec la main droite.

Surgissent dans la pièce Alcor et Sayaka avec leurs béquilles. Personne ne les a entendu approcher.

- C’est étrange, remarque Sayaka.

- Quoi donc , demande Alcor.

- Par instant il a les mêmes expressions que toi !

Alcor repose mal sa béquille sur le sol et manque de tomber.

- « Elle le sait !? Des doutes ? Ou c’est simplement une phrase en l’air, se demande-t-il. »

- Maintenant que tu le dis, fait Kohumé. Il y a comme une similitude.

Hikaru dévisage le prince puis le professeur Alcor l’air dubitatif.

Une grosse goutte de sueur perle sur le front d’Alcor.

- Allez donc , lance le professeur de façon la plus dégagée possible. Bientôt vous allez dire que je suis son père ! « Je tente le tout pour le tout ! »

Le professeur se frotte lui aussi la tête avec la main droite. Sayaka s’approche de son mari avec un regard menaçant. Son visage n’est qu’à quelque centimètre de celui de son conjoint quand elle ouvre la bouche.

- Il ne manquerait plus que ça !!!

Sayaka s’installe à la table pendant qu’Alcor déglutit avec difficulté.

- C’est impossible de toute façon. Alcor m’avait promis le mariage quand nous combattions l’empire de Myken, déclare-t-elle en rougissant. C’était bien avant l’arrivée d’Actarus et de sa sœur.

Dans son for intérieur, le professeur Alcor pousse un soupir de soulagement.

- Au faite, Daisuke n’est pas avec vous, s’étonne le prince.

- Non, répond Kohumé boudeuse. Il est dans un des hangars, il regarde la construction des navettes.

En effet, Dai est dans l’un des hangars où sont réalisées les nouvelles navettes de soutiens de Goldorak. Pour le moment, il n’y a que Alcorak qui est en chantier. L’ossature métallique est finie, maintenant le personnel passe les kilomètres de câbles pour toutes les commandes et les instruments. Le regard du garçon brille devant la structure en acier, il brille comme celui d’un enfant devant le sapin de Noël.

Bien loin de là, à des années-lumière de la planète bleue, sa grâce Phénicia d’Euphor se trouve dans une pièce remplie de jouets divers. Elle tient dans sa main une fausse épée.

- Alors, c’est là que tu te caches, lance Actarus en entrant dans la salle de jeu.

- Je me fais du souci !

- Moi aussi.

Actarus observe la pièce.

- Tu as gardé tous ces jouets ? Je ne te pensais pas aussi sentimentale, ma chère sœur.

- Je suis une mère ! Tu ne peux pas comprendre.

- J’en conviens, mais tu devrais quand même jeter tout cela et couper le lien !

- Facile à dire c’est mon enfant !

- Un enfant qui a plus de trente ans quand même.

- Et alors, c’est mon enfant ! En ce moment il risque sa vie pour sauver la Terre, ce monde qui nous a accueillis, mais je ne sais pas ce qui arriverait s’il ne revenait pas, gémit-elle.

- Tout ira bien, répond le roi en prenant sa sœur dans ses bras.

- Tu peux me le jurer ?

Actarus et Phénicia échangent un long regard.

- Tu sais bien que si je le pouvais, je le ferais sans crainte.

- Je sais…

La femme fond en sanglot, les larmes mouillent la tunique royale de son frère.

- Pleure. Cela te fera le plus grand bien.

- « Procius rentre en vie. Je t’ai formé en cas d’une attaque d’Euphor et voilà que tu défends un autre monde. Ce monde qui nous accueillit il y a bien longtemps. Tu es un bon combattant, je suis sûr que tu es meilleur que je ne l’étais. »

Le général Horrus se trouve dans le bureau du Stratéguerre.

- Maître ! Vous n’accordez pas trop de moyen au plan du capitaine Sog, s’inquiète Horrus.

- Voyons, je trouve son idée judicieuse, répond Végalian en jouant avec une coupe remplie de vin.

- Moi aussi Stratéguerre. Mais si le plan échoue, nous aurons de lourdes pertes ! Ce qui pourrait nous mettre en position de faiblesse durablement.

- Je sais tout cela, mon brave Horrus, répond Végalian avec un geste de lassitude dans la main. Mais je prends note de tes inquiétudes. Je suis sûr que ce plan portera ces fruits !

- Bien mon Maître, lâche Horrus en s’inclinant. « L’imbécile !!!! »

Le général rentre dans ses quartiers en bougonnant, les soldats circulant dans les couloirs s’écartent en le voyant dans cet état. Quand enfin il arrive dans sa chambre, il s’affale sur le lit. Il reste un moment à fixer le plafond.

- Je sais ce qui me ferait du bien !

Horrus se lève d’un bond, il travers la pièce pour ouvrir le tiroir d’une commode. Il en sort le petit cube argenté qu’il fixe à sa ceinture.

- Voilà, comme cela je vais pouvoir me rendre dans le laboratoire sans que personne me voie.

Il regarde le cube à sa ceinture.

- Que je vérifie bien les réglages. Je n’ai pas envie de traverser le sol.

Le général observe plusieurs faces du cube.

- Parfait, il est bien configuré pour invisibilité, franchissement de matière à l’horizontale. Autonomie une heure.

Horrus réfléchit.

- Il y a longtemps que je ne m’en suis pas servi, la batterie peut-être défectueuse. Même s’il me faut beaucoup moins d’une heure pour faire ce que j’ai à faire, je vais me donner entre trente et quarante minutes au maximum. J’ai bien eu raison de conserver ce dématérialisateur Ixian.

Le général actionne le dispositif. Son corps semble disparaître comme une dune de sable emporté par un vent violent. Une fois invisible, il passe au travers de la porte de ses quartiers pour se rendre son laboratoire secret afin de voir l’avancement du professeur Gyllah.

Dans le même couloir, Vesta est à son poste pour espionner les agissements du général, mais elle ne peut le voir quitter ses quartiers.

Horrus travers une grande partie de la base pour se rendre à son laboratoire secret. Il passe au travers de la porte, une fois à l’intérieur, il vérifie que personne ne regarde dans sa direction avant de couper le dispositif qui le rend invisible. Une fois l’appareillage éteint, le général se dirige vers le professeur.

- Où en êtes-vous ?

- Ah ! Général, je ne vous avais pas entendu entrer.

- Dans combien de temps aurez-vous fini ?

- Nous avons fini général.

- C’est vrai !?

- Suivez-moi si vous désirez le constater de vos yeux.

Les deux hommes se dirigent vers le fond de la pièce, ils entrent dans un gigantesque hangar.

- Comme vous pouvez le voir, nous avons complètement terminé, reprend Gyllah.

- C’est ce que je constate, répond Horrus avec un large sourire de satisfaction. Et le pilote ?

- Il est près aussi. Nous n’attendons plus que vos instructions.

- Bien ! Bien ! Il faut patienter encore un peu qu’une occasion se présente pour dissimuler cette machine dans un assaut.

- Nous ferons suivant votre volonté.

- Bien, je vous laisse.

Le général laisse le professeur dans le hangar puis il traverse tout le laboratoire. Une fois devant la porte de la pièce, il actionne le dispositif au moment ou elle s’ouvre. Il regagne ses quartiers d’un pas joyeux. Une fois revenu dans ses appartements, il coupe le cube argenté puis le range dans la commode.

L’espionne du commandant Minarvea est toujours fidèle à son poste d’observation dans l’ombre du couloir. Vesta n’a pu voir la promenade du général. Pour elle, ce dernier a passé toute la nuit dans ses quartiers.

Le lendemain dans le bureau du commandant, Vesta fait son rapport.

- Tu es sure qu’il n’a pas bougé de ses quartiers, interroge Minarvea.

- Absolument. Il n’a pas quitté ses appartements.

- Étrange ! Je suis sur qu’il prépare quelque chose…

- Nous continuons à surveiller ses agissements ?

- Oui, je veux avoir un œil sur lui-même si nous avons un problème plus urgent.

- Un problème plus urgent ?? Je suppose que vous parlez du capitaine Sog.

- Tu es une bonne espionne.

- Vous savez, ce n’est qu’une petite base, les nouvelles vont vite. Vous voulez que je m’en occupe ?

- Inutiles, le général et moi-même ferons le nécessaire.
- Je vois, répond Vesta avec un sourire complice.

- D’ailleurs, je dois retrouver le capitaine et le général dans son bureau.

À son entrée dans le bureau, le capitaine Sog se dresse devant elle pour exécuter un parfait salut Végan, puis il s’incline devant la femme.

- Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que votre beauté est encore plus resplendissante en ce jour qu’à l'accoutumée, déclare Sog.

- Inutile de jouer les lèches bottes avec moi, votre plan a été approuvé par le Stratéguerre !

- Oh , lance-t-il en se redressant avec une main sur le cœur. Vous vous trompez sur mes intentions, je puis vous l’assurer.

- Nous sommes réunis pour parler de l’opération et rien d’autre, intervient Horrus.

- C’est exact, veuillez me pardonner général.

- Le Stratéguerre, commence Horrus en lisant des papiers, à décider que l’opération sera menée incessamment. Pour cette raison vous n’aurez que deux escadrilles de navettes pour chacun des trois Golgoths affectés à votre plan.

- Quoi !!!? Ce n’est pas suffisant !

- Dans ce cas, allez vous plaindre au Stratéguerre en personne.

- Pardonnez-moi, je ne voulais pas douter de la sagesse de notre Maître. Et pour les vaisseaux cargos ?

- Une quinzaine est affectée à la mission, mais seulement cinq d’entre eux resteront sur Terre. Ils repartiront dès que leurs soutes seront vides.

- Je comprends.

- Alors, intervient Minarvea. Quelles grandes villes allez-vous décider d’attaquer ? Vous n’avez que trois Golgoths à votre disposition.

Le capitaine réfléchit un instant.

- Je vais modifier légèrement mon plan.

- C'est-à-dire ? « Voyons voir comment il va s’en sortir ! »

- Je vais envoyer en premier un Golgoth sur Tokyo pour faire sortir Goldorak et ses amis. Puis les deux autres attaqueront simultanément Paris et New York. Pendant ce temps les vaisseaux cargos se rendront dans le triangle des Bermudes pour décharger leurs fournitures.

- Le bougre ! Il a de la ressource !

- Je dois dire que je souscris à votre idée, félicite Horrus. Que les préparatifs commencent !

Le capitaine sort du bureau du général pour s’affairer à son plan d’attaque. Une fois seule, Minarvea s’avance d’un pas rempli de colère.

- Que faite-vous avec Sog , s’emporte la femme.

- Rien, je le mets juste en confiance.

- En confiance ?

- Une fois sa confiance gagnée et sa garde baissée nous n’aurons aucun mal à l’écarter du Stratéguerre.

- C’est ce que vous faites avec moi ?

- Voyons ma chère, je ne vois pas pourquoi je devrais gagner votre confiance, répond-il avec un large sourire.

- « Hypocrite !!! »

- « Peste ! »

Le prince d’Euphor regarde par sa fenêtre avant de se coucher. La nuit est sombre, de gros nuages de neige remplissent le ciel. Un bref trou dans la masse nuageuse laisse apercevoir la Lune. Cela ne dure qu’un bref instant, mais Procius remarque la couleur rouge sang de l’astre. Il tire les rideaux puis rejoint son lit, il sait qu’il aura du mal à dormir paisiblement cette nuit.

Le capitaine Sog ne dort pratiquement pas de la nuit, il passe son temps à passer d’un vaisseau cargo à l’autre pour vérifier son état, le chargement. Il inspecte aussi les Golgoths de fond en comble pour être sûr que rien ne viendra perturber son plan. Ce plan qui va lui attirer les bonnes grâces du Stratéguerre, ainsi il sera débarrassé du commandant et du général.

La phase nocturne du camp de la Lune Noire n’est pas encore terminée que le Stratéguerre est déjà levé. Il se rend au poste de commandement en compagnie du général Horrus et de commandant Minarvea. Quand ils y arrivent, tous les soldats sont à leur poste, ils s’activent aux dernières vérifications.

Le Stratéguerre s’installe sur son trône. Horrus consulte les rapports des soldats.

- Nous sommes près Maître, annonce le général.

- Parfait ! Capitaine Sog !?

L’image de l’homme apparaît sur le moniteur virtuel situé devant le trône.

- Oui Stratéguerre.

- Je compte sur vous pour mener à bien cette opération.

- Je serais digne de votre confiance.

- J’en suis sur ! Vous êtes paré au départ ?

- Nous n’attendons plus que votre autorisation.

- Alors, répond Végalian en se levant de son trône. Que l’opération Camouflage commence, ordonne-t-il en brandissant son bras droit.

Un vaisseau Golgoth s’envole d’un plot amarrage, suivit par une escadrille de navette hameçon, en direction de La Terre.

Les premiers rayons du soleil dardent au-dessus du ranch du Bouleau Blanc quand le coq entonne son chant, mais déjà Mizar et Banta sont à pied d’œuvre dans le froid hivernal pour s’occuper des bêtes.

Dans la capitale japonaise, un homme en veste bleue avec les manches relevés jusqu’aux coudes, les cheveux un peu en bataille, aborde une femme.

- Vous savez que vous êtes très charmantes, dit-il ses deux mains croisées devant son menton et le dos légèrement courbé. Ça vous dirait de venir boire un café avec moi !? J’ai un ami qui en tient un à quelque pas d’ici ! Puis après nous pourrions aller dans un endroit plus intime !

Pour toutes réponses, l’homme reçoit une paire de claques. La femme s’éloigne, l’homme verse quelque larme puis il sursaute en entendant une voix l’appeler.

- Papa !!!

L’homme se retourne, sur son visage on peut lire de l’angoisse.

- Dire que je me faisais du souci, déclare une jeune fille une main sur le front.

Elle porte une veste en cuir et un pantalon en jeans, des cheveux sombres qui descendent dans le dos.

- J’aurais dû m’en douter, reprend la fille. Tu as encore passé la nuit à courir les bars et les femmes !

Subitement la clarté diminue.

- Le jour vient de se lever, ce ne peut pas être la nuit déjà, s’étonne la jeune femme.

La jeune femme et l’homme lèvent la tête, ils découvrent un énorme vaisseau qui masque le soleil.

L’homme attrape la jeune fille par le poignet et se met à courir.

- Ce n’est pas le moment de rester ici , annonce l’homme en courant.

Le vaisseau se dirige vers le centre de la capitale, les navettes hameçon qui l’escorte, ouvrent le feu sur les bâtiments aux alentours. La population qui se lève ou qui se rend au travail est prise de panique. La foule crie, les gens courent dans toutes les directions. Déjà les journaux télévisés retransmettent l’attaque avec des vues prises d’hélicoptère.

- Le premier Golgoth est en position, annonce un soldat Végan.

- Bien, attendons Goldorak maintenant, déclare avec satisfaction le Stratéguerre. Capitaine Sog tenez-vous près !!

Le professeur Alcor prend son petit déjeuner dans la salle de détente du centre de recherche spatiale. La télévision diffuse un animé racontant l’histoire d’une adolescente qui combat des démons quand un flash d’info coupe la retransmission. Les images montrent des navettes et un vaisseau au dessus de Tokyo. Quand il voit cela, Alcor manque de s’étouffer et recrache la gorgée de café qu’il venait d’avaler.

- Ce n’est pas possible, ils ont encore passé notre barrière de surveillance, hurle-t-il en attrapant ses béquilles.

Une fois debout il se dirige le plus rapidement possible vers la salle de contrôle.

L’alerte tire Procius de son sommeil, il a très peu dormi. Il regarde l’heure en se levant, il enfile un sweet puis un pantalon avant de courir vers la salle de contrôle. Quand il entre dans la pièce, il voit l’image du vaisseau sur le spacioscope, sur un autre moniteur sur la gauche, il découvre les images des flashes infos.

- Je sors , annonce-t-il en partant en courant dans le couloir.

Dans la capitale le vaisseau a changé de forme pour laisser apparaître le Golgoth. Ce dernier ressemble à une grosse tortue avec des pointes acérées sur le dos, les yeux ressemblent à deux gros rubis. Le monstre semble attendre quelque chose ou quelqu’un. Les navettes circulent en cercle au-dessus de lui alors que des avions de chasse s’approchent. Une dizaine de navettes quittent la formation pour de diriger vers les aéronefs militaires. Les avions lancent des missiles, mais ces derniers sont anéantis par les navettes.

À bord de Goldorak, Procius voit le groupe de navette qui fonce vers les avions de combat.

- Spider Spin !! (inédit)

Des pointes acérées sortent de la circonférence des Planitronks qui se mettent à tourner sur eux même en restant fixés sur leur bras de soutien. Le prince manœuvre pour fondre au cœur de la formation adverse. Il découpe ainsi plusieurs navettes qui explosent.

- Ah ! Te voilà enfin Goldorak , s’écrie le Stratéguerre. Que la phase deux de l’opération camouflage débute !!

Deux autres Golgoths accompagnés de leur escadrille décollent du camp lunaire. Quelques instants plus tard, se sont les vaisseaux cargos qui s’envolent, au centre de cette formation se tient un vaisseau amiral commandé par le capitaine Sog.

- Mégavolts !

Goldorak fonce sur le reste des navettes, les quatre rayons sortent de la soucoupe pour détruire ce qui reste de l’escadrille.

Au sol, le Golgoth lève la tête, deux rayons mauves partent de ses yeux cristallins en direction du robot de combat.

- Transfère !

Le siège recule pour rejoindre le poste de pilotage du robot.

- Autolargue !

Goldorak quitte sa soucoupe porteuse pour atterrir dans un parc non loin du Golgoth.

- Étrange, il ne bouge pas, il ne m’attaque pas. On dirait qu’il m’attend, remarque Procius.

Daisuke a vu les informations lui aussi en se levant, il s’est habillé rapidement pour rejoindre le centre et décoller avec Faussoirak.

Subitement le Golgoth ouvre sa gueule pour expédier sur le robot un rayon jaune. Procius a juste le temps de se protéger en plaçant les deux avant bras de sa machine devant le poste de pilotage. Sur son radar de nouvelles navettes sont en approche.

- Plasmotronks !

Le Spacer pivote pour ouvrir le feu sur le monstre de Véga. Les Planitonks de plasma viennent heurter la carapace de la créature artificielle. Cette dernière coupe son rayon.

- Cabré !

Goldorak saute dans les airs.

- Akiléochoc !

Le robot retombe sur la carapace du monstre en lui assénant un coup de pied. Sous le choc, les pattes de la créature plient. Au même moment les navettes hameçons reviennent à la charge.

- Pyrobombes !

Des boules de feux en provenance de Faussoirak viennent détruire trois navettes.

- Un coup de main, demande Dai.

- Ce n’est pas de refus et ça te fera de l’entraînement.

Daisuke part à la poursuite des navettes restantes de l’escadrille qui accompagnait le Golgoth.

Goldorak se trouve toujours sur la carapace de la créature.

- Astèrohache !

Les deux parties de l’arme sortent du corps du robot de combat pour s’assembler. Procius actionne les commandes afin que la double hache fende en deux le monstre. La lame entre dans l’acier recouvrant la créature en provoquant une volée d’étincelle. Une fois l’arme enfoncée dans la moitié de la carapace, Goldorak qui tient toujours à deux mains l’Astèrohache, bondit.

- Cabré !

Quand le robot s’élève, la lame arrache la carapace du monstre qui explose.

- Bien joué , félicite Dai.

Mais Procius reste silencieux.

- Ça ne va pas ?

- C’était un peu trop facile.

- Tu trouves ?

- Le Golgoth n’a pratiquement opposé aucune résistance. Ce n’est pas normal de la part de Véga.

Au même moment dans la salle de contrôle du centre, le téléphone sonne. Cochir décroche, puis après un instant, il pose sa main devant le combiner.

- Alcor, c’est le bureau de l’alliance.

- Il tombe bien, je voudrais savoir comment Véga a pu passer encore une fois !

Le professeur Alcor prend le combiné.

- Ici Alcor, j’aimerais éclaircir un point….

Le visage d’Alcor blanchit, il reste sans parler un moment à écouter son interlocuteur.

- Bien, je vais le prévenir tout de suite.

Quand il raccroche le téléphone, tous les regards sont posés sur lui.

- Alors , finit par demander Cochir.

- Paris et New York sont attaqués aussi.

- Ovostable !

Les bras du Goldorak se plaquent sur la coque de la soucoupe. Le siège du pilote remonte en direction du poste de pilotage de la soucoupe.

- Procius, crachote la radio. Tu me reçois ?

- Oui Alcor ! Je t’écoute.

- Véga n’a pas seulement attaqué Tokyo.

- Quoi ?

- En ce moment même, ils attaquent Paris et New York.

- Compris ! Je me rends à Paris de suite !

- Tu n’arriveras pas à temps !

- IL suffit que je vole à Mégamach tout le temps et cela devrait aller, j’y serais rapidement.

- Mais…

- Dai rentre au centre ! Mégamach !

Goldorak change de cap puis prend lentement de la vitesse avant de finir par s’enflammer.

À Paris, l’attaque de Véga a débuté peu avant minuit, heure locale. Les Parisiens et les touristes ont tout d’abord pensé à un spectacle, mais quand les navettes ont ouvert le feu sur les immeubles et la foule la panique c’est rependu dans la capitale française.

Quand le prince quitte le mode de grande vitesse, il aperçoit les lumières de la grande ville. Paris surnommé la ville lumière brillait de mille feux, mais tous n’étaient pas dus à la décoration et aux monuments. Des incendies brûlaient de part et d’autre. La grande arche n’est plus qu’un tas de gravats. C’est le triste constat que fait Procius en survolant la ville. Il découvre enfin le Golgoth qui semble l’attendre à côté de la tour Eiffel. La création de Véga ressemble à un gros félin, ce dernier semble coucher aux pieds de l’ouvrage d’acier. Non loin de lui, des avions et hélicoptère de combat en morceaux gisent.

- Sog, Goldorak est à Paris ! Ou en es-tu de l’acheminement du matériel , interroge le Stratéguerre.

Le visage du capitaine apparaît sur l’écran virtuel.

- Tout se passe comme prévu votre grandeur. Plus de la moitié des vaisseaux cargos ont été décharger de leur contenu et son sur le trajet de retour.

- Parfait ! Parfait !

- « Maudit Sog ! Il va réussir son plan, pense le commandant Minarvea. »

- « Il va falloir jouer finement avec ce capitaine, se dit Horrus. »

- Étrange, mais ou son donc les navettes, se demande Procius a haute voix.

Au même moment, son radar se met à biper, une escadrille de navette plonge des nuages sur le robot.

Le prince remet les gaz puis exécute une vrille pour grimper vers les nuages.

- Pulvonium ! Planitronks !

Les bras du robot se tendent vers l’avant puis des rayons violets sortent de ses poings pour frapper des navettes alors que les disques dentés en coupent d’autre.

Le félin mécanique dresse la tête en entendant le bruit des explosions d’une partie de l’escadrille censé le protéger. Des explosions se reflètent dans ses yeux artificiels. La créature se dresse sur ses pattes et s’étire avant de pousser une sorte de feulement.

Dans le triangle des Bermudes, le capitaine Sog regarde la progression de la construction de la base sous-marine. Certaines structures ont été pré assemblé sur la Lune pour gagner du temps et facilité le travail sous l’eau des techniciens chargés de l’assemblage. Le dernier vaisseau cargo libère ses cales de son chargement puis repart en direction du camp de la Lune Noire.

Goldorak descend vers le sol pour détruire les navettes restantes. Il abat les dernières à coup de missile Gama et de Mégavolts. Le Golgoth plie ses pattes puis saute dans les airs en ouvrant la gueule laissant apparaître des crocs pointus. Le félin atterrit sur la soucoupe de Goldorak, il donne des coups de griffes dessus. Un crissement métallique résonne dans toute la structure.

- Autolargue !

Le robot est éjecté du Spacer. Il atterrit sur la place du Trocadéro. Cette dernière se fissure sous le poids du géant d’acier. Le monstre quant à lui saute de la soucoupe pour finir dans le parc. Les deux adversaires se regardent, la construction en acier se trouve entre les deux.

Dans son vaisseau amiral, le capitaine Sog regarde le combat qui se déroule à des milliers de kilomètres de lui. Un large sourire traverse son visage, il se verse une coupe de vin.

- Parfait Goldorak livre des combats, tous les yeux sont braqués sur lui, comme cela nous pouvons construire notre base sous-marine ! Ou devrais-je dire ma base sous-marine ! AH ! AH ! Merci Stratéguerre de votre confiance !!!

Il jette un regard dans la pièce, il est seul. Il boit une rasade d’alcool, un filet de liquide coule à la commissure de ses lèvres.

- AH ! AH ! Confiance !!!

Le capitaine éclate de rire.

- Je devrais dire naïveté ! OUI ! Naïveté d’un dirigeant incapable et avide de pouvoir uniquement bonne pour asservir des mondes ! Voilà ce que tu es Végalian.

Au même moment, l’écran clignote lui indiquant une communication. Le capitaine essuie sa bouche avec le revers de sa manche, une seconde après le visage radieux du Stratéguerre apparaît.

- Sog ! Ton plan était parfait, le dernier vaisseau cargo vient de renter sans encombre au camp, déclare Végalian.

- J’en suis ravi Votre Majesté, répond le capitaine en s’inclinant.

- La base sera finie dans combien de temps ?

- Elle sera opérationnelle d’ici un à deux jours votre grandeur.

- Parfaits, nous aurons ainsi un pied à terre pour nos opérations ! Et si tout cela se passe bien nous pourrons en faire d’autres pour la grandeur de Véga.

- Vous êtes un grand stratège Maitre.

- Evidement sinon je ne serais pas Stratéguerre !!

- « L’imbécile ! »

- Parfait continu ta tache capitaine pour la gloire de Véga.

Végalian disparaît de l’écran. Sog remplit son verre de vin avant d’éclater de rire.

Le félin se met en position pour bondir, Procius voyant la manœuvre prend les devants et saute sur la créature qui s’élance à son tour. Goldorak saisit par le cou la créature, ils retombent tous deux dans le parc en écrasant des arbres. Le félin est tombé sur le dos, Procius la maintient au sol grâce à une clé de bras. La créature s’agite pour se libérer de l’étreinte. Elle semble pousser des gémissements de plainte. Elle tente de donner des coups de crocs dans la tête du robot géant.

- Clavicogyre !

Les deux clavicules du robot quittent leur support en tournoyant dans les airs. Procius vise les pattes arrière de la créature. Subitement une chose incroyable se passe. Le corps du monstre pivote comme s’il n’était plus solidaire de la tête. Les Clavicogyres manquent leurs cibles. Les pattes du monstre prennent appui sur le sol avant de le propulser en l’air. Goldorak perd sa prise et se retrouve dos au sol pendant que le félin effectue une rotation de son corps pour retomber vers le robot géant, les crocs et les pattes en avant. La manœuvre n’a même pas duré une seconde. Le prince a juste eu le temps d’apercevoir le monstre pivoter dans le ciel.

- Excalium !

La lame énergétique sort du poing droit de Goldorak. La pointe entre dans la gueule du monstre et lui transperce la tête. La lame continue de s’enfoncer dans le corps de la créature par son élan. L’Excalium coupe en deux le monstre qui s’écrase dans le parc avant d’exploser.

Goldorak fait disparaître son arme avant de se redresser.

- Cabré !

Le robot géant bondit dans le ciel pour rejoindre le Spacer, sa soucoupe porteuse.

Quand le siège de Procius regagne le poste de pilotage de la navette, il discerne des camions de pompiers qui s’activent à étouffer les incendies.

- Maintenant, direction New York! Mégamach!!

Goldorak prend la direction des États-Unis en brillant.

-« Quel gâchis ! Sacrifier ces Golgoths juste pour distraire Goldorak pour que nous puissions implanter une base sous-marine , pense Horrus. Je pense que ce modèle félin avait un fort potentiel pour vaincre le prince d’Euphor ! Seulement si sa construction n’avait pas été bâclée pour cette mission ! »

Assis sur son trône, le Stratéguerre affiche un visage radieux. Il boit du vin dans une grande coupe finement ornée de pierre précieuse.

- Horrus, Minarvea ! Je suis heureux que ce plan se déroule aussi bien !

- Nous aussi Maître, répondent les deux généraux.

- Si la mission continue à se dérouler aussi bien, je songe à faire monter en grade le capitaine Sog.

Le commandant et le général échangent un bref regard.

- Je vais le nommer commandant de la base sous-marine.

- Excellente idée Maître, confirme Horrus.

- Ainsi, il sera récompensé des efforts qu’il fournit pour l’empire de Véga, ajoute Minarvea même si ces mots lui écorchent la bouche.

- Oui ! Exactement ! Maintenant, voyons ce que va faire Goldorak contre le dernier Golgoth !

C’était le début de soirée à New York quand les forces de Véga ont débuté leur attaque. C’était une soirée comme toutes les autres dans « la grande pomme » pour beaucoup d’habitants jusqu’à ce que les navettes ouvrent le feu. « La ville qui ne dort jamais » ne déborde jamais d’activités inhabituelles, comme celle que l'on peut voir dans certains films d’action se déroulant dans cette ville. Sauf qu’au cinéma c’est pour de faux, là une force hostile extraterrestre attaque New York. Les forces de police font de leur mieux pour réguler la foule, mais ils sont débordés. Les navettes de Véga sillonnent les grandes artères de la ville en ouvrant le tir sur tout. Des chasseurs de l’armée de l’air ont tenté de détruire les navettes, mais ils n’en ont abattu qu’un faible nombre alors qu’ils ont tous été détruits.

Daisuke a rejoint le centre, il a regardé le combat de Goldorak à Paris grâce aux retransmissions télévisuelles. Maintenant les images qui sont diffusées proviennent de New York. La voix d’un commentateur américain sort du poste, Alcor et Sayaka traduisent au fur et à mesure pour ceux qui ne comprennent pas la langue.

Quand Goldorak commence à survoler la grande ville, son radar lui indique que le Golgoth se trouve dans Central Park. Procius prend tout de suite la direction. Du ciel, il voit des foyers d’incendie dans les espaces verts, certains sont dus à des avions qui se sont écrasés. Il effectue un premier passage au dessus du parc sans voir la machine de guerre de Véga. Il ne rencontre aucune navette. Comme si à son arrivée les forces de Véga avaient décidé de se cacher. Goldorak descend pour effectuer un second passage à faible altitude, il effleure la cime des plus grands arbres du parc. Son radar indique bien la présence d’un Golgoth, mais Procius ne discerne rien en visuel. Il décide d’allumer ses projecteurs. Deux puissants rayons éclairent devant la soucoupe. Le prince scrute à la recherche de son adversaire quand subitement une énorme tête de serpent surgit d’entre la cime des arbres. Procius voyant la gigantesque bouche tire sur ses manettes pour reprendre de la hauteur. La base de la soucoupe vient heurter le haut du crâne de la créature. Le choc du contact fait que Goldorak ne remonte pas, mais vire sur la gauche en perdant de l’altitude, le Planitronks gauche racle le sol puis quand il entre en contact avec l’eau d’un des lacs du parc, il s’enfonce, provoquant le crash de Goldorak. Le Golgoth rampe rapidement en direction de la soucoupe qui gît sur le côté. Sous le choc, la tête de Procius a heurté violement l’interface de pilotage. Sa vision est trouble, il cligne des yeux plusieurs fois, il devine une forme qui avance vers lui, mais sa vue est toujours floue. Il repousse la visière de son casque pour se masser les yeux, quand il les ouvre, il voit clairement le serpent mécanique qui se prépare à se jeter sur lui. Il actionne la commande de transfert.

La créature est dressée, sa langue mécanique vibre alors qu’elle a la gueule ouverte. Le corps de la bête se tend pour bondir. Finalement, elle part dans les airs en émettant un son strident avec sa gueule ouverte.

- Autolargue !

Le robot géant quitte la soucoupe au moment ou le serpent s’écrase dessus. Goldorak est propulsé dans le lac. Il provoque un mini raz-de-marée sur les bords de l’étendu d’eau. Il prend appui sur ses bras pour se relever, son torse est recouvert de boue et de vase. Procius regarde en direction de la soucoupe, mais le serpent a disparu. Il tourne la tête du robot à la recherche de sa proie. Il remarque après un instant un mouvement dans l’eau aux pieds du robot. La tête du monstre en sort, la créature s’enroule sur les jambes puis le torse aussi vif qu’un éclair. Le serpent finit par entourer le cou du robot géant. Goldorak porte ses mains à son cou pour se libérer de l’étreinte.

- «Allez Golgoth ! Broie le cou de Goldorak , encourage Horrus. Je crois que les Terriens diraient : faire une pierre deux coups ! Mais… À quoi je pense !? Si le Golgoth bat Goldorak, toute la gloire en reviendra à Sog !!!! Chose qu’il ne faut pas ! Quel dilemme ! »

Procius actionne ses commandes, mais rien n’y fait, il ne peut libérer le cou de son robot. Les yeux du serpent se mettent à briller d’un éclat vert alors que des arcs électriques se forment entre ses crocs. Puis tout le corps du serpent est parcouru d’arc électrique.

Procius pousse un cri de douleur quand l’électricité passe dans les circuits de Goldorak. Les moniteurs s’affolent, le prince à du mal a contrôlé ses membres qui sont pris de soubresauts. Tout son corps refuse de lui obéir. La douleur se fait de plus en plus intense, il sent que son esprit vacille, il lutte pour ne pas perdre connaissance. Il tente de reprendre le contrôle de son bras gauche, sa main approche lentement des commandes de l’accoudoir du siège de pilotage. Ses doigts tremblent, il ne faut pas qu’il se trompe de bouton, il le sait, c’est sa seule chance après il ne pourra plus lutter, il sombrera.

- Cla… Clavicogyres !!

Les deux lames quittent les épaules du robot géant, au passage, elles entaillent le corps du serpent. Les arcs électriques cessent, le monstre relâche son étreinte. Le prince retrouve tous ses esprits, les puissantes mains de Goldorak arrivent à arracher le serpent de son cou. Le robot le projette dans le lac.

Le corps du serpent est endommagé à deux endroits, mais cela ne l’empêche pas de se redresser et d’ouvrir sa gueule de façon agressive.

- Tarièropunch !

Le poing droit de Goldorak part comme pour un Fulguropoing sauf que les ailettes ne forment pas une pointe vers l’avant, mais reste espacé. Le point entre dans la gueule de la créature pour ressortir à l’arrière en arrachant la tête. Le reste du corps bouge frénétiquement.

- Cornofulgure !

Procius vise le haut du corps, quand les rayons viennent frapper les circuits de du monstre, un arc électrique se forme sur l’ensemble du corps avant d’exploser.

Goldorak s’avance vers sa soucoupe toujours coucher sur le côté. Le robot s’accroupit pour saisir la base de la soucoupe. Il réussit à la basculer. Une fois revenu à l’horizontale, le Spacer décolle à la verticale.

Procius regarde la soucoupe porteuse reprendre de l’altitude avant d’actionner ses commandes.

- Cabré !

Le robot géant bondit vers le ciel.

- Dégagement !

L’arrière de la soucoupe s’ouvre pour laisser entrer le robot.

- Arrimage !

Le robot est dans la soucoupe, l’arrière se referme et les bras viennent se plaquer contre la coque.

- Ovostable.

Le siège de pilotage rejoint le cockpit de la soucoupe.

- Retour à la base !

L’ordinateur de bord se charge de reconduire Goldorak dans son entre.

Le général Horrus et le commandant Minarvea sortent de la salle de commandement du camp de la Lune Noire.

- Le plan de Sog a parfaitement fonctionné , maugrée Minarvea. Qu’allons-nous faire maintenant Horrus pour nous en débarrasser en toute discrétion !?

- Laissez-le profiter de sa victoire et de sa promotion.

- Vous n’allez rien faire !?

- Bien sur que non ma chère ! Ayez confiance, laissez-moi faire, répond le général avec un sourire complice.

Le commandant répond avec le même sourire complice et cruel.

FIN

- 20 -



Return to Top