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Il faisait sombre, rien que des nuages gris en ce mois de Novembre.
Il remis correctement son écharpe de soie noir, enfonça ses mains dans ses poches. Il regarda au loin, le vent lui remit sa longue mèche noir devant les yeux.
Une main taquine et froide rentra doucement dans sa poche.
« -Tu veux vraiment me tuer ma parole?
-Il me semblait que l'automne était ta saison favorite...
-Oui mais là il fait plus froid...
-Oh pauvre petite chose...!! »
Doucement, il passa son bras autour de sa taille et colla sa main dans la poche arrière gauche de son pantalon.
« - Là ça te va...?
-Oui mais n'abuse pas trop...
-De quoi tu parle... »
Avec une lenteur presque insultante, il s'approcha de son visage et commença à lui léchait les lèvres:
« -Bon écoute pas que je n'ai pas envie de ça mais là ce n'est pas le moment. »
Puis il commença a sortir de la bouche de métro, suivit par un corps dont la main était toujours reliais à sa poche arrière gauche.
Tendrement le brun, se rajusta et se colla à lui une fois les marches toutes montées.
Ils avancèrent à allure régulière jusqu'à la magistral porte de pierre blanche rongeait par la pollution.
Les têtes de lion étaient toujours là.
Ils avancèrent doucement parmi la foule surprise par ce couple un poil inattendu dans un tels lieu.
Lui grand, mince, svelte à cheveux brun mi-long avec son manteau court et son visage d'ange ébahi.
Lui moyen, assez fort, cheveux épais noir, manteau long et visage fermé.
Le tout collé l'un à l'autre dans le froid de cet automne froid.
Les feuilles tombaient, les nuages étaient gris, voir chaotique.
Le vent rentrait partout.
Comment avait-il pu en arrivait-là, maintenant 5 ans qu'ils étaient ensemble, il ne se lâchait jamais de lui et il espérais ça réciproque.
Il avait réussi à le convaincre d'y aller ce jour-là, il lui avait même promis de venir avec lui.
En revenant à la réalité, il s'aperçut qu'il n'avait pas de fleur qui accompagnait ce « truc », il demanda donc au prédateur brun d'aller lui trouver un petit bonsaï.
5 minutes plus tard, le temps de sortir du cimetière, de trouver un fleuriste, et de revenir, lui avait eu le temps de retrouvais leur destination.
Le vorace se recolla à sa friandise avec envie, le petit arbre toujours à la main.
« -Allons-y »
Ils continuèrent leurs routes, les routes devenaient des chemins, les chemins des sentiers. La pluie et la terre donner un étrange résultat.
De gros arbres bloquaient les sentiers, leurs noeuds s'emmêlaient avec les tombes.
Après différentes recherches, ils trouvèrent enfin leur but. Une simple stèle toujours blanche.
Le Grand poussa son vis-à-vis avec douceur puis s'éloigna.
Il s'avança.
« -Bonjour Toi... »
Il effleura la pierre avec délice et délicatesse, 10 ans déjà que te voilà libérer.
« -Ici pas grand chose ne change, la famille reste la famille, les amis restent les amis, ils sont tous plus ou moins changés. Tu nous manque, mais nous avons appris à vivre sans toi, tes souvenirs et tes plaisirs. »
« -Ouf, je suis fatigué, tu sais, oui je suis toujours aussi égoïste, que veux-tu? Il est très tard on ne me changera pas? »
Il resta là une bonne vingtaine de minute à discuté, puis il se leva.
Déposa le bonsaï, et déposa une cloche qu'il scella avec une pierre.
Il regarda une dernière fois là stèle avec un léger sourire et partit sans se retourner.
Au coin du sentier de grand bras chaud était déjà ouvert lorsqu'il arrivé, doucement il ferma les yeux et pleura doucement au creux du cou du grand brun.
Ils s'éloignèrent dans les bras l'un de l'autre.
Le soleil déclinait doucement, le vent psalmodiait les derniers mots de ceux déjà partit au creux des feuilles qui tombaient comme des promesses.
Sous la cloche, le bonsaï profitait du soleil et de l'humidité, il finirait certainement dans la loge du gardien avant la début de l'hiver.
Sous le pots vernis, une feuille blanche, sali par le temps battait la stèle en rythme avec le vent.
Celui qui passait par là aurais-pu lire ceci:
Au delà des espérances,
Loin de tout,
Tu reste là à ne rien faire,
Pour te chercher partout.
Tu reste aussi indifférent à toutes les sonneries de la vie,
Tout le monde te pleurs,
Mais aucune de mes actions te paraît aussi utile,
Dans ces dernières heures.
Je ne sais pas,
Je n'est jamais su
Je ne serais sûrement jamais comment te ramener,
Dans la dernière rue.
Tu est passé me saluer,
Ton existence me paraît alors fantasmatique,
Mais tu est repartit,
Pour ces dernières critiques.
Alors malgré tout,
Malgré mon amour
Malgré mes désirs,
Malgré ce grand tour.
COUR
Alors sans retour,
Pars de l'avant,
Sans plus aucune idée.
Je me demande encore,
Comment tu as pu faire autant de choses,
Tout en restant aussi distant
La tête vide sans remord,
Sans rien,
Comme à ton habitude.
Sur ces derniers rythmes,
Tu te déhanche,
Espérant renaître.
De là où tu n'est plus,
Les dernières billes sont rangés,
Le bleu était ta dernière couleur.
Mais le noir te suit,
A ton insu,
Tu ne sais rien.
Tu n'a pas chercher,
Tu as été lassé,
Comme toute tes idées.
Du bout à l'autre,
Tu n'a toujours rien trouvé,
Pour te consoler.
Voilà des lustres que tu n'est plus pour nous,
Ton ombre est là,
Mes sentiments toujours aussi lasse.
Ton sourire au coin des lèvres,
Tu reste à l'ombre du plus chaud des soleils,
Dans cette intimité qui n'est la tienne.
COUR
Alors sans retour,
Pars de l'avant,
Sans plus aucune idée.
Tu ne veux plus faire aucun effort,
Tu me dégoutte,
Tu est égoïste pour moi, pour nous.
Rien ne transparais,
Dans tes enchaînements macabres,
Tu nous oublie.
Laisse nous le soin,
Le soin de faire ce qu'il faut,
Pour cette fois.
Calme toi,
Assieds toi,
Et repose toi.
Laisse toi allez,
Dans les souvenirs,
Heureux et malheureux.
Nous sommes là,
Nous ne te laisserons pas,
Alors avoue toi.
De là où tu n'est plus,
Les dernières billes sont rangés,
Le bleu était ta dernière couleur.