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Auteur : Harue-YA
Genre : Shonen ai, dark
Note : Petit début d’une histoire que j’ai écrit alors que j’avais besoin de me plonger dans quelque chose de court et de sombre. Merci à Meanne77 pour sa correction rapide par review.
Claimer Tous les personnages et l’histoire m’appartiennent.
Pub : Juste si quelques personnes lisent les blabla d’auteur jusqu’au bout. J’ai un fanzine avec des amies que certaines personnes me lisant doivent connaître. Le lien se trouve sur ma page bio, si vous souhaitez y faire un tour.
Résumé : ‘Ne jamais croire ce qu’on ne voit pas. Ne croire que ce que l'on voit. N'avoir foi qu'en ce qu'on peut toucher. Ne jamais avoir peur. Ne comprendre que ce qu'il faut comprendre.’ Des paroles, un précepte qui rythme des vies dans une spirale sans fin…
Nous ne sommes pas des anges.
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You don’t understand.
We are nothing.
The angels are wing.
The Fallen doesn’t have any more.
Hope to recover them is a dream.
Because it is well-known
White wings
One has them only only once.
La nuit était sombre. La lune ne sera pas là ce soir pour les guider. Elle ne le sera pas non plus pour éclairer ce qui se passera. Elle ne jouera pas de sa pâle lueur sur l’étang du parc. Parc qui se trouve au centre de cette ville. De cette grande ville sans âme. Sans âme et qui se meure doucement, lentement, sans cri. La lune ne sera donc pas spectatrice. Seul le soleil à son levé, sera témoin du drame que la nuit aura protégé. Car plus sombre est la nuit, plus propice elle sera au crime.
Pas de bruit, pas de lumière. Juste l’impression d’être suivi. Une impression qui s’intensifie lorsqu’il passa le bosquet de la troisième allée. Il n’y fit guère plus attention. Pourtant, il le devrait. Mais il avait la tête ailleurs. Plongée dans les souvenirs de cette soirée merveilleuse. Soirée où il a remporté beaucoup d’argent. Il le savait, ce pari était gagné d’avance. Il fallait faire confiance à son instinct. Il l’avait tout de suite senti ce petit gars. Il ne pouvait que gagner. Malgré son côté frêle et fillette, il avait cette lueur de gagnant. Et il avait gagné. Il avait remporté le match et avait terrassé son adversaire. Adversaire bien plus fort que lui, mais bien moins subtile. Il s’en réjouissait vraiment. C’était de l’argent facile.
Un bruit sur le côté lui fit tourner la tête mais il ne vit rien. Mais rien n’est jamais rien.
‘Tu te fais peur tout seul mon pauvre’
L’homme se remit en marche, insouciant. Il savourait sa nuit. Il savourait le plaisir d’avoir gagné. Le plaisir d’avoir pu voir un magnifique combat et surtout d’avoir vu le sang couler. Sang qui n’était pas le sien. Sang qui se déversait dans cette arène pour le simple plaisir des gens qui regardaient ces combats. Le temps des combats d’animaux était terminé, cela n’avait rien de palpitant, alors que des êtres humains, c’était tellement plus excitant. Surtout quand ils étaient doués.
Il se frotta les mains souriant bêtement. Un nouveau bruit se fit entendre et il tourna de nouveau la tête. Un chat sortit du buisson. Le pauvre animal vint se fourrer dans ses jambes espérant peut être gagner de sa sympathie. Il était si famélique. Sans un remord, l’homme lui donna un coup de pied.
’Fiche le camp sale bestiole.’
Le chat le regarda à nouveau de ses yeux jaunes, mais l’homme le fit détaler à coup de pied. Le chat miaula et se terra dans un buisson.
‘Avoir peur d’un vulgaire chat.’
Il se remit en marche mais stoppa quelques mètres plus loin. Il se retourna en entendant une voix, une voix calme.
‘Ne jamais croire ce qu’on ne voit pas.’
L’homme plissa les yeux et put discerner une silhouette avançant le long de l’allée.
’ Ne croire que ce que l’ont voit.’
La silhouette était fine, un long manteau noir ouvert, tombait de chaque côté de son corps.
’ N’avoir foi qu’en ce qu’on peut toucher.’
Plus elle s’approchait et plus l’homme pouvait apercevoir ce qu’elle portait. Du noir, que du noir. Mais une tenue plutôt étrange. Qui lui rappelait quelque chose.
’ Ne jamais avoir peur.’
Seulement, la silhouette s’arrêta près du buisson. Elle se pencha. De courts cheveux châtains vinrent balayer son front. Il tendit sa main et attrapa quelque chose. Intrigué, l’homme regarda l’arrivant tirer du bosquet le chat noir qu’il avait éjecté. Il le prit dans ses bras en souriant.
’Alors petit chaton, on est tout seul.’
L’homme se décontracta tout de suite. La voix qu’il entendait était celle d’un adolescent. Il devait rentrer d’une soirée. D’où sa tenue un peu étrange. Seulement, il était toujours intrigué par les paroles qu’il prononçait sur le chemin. Il avait l’impression de les avoir déjà entendues. Il finit par faire le lien lorsqu’il croisa les deux prunelles vertes. Vertes mais dont la lueur n’était pas n’importe laquelle. C’était lui. Il aurait pu le parier à nouveau. Tout ce qu’il avait gagné ce soir. Mais pourquoi était il là ? Pourquoi se trouvait il dans ce parc ? Pourquoi le regardait-il avec cette lueur ?
’ Ne comprendre que ce qu’il faut comprendre.’
L’adolescent sortit un revolver de sa poche et tira. Une seule balle. Balle qui alla se loger entre les deux yeux de l’homme. Homme qui tomba lourdement au sol sans n’avoir finalement rien compris. Mais y avait il quelque chose à comprendre ?
L’adolescent rangea l’arme aussi rapidement qu’il l’avait sortie. Il resserra sa prise sur le chaton et se mit en marche. Faisant le même chemin qu’à l’allé mais en sens inverse.
’Viens avec moi, on rentre tous les deux.’
Au petit matin, le soleil fut témoin de la scène. Un homme était allongé. Allongé au sol. Baignant dans son propre sang. Fixant un point. Un air d’incompréhension sur le visage. Le verdict que le policier donna à son supérieur lorsque celui-ci arriva fut que l’homme qui était mort n’avait pas compris ce qui lui arrivait.
Et ce n’était pas le premier en ce moment.
You don’t understand.
A suivre
Merci d’avoir été jusqu’à la fin de ce début. En espérant que vous aurez apprécié.
Kisu