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Auteur : Harue-YA
Genre : Shonen ai, dark
Note : La petite histoire continue avec des chapitres toujours aussi courts. Je m’excuse s’il reste des fautes.
Claimer : Tous les personnages et l’histoire m’appartiennent.
Pub : Juste si quelques personnes lisent les blabla d’auteur jusqu’au bout. J’ai un fanzine avec des amies que certaines personnes me lisant doivent connaître. Le lien se trouve sur ma page bio, si vous souhaitez y faire un tour.
Résumé : ‘Ne jamais croire ce qu’on ne voit pas. Ne croire que ce que l'on voit. N'avoir foi qu'en ce qu'on peut toucher. Ne jamais avoir peur. Ne comprendre que ce qu'il faut comprendre.’ Des paroles, un précepte qui rythme des vies dans une spirale sans fin…
Nous ne sommes pas des anges
1
We are nothing.
You know.
We are nothing.
Why ?
Because, in this world
We are any choice.
We are only the prime target.
Target of the destiny.
La lumière qui éclairent sans fin une salle. Aveuglant les personnes qui se retrouvent en dessous. Lumière à laquelle ont finit par s’habituer. S’habituer. C’est un bien grand mot, car au final, c’est la seule chose à laquelle on s’habitue ici. La lumière. Seule elle reste immuable. Du moins, elle et les cris. Toujours les mêmes cris. Les gens changent mais pas les paroles. C’est toujours la même chose.
’Vas y !’
’Tue le !’
’Saigne le !’
’Tranche lui la gorge !’
’Mais bon dieu passe à la vitesse supérieur !’
’Mais tu vas le buter oui !’
Toujours ces mêmes paroles. Incitant, l’incitant lui, à tuer la personne qui se trouve en face. Et encore une fois, il se retrouve couvert de sang. Sang car la seule arme qu’il avait n’était rien d’autre qu’un couteau. Couteau à la lame certes bien tranchante. Vu le sang qui vient de couler de la carotide. Couler, plutôt gicler. L’éclaboussant. Les cris changent alors.
’J’ai gagné’
’Il l’a tué, ‘tain c’est incroyable, il l’a tué !’
’Mon argent, je veux mon argent !’
’Voleur, ce match était truqué, comment ce gosse aurait pu tuer ce mec !’
’Un pari est un pari !’
’Mon fric, donnez le moi, j’ai gagné !’
Cette même rengaine. Et pas un regard pour l’homme au sol. Pas un seul pour celui qui s’est retrouvé dans l’arène sans vraiment comprendre pourquoi. Non juste l’argent. Alors celui qui vient d’accomplir sa tâche retourne contre le mur. Il attend. Attend qu’on lui dise ce qu’il doit faire. Il relève la tête pour voir son patron. Celui-ci fier de lui. Très fier même. Un signe de la main simplement. Il sait qu’il peut quitter les lieux. Il passe par la petite trappe et traverse un long couloir sombre. Il ne rencontre personne. C’était le dernier match. Combien de personne tuée ? Il ne sait pas. Il ne les compte pas. Il pousse une porte dans un coin sombre du couloir et entre dans une pièce tout aussi sombre. Un miaulement lui fait baisser la tête et il attrape le chat qui passe entre ses jambes. Et là, sur son visage froid sans émotion, un sourire se forme.
’Tu as faim ?’
Le chat n’a pas le temps de répondre. A la place, on entre de nouveau dans la pièce. L’adolescent, car c’en est bien un malgré le sang qui lui recouvre le visage observe l’homme. Son patron. Vieux, regard malsain, avide d’argent, encore plus d’argent qu’il n’en gagne.
’Tu sais ce qu’il te reste à faire.’
Un hochement de tête. Le garçon dépose le chat au sol et ouvre les portes d’une armoire. Il se change sans faire attention au regard gourmant de son patron. Le corps svelte qu’il dévoile porte quelques cicatrices ne laissant qu’une impression de fragilité et pourtant, quand on sait ce que peut faire cet enfant, l’impression change pour laisser place à un sentiment d’excitation.
De nouveau habillé, il ne reste presque plus de trace de son passage dans l’arène. Il se tourne vers son patron pour quitter les lieux. D’une main rapide celui-ci l’arrête. Sort un mouchoir. Essuie les traces de sang maculant son visage pâle.
’N’oublie pas l’argent.’
Hochement de tête et l’adolescent disparaît. Le chat le suit instinctivement. Il sait que ce soir, il peut le suivre. Il va dehors. Il ne va pas là où lui ne peut être. L’air frais se fait vite sentir. Comme toutes les nuits, il fait frais. Ce n’est pas parce que le temps est à la fraîcheur, loin de là, c’est l’été. Mais simplement parce que la cité est froide, ces grands bâtiments de ciment ne renvoient que du froid. Et ça, lui le ressent. La personne qu’il cherche est un peu plus loin, aussi grisée par son succès que celles d’avant. Elles le sont toujours. Tellement heureuses d’avoir gagnées. Tellement euphoriques de ce combat. Qu’elles en oublient le danger qui les guette à chaque coin de rue.
Seulement, il se pourrait que ce soir quelque chose change. La lune présente à présent suit la scène sachant pertinemment que seul le destin aura raison de l’un deux. Nous sommes tous tributaire du destin. Nous ne vivons qu’en suivant une route. En prenant les embranchements qui se trouvent devant nous. Mais chaque chemin est tracé, a une destination. Nous avons l’impression que nous sommes seul maître de nos pas, mais ce n’est qu’une impression. Chaque choix en engendre un autre. Mettant sur notre chemin, des obstacles de plus en plus difficiles voir plus faciles.
La silhouette suit toujours sa proie, sa mission. Seulement, celle-ci n’est pas si facile à atteindre. Celle-ci n’est pas aussi faible que les autres. Et ce n’est que lorsqu’il se retrouve avec une lame dans le bas du dos qu’il le comprend. Cette cible là, n’était pas seule.
We are nothing
A suivre
Et voilou, le premier chapitre faisait plus office de prologue, celui-ci est le véritable commencement d’une courte petite histoire.
Kisu