Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Supernatural » La BA du Démon font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Amy May
Fiction Rated: T - French - Supernatural - Reviews: 25 - Published: 10-12-07 - Updated: 08-01-08 - id:2425628

Titre: La BA du Démon
Auteur: Amy May
Rating: T
Disclaimer: Les personnages, l’histoire, les idées et tout le tralala m’appartiennent.
Résumé: En enfer, commettre une bonne action est un des délits les plus graves. Ce jour-là je l’avais oublié… et je vais devoir en subir les conséquences. (j’ai envie de changer ce résumé, je le trouve nul et pas attirant du tout T.T)
Notes: La bêta-lecture a été faite par Nelja. Je suis désolée d’avoir oublié de publier la semaine dernière… (Vous avez le droit de taper l’auteur irrécupérable que je suis /o\)

Bonne lecture !


Chapitre 5

Merci”

Je relève la tête et affiche un air triomphant. Je jette à Adrian un regard hautain. Elle semble perplexe, puis s’effondre quelques secondes plus tard sur son “trône” (qui avait été remis debout par des gens quelconques quelques minutes auparavant). Elle regarde frénétiquement de tous côtés, puis me fixe, une lueur d’effroi et surtout de colère dans ses yeux rouges.

“… Non…
- Eh si ! dis-je en souriant jusqu’aux oreilles.
- En… Enfoirée… Comment…”

Elle jette un coup d’oeil interrogatif à un type maigrelet caché derrière un écran d’ordinateur, celui-ci hoche la tête d’un air apeuré en guise de réponse au regard d’Adrian. Cette dernière esquisse une sorte de sourire crispé et se met à fouiller rageusement une de ses poches de pantalon, tandis qu’un des gus en costard se penche vers elle pour lui demander la raison de sa réaction.

“Vous ne comprenez donc pas ? s’écrie-t-elle. En nous remerciant… Toutes les personnes s’occupant de son procès…”

Elle sort un objet en métal, un scalpel apparemment. Elle lève son bras droit et pointe l’objet sur moi.

“On a tous… commis une bonne action !”

Elle lance son scalpel, je me baisse et l’évite de peu. J’aurais attendu une seconde de plus j’avais la gorge transpercée. En entendant ce qu’Adrian venait de dire, certaines personnes présentes dans la salle m’ont jeté un regard noir et des jurons de toutes sortes tandis que d’autres se sont enfuis en hurlant.

Et oui, en les remerciant, ils ont tous commis une bonne action, génial non ? Si je ne voulais pas être exilée, le “merci” n’aurait pas marché mais j’avoue que l’enfer j’aime moyen, le fait qu’on se crache dessus tout le temps aussi. J’étais assez sérieuse donc. Tous… Tous vont être exilés dans trois minutes. Sans aucun procès. Sans aucune chance de s’en tirer, n’est-ce pas merveilleux ?

Pourquoi ? Une loi de Mad, vous savez ce quidam quelconque qui a isolé l’enfer du magma. Il a inventé une loi comme quoi “Quiconque commettra un délit dans l’enceinte du tribunal lors du déroulement d’un procès subira le même sort que la personne jugée dans le tribunal, peu importe la nature des deux actions et ce, automatiquement. Aucun procès n’aura lieu, aucune demande d’appel ne pourra être formulée.”

Comment je l’ai découvert ? Par hasard, sur Internet, lors d’une période d’ennui relatif. Qui aurait pensé que ça me servirait un jour ?

Je me tourne vers Adrian. Elle pleure de rage, son mascara coule, elle sort d’autres scalpels, les jette, me loupe à chaque fois. La colère ne l’aide pas à viser apparemment. À la place, elle tue les deux loubards à côté de moi et quelques autres personnes. On dirait quasiment qu’elle cherche à me faire plaisir et qu’elle évite de me tuer. Je sais pertinemment que ce n’est pas le cas, surtout venant d’elle…

Elle demande d’une voix tremblante et forte, pleine de rage et de désespoir, qui a inventé cette stupide loi des trois minutes (j’avoue que sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec elle: cette loi est particulièrement stupide, mais ça m’arrange) Tous les doigts pointent un petit vieux rondouillard chauve avec des minuscules lunettes rondes sur le nez et une barbe blanche traînant par terre. Adrian lui plante aussitôt un scalpel entre les yeux. La barbe blanche se teint de rouge, le vieillard s’effondre sans un mot.

Je me demande si elle a encore beaucoup d’armes dans ses poches, je n’espère pas, je tiens à la vie, quand même ! Je sais qu’hier j’ai dit que ça me dérangeait pas d’être condamnée à mort, mais je viens de changer d’avis, j’ai le droit non ?

Deux vieillards se plantent devant Adrian pour lui faire une sorte de sermon. Résultat des courses: tués tous les deux.

Quelqu’un pousse violemment mon fauteuil roulant sur la droite, je tombe et tourne la tête: tiens, la coupable est Miss-qui-a-un-nom-de-fleur – Violet Rose pour ceux qui n’ont pas compris – elle me donne un coup de pied dans le ventre et s’en va sans rien dire.

Adrian monte sur son bureau, saute depuis celui-ci et se réceptionne assez bien. Elle me rejoint d’un pas rapide, une peu trop rapide pour que je reste en vie assez longtemps afin de sortir d’ici pour atterrir chez vous, chers humains, quel dommage. Trop tard, elle est déjà devant moi. Sa main droite se lève mais elle ne tient pas d’arme. Elle me prend par les cheveux et me jette par terre, se met à me donner des coups de pied en me lançant des insultes puis tente brusquement de m’étrangler, j’ai le souffle coupé mais je n’essaye pas de résister.

“Tu es une belle enflure, Bittersweet Margaret…”

Soudain, je ne sens plus les mains d’Adrian sur mon cou mais une grande douleur m’envahit, comme si quelqu’un essayait d’enlever chaque millimètre carré de ma chair à l’aide d’une pince à épiler et en tirant de toutes ses forces, sans pour autant y arriver.

Je ne suis plus dans le tribunal mais dans le vide, enfin je suppose. Ce vide n’est pas noir mais blanc. Le blanc est une absence de couleur paraît-il, donc c’est tout à fait logique que le vide soit blanc non ? Peu importe. Je flotte donc dans le vide, génial.

Bon Adrian, j’ai eu mon lot d’expériences passionnantes ces derniers jours et ce pour pas mal de temps, alors lâche-moi tu veux ? … Oui je sais qu’elle ne répondra pas, alors arrêtez de me fixer en pensant “T’as fumé quoi au p’tit déj ?”

M’inquiètant de l’état de mon corps à cause de la douleur qui me tiraille, je regarde mes mains. Elles perdent progressivement de leur couleur, de leur texture, de leur chaleur. Elle ne ressemblent plus qu’à de la craie blanche qui s’effrite, s’effrite, encore et encore. Que se passe-t-il ? J’ai dû mal à respirer. Je ferme les yeux.

Je sens une brûlure effroyable à la clavicule gauche, j’ai l’impression qu’on trace quelque chose dessus avec un fer à souder. Je n’arrive pas à pleurer de douleur, mes yeux sont secs et figés, comme le reste de mon corps. Seule mon âme “bouge” encore. Je la vois, sous la forme d’un petit feu follet orangé, en train de se cogner contre les parois intérieures de mon corps de craie, espérant pouvoir en sortir, en vain…

Enfoirés… C’était donc ça, la vraie sanction ?

La… mort ?


Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu ! À la semaine prochaine (je vais pas oublier, promis !)

N'hésitez pas à me fait part de vos avis, questions, critiques, etc. Je vous répondrai aussi vite que je pourrai (chers lecteurs anonymes, laissez votre adresse mail pour que je vous réponde ;D)



Return to Top