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Author: Veervanspel
Fiction Rated: T - French - Romance/Humor - Published: 11-16-07 - Updated: 11-16-07 - Complete - id:2439214

Mois de Janvier - le 31

C'était une nuit clair et chaude, voilée d'étoile, parsemée de nuages, Akamu s'apprêtait à aller se coucher, ouvrant son lit au drap blanc en sachant pertinemment qu'il dormira sur le sol. Il s'était habillé d'un pantalon de jean et d'un haut de résille noir qui lui tombait sur les mains d'une manière parfaitement séductrice et attrayante, moulant le corps du jeune homme. Ses doigts dépliaient un pyjama bleu, aux formes de lapin rose, qui firent sourire Akamu. Il s'était fait joli pour aller frapper à la porte d'Olivier. Mais la peur lui était montée dans le ventre au souvenir de ses traces sur le canapé. Il avait eut envie de pleurer en y pensant, mais ce ne serait vraiment pas la bonne solution, alors il avait bu, un verre ou deux.

Le jeune homme argenté caressa le tissu doux du pyjama, vacillant un instant, et soudainement un sourire soulagé arqua ses lèvres alors qu'un bruit sourd à la porte se faisait entendre. Voir du monde, il voulait voir du monde. Sautant sur ses pieds nus, l'anthropopithèque couru à la porte, posant sa main sur la poignet et l'ouvrit en grand, risquant un instant de cogner lui-même à cette porte. Là, Akamu resta pétrifié, abasourdit, fixant sans rien pouvoir prononcé l'homme au pas de la porte, muet de stupéfaction. Devant lui se tenait un homme de haute taille, aux hanches fines, au corps sculpté dans celui d'un ange. De longs cheveux fins et raides parcouraient un visage d'apollon dénué de sourire mais le plus impressionnant sur ce visage de neige était les deux perles bleues, sombres, du regard puissant et pénétrant d'un homme charismatique. Un instant le docteur Jean-Louis Maël Roobest resta sans rien dire, observant son ancien patient des Roses Rouges avec un air particulièrement sérieux, presque soucieux, remplit d'une mauvaise humeur, qui fit baisser le regard à l'écureuil argenté.

"Monsieur Dupreïl, je suppose que vous ne m'avez pas oublié ?"

Le silence s'installa. Un ange passa. Akamu secoua ses mèches blanches d'un air particulièrement penaud, et recula lentement pour laisser Jean-Louis passer au travers de la porte. Des larmes pointant le long de ses yeux, mais le médecin était doué, empathe par nature, il fait sensuellement glisser ses doigts sous les yeux du chaton argenté, et approcha son visage vers les lèvres d'Akamu, sans l'effleurer pourtant.

"Je ne suis pas venu pour te gronder. Ma sœur est ici avec la tienne pour une représentation qui aura lieu demain matin, et je n'ai pas trouvé de chambre à l'hôtel. Fais-moi l'aumône de ton canapé, mon chéri."

Soulagé Akamu hocha de la tête. Soulagé de ne pas être grondé, soulagé aussi d'entendre cette voix suave, aux accents luxuriant, prononcé dans une teinté voilée de séduction incontrôlé. Ils allèrent dans le salon nettoyée et propre, dont les couleurs bien que mal accordé donnait un semblant d'authenticité. Akamu rougit un peu en voyant la bouteille d'alcool laissé à l'abandon sur la table basse de bois.
Le doc ne s'en offusqua pas, balançant son sac sur le fauteuil rouge, fixant le tapis bleues avec un petit sourire moqueur : quel mauvais goût ! Akamu s'installa sur le sol, fixant le docteur retirer son haut, pour s'allonger torse nu sur le canapé, à moitié affalé, chopant une bouteille de whisky au passage. C'était leur pari au poker : tu cesses de boire, je cesses de boire. Akamu avait continué, Jean-Louis avait continué.

"P'tain ! Aka, comment tu peux boire cette saleté de marque ! Richard est dans le coin, il parait ? Cet enculé n'a toujours su boire que de la merde !"

Soupirant longuement Akamu hocha de la tête, il savait très bien où voulait en venir son psychiatre traitant mais il ne lui dirait pas. Il ne le ferrait pas se plaisir là ! Que Roobest aille au diable ! Maël lui avait dit, de cesser de provoquer Richard comme il le faisait, mais Akamu n'y pouvait rien … Et maintenant ? Roobest sourit. Il aurait donné raison à l'homme d'affaire, mais il ne lui pardonnerait pas s'il avait violé Akamu ! Car c'était ce qu'il craignait, qu'Akamu à force de se faire désiré, soit forcer de désirer.

Mais pour le moment, Jean-Louis était plutôt occupé à mettre son Mp3 sur ses oreilles, et à partir dans les musiques de Danny Elfam, laissant les mèches blondes de ses cheveux d'or glisser le long de son visage. Akamu sourit pensant à Gabriel, à la couleur blonde de ses cheveux, voyant le visage si fin, presque femme, de l'homme se détendre, et un micro sourire naître sur ses fines lèvres pleines d'un sang qu'il devinait malgré une blancheur maladive des traits.
Akamu paraissait bronzé face à lui, et il était pourtant l'albinos. Lentement, il s'approcha du blond, glissant sa tête sous son bras sans que le médecin ne fasse rien, prenant la bouteille sur la banquette pour boire au goulot comme l'avait fait Maël, lui rendant sous la demande du médecin.
Maël sourit …
Aka aussi. C'était bon de se retrouver entre potes. Akamu aurait aimé une partie de Poker. Roobest aussi … Pas assez. L'alcool … serait donc le seul plaisir de la soirée.

Trois bouteilles roulaient sur le sol, et la dernière était maintenant dans les mains d'Akamu, assit sur le tapis bleues, ses doigts buvant avec avidité la substance alors que Roobest fredonné d'une voix voilé d'alcool : combien de funestes passants aux étoiles insolubles d'éternités mourantes à nos yeux brillantes devrais-je supporter avant de voir l'éclat de ta lune briller, dangereusement, voilé de diamant, d'une dague de sang que tu rentres dans mon cœur brutalement. Du théâtre chanté, du théâtre récité …

"Aka … rends-moi cette bouteille !"
La voix plaintive de blond se fit entendre alors que la musique du Mp3 tombait sur le sol, à un débit tellement élevé que toute la pièce en était submergée. Akamu tira la langue, et se remit à boire, sans donner la bouteille au médecin. C'était son alcool !
Maël grogna, glissant ses mains sous les aisselles d'Aka pour le faire se lever, mais l'argenté préféra se laisser tomber, assit devant lui, des larmes naissant au travers de ses yeux fatigués.

"J'veux pas, c'est ma bouteille !"

Le docteur rit, et lui prit des mains. Akamu éclata en larmes, des sanglots entrecoupant des filets d'eau qui sortaient, de plus en plus, alors que le médecin l'ignorant avec royauté, prit la bouteille des mains tremblante de l'albinos sans pour autant le pousser à terre, et bu quelques gorgés, laissant le liquide couler un peu de sa bouche. Ces gouttes, le regard gris se fixa dessus. Akamu sourit, s'approchant. Et tel le chat, d'un coup de langue se mit à laper le whisky, chaque goutte. Jean-Louis grogna de nouveau, frémissant, mais ne fit rien pour repousser l'argenté, qui était maintenant à quatre patte, glissant, encore et encore, sa langue sur le corps, usant de ce bout séduction … Gémissant, alors que sa langue rentrait dans la bouche du docteur qui laissa tomber sur le sol la bouteille qui se répandit.

Le silence dans la pièce, une musique en fond, et un râle un petit gémissement. Comment Akamu s'était-il retrouvé allongé sur le canapé, son haut remonté, mais pas encore retiré, son pantalon sur les cuisses, et … Le docteur sourit. Akamu oubliait souvent ses sous-vêtements, ce soir encore, ce fin morceau de tissu était absent, et le corps de l'albinos était horriblement et terriblement sexy. Ses hanches fines sans être trop mince visible, sa respiration entrecoupé. La langue carmine du Doc glissa sur ses lèvres, les humectants avant de les déposer sur celles d'Aka, prolongeant un baiser, commençant un autre, mélangeant leur salive, avalant même ce liquide, se dévorant les lèvres, le dévorant, l'étouffant, le mettant dans une apnée euphorique et enivrante. Ils se regardèrent, se toisèrent, sourirent.
Une main fine glissa sur le sexe d'Akamu, jouant avec le bout des doigts sur le morceau du jean qui cachait encore le sexe du jeune homme. Akamu frémit, ouvrant des yeux cirrus en direction de son ami, qui ne lui renvoya qu'une vision trouble. Il gémit. Encore. Encore et encore. Il n'avait pas ses lunettes … Où étaient ses lunettes.
"Tu n'en as pas besoin." Roobest prit la main qui cherchaient à tâtons, la posant dans son dos, la fessant monter dans sur son torse, et il n'eut bientôt plus besoin de conduire. Akamu s'était redressé, appuya sur le torse, et Maël gémit. "Ak.."
l'argenté eut un petit rire moqueur, poussant le docteur sur le sol, s'asseyant dessus, attrapant entre ses dents, le morceau de chair, nommé téton, le pressant, si fermement, qu'un instant il cru avoir laissé une marque, se mettant à le suçoter avec plaisir et avidité. L'aspirant, le prenant, le malmenant. Croquant !
Les mains de Roobest continuaient de le parcourir, et il dut relever la tête pour laisser son haut partir. Il sursauta, sentant les fins doigts glisser sur ses fesses rondelettes et parfaites. "Aka … ne sois pas … si lent." Mais l'argenté était lent, et ses lèvres s'amusaient trop avec cette partie de ce corps malmené pour se retirer, malgré les haletant de plus en plus prononcé du docteur qui ne cessait de murmurer de stopper cela.
Finalement, Akamu releva le visage, remontant en direction de l'homme pour sourire. "Si dur … Si rouge … L'enfer … Tu es l'enfer …" Murmura pour lui-même le petit lapin argenté, jouant avec le bout du doigt, avec ce morceau de chair devenu si écarlate, fixant, le visage chancelant de plaisir du médecin, qui ne pu qu'émettre un petit grondement punitive d'une menace future.

Akamu pressa du bout le jumeau au morceau de chair, de l'autre coté de cette imberbe poitrine, remontant sa langue sur la pomme d'Adam, avant d'attaquer par des mordillement soutenues la pauvre gorge démunie.
Brutal ! Violent ! Les mains du médecin se plaquèrent sur Akamu, le repoussant, mais le rejoignant rapidement contre le canapé ! Trop lent ! Trop horriblement lent ! Trop terriblement lent ! Il allait jouir avant d'avoir été touché, il allait …. Les lèvres happèrent celle d'Akamu, le dévorant sur place, sentant les bras glisser dans son dos pour le presser, lui imposer de l'étouffer par ses attaques de baiser.
A bout de souffle à se séparent … Roobest rougissant, haletant, Akamu souriant, amusé, ses doigts glissant de nouveau sur le buste, mais le docteur se saisit de ses doigts pour les poser sur son sexe. "Aka … s'il te plait … "

L'argenté eut un joyeux rire, retirant le pantalon de son ami, posant la main sur son sous-vêtement, s'amusant à faire monter le désir, pressant le tissu. Riant, en voyant le corps se convulser de plaisir, et le dos s'arquer d'anticipation. Mais pas encore. Non pas encore …. Les lèvres d'Aka glissèrent sur la bosse maintenant formée, tournant autour, retirant lentement les tissus dans des frôlements insupportables, et avec une lenteur intenable. Roobest ne pu s'empêcher de gémir, plaquant ses deux mains dans les cheveux blancs pour presser la tête sur son membre. L'argenté resta là … Attendant que la pression se fasse moins forte, et quand il sentit les doigts tirer sur ses cheveux, comme au dernier fils d'une vie, il prit le membre en partie, remontant vers la pointe, sortant le gland rougit, lui donnant un rapide coup de langue, suivit d'autre, l'entourant de ses mains. Suçant lentement cette partie rougeoyante et collante. Aspirant ce liquide poisseux, souriant malgré lui, en sentant son sexe se tendre entre ses cuisses, s'empêchant de le faire voir, voulant, se plaisant, à sucer Roobest.
Roobest émit un petit cri, se cognant la tête sur le sol alors qu'il sursautait. Le coup de dent d'Akamu avait-il produit l'effet estompé ou est-ce ce visage d'ange prenant entièrement son membre, avant de remonter pour pomper du sperme qui le mettait dans cet état ? Il n'en savait rien, mais … Il sentait que l'argenté s'amusait, et … "Ha …"

Le petit écureuil se mit à rire, relevant la tête, assez pour sentir la futur érection stoppé net par sa main qui venait de saisir violement le sexe, mais le liquide blanc avait déjà jaillit en partie. Akamu fit glisser sa langue sur ses lèvres. Une fois, le sexe pourtant ne désemplie pas, subissant la pression d'une main aux habiles doigts qui la parcourait. Roobest se redressa, glissa sa main sur le sexe d'Akamu … Le sale petit con l'avait fait venir ! "Salope …"
Akamu eut un petit rire enfant, ses yeux brillants d'un habituel jeu. Il avait gagné, mais le Doc savait qu'une bataille n'est pas une guerre, et lentement il fit glisser un doigt vers les fesses d'Akamu, prenant par la même occasion du lubrifiant dans le pot qu'il avait ouvert. Il sourit, sentant l'étroitesse de l'homme.
L'argenté gémit …Prenant lui-même de ce gel froid, qui lui fit faire la grimace, montant sa main devant les deux lunes blanches du blond et rentrant en lui … Avec un petit sourire moqueur …

"… Doc ?
- ne demandes pas …
- Doc toi ou moi ?
- Ne me le demande pas ça !
- Toi ou Moi
- AKA ! Comme tu veux !
- Non, dis-le … Toi ou Moi ?"

Akamu eut un petit sourire, sentant les deux doigts désormais en lui se retirer pour monter à son sexe, le docteur rougissant, baissant le regard mais écartant un peu les cuisses. "Comme tu voudras …" Souffla-t-il, tentant de ne pas écouter le rire doux d'Akamu qui s'amusait d'une réponse si sincère et d'un mensonge si voyant. Imperceptiblement, il le fit se mettre sur lui, montant les genoux pour l'obliger à écarter les cuisses, glissant ses doigts dans l'anus étroit, jouant à doigté … avec doigté, se retenant d'aller vite. Jamais vite avec Akamu … Roobest eut un long râle, ne pouvant s'empêcher de gémir plus fortement, ses mains fixant le sexe d'Akamu … Mon dieu il le voulait en lui. Il voulait ce sale petit con en lui maintenant, lui déchirant la chair, et il le suppliait de la faire sans s'écouter, gémissant, encore et encore, s'offrant, mais Akamu semblait dans un autre monde, ne ressentant ni le plaisir sur son sexe, ni la douleur dans son dos, juste l'envie dans ses doigts, et dans le regard si troublant du médecin …. Lorsqu'il fut certain qu'aucune douleur n'était ressentit, Akamu donna un léger coup avec ses doigts, collant son visage contre le torse, pour glisser sur la ligne des pectoraux.

"Aka … " Il l'appela encore. Et encore, et Aka l'ignora. "Aka, s'il te plait … Aka …"

Le jeune argenté sourit, retirant ses doigts légèrement, laissant simplement le bout, dans ce tube de soie, mais ne bougeant pas. "Oui ?" demanda-t-il innocemment.
"…je veux… en moi … maintenant …"
Et alors qu'un tout autre amant aurait dit oui devant les larmes du Docteur, Akamu se contenta d'écarter un peu les jambes, montant ses mains sur les hanches du médecin pour le surélever, le plaçant face à son sexe, descendant ses doigts.

"Viens par toi-même …"

Maël resta là … Silencieux. Se laissant embrasser, avant de fermer les yeux. Il s'empala dans un mouvement ferme aidé par Aka qui gémit réellement de plaisir, donnant un coup de hanche léger, montant, contrôlant l'envie d'accélérer du médecin. Riant de le voir si haletant, si transpirant, tant en sueur. Tremblant dans ses mains. Le docteur Roobest. N'en pouvait plus, il sentait ses longs cheveux blonds coller à sa peau d'Apollon, et il sentait cette énorme engin entrer de plus en plus fermement en lui, le faisant venir une troisième fois … Il allait supplier Akamu d'arrêter, mais … Il voulait voir l'argenté venir, et la main du lapin était déjà sur le sexe du médecin qui se redressa grâce à une expérience en matière de dressage de queue. Le docteur ne pu s'empêcher de rire à cet idée …
Akamu. Ses doigts glissèrent dans la nuque de l'argentés, l'embrassant, sans stopper ses mouvement.
Brutalement Akamu donna un plus fort coup de buttoir, explosant dans le docteur sans pouvoir se retenir. Gémissant longuement, mais le docteur gémit au même moment, éjaculant de plaisir en sentant Akamu enfin plier défaite, sentant le jeune homme le prendre dans ses bras, et le coller contre lui, pour avoir son câlin. Le docteur sourit … Il était bien. Akamu perdit immédiatement le moindre sourire moqueur, devenant un ours en peluche, et lentement il se blottit dans les bras de son docteur, qui le serra contre lui, restant là, tirant sur eux la couverture qu'Akamu lui avait apportée.
"Mon petit lapin."

Akamu laissa les lèvres embrasser son front, avant qu'il ne porte doucement le docteur, pour le poser sur la banquette. Glissant ses doigts sur son corps.

"Tu n'as rien oublié ?
- Rien.
- Akamu …
- Oui … "

Mais le jeune argenté ne pu pas continuer de parler, le docteur venant de le tirer contre lui, pour un tendre baiser. Les yeux bleus riant de plaisir, avant qu'il ne disparaisse. Deux jours ? Akamu soupira. Il était crevé, et avait définitivement besoin de dormir, mais alors qu'il rentrait dans la chambre, son regard se posa sur un petit ours en peluche, dont les pattes encadrait un bouteille de whisky …. Du Scotch.
Signé Docteur Roobest.



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