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Author: Yatsuko la Fleur des Enfers
Fiction Rated: T - French - Adventure/Mystery - Reviews: 1 - Published: 12-01-07 - Updated: 12-01-07 - id:2445368

-1CHIMERY - CODE CRASH DOWN

Prologue : Une Longue Nuit à Londres

Londres, 20h26, un soir de janvier. Une soirée froide et brumeuse. Les rues brillaient de quelques lumières dorées, certains magasins étaient encore ouverts, d’autres finissaient de fermer. Un homme rajusta son col, ferma son long manteau noir dans un frisson : il commençait à pleuvoir, quelques gouttes de pluie glissèrent le long de son cou. Avec une grimace, il s’élança dans la nuit d‘un pas pressé. Il était plutôt grand, des cheveux blonds coiffés en brosse, des yeux bleus clairs vifs, habillé sous son manteau d’hiver d’une simple chemise bleu grisâtre, et d’un pantalon noir. C’est après quelques minutes de marche qu’il atteignit le centre ville de Londres, se dirigeant vers un des beaux quartiers éloignés, pas très loin de la mythique Big Ben. Il avançait comme un automate, ses pas s‘enchaînant dans une démarche vive. Ce trajet, il l’avait effectué des centaines de fois, et le connaissait à présent par cœur. Un instant plus tard, il arriva enfin devant le grand et luxueux bâtiment, inondé de lumières et rappelant l’architecture grecque. Devant, une fontaine baignée de lumières émettait quelques clapotis discrets et apaisants à travers les divers bruits urbains. Une fois rentré, l’homme enleva son long manteau pour le prendre sur son bras, le tout accompagné d’un léger soupir. Il avança, déambula à travers les tables remplies par ces personnes aussi riches que désagréables, se donnant des airs d‘intellectuels sous leur vêtements de marques. Pour lui, en tout cas, ces pseudos aristos branchés n’étaient pas des personnes fréquentables : à force, on devenait comme eux. Tout aussi cons. Mais ce n’était pas les aristocrates hypocrites qu’il était venu chercher dans ce restaurant grec réputé, une seule personne l’intéressait. À quelques mètres devant lui, une table placée dans un recoin servait de table de travail à un homme de la quarantaine, brun aux cheveux ébouriffés, habillé de vêtements sombres et noirs. Ce personnage faisait tache au milieu de tous ces gens, avec ses multitudes de feuilles éparpillées sur la table, sa barbe de trois jours, et son air nonchalant tout en fumant sa cigarette, le sombre de sa garde robe contrastant avec la luminosité des robes et costumes de soirée éclatants.

Il remarqua enfin la présence de son ami, laissa alors tomber tous ses dossiers et sa cigarette dans le cendrier. Il se leva, l’accueillant d’un discret sourire, et sans prêter attention aux personnes avoisinantes, déclara :

« Adrien! Et comment va le flic hypocrite que tu es devenu ? »

« assez bien pour continuer mon travail d’hypocrite… » lui répondit Adrien, ses joues rougissantes trahissant sa gêne sous les regards interloqués des clients « et toi, Bret Steel… » il laissa un rire traverser sa gorge, Bret se ralluma une cigarette « …que fais tu de beau ? »

« la même chose que la dernière fois qu’on s’est vu : des trafics obscurs, si tu suis ma pensée. » fit le brun, prenant un air effaré en prononçant ces mots

« je vois… » fit Adrien en riant

Le blond observa son ami replonger dans ses papiers, tout en orientant la discussion sur un sujet banal et sans intérêt. Adrien Lectern s’était orienté vers la police dés sa sortie du collège. (1) C’est à cette occasion qu’il eut comme instructeur Bret Steel, depuis un moment reconverti dans des trafics peu légaux, et tous aussi divers les uns que les autres. Ses contacts du temps ou il côtoyait encore l’uniforme lui étaient désormais très utiles, lui offrant une place influente dans le milieu sur un plateau d‘argent. Lui et Adrien s’était perdus de vue pendant plus de trois ans, mais s’étaient retrouvés par hasard, au cours d’une enquête sur un trafic de drogues en partance de l’Angleterre. Depuis, ils gardaient le contact régulièrement.

« j’ai invité Mark aussi. » dit Bret, soufflant sa énième bouffée de cigarette de la soirée. Il n’eut pas besoin de relever ses yeux gris sombres de ses papiers pour voir la réaction de son ami. Adrien eut un violent frisson, et fit la grimace.

« tu n’aurais pas dû. Tu sais tout comme moi qu’il hait les flics. » répliqua sèchement le blond

« Non, non. il hait les flics qui jouent les chiens bien dressés et qui reviennent toujours quand on les appelle ‘‘au pied’’. Mais toi, tu n‘es as un gentil toutou fidèle, et il le sait. » Il entendit son ami soupirer lourdement, ce qui le força à lever le regard. « Tout comme je le sais, et comme tu le sais toi-même. »

L’art d’embrouiller, l’atout de Bret. Et il n’avait pas perdu la main. L’histoire remontait à plus d’un an, Adrien s’était en quelque sorte ‘‘rebellé’’ contre ses supérieurs, jugeant leur méthode trop ‘‘cruelle’’. L’affaire concernait une victime de viol, la première affaire de ce genre que le jeune policier avait eu à régler. La jeune fille était âgée d’à peine 16 ans, et ses supérieurs la harcelaient, l’interrogeant sans relâche, la poussant à bout, la forçant à se remémorer chaque moment de son viol. Tous croyaient, pour cause de viols semblables, avoir affaire à un violeur en série, et tous voulaient faire cesser la psychose qui s’étaient emparés des rues des beaux quartiers. Adrien avait protesté, risquant le blâme et le relèvement de ses fonctions. Bret avait tout appris par la bouche de son ami, l’affaire l’ayant profondément marqué. Bret ne s’était pas empêché d’en parler à une de ses connaissances, qui était plutôt un très bon ami : Mark Winger. Un personnage tout aussi influant dans le monde des combines foireuses, mais Adrien désirait rester le moins proche possible de cet homme au regard aussi glaçant que pouvait l’être le givre. Il vouait une haine profonde envers les policiers et tout ce qui rapportait à la justice, ce pourquoi Adrien l’évitait le plus possible.

« ces salauds qui ont ruiné sa vie étaient des flics prêts à vendre leur mère pour une promotion, Adrien. Il ne t’en tient pas rigueur : c’est ton choix d’être dans la police, et il le respecte. »

« si tu le dis. » souffla le blond en passant la main dans ses cheveux

« mais oui! Si je le dis, c’est que j’ai raison. » il prit un regard malicieux et un petit sourire « tu doutes de moi ? Tu m’offenses, gamin! » grinça-t-il avec une fausse mine colérique

« gamin ?! » s’offusqua son ami

Bret eut un petit rire et continua à fumer pendant quelques minutes. Il dut s’arrêter, ou il allait être à cours de nicotine avant la fin de la soirée. Le silence pesant vint s’installer à leur table, Adrien se raclait de temps en temps la gorge, croisait les jambes, pour les décroiser, il s’enfonçait dans la chaise, se redressait…voir le brun plongé dans son amas de papiers, avec son air calme et détendu l’agaçait.

« qu’Est-ce que c’est ? » demanda-t-il finalement avec un air intéressé

« j’ai reçu ça de la part d’un ancien proxenete…qui s’est retiré du marché. Il me devait un service, alors j’en ai profité : tout ce qu’il y a à savoir sur les plus grands voyous de notre belle ville. Voire au-delà. » il lui tendit un paquet épais de feuillets, liés par des agrafes. « si ça t’intéresse… »

Adrien ne résista pas et prit sans hésitation une première liasse de papiers. Les informations étaient complètes, en effet. Nom, anciens noms, adresses, activités en tout genre…le rêve pour un flic comme lui.

« et tu cherches quelque chose en particulier ? » demanda le blond à Bret

« mon informateur pensait que quelqu’un, une personne bourrée d’argent, tentait d’engager certains criminels pour un mystérieux projet. »

« ‘‘pensait’’ ? » s’étonna le policier, l’autre prit une mine grave.

« il est mort. Il s’est fait descendre dans un coin de rue, y’a quelques jours à peine. » répondit Bret

Adrien baissa la tête, avec une légère mine attristée. Une ombre vint se former près de lui, le forçant à relever les yeux. Il s’attendait à un serveur du restaurant. Mais la personne présente lui donna un violent frisson, lorsque son regard surpris croisa l’autre glaçant. Il faillit faire un bond sur sa chaise, se crispant, malgré le sourire franc qu’abordait l’homme en face de lui. Bret se retint de sourire, mais se leva pour saluer Mark Winger. Adrien jugea bon de faire de même. L’homme était de taille moyenne, âgé de la quarantaine, des cheveux courts poivres et sels. On voyait en cet homme une certaine droiture et une fierté, surtout à travers ses yeux très expressifs. Il serra la main légèrement tremblante du policier, et les trois amis se rassirent. Un serveur vint prendre enfin leur commande, pour repartir aussitôt.

« alors ? » la voix grave mais suave détendit légèrement Adrien. Il releva le regard, surpris que Mark s’adresse à lui. « quoi de nouveau pour toi ? »

« rien de très spécial. Le train-train quotidien et tout le reste. Mais ma vie n’est vraiment pas intéressante. » le blond avait du mal à discerner la sincérité dans l’attitude de Mark.

« ne dis pas des choses pareilles. Tu n’étais pas sur une affaire sérieuse, ces temps ci ? » Adrien lança un regard noir à Bret, qui se mordit la lèvre et se replongea dans ses papiers. Mark buvait quelques gorgées de vin rouge.

« Bret…sale petite crevure… » pesta le policier en son for intérieur. Mais sentant le regard insistant et pénétrant de son interlocuteur, il se dépêcha de répondre. « ça se passe bien. Même si mes supérieurs me harcèlent pour que j’abandonne…mais penser que tout ça puisse finir aux affaires classées me fait mal. »

Il s’empara de son verre et le vida, avec sur son visage une fatigue, une colère intérieure et contre ses supérieurs, et un sentiment d’amertume, due à la lenteur à laquelle avançait l’affaire. Il se sentait impuissant, en quelque sorte.

« dis toi bien une chose : des flics déterminés à faire éclater la vérité, j’en ai vu beaucoup. Et pour la plupart, ce n’était que pour s’attirer des faveurs. Des personnes comme toi, il y en a peu, mais elles agissent… » Mark, après une gorgée de plus, joua avec son verre, faisant tourner le liquide écarlate à l’intérieur. « ne va pas croire que j’ai une dent contre toi parce que tu es policier. Je déteste les hypocrites qui s’amusent à profiter des gens. Des gens qui souvent n’ont plus rien, qui ont perdu tout ce qui faisait leur vie… » il resta silencieux un instant. Adrien comprit alors en voyant ces yeux glaçant devenir triste et mélancolique, que Mark avait fait partie de ces personnes dont il parlait.

« ce que tu fais, tout donner pour rendre justice, il faut que tu le continue. Parce que le jour ou il n’y aura plus de personnes comme toi, je ne donne pas cher de la peau du monde. »

Il y eut un silence, plus respectueux qu’embarrassé, Adrien et Mark sirotaient leurs verres. Et une voix grave et malicieuse vint troubler ce silence.

« amen, mes frères. » fit Bret en levant son verre, provoquant l’amusement général.

« oh! Bret. » appela Mark

« hum ? » fit celui-ci

« ça tient toujours pour demain. Tu n’as pas oublié, j’espère ? »

« pas de problèmes. Tout est prêt. Il ne reste plus qu’à passer à l’action. » répondit le brun

« très bien. » dit l’autre

« encore un truc foireux ? Vous reprenez vos habits de tueurs à gages ? » leur demanda le blond avec suspicion

« exactement. Une demande anonyme. Et on a reçu l’ordre de ne donner aucun détails. » Adrien soupira discrètement. « désolé. »

Puis deux serveurs arrivèrent, plats riches à la main, et la discussion bascula vers d’autres sujets.

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Bret alluma son portale, sa cigarette quasiment finie aux lèvres, puis replaça le téléphone dans sa poche. Devant lui, posé au sol se trouvait un fusil à sniper, armé et prêt à servir. Plus loin, une paire de jumelles, dont le brun n’allait pas se servir : le viseur de son arme suffirait. Il mit un genou à terre, s’empara de l’arme, et vérifia le cran de sécurité, pour ensuite positionner son œil sombre sur la lunette. Il chercha distraitement Mark, qu’il trouva assis à un café, regardant sans arrêt sa montre. Bret pesta, et s’empara de son portable : il affichait 09:18. Sans attendre, il alla prendre dans son sac un micro, et le brancha. Il y eut un sifflement strident au fond de ses tympans qui le fit se crisper de tout son corps, puis la voix de Mark suivit.

« arrête de regarder ta montre comme ça, tu vas attirer l’attention… »

« et toi, arrête de stresser de ton coté. Fais gaffe : j’ai cru voir un scintillement là ou t’es censé te poster. » Bret se sentit idiot sur le coup. « c’est une grosse prise, aujourd’hui, Bret. Pas d’erreurs. Surtout pas. »

« bien compris. »

Lors de meurtres de ce genres, Bret était toujours sniper. Lorsqu’il travaillait en duo avec un autre tueur à gage, celui-ci devait se poster sur le lieu même, prêt à intervenir en cas d’échec de sa part. Ça lui était arrivé, une fois. Il se souvenait encore de l’angoisse lui nouant les tripes, quand il s’était fait coursé par des agents de sécurité. Comment avait il fait pour rester en vie, déjà ? Ah oui…l’envie de survie. Ça vous faisait faire des exploits, cette envie appelée survivre. Aujourd’hui, le décor était plus joyeux, malgré la situation : un soleil illuminant le centre ville, presque pas de nuages, des boutiques ouvertes de toutes parts. Il s’était posté dans un vieil immeuble désaffecté en travaux de rénovation. Les ouvriers étaient en congés, ce jour même. C’était trop beau. Soudain, Mark toussa dans le micro, signe que la cible arrivait. Bret se fia à son intuition et aux détails de son collègue, et trouva rapidement l’homme à abattre. D’un pas tranquille, l’homme en jean, et haut noir s’avançait à travers les touristes et autres passants. Qui était il ? Il ne savait pas. Pourquoi le tuer ? Il l’ignorait encore plus. Il se pliait aux instructions. C’était leur train de vie, à tous ceux qui étaient comme lui. Comme Mark. Des tueurs nés.

Il se prépara à presser la détente, mais au moment voulu, il vit une giclée de sang s’échapper de toute part de la cible, qui tomba au sol, son corps secoué par quelques convulsions. Après quelques secondes, il cessa tout mouvement et tomba dans un état d’inconscience, sans doute mort. La panique s’empara des environs, plusieurs cris s’élevèrent.

« Bret. Le tir venait de derrière moi, tu devrais voir le tireur. » dit Mark, sa voix légèrement affolée

« attends. » avec sa visière, le brun tenta de repérer le tireur. Il distingua à quelques étages plus haut une forme humaine, et celle d’un fusil d’assaut semblable au sien.

« je le vois. L’immeuble derrière toi. »

« laisse moi deux secondes, j’arrive. »

Bret reprit alors son fusil, visa la forme qui fuyait à toute vitesse à travers les étages vides : l’immeuble administratif avait été vidé pour rénovation, tout comme celui ou se trouvait le brun. Il tint compte de la vitesse de déplacement, jugea le moment opportun venu, et pressa la détente. La balle frôla la personne, sans doute touchée car elle eut un sursaut et se contracta nerveusement.

« je t’ai eu, salopard. » grinça Bret en se levant et rangeant son arme à toute vitesse. « Mark, je l’ai touché. Assez profondément pour qu’il saigne. Trouve le, il est encore dans l’immeuble. »

« compris. »

« je rentre par derrière. On va l’empêcher de sortir! Remue toi vieux débris!»

« va te faire foutre, gamin! » lui répliqua Mark, non sans rire de l‘insulte.

Mark s’élança à toute jambe vers l’entrée de l’immeuble, se glissa au travers du mince passage qu’offrait les grilles entourant le bâtiment, et sortit son Colt. (2) Personne, le calme plat. Soudain, des bruits de pas, une personne légère trottinant sur le parquet et le béton. Le bruit se rapprochait, les yeux de glace du tueur parcouraient les alentours, gardant une respiration calme. Sa concentration se focalisa sur le bruit. Une ombre en mouvement sur son coté droit attira alors son regard. Il fit volte face, pointa son arme en face de lui. Il eut peine à voir une silhouette se faufiler à une vitesse folle. Le temps qu’il réagisse et ne la suive, il distingua une masse de cheveux clairs et mi-longs, et des vêtements sombres. De plus, la personne se tenait l’épaule gauche. Mark baissa le regard, au sol de fines gouttelettes de sang montraient le chemin à suivre. C’en était presque trop facile. Tout en restant sur ses gardes, il déambula dans les couloirs abandonnés, vidés de toute trace de vie. La poussière s’élevait en fine fumée blanchâtre à chaque mouvement d’air. L’ambiance était vraiment pesante. Lorsque Mark arriva à l’étage suivant, il trouva quelques mètres devant lui son fugitif, immobile, et pointant une arme en avant. Le tueur fut surpris de voir Bret, menaçant en retour le troisième tueur à gage. Mais quand il s’avança de quelques pas, et que, alerté par le bruit, le tueur fugitif se retourna tout en sortant une deuxième arme chargée, le tueur était en fait une tueuse.

« une gamine ? » s’étonna Mark en voyant le jeune âge de la fille. Elle devait avoir dans les dix huit ou dix neuf ans, aux cheveux châtains virant au blond sur quelques mèches, coupés au niveau du cou et sa frange cachant le haut de son visage jusqu’à ses sourcils. Son regard émeraude sombre, à la fois furieux et angoissé, fixait tour à tour les deux hommes. Vêtue d’un simple jean et d’un haut noir, du sang frais maculait sa main gauche pointée droit sur Bret. Le haut était arraché, au niveau de l’épaule, cachant une coupure profonde qui saignait avec abondance. Mark remarqua la rougeur sur son visage et la sueur qui scintillait sur son menton et ses tempes. Sa respiration était saccadée, sa poitrine se levait et s’abaissait dans un rythme irrégulier, son souffle étant le seul bruit dans le silence du bâtiment.

« c’était ma cible. Pétasse. » jura Bret, tandis qu’elle fixait Mark de son regard pénétrant. Elle se retourna, fronça les sourcils.

« c’était la mienne aussi. Connard. » répliqua t elle du tac au tac. « dans ces cas là, c’est le plus rapide qui gagne. »

« une gamine. T’es qui, putain ? » demanda le brun

« ça, vous ne le saurez jamais. » fit elle avec un léger sourire.

Elle fit doucement glisser son pied droit vers l’extérieur, de sorte à avoir un meilleur appui, et pour tenter d’esquiver au cas ou. Mark et Bret comprirent au même moment ses intentions, mais peut-être trop tard : deux coups retentirent, les deux hommes se baissèrent dans un même mouvement, s’étalant sur le sol poussiéreux. La jeune fille s’était mise à courir vers Mark, et une fois qu’elle l’eut dépassé, se retourna et pointa ses armes vers eux, prête à tirer de nouveau. Elle manqua son coup, Bret tira alors, toucha de près la première blessure. La jeune fille laissa échapper un faible cri de douleur et de surprise, et tomba en arrière dans un bruit sourd. Le sang des deux blessures coula aussitôt sur le sol, se mêlant l’un à l’autre, se faufilant à travers la chevelure fine de la jeune fille, la teintant d‘écarlate. Tandis que Bret se penchait sur elle, Mark lui mettait ses armes hors de sa portée. Elle n’avait plus la force de les tenir, de toute façon. La respiration encore plus saccadée et manquante, elle semblait étouffer. Ses yeux se voilèrent alors qu’elle tentait de se relever, affaiblie par l’importante perte de sang. Son visage pâlissait à vue d’œil, et elle sombra en quelques secondes, inconsciente.

Mark et Bret se regardèrent en silence, l’aîné s’agenouilla et passa ses doigts à travers la chevelure châtaine, les posa avec douceur sur le cou de la jeune fille, à la recherche d’un pouls.

« elle est vivante. Mais…» il passa sa main froide sur le front de la jeune fille, qui remua légèrement à ce contact. «…elle est fiévreuse. Sûrement à cause du choc et des blessures. » un claquement sonore le fit sursauter : le brun, d’un regard impassible, avait armé son Colt, et se préparait à tirer sur elle.

« hé! Non mais arrête! » s’écria Mark, lui prenant son arme des mains.

« pourquoi tu réagis comme ça ?! Qu’Est-ce que tu veux qu’on fasse d’elle ?! Qu’on la ramène à un hosto ? Il nous poseront des questions. Et j’ai pas envie de me charger d’un boulet inutile! »

« on va l’emmener voir un médecin qui travaille au noir. Et après on verra. » fit l’autre d’un ton posé

« hein ? » s’offusqua Bret

« tu dois en connaître, non ? » il se pencha et prit la jeune fille inconsciente dans ses bras. « ou alors, ne serais tu pas à la hauteur de ta réputation ? » ajouta-t-il avec froideur. « je ne laisserais pas cette gamine mourir, Bret. T’as vu l’âge qu’elle a ?! »

Le brun passa nerveusement se main dans sa chevelure en bataille, et fixa le visage fiévreux de la châtaine. il soupira avec exaspération. Mark et sa sensibilité de vieux pépère…il jura intérieurement contre lui.

« OK. Je vais chercher la voiture. Je vous prends par derrière : les flics doivent déjà être sur les lieux. »

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(1) : en France, le collège anglais serait comme le lycée. Adrien est parti dans cette voie dés son départ du lycée, à 17 ans passés donc.

(2) : un Colt, c’est tout simplement une catégorie de revolver. Vous devriez trouver quelques infos sur internet.

Bonsoir! Tout d’abord, merci d’avoir daigné cliquer sur mon histoire, et de l’avoir lue en entier (une review serait le bonheur total…) mais comme je voulais le faire, je vais donner quelques explications sur cette histoire. Je pense avoir fait de on mieux, niveau écriture. AVANT QUE L’ON COMMENCE A CRITIQUER MES PERSONNAGES, je voudrais préciser que L’HISTOIRE N’EN EST QU’AU PREMIER CHAPITRE. Alors ne commencez pas avec vos Mary Sue et autres…comment veut on critiquer des personnages que l’on connaît à peine ?

Ensuite, pour l’idée (je vais quand même donner des détails sur cette idée folle d’écrire cette fiction…) elle m’est venue comme ça. J’ai toujours aimé les histoires de conspirations nationales, mondiales, les guns et revolvers en tout genre…j’aime l’action quoi.

Bref! Laissez un petit commentaire, svp. Et si quelque chose vous a déplu, ou plu (ce serait bien quand même) n’hésitez pas à me le dire. Enfin, évitez les trucs du genre : « ton histoire est pourrie. Les persos c’est pareil, y’a aucune personnalité. C’est de la merde. Ton récit c’est pareil il se passe rien. Mets tes fictions dans ton c.. et va… » je vous laisse imaginer la suite. Hum! Si c’est pour écrire ça, vous feriez mieux de la fermer et de garder votre opinion légèrement négative pour vous. Je vous le demande gentiment, sans trop être vulgaire et vous demande de respecter ce souhait, svp.

Post update le plus tôt possible (j’ai une dissertation de philo à préparer…!) et n’oubliez pas : REVIEWS SVP!



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