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Fiction » Fantasy » Le Flot des Songes font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Veervanspel
Fiction Rated: K+ - French - Adventure/Mystery - Reviews: 1 - Published: 12-01-07 - Updated: 01-19-08 - id:2445369
Préface de l’Auteur

Il y a longtemps, j’avais commencé une histoire retraçant les péripéties de nombreux personnages. Une épopée de plus de treize personnes. Je l’avais écrite pour un ami qui est décédé. Suite à ce décès, j’ai continué l’histoire pour lui sans me rendre compte que je ne pourras jamais lui donner. Et puis, un beau soir, je l’ai perdu dans une mémoire externe d’un ordinateur qui n’a pas supporté une coupure de courant. La technologie. C’est seulement à cet instant que j’ai réalisé que Marc ne reviendrait pas. Qu’il n’était pas partit en Hollande, ni ailleurs. Que cet homme … Puis-je dire homme ? Toi qui n’avait que dix-neuf ans ? … Que ce gamin ne reviendrait pas. Que j’aurais beau écrire, ne pas pleurer, rêver de lui, et refuser de voir nos amis, il ne reviendrait jamais.

Alors j’ai souhaité ne plus jamais rien écrire, pour ne plus jamais souffrir. Car c’est par l’écriture que notre amitié était née, car c’était un homme qui jouait avec les mots, comme un don Juan joue avec le cœur des femmes. J’ai hésité. J’ai abandonné. Et à travers ce périple, un de mes personnages est resté. Celui-là même que je trouvais le plus antipathique, le plus désagréable. Cinemont. Je ne sais pas pourquoi. Il était là. Alors je vais recommencer à écrire à partir de lui. Je ne sais pas si ce texte sera bon ou mauvais. Je ne le réécrirais pas même si je me relis sans cesse : quand un fruit est rassit, on a beau le couper, le goût ne pourra jamais plus être parfait. Hm. Sauf peut-être en confiture, comme celle que peut faire ma grand-mère.

Cette histoire, je la dédie à Marcel. Merci pour tout.

C’est ma lettre d’au revoir. Certainement pas celle d’adieu, car je te rejoindrais, petit enfant avec les genoux écorchés, je glisserais ma main dans la tienne, et pour l’éternité nous joueront à saute mouton en chantant à tue-tête des chants de ton pays. Et si jamais tu trébuches, je te relèverais. Et si jamais nous nous retrouvons sous une averse, je prendrais un parapluie et nous ne l’ouvrirons pas. Il sera juste là. Merci. Sincèrement, merci d’avoir vécu.

A Marcel, baka namida.

Stegad L.S.c. Federspiel



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