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Poetry » Life » Joute font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Veervanspel
Fiction Rated: K+ - French - Poetry - Published: 12-01-07 - Updated: 12-01-07 - Complete - id:2445380

Voici une joute des poèmes que j’avais fait avec un ami décédé.
Je pense. Je pense cela signifie beaucoup de chose.

Moi :

Je me suis demandée ce qu'était la vie,
Fermer les yeux, oublier les paris,
Ne plus voir la guerre,
Ne plus penser à la misère,

Le monde n'est pas parfait,
Et il faudrait l'accepter,
Je ne sais pas si je le fais,
En oubliant à chaque instant l'imparfait.

Alors je préfère revers,
M'imagine un monde parfait,
Sans aucune larme à séché,
Sans aucun drame à supporter.

Lui :

Il aurait fallut que je sache rêver,
Avant de savoir regarder,
Car avec les yeux grands ouverts,
Je ne distingue que le noir de l’univers.

Alors je ferme les yeux,
Cela me rend bien plus heureux,
Je lève mon visage vers les cieux,
Ecoutant mon cœur entre deux.

On me dit que c’est pour les faibles l’espoir,
Qu’il vaut mieux pleurer dans le noir,
Ainsi personne ne les voit,
Même moi.

Alors je me pose maintenant la question,
Est-ce qu’en fermant les yeux, en étant dans le noir,
Le monde et les larmes disparaissent de l’horizon,
Et qu’il n’existe plus aucun espoir ?

Les larmes, la douleur, mon regard sur la vie,
Cela peut changer petit à petit,
Peut-on ouvrir les yeux, et voir le monde tel qu’il est,
Puisqu’il ne sera jamais parfait.

Moi :

mais pour ouvrir les yeux sur le monde,
Il faudrait d'abord savoir que la terre est ronde,
et qu'on a à fermer les yeux sur les évidences,
Pour éviter de souffrir autrement qu'en silence,

Tu dis que le monde n'est pas parfait,
Tu aimerais aller à chacun aider,
Mais je te dis que cela n'est pas possible,
Il te manque un fusible :X

J'aimerais qu'un jour tes yeux grand ouvert,
Voient qu'il ne sont pas sur terre,
Et qu'il faudrait redescendre sur la vrai vie,
On ne vit pas dans les utopies !

Lui :

Si la vie n’aurait pas permit de rêver,
Alors les rêves n’auraient pas existés,
Si l’existence permet au rêve d’être,
C’est pour éviter aux êtres de disparaître.

J’ai confiance en la vie, en ce qu’elle sait donner,
Car elle m’a tant prit, et pourtant tant accomplit,
Je ne sais si je me perds dans mes propres utopies,
Mais je sais que rêver est la clé de l’humanité.

Certains voudraient empêcher le progrès d’exister,
D’autres voudraient effacer toutes les traces du passé,
Mais on vit grâce à l’avant et à l’après,
On ne revient jamais en arrière, on ne peut qu’avancer.

Alors parfois on se perd, on ne sait plus aller,
Dans ces moments-là, il est bon de rêver,
Juste un peu, pour se reposer,
Et se donner la force de continuer.

Mes rêves ne sont pas des utopies,
Ce ne sont que des moments de ma vie,
Qui existe pour certain que dans mon imagination,
Et d’autre que je fais naître pierre après pierre avec passion.

Si je n’avais pas le droit de rêver,
Je perdrais ma confiance en l’humanité,
Ne veux-tu pas croire qu’en chaque être,
Il y a une belle vérité qui mérité d’apparaître ?

Moi :

Je n'ai pas interdit de rêver,
Tant qu'on sait s'arrêter,
tu l'as dit, le monde n'est pas parfait,
Mais tu continues en croire en ce que tu appelles l'humanités.

Tu auras beau te sacrifier,
Cela ne te ferra jamais que pleurer,
Je comprend pourquoi tes yeux se sont fermé,
Tu évites le bourreau pour mieux t'accuser.

Tu es naïf, tu vois le monde comme un enfant,
Tu voudrais sortir ta gomme, remettre tout en blanc,
Sortir tes crayons de couleurs,
Et mettre un peu partout de bonheur.

Mais de tes yeux la pluie est tombé,
Ta peinture c'est mélangé,
Et tout redeviens bientôt sombre,
Car après les rêves vient la pénombre.

Lui :

L’enfant qui colorie son dessin,
Ne le fait pas pour le dessin mais pour lui,
N’est ce pas bien plus jolie,
De voir le monde autrement qu’en gris.

Et puis, en bougeant ses crayons de couleur,
Ses doigts se tachent de ce bonheur,
Alors, il se colore lui aussi,
De ces couleurs qu’il transmet autour de lui.

Le jaune pour le soleil du midi si chauffant,
Pour le sourire d’un enfant,
Pour les fleurs regroupés dans un grand champs,
Pour le cycle sans fin du temps,

Du bleu pour le ciel quand rien ne le remplit,
Pour la mer quand le ciel est ainsi,
Pour mes yeux aussi,
Et les draps en satin de mon lit.

Le rouge pour le sang qui coule dans nos veines,
Pour l’amour qui partage chacune de nos peine,
Pour montrer la puissance d’une reine,
Ou indiquer le moment où l’on freine.

Le vert pour se rapprocher de mère nature,
Pour les grandes praires aux verts pâtures,
Pour la beautés des émeraudes perdus dans la luxure,
Et pour radoucir tout ce qui est un peu dur.

L’orange pour le couché du soleil,
Mélangé à la fois, le rouge du sang, et le jaune du miel,
Pour les fruits de cette santé à laquelle on veuille,
Et pour rehausser toutes les autres merveilles.

Du violet, pour chacune de nos pensées,
Sur lesquels il faut toujours savoir cultiver,
Avec tendresse, et patience c’est la clé,
Pour avoir des belles fleurs et surtout des idées.

Alors, dis-moi avec ton gris,
Nuages, et vieux film de Charlie,
Lapin de champs et petites souris,
Est-ce que tu peux refaire le monde où tu vis ?



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