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Author: Mydaya
Fiction Rated: K - French - Romance - Reviews: 19 - Published: 12-09-07 - Updated: 04-21-08 - Complete - id:2448778

Auteur : Mydaya

Site : nex84.ath.cx/mydaya

Genre : Je ne saurais dire avec certitude. Pas vraiment un genre spécial, juste une petite histoire mignonne. Cela traite quand même de yaoi, encore, eh oui, lol. Sinon, l’histoire se déroulera sous forme de dialogue (donc j’espère que vous ne vous embrouillerez pas trop, lol)

Disclaimer : Les personnages sont à moi, respectez les droits d’auteurs.


Secrets de Famille
Chapitre 4 : Notre secret


— ...

— ...

— ...

— C’est une situation assez embarrassante... J’ai bien eu l’habitude de rencontrer des parents avec mes élèves, mais jamais dans ce contexte.

— Si j’avais su, je serais resté chez Maman...

— Sébastien ! On est bien là entre hommes, non ?

— Heureusement que Maman n’est pas monté... Qu’est-ce que vous auriez fait si tel avait été le cas ? Et si elle vous aurait surpris comme je vous ai surpris ? A s’embrasser sur mon canapé... Argh, c’est ignoble...

— Sébastien. Il faut que tu me dises. Qu’est-ce qui te choque le plus ? Qu’on soit deux hommes ou bien que je trompe ta mère ?

— Je... vais vous laisser en famille, je pense...

— Mais non, restez, Monsieur Stéphane. Même si vous êtes mon prof principal et d’économie, ce serait mensonge de dire que vous n’allez pas bien avec mon père. Je pense que... ce n’est pas le fait d’être gay ou de tromper ma mère, mais plutôt le tout qui me dérange. Je... Papa... Je... je suis désolé... de t’avoir dit des choses horribles. C’est ta vie, pas la mienne. Je suis désolé de t’avoir... jugé.

— Merci, Sébastien. Et... si nous nous embrassions, c’est parce que... parce que... euh...

— Pas la peine de te justifier. Je n’ai pas besoin de détails. Mais ! Je vous laisse tous les deux que si vous dites la vérité à Maman !

— Il n’était nullement dans mes intentions de voler ton père à ta mère, Monsi...

— Vous pouvez m’appeler Sébastien... je suppose.

— ... Bien... J’ai rencontré votre père à son bureau quand je venais réclamer quelque chose à sa société. Je reconnaissais le père d’un de mes élèves et nous avons longuement discuté. Je ne sais plus comment c’est arrivé sur le tapis, mais... nous nous sommes donnés rendez-vous dans un bar que je connaissais.

— J’ai dit à ta mère qu’il s’agissait d’une réunion de boulot...

— Enfin bref... Nous avons fait plus ample connaissance et une chose en entraînant une autre... nous nous sommes embrassés après le restaurant, dans ma voiture. Nous ne nous sommes pas revus pendant pas mal de temps, lorsque j’ai reçu un coup de téléphone de ton père.

— Je n’ai pas arrêté de parler de toi et de ta mère.

— ...

— Il tenait beaucoup à préserver sa famille et... il avait un peu peur de s’aventurer par là. Enfin, je le comprends quand même ! Moi-même, ça me gênait un peu...

— C’est pour ça que vous avez été absent à un moment durant les cours, non ?

— Euh oui, effectivement. J’avais peur de vous faire face alors que je n’étais pas très sûr de moi.

— Je... je comprends, Monsieur Stéphane.

— Je vais appeler ta mère, Sébastien. Je vais lui dire de revenir ici. Elle va m’en vouloir de lui faire faire tous ces allers-retours... Stéphane, il vaudrait mieux que tu restes... ça... m’aiderait beaucoup. Sébastien...

— Oui, j’ai compris, je laisse faire les adultes entre eux, pas besoin de me le répéter cent fois. Enfin... bonne chance... à tous les deux.

— Merci, Sébastien.

— Merci.


— Tiens, tu as conscience que j’existe maintenant ?

— Je suis vraiment dé-so-lé, Florence ! Tu ne peux pas savoir à quel point je m’en veux de t’avoir traitée comme je l’ai fait ces derniers temps, mais... j’étais sur les nerfs et tout allait mal.

— J’avais bien compris. Sinon, je t’aurais fait plus que te faire la tête. Mais je t’en veux quand même de ne pas m’en avoir vraiment parlé. On sort ensemble, non ? Tes problèmes sont mes problèmes, n’est-ce pas ?

— Oui, je sais, mais ce n’était qu’indirectement mes problèmes. Ca concernait plutôt mes parents et je me voyais mal l’expliquer à quelqu’un d’extérieur, parce que... Déjà, ça ne me regardait pas, alors je ne voulais pas...

— Je vois... Et maintenant, voudrais-tu m’en dire un peu plus ? Même si l’orage semble être passé ?

— Eh bien... Mmh...

— Ok. Je ne te force pas, Sébastien. Du moment que tu ne me refais pas le même coup...

— Mes parents ont traversé une crise dans leur couple et là ils sont en train de parler avec mon père dans mon appartement.

— Oh... C’est donc pour ça que tu es revenu chez moi et que tu as squatté à nouveau notre chambre d’amis.

— Je suis désolé d’être autant boulet...

— Bah ! Mes parents commencent à être habitués à te voir dans leurs pattes !

— Florence...

— Mmh... T’embrasses comme un dieu. Et que me vaut l’honneur de cette affection particulière ?

— Merci beaucoup d’avoir été derrière moi et de m’avoir soutenu comme tu pouvais.

— De rien, Sébastien.


— Monsieur Sébastien ? Vous désirez quelque chose ?

— Monsieur Stéphane... Vous avez un peu de temps après votre cours ?

— Euh... oui... Prenez place près de mon bureau. Je vous écoute.

— Alors ?

— Alors quoi ?

— Ne faites pas ce sourire niais avec moi, je veux savoir ce qu’il s’est passé hier soir avec mon père et ma mère !

— Vous êtes bien curieux, Monsieur Sébsatien... Si vos parents vous ont mis à la porte, c’était pour une raison particulière, non ?

— Ca ne m’empêche pas de recevoir le compte rendu – détaillé ou non – de ce qu’il s’est passé.

— Bien, je veux bien vous raconter, mais n’allez pas le répéter à votre père ou à votre mère.

— Je serais aussi muet qu’une tombe.

— Au début, votre mère a cru qu’il y avait un problème avec vous, puisque je suis encore votre professeur principal. Jonathan lui a dit de s’asseoir et il lui a tout raconté. Votre mère est restée calme durant tout le temps des anecdotes, puis... mmh...

— Qu’est-ce qu’elle a fait ? Qu’est-ce qu’elle a fait ??

— Disons sobrement qu’elle s’est un peu énervée et qu’il vous faudra racheter divers meubles et que certains de vos posters ont été déchirés.

— HEIN ?!

— Nous avons réussi à calmer votre mère et elle s’est vite endormie après avoir beaucoup pleuré. Elle nous a réveillé en pleine nuit pour nous dire le fond de sa pensée... même mes élèves ne connaissent pas autant d’insultes. Ce n’est que ce matin au petit déjeuner qu’elle s’est calmée, puis elle est partie rapidement travailler, même si elle désire me parler personnellement ce soir. Jonathan et moi-même avons rangé comme nous le pouvions votre appartement, mais je pense que ce n’est pas totalement suffisant. Enfin... vous le verrez par vous-mêmes quand vous y serez.

— ...

— Votre mère semblait prête à s’en remettre. Je pense que ce qui l’a plus choquée, c’était de voir que son mari l’avait trompé.

— Mais vous n’avez pas... vous n’avez pas...

— Je ne sais pas à quoi vous pensez et je ne vois pas pourquoi je parlerais de ça avec l’un de mes élèves, mais... non ! Non... pas encore. Mais vous savez, plus j’y repense, plus j’ai l’impression que votre mère s’était un peu préparée à cette éventualité.

— Elle ne semblait au courant de rien, la dernière fois que je l’ai vue.

— Ne sous-estimez pas les adultes... Mais peut-être était-ce juste une impression, alors... Bien, si vous voulez bien m’excusez, je dois voir un parent d’élève.

— Oh bien sûr. Passez une bonne journée.

— Au revoir.


— Alors c’est enfin les vacances ?

— Oui, Maman. Mes examens sont enfin passés et j’ai mon diplôme ! J’ai l’impression d’être enfin libre. J’ai trouvé un petit emploi pas loin d’ici, en plus.

— Bien. Alors ? Ca fait quoi d’être dans le monde du travail ?

— Pour l’instant, rien. Je verrais quand j’y serais. Et ne parlons pas de choses désagréables !

— D’accord, Sébastien, d’accord.

— Ne te moque pas !

— Je ne me moque pas... Hihi...

— Où est Papa ?

— En voyage avec Stéphane en Russie.

— C’est quoi l’excuse officielle pour qu’ils ne t’aient pas amenée avec eux ?

— Je ne comprends pas... Oh, pour nos familles respectives ? Non, nous n’avons rien dit car... nous ne voulions pas que nos familles soient au courant.

— Comment ça ?

— Tu vois, Sébastien... Ton père et moi ne voulons pas vraiment que cela s’ébruite. Ton père n’est pas très à l’aise avec tout ça et a du mal à faire face au monde homosexuel – et les drôleries qu’on peut en récolter. Il n’est pas prêt d’en parler avec ses propres parents. Quant à moi, je veux simplement qu’on donne l’effet d’une famille normale. Moi non plus, je ne veux pas qu’on me voit comme une femme trompée. Bref, tu comprends, non ?

— Mais nous sommes normaux.

— Je sais cela, Sébastien, mais pour nous, seulement. J’ai accepté le fait que ton père couche avec un autre – et non avec une autre, et Stéphane est quelqu’un de bien, mais beaucoup de gens verraient ce genre de situation bizarroïde. Je ne veux pas décevoir mes parents, ni ma famille.

— Je ne suis pas déçu, moi. Je vous trouve justement, très courageux.

— Merci...

— Mais arrête de passer une main dans mes cheveux ! Je ne suis plus un gosse, mince !

— D’accord, d’accord, hihi. Dis-moi, Sébastien, tu as parlé de tout ceci à Florence ?

— Non, j’ai du mal à aborder le sujet. Pourquoi ?

— Parce que ce sera notre secret. Notre secret de famille.

FIN


Mydaya : Eh oui, la fic prend déjà fin, mais j’avais déjà dit qu’il n’y aurait pas beaucoup de chapitres. Surtout qu’il ne s’agissait que d’une petite histoire sans grande prétention mais mignonne. Enfin, pour ma part, je suis contente de l’avoir écrite, je la trouve sympathique. Merci à tous ceux qui l’ont suivie et qui m’ont dit ce qu’ils en pensaient !

Merci beaucoup à Lunicorne, Milii, Mouf Mouf, Meanne 77 et Aceituna qui m’ont reviewée !



© Copyright 2007 Mydaya (FictionPress ID:408263).


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