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Me voici de retour sur le début d'un one shot, à défaut d'un nouveau chapitre de Jeux ou de Perte d'inoncence ( leurs chapitres me posent problème mais ils arriveront ). C'est un petit yaoi tout gentillet et sans prétention. Bonne lecture...
Tout de cette histoire est à moi...
Première partie
Sous une pluie battante, un jeune homme dans un épais manteau, courrait en direction du hall d’un grand hôtel. Il pestait fortement contre les transports en commun et leurs fichues grèves, car maintenant il était en retard d’une bonne heure.
Quand il entra dans le hall, le portier lui jeta un sale regard parce qu’il dégoulinait d’eau. Malgré tout, il lui prit son long manteau de couleur crème. Le jeune homme se dirigea vers la salle de réception où déjà, il y a du monde.
Il remit ses cheveux bruns en place et se faufila entre les personnes sans se faire trop remarquer, jusqu’au moment où une main le happa. C’était Mélissa, une de ses collèges de travail et sa meilleure amie qui le tenait fermement.
- Où étais-tu passé ? demanda-t-elle sur un ton de léger reproche.
- Dans les transports.
La jeune femme soupira profondément, signifiant ainsi sa profonde lassitude.
- Quand vas-tu te décider à acheter une voiture, Bastien ?
- Pourquoi faire ? Les transports en commun sont pratiques et je pollue moins, répondit Bastien, le plus sérieusement du monde. J’espère au moins que j’ai échappé au discours du grand patron ?
- Oui. Tu as de la chance. C’est toujours le même que d’habitude. On allait commencer le buffet et après, il y a le repas.
- Génial, fit Bastien en faisant la grimace.
C’était la grande réception annuelle de l’entreprise où travaillaient Bastien et Mélissa, une entreprise de produits de hautes technologies. Le jeune homme détestait ce genre de rassemblement avec tous ses collègues mais il ne pouvait s’y soustraire car il était l’un des directeurs de département, et plus précisément, celui de la publicité. Quant à Mélissa, elle était la secrétaire principale du bureau des ressources humaines. La foule de la salle de réception se déplaça, indiquant que le buffet allait être servi.
- Dis, Bastien, ça te dérange pas si je me colle un peu à toi ? demanda Mélissa.
- Non mais pourquoi ?
- J’ai ce gros porc de Carpentier qui me suit d’un peu trop près.
Le jeune homme eut un petit rire.
- Ne te moque pas.
- Moi, jamais de la vie.
Mélissa était une jeune femme de vingt neuf ans, plantureuse à souhait et aux longs cheveux blonds. Bien qu’elle soit la plupart du temps, habillé de façon stricte, elle attirait tous les regards des hommes de la société. Une chose dont elle se serait bien passé car elle était fiancée et heureuse en ménage. Un de seuls hommes de la société avec qui elle ait essayé était Bastien, mais elle n’avait rien obtenu. Il n’était pas occupé par les filles parce qu’il n’avait pas que ça à faire. Pourtant Bastien avait tout pour plaire. Il était grand, assez musclé, aux cheveux châtains dressés sur le sommet de son crâne, des yeux bruns plutôt fins et un beau visage. Il disait toujours qu’il n’avait pas le temps de s’occuper à trouver quelqu’un mais il avait surtout la flemme de chercher.
Et sachant que Bastien ne tenterait rien avec elle, Mélissa se lia d’amitié avec lui, trouvant un bon compagnon à ses délires parfois particuliers. Mais bon nombre de personnes de l’entreprise était jaloux soit de la fulgurante réussite de Bastien à tout juste vingt six ans, soit de la complicité entre les deux, et s’amusait à faire courir des bruits sur eux et une possible liaison. Pour s’amuser, les deux ne démentaient pas, comme ça le jeune homme avait la paix mais ce fut le contraire pour la jeune femme, bien que son fiancé sache que c’était que des racontars. Il connaissait bien Bastien.
Le buffet était plein de mets tous aussi succulents les uns que les autres et pouvait caler un régiment entier, en plus du repas qui suivait.
Bastien prit deux petits canapés de foie gras poêlé et un grand verre de ponche rouge à l’ananas. Mélissa le suivit de près avec une assiette pleine de petits entremets et un verre de qui semblait être à l’odeur, du rhum brun. Tous deux cherchèrent à se trouver un petit coin tranquille mais ils furent happés par un directeur qui se lança dans un grand discours souhaitant connaître l’avis de Bastien. Mais avant que celui-ci ait pu dire un mot, quelqu’un bouscula le même directeur qui renversa tout son verre sur le jeune homme. Celui-ci se retrouva avec sa veste de costume et sa chemise hors de prix imbibées d’alcool.
Bastien poussa un grand soupir et tenta de calmer la colère qui montait en lui. Il alla discrètement à la réception de l’hôtel pour savoir où on pouvait lui indiquer les toilettes pour qu’il puisse limiter les dégâts.
Quand il entra dans celles-ci, il y avait déjà quelqu’un qui essayait lui aussi, de nettoyer ce qui semblait être du bloody mary sur sa chemise blanche, au bord des lavabos.
Bastien alla à côté de lui et entreprit de faire la même chose avec sa chemise. L’inconnu se tourna vers lui et le regarda faire.
- Je vois que, vous aussi, on vous a renversé un verre d’alcool, dit-il d’une voix grave et calme.
- Oui et ça me fait un prétexte pour quitter la réception à laquelle j’étais invité, répondit Bastien.
- De même. Mais je me serais dispensé du verre au visage.
- Rupture ?
- Oui. Elle n’a pas apprécié que je ne veuille plus d’elle. Dommage, c’était un bon bloody mary. Je n’ai pu en boire qu’une gorgée.
- C’est clair que c’est dommage.
- Oui. Houlà mais où est passé mon savoir-vivre ? Je m’appelle Alexandre Delpuis.
- Bastien Hommuci, répondit-il en serrant la main qui lui était tendue.
Pendant une dizaine de minutes, les deux s’affairèrent à nettoyer leurs vêtements respectifs, tant bien que mal. Puis ils regagnèrent le hall de l’hôtel pour retourner à leurs soirées respectives quand Alexandre eut une idée.
- Dites, apparemment nous sommes aussi impatients l’un que l’autre de regagner nos soirées. Je vous propose à la place, un diner tranquille dans un restaurant de ma connaissance, spécialisé dans la cuisine mexicaine.
Bastien se mit à réfléchir quelques secondes, à Mélissa qui l’attendait, à son envie de ce lieu. Finalement, ce fut la deuxième option qui l’emporta.
Et voilà comment Bastien et Alexandre devinèrent amis pour le meilleur et le pire.
A suivre...
Le 08.01.2008
Qu'est ce que vous en pensez ?
La suite, la semaine prochaine.