Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » General » Bienvenue au Paradis font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Rhoden
Fiction Rated: M - French - General/Romance - Reviews: 7 - Published: 01-22-08 - Updated: 02-19-08 - Complete - id:2466066

Je lui tire la langue. Après tout, c’était elle qui avait commencé. Anthony me met gentiment un coup de pied sous la table pour que j’arrête mes gamineries et Dahlia me tire à nouveau sa petite langue rose avant de rire bruyamment. Monsieur et Madame Lévitz sont assis l’un en face de l’autre et mon homme est en pleine discussion avec le général qui lui raconte ses récits de guerre, mais aussi les horreurs du Paradis.

Ca fait maintenant trois mois que je suis dehors, et c’est comme si j’avais rattrapé l’intégralité du temps que j’avais perdu. Les nouvelles du Paradis sont bonnes pour mes frères tarés. Le directeur est tombé, lorsque les deux patients qui faisaient la renommée de son hôpital se sont envolés il a perdu en crédibilité, et Lévitz dirige maintenant l’établissement…et avec les bonnes grâces de l’armée par-dessus le marché ! Ses sorties sont donc plus fréquentes, il a gagné sa guerre, il a gagné le droit de revoir les personnes qui lui étaient chères à l’extérieur.

Dahlia m’envoie une boulette de mie de pain et je lui envoie le mien tout entier dans la figure avant de me recevoir un nouveau coup de pied dans le tibia qui me ferait presque hurler de douleur. Anthony me lance un regard qui veut dire « tu l’as bien cherché » et se concentre à nouveau sur sa discussion. Et oui. Anthony et moi filons le parfait amour, ça à l’air de se remarquer. Je lui lance mon regard de chien battu et il m’envoie un sourire que je trouve aguicheur. De toute façon, tout chez lui m’aguiche.

Il ne manque qu’une seule personne à l’appel, et c’est l’une de celles que j’ai le plus envie de revoir. Loki. Il ne tarde pas à arriver et à s’introduire dans la maison de ses parents, sa main dans celle d’un autre. Anthony manque à s’étouffer.

- Nora ?!

- Le coincé de la dernière fois ?!

Je les regarde tous les deux, et je trouve que Loki et Nora font un joli couple, même si un certain degré de jalousie s’étend en moi. Mes « sentiments » pour Loki se sont estompés, peut-être, mais c’est quand même mon partenaire de fugue. Le mien ! Ils s’assoient avec nous et Loki m’envoie un sourire charmeur qui me montre tout de suite que les quelques bisous qu’on a pu se faire sont de bons souvenirs, mais qu’il ne laissera rien paraître devant son chéri. Et ça me rassure un peu. Le reste de la soirée passe lentement, entre les jeux idiots avec Dahlia, les discussions incohérentes avec Loki et les deux ou trois tendresses d’Anthony.

C’est de retour chez nous que tout se gâte, comme d’habitude. Oui, nous sommes dans une période où Anthony refuse sèchement de faire l’amour alors que j’en ai une envie incontrôlable. Et je lui en fais le reproche.

- Comment ça ?! Je te signale quand même qu’on l’a fait ce matin, à midi, et juste avant de partir ! Et que c’est comme ça presque tous les jours !

Je prends un air dépité.

- Et alors ?

- Et alors…

Il laisse sa phrase en suspend mais je l’incite à continuer.

- Et alors ça fait mal à force !

Je prends un fou rire et m’approche de lui avant de le prendre dans mes bras comme on prendrait une jeune mariée et de l’allonger sur le lit, l’écrasant du poids de mon corps avant de glisser un murmure dans son oreille, ponctuant chacun de mes mots par un léger baiser dans le cou.

- Je serai tout doux…tendre…amoureux…et je te ferai monter au septième ciel dans la douceur la plus complète…

Et je sais que ce genre de mots glissés comme ça dans son oreille, il n’y résiste jamais. Matin, midi, pour le gouter à quatre heures et le soir. La vie est belle.

Il caresse tendrement mes cheveux et son souffle chaud contre mon cou pourrait me faire faire n’importe quoi. Si Dol a réussi à repousser son trop grand goût pour le sang, ça en est autrement de sa libido. Celle-là, il aurait réellement du mal à s’en débarrasser. Je le laisse me déshabiller lentement et fais de même avec lui, légèrement excité malgré le fait que ce soit la quatrième fois de la journée, et une pensée me traverse la tête.

- Loki…il sort avec Nora juste parce qu’il te ressemble.

- Fais pas une fixette là-dessus.

Il reprend ses douceurs et je ferme les yeux lorsque sa langue quitte ma gorge pour venir jouer sur mon torse.

- Demain, je veux me refaire un ciné…

- Encore ?!

Il ne répond pas et continue à descendre avant de faire sauter le bouton de mon jean et de mordiller mon sexe à travers le tissu fin de mon boxer. Je le sens se durcir doucement. Sale traitre. Dol m’enlève ce qu’il me reste et fait glisser sa langue chaude et mouillée sur toute la longueur, et cette fois je pousse un long gémissement de plaisir. Je glisse ma main dans ses cheveux pour l’inciter à continuer sur sa lancée et il me prend entre ses lèvres. Je m’étonne à sourire en pensant à ce qu’il pourrait faire s’il prenait un coup de folie, maintenant que je suis dans sa bouche. Il commence à relâcher sa prise, trop tôt à mon goût, et je me cambre, me cramponnant à sa nuque pour l’empêcher de relever la tête. Il pousse un petit rire étouffé et vainqueur avant d’entreprendre quelques va et vient plus doux les uns que les autres, me faisant gémir de plus belle, alors que ces doigts commencent doucement leur travail en moi.

Mais comme Dol l’avait si bien dit, je suis très peu endurant et me libère entre ses lèvres dans un râle de plaisir, les yeux fermés, enlevant ma main pour laisser à Dol la possibilité de relever la tête si il ne veut pas avaler. A mon grand étonnement il laisse tout le liquide chaud que je lui offre glisser dans sa gorge et l’avale par gorgés avec une gourmandise hors du commun, caressant le bas de mon ventre avec sa main libre. Il fait ramper sa langue une dernière fois autour de ma verge encore tendue et, même s’il retire sa bouche, il laisse ses doigts continuer leur travail. C’est un baiser long et amoureux qui s’installe, et le goût de la salive de Dol mélangée à mon propre sperme m’excite énormément, malgré le fait qu’en réfléchissant un peu je trouve ça répugnant. Il retire ses doits sans retirer ses lèvres et pour la quatrième fois de la journée pénètre mon corps endolori. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour Dol ? Il me fait l’amour plus brutalement que jamais mais ça ne me dérange pas, bien au contraire. Mais n’avait-il pas dis qu’il serait « tout doux » ? Je lui lance un regard empli d’un désir toujours plus grand, me laisse aller à ses coups de reins puissants et il glisse un murmure dans mon oreille.

- Si tu veux que je me calme…

- Hmmmm non ! Plus fort !

C’est un cri de plaisir qui lui répond et je le sens sourire contre moi. Nos deux corps en sueur s’entendent à merveille sur ce point là : nous voulons repousser nos limites au maximum, et le faire si brutalement nous libère de tout le reste. Je hurle et il se laisse aller à pousser de longs râles de plaisir, excité par ma voix qui dérape parfois dans les aigües sous ses mouvements rapides. Mes ongles déchirent légèrement ses omoplates alors que je rejette la tête en arrière dans un élan de plaisir intense, et il en profite pour se blottir un peu plus contre moi et agresser ma gorge, jouant avec ses lèvres, ses dents qui pourtant restent tendres. Je hurle une dernière fois son nom en me cramponnant, et ça suffit à le faire vibrer, avant de me déverser une fois encore et de me resserrer autour de lui au maximum, le faisant venir en moi dans un râle toujours aussi masculin et excitant que je connais par cœur à force de l’entendre.

Il se laisse retomber lourdement sur moi et la chaleur de son corps fait monter encore un peu la mienne, puis sa bouche se pose dans mon cou à plusieurs reprises avant de remonter sur ma joue puis de s’offrir mes lèvres. Je réponds à son baiser dans la plus grande des tendresses et laisse mes yeux se fermer. Mon sourire s’élargit alors qu’il lâche mes lèvres et j’ouvre à demi mes yeux flous pour plonger dans les siens.

- Alors doc, le septième ciel, c’est comment ?

- Tu le sais aussi bien que moi…

Je prends un petit rire fatigué et il me suit, puis je me blotti contre lui et plonge doucement dans les bras de Morphée pour une petite sieste bien méritée. Dol resserre ses bras autour de moi et pose ses lèvres sur mon front. Plus rien ne peut gâcher mon bonheur.

- Bienvenue au Paradis…mon amour…

Je souris une dernière fois sous ses mots et sa respiration se fait plus lente. Dans ce grand lit chaud, nous nous endormons dans les bras l’un de l’autre.



© Copyright 2008 Rhoden (FictionPress ID:593630).


Return to Top