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Fiction » General » Les landes de la vengeance font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: perriline
Fiction Rated: M - French - Suspense/General - Reviews: 12 - Published: 02-08-08 - Updated: 04-06-08 - id:2473255

Voici ma nouvelle fiction. Je m'essaye à un nouveau genre qu'est le policier et pour ne pas changer il y aura un yaoi aussi. On ne change pas les habitude.

Comme j'ai plus de temps que je pensais à la base, le chapitre de jeux arrivera la semaine prochaine.

Comme d'habitude, tout dans cette histoire est à moi et rien qu'à moi...

Bonne lecture... ( Merci à mon bichon pour la correction et Galech pour ses conseils avisés)


Chapitre 1

Pendus au cottage

James McKinnell mâchait nerveusement sa gomme anti-tabac. Dans ces moments-là, il regrettait d’avoir arrêté la cigarette pour calmer ses pauvres nerfs. Il se trouvait devant une petite maison coquette, aux vieilles briques rouges. Les fenêtres étaient à petits carreaux et de couleur blanche. Les jardins extérieurs étaient bien entretenus, des haies coupées aux cordeaux, des massifs aux couleurs de fleurs bien définies et sans mauvaises herbes. Et la glycine à la porte d’entrée portait de magnifiques grappes de petites fleurs mauves et dont l’odeur était envoûtante à la limite de l’écœurement.

Le cadre aurait pu paraître idyllique si un événement tragique ne venait pas d’avoir lieu.

James regardait les agents de police et les membres de la section scientifique s’affairer autour de lui. Il passait sur le sentier de sable qui menait du portail en fer blanc à la porte d’entrée. L’homme constata du premier coup d’œil que la maison était à l’image même de l’extérieur. Propre et bien ordonnée. Les cadres photo sur les murs étaient bien alignés sur les murs. Le napperon en dentelle était bien repassé et bien posé sur une console, ciré de frais.

James s’avança jusqu’au salon qui, apparemment, tenait lieu de scène de crime, si crime il y avait.

Une vieille dame se tenait dans un fauteuil, la tête penchée sur le côté, les yeux exorbités et une chemise de nuit à fleurs couverte d’une grande tache de sang vermeil, au niveau exact du cœur. A un mètre d’elle, un vieil homme était pendu à une grosse corde de nylon.

Pour l’inspecteur McKinnell, cela ressemblait à une banale affaire de suicide familial et il ne voyait pas pourquoi le médecin légiste avait jugé bon de l’appeler sur son portable à six heures du matin.

Hé, Léo. J’espère que tu as une bonne raison pour m’avoir réveillé aussi tôt.

A l’interpellation de son prénom, un homme d’une cinquante d’années se leva, sortant le nez de sa trousse médicale. Il avait un visage marqué par les années, peu de cheveux sur un crâne dégarni avant l’âge. Il eut un sourire bienveillant et James s’approcha de lui.

Ça va te plaire. Une pâle imitation d’un suicide.

Ah. Donc qu’est ce qu’on a ? dit James.

Tout d’abord, la veille dame. Iris McDougan. 65 ans. Au fait, où est ton adjoint ?

Je ne sais pas. Je lui ai laissé trois messages sur son portable en le priant de se bouger les fesses. Sinon il va m’entendre.

Au même moment, un jeune homme entra en trombe sur la scène de crime, son costume mis à la va-vite, la chemise sortant à moitié de son pantalon à pinces gris et sa cravate bleu desserrée.

Si tu as décidé d’arriver en retard, habille-toi au moi correctement avant d’arriver. Parce que le style débraillé n’a rien à faire ici, dit James, cassant, sentant une certaine exaspération lui montrer à la tête.

Quelques gloussements se firent entendre la part des scientifiques et des policiers présents. James les fusilla du regard. Les gens n’avaient pas à rire, cette remarque était seulement destinée à une seule personne. Celle-ci, justement, piqua un fard qui faisaient prendre une teinte rosée à ses joues blafardes.

Son adjoint ressortit, pour, sans doute, arranger ses vêtements et pour interroger quelques personnes. Léo regardait l’inspecteur avec un sourire entendu. Celui-ci savait que les rapports étaient houleux entre les deux policiers mais la paire fonctionnait bien pour le travail. Cela dit, il se concentra sur ses corps sans vie.

Bon, je disais, Iris McDougan, 65 ans. Tuée d’un coup de chevrotine en plein cœur. C’est un fusil de chasse. Il est derrière le fauteuil. A mes premières constations, le canon du fusil était contre elle. Il y a de forts résidus de poudre autour de la blessure.

Pendant que son légiste parlait, James tournait autour du fauteuil pour voir le fusil en question. Il y avait été emballé et étiqueté avec soin. Il pouvait voir des empreintes rendu bien visibles avec la poudre.

Et les empreintes sur le fusil ?

Toutes au mari. Notre pendu. Donald McDougan. 71 ans. C’est un ancien général d’armée. Il s’est apparemment pendu.

Apparemment ?

Oui. Le nœud est fait bizarrement. Et j’ai pu constater une marque de coup sur le crâne mais je ne pourrais t’en dire plus qu’à l’autopsie.

Dans combien de temps ?

Demain ou après-demain.

Ok.

James prit un cadre photo sur une table. Il regarda attentivement la photo qui était l’image même d’une famille heureuse. Le couple était avec deux autres couples plus jeunes, donc un qui tenait par la main un jeune enfant, environ dix ans.

Il prit la photo et la glissa dans une poche. Puis il sortit.

Une fois dehors, il remarqua son adjoint qui parlait à une dame âgée, habillée pour sortir se promener. Il avait arrangé sa tenue vestimentaire et il tenait un petit carnet où il notait à vive allure. Il s’approcha.

Patron, c’est madame Cavendish qui a découvert les corps.

Oui, on devait aller faire une promenade sur la lande avec Iris. D’habitude, elle m’attendait devant chez elle. Alors comme je ne la voyais pas arriver, je suis allée sonner chez elle et la porte était entrouverte. Je suis allée jusqu’à chez les voisins pour prévenir la police. La maison est un peu isolée, dit la vieille dame d’une petite voix.

Et vous n’êtes pas entrée dans la maison.

Non, je vous l’ai déjà dit.

Mais oui, madame. Merci de votre aide, dit l’adjoint de James en s’éloignant de la vieille dame en entrainant son patron avec lui.

Les deux hommes se dirigèrent vers la voiture de James, une BMW noie assez massive. Avant d’entrer dan la voiture, le jeune homme demanda où ils allaient.

Au village. Il faut aller se renseigner sur note couple de retraités. Léo ne croit pas au suicide.

Comment ça ?

Il y a des détails qui ne correspondent pas mais il nous en dira plus demain, lors de l’autopsie. Qu’est ce que tu as pu apprendre d’autre auprès de la vieille ?

Madame Cavendish, reprit l’adjoint, sachant la manie qu’avait son chef de ne pas prononcer les noms des personnes.

Tu me fais chier de me reprendre, Caith.

Vous avez qu’à dire les noms correctement, répondit Caith, l’adjoint avec un sourire, content que son patron est pris la mouche. Elle a juste dit que les deux fils habitaient dans le centre du village avec leurs familles.

Raison de plus pour aller au village, répondit James en faisant tourner le chef de la voiture dans la colonne de direction.

Pour James s’était une façon claire de clore la discussion avec son adjoint qui commençait déjà à lui taper sur les nerfs ; la voiture prit la direction du village qui se trouvait à deux kilomètres du petit cottage.


A suivre...

Le 08.02.08

N'oubliez pas les coms, histoire que je sache ce que ça vaut...



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