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Fiction » General » Lost Boys font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Rhoden
Fiction Rated: M - French - General/Romance - Reviews: 12 - Published: 02-20-08 - Updated: 03-25-08 - id:2477884

Ca faisait déjà six bonnes heures que la fête battait son plein, et Maddox, qui était assis sur l’une des banquettes, entouré d’autres hommes tout aussi saouls, avait tellement bu qu’il n’arrivait plus à coordonner ses mouvements et ses mots. Ses potes se foutaient de lui comme jamais, malgré le fait que cette soirée soit sa soirée d’anniversaire. La petite boite de nuit était bondée et quelques jeunes filles dansaient autour d’eux. Il fallait dire qu’ils étaient plutôt bien faits, et qu’avec leurs airs bad boys ils avaient de quoi exciter les pucelles.

- Alors Maddox, t’en veux une ? Je t’en offre une pour ton anniv’.

Le dénommé Maddox chassa ses cheveux mi-longs de devant son visage et admira avec envie les deux blondes siliconées qui se tenaient entre chacun des bras de Kurt. Son ami était aussi bourré que lui, mais les femmes semblaient aimer ça. L’une des deux pétasses s’assit sur la banquette à côté de lui et lui caressa tendrement la cuisse avant de mordiller son sexe à travers son pantalon en cuir. Il se laissa faire quelques minutes mais il s’était bien rendu compte que la gonzesse n’était plus vraiment consciente de ce qu’elle faisait. Cayden piqua un fou rire à coté de lui.

- Allez Kurt, crache, tu lui as mis quoi dans son verre ?

- Dans le verre rien, sur la langue une pilule d’ecsta suffit. Tu sais les blondasse nympho, tu leur promets une petite plane elles disent pas non.

Maddox profita un max des tendresses de la blondinette qui devait frôler la majorité, mais il l’envoya balader quand elle tenta de passer sa langue sous la fermeture éclair. Il était encore assez net pour ne pas faire trop de conneries. Cayden lui donna un coup de coude.

- Hep salopard, si t’en veux plus, t’as qu’à me la prêter.

La siliconée ne s’était pas faite prier et avait taillé une pipe monumentale à Cayden, alors que ses cinq autres copains admiraient l’action. Un serveur leur apporta encore une bonne dose d’alcool chacun, précisant au passage qu’il leur faisait la conso gratuite si l’une des demoiselles enlevait son haut. La deuxième blonde se l’était presque arraché et le lui avait même donné. Il était reparti avec dans la joie et la bonne humeur. Puis encore une fois, la petite bande avait levé les verres dans un « A l’anniv’ de Maddox, vingt-sept piges, tu te fais vieux ! Bientôt tu pourras même plus bander ! » avant de les vider cul-sec, pour certains la moitié à côté de leur bouche. Maddox avait fait comme les autres, sauf que lui, il avait réussi à tout se faire rentrer dans le gosier, et la sensation de chaleur qui s’empara encore une fois de son estomac lui fit tourner la tête. Il laissa ses yeux se poser dans le vide, mais ce furent les cris de Keith qui le réveillèrent.

- Naaaaaaan Maddox me dis pas que tu matais le gamin ?! Hey les mecs, Maddox est pédé ! Ha ha ha.

Maddox lui avait foutu son poing dans la figure.

- Je suis pas une pédale et je regardais pas ce môme.

Il laissa cependant ses yeux se poser sur le gamin en question. Dans un sens il était mignon, ou peut-être était-ce l’alcool qui l’aidait à le trouver mignon. Le jeunot draguait une nana surement plus âgée que lui, et il s’en sortait plutôt bien. Cayden le regarda aussi un moment.

- Hey…il me tente, pas vous ?

- Naaaaaaaaaan, Cayden est pédé !

Keith s’était pris un nouveau coup de poing, par Cayden cette fois, mais il ne trouvait que le moyen de rire. Avec la quantité d’alcool qu’il avait ingurgitée, il ne sentait même plus les baffes. Kurt avait lâché sa blondinette pour fixer le mioche.

- Pourquoi pas ? Vous savez, j’ai un pote, avec sa bande ils ont chopé une salope et ils l’ont tournée. Ils ont adoré ça.

Cinq regards se tournèrent vers lui. Cayden avait l’air d’accepter une proposition que Kurt n’avait pas encore faite, Keith semblait emballé, Sawyer et Devan ne semblaient même pas avoir compris, et Maddox, lui, préférait ne rien dire. Violer des gamines, ce n’était pas sa tasse de thé. Devan avait pris la parole dans le bordel général.

- Hey, et ils en ont fait quoi de ta donzelle, après ? Pour pas qu’elle porte plainte.

- GHB mec. Tu fous ça dans le verre de quelqu’un et quand il se réveille, il se souvient plus de rien.

- Et t’en as sur toi entre deux pilules d’ecstasy, je suppose ?

La voix de Maddox avait été tranchante, et un brin ironique. Il reprit.

- Sérieusement les gars, vous pensez pas que c’est exagéré ? Si je le veux ce môme, je le drague et je le ramène.

- Mais t’as pas la même excitation, il paraît que ça t’envoie au septième ciel en trois secondes.

C’est vrai que ce gamin le tentait particulièrement, et que l’idée en elle-même était excitante. Mais de son point de vue, le viol devait rester soit un jeu entre amants soit un joli fantasme.

- Allez quoi Maddox, c’est ton anniv’ et ça arrive qu’une fois par an, on pourrait s’amuser un peu.

- Ouai, il a raison, Ma. Allez Kurt, sors nous un GH je sais pas quoi et envoie nous sur Mars.

- Tu rêves si tu crois que j’en ai !

- Alors comme ça c’est réglé et on oublie vos conneries.

- Par contre…un peu d’héroïne pourrait peut-être aider…

- Tu nous vois lui enfoncer de l’héroïne dans le nez ?

- Mais lui enfoncer autre chose ailleurs ne me dérangerait pas.

- Fermez-la cinq minutes.

Le ton de Maddox n’appelait aucune forme de désobéissance. L’alcool aidant, et son regard toujours posé sur le jeune homme en face d’eux, qui ne semblait même pas les voir, il venait de prendre une décision qui allait changer sa vie.

- Tu as encore de l’ecsta, Kurt ?

- Ouai !

Il lui tendit une pilule que Maddox se fit un plaisir de glisser entre ses lèvres, ça allait le booster un peu. Il se leva et fit signe aux autres d’abandonner leurs putes. Le gamin allait sortir de la boite avec la brunette qu’il venait d’accrocher.

- Keith et Cayden, vous me l’attrapez, Kurt, tu me passes un peu d’héro’ et tu me suis, Devan et…

- Je me casse. Et j’emmène Devan. Désolé les mecs, je prends pas dans vos conneries.

Sawyer avait attrapé son meilleur ami par le bras et le trainait déjà en sens inverse, malgré le fait que celui-ci se débatte.

- Je suis en train de t’empêcher de faire une grosse bêtise, du con, alors tu me suis.

- Pas grave ! Y’en aura plus pour nous bande de tapettes !

Kurt avait hurlé sa petite phrase débile dans un éclat de rire tout aussi débile. Maddox avait reprit.

- Bon, on est plus que quatre. Je disais donc, je lui fous cette chose dans le nez et ensuite on s’amuse. Puisque vous y tenez tant.

- Tu dis ça comme si t’en avais pas envie, mon salaud.

- Je ne vais quand même pas vous regarder faire sans en profiter.

Comme prévu, ils étaient sorti à la suite des deux tourtereaux, et la demoiselle avait fuit à toutes jambes en les voyant s’approcher et empoigner son amour d’une nuit. Keith et Cayden lui avaient pris chacun un bras et l’avaient trainé jusqu’au fond de la petite ruelle bien connue pour ses agressions fréquentes. Le gamin regardait maintenant Maddox avec une rage folle au creux de ses grands yeux verts. Il détailla son agresseur de haut en bas, mais il avait réellement du mal à voir à quoi il ressemblait, dans les ténèbres de cette petite rue en cul de sac sans réverbères. Il avait pourtant bien remarqué l’uniforme que portait chaque membre de l’équipe. Des pantalons en cuir noir avec des bottes de motards, et des blousons de la même matière dans le dos desquels trônait fièrement le nom de « Lost Boys » écrit en lettres blanches style gothique, avec un dessin représentant surement des ailes. Et il connaissait bien ce genre de mecs qui passaient leur temps à cogner sur des petits gars moins baraqués qu’eux.

Maddox s’approcha lentement de lui et tira sur ses cheveux pour qu’il penche la tête en arrière, avant de lui glisser comme il pouvait la poudre blanche dans les narines. Il avait pris soin ensuite de lui boucher le nez pour qu’il ne puisse pas « recracher » et Keith avait mis sa main devant sa bouche, l’empêchant de respirer. Quand Maddox sentit que le gamin avait besoin d’air il relâcha sa prise et le blondinet prit une forte inspiration, aspirant par la même occasion une bonne dose d’héroïne. A croire qu’il avait fait ça toute sa vie. Ce n’est que trois ou quatre petites minutes plus tard, après s’être débattu comme un diable, que le jeune homme sentit ses jambes le lâcher. Une impression de bonheur et d’extase s’était installée dans son corps. On l’allongea sur le sol et il tenta tant bien que mal d’articuler, dans une petite voix amusée malgré sa volonté.

- Bande de salopards…

- T’inquiètes pas ma salope, on est juste venus te chanter une berceuse.

Kurt lécha lentement la gorge de leur nouvelle proie et commença à découvrir son corps, laissant apparaitre un torse magnifiquement dessiné et masculin à souhait. En y laissant glisser sa main il poussa un petit rire.

- Notre salope est imberbe les mecs.

- Arrête de me toucher…

Malgré tout le gosse sentait encore les mains sur lui, et parvenait à rester un minimum conscient, lançant quelques mots d’une voix qui était plus un murmure qu’autre chose. Ca allait être encore mieux, donc. Kurt détacha rapidement le bouton de son jean et fit glisser la fermeture, puis le lui enleva en même temps que son boxer. L’alcool aidant, il commença à masturber doucement le gamin tout en laissant glisser sa langue sur son cou.

- T’es hétéro ma belle. Ca veut dire que t’es encore pucelle.

Il introduisit un doigt en lui sans même l’humidifier et c’est un petit cri de douleur qui lui répondit.

- Putain Maddox, tu vas prendre ton pied. A toi l’honneur et joyeux anniv’.

Maddox regarda un moment le corps joliment dessiné qui gisait sur le sol. Cayden et Keith l’avaient lâché, sachant pertinemment qu’une personne sous l’emprise d’héroïne se débat peu et est facilement maitrisable à quatre. Celui qui semblait être le chef de la bande hésita un moment à écouter son cerveau ou sa bite. Mais son cerveau était bien trop imbibé et sa bite également, pas du même liquide mais ça en revenait au même. Il prit donc le parti d’écouter sa queue et, après avoir juste baissé légèrement son pantalon, il pénétra le corps doux et affreusement serré du jeune inconnu. Il sentit l’autre se crisper sous son corps, hurler de douleur malgré l’effet analgésique de la drogue, et ça ne fit que l’exciter un peu plus. La suite avait été bien plus brutale, puisque Kurt avait fini par s’ennuyer et avait forcé le gamin à le prendre dans sa bouche, se déversant au final sur son visage. Après Maddox, Keith s’était fait un plaisir de le lui emprunter et chacun y avait trouvé son compte. Tous sauf la pauvre petite chose qui s’était recroquevillée, nue, au sol, et dont les larmes silencieuses inondaient maintenant le visage. Rien à voir avec le petit air rebelle qu’il affichait au début.

Kurt éclata de rire et prit la direction du parking, où il remonta sur sa bécane et planta ses copains là. Cayden et Keith avaient fini par repartir aussi. Mais Maddox se sentait mal. Passer des petits cons à tabac ne le dérangeait pas, mais ce qu’il venait de faire était bien plus grave. Il se glissa une cigarette entre les lèvres et s’appuya contre sa moto, puis sentit une goutte d’eau s’écraser sur son visage. La pluie. Mais elle n’avait réussi qu’à lui rappeler les larmes silencieuses du gosse. Il poussa un soupir et jeta sa cigarette au sol avant de reprendre le chemin de la ruelle.

Il savait que de récupérer ce gamin lui ferait des problèmes, mais il avait pour habitude d’assumer ses actes et les petits rendez-vous en cellule ne lui faisaient plus peur. De toute façon, dans sa petite vie merdique, il n’avait plus grand-chose à perdre. Il attrapa le pantalon trempé du jeune homme et s’arrangea pour le lui remettre. Il pleurait encore, en silence, les yeux flous et défoncés, du foutre plein le visage. Maddox fouilla dans ses poches et y trouva un paquet de mouchoirs, et il entreprit d’essuyer ce visage souillé. Kurt aurait pu lui éviter ça, cette enflure. Il enroula ensuite le gamin dans son blouson et lui enfila son casque légèrement trop grand. Il le ramena rapidement jusque sur le parking et le calla en amazone sur la moto, entre ses bras, avant de démarrer en trombe. En le ramenant chez lui, il était en train de faire la plus grosse erreur de sa vie, et le pire, c’est qu’il le savait.

Il croisa deux flics qui avaient bien remarqué qu’il roulait sans casque et avec un passager étrangement positionné, et qui lui avaient fait signe de s’arrêter sur le côté. Si ils aimaient les signes, c’était l’occasion ou jamais. Il leur adressa lui aussi un signe bien visible, tendant son majeur au maximum, et accéléra un peu. Ce n’était pas avec leur caisse pourrie qu’ils rattraperaient un biker dont la moto trafiquée avait pris la mauvaise habitude de griller les feux rouges. Il laissa le vent de la nuit caresser son visage et ne poussa pas la moto au dessus des cent quarante kilomètres heure sur la petite parcelle d’autoroute déserte qui le séparait de chez lui. Contre lui, malgré le bruit atroce du pot modifié de la bécane, et surtout à cause de l’effet de somnolence qu’il avait si souvent connu après avoir consommé, le gamin s’était endormi.



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