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Fiction » General » BL soft : Passer ses vacances au Canada font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Aijin-chan
Fiction Rated: T - French - General - Reviews: 3 - Published: 03-02-08 - Updated: 03-02-08 - Complete - id:2483022

Une one shot, une idée qui m'est venu comme ça... (comme toutes les autres...)

Note :

Les peros sont à moi

C’est du yaoi soft

Passer ses vacances au Canada ou comment un français peut faire chier un étranger

Comment dire, c’est un vrai bonheur pour moi, je parts dans 5 minutes pour le Canada. Les vacances, que du bonheur en plus ils ont de la neige et ils parlent le français, que demander de plus ?

Il n’y a rien de mieux que de pourvoir se faire comprendre facilement lorsqu'on va à l’étranger.

J’ai trouvé un chalet à louer, il faut dire que c’était un des meilleurs compromis entre la tranquillité et le sport, bien qu’il soit un peu cher, mais bon je passe outre : je vais me faire des vacances de rêves.

Le premier jour est assez ennuyeux, je suis obligé de resté comme un lion en cage dans un petit hôtel urbain loin de ma destination paradisiaque car pour mon plus grand malheur cette fichue météo m’empêchait d’atteindre mon but.

Vraiment terrible, j’ai perdu quasiment 24 heures à tourner en rond, je veux partir vite pour mon petit chalet. Dawson est passionnante mais bordel qu’est-ce que je me fais chier…

Là, je suis littéralement avachi sur le lit une place présent dans la chambre. Que de désespoir…

-Raaa… je vais mourir.

Devant moi, tout mon équipement me nargue, mes skis, mes bâtons, ma planche et mes raquettes. Oui je sais, mes bagages sont lourds mais chaque plaisir est différent, chaque sensation est unique.

Donc je n’ai pas trop à m’en faire, demain le ciel se dégage et je parts pour deux semaines de bonheur intense.

Ma nuit fut fort peu agréable, ça m’a un peu mit de mauvais poil au réveil.

Mais mon guide m’a remit de bonne humeur, par la suite, en m’annonçant que j’avais l’extrême privilège de pouvoir partir. Sur le coup, je dois avouer que j’étais à deux doigts de l’embrasser. J’ai filé presque comme un voleur, bon je suis passé plus ou moins inaperçu alors je m’en fais pas trop.

Mon guide, que je voulais presque demander en mariage, quoiqu’il aurait peut-être trouvé ça déplacé, m’avança en voiture d’une bonne demi-journée, il ne me restait plus qu’à faire la seconde partie qui me prit le reste de la journée.

Je suis arrivé tard le soir, couvert de neige, complètement gelé mais heureux comme un roi.

Moi, Vincent Gautier, je vais enfin pouvoir m’éclater dans toute cette poudreuse.

-Yaahhaa !

Après avoir exprimé ma joie, et retrouvé mes clefs au bout d’une bonne quinzaine de minutes, je me laisse tomber dans un fauteuil gelé.

-Et merde, si je ne fais pas du feu je vais crever dans quelques heures… mais je voulais sortir moi !

« Bon j’irais faire le fou demain »

Je range mes quelques affaires et tout mon matériel.

-Raahh ce maudit feu prend mal…

En fin de compte je me suis assoupit en 3 minutes 35 secondes après m’être mit en tailleur devant les flammes, pff peu de résistance de ma part. Mais bon crevé pour crevé, je suis crevé, pas pu rester éveillé plus longtemps.

Le premier jour, heureux, la neige était exquise et d’une pureté sans pareille, ce que je peux aimer ses moments, aimer … Mumm les aduler c’est mieux, plus réaliste.

Cependant j’ai peut-être un peu trop forcer sur les bâtons, je suis mort, la chaleur du feu est bien réconfortante, j’ai tout juste eu le courage de me préparer de quoi manger et encore une fois je me suis effondré.

J’étais vraiment lamentable au lendemain, sur le sol, emmitouflé dans une couverture à moitié déshabillé.

J’en avais presque honte, on aurait dit que j’avais fait la fête toute la nuit. Mais bon personne ne m’observais, alors pourquoi s’en faire ? Après tout je suis moi si ça me plaît de faire le pitre par terre, il n’y a que moi que ça regarde d’abord. Non mais, les autres je les em… bref on se comprend.

Demain je vais me défoncer, alors Am srtam gramme pick…

C’est dur de choisir quoi faire lorsqu’on veut tout faire, ce qui explique une nouvelle fois mon geste à la limite de l’idiotie, j’ai dit à la limite ? Ah bon ben c’est pas ce que je voulais dire alors…

Notez aussi, que du haut de mes 26 ans, je n’ai peur de rien et m’enflamme pour pas grand-chose. Tempérament un peut lourd parfois, je comprends… enfin du moins j’essaye. Et je fais des efforts pour, faut pas croire !

Ah là là ! ces étendues blanches me font un bien fout, je me sens revivre.

Je me dis qu’il faudrait que je range un minimum, mais… j’ai tellement la flemme.

-Mm… « Ça attendra bien demain ou après demain… » Ils avaient annoncé une tempête pour après demain… bon ce sera à ce moment que je ferais un peu de rangement !

« Peut-être… »

Je mis mon assiette sale avec les autres dans l’évier, heu… j’ai dis avec les autres, ça à du m’échapper.

Je pousse un soupir et m’allonge.

-Que de tranquillité, que de bien être…

La fatigue arrive, en faite elle était déjà là, mais bon pour la forme je dis qu’elle arrive ! Aller dodo, demain sera une longue journée.

Ma nuit fut douce et agréable, enfin presque, pour une raison encore indéterminée une basquet pointure 42 et demi assez usée à première vu, des Nike noires, pieds droit non c’est le gauche, m’est tombée dessus au cours de mon sommeil réparateur. En ouvrant, plus ou moins, les yeux vers 2 heures du matin, j’ai tout juste eu le temps de voir sa moitié rejoindre ma figure. J’avoue que ça surprend et surtout ça fait mal lorsque qu’on est en train de dormir paisiblement. Je vous déconseille une telle expérience, donc à l’avenir, j’éviterais de passer ma nuit sous une étagère et peut-être que je ne mettrais plus mes baskets en hauteur… si j’y pense.

Sinon, une nuit plutôt tranquille.

Bon j’essaie de partir tôt le lendemain, mais c’est peine perdu me lever avant 8 heure m’a paru totalement infaisable, mes muscles pesaient 100 kilos, c’était l’impression que j’avais en tout cas. 9 heure m’a parut plus abordable.

L’air frais me réveil à 200 pourcents, j’embarque mes skis dans la meilleur humeur du monde.

Journée fabuleuse : no problem man !

Je suis un roi dans son royaume et je me sens on ne peut mieux.

La glisse est vraiment ce qu’il y a de meilleur, le souffle froid, l’odeur de la neige… c’est indispensable pour ma survit, vous pensez que je divague, ben vous avez raison mais ces sensations c’est uniques et c’en est devenu une drogue.

Tête brulée ? Nooonn, un poil imprudent ça se pourrait quoique…

Préparation des sandwichs, rapide, peut-être un peu trop, le gout est devenu bizarrement désagréable dans ma bouche.

- Je ne savais pas que j’avais mi du sel là dedans, ça donne pas un super gout avec ce fromage… ça c'était en milieu de journée !

A part ça nickel la matinée, l’après-midi, le ciel à commencé à se couvrir, rien de très inquiétant dans l’immédiat.

Cependant en soirée, le vent s’intensifiait sérieusement, il traversait mes vêtements me faisant frissonner.

Enfin j’arrive, j’aperçois mon chalet bien aimé, pour la forme je râle car je me dis que le feu serait éteint et l’atmosphère bien froide.

Tiens je ne me rappelais pas avoir replacé cette planche, ladite planche était branlante depuis son arrivée et bien évidemment Vincent l’avait tout bonnement ignorée.

Poussant la porte, la chaleur de la pièce me prit de court.

-Qu’est-ce qu…

Je jette un coup d’œil rapide, tout est rangé dans ce chalet, je me suis planté… ?

Là, il y a un problème…

Un homme, plus grand que moi de quelques centimètres, aux cheveux blond tirant sur le blanc et deux yeux gris qui me fixaient sans surprise.

0°0°0

Vincent referma la porte et posa ses skis dans le local prévu à cet effet. Il s’aperçut que tout était parfaitement rangé…

-Heu…

-Dobryï vetcher (bonsoir), fit l’homme en le dévisageant.

-Dobry… quoi ? T’es qui toi ? Lâcha Vincent en fronçant les sourcils.

Les yeux gris le fixèrent sans changer d’expression. Vincent s’énerva.

-Que faite-vous ici ? Qui vous à donné l’autorisation d’entrer ?

-Ïa ne ponimaïu… (Je ne comprends pas…)

-Hey, vous ne parlez pas français ? Répondez, que faites-vous ici ?

Le blond joignit la pointe de ses doigts, restant toujours calme :

-Do you speak english ? french ? other ?

-What… heu french…ouais ça doit être ça, français quoi ! Je suis nul en langue bordel…

Le nouveau venu jeta un regard noir au blond.

-Y’a pas moyen, j’me casse, j’ai payé pour être tranquille donc être seul, ils vont m’entendre à l’agence !

-Eto ochibka (c’est une erreur) ! fit l'homme calmement en le regardant partir.

Vincent attrapa son épais blouson et sorti sur un coup de colère.

-Mister! niét ! klimat ! hey ! fit l’homme en se redressant à demi.

Borné comme tout français qu’il est, Vincent fonça tête baissé dans la tempête.

Le blond le rattrapa dans la neige mais le plus petit avait l’air d’avoir de la réserve, il lui assena une droite bien sentit dans la mâchoire.

-Ouch ! « Qu’il est violent ce français ! »

Il retourna dans le chalet et enfila des vêtements chauds.

« Quel inconscient »

-Ohééé ! cria-t-il en sortant.

Plus loin Vincent luttait contre le vent, se rendant par la même occasion de son erreur.

« Merde, j’ai froid, trop froid… »

Pas assez habillé et fatigué, ses pas ralentirent, il s’appuya à un tronc en soufflant bruyamment. Vincent regarda en arrière, il ne voyait pas à plus de trois mètres.

-Merde ! Fais chier ! Faudrait que ça m’arrive un peu plus souvent de réfléchir avant d’agir… mes jambes… aïe, j’ai un peu trop forcé aujourd’hui…

Il s’affaissa dans la douceur blanche, s’adossant à l’arbre.

-J’en peux plus… je crois que je vais m’endormir…

Le blond avançait, jurant intérieurement. La neige lui fouettait le visage avec violence le faisant grimacer.

-Eééhhhooo ! Where are you ?

Il avait beau crier aucune réponse ne lui parvenait. Il continua, au bout d’un moment, il aperçut quelque chose qui ressemblait vaguement à un vêtement rouge. Et se dirigea donc dans cette direction. Un bon quart d’heure plus tard, il retrouva un corps allongé au pied d’un sapin bicentenaire. Un corps qui à première vu, n’était pas bien en point. Ses lèvres bleues étaient tout juste visible sur le visage presque entièrement recouvert par la neige. Ses cheveux formaient des pics de glace à la sortie du bonnet noir. Il avait presque toutes les caractéristiques de quelqu’un qui paraissait mort…

Le blond jugea la situation assez critique et tenta de réanimer Vincent. Mais celui-ci restait dans les vapes. Jetant des coups d’œil, assez énervé il faut le dire, le blond mit le français sur son épaule sans trop de difficulté, et fit le chemin inverse.

0°0°0

-Mm… Vincent se retourna dans les couvertures. Le blond venait s’assurer de son état mais est-ce que le jeune français en aurait fait de même pour lui ?

Il arrivait à en douter…

La pharmacie n’était pas loin… au pire si ce franchies redevenait violent, heu, s’il allait une nouvelle fois au-delà des politesses, il se ferait un plaisir de répondre avec punch…

Un faible sourire éclaira son visage tout de même quand, la veille, il s’était rendu compte que cet idiot vivait toujours. Le mettre près du feu avait été son premier réflexe et le mettre au sec ensuite. Vu qu’il avait rangé, à peu près toutes les pièces du chalet où le français avait mit tout son bazar, ce qui les limitaient à trois , il avait rapidement repéré la boite avec une grosse croix rouge.

Mais là il se demandait bien pourquoi, le jeune homme allongé lui tenait le bras sans qu’il puisse s’en débarrasser ce qu’il aimerait pourtant bien…

Il se résolut à prendre un livre et à le veiller, rassurez vous, il n’en croyait pas lui-même, comment pouvait-il veiller quelqu’un qui lui avait collé une droite quelques heures plus tôt… et pourtant, de la pitié ? mm ce serait une réponse à prendre en considération.

Son livre était un dictionnaire anglais-français, quelle ironie…

-Lai… laisses laisses-moi… tran… tranquille… espèce… d’… idiot…

Le blond regarda la signification dans le dictionnaire et se fit la réflexion que le langage du français avait tout son charme… d’un côté plutôt négatif.

Bon là il commençait sérieusement à avoir faim, il tira d’un coup sec sur son bras, des traces rouges apparurent sur sa peau.

« C’est qu’il griffe en plus ! »

D’un air désespéré, il avisa la tempête qui faisait rage dehors, il entendait le craquement des arbres malmenés.

Pourvu qu’il dorme beaucoup…

Manque de chance, Vincent se réveilla en sursaut après quelques gémissements.

-Qu’est-ce que je fous ici ?

Le blond apparut dans l’encadrement de la porte.

-Qui êtes vous ? lança Vincent en le regardant irrité.

L’homme je regarda avec un air impassible, sans comprendre ou ne voulant pas comprendre. Le plus petit se prit la tête dans les mains essayant de faire fuir un affreux mal de crâne et fusilla son vis-à-vis du regard :

-Dites-moi votre nom ? mm Name ?

Le blond avait de tout évidence pas envie de répondre, Vincent serra les poings. Avec l’espoir du lui casser la gueule, cependant son estomac changea sa première idée à satisfaire.

-Hey ! Appela le blond en attirant son attention, il lui fit signe de le suivre.

Vincent s’étala au sol en sortant du lit, le blond l’ignora purement et simplement.

-Aïe aïe aïe…

Il remarqua qu’on avait changé ses vêtements. « Ca ne peut être que lui »

Il s’assit face au blond.

-You eat that !

-Quoi ?

L’homme n’en revenait pas du manque linguistique du français. Il regarda vite fait dans le dico et :

-Tu manger ça ! fit le blond avec un très fort accent, en désignant des aliments très sucrés.

Vincent le regarda avec une tête de trois mètres de long.

-Qu… quoi je vous demande pardon ? Vous êtes dans le chalet que j’ai loué, vous mettez vos affaires n’importe où… et plus il faudrait que vous me disiez ce que je dois manger ?

Le blond fronça les sourcils :

-Tu ne pas parler et manger ça ! now ! s'ennerva l'homme.

-Que… bon bon ok ok ! fit Vincent en prenant du chocolat, et des barres de céréal, il en crevait d’envie en faite, il n’a pas résisté, instinct primaire en quelque sorte.

Le blond qui n’avait pas finit de manger lorsque le français s’était réveillé il continua donc en sa compagnie.

-Quoi être ton nom ?

« Ce gars commence à me taper sur le système… » Se fit Vincent.

-Pourquoi ?

Le blond feuilleta le dictionnaire.

-Pratique parler !

-C’est sur un point de vu qui se défend…

Voyant que son vis-à-vis ne répondait toujours pas, le blond ne fit plus d’efforts et posa de volume d’anglais français brutalement faisant sursauter le plus petit de quelque centimètre.

Vincent le dévisagea étrangement, cet homme était plutôt beau, en tout cas bien plus que son guide… il pensa à quelque petite chose qu’il avait tentée avec des amis… et rougit violemment.

- V tchióm diélo? (qu'y a-t-il ?)

-Hem, je m’appel Vincent, Vincent Gautier.

-Super ! répondit le blond crispé avec un fort accent.

-Votre nom, c’est quoi ?

Il eu droit à un regard glacial.

-Bon d’accord, je vais faire des efforts, s’il vous plaît dites-moi votre nom ? Vincent y ajouta un petit air de chien battu.

Le blond soupira, en se demandant vraiment comment il avait fait pour tomber sur un énergumène pareil :

-Je appeler moi Piotr Tikhomir.

-Piotr Tikomir, répéta Vincent en faisant une drôle de tête, mm… ça vient d’où ?

-Eto róusskiï ! ( c’est russe ), répondit le blond après 2-3 minutes de recherche pour comprendre la question du français.

-Pardon ? demanda le plus petit en levant ses yeux bruns sur le visage qui paraissait un peu moins en colère.

Piotr eu une seconde d’arrêt puis tenta :

-Russe ? Russland…

-Oh, t’es russe, cool !

Piotr soupira une nouvelle fois. Vraiment quelle chance il avait… quelle galère…

-Piotr, expliques-moi ce que tu fais là ? fit Vincent en fronçant les sourcils.

Être si familier d’un coup, pff, y’avait bien que les français pour faire un truc pareil…

Puis comprenant que son interlocuteur connaissait aussi bien l’anglais que le russe quoi qu’il avait l’air de comprendre un ou deux mots anglophone, il prit son courage à deux mains et tourna les pages du dictionnaire, lui n’ayant aucun problème avec la langue de l’ile de la reine.

-Moi, avoir, louer chalet bâtisse tout de suite pour… deux semaines.

-C’est ennuyeux, moi aussi.

-On régler ça après, là, tempête, ne pas partir.

-Ouais… mais ça m’emmerde quand même ce bordel.

Le russe garda un air sérieux.

-Dictionnaire ne pas avoir tous mots, je ne pas avoir compris tes mots.

Vincent sourit :

-Ce n’était pas important.

-Ho ok, Piotr reprit ses recherches dans les mots adéquates afin que le français le comprenne, nous, devoir, co…habiter ?

-Ouais j’en ai bien peur… fit le châtain en s’ébouriffant les cheveux.

Il entendit les pages tourner.

-Toi avoir peur ? Moi ? fit Piotr très étonné.

Vincent rit une nouvelle fois, l’atmosphère n’avait strictement rien à voir avec le début.

-Non, non ! C’est une expression, chercher expression.

-Ha da !

-Pourquoi es-tu ici ?

Piotr tourna les pages rapidement.

-Je avoir déjà répondre, moi lou…

-Non, non, tu es là pour les vacances ? Affaires ? bien que je me demande si pour affaire c’est vraiment l’endroit approprié… tu es chercheur ?

-Heu govoritie médlennieie ! ( plus lentement) moins… vite !

-Je… heu être ici pour holiday… vacances. Da vacances mmm… ski

-Ben moi aussi, répondit Vincent quittant peu à peu l’intérêt de la conversation, il se rappela soudainement de quelque chose d’important, il s’est passé quoi hier ?

La question ne surprit pas du tout blond, mais il avait cependant espéré qu’elle serait arrivé plut tôt dans la conversation.

-Je être aller chercher toi, toi … inconscient dans… sniég, snow, neige ! Tu être ir…respon…ssable, irresponsable.

-Pff, râla le châtain, on dirait mes parents, enfin merci quand même, il observa la petite pièce autour de lui, ça va être séré à deux.

-Nièt (non), si toi et moi être ranger, fit Piotr en appuyant son regard sur Vincent.

-Si on est rangé… pff c’est plus des vacances…

Le blond souffla un peu et reprit :

-Je arrêter tourner pages dictionnaire, moi ne pas avoir dormir, because parce que moi regarder… veiller…mm toi, moi aller dormir !

- Bonne nuit ! fit Vincent ajoutant un signe aux paroles

-Spasibo (merci), répondit Piotr n’ayant pas le courage de lui dire en français qu’on était en plein milieu le l’après-midi.

0°0°0

Un jour, deux jours (de tempête), trois jours, nos deux sportifs ce sont partagés les tâches dans une bonne entente, enfin presque, Vincent trouvait toujours qu’il en avait beaucoup trop à faire et râlait encore est encore… il correspondait bien au comportement typiquement français.

Six heures du matin :

-Vincent ? Vstat' ! (debout)

-Mumm… gn… quoi ? mm dormir, il bailla, encore un peu.

-Vincent ? Je partir sans toi…

-Hein ? Quoi ? Att… aïe.

-Tu tomber chaque fois, rit Piotr en finissant de préparer ses affaires.

Ils avaient prévu de se faire une journée ensemble, pour tester. Car en fin de compte, le français avait quelque peu calmé ses ardeurs et paraissait un tant soit peu plus diplomate.

Le russe avait préparé la majorité de leur journée, Vincent y prenant un peu à la légère.

-Aller go ! go!, fit Vincent en s’élançant dans la neige.

-Vincent ! slow please !

-Wouhou mon nom dans ta bouche, ça sonne très sensuel, à l’attaque !

Piotr resta pensif une seconde.

-Quoi être bouche ?

-Joker ! fit le châtain en prenant de l’avance.

-Quoi être sonne ?

Vincent éclata de rire.

-Le verbe sonner, comme les cloches qui sonnent !

-… Cloches qui sonnent…

-C’est pas important…, fit Vincent.

Le russe le fixa en suivant toujours le français dans la neige.

-Quoi être sensuel ?

Vincent s’arrêta brusquement et fit volte face.

-Là par contre ça m’intéresse, dit-il en revenant sur ses pas.

Piotr le regarda étrangement. Le châtain s’approchait de plus en plus et de plus en plus près. Le français faisait face au russe et glissait rapidement sur son côté droit. Il attrapa Piotr par la taille à la surprise de ce dernier.

-Tchto éto… (qu'est-ce que...)?

-Mon cher Piotr, mon cher russe, la sensualité est quelque chose que certaine personne ont naturellement, moi par exemple, fit le français en lançant une œillade et un sourire 24 carat. Et oui, et en ce qui te concerne…, continua Vincent en serrant le russe contre lui, tu n’es pas mal non plus.

Le visage du blond se tenait à quelque centimètre du français.

-Je ne pas comprendre ou sensuel vouloir dire sensual anglais.

-Mm je sais pas je suis nul en anglais, mais ça à l’air de se ressembler… enfin tu comprends le message.

Le russe fronça les sourcils et réfléchit une seconde en regardant le châtain.

-Moi avoir comprit, ça ! dit-il en rapprochant ses lèvres de celle de Vincent. Il donna un baisé rapide au français, rapide… mais qui aurait put être prolongé.

Vincent se recula un peu surprit, en faite vu qu’il était sur ses skis, il tomba à la renverse.

-Hein ?...

Le russe sourit en continuant droit devant lui laissant le français se relever, en faite il jouait son jeu.

« Il le prend comme ça alors, on va voir ce qu’on va voir… » pensa Vincent en ayant un regard carnassier sur le blond.

Leur sortie alla vers des endroits fort peu connu car bien peu fréquentés mais absolument magnifiques. Le russe menait de front, derrière lui, le ronchon de français cherchait partout un moyen de se faire remarquer mais à chaque fois qu’il levait les yeux, il se sentait soudainement chaud…

Puis l’occasion se présenta, une corniche des plus tentantes… Vincent sourit et bifurqua sur sa droite grimpant la pente à vive allure se moquant de l’inclinaison, jusqu’à ce qu’il en ai plein les jambes. Bien 200 mètre plus haut, le russe n’avait pas remarqué sa disparition.

-Hééé ! PIOTR ! regardes par ici ! cria Vincent en reprenant son souffle après.

Le concerné le retourna, il ne vit tout d’abord pas le châtain, puis levant les yeux, son regard croisa son énergumène de colocataire qui faisait des grands signes avec les bras.

« Qu’est-ce qu’il prépare encore… »

-Regardes ! fit Vincent en s’élançant à vive allure droit sur la corniche.

« Quoi ? non mais quel abrutit !! »

-NIET ! VINCENT ! ETO OPASNYÏ ! ( c’est dangereux ) VINCENT ! cria le russe en rebroussant chemin.

-YAAHOU !!

-NIET ! NIET !(NON ! NON!)

Vincent arriva rapidement sur la corniche et fit un saut de 4 à 5 mètres, arrivant sur la neige avec une souplesse assez limite étant donné la chute. Il glissa sur quelque mètre et stoppa à quelque centimètre de Piotr qui avait maintenant les jambes enneigé grâce au français.

-Mince j’aurais bien aimé que tu en ais sur la figure aussi ! fit Vincent comme si c’était d’une importance capitale.

Il se serait penché un peu plus sur la question, il aurait nettement vu que le parti destinataire était à deux doigts de le tuer. Les yeux gris faisaient largement office de tempête très dangereuse.

-Alors c’était chouette hein ! ponctua Vincent en prenant une posture de vainqueur.

-Y … you are an idiot! ragea Piotr.

-Au moins j’ai réussis à attirer ton attention sur mon potentiel.

Le russe ne compris pas mais n’avait pas nécessairement envie de comprendre.

-It’s dangerous ! you understand ! dangerous !

-La classe n’est-ce pas !!

Le russe garda son self-control et tourna le dos au français, à la première occasion, il le largue, y’en à marre.

Il resta sourd à tous les appels de Vincent, une vrai pipelette ce gars, incroyable d’avoir un lexique si développé, il soupira, narcissique en plus, il avait tiré le gros lot… vraiment, la chance du siècle.

Bien évidemment comme Piotr ne lui répondait pas, Vincent eu l’impression de parler à la neige, il ne se démonta pas pour autant, et continua à blablater faisant la conversation à lui-même, pas très pratique mais il y arrivait parfaitement. Après tous, ce russe l’avait mérité, il l’avait dérangé dans son havre de paix, il est dans son droit en lui rendant la monnaie de sa pièce, enfin c’est ainsi qu’il voyait les choses.

Tout de suite il n’admettrait jamais qu’il pouvait être calme, un vrai saint, non jamais, car se déroulait là, un de ses passes temps favoris, taquiner les personnes qui l’embêtent, pauvre petit enfant…, ses parents ont du louper quelque chose dans son éducation.

Au bout de 4h de monologue, Vincent commença à fatiguer, c’est crevant de parler en skiant déjà parce que s’il y a un petit vent on se ramasse plein de neige sur le visage et la bouche, puis on est moins concentré, et par conséquent on se fatigue plus vite. Ajoutons, qu’il commençait peut-être à manquer de salive aussi.

Piotr s’était arrêté plusieurs fois, en regardant le ciel. Au bout d’un moment Vincent s’y intéressa un peu plus lui aussi, un amas étrangement sombre ne lui disait rien qui vaille, heureusement, ils étaient sur le chemin du retour.

Le vent se levait, vif et glacial.

« Ce n’est pas normal, la météo n’avait pas annoncé de mauvais temps… »

-Piotr, on devrait accélérer le pas, ce ciel ne m’inspire guère…

Le russe s’intéressa à lui et le vit pointer le doigt vers le ciel.

-Je savoir.

Vincent se fit la réflexion anodine, que c’était bizarre d’entendre quelqu’un parler uniquement avec des verbes à l’infinitif.

Sans qu’il s’en rende compte, Piotr avait déjà allongé la longueur de sa glisse. Le problème, s’ils allaient trop vite, c’est qu’ils n’atteindraient jamais le chalet.

La neige leur gifla le visage. Le seul avantage qu’y trouvait Piotr, était que de cette façon, son compagnon, n’ouvrait plus la bouche.

Seulement voilà, à force de faire l’âne et de se dépenser inutilement, enfin ça dépend du point de vu, Vincent ralentissait son pas à vu d’œil, ses gestes devenaient moins précis et la fatigue rendait son champ de vision bien peu large.

Il sursauta lorsqu’il sentit que le russe lui passer un filin autour de la taille. Il ne l’avait pas vu venir.

-Merci.

Piotr reprit son rythme de glisse. Quelques instant plus tard, il fut prit d’un doute, il pensait avoir quitté la trajectoire initiale. Il sortit avec difficulté, une carte de la région, pas très juste, mais c’est mieux que rien, et se repéra par rapport à ce qu’il voyait. Cette pause fut un vrai soulagement pour Vincent.

Ils reprirent leur route.

« Ça devient vraiment mauvais… »

-Piotr, est-ce qu’on est bientôt… hurla Vincent contre la tempête, en utilisant ses dernières forces.

Il s’affala dans la neige. Piotr fut brutalement stoppé par le filin. Il se retourna et s’avança vers le français.

Il s’agenouilla près du corps, enleva ses gants et les passa sur le visage du châtain.

-Vincent ? Vincent ?

-Mm.

-Hey… Vincent vstat' ! (debout)

« Aller, fais un effort… debout »

Piotr agrippa le jeune par la taille et continua son avancée.

« Ça fait deux fois… »

0°0°0

-Aaahh !! cria Piotr se sentant soudainement tomber dans le vide.

Il déboula la pente, le français contre lui.

0°0°0

-Aïe aïe aïe…, gémit Vincent en se redressant, qu’est-ce que je fais là… hou ma tête, j’ai fais la java toute la nuit ou quoi… quoiqu…

Il regarda autour de lui.

-Piotr ? qu’est-ce que tu fais ? Piotr…

Il se demandait ce qu’ils faisaient ici, dans la neige alors qu’il faisait nuit, et pourquoi le blond le tenait dans les bras. Il appréciait bien mais, il faisait tout de même un peu froid et en plus, il n’avait toujours pas récupéré de ses idioties.

En se déplaçant, il vit le blond ouvrir les yeux.

-Piotr, t’es pas mort ! je suis si heureux, dis tu peux m’expliquer ce qu’on fout là…

Mode traduction désactivé, il n’a absolument rien compris à ce le français viens de lui dire, et pose sur lui des yeux étonnés. Il avait du mal à se souvenir. Il enleva son gant droit.

-Hé hé, qu’est-ce tu fais, demanda Vincent en regardant le russe passer sa main derrière la tête, et grimacer quand il vit ses doigts recouvert de rouge.

-Ça va ?

- Ia imiéiou kholódnyï ! (j'ai froid), fit le russe plus pour lui-même que pour le français.

-Heu désolé mais je ne comprends pas le russe.

Vincent vit le regard du blond se fermer peu à peu.

-Hey tu t’endors pas, Piotr tu restes là, tu restes avec moi ! fit le châtain en le secouant.

Les yeux gris se rouvrirent un peu.

-Puis tu restes éveillé, sinon je t’en colle une, dit Vincent en se relevant aidé de ses bâtons de ski, on y va, le chalet ne doit plus être très loin, un effort.

Il aida ensuite Piotr à se mettre sur ses jambes, après un ou deux ratés, ils avancèrent lentement remontant la pente doucement, faut dire que vu leur état, ils ne pouvaient pas aller bien vite.

-Aller, on y est presque…

-Mm…

-Si je t’assure… le peux voir le chalet !

-Motchát' ! (silence!) cria Piotr à Vincent en s’appuyant bien sur lui.

-Quoi ? qu’est-ce que tu dit ? je comprend pas le russe…

« Bordel, il ne va jamais la fermer… »

-Sh… shut up !

-Ca ça ressemble à de l’anglais…

« Il est vraiment nul en langue… »

Piotr lui plaqua sa main sur la bouche pour lui faire comprendre une bonne fois pour toute.

-Mm… gn… c’est bon c’est bon je la ferme…

Il fit entrer le russe, le blond s’écroula sur lui au niveau du pas de la porte.

-Hey Piotr, ça va ? mm ça n’a pas l’air… pff j’ai bien envie de le laisser là !

Ses yeux se posèrent sur le visage détendu du russe.

« Quand il est inconscient, il est vachement beau comme mec… je vais l’aider en fin de compte il est trop mignon… »

Il le traîna dans le lit, lui passa rapidement une bande autour de la tête mais lui-même avait une atroce envie de dormir. Ses mains tremblaient, son estomac lui voulait quelque chose aussi. Alors qu’il essayait de serrer la bande, assit à côté du blond, ses yeux se fermèrent et ses bras retombèrent de chaque côté de la tête de Piotr…

« J’ai chaud… pourquoi je me sent si lourd… ma tête »

Piotr se réveilla de mauvaise humeur. Il sursauta.

« Qu’est-ce qu’il fait là lui !! »

Vincent remua un peu, sans pour autant sortir de ses rêves.

« Crétin »

Piotr enleva les bras du châtain, qui s’étaient resserrés autour de ses épaules, et sortit de lit. Quelques vertiges l’immobilisèrent, puis il alla voir sa tête dans la salle de bain.

Vincent l’y rejoint à sa grande surprise.

-Ça va comme tu veux ? demanda le français en contemplant ses cernes abyssales.

-Mm, da da… (oui, oui) répondit le russe évasif et évitant le regard du châtain.

-Qu’est-ce qu’il y a ? tu m’en veux encore ? j’ai rien fait j’te jure !

Piotr soupira, ce français ne gardait jamais la bouche fermé, c’en était incroyable.

Le russe l’attira à lui et le fit s'asseoir, Vincent s’était laissé entraîner, sans jurer, ni râler, pour une fois.

Le blond lui appliqua un coton avec une solution désinfectante à la tête, celui-ci ressortit rouge.

-Hoo ! tiens moi aussi, j’avais pas remarqué…

« C’est probablement ce qui m’a maintenu conscient hier… »

Quand Piotr eut fini de le panser, il s’assit face à Vincent.

Ils s’entre regardèrent, baissaient les yeux, les relevaient… puis au bout d’un moment, en voyant leur triste mine, ils éclatèrent de rire… que faire d’autre, ils se moquaient l’un et l’autre, de l’un et de l’autre, et d’eux-mêmes aussi !!

Vincent finit par proposer des dolipranes à Piotr, aux vues de ses grimaces, il s’en était lui-même préparés.

Le blond écarta la main du français doucement et lui déposa un baiser sur les lèvres. Le visage de Vincent tout d’abord surprit, se détendit et il sourit :

-Encore, j’aime bien !

Mais visiblement Pitor mit un moment à comprendre, alors Vincent l’embrassa soudainement à son tour.

Leur échange prenant fin, ils se sourirent, résidu une fois encore de leur triste tête.

Après la douche, le repas et le remplacement des pansements, nos deux sportifs avaient décidé de calmer le jeu, pour l’instant…

Tous deux dans le canapé, Piotr tenant le dictionnaire encore et toujours, ils ‘discutaient’.

Ils avaient décidé, d’un commun d’accord d’aller se plaindre à leur agence de voyage, pour se faire rembourser les ‘désagréments’ d’une collocation. Bien qu’ils la remerciaient intérieurement pour cette rencontre.

- Lâches ce dictionnaire un peu !

- Potchemóu? (Pourquoi ) tu ne pas comprendre moi dire !

Vincent soupira et fixa le russe avec une lueur dans les yeux. Il alla se lover contre le blond.

-Il n’y a pas besoin de dictionnaire pour ça…

Piotr resserra ses bras autour du torse de Vincent et posa doucement sa tête sur son épaule.

Le français n’avait pas ressentit ça depuis un moment…

Il s’endormit en embrassant Piotr du regard. Ce dernier sourit quand il le constata, et ramena une veste sur le châtain, sans avoir besoin de trop bouger.

Il fit glisser les cheveux de Vincent entre ses doigts se disant que si une relation était à envisager les discutions seraient houleuses, mais bon après tout ce serait normal dés qu’on est deux, les choix se font ensemble…

La question qu’il s’était posée, était en faite comment ferait-il pour rester tous les deux, irait-il en France ou Vincent viendrait-il en Russie…

« Si s’était la deuxième solution, ça l’obligerait à travailler ses langues… » Ses dernières pensées avant de, lui aussi, partir dans des rêves, les siens furent peuplés de skieurs français qui parlaient tous en même temps…

Les douces révélations et les ‘je t’aime’ passionnées viendraient plus tard… quoi ? QUOI ? Ça veut dire quoi, douces révélations et ‘je t’aime’ passionnées, vous voyez vraiment Vincent en train de déclarer sa flamme à un homme, déjà qu’il ne l’aurait jamais fait pour une femme... c’est qu’il veut se faire désirer et il est bien trop fière. Et Piotr ? Plutôt glacial la flamme… surtout si c’est Vincent qui se trouve face à lui.

Pour qu’ils s’avouent quelque chose, il faut qu’ils soient à moitié mort, alors après une bataille de bâtons de ski ou une journée particulièrement épuisante… dans ces cas là vous aurez peut-être la chance de les voir s’avouer des petites choses… hum sans regards noirs… et encore !

Ce cher Piotr n’a pas finit d’en baver !

En espérant qu’il survive à ces vacances canadiennes…

0°0°0

Quelques mois plus tard...

-PIOTR ! ammènes-toi ! cria Vincent de l'extérieur.

-Hey doucement ''l'irresponsable'', tu vas encore conduire nous au massacre ! répliqua le blond en finissant de se préparer.

Le français grommela des paroles inintelligibles et fit bien fort :

-La grande blanche m'attend ! je pars sans toi !

Il voulait faire sonner cela comme une menace, mais se reçu une gourde dans l'estomac.

Piotr le regarda tomber sur les fesses.

-Toujours peu d'équilibre, le raila le russe, prendre à manger c'est bien, prendre à boire être encore mieux !

-Da da, acquissa Vincent.

-Vincent...

-Je sais, je sais, Vincent vstat'(debout) ! je crois que personne ne me l'aurra dit autant que toi !

-Je suis parti...

Vincent releva la tête et vit son "amant" une centaine de mètres plus loin.

-Hey, attends-moi, râla le français en se précipitant à la suite du russe.

Piotr regardait les panneaux conscientieusement en attendant Vincent. Celui-ci arriva et ensemble se dirigèrent vers la piste qui les intérèssaient.

-HEY Vincent ? C'est ton copain ?

Le concerné se retourna très lentement ayant très peur de voir qui lui avait parlé.

Son sourire se crispa en voyant...

-Marc, Eric ! Quelle 'joie' de vous revoir !

... les gars avec qui il avait eu une petite histoire de jeunesse...

-Des amis à toi? demanda Piotr

"Est-ce que je dois vraiment lui avouer..."

-On va dire ça et oui c'est mon copain, répondit Vincent en reprenant sa route voulant éviter que la conversation ne s'éternise.

Marc se rapprocha de Piotr:

-Tu veras, la France, c'est cool !

De l'autre côté, Eric harcela Vincent pour lui demander quand est-ce qu'il retournait en Russie !

Vaguement son ami lui répondit, jusqu'au début des pistes, où Vincent fut très 'malheureux' de quitter ses amis et de se retrouver enfin seul avec Piotr qui se faisait une idée de ceux-ci.

-A moi la corniche !! cria Vincent.

-Eto (c'est)... opasnïy(dangereux), fit Piotr las, il soupira et il préféra penser à ce qu'ils feraient le soir, voir la nuit... tout en se dirigeant calment vers une piste plus appropriée à un échauffement.

-WAOUUUU !!

-Vincent...

-AÏÏÏEEE !!

-Tu es un idiot ! il faut chauffer ses muscles avant de faire l'âne...

-JE SAIS !!

-Da da, tu sais toujours...

Vincent grommela en enlevant la neige de son col:

-C'est froid...

-Oh ! tu as remarqué, répondit Piotr sarcastique.

-T'inquète ça m'a donné une super idée pour ce soir... dit le français avec une lueur dans les yeux.

"Tiens, il y pensait aussi..."

-On a de la glace au chocolat ?

Piotr le regarda inquiet.

-Heu...

-J'en trouverais alors, t'en fais pas ! termina Vincent en dépassant Piotr à très vive allure.

"Malheur..."

FIN

Vincent Gautier : le français

Piotr Tikhomir : le russe

Bon j'espère que vous avez aimé, sinon ben tant pis...

je trouve que le début de leur relation est maladroite, trop spontanée alors qu'il ne se connaissent pas, c'est pas génial...

je sais que cette fin ne correspond pas à toutes les attentes c'est pourqoi il y aurra peut-être une suite !

si il y a quelque chose d'incompréhensible (ce qui ne m'étonnerait pas) faites moi signe !

pour les mots en russe, je voulais les mettre en alphabet latin mais je me demande si j'aurais pas mieux fait de le mettre cyrilique, parce que qu'est-ce que j'en ai ***** pour trouvé les mots russe en alpha latin !

voilà, bizzz

Kiss



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