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Fiction » General » Les Chroniques de Shokuboo Inochi font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Sheikhan
Fiction Rated: K - French - General/Humor - Reviews: 14 - Published: 04-13-08 - Updated: 06-07-08 - id:2503441

Titre : Les chroniques de Shokuboo Inochi

Genre : Général/Humour/Romance (enfin, la vie normale d'un ado pas tout à fait comme les autres en gros)

Disclaimer : Hormis quelques personnages qui apparaîtront par la suite et qui sont à des amis qui me les ont gentiment prêtés, tout est à moi.

Avant propos : Cette histoire est basée sur un forum où je suis depuis plus de deux ans. L'école et le contexte sont considérés comme acquis puisque cette fiction est à la base destinée aux autres membres dudit forum. Néanmoins, pour plus d'informations, vous pouvez aller jeté un œil sur Shokuboo Inochi via le lien "Homepage" dans mon profil.

Bonne lecture !


Une journée banale. Voilà ce que cela devait être. Une journée sans surprise, égale à toutes les autres. Une journée où il s’ennuierait, ni plus ni moins que d’habitude. Une journée de solitude, comme tous les jours qui avaient précédé et ceux qui auraient du suivre. Sauf que rien n’était allé dans le bon sens. Lui, ça lui était égal. Il aimait le changement et tout ce qui pouvait briser la monotonie de sa vie. Ses parents quant à eux appréciaient moins ce qui sortaient de l’ordinaire, de leur routine rassurante. Tout cela aurait pu les mettre en conflit, mais le jeune homme savait courber l’échine devant eux, ne serait-ce que pour préserver les apparences. Et dans son monde, les apparences avaient plus d’importance que tout le reste.

« Je refuse », s’exclama une femme d’âge moyen aux longs cheveux bruns relevés dans un chignon serré et, devrait-on dire, parfait.

« Hisana, nous n’avons pas le choix. »

Ce discours se répétait sous bien des formes différentes depuis plusieurs minutes et, bien qu’impassible extérieurement, Hideaki finissait par s’ennuyer. On l’avait appelé et, jusqu’à présent, il ne savait toujours pas pourquoi. Il était seulement clair qu’il était concerné par une décision que sa mère contestait alors que son père s’y était résigné.

« Ecoute chérie, nous en avions assez parlé. Nous nous étions mis d’accord. Maintenant, il est de toute façon trop tard. »

La femme garda le silence. Impressionnante par sa colère, elle se renferma dans un mutisme qui ne promettait rien de bon à son époux et alla s’asseoir dans un fauteuil de cuir beige. Chiyo Ikkoku soupira faiblement et se positionna face à son fils, ancrant son regard noisette dans les yeux noirs de sa progéniture. Immobile et calme malgré l’ambiance électrique, ce dernier attendait patiemment qu’on lui explique la raison de sa venue.

« Nous allons déménager à Tokyo. » Il ménagea une courte pause, attendant semblait-il une réaction de l’adolescent. Celui-ci ne répondant pas, il reprit. « Comme les concours des meilleurs lycées sont passés, nous avons décidé que tu tenteras celui d’une école un peu particulière. Avec ta mère (celle-ci renifla de mépris), nous nous étions dit qu’ainsi, tu pourrais élargir tes connaissances sur le monde. Tu n’es pas sans savoir que Shokuboo Inochi, malgré de récents évènements à déplorer, est un lieu d’accueil important d’élèves étrangers. C’est pourquoi tu passeras le concours de cette école pour y étudier durant la prochaine année scolaire. »

Alors c’était ça. Tant de mystères pour un simple déménagement ! Hideaki ne chercha même pas à savoir quelle était la raison de ce départ. Les affaires professionnelles de ses parents lui étaient égales. Il n’avait que quinze ans, et même s’il était destiné à prendre la suite de l’un d’eux, il s’en désintéressait totalement dans l’immédiat.

« Tu n’as pas de questions ?

- Non Père.

- Tu peux retourner dans ta chambre dans ce cas. Commence à préparer tes affaires, le départ est pour dans une semaine et demi.

- Bien. »

Obéissant, la garçon se leva du canapé, salua ses parents d’un signe de tête respectueux et s’en alla faire un peu de ménage dans sa chambre. Il s’effondra ensuite comme une masse sur son lit pour compléter une nuit trop courte, et s’endormit sans même s’en rendre compte.



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