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Fiction » General » Le Koneko's house font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Sheikhan
Fiction Rated: K+ - French - Suspense/Angst - Reviews: 3 - Published: 04-20-08 - Updated: 04-20-08 - Complete - id:2507191

Titre : Le Koneko's house

Disclaimer : Tout est à moi, de l'orphelinat jusqu'aux personnages en passant par la trame de l'histoire.

NB : Cela se passe dans un univers alternatif au nôtre. Il s'agit à la base du contexte d'un forum. Je le mets ici à destination des personnes à qui ça avait plus. Pour mieux comprendre, voici quelques explications :

Il existe au sein de l'orphelinat plusieurs districts en concurrence les uns avec les autres. Chaque district a un protecteur et un adjoint. Ils sont chargés de veiller sur les enfants de leur district. Ils sont choisis pour la force et leur capacité à gérer une communauté sans en faire du n'importe quoi.

Ca n'est pas très gai, il y a beaucoup de morts, même si la façon dont c'est évoqué ne devrait choquer personne (enfin j'espère).

NB 2 : Il est probable qu'il reste des fautes. J'ai beau mettre relu et fait relire souvent et régulièrement...

/!\ Présence d'homosexualité, si ça vous gêne, fuyez xD /!\

Bonne lecture !


1 décembre. An 2000. Kobe, au Japon.

Un coup d’état a frappé le pays. Les militaires ont renversé le pouvoir. L’empereur a été exécuté. Ils l’ont montré à la télé au journal de ce midi. La pendaison... Quelle barbarie ! Je ne suis pourtant pas très sensible quand on parle de meurtres, mais voir cet homme souffrir avant de mourir m’a coupé l’appétit. Les prochaines années vont s’avérer difficiles si personne ne fait rien, et j’ai malheureusement l’impression que justement, personne ne fera rien.

L’orphelinat risque d’accueillir beaucoup de nouveaux enfants. Depuis le temps que le général Nashita cherche à prendre le pouvoir... Kami-sama, faites quelque chose !

18 janvier. An 2001. Tokyo, au Japon.

Je suis en voyage d’affaires. Je cherche des soutiens financiers pour l’orphelinat. La vie au Japon est de plus en plus difficile. Comme bien d’autres, j’ai envie de partir d'ici. Certains parviennent à s’enfuir en bateau malgré la fermeture des frontières. J’aurais bien essayé, mais comme dit Kerai, si nous les quittons, qui s’occupera des enfants ?

A Kobe comme partout ailleurs, c’est de pire en pire. La terreur a envahi le pays. De nombreuses arrestations ont eu lieu. Ce n’est pas dit, mais nous savons tous que les prisonniers ne nous reviendront jamais, et ne mourront que dans des circonstances atroces. Comme les autres, j’ai peur, mais au Koneko’s house, je ne dois rien montrer. Il faut être fort pour les enfants. Ces derniers se font de plus en plus nombreux à l’orphelinat. C'était à prévoir. C’est d’ailleurs ce qui m’amène à Tokyo. Il faut que je discute avec un envoyé du gouvernement pour espérer avoir un peu d’aide de leur part. J’ai envie de vomir rien qu’à cette idée.

19 janvier. An 2001. Kobe, Japon.

Le rendez-vous d’hier s’est bien passé. J’ai obtenu ce que je voulais. Mes cours de théâtre du lycée n’auront pas été inutiles de toute évidence. En attendant, je suis heureux d’être de retour chez moi. Voir des sourires d’enfants fait du bien, même si beaucoup ont plutôt des mines tristes. Heureusement, Koneko, notre mascotte, fait suffisamment le pitre pour les amuser. Je savais bien en l’achetant que ce petit chat ferait du bien à tout le monde !

25 avril. An 2001. Kobe, Japon.

Hier, Katori Sora nous a quitté. Cet espèce d’idiot a voulu se rebeller contre l’autorité. Ils l’ont tué. J’ai du annoncer ça à sa sœur tout à l’heure. Dire qu’elle est triste est insuffisant. Pourquoi n’a-t-il pas songé à elle avant de faire ça ?! On aurait bien organisé des funérailles pour lui, mais si nous le faisons, cela attirera des ennuis à l’orphelinat et à tous les enfants qu’il abrite. Je pense plutôt faire faire une minute de silence, en disant qu’il s’est fait renverser par une automobile. Je ne tiens pas à ce que ses protégés essaient de le venger stupidement, et comme c’est déjà ce que j’ai dit à sa sœur...

Il faudra aussi que j’annonce à son adjointe qu’elle devient la nouvelle protectrice du second district et qu’il lui faut trouver un second. Ca ne m’enchante pas de lui dire ça. Je pense le faire dans quelques jours, elle va très mal le prendre sinon.

13 août. An 2001. Kobe, Japon.

Katori Seika a quitté l’orphelinat ce matin. Elle a atteint sa majorité. Je prie pour qu’elle ne fasse pas de bêtises. Le problème, c’est que même si elle est moins impulsive que son défunt frère, elle a le même côté têtu. Enfin bon, je ne peux rien faire de plus pour elle que ce que j’ai déjà fait, et mes conseils n’y changeront rien si elle a décidé de ne pas les écouter... Nous verrons ça dans les temps prochains.

A l’extérieur, les descentes dans les maisons, les arrestations et la peur n’ont pas diminué. On se tait. Tous. Ceux qui ne le font pas sont exécutés ou emprisonnés. Je ne suis pas certains que rester en vie soit vraiment le mieux, mais passons. Je cache ce journal quand je ne m’en sers pas. Je ne veux pas que l’on tombe dessus, mais parfois j’ai besoin d’écrire pour me soulager. Tant qu’il ne tombe pas dans les mains d’un fanatique, je ne risque rien.

23 octobre. An 2001. Kyoto, Japon.

J’ai reçu une lettre étrange il y a quelques jours. On me demandait de me rendre à Kyoto. Qui est « on », je n’en sais trop rien. Apparemment un membre du gouvernement. Il ne fait pas bon de refuser ce genre d’ordre, c’est pourquoi je suis dans ce café, en plein centre de Kyoto aujourd’hui. Je vais d’ailleurs ranger ce journal avant qu’il ne soit repéré.

24 octobre. An 2001. Kyoto, Japon.

Je suis à l’hôtel. Mon contact d’hier était Katori-chan. Elle a changé en quelques mois et a beaucoup mûrie. Je lui ai avoué que son frère n’était pas mort d’un accident de la route. Elle m’a dit qu’elle s’en doutait. Apparemment, il lui avait parlé peu avant de mourir. Je n’ai pas cherché à en savoir plus.

Je crois qu’elle a cherché à me tester. Je lui ai demandé si elle faisait partie du gouvernement, elle m’a dit qu’elle est secrétaire à la mairie. J’avoue être un peu surpris. Elle a du s’en rendre compte. Il n’y avait pourtant rien d’agressif lorsqu’elle me parlait de son frère. Je pense que son métier lui sert de couverture, mais je n’ai rien dit. Elle m’a demandé de faire quelque chose pour elle une fois de retour à Kobe. Je verrai ça demain. Il faut que je dorme, mon train part tôt demain matin.

25 octobre. An 2001. Kobe, Japon.

J’ai suivi les indications de Katori-chan à la lettre. Le contenu de ce qu’elle m’a demandé de trouver m’a énormément surpris. Si je m’attendais à ça ! Je ne sais pas encore si je vais accepter ou non. Il faut que j’y réfléchisse. J’aimerais beaucoup en parler à Kerai mais il est dit que je ne dois surtout pas en discuter, même avec mes proches. Il a remarqué que je n’ai pas la tête à ce que je fais aujourd’hui. Je lui ai dit que le trajet m’a fatigué. Ce n’est pas faux après tout.

25 octobre. An 2002. Nagasaki, Japon.

Voilà un an que je les ai rejoint. Aujourd’hui, j’ai quelque chose d’important à faire. On m’a demandé de ramener quelqu’un, une personne que je connais bien. Je ne sais pas encore qui, il ou elle aura un signe distinctif connu à l’avance par mes supérieurs. Personnellement, je ne serai tenu au courant qu’au dernier moment. Les chefs sont prudents, et ils ont bien raison. Il y a une semaine encore, l’un des nôtres s’est fait prendre. L’un de nos espions a du l’achever sans doute. C’est ce qui m’attend si jamais moi aussi je me fais prendre, mais je préfère être tué par l’un d’entre nous plutôt que par eux, notamment parce que c’est plus rapide...

Le réseau est organisé sur tout le pays. Le gouvernement devient fou à force de sabotages, assassinat et évasions. J’ai cru comprendre néanmoins que la sécurité serait renforcée. C’est ce qu’ils disaient aux informations de 7 heures, ce matin. Les « terroristes » mettent tellement le bazar dans notre « si beau pays » que notre « bon et bien aimé président Noshita » a décidé d’augmenter les mesures de sécurités. Quelle blague !

En attendant, ça ne va pas être de tout repos. Et moi je ferai bien de retourner à mes affaires...

26 octobre. An 2002. Kobe, Japon.

Il est mal en point. Je l’ai soigné avant de le ramener. Quand je l’ai trouvé, son bras gauche était brisé et sanguinolent, et il avait en plus de ça une bonne angine ajoutée à une entorse à la cheville droite. Je ne sais même pas comment il a fait pour me rejoindre dans un état pareil ! Quoique venant de lui, ce n’est pas si surprenant. Je me souviens qu’il était un fervent admirateur des samouraïs, ce qui, au fur et à mesure des années en a fait un jeune homme particulièrement déterminé.

En attendant, je suis content de l’avoir près de moi. Je veille donc sur lui aidé de Kerai. Ensuite, quand il ne sera plus malade, on le confiera à quelqu’un d’autre.

1 décembre. An 2002. Kobe, Japon.

Le quartier général a été détruit récemment. Heureusement, on a été prévenu à temps, alors toutes les informations sur nous et les membres qui y étaient ont pu partir à temps. L’ennui, c’est que dorénavant, on n’a plus de quartier général.

La préoccupation première est néanmoins tout autre. Nous recherchons activement quelle est la personne qui nous a vendus. Une chance que les dirigeants soient extrêmement prudents quant à nos identités, ainsi, il est rare que l’on connaisse celle de plus de 5 personnes. Il n’y a pas vraiment de réunions entre nous, ou alors nous sommes masqués. Ca a l’avantage de nous préserver un certain anonymat...

15 décembre. An 2002. Kobe, Japon.

L’espion a été trouvé. Les personnes qu’il a dénoncées ont été mises en sécurité. C’est ce qu’on nous a dit. Je ne sais rien de plus.

La protectrice du second district a quitté l’orphelinat en début d’après-midi. Son frère ne devrait pas tarder à la rejoindre, je crois qu’elle veut demander sa garde. Ce ne serait pas plus mal. Après tout ce qu’ils ont vécu, ils peuvent bien être ensemble.

Himurai Kai, son adjoint, devrait la remplacer d’ici peu. Enfin, si l’un de ses protégés ne se manifeste pas pour lui ravir ce droit. J’en ai vu un qui semble fort, mais ça ne semble pas beaucoup l’intéresser. En tout cas, je vais le garder à l’œil.

17 décembre. An 2002. Kobe, Japon.

Alors ça ! Himurai-kun a demandé à Noitora Kanon, le garçon que j’avais remarqué de prendre sa place de protecteur. Il lui a proposé d’être son adjoint. Noitora-kun ne semblait pas très enthousiaste mais il a accepté tout de même. C’est déjà un problème de résolu, mais je vais continue à veiller sur eux deux. Quelque chose me dit que je pourrais avoir des surprises. Il faudra aussi que j’en informe Kerai...

31 mars. An 2003. Kobe, Japon.

Je le savais ! Noitora-kun m’a réservé une sacrée surprise ! Je ne sais pas encore si elle est bonne ou pas. Inquiétude pour lui et ses comparses mise à part, je dirais quand même que c’est positif. Pour des personnes aussi jeunes, ils sont drôlement inventifs et prudents. Je suis tombé là-dessus tout à fait par hasard. Quand même, qui aurait pu s’imaginer qu’un groupe d’adolescents auraient leur propre cellule de résistance ? Kerai ne cesse de se moquer de moi depuis que je lui en ai parlé. Il paraît que j’ai l’air d’avoir vu un extraterrestre et qu’un sourire niais orne mes lèvres. Niais ! Rien que cela !

J’ai décidé de ne rien leur dire pour le moment. Il faut que je contacte mon supérieur direct pour savoir ce que je peux faire avec eux. Je n’ai pas envie de nous vendre bêtement par empressement, mais je ne désire pas non plus laisser filer une occasion pareille d’avoir de nouvelles recrues. Comme de toute façon, ils ne savent pas que j’ai découvert ce qu’ils trament, c’est d’autant plus simple. Il faudra que je songe à surveiller Himurai-kun également. Je ne serais pas surpris si j’apprenais qu’il est avec eux. Ce garçon est intelligent, en plus d’avoir une dent contre le gouvernement.

5 avril. An 2003. Kobe, Japon.

Mon supérieur est d’accord. Je vais pouvoir contacter Noitora-kun. Je ne sais pas encore très bien comment je vais lui présenter les choses, jusqu’à présent, je n’avais pas eu à enrôler quelqu’un mais je trouverai bien. Déjà, il va falloir que je me renseigne un peu, histoire de ne pas lui dire quelque chose qui le ferait se rétracter. Kerai m’a dit que Himurai-kun est très proche de son protecteur, plus qu’on aurait pu le penser quand on les a vus au début. Je suppose qu’il est de mèche avec lui.

6 avril. An 2003. Kobe, Japon.

J’ai une mission de premier ordre pour demain. Je suis un peu inquiet, le message qu’on m’a laissé n’est pas très rassurant mais j’essaie de rester calme. De toute façon, la peur n’empêche pas le danger. Le problème, c’est que je n’ai qu’une journée pour tout préparer. Pourquoi est-ce que les missions imprévues me tombent dessus systématiquement ? Qu’ai-je fait Kami-sama ? Retour prévu pour dans quelques jours. Si je suis toujours en vie !

13 juin. An 2003. Kobe, Japon.

Je viens de rentrer de l’hôpital. Quelle poisse tout de même ! Réussir parfaitement la mission pour se planter stupidement en voiture au retour ! Deux mois de coma, plusieurs jours en observation et quelques jours de repos forcé chez moi. J’ai confiance en mon directeur adjoint, il a du bien s’occuper du Koneko’s house, mais j’ai l’impression que l’on me cache quelque chose.

14 juin. An 2003. Kobe, Japon.

C’est bien ce que je me disais. On me cache quelque chose. J’ai surpris Kerai au téléphone tout à l’heure, il murmurait. Ce n’est pas vraiment dans ses habitudes même si c’est un homme discret. Je ne soupçonne pas un amant, ce n’est pas son genre mais il y a anguille sous roche, ça c’est certain !

17 juin. An 2003. Kobe, Japon.

J’ai enfin pu remettre les pieds au Koneko. Les enfants m’ont fait la fête. Ils avaient l’air de très bien se porter. J’ai néanmoins appris quelque chose de bien moins réjouissant. Kowamura-san, mon directeur adjoint, a été arrêté. Il est soupçonné d’avoir agi contre notre « bienaimé président ».

Il y a quand même une bonne nouvelle. Kerai a fait ce que je devais faire pendant mon coma. Noitora-kun et ses amis ont rejoint le groupe. Je suis un peu rassuré, je sais qu’ainsi ils seront bien protégés. Bien sûr, ils ne seront pas envoyés sur le terrain mais ils seront actifs tout de même. Et Himurai-kun faisait bien parti de la bande.

20 août. An 2003. Okinawa, Japon.

Kowamura-san est mort. C’est ce qu’on m’a appris ce matin. Enfin, c’est aussi et surtout ce pourquoi je suis à Okinawa. Je dois vérifier son identité, et voir le médecin légiste. Il a peut-être quelque chose d’intéressant pour moi. Je suis un peu méfiant tout de même. Il travaille pour Nashita après tout...

22 août. An 2003. Tokyo, Japon.

Finalement, le médecin était un résistant aussi. Etait oui. Il est mort dans une embuscade hier, en me couvrant pour permettre ma fuite. Je galère à me protéger. J’ai même du faire un détour par Tokyo pour brouiller les pistes. A partir d’ici, ça va être plus simple et je vais pouvoir retourner à Kobe en toute sécurité. Il faut juste que je ne me perde pas. J’ai horreur des grandes villes.

J’ai tout de même eut le temps de préparer ma couverture. Je suis ici officiellement en voyage d’affaire. L’homme que je dois voir est en fait l’un des nôtres, et c’est bien pratique. Le réseau est organisé efficacement sur tout le pays, et malgré des pertes de temps à autres, l’engrenage ne semble pas pouvoir être stoppé.

23 août. An 2003. Kobe, Japon.

Je suis exténué. Je vais aller mettre ce journal à l’abri de tout regard indiscret pour quelques mois et dormir.

3 juillet. An 2004. Kobe, Japon.

J’ai cru que j’avais perdu ce journal. Il était tellement bien caché que même moi je ne parvenais pas à me souvenir de son emplacement. Je sais, ce n’est pas très malin.

Le microfilm contenu dans l’estomac de Kowamura-san nous a bien aidé l’année dernière. Notamment en nous protégeant d’une rafle prévue au nouveau quartier général. Je ne savais pas même qu’il était des nôtres. Enfin... Voilà trois mois que le Koneko’s house est en travaux. Officiellement, c’est de l’entretien, officieusement, c’est pour aménager le sous-sol. Ca devrait être bientôt fini. Une entrée secrète a été faite pour permettre des entrées et sorties de rebelles sans attirer l’attention des orphelins et des autorités.

Noitora-kun n’est plus protecteur depuis un mois. Il est majeur maintenant. Il travaille néanmoins ici comme secrétaire de direction. Depuis la mort de l’un de ses amis en fin d’année dernière, il s’est encore renfermé sur lui-même. Je ne sais pas quoi faire pour l’aider. Himurai-kun m’a avoué qu’il se sentait impuissant aussi.

30 juillet. An 2004. Kobe, Japon.

J’ai du virer, il y a quelques jours, mon nouveau directeur adjoint. Ce poste est maudit depuis la mort de Kowamura-san. Aucun d’entre eux n’a tenu plus de trois mois. Désespérant ! Ils font du tout et du n’importe quoi avec une large préférence pour le n’importe quoi. Ce qui m’embête, c’est le message sur mon répondeur. La mairie m’impose un directeur adjoint, chargé de déterminer si personne au sein de l’orphelinat ne représente de risque pour Nashita-sama. Il va falloir montrer patte blanche. Mais j’ai une idée pour ça...

20 septembre. An 2004. Kobe, Japon.

La nouvelle directrice adjointe a tenu à visiter le sous-sol. Je l’y ai amené. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’elle n’a vu qu’une partie, celle destinée aux visiteurs curieux. Le sous-sol est bien plus grand que ça et s’étend en plus sous tout le parc de l’orphelinat.

Enfin soit, en attendant, je monte ma contre-attaque (c’est Himurai-kun qui l’a surnommé ainsi). Noitora-Kun et Kerai m’aident également. Eux vont à la chasse aux pigeons, Himurai-kun et moi allons à la pêche aux informations. Chacun ses occupations.

21 septembre. An 2004. Kobe, Japon.

Notre chef a été pris ! C’est la panique à bord. On a appris il y a une heure qu’il s’est suicidé en cellule pour ne pas avoir à répondre aux questions. La torture, c’est malheureusement très efficace.

Personne ne sait comment on va faire maintenant. Je suppose que l’on va chercher un remplaçant, mais en attendant, je sens qu’il va y avoir des catastrophes. Certains vont paniquer et faire des choses stupides, au risque de faire démanteler une partie du réseau à cause de leurs bêtises.

Sinon mon plan pour me débarrasser de mon encombrante directrice adjointe avance. Faites que j’y parvienne, parce que sincèrement, j’en ai marre de son rentre-dedans. Kerai aussi... Les minauderies de la dame l’agace plus encore qu’elles ne me mettent sur les nerfs, ce n’est pas peu dire !

En attendant, je vois bien qu’elle essaie de savoir quel effet me fait l’annonce de la mort de mon chef. J’avoue que cela m’ennuie profondément, mai pas de chance pour elle, j’ai toujours été très bon comédien. Je lui ai fait croire que j’en étais ravi.

A la réunion en sous-sol de ce matin, j’en ai profité pour leur dire de rester calmes et de ne rien tenter dans l’immédiat. Curieusement, je crois qu’ils vont m’écouter. Je n’ai pourtant pas un rôle plus grand que le leur ici...

2 octobre. An 2004. Kobe, Japon.

La machine est lancée ! J’espère que tout fonctionnera comme prévu. On n’a toujours pas de chef définitif, juste un remplaçant et plein de résistants se sont fait prendre. C’est bien ce que je pensais. Qu’ils sont stupides quand ils s’y mettent !

8 novembre. An 2004. Kobe, Japon.

Ca n’aura pas traîné. En un mois, on aura eu deux excellentes nouvelles. Certains des membres du gouvernement et des services secrets qui nous posaient tant de problèmes ont pu être éliminé de l’échiquier grâce à mon idée pour me débarrasser de ma vice-présidente. Il y a tellement d’indices qui les accablent, de preuves qui les accusent de faire partie des nôtres qu’ils ont été arrêtés et vont être exécutés d’ici peu. Comme ils ne savent rien de nous, aucune information ne risque de filtrer. Et ça permettra à des résistants d’entrer au service de Noshita-sama pour l’espionner et nous aider de l’intérieur.

Et tout ça parce que les « informations » que j’ai donné à mon ex directrice adjointe (elle retourne dès demain à la mairie) les auront « vendu ». J’ai montré patte blanche. Mission réussie comme dit Himurai-kun.

15 novembre. An 2004. Kobe, Japon.

Les « traîtres » ont été exécutés, et j’ai reçu une excellente nouvelle par Kerai. J’ai été nommé chef du réseau de résistance. Je crois que je vais commencer par lui trouver un nom à ce fameux réseau et que je vais réorganiser un peu tout ça. Fondamentalement, l’organisation n’est pas mauvaise mais je n’ai pas la carrure de notre ancien chef. Je ne peux pas gérer tout comme il le faisait.

7 février. An 2005. Kobe, Japon.

Les Dragons de la Liberté ont frappé ! Tel est le nouveau nom de notre ennemi. C’est en effet ainsi que ce sont surnommés les terroristes après le suicide de leur ancien dirigeant, Tite Amano. Celui-ci a trouvé la mort il y a quelques mois en cellule après avoir été incarcéré pour de multiples actes à l’encontre de notre pays et de notre président Noshita-sama. Alors que nous avions pensé et espéré que ces actes de barbarie prendraient fin avec lui, ce que des mois de silence nous avaient laissé croire, un attentat à la bombe devant le domicile du Ministre de la sécurité nationale a mis fin à la vie de celui-ci ! (suite de l’article en page 2 et 3)

Et voilà, nous faisons la une ! Kerai va être heureux, le nom qu’il a trouvé apparaît en gros titre. Je soupçonne Himurai-kun de l’avoir influencé...

30 avril. An 2006. Kobe, Japon.

L’année est passée à une vitesse folle. Entre les Dragons et le Koneko’s house, je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Kerai me reproche même de trop m’y consacrer et de le laisser de côté. Je me suis évertué hier soir à lui prouver le contraire. Etrangement ce matin, il avait du mal à marcher. Peut-être y suis-je allé un peu fort quand même...

J’ai obtenu un contrat avec des trafiquants d’armes chinois. Ce n’est pas que faire appel à eux me plaise mais on a besoin d’être outillés. Il faut que je dépêche quelques gars pour aller régler ça. Ils ont intérêt à être prudent !

13 mai. An 2006. Kobe, Japon.

Les armes sont arrivées à bon port ! On les a dispatché sur Kobe et les environs. Certaines partiront sur Tokyo en même temps que leurs nouveaux propriétaires, d’autres iront dans des points stratégiques. On a eu quelques pertes malheureuses en plus ces derniers temps, je préfère savoir mes troupes un peu mieux protégées.

En attendant, au Koneko’s, c’est assez calme. Des enfants continus d’arriver en grand nombre. Peu d’entre eux ont la chance d’être adoptés. Le 5ème district quasiment vide avant fin 2000 est peu à peu rempli. Jamais Itomi-chan n’avait eu tant de travail ! Mais elle va bientôt céder sa place de protectrice. Je me demande qui la remplacera, son adjoint va partir en même temps qu’elle...

Moi, je vais déchiqueter ce carnet en lambeaux, le brûler et vider les cendres en mer. Il devient trop dangereux avec tous les noms qu’il contient. Je ne peux pas me permettre de le laisser à la portée de n’importe qui...

-- Journal d'Amane Aki--

Le carnet fut brûlé comme convenu, et les cendres dispersées de façon à rendre impossible toute tentative de lecture de morceau de papier. Par la suite, les activités des Dragons continuèrent. Nombre de sabotages, assassinats et attentats eurent lieu, blessant au minimum les innocents néanmoins. Amane Aki dirige toujours les Dragons et le Koneko's house, aidé de son amant Kerai Mame et de ses deux amis Himurai Kai et Noitora Kanon, âgés de 23 et 24 ans respectivement. Ce dernier est toujours secrétaire, tandis que son ami entame une carrière d'éducateur au Koneko's house.


Libre à vous d'imaginer ce qui se passe par la suite. Ce n'est pas moi qui donnerait de détails xD

J'aimerais bien savoir ce que vous en pensez alors svp, prenez 30 secondes pour me dire ce que vous avez ressenti. Merci ! :-)

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