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Titre: Le Syndrome de Stockholm
Auteur: Helly
Genre: Yaoi / Violence / Huit Clos / Drame / ...
Statut: En Cours (... un jour peut-être? xD)
Disclaimer: Personnages & intrigue authentiques n'appartenant qu'à leur auteur. Propriété privée en gros, merci de respecter (risque de procès en cas de plagiat xD)
Cela faisait maintenant plus de six mois que j’étais avec eux.
J’avais renoncé à me débattre, c’en était fini depuis bien trop longtemps déjà.
Avaient-ils dans l’idée de me laisser partir un jour ?
Je ne crois pas… Mais peut être était-ce ce que je redoutais le plus au fond. Qu’ils me laissent… Et que je reprenne alors ma vie d’avant, celle qui me semble si lointaine et inconnue.
À l’aube de mes dix-sept ans, j’étais officiellement devenu l’héritier de la fortune de mon père, son unique successeur. Je n’en avais peut être aucune envie, mais quelle importance cela avait après tout ?
Mon frère aîné le voulait lui. Alors pourquoi m’avoir choisit moi, qui ne demandait finalement rien ?
« - Tu sais bien comment est ton frère, Dylan.
- Il possède le sens des affaires, a de l’ambition, est persévérant... C’est bien ça qu’il faut pour être directeur d’une des plus grandes entreprises du pays non ? Moi, je n’ai aucune qualité dans ce domaine, c’est pourquoi je ne comprends pas votre décision.
- Tu n’as pas besoin de comprendre. Du moins, pas encore.
- Mais père ! Je ne veux pas avoir autant de responsabilités à seulement dix-sept ans !
- Rassure toi, tu n’en auras que lorsque je mourrai. D’ici là, tu n’as strictement aucun soucis à te faire, que ce soit vis à vis de ton avenir ou bien vis à vis de ton frère, d’accord ? »
Mais mon père se trompait. Comment affronter le regard de mon frère après cette histoire d’héritage ? Kyle n’allait rien toucher alors qu’il en avait tous les droits.
Je n’avais jamais vraiment eu de grandes affinités avec lui cependant je le respectais pour ses efforts et sa capacité à être apte à tout.
Nous étions très différents l’un de l’autre. Peut être parviendrons nous un jour à nous comprendre ? Ou peut être le fossé était-il déjà trop grand ?
« - Tu as encore parlé à notre père, Dylan ?
- Il ne veut rien savoir. Je suis désolé, j’ai essayé mais…
- Je sais. Ce n’est rien, ne t’en mêle plus.
- C’est comme tu veux, Kyle.
- Je te remercie. »
Cette apparente politesse qui avait toujours régné entre nous n’était qu’un leurre pour cacher notre indifférence vis à vis de l’autre. Il était mon frère mais je ne le connaissais pas. Je ne savais rien de lui. Et réciproquement.
Ma mère quant à elle était une merveilleuse femme que j’aimais et admirais beaucoup. Elle était malheureusement absente depuis quelques années, suite au divorce qui avait éclaté il y a de cela quatre ans. Mon père avait obtenu notre garde notamment grâce à sa grande influence et à son argent.
Je ne la voyais que trop peu, c’est à dire pendant le week-end, le temps d’un bref après-midi. Mon frère lui, la voyait moins régulièrement à cause de ses études et de son emploi du temps. Du moins, c’était ce qu’il prétextait. Je n’en croyais pas un mot.
« - Kyle ne vient pas aujourd’hui ?
- Non, il a beaucoup de travail en ce moment.
- Oh… Je vois. Tant pis, j’espère qu’il viendra me voir un peu pendant les vacances.
- Je l’espère aussi.
- Et sinon, avec ton père ? Comment ça se passe ?
- Plutôt mal… Je n’arrive pas à le comprendre.
- Moi non plus tu sais! Mais bon, que veux-tu, ton père est incompréhensible, c’est pas nouveau.
- Tu l’aimes encore ?
- Hein ? En voilà une question… A laquelle je ne répondrai pas, hé, hé ! »
Elle avait pour habitude d’être tendre et affectueuse avec moi, de toujours m’embrasser, me prendre dans ses bras. Au sein du milieu où j’avais grandit, ce genre de familiarité n’existait pas.
Ma mère était issue d’une catégorie sociale assez modeste et je me demande toujours comment elle avait pu faire la rencontre de mon père d’ailleurs. Elle qui était si naturelle, si humaine… comparé à lui qui était totalement froid et sévère.
J’aurai tant aimé lui ressembler.
Néanmoins, j’avais tout de mon père. Même si nos caractères semblaient assez différents au premier abord, nous étions pourtant les mêmes. Je ne parviens pas à m’attacher aux gens, à éprouver un quelconque sentiment pour quelqu’un, tout comme lui. Ma mère est la seule exception à la règle je crois.
Du moins, elle l’était jusqu’à présent. Jusqu’à ce qu’ils arrivent… Et qu’ils bouleversent ma vie à tout jamais.
À suivre...