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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 11 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 04-28-08 - Updated: 04-28-08 - Complete - id:2510594
Procius, le prince d’Euphor, passe la nuit au Ranch du Bouleau Blanc.

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 11

Une équipe d’ingénieurs du centre de recherche spatiale s’affaire autour de Goldorak. Il faut le vérifier entièrement suite à son combat avec le sosie. Des trappes sont ouvertes un peu partout sur la soucoupe. Le robot se tient debout à côté entouré d’un échafaudage. Procius se trouve dans le poste de pilotage de la soucoupe, il vérifie les instruments de vol quand il remarque qu’il y a un message en attente dans le système de communication.

- Depuis quand c’est arrivé ?

Il pianote sur une console pour voir le message. Il remarque que la communication a eu lieu sur la fréquence d’urgence de Goldorak.

- J’espère qu’il n’y a rien de grave.

Sur l’un de moniteur, le visage du roi d’Euphor, Actarus, apparaît.

Le prince écoute le message, il s’aperçoit que ce dernier a été envoyé durant son combat.

-… ta mère se fait beaucoup de soucis. Entre en contact avec nous le plus rapidement possible.

- J’ai intérêt à répondre de suite.

Procius prend quelque instant de réflexion pour penser à son message.

Dans un autre hangar du centre, Sayaka et Alcor supervisent le chargement des munitions dans les nouvelles navettes. Après les événements survenus à Noël, l’alliance c’est uni pour fournir dans les meilleurs délais des munitions au centre, même si pour le moment ce ne sont que de petites quantités, cela permettra de livrer un combat pour ne pas laisser seul Goldorak combattre l’ennemi.

Malgré les ravages de Véga à Noël, les peuples de la Terre se préparent à fêter la Saint Silvestre. Les stigmates de l’attaque sont encore bien visibles, les immeubles éventrés, les familles pleurant leurs morts. Comme toujours dans une guerre, ce sont les civils qui payent le plus lourd tribut. Des grondements de mécontentement commencent à se faire entendre de part et d’autre. Les gouvernements se montrent solidaires entre eux et affirment faire de leur mieux pour mettre fin au conflit le plus rapidement possible. Ils rappellent que la population était solidaire et avait confiance en leur défenseur quand le premier conflit avec Véga a eu lieu trente ans plus tôt.

Le commandant Minarvea se rend d’un pas joyeux au poste de commandement du camp de la Lune Noire. Elle a été convoquée par Végalian.

- « Le Stratéguerre doit me faire venir pour ma promotion, se dit-elle. Maintenant que le général Horrus a été tué par Goldorak, je vais pouvoir prendre sa place ! Je vais être nommé au poste de général !! Encore un pas en avant ! ».

La femme entre dans la salle, elle vient se poster devant le trône de Végalian. Elle exécute le salut Végan.

- Minarvea, je t’ai fait venir ici, car…

- « Je vais te promouvoir au poste de général ».

- … je vais te présenter celui que j’ai choisi pour prendre la place du général Horrus.

- « QUOI !! Ce ne sera pas moi !? ».

- Approche Ch’lang.

Le Stratéguerre fait un geste de la main, Minarvea pivote le regard pour voir une forme imposante s’avancer vers le trône.

L’homme qui s’avance a une grande stature, il mesure prés de deux mètres, on distingue sa musculature sous sa tenu de couleur marron moulante, un peu comme si elle était en cuir et qu’elle avait été tendue directement sur le corps de l’homme. Ch’lang à la peau de couleur verte, il a un visage dur accentué par ses dents pointues, son bouc et les arrêtes crânienne qui partent de son nez pour remonter jusqu’en haut de son front comme pour le séparer en deux. Deux petites antennes sortent au niveau des tempes, le tout surmonté de cheveux blancs longs tombant au milieu de son dos.

- Minarvea, voici le général Ch’lang, dorénavant tu seras sous ses ordres.

- Oui Maitre ! « Mais d’où sort-il !? Je n’ai jamais entendu parler de lui ! Pourquoi prend-il ma place !? ».

- Je suis sûr que nous ferons un bon travail, déclare le général d’une voix roque.

- J’en suis certaine, répond le commandant. « Si tu crois que je vais laisser faire sans réagir ! ». Veuillez pardonner mon ignorance, mais je n’ai jamais entendu parler de vous général.

- C’est normal, intervient Végalian. J’ai promu Ch’lang récemment au poste de général. Avant il était capitaine des sections d’assauts.

- « Quoi !! Un simple capitaine promu général ! Mais le Stratéguerre est fou ! Il n’a plus le sens de la réalité ! Il faut que je prenne sa place rapidement ou l’empire de Véga va sombrer ! » .

- Son état de service et remarquable, il a mené de brillantes actions militaires et c’est un brillant tacticien, c’est pour cela que je l’ai choisi, ajoute le Stratéguerre.

- Félicitation pour votre promotion, fait Minarvea en tendant la main au général.

Ch’lang saisi la main pour la plaquer contre son torse par une clé de bras puis il donne un coup de coude dans le torse de la femme. Le commandant a le souffle coupé. Végalian lâche un petit rire.

- Pardonne-moi Minarvea, j’aurais dû te prévenir, c’est la façon de serrer la main de son peuple.

- Je… ferais attention … la prochaine fois, articule le commandant.

- Je suis navré. C’était par réflexe, je ne le referais plus commandant, déclare le général.

- Ce n’est rien.

- Maintenant que les présentations sont faites, je compte sur vous pour vaincre Goldorak et conquérir la Terre, prévient le Stratéguerre.

- Oui Maitre, répondent les deux généraux.

La jeune Hikaru regarde par la fenêtre de sa chambre le ciel. La cicatrice sur la cuisse la fait souffrir un peu. Elle aimerait se rendre utile, mais le docteur du centre lui a ordonné un peu de repos pour une meilleure guérison. Elle soupire d’ennui. Elle entend à l’étage inférieur sa tante Vénusia qui prépare le Nouvel An. Daisuke et Kohumé sont partis tous les deux en ville. Elle se sent abandonner, d’autant plus qu’elle n’a pas vu Procius depuis plusieurs jours, ce dernier passe tout son temps sur les vérifications de Goldorak.

- Ce n’est pas juste !! , bougonne-t-elle en quittant la fenêtre pour s’allonger sur son lit.

La reine Phénicia d’Euphor, n’a pas quitté ses quartiers depuis deux jours. Elle ne mange plus. Elle n’a pratiquement pas dormi depuis une semaine. Elle dresse la tête quand elle entend des coups frappés à sa porte.

- Phénicia, dit la voix d’Actarus. J’ai des nouvelles.

La reine se lève pour ouvrir à son frère.

- C’est vrai !?

- Oui ! Je viens de recevoir la communication.

- Alors ??

- Il va bien, sourit le roi. Tu peux le voir toi-même en venant avec moi dans la salle de communication.

- Oui !! Tout de suite, répond Phénicia qui a retrouvé toute sa vitalité.

Au ranch du Bouleau Blanc, Bélier fait le tour de son Boss Robot, dernière vérification avant de rentrer chez lui.

- Quel dommage que les autres ne soient pas venus ! Il aurait vu un sacré combat !

- Alors ! Paré pour le départ, demande Alcor en arrivant aidé d’une canne.

- Oui ! Je suis prés à vous quitter.

- Tu es sur que tu ne veux pas rester pour le Nouvel An ?

- Merci Alcor, mais il faut que je rentre. Puis je dois réfléchir à des modifications sur mon robot !

- Des modifications !?

- Tu ne crois pas quand même que je vais rester les bras croisés à les regarder se battre.

- Aïe, il ne manquait plus que cela, soupire doucement Alcor.

- Qu’est-ce que tu as dit ?

- Rien.

Des klaxons tintent, les deux hommes se retournent pour voir arriver deux jeeps, l’une est du centre, l’autre appartient au ranch. Dans la première se trouvent Procius et Sayaka, dans l’autre Dai et Kohumé. Sortant de l’habitation, arrive Vénusia, Mizar, Banta et Hikaru.

- Je crois qu’il y a du monde qui veut te souhaiter bon voyage, constate Alcor.

Une larme coule sur la joue de Bélier.

- Ben alors ! Il ne faut pas être si émotif, plaisante Alcor.

Le commandant Minarvea se trouve dans l’ancien bureau du général Horrus dorénavant occupé par Ch’lang.

- Nous allons renforcer notre présence sur Terre, annonce le général.

- Et comment cela ?

- Nous avons déjà une base sous-marine que nous allons agrandir, mais aussi nous allons construire une base souterraine.

- Vous êtes sur ?

- Parfaitement ! Ainsi, nous allons pouvoir mettre plus de troupe au sol ce qui sera un avantage pour nous. Nos attaques pourront partir de plusieurs points sur Terre.

- J’en suis sûr, mais avons-nous les ressources nécessaires pour un tel projet ?

- Sachez que j’en ai déjà parlé avec le Stratéguerre et ce dernier approuve mon idée.

- Dans ce cas, je n’ai rien à redire.

- Nous allons utiliser les ressources terriennes pour construire nos bases.

- Vous avez l’intention d’utiliser leurs minéraux ?

- Parfaitement, une fois extrait et raffiné nous aurons tout ce qu’il nous faut pour la construction.

- Et pour Goldorak ?

- Comment cela ?

- La construction des bases va prendre du temps. Durant ce laps vous ne craignez pas que Goldorak ne remarque quelques choses ?

- Nous continuerons à l’attaquer à partir de la base aquatique et qui sait avec un peu de chance, l’une de ses attaques nous en débarrassera et nous conquerrons la Terre plus rapidement.

- « Comme disent les humains : L’espoir fait vivre ! , pense Minarvea ».

- Pour l'instant, j’ai un plan pour distraire le prince.

- Un plan ?

- Oui ! Pour cela nous allons nous rendre sur Terre avec une petite division.

Dans la base sous-marine, le commandant Sog tourne en rond dans son bureau, il n’a plus de nouvelle du camp de la Lune Noire. Il a appris la disparition de Horrus, mais depuis plus rien, aucun message, aucun ordre.

- « Mais que se passe-t-il ? Le Stratéguerre devrait me nommer à un poste plus important. Il faut que je me fasse remarquer ! Je dois faire une action ! »

Au ranch du Bouleau Blanc, le repas pour la fête du Nouvel An est terminé. Alcor et Sayaka discutent avec Mizar. Banta vide seul de coupe de saké. Daisuke et Kohumé sont sur le balcon, ils brûlent des mèches d’artifices alors que Hikaru se contente de regarder au côté de Procius.

- Est-ce que vous avez un Nouvel An aussi sur Euphor, demande Hikaru.

- Nous avons quelque chose qui y ressemble. Nous appelons cela la fête du renouveau.

- Et quand cela se passe-t-il ?

- Si je ne me trompe pas c’est dans une semaine.

- Comme cela tu vas pouvoir refaire la fête !!

- Pour cela, il faudrait que je puisse retourner sur ma planète, répond le prince avec un léger soupçon de tristesse.

Hikaru se mordille la lèvre en se traitant d’idiote.

- Si cela te tente, demain nous pourrions allez faire du ski !

- Je croyais qu’il fallait que tu restes tranquille pour ta blessure.

- Tu skieras pendant que je te regarderais.

- Euh…

- Dai et Kohumé partent demain après-midi, nous n’avons qu’à nous joindre a eu !

- Quoi !? , s’exclame Daisuke.

- Je sais que tu as prévu un séjour en amoureux avec Kohumé, mais nous serons chacun de notre côté.

- Je vois et tu vas en profité n’est-ce pas Hikaru, rétorque Kohumé.

Hikaru se met à rougir.

- Je ne sais pas si il est prudent que je quitte le centre, proteste Procius. Si Véga attaque.

- Ce n’est pas une mauvaise idée, cela te détendra, dit Alcor qui vient d’arriver sur le Balcon.

- Tu es sur ?

- Oui. De toute façon, d’après ce que je sais Dai et Kohumé se rendent qu’à une vingtaine de kilomètres, donc en cas de problème tu peux revenir rapidement. De plus, la révision de Goldorak est finie, tu dois souffler un peu.

- Mais …

- Allez !! Tout le monde à l’intérieur, intervient Vénusia. Il est pratiquement minuit.

Le lendemain après-midi, Procius se retrouve à l’arrière de la Jeep conduite par Dai. Le prince porte un gros blouson de ski bleu, sur son visage on peut lire une légère contrariété, celle de s’éloigner du centre durant quelques jours. Assise à côté de lui, Hikaru est blottie contre le prince et affiche un visage radieux. Derrière eux, sont entassés des sacs de voyage.

Quand ils arrivent à la station de ski, ils remarquent que cette dernière et pratiquement déserte.

- C’est étrange, remarque Dai. Il n’y a pas grand monde sur les pistes.

- Ils dorment encore, répond Kohumé. Ils ont dû trop faire la fête hier soir.

- Possible.

Ils entrent dans l’hôtel, le hall est désert lui aussi. Derrière le comptoir, un homme somnole.

- Bonjour, lance Dai. Nous avons réservé deux chambres, mais nous sommes plus nombreux que prévu. Nous avons besoin de deux autres. Cela pose un problème ?

L’homme se redresse en bâillant.

- Aucun problème. J’ai des chambres de libres.

- En cette saison, s’étonne Hikaru.

- Oui. Depuis quelques jours, il y a un grand nombre de skieurs qui ont disparu. Cela a fait fuir de nombreux clients.

- Des skieurs qui ont disparu ?

- Oui, ils sont partis skier et ne sont jamais revenus.

L’hôtelier quitte son comptoir.

- Si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer vos chambres.

Une fois seuls dans leur chambre, ils discutent entre eux.

- Vous ne trouvez pas cela étrange, demande Procius.

- Quoi ? L’histoire des skieurs disparus, fait Kohumé.

- Oui.

- À mon avis, rien d’inquiétant. Sûrement des personnes qui ne voulaient pas payer leurs notes et qui ont pris la poudre d’escampette !

- Peut-être, mais restons sur nos gardes ! C’est peu être un coup de Véga.

- Stop !! , intervient Hikaru. Véga ! Véga ! Cesse de penser à Véga ! Tu es ici pour te reposer ! Et je ne vois pas ce que Véga viendrait faire dans une station de ski ! Sauf si eux aussi ont pris des jours de repos !

- J’ai compris, répond Procius. « Cela ne m’empêchera pas d’être prudent ! ».

- Allez on se sépare ! Direction les piste !

Daisuke pousse un soupir de soulagement. Il va enfin être seul avec Kohumé.

Le général Ch’lang se trouve sur Terre, il supervise l’extraction de minerai dans une petite installation souterraine, plus exactement une mine.

- Je ne comprends pas pourquoi nous sommes ici, se plaint Minarvea.

- Nous extrayons les minerais qui sont nécessaires pour la construction de nos bases.

- Je sais, mais pourquoi sommes-nous venus ici ? Nous aurions pu superviser cela du camp de la Lune Noire.

- Non, il faut que nous soyons ici !

- Si vous le dite, mais pourquoi avoir choisi ce lieu ?! Nous sommes prés du ranch du Bouleau Blanc ! Vous n’avez pas peur que Goldorak ne s’aperçoive de quelque chose ?

- C’est un risque, mais cela fait partie de mon plan !

- De votre plan ?

- Je n’ai pas choisi cette montagne par hasard ! Le fait que nous sommes dans la région du Bouleau Blanc et proche du centre de recherche est voulu.

- J’ai du mal à saisir.

- Une fois que nous aurons extrait tout le minerai, nous placerons des charges au Lasernium dans les galeries avant de creuser une autre montagne, elle aussi proche du centre.

- Dans quel but ?

- Pour anéantir le centre et ainsi priver Goldorak de soutien !

- Quoi !? Mais de quelle façon ??

- Quand nous aurons fini avec l’autre montagne, nous placerons aussi des charges de Lasernium. Puis nous les ferons exploser toutes les deux. Le Lasernium atteindra le magma transformant les deux montagnes en volcan. Il en sortira des flots de magma en fusion qui s’écouleront naturellement en direction du centre de recherche. Ainsi, il sera noyé sous des tonnes de lave en fusion !!

- Vous avez mûrement réfléchi à ce plan.

- J’accomplis juste mon devoir le mieux possible.

- « Je vais finir par regretter Horrus, se dit le commandant. »

Daisuke, dans une combinaison de ski rouge, et Kohumé, en jaune, sont sur une remontée mécanique pour rejoindre le haut d’une piste. Ils ont loué leurs chaussures et leurs skis. Une fois arrivé au sommet, ils se positionnent pour descendre la piste, en bas ils voient le café ou Hikaru les attend. Cette dernière les observe avec une paire de jumelles.

- Tu es prête ? , questionne Dai.

- Bien sur ! N’oublie pas que je suis meilleure que toi !

- Et voilà, tu continues !

- Et alors, c’est comme ça que tu m’aimes non ? Le dernier en bas paie les consommations, lance la jeune femme en s’élançant.

- Hé ! Mais c’est de la triche !!

Daisuke glisse à son tour sur la pente neigeuse.

Installer confortablement sur une chaise longue, Hikaru observe les deux skieurs évoluer sur la pente, un chocolat chaud posé sur la table proche. Le prince est assis de l’autre côté de la table, il déguste sa tasse.

- Tu es sur que tu ne veux pas les rejoindre ? , demande Hikaru.

- Oui, je vais rester avec toi, sinon tu resteras seule.

- Ne te prive pas pour moi.

- Je ne me prive pas.

- En tout cas, je suis contente que tu sois à mes côtés, déclare la jeune femme avec ravissement.

Elle replonge dans l’observation de la descente des deux skieurs. Quand à Procius son attention est attirée par une conversation se déroulant à une table proche.

- Tu as entendu ! Ils ont fermé la piste 4, dit une femme.

- Oui, j’ai entendu. La police a décidé de la fermer, car c’est sur cette piste qu’ont été vus pour la dernière fois les skieurs disparus.

- Il parait qu’il y a une créature féroce !

- Et pourquoi pas un monstre ! Une sorte de Yéti, ironise l’homme.

- Ne plaisante pas ! Il parait qu’il y a eu des combats contre des démons dans le secteur !

- C’est des histoires que l’on raconte aux enfants pour qu’ils soient sages !

- Je n’en suis pas sur ! Mon grand frère m’a raconté qu’il avait vu un type à la peau verte avec des ailes de chauve-souris !

- C’est Devilman ! Il s’est moqué de toi !

- Idiot ! , répond la jeune femme avec une voix boudeuse.

- Allez ! Ne fais pas la tête…

Procius ne peut plus écouter la conversation, car Daisuke et Kohumé ont fini leur descente et sont venus les rejoindre.

- À toi de payer, lance Dai joyeusement.

- D’accord, d’accord, soupire Kohumé. Tu as gagné.

- Alors comment est la piste ? , demande Hikaru.

- Ça glisse bien, répond Dai.

- Tu es sûr, Procius, que tu ne veux pas faire quelques descentes ?

- Finalement, ça me tente bien, répond le Prince.

Pour joindre le geste à la parole, Procius se lève puis se dirige vers le magasin de location de matériel de ski.

- Mais…, proteste Hikaru. J’ai juste dit ça par politesse ! Je ne voulais pas qu’il me laisse !

Dai et Kohumé en profitent pour se moquer.

- Aller ! On refait une descente avant la tombée de la nuit, lance Kohumé.

Procius quitte la remontée mécanique. Il suit les panneaux indiquant la piste numéro 4. Quand il arrive au sommet de la piste, de grandes pancartes indiquent que pour des raisons de sécurité la piste est fermée au public. Le prince lève les yeux vers le ciel.

- Il commence à faire sombre, il faut que je me dépêche de faire la descente.

Procius vérifie que ses lunettes de ski sont dans la bonne position avant de s’élancer sur la pente. Comme aucun skieur n’est passé sur la piste aujourd’hui la neige n’est pas tassée sous ses skis. Il est vite entouré d’un léger nuage de poudreuse. Il parcourt du regard les abords de la piste à la recherche d’un détail inhabituel. Finalement, il arrive en bas sans aucun encombre. Il effectue un chassé pour finir sa descente. Puis il retire ses lunettes pour regarder une partie du parcours qu’il vient d’effectuer.

- Hikaru a peut-être raison, soupir-t-il. Je vois du Véga partout.

Le prince pousse sur ses bâtons pour se rejoindre le café où l’attend Hikaru et les autres.

Procius arrive au café où les autres l’attendent.

- Alors cette descente ? , demande Hikaru en se forçant d’être joyeuse.

- Agréable.

- Si on rentrait à l’hôtel, suggère Dai.

- Bonne idée !! , s’exclame Kohumé. Une bonne douche puis un bon bain chaud dans la source d’eau chaude ! Et après un bon repas.

- Direction l’hôtel, lance Dai en brandissant un poing.

Hikaru se trouve déjà dans la source chaude quand Kohumé la rejoint enroulé dans une serviette. Elles ne sont que toutes les deux dans le côté réservé aux femmes, l’hôtel étant pratiquement désert.

- Ah !! Que ça fait du bien, déclare Kohumé en s’asseyant dans le bain.

La jeune femme se frotte le visage avec la serviette qu’elle portait.

- C’est vrai ! Rien ne vaut un véritable Onsen (source d’eau chaude naturelle)

- Heureusement, les bains ne sont pas mixtes !

Subitement, Hikaru devient toute rouge.

- Je n’aime mieux pas savoir à quoi tu viens de penser !

Procius, une serviette nouée autour de la taille, arrive dans la partie réservée aux hommes de la source d’eau chaude. Cette dernière est aussi déserte que l’autre. Il n’y a juste que Dai se tenant devant la séparation des bains, le visage tourné vers la cloison en bambou. Le prince s’approche doucement du jeune homme.

- Alors qu’est-ce que tu fais là ? Ne me dis pas que tu tentes de voir ta sœur toute nue ?

Dai se retourne avec les joues rouges pour plaquer une main sur la bouche de Procius.

- Ne parle pas aussi fort ! Et pourquoi je voudrais voir ma sœur toute nue !? Je veux juste voir Kohumé !

Daisuke devine au regard du prince que ce dernier sourit.

- J’avoue, tu m’as bien eu, lâche le jeune homme en retirant sa main.

- Tu sais que ce n’est pas bien de regarder les filles dans leur bain.

- Je sais, répond Dai en inclinant la tête sur le côté. Mais ne me fais pas la morale. Je suis sur que tu meurs d’envie de voir ma sœur dans le bain.

- Et pourquoi donc ?

Surpris par la réponse du prince, Daisuke bascule dans le bain. Il se redresse rapidement alors que de l’eau ruisselle de ces cheveux.

- Procius, tu es sûr que tu es un garçon normal ?

- Pourquoi ?

- Ne me dis pas que tu n’as jamais tenté de voir une fille nue ?

- Dans quel but ?

- Un but !? Un but !? Mais… pour voir son corps ! Imaginer la douceur de sa peau, voir ce qu’elle cache à la vue de tous, s’emporte Daisuke.

- Je n’ai pas besoin de jouer les voyeurs pour imaginer les trésors cachés féminins.

- Hein ??

Le prince s’éloigne.

- Qu’est ce que tu veux dire ?? , continu Dai. Non !! Tu n’aurais quand même pas déjà vu une fille nue !!

- Alors tout ce bruit c’est à cause de MONSIEUR DAISUKE qui joue les voyeurs, disent en cœur les voix de Hikaru et Kohumé. Pervers !!

Le jeune homme n’a pas le temps de se retourner qu’il reçoit sur la tête deux petits baquets en bois, utilisé pour flotter dans les bains et contenir une bouteille de Saké ou d’autres objets.

Au-dessus de la séparation des bains, dépassent les têtes des deux jeunes femmes visiblement rouges de colère et /ou de gène.

- Allez Hikaru ! Ne restons pas dans cette source où se trouve un pervers, lance Kohumé avant de disparaître derrière la séparation.

Le pauvre Daisuke se frotte le crâne pour diminuer la douleur.

- Pourquoi elles s’en prennent toujours à moi, soupire le jeune homme.

- Sûrement parce que tu fais toujours l’idiot.

- Merci pour la solidarité !

- Je t’avais prévenu ! Et puis tu n’avais cas pas parler si fort, rétorque Procius en quittant l’eau.

- J’ai la poisse, soupire Daisuke la tête retombant sur son torse.

Procius arrive dans la salle à manger de l’hôtel, vêtu d’un kimono gris. Il rejoint les autres, portant les mêmes kimonos, déjà agenouillés à table.

- Ah ! Le voilà, fait Hikaru en lui faisant signe pour qu’il s’installe à côté d’elle.

Le prince prend place sur le coussin près de la jeune femme. Sur la table se dresse un grand plat d’assortiment de poisson cru.

- Allez santé ! , lance Dai en brandissant une coupe de saké.

Tous trinquent puis se servent de la nourriture.

Alors que la nuit est tombée depuis longtemps et que les pistes sont fermées, un skieur aventureux évolue en haut des pistes. Il se dirige vers la piste numéro 4. Une fois arrivé devant, il ne prête aucune attention aux avertissements et s’engage sur la pente.

- Et en avant pour une petite descente de nuit ! Ce n’est pas quelques rumeurs qui vont m’empêcher de skier ! Non mais !!

L’homme prend une position de recherche de vitesse. Pour le plaisir il exécute quelque slalom quand un nuage de vapeur attire son regard. Aussitôt il chasse pour arrêter sa descente. Une fois stoppé, il retire ses lunettes et glisse lentement vers le point d’émission de vapeur. Il ressent, sur son visage, les gouttelettes d’eau chaude.

- Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

À une dizaine de mètres devant lui, il distingue un puissant jet de vapeur qui semble sortir d’une crevasse. Il n’a pas le temps d’en voir plus, car quatre soldats de Véga, portant la tenue gris blanc des sections d’assaut, sautent sur lui. L’homme se débat, mais un soldat tire sur lui avec son laser. L’homme chute sur la neige. Les quatre soldats l’emportent, ainsi que ses affaires, vers une rangée de sapin dans laquelle ils disparaissent.

- Encore un gêneur de moins, lance le général Ch’lang.

- Cela va finir par attirer l’attention, souligne le commandant Minarvea.

- Cela ne fait rien ! Pratiquement tous les habitants de la station de ski sont des hommes à moi !

- Je vois, ils ont pris l’apparence des villageois.

- Exactement, les vrais travaillent dans la mine !

Les quatre soldats arrivent en portant le skieur imprudent.

- Dés qu’il reprend conscience, mettez-le avec les autres pour qu’il creuse, ordonne Ch’lang.

Les soldats acquiescent de la tête puis s’éloignent.

Pendant ce temps au restaurant de l’hôtel, le petit groupe est arrivé au dessert. Hikaru a bu trop de saké, elle a le visage complètement rouge, elle serre le bras droit de Procius et repose sa tête sur son épaule.

- Quelle idée de boire autant, lui reproche son frère.

- Je fais ce que je veux, monsieur le voyeur, lui répond Hikaru en haussant la voix.

- Du calme, fait Kohumé alors que quelque regard se tourne vers leur table.

- Dai a raison, ajoute le prince. Tu n’aurais pas du avalé autant de saké.

- M’en fiche, je suis bien avec mon prince, répond-elle en tirant la langue.

- Elle en tient une bonne, déclare Dai.

- Si tu n’es pas content, tu n’as qu’à aller dans ta chambre avec Kohumé faire….

- Ca suffit, coupe violement Procius. Je vais te reconduire dans ta chambre, tu es trop fatiguée.

- Chambre ?? Ah ! Oui !

Le prince se lève puis aide la jeune femme à se redresser. Hikaru a du mal à garder son équilibre. Procius est obligé de la soutenir, ils partent ainsi en direction des étages.

- Bon, soupir Kohumé. Si nous aussi nous regagnons nos chambres.

- D’accord. Mais je n’ai pas trop sommeil.

- Moi non plus, mais vient dans ma chambre, je sais ce que nous allons faire.

- Ah !? Et quoi donc ? , demande Dai avec un regard pétillant.

- J’ai apporté des DVD de film d’horreur !

Daisuke glisse du coussin sur lequel il est agenouillé.

- Quoi ! Nous allons regarder des films d’horreur.

- Oui. Tu pensais à quoi ? , s’étonne Kohumé penché sur le jeune homme.

Dai souri bêtement.

- Non, rien, ajoute-t-il.

Péniblement, Hikaru a réussi à grimper les marches de l’escalier qui mène à sa chambre d’hôtel. Procius l’a soutenu durant tout le trajet.

- Surtout ne le dit pas à Dai mais il a raison, je suis une idiote, murmure la jeune femme.

- Mais non, rassure le prince.

Procius ouvre la porte de la chambre et soutient Hikaru jusqu’au futon. La jeune femme trébuche, elle perd l’équilibre entraînant le prince dans sa chute. Tous les deux se retrouvent affalés sur la couche, Procius allongé sur le dos, alors que Hikaru se retrouve dessus lui, sa tête contre son torse.

- Hikaru, ça va ? , s’inquiète le prince.

Il n’a aucune réponse, la jeune femme s’est endormie. Procius se dégage doucement pour ne pas la réveiller.

- Procius, je t’aime, pourquoi ne le vois-tu pas, murmure Hikaru dans son sommeil.

Le prince regarde la jeune femme endormie. Avec précaution, il la glisse dans le futon puis la recouvre de la couverture avant de quitter la pièce pour rejoindre sa chambre.

Dans la chambre d’hôtel de Kohumé, la jeune femme grignote un paquet de pop-corn devant le film d’horreur qu’elle regarde. À côté d’elle, Daisuke est livide, il serre fortement un coussin.

- Je ne te comprends pas, remarque Kohumé. Tu as peur d’un film d’horreur alors que ce n’est que du fictif, mais cela ne te fait pas peur de risquer ta vie pour combattre Véga !

- Et alors ! Je n’y peux rien ! Je n’aime pas les films d’horreur !

La jeune femme pose son index droit sur son menton et semble réfléchir.

- Je me demande ce qui peut bien m’attirer chez toi !?

- Qu’est-ce que tu insinues ? , s’exclame le garçon en se jetant sur elle.

Le commandant Sog est assis derrière son bureau de la base sous-marine. Il a demandé à parler au Stratéguerre car il a un plan d’attaque à lui proposer. Il guette son moniteur, pour le moment il n’y a que le logo de la division Ruine, enfin l’image est remplacée par le visage de Végalian. Sog se lève pour faire le salut Végan.

- Qu’y a-t-il Sog ? , demande sèchement le Stratéguerre.

- Maître, j’aimerais vous faire par d’un plan que j’ai élaboré pour attaquer Goldorak et le centre…

- Ne fais rien, coupe Végalian.

- Pardon ??

- Attends sagement les instructions.

- Quelles instructions Maître ?

- Le général Ch’lang te contactera bientôt ! D’ailleurs en ce moment il est sur Terre pour superviser l’anéantissement du centre de recherche.

- Le général Ch’lang ?

- Oui ! Pourquoi ?

- Je n’ai pas le plaisir d’avoir déjà entendu parler de lui.

- C’est logique ! Je l’ai nommé pour remplacer Horrus !

La communication se coupe, le logo de la division Ruine surgit de nouveau au centre du moniteur.

- « Mais qu’est-ce que cela veut dire !? Le Stratéguerre a nommé un inconnu au poste de général ! Je pensais bien que je n’aurais pas le poste, mais que se serait Minarvea qui serait promue ainsi j’aurais pris sa place au camp de la Lune Noire. Mais ce Ch’lang ! D’où sort-il !? »

Le commandant se plaque sur le dossier de son siège.

-« Je ne peux rien faire, je suis bloqué ici, le Stratéguerre semble ne plus avoir confiance en moi, il me traite comme un vulgaire sous-fifre. J’ai les mains liées, je ne peux pas agir ! Je ne peux même pas contacter Minarvea ! D'ailleurs, je doute qu’elle ait confiance en moi, mais vu la situation une alliance est envisageable ! Je ne doute pas que cette promotion d’un inconnu la dérange fortement. »

Le lendemain matin, Procius est le premier debout et il descend dans la salle de restaurant pour prendre son petit déjeuner. En attendant d’être servi, il écoute la conversation d’un groupe de personne à la table d’a coté.

- Quelqu’un a vu Koîji ce matin ? , demande un homme.

- Non pas depuis hier soir, répond un second.

- Il a dit qu’il voulait aller skier sur la piste 4, déclare une femme.

- L’idiot.

- Vous pensez qu’il a disparu comme les autres ?

Le prince ne peut en écouter plus, car une femme âgée lui apporte son repas.

- Merci, dit-il poliment à la serveuse.

Il commence à manger alors que sur son visage un peut lire de la contrariété.

- « Encore un skieur de disparu sur la piste 4, pourtant je n’ai rien vu hier ! Qu’est-ce que cela signifie. Il va falloir que j’y refasse un tour avant que les pistes ouvrent ».

Procius se dépêche de manger. Une fois son repas fini il quitte la salle, en chemin il croise Hikaru, visiblement souffrante vu son teint pale, Kohumé et Dai.

- Tu as déjà déjeuné ? , demande Daisuke.

- Ce n’est pas de ma faute si vous vous levez tard, plaisante le prince.

- Et tu vas où comme ça ? , demande Kohumé.

- Je vais skier. Vous me rejoindrez plus tard.

- Mais tu pourrais nous attendre !

- Je croyais que c’était un voyage en amoureux, souligne le Prince en partant.

- Peut-être, s’emporte Dai. Mais tu pourrais au moins t’occuper de ma sœur, je vais l’avoir sur le dos, lance-t-il en brandissant les poings.

- Qu’est ce que tu as dit, demande Hikaru la voix colérique.

Daisuke plaque ses mains sur sa bouche.

Procius se trouve au sommet de la piste 4. Il regarde s’il ne voit pas des traces de ski de l’homme qui ont disparu, mais comme il a neigé dans la nuit, il n’y a rien de visible.

- Je n’ai plus qu’à descendre lentement.

Il appuie sur ses bâtons pour s’élancer dans la descente. Cela fait quelque minute qu’il glisse à faible vitesse quand il remarque des ombres dans les sapins qui bordent les côtés de la piste.

- « Je suis observé ».

Pour en avoir le cœur net, il stoppe sa glisse pour regarder en détail les alentours. Soudain, un homme, vêtu en tenue de chasseur avec un fusil, sort d’entre les sapins, suivi d’un second.

- Bonjour ! , lance le prince.

- Bonjour, répond le premier chasseur.

- Je ne savais pas qu’il était autorisé de chasser alors qu’il y a des skieurs.

- La piste est fermée, vous ne le savez pas ?

- J’ai dû me perdre en chemin.

- Il y a beaucoup de skieurs qui ont disparu sur cette piste. Il est possible que cela soit dû à une bête.

- C’est pour ça que vous êtes armé ?

- Si nous la voyons, nous la tuons, déclare le second chasseur.

- Bien, dans ce cas je vais vous laisser traquer la bête.

- Un moment, crie le premier chasseur.

Le prince se retourne pour voir le canon du fusil braqué sur lui.

- Nous ne devons laisser aucun curieux !

Le chasseur tire sur le prince. Procius saute sur le côté, ses skis se détachent. Du canon du fusil sort un rayon laser.

- « J’en étais sur, il y avait bien du Véga dessous ! ».

Le prince lâche ses bâtons pour se mettre à courir dans la neige, les deux chasseurs partent à sa poursuite bientôt accompagnée de renfort.

- Attrapons-le ! , hurle l’un des chasseurs.

Procius court le plus vite possible, mais les soldats de Véga sont sur ses pas. Il pose le pied sur un monticule de neige, mais ce dernier s’effondre, le prince tombe sur la descente emporté par la neige. Après de longue seconde, il atteint le bas de la piste. Quand il se redresse, il voit non loin de lui le patron de l’hôtel.

- Ne restez pas là, crie-t-il à l’homme. C’est dangereux !

- Oh ! Et quel danger y’a-t-il ?

En disant cela, l’homme passe sa main gauche devant son visage pour saisir son épaule gauche, il tire violemment sur ses habits qu’il jette en l’air. Procius est surpris. Maintenant, en face de lui se trouve un homme à la peau noire et des yeux rouges, sa tenue est sombre et sur le torse l’emblème de la division Ruine est visible. Durant ce temps, les soldats les ont rejoints et encerclent le périmètre.

- Qui êtes-vous ? , demande le prince.

- La curiosité te perdra jeune homme ! Je suis le capitaine Tarius des forces de Véga. Allez-y !

Le capitaine fait un signe de la main, tous les soldats se jettent sur Procius pour le saisir. Le prince attrape le bras du premier soldat puis il pivote pour le projeter sur deux autres. Un autre tente de le saisir dans le dos, mais le prince se couche sur le sol puis lui décoche un coup de pied dans le ventre. Procius prend appui sur ses mains pour se projeter dans les airs, une fois qu’il dépasse la hauteur des soldats, il replie ses jambes pour se retourner. Quand il redescend, il frappe à la tête trois soldats.

- Laissez-le-moi, crie Tarius.

Le capitaine bondit sur le prince qui est pris à la gorge. Les pieds de Procius ne touchent plus le sol et battent dans le vide. Le prince réussi à poser ses pieds sur les genoux de son adversaire, il prend appui dessus et pousse fortement alors qu’en même temps il frappe avec ses mains les avant-bras de son ennemi. Grâce à cette technique, Procius se dégage.

- Enfin un adversaire valable, jubile le capitaine.

Tarius lève sa main droite à hauteur de son épaule. Quand il descend sa main, cette dernière serre le manche d’un sabre à large lame. Le capitaine charge sur le prince. Procius court dans sa direction, mais bondit vers le ciel en effectuant une pirouette par-dessus la tête du militaire.

Le capitaine se retourne avec un large sourire.

- Je sens que je vais bien m’amuser, déclare Tarius.

Le capitaine repart à l’assaut en brandissant son sabre. Procius saute de nouveau dans les airs.

- Métamorphose !

Le prince se retrouve dans sa combinaison de vol. Quand il passe au niveau du capitaine, il lui décoche un coup de pied dans l’épaule. Quand Procius atterrit, il se retourne rapidement pour faire face à son ennemi.

- Le prince d’Euphor ! , s’exclame Tarius. C’est plus que j’en espérais !

L’un des soldats, reprend connaissance. Quand il voit le prince, il part en courant en direction de la base.

Pendant ce temps, Hikaru, Kohumé et Dai se sont installés à la terrasse du café en bas des pistes.

- Mais où est-il ? , grogne Hikaru.

- On ne le voit pas sur les pistes, fait Kohumé.

- Je ne vais pas rester là des heures à l’attendre ! Je veux skier moi aussi, fait Dai en colère.

Le capitaine Tarius, lève son sabre pour une nouvelle attaque. Procius met sa main droite au niveau de sa hanche gauche puis brandit sa main vers le ciel. Maintenant il est armé aussi, il tient un katana, celui qui est rangé dans le poste de pilotage de la soucoupe.

Le soldat qui a pris la fuite arrive à bout de souffle à la base.

- Général !! Général !!

- Quoi ?

- Le prince d’Euphor est là !

- Quoi ?

- Nous n’avons pas détecté Goldorak, déclare Minarvea.

- Il n’y a que le prince, pas Goldorak, ajoute le soldat.

- C’est une aubaine ! Que fait-il ?

- Il se bat avec le capitaine Tarius.

- Envoyer Golgoth 11 sur le lieu du combat, ordonne Ch’lang.

Les deux lames s’entrechoquent. Les deux combattants font un pas en arrière avant de repartir à la charge. Le capitaine Tarius fait un pas de côté pour tenter de frapper le dos du prince, mais ce dernier esquive en faisant une roulade.

Les serveurs du café où se trouvent, Hikaru et les autres, se rapprochent doucement, ils sortent des armes de leurs tenues.

- Nous n’avons pas encore choisi ce que nous désirons, déclare distraitement Dai.

Kohumé remarque les armes et pousse un léger cri. Dai et Hikaru découvrent les serveurs pointant des armes de Véga.

- Ne bougez pas, ordonne un serveur.

- Compte là-dessus, fait Dai en bondissant sur l’homme.

Ils roulent sur le sol en échangeant des coups. Daisuke arrive à arracher des mains l’arme de son adversaire. Le jeune homme se redresse en mettant un genou sur le sol, puis tire sur le serveur. La tenue de ce dernier prend feu pour laisser voir celle des forces d’assaut de Véga. Dai tire sur les autres serveurs, pendant ce temps, les deux jeunes femmes se sont mises à l’abri derrière une table renversée.

Le prince est à demi à genoux quand il donne un coup de katana au niveau des jambes de son adversaire, ce dernier saute pour éviter la lame avec une pirouette pour atterrir dans le dos de Procius. Quand le prince se retourne, il voit le tranchant du sabre fondre sur lui, il a juste le temps de contrer avec le plat de sa lame qui dévie le coup sur son épaule. Procius se retrouve avec le plat de sa lame sur l’épaule et en déséquilibre. Tarius tente de faire chuter le prince en poussant de toutes ses forces sur son sabre. Les genoux du prince fléchissent. Se sentant partir à la renverse, Procius dans un dernier effort bondit en arrière pour s’éloigner de la lame du sabre. Le capitaine part vers l’avant quand le prince cède, Tarius fait plusieurs pas en avant pour ne pas perdre l’équilibre, ce qui fait qu’il dépasse le prince allongé sur le sol. Le capitaine veut se retourner, mais Procius est déjà debout et donne un coup de katana dans le dos de Tarius. Le capitaine pousse un cri quand la lame entaille ses chairs. Du sang se répand sur la neige. Tarius se retourne pour un accomplir un autre assaut, mais ses jambes vacillent. Procius esquive l’attaque en se décalant sur le côté. Il en profite pour planter sa lame dans le torse du capitaine qui est transpercé. Le prince retire son katana recouvert de sang. Tarius ouvre la bouche, un flot de sang en coule. Le capitaine vacille sur ses jambes un moment, avant de tomber face contre terre sur la neige où il rend son dernier souffle. Le prince reprend sa respiration quand le sol se met à vibrer. Devant lui, au milieu de la neige une tête en métal surgit, elle évoque une tête de taupe.

- Je vais avoir du mal à vaincre cette chose avec mon katana, remarque Procius.

Le Golgoth est complètement sorti et se dresse debout. Il ouvre le feu sur le prince, des rayons rouges partent de ses yeux. Procius se met à courir tout en portant son poignet gauche au niveau de sa bouche.

- Goldorak ! Viens à moi !

Dans les tréfonds du centre de recherche, le robot géant s’active. Le sas situé dans le barrage s’ouvre.

- Goldorak est sur le point de décoller, annonce Gavin.

Daisuke se débarrasse du dernier serveur, il récupère les armes des soldats éliminés et les donnes aux filles. Ils voient d’autres soldats en tenue d’assaut avancé vers eux.

- Y’a plus romantique comme séjour, constate Kohumé avec un soupçon de peur dans la voix.

- Je sais ! Mais c’est plus marrant, rétorque Dai en ouvrant le feu.

- Il y a des fois où je me demande, ce que tu trouves à mon frère, lance Hikaru à l’attention de son amie.

Procius court entre les sapins pour tenter d’échapper au Golgoth. Il voit une ouverture dans la roche, il fonce dedans. C’est une petite cavité tout juste assez grande pour lui. Il espère échapper au capteur du Golgoth.

Daisuke et les filles, tentent de se replier vers leur hôtel pour récupérer leurs affaires et quitter les lieux. Mais il y a beaucoup de soldats de Véga et les quelques vrais touristes sont complètement paniqué et courent dans tous les sens. Kohumé lève les yeux un court instant quand elle entend le bruit des moteurs de la soucoupe.

- Voilà Goldorak à la rescousse, crie-t-elle.

Les soldats, le voyant passé, prennent la fuite.

L’intelligence artificielle de la soucoupe ouvre le feu sur le Golgoth avec des missiles Gama. Les deux missiles sont pulvérisés par les pattes de la créature. Procius sort de sa cachette. Aussitôt, un rayon jaune part du centre du dessous de la soucoupe. Dés que le prince est dans le rayon, il s’élève dans le ciel pour rejoindre son vaisseau.

La taupe mécanique se met à quatre pattes. Des ouvertures apparaissent sur son dos. Des missiles partent de ses ouvertures. Goldorak vibre sous les impacts quand Procius s’installe aux commandes.

- Plasmotronks !

Deux Planitonks de plasma sont projetés vers la tête de la salve de missiles qui foncent sur Goldorak. Les missiles explosent provoquant une réaction en chaîne détruisant le reste de la salve.

- Transfert !

Le siège du pilote quitte la soucoupe pour rejoindre le poste de pilotage du robot.

- Autolargue !

Goldorak se sépare de sa soucoupe porteuse pour atterri devant la taupe mécanique. La créature fonce sur le robot toutes griffes dehors. Goldorak attrape les pattes supérieures de la machine de combat. Le monstre force sur ses pattes inférieures pour faire chuter Goldorak. Procius résiste un moment puis lâche prise volontairement pour basculer vers l’arrière. Quand les deux machines chutent, le prince en profite pour placer les pieds de Goldorak sous le ventre de la taupe pour la projeter. Le Golgoth s’écrase sur le flanc enneigé de la montagne. Goldorak se relève pour voir la taupe qui s’enfonce dans la montagne.

- Il ne manquait plus que cela ! J’aurais bien besoin de Faussoirak ! Astérohache !

Goldorak s’élance à la poursuite de la taupe avec dans ses mains la double hache. Le robot saute dans le tunnel avec la hache en avant.

- ElseaRock !

L’ElseaRock est une combinaison de l’Astérohache et du Pulvonium qui permet à Goldorak de creuser des tunnels.

- Commandant Minarvea venez avec moi, ordonne le général Ch’lang.

La femme rejoint son supérieur qui se dirige vers la sortie de la salle de commandement de la mine.

- Où allons-nous ?

- Nous regagnons notre soucoupe.

- Pardon ?

- Nous regagnons le camp de la Lune Noire.

- Mais …

- À moins que vous vouliez rester sur place quand Goldorak va arriver ?

Le commandant presse le pas pour rejoindre le général.

La taupe mécanique débouche dans une cavité dans la montagne, c’est à cet endroit qu’elle a été assemblée. Quelque seconde plus tard, Goldorak y débouche lui aussi. Voyant cela les soldats Végan sonnent l’alerte et s’enfuient pour rejoindre les navettes d’évacuations, laissant sans surveillance les prisonniers qui en profitent pour s’évader de la mine.

Le Golgoth fait face à Goldorak, les trappes de son dos s’ouvrent, mais se referment aussitôt.

- Pourquoi ne lance-t-il pas ses missiles ?

Procius regarde la cavité.

- J’ai compris le plafond est trop bas ! Il ne peut pas les lancer !

La créature se dresse sur ses pattes arrière puis fonce sur Goldorak en lançant des rayons rouges par ses yeux.

Procius manœuvre afin de faire glisser son robot sur le sol de côté. Il passe entre les jambes de la créature. Quand la hache arrive à la hauteur du monstre, Goldorak la relève, elle coupe en deux la partie inférieure du monstre. La taupe se retourne avec difficulté pendant que Goldorak se redresse.

- Cornofulgure !

Procius dirige le puissant rayon sur la partie coupée du Golgoth. Quand le rayon frappe la créature mécanique, cette dernière est parcourue d’arcs électriques puis explose. La déflagration provoque l’effondrement de la cavité.

- Il ne fait pas bon rester ici ! ElseaRock !

Goldorak repart par le même chemin qu’il est venu, mais le parcourt s’effondre rapidement.

À l’extérieur, un nuage de poussière entour la montagne quand Goldorak en émerge.

Dans la soucoupe du général, Minarvea contemple le nuage qui enveloppe la montagne où ils se trouvaient il y a quelques minutes encore. Elle s’avance vers le siège occupé par Chl’ang.

- Alors ! Vous pensez toujours que Goldorak est facile à vaincre ?

- Je n’ai jamais dit cela, déclare Ch’lang. De toute façon, ce n’était qu’une prise de contact ! La prochaine fois, Goldorak n’aura pas autant de chance !

- « Je ne devrais pas, mais la défaite du général me ravit, pense Minarvea ».

Goldorak a rangé sa double hache.

- Cabré !

Le robot bondit dans les airs pour rejoindre sa soucoupe.

- Ovostable !

Le robot plaque ses bras contre la soucoupe pendant que le siège rejoint le poste de pilotage de la soucoupe.

Procius fait poser on vaisseau au niveau de la piste 4. Une fois au sol, il saute de la soucoupe.

- Goldorak ! Retour à la base.

La soucoupe décolle et prend seule la direction du centre.

Procius désactive sa combinaison de vol puis il récupère ses skis.

- Je crois que je vais me faire sonner les cloches, soupire-t-il en prenant la direction du café.

Devant l’hôtel, la jeep du ranch est stationnée, trois personnes, chargées de bagage, sont à côté.

- Tu parles d’un voyage romantique et de détente ! , bougonne Kohumé en jetant son sac de voyage dans la jeep.

- J’ignorais que les forces de Véga seraient dans cette station, rétorque Dai.

- Encore une chance !

- J’espère que Procius va bien, soupire Hikaru. Je n’ai pas revu Goldorak.

Le prince arrive devant le café sur ses skis. Il voit des traces de combat.

- Mais qu’est-ce que c’est que ce champ de bataille, se demande-t-il à voix haute.

Il décide de se rendre à leur hôtel

- Tiens quand on parle du loup, fait Kohumé.

Hikaru lève la tête à la recherche de Goldorak.

- Je ne vois rien, fait la jeune femme. Tu es sûr ?

Kohumé saisit la tête de son ami et la dirige dans la direction du prince.

- Regarde déjà où il faut, ajoute-t-elle.

La sœur de Daisuke voit approché Procius sur ses skis. Elle part en courant dans sa direction et lui saute dessus, ils tombent tous les deux dans la neige.

- Mais qu’est-ce que j’ai fait pour avoir une sœur pareil, soupire Dai en posant une main sur son front.

- Tu veux que je lui répète ? , fait Kohumé de façon espiègle.

Dai fait semblant de se serrer la gorge en tirant la langue.

Alcor circule dans les couloirs du centre en compagnie de Densha. Il croise Kohumé et Procius qui portent leurs sacs.

- Alors déjà de retour !? , s’étonne le professeur. Comment était-ce séjour ?

Kohumé s’avance vers Alcor visiblement en colère.

- Et vous trouvez ça drôle !! , hurle la jeune femme.

Le professeur jette un regard perdu à Procius qui a continué sa route.

- Quoi, mais qu’est-ce que j’ai dit ? , demande-t-il en se pointant du doigt.

Kohumé tourne la tête et s’éloigne.

- Goldorak à fait une sortie durant vote absence du centre, annonce Densha.

- Mais pourquoi je suis toujours le dernier averti !!

FIN

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