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Auteur : Sévina
Disclaimer: l'histoire m'appartient en totalité, merci de respecter mon travail.
Note d'auteur : J'ai eu l'idée de cette histoire il y a peu. Au départ, elle ne devait qu'être une songfic sur la chanson Iréel du groupe Carapace. Ayant trop d'idée pour en faire qu'un seul chapitre, j'ai abandonné l'idée d'introduire une chanson. J'ai néanmoins garder le titre de la chanson pour en faire le titre de l'histoire.
Bonne lecture.
Chapitre 1
Prologue
Je déteste ma vie ! Non, en fait, je l’ai en horreur. Ma sœur me pourrit l’existence depuis sa naissance. Ma mère a dès le début de sa grossesse eu des complications. J’espérais de tout cœur qu’elle s’en sorte à ce moment là car je l’aimais. Le monstre qui me sert de sœur a maintenant neuf ans et c’est la guerre entre elle et moi. J’aurais bien aimé savoir qui était mon père pour pouvoir sortir de cet enfer. Souvent, même tout le temps, j’imagine qu’il frappe à la porte pour venir me chercher. Mais j’ai cessé de rêver depuis fort longtemps. Il est parti il y a dix-huit ans en sachant qu’elle était enceinte de moi. Il ne reviendra jamais.
Le monstre est revenu de l’école il y a quelques minutes et déjà j’ai envie de l’expédier tête la première dans le placard de l’entrée. Pourquoi personne ne voit que sous ses tresses blondes, ses yeux gris et son teint de porcelaine se cache le diable en personne ? Étrange, quand même, qu’elle soit ma sœur mais qu’on ne se ressemble pas le moindre du monde... Quoique non, attendez, c’est parfait ! Elle est petite et rondelette, bien que ma mère se borne à dire que c’est de la graisse de bébé et qu’elle va « fondre » pour devenir aussi mince que moi. J’en ris à chaque fois. Mon allure en surprend plusieurs qui croisent mes pas dans la rue. Plus d’un petit voleur de pacotille s’est retrouvé le nez cassé bien assis dans une cellule de la prison. Mince est un bien petit mot : depuis mon jeune âge que je m’adonne au kick-boxing, les batailles ne me font plus peur. Ce qui me fait penser que je dois aller voir le directeur de l’école demain matin. J’ai bon espoir de retourner en classe après ma suspension d’une semaine. La raison est fort simple : on me cherche, bien souvent on me trouve – non, en fait, on trouve mon poing. J’ignorais que le mec devant moi était le neveu de la sous-directrice, mais bon, mes amis sont là pour me dire à quel point son nez cassé, sa lèvre aussi grosse qu’une orange et ses deux yeux lui donnent des airs de raton laveur.
Bref, beaucoup pour dire que ma soeur est aussi blonde que je suis noir et mes yeux sont bleu pâle. Vous voyez maintenant quand je dis qu’on ne se ressemble pas le moins du monde ?
- Marie ! Sors de ma chambre immédiatement ! hurla le jeune homme en tournant la tête vers la porte.
- Non ! ricana Marie. Maman veut te voir toute suite !
La petite peste sortit de la chambre en sifflotant sans se soucier du regard noir de son grand frère.
- Maman ! Combien de fois est-ce que je vais devoir répéter que je ne veux pas voir la morveuse dans ma chambre ! ragea le jeune homme en entrant dans la cuisine où sa mère préparait le repas.
- Voyons, Jason, je l’avais envoyé te chercher, sourit la femme en passant ses doigts dans la longue chevelure de sa cadette qui venait d’arriver.
- Elle peut frapper ! Elle n’est pas stupide que je sache ! Non, j’oubliais, sa stupidité n’a d’égale que sa grosseur : bref TRÈS stupide, rétorqua Jason en jetant un regard mauvais à sa soeur qui lui rendit exactement le même.
- J’ai envoyé Marie te chercher car il me manque du lait pour terminer le gâteau que je veux faire. Pourrais-tu aller en chercher ?
- Un gâteau ? Encore ? Tu ne trouves pas qu’elle est assez ronde ? On va devoir acheter une grue pour la soulever si tu continues à lui faire des gâteaux! soupira Jason en attrapant les clés de son auto.
- Où tu crois aller, petit cochon ?
Jason, une fois à son auto, avait découvert que sa soeur l’avait suivi jusque dehors.
- Je viens, répliqua Marie comme si la question était évidente
- Oh non la naine, tu restes ici ! Je dois voir ta tronche à la maison, pas besoin de la voir dans l’auto! ricana Jason en démarrant.
Une fois dans la rue, il fit un signe de la main à sa soeur qui le regardait en serrant les poings.
Il monta le volume de la radio et s’arrêta à un feu rouge tout juste derrière une mercedes. Lorsque le feu changea à nouveau, il était à peine au beau milieu du croisement lorsqu’il entendit quelqu’un freiner brusquement puis plus rien.
&
Alors que des cris retentissaient dans la rue et que des gens se précipitaient vers les deux voitures accidentées, l’autre partie de ceux restés dans les autos ou sur le trottoir composait frénétiquement le numéro d’urgence. Jason n’entendait plus, ne voyait plus… il était bien loin du croisement...
Eh oui, un chapitre très petit...