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Fiction » Romance » Quand tu étais encore là font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: H-H
Fiction Rated: T - French - Drama/Romance - Reviews: 4 - Published: 07-31-08 - Updated: 08-12-08 - id:2552884

Titre: Quand tu étais encore là
Auteur: Heavenly
Genre: Drame
Statut: Fini
Disclaimer: Finalement il y 'aura pas de suite, j'en fais un One-shot.


Ce matin j'ai de nouveau ouvert mes yeux sur le monde. Six mois après ta mort, je suis sorti de cette torpeur, celle qui m'engouffrait dans ton absence. J'ai marché dans notre appartement, notre chez nous. Je ne me rappelle pas que c'était aussi grand: peut-être est-ce parce-que je suis seul. Tout est si vide sans toi, aucune trace de tes sourires, de ta présence. Même notre lit n'a plus ton odeur. De toi, il ne me reste que la mort.

Je me suis dirigé vers un meuble où trône une photo de « nous ». Je grimace... Ça fait bizarre de voir cela car je crois que je ne sais plus sourire. Tu es beau dessus, tu as toujours été beau mais je te trouve encore plus beau, peut-être parce que t'es plus là, peut-être parce que je ne te vois plus tous les jours, que je te trouve sur cette photo particulièrement magnifique. Tu m'enlaces sur cette image, mais j'ai oublié la force de tes bras. Tes cheveux ébènes te cachent un peu le visage mais on peut tout de même admirer ta beauté, tes yeux verts sont rieurs et ton sourire semble me dire « Je t'aime ». C'est affreux j'ai envie de la jeter à la poubelle.

Je pars vers notre salle à manger et allume la télé, je prends un DVD et le mets dans le lecteur. Ta voix retentit, une larme coule :

« - Eh mon ange ! Arrête de me filmer, j'ai horreur de ça ! Arrête ou sinon ce soir, je te punis de ma présence ! Ha ! Ha ! Ha ! »

Et ça te fait rire alors que moi ça me déchire. Tu ne seras plus jamais vivant, ni dans mes bras, ni ailleurs, il n'y a plus d'endroit où je puisse me réfugier. Il n'y a plus personne pour me consoler. Tu sais, mon amour, je crois que j'aurais préféré mourir à ta place. Car tu vois, cette douleur au fond de moi est si lourde à porter, à subir, que j'ai envie d'en mourir chaque jour. Mais j'y arrive pas, j'arrive pas, même si j'ai besoin de toi, j'ai peur de la mort et au final je ne suis qu'un lâche.

La vidéo défile sur toi, sur nous en train de s'embrasser, sur notre monde. Mais tout s'écroule un jour, sans qu'on s'en aperçoive, ça arrive n'importe quand, ça souffle votre bonheur. Et final on se retrouve là, comme un con, à pas savoir quoi faire, à ne pas remonter la pente, attendre un retour en vain.

En six mois de détresse tu n'as pas franchit la porte et tu ne la franchiras plus. Pour nous il y a plus que le mot « fin» . La mort ce n'est qu'une fin.

Je continue à marcher à travers toi, cette maison qui est sensée me rappeler un peu de toi ne le fait pas. Je n'arrive plus à te retrouver dans aucun objet, aucune pièce, nulle part, tu n'es définitivement plus là.

Je remonte dans notre chambre pour m'habiller, j'observe mon reflet. Minable, je ne ressemble plus à rien, il y 'avait vraiment que toi pour me faire étinceler. Mes cheveux ont perdu leur blondeur, tu adorais cette couleur, mais maintenant elle est terne, tu détesterais. Mes yeux marrons remplis de toi, sont maintenant vides, plus rien ne s'y reflète, mes épaules sont voutées, je ne suis plus sensuel. Mon sourire n'existe plus. Je suis merdique, un déchet. Ta mort m'a détruit, je ne suis plus rien sans toi, moi.

« - Je n'aimerais plus... Je ne pourrais plus aimer... Plus rire... Je me sens si vide... Mon amour... »

Je sors de cet endroit à la fois plein et vide de tes souvenirs. Je marche mais je ne vois personne, je n'aperçois pas d'autre immeuble, je ne vois pas les gens qui devraient affluer les rues, non il n'y a rien. Néant total, tout est noir.

J'arrive à la destination voulue et marche jusqu'à un emplacement, le seul espace où je peux te retrouver, rien qu'un peu. Ton lieu de repos éternel.

Je tombe à genoux devant celle-ci. Je t'enlace, j'enlace cette pierre qui porte ton nom. Et puis finalement je me libère, ce qu'en six mois je n'avais pas encore fait.

« - Aaahhhhhh !! Draggen !! Draggen !! Pourquoi !! Ne m'abandonne pas !! Je t'en supplie mon amour... Ne me laisse pas... J'ai peur sans toi... J'ai mal... S'il te plait... Reviens... Reviens... Ne me quitte pas... Ne me tue pas autant... »

Ça ne soulage pas, ça n'allège pas ce poids, ça ne fait rien à part m'endormir à cause des larmes versées. Je m'assoupis à même le sol, sur toi, pour être plus près de toi. Et au lieu que ce soit les rêves qui prennent place, ce sont des souvenirs précis qui me reviennent. Des souvenirs d'une vie avec toi.



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