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Fiction » Romance » Un deux trois font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ney
Fiction Rated: M - French - Romance/General - Reviews: 2 - Published: 08-27-08 - Updated: 08-27-08 - Complete - id:2564740

Disclaimer : Tout est moi, merci de respecter ceci (ou comment faire plus court et direct…).

OS original crée lors d’un marathon prompt, lancé par shali83 : "Un deux trois nous irons chez moi... quatre cinq six tripoter des saucisses... sept huit neuf dans mon lit tout neuf... dix onze douze t'auras les joues toutes rouges."
Titre : Questions à sens unique
Rating : R
Deux mots : One Shot, yaoï.


Un deux trois nous irons chez moi….

Parce que je t’ai croisé, un soir en boite et que tu m’as plus. Je ne sais pas comment je t’ai abordé. Ça fait longtemps et ma mémoire m’a toujours fait défaut. Tu me taquinais souvent sur ce sujet. Tu t’en souviens toujours toi ? Est-ce que tu te souviens de moi ?

Quatre, cinq, six tripoter des saucisses…

Tu n’étais pas gay, ni même bi. Moi, si. Et ce soir, c’était toi que je voulais. Un hétéro. Dis, ce soir la, quand tu m’as vu, que t’es-tu dit ? Pourquoi m’as-tu laissé jouer avec toi aussi facilement ? Tu sais très bien que j’aime la difficulté. C’est peut être pour ça que c’est pour toi que j’ai craqué ce soir la et tous les autres soirs qui ont suivit ? Je ne sais pas et très franchement, ce n’est pas le plus important.

Sept huit neuf dans mon lit tout neuf…

Nous n’avons pas dormit ce soir là. Mais nous n’avons pas baisé non plus. Tu n’étais pas prêt et les coups d’un soir, ce n’était pas ton truc. Moi, si. Une bite est une bite comme un trou est un trou. Je baise ce qui me plait, quand j’en ai envie. Toi, tu étais diffèrent. Je te voulais, certes, mais pas pour une seule fois. Non. Je ne te connaissais pas encore que je voulais te prendre de toutes les façons possibles, à chaque jour de l’année une nouvelle position. Plus tard, tu as découvert mon côté très imaginatif. Je crois que tu as beaucoup aimé cette partie de mon caractère. Raison qui t’as incité à rester auprès de moi, malgré mes défauts.

Dix onze douze t'auras les joues toutes rouges…

Je crois que d’une certaine façon, je n’aurai jamais du te connaître. Parce que tu m’as fait changer, partiellement c’est vrai mais j’ai quand même changé. Je baise toujours autant qu’avant et ce n’est plus toi qui cri le soir. J’aimerai bien te retrouver et me perdre en toi mais je me dis qu’il ne vaudrait mieux pas. Je finirai pas nous détruire, encore une fois. Tu sais, parfois, quand celui qui occupe mes draps m’ennuie, je me demande en le sautant, si tu m’as un jour aimé. Si moi, je t’ai aimé plus que j’aime le sexe. Je ne sais pas si je pourrai vivre sans toi ou sans le sexe. Je veux dire que je pourrai vivre avec toi et te faire l’amour mais j’aime la sensation et l’ivresse qu’apportent la nouveauté d’un compagnon d’un soir et sa brusquerie. Toi tu es comment dire… Toi. Unique en tout genre et si… bon. Je me demande aussi si tu as réussi à me remplacer comme moi je t’ai remplacé. Est-ce que tu prends autant de plaisir quand tu jouis par une autre personne que moi ? Est-ce aussi bon ? Suis-je le meilleur ? Je veux croire que oui parce que je ne supporterai pas l’idée qu’un autre puisse te faire crier encore plus fort que moi je ne t’ai fait hurler. Pourtant, ça fait longtemps non ? Je continue de te surveiller. C’est mon métier que d’observer la vie des gens. Je sais que je pourrai facilement te récupérer. Tu as toujours cédé à mes caprices mais ça ne sera bien ni pour toi, ni pour moi. Tu n’accepteras jamais de me voir dans les bras d’un inconnu parce que tu m’es trop fidèle pour concevoir que je puisse prendre mon pied avec un autre mec. Tu as essayé de faire semblant, de te dire que ça ne te faisait rien mais je ne suis pas con.

Quand je regarde en arrière, je sais que j’aurais pu mieux faire avec toi. Faire un effort ou alors cacher mes nombreuses conquêtes mais ça ne t’aurait pas rendu heureux parce que tu aurais sentie leur odeur, n’est-ce pas ? C’est comme ça que tu as su pour le premier, non ? Je puais le sperme et il venait à peine de s’en aller que tu arrivas. Les draps mit subitement dans la machine à laver ne m’a pas aidé non plus. L’as-tu croisé dans l’ascenseur ? Parce que je suis sur que tu aurais su pourquoi je l’avais choisie. Il te ressemblait trop pour que je puisse lui résister. C’était toi, mais en plus bestial, plus violent. Tout ce que j’aime et que tu ne me donnes pas toujours. Je suis tordu mais c’est ce qui t’a plu. Je suis un danger pour toi et je t’ai attiré dans mes filets comme un papillon vole vers la lumière qui lui sera fatal. La mienne doit être foutrement sombre parce que je ne la discerne pas. J’ai beau chercher, je n’y vois rien. Toi, tu l’as trouvé… Ou alors m’as-tu menti quand je t’ai raconté tout cela ?

Je me demande s’il est toujours possible de réparer un cœur. Passé des années à l’avoir démonté, pièce par pièce, morceau après morceau, est-ce toujours possible de lui rendre son éclat ou dois-je le laisser s’en aller pour de bon ? Te voir me tue mais je continue de te surveiller parce que j’ai peur que tu ne commettes l’irréparable, quand tu me vois dans les journaux. J’ai même fait des orgies et avec tout ça, je n’arrive pas à me défaire de toi. Je crois que j’ai besoin de te retrouver pour mieux me libérer de ton emprise. Parce que finalement, nous ne pouvons pas nous oublier malgré toutes mes erreurs. Peut être qu’après ça, je pourrai enfin te laisser recoller les miettes de notre vie avec une autre personne. Peut être arrivera-t-elle à te faire oublier mon odeur ? J’espère, je prie pour que jamais cela ne se produise. Je ne veux pas te voir heureux sans moi. Pas quand je crève à l’idée d’imaginer un inconnu te prendre comme je t’ai prie. Je me rassure en me disant que lorsque tu jouis, ton cœur lui, est toujours sous mon emprise. Même mes amants n’y changeront rien au plaisir que j’éprouve en disant ces mots.

Fin.


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