
Manipulation. Les poupées d'Elyn dansent au vent sous le regard glacial d'un enfant qui s'ennuie. C'est la sombre épopée d'une reine qui, croyant sauvegarder son peuple, l'entraîne dans une des plus violentes batailles de l'Histoire.
Rated: Fiction T - French - Fantasy/Drama - Chapters: 61 - Words: 122,895 - Reviews: 245 - Favs: 9 - Follows: 7 - Updated: 05-20-13 - Published: 09-03-08 - id: 2567297
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Chapitre LV
Il quittèrent Yidle au petit matin et les citadains semblèrent rassurés de les voir franchir les portes de la ville. Ils n'avaient malheureusement pas pu racheter de chevaux à cause de la réputation qu'ils s'étaient faite. Ils repartirent donc à pied, excédés par toute cette haine, fatigués par une nuit trop courte…
Leur prochaine destination était la ville de Ley'rana, au grand désespoir de Myrddin car ils ne pouvaient emprunter aucun autre passage pour se rendre à Exosten. La ville était une sorte d'avant poste nain et la seule porte qui pouvait mener à Exosten. Malheureusement, elle portait également le nom de « ville aux milles débauches », et à juste titre.
Mais leur voyage jusqu'à Ley'rana promettait d'être long et sur le chemin qui les y amenait, il n'y avait pas un village, que des plaines et des bois à perte de vue.
Le premier soleil se pointait à peine à l'horizon que déjà Myrddin s'éveillait, s'habillait, attrapait ses armes et quittait le campement : il avait décidé d'endosser le rôle d'éclaireur pour les quelques jours de marche qu'ils leur restaient à parcourir. Mais alors qu'il déambulait calmement depuis une trentaine de minutes, des cris d'hommes lui parvinrent, noyés dans des bruits de sabots. Il se hissa rapidement au sommet d'une petite butte pour découvrit la scène : un groupe d'une dizaine de barbares montés sur des Yaks, lances à la main, encerclait deux guerriers. Myrddin longea la plaine à l'ombre du bois et se rapprocha du petit groupe. Les barbares étaient forts et imposants et se riaient des deux jeunes hommes, dos-à-dos, qui levaient leurs armes. Une scène de persécution qui ne ressemblait en rien à un combat et ne plaisait pas à l'elfe, mais il ne pouvait intervenir de peur d'une méprise.
La situation dégénéra très rapidement lorsque l'un des barbares leva sa lance pour la lancer avec force vers le plus petit des deux hommes, mais celui-ci était vif et plongea pour l'éviter. Loin d'en rester là, il se releva immédiatement, arrache l'arme du sol et la renvoya dans le cou de son assaillant qui s'effondra. Bien qu'agiles, les deux hommes se laissèrent vite dépasser par les évènements, leur dernier assaut tournant mal. Le plus jeune se retrouva bloqué par le poids d'un cadavre de Yaks, tandis que l'un des barbares saisissait sa hache pour abattre son adversaire.
-Fran ! cria l'autre homme alors que deux ennemis fondaient déjà sur lui.
C'est trop loin, songea Myrddin l'espace d'une seconde, mais il tenta quand même et de toutes ses forces, lança son poignard sur l'homme qui lui tournait le dos au moment même où celui-ci allait abaisser sa hache. L'arme s'enfonça profondément dans la tête de la brute qui écarquilla les yeux avant de s'effondrer sur la dépouille de son Yak.
Il n'était plus tant de reculer : Myrddin se jeta dans la bataille, sa longue dague à la main. Il tourna sur lui-même et abattit d'un revers l'un des barbares, puis courut vers le suivant qui le vit à peine arriver avant que sa tête ne roule sur le sol. Enfonçant sa dague dans le ventre d'un troisième qui fondait sur lui, il lui suffit d'esquiver rapidement une quatrième attaque pour se retrouver dans le dos d'un nouvel adversaire qui n'eut pas le temps de se retourner que la lame le transperça. L'autre homme tua facilement le dernier, puis courut vers son compagnon, poussa le corps du barbare et tenta de dégager son ami de la lourde dépouille de l'animal qui lui écrasait le torse, en vain.
-Eh toi ! Tu peux venir m'aider ? héla-t-il Myrddin qui, accroupi près d'un des corps, cherchait un signe distinctif de leur tribu.
L'elfe releva la tête et se dirigea vers lui. Bien que surpris de voir un elfe bleu, l'autre n'ajouta pas un mot.
-Un... Deux... Trois !
La carcasse roula, le dénommé Fran gémit, libre !
-Rien de cassé ? lui demanda son compagnon avec compassion.
Myrddin s'étonna de la douceur qu'il put lire dans le regard des deux hommes, puis Fran sourit et tenta de se relever en grimaçant.
-Je dois bien avoir deux, trois côtes cassées, mais je suis en vie, c'est le principal !
Il se massa le ventre de sa main en soufflant douloureusement, puis les deux hommes se tournèrent vers Myrddin.
-T'es malade ? demanda le dénommé Fran en fixant son sauveur d'un œil suspect.
L'elfe les regarda, surpris.
-Non, pourquoi cette question ?
-T'es tout bleu.
Myrddin soupira avant de souffler entre les dents que c'était sa couleur naturelle. Mais comme les deux humains continuaient de le dévisager avec fascination, il finit par perdre patience.
-Eh quoi ?
-T'es vraiment très beau ! Si t'étais une femme, pour sûr je s'rais tombé amoureux d'toi !
Myrddin leva un sourcil avec un air inquiet, Fran n'en démordait pas pour autant.
-Tu viens d'où comme ça ? demanda le second homme dont le regard était plus discret.
Myrddin énonça alors ses origines, non sans une certaine appréhension.
-Elan ? C'est à l'Ouest ça, non ? Ça fait loin... Tu devrais faire attention, lui dit-il inquiet, des hommes mal attentionnés pourraient vouloir t'enlever pour t'épouser…
L'elfe sentit la colère monter en lui : il venait de leur sauver la vie et eux se moquaient ouvertement ! Il était vrai que, comparé à ces humains aux épaules carrées, lui, frêle et fin, ne valait pas grand-chose, mais de là à le considérer comme une femme ! Les deux hommes durent sentir sa frustration car le plus grand des deux le saisit par les épaules pour lui dire d'un ton amical :
-En tous cas tu sais te battre, et bien !
Puis il saisit les épaules de Fran qu'il lui présenta comme son petit frère, enfin il ajouta qu'il lui était redevable.
-Tu lui a sauvé la vie, nous avons une dette envers toi. Demande ce que tu veux !
-Je vous assure que ce n'est pas nécessaire... commença Myrddin, gêné.
-Sois pas troublée ma'm'selle ! lui répondit aussitôt Fran en passant un bras autour de ses épaules.
Mais alors que l'elfe se dégageait brusquement, le plus vieux lui dit en souriant :
-Moi c'est Lee. Nous sommes des nomades... En fait, non... On est mercenaire.
-Rien que ça... murmura Myrddin, de plus en plus surpris.
-On vient de loin ! Mais Elyn c'est le pays qu'on préfère ! En plus y a toujours de bons contrats ! s'enjoua le petit frère.
-Et... qui étaient ces barbares ? demanda l'elfe devenu suspicieux.
-Bah ce coup-là, c'était nous le contrat !
Fran s'appuya sur son frère et sourit :
-En fait, on n'a pas mené notre dernier contrat à bien. A l'origine, on nous engage dans des armées ou pour retrouver des personnes, mais là, on voulait nous engager pour tuer quelqu'un. Nous, on n'est pas des tueurs à gage, alors on a refusé, et puis on a aidé cette jolie demoiselle à s'enfuir ! Alors ils nous cherchent pour nous faire la peau. Vengeance ! Qu'ils disent.
Lee se mit à rire : la description de Fran, aussi romanesque soit-elle, sonnait comme une mauvaise blague.
-Mais qui sont-ils ?
-Tu veux dire "étaient-ils", peut-être ? rectifia Lee en poussant du pied l'un des cadavres. Et ben en fait, poursuivit-il sur un ton plus sérieux, ils font partie d'un gang appelé la "Main Noire". Cette tribu est réputée pour recruter des mercenaires afin de se débarrasser des personnes gênantes. La fille dont t'a parlé Fran était notre cousine, elle connaissait les voix qu'empruntaient la Main Noire pour le trafic d'esclaves entre Taï-Ya, Lean's et Né'Var, elle était mariée à l'un de ces mafieux. Elle était naïve et a cru qu'elle pourrait s'attaquer à eux toute seule. Lorsqu'elle a réalisé que son mari allait la tuer pour qu'elle se taise, elle s'est enfuie de chez elle et est venue à Elyn. La Main Noire a alors fait appel à nous pour qu'on la retrouve...
-Quand ils nous ont enroulé, on ne savait même pas qu'il s'agissait de la cousine ! le coupa Fran sur le ton de la conversation, mais Lee ne fit pas attention à lui et continua son récit avec un air mélancolique :
-...après tout, on était de la famille... On a finalement réussi à la retrouver…
-Alors on l'a caché en lui disant de faire profil bas pendant quelque temps ! Et maintenant ils sont à nos trousses ! termina Fran, tout sourire.
Très chevaleresque, songea l'elfe.
-Ils n'ont pas le droit de pénétrer dans Elyn.
-Ah ? ET tu crois qu'on est où là ?
-Qui va les en empêcher ? ajouta Lee.
Myrddin resta interdit.
-Qu'est-ce que tu fais si loin de ta forêt ? demanda Fran en coupant court à l'histoire précédente.
Je ne suis pas un gamin qui s'est perdu, pensa Myrddin, agacé.
-Pourquoi tu nous as aidé ? poursuivit-t-il sans même attendre de réponse à la question précédente.
-Vous vous en sortiez très mal, et dix contre deux, ça n'est pas très équitable...
-Et ben dis, toi, tu en as !
Les deux humains se mirent à rire joyeusement, ramassèrent leurs armes et Fran lui demanda :
-Alors, on va où ?
-Comment ça "on" ?
-Bah ouais, ne me dis pas que tu fais un voyage touristique !
-Les raisons de mon voyage ne vous regardent pas.
-Bah te fâches pas ma chérie ! se moqua Lee en riant, mais Myrddin ne sembla pas apprécier.
-Il faut que je retrouve mes compagnons, faîtes votre route de votre côté, rétorqua-t-il sèchement.
-Ah non, le contredit Fran très sérieusement, tu m'as sauvé la vie ! Je ne te quitterai pas tant que nous ne serons pas quitte !
Lee dévisagea son frère puis approuva d'un signe de tête : la Main Noire à leur trousse, il valait mieux être bien accompagné le temps de se faire oublier.
-Et bien je déclare que nous le sommes ! répondit l'elfe avec un ton solennel.
-Ça ne fonctionne pas comme ça ma jolie, lui souffla Lee à l'oreille.
-Je vais à Exosten.
Les deux hommes s'arrêtèrent de rire et dévisagèrent Myrddin. Content de son effet, l'elfe allait reprendre la route lorsque les deux humains se mirent à pouffer sans retenue.
-Qu'y a-t-il cette fois ? leur demanda Myrddin avec lassitude, regrettant presque, en son for intérieur, de les avoir sauvé.
-Bah... c'est très drôle ! Un elfe à Exosten ! Y en a qui ont des idées bizarres, pas vrai Lee ?
-Sérieusement ? lui dit ce dernier en se redressant. Tu veux aller voir des nains ? T'es suicidaire toi, non ? ajouta-t-il un peu inquiet.
Myrddin leur jeta un regard noir avant d'annoncer son désir de regagner son campement. Sans plus les regarder il reprit sa route, le cliquetis de leurs armes derrière lui acheva cependant de l'exaspérer.
-Au fait, comment tu t'appelles ? lui demandèrent-ils alors qu'il faisait tout son possible pour ignorer leur présence.
-Myrddin, soupira-t-il enfin.
-Myrddin ? C'est pas un nom de fille ça !
-Et pourquoi êtes-vous si surpris ?
-Eh ! Myrddin, c'est Merlin en elfique, pas vrai ?
Ils s'étaient réveillés une vingtaine de minutes après Myrddin. Déçue de voir qu'il avait disparu sans même la prevenir, Phaïa, colérique, avait désigné William à la cuisine, et le jeune homme était en train de faire bouillir des fruits dans une petite marmite. Non loin de lui, adossé à un arbre, Zétès était en pleine conversation avec Kiya. Kaelina, quant à elle, jouait aux cartes avec une Lily bien silencieuse. Une partie qui n'avait vraiment rien d'amusant.
-Je vais voir s'il arrive ! leur cria Phaïa en s'éloignant.
Mais très vite, elle fit demi-tour en bondissant comme un cabri, le sourire aux lèvres.
-Que se passe-t-il ? lui demanda Kaelina.
-Myrddin vient de nous ramener deux beaux hommes de sa promenade !
L'ange lui jeta un regard sceptique.
-Ce sont des humains pour sûr ! L'un d'eux est grand, beau avec les épaules fortes, les cheveux bruns, un homme, un vrai ! leur dit-elle trépignant d'impatience.
-Comment tu peux savoir s'ils sont beaux à cette distance ? maugréa William.
-L'autre, poursuivit-elle sans faire attention à la remarque du druide, est châtain avec de jolies petites boucles ! Plus petit, moins costaud, mais déjà plus en chair que Myrddin ou que Zétès ! Ils doivent être frères, c'est sûrement ça !
Kaelina et Lily se levèrent à leur tour, fixant le haut de la colline où les trois sympathisants allaient apparaître d'un instant à l'autre.
-C'est ça ton campement ? lui demanda Lee avec une grimace. Vous êtes quoi au juste, une troupe d'artistes itinérants ?
Une fois à portée de voix, Phaïa se leva, posa une main sur sa hanche et demanda nonchalamment :
-Qui c'est ceux-là ?
Zétès soupira aussitôt :
-Ça fait cinq minutes qu'elle prépare son entrée en scène, elle vous plaît ?
-Imbécile, grogna la magicienne en passant la main dans ses longs cheveux blonds pour les faire retomber avec souplesse dans son dos.
-T'es bien mignonne toi, je crois qu'on va s'entendre, la complimenta aussitôt Lee.
-Je vous présente Phaïa, elle est magicienne, soupira Myrddin.
L'humain lui saisit la main et la baisa, Fran fit de même sans quitter des yeux le joli minois de la jeune femme.
-Voici William, il est druide.
-Salut p'tit gars ! lança Lee à son adresse, le druide leva lentement la main, le regard méfiant.
-Là, c'est Lily et Kaelina.
Ils allèrent pour saluer les jeunes filles, mais se rétractèrent : aucune des deux ne leur adressa un regard et Lily abattit ses cartes avec autorité pour les inciter à la distance.
-Là-bas, il y a Mademoiselle Kiya —la jeune femme les salua de la main— et Zétès.
Le rôdeur ne fit aucun geste à leur adresse. Enfin, Ronan se présenta de lui-même après avoir gagné l'épaule de sa sœur.
-C'est un pigeon, murmura l'un des frères. Ça ne parle pas les pigeons d'habitude, réalisa-t-il soudain.
-Ordinairement non. C'est mon frère, ajouta la magicienne.
-Ton frère ? répéta Lee.
-Mon frère jumeau.
-Vous ne vous ressemblez vraiment pas, finit-il par dire soupçonnant quelques maléfices.
-Je sais, tout le monde me dit cela, plaisanta-t-elle.
-Tu en fais trop, soupira Zétès en s'éloignant du tronc sur lequel il était appuyé. Sa silhouette grande et noire appelait la méfiance, mais ce ne fut pas l'avis des deux frère dont l'attitude changea du tout au tout.
-Eh Lee ! C'est un rôdeur de Taï-ya !
Zétès écarquilla les yeux et s'avança rapidement vers les deux hommes il était presque de la même taille que Lee, quoique un peu plus petit.
-Nous aussi on est originaire de Taï-ya ! Alors normal qu'on sache reconnaître un rôdeur ! C'est pas très commun, poursuivit Fran, suspicieux.
-Je ne suis pas un animal en voie de disparition, grommela Zétès entre ses dents.
-Bah un peu quand même. Y en a plus beaucoup des rôdeurs, alors c'est rare d'en croiser à Elyn, lui rétorqua le plus jeune de plus en plus inquiet de la réaction de son frère.
Plus que les siens encore, les traits de Lee s'étaient durcis, son regard sassombri.
-Hum... Fran, tenta Phaïa pour l'incitait au silence.
L'air qu'arborait Lee devenait effrayant. Le jeune frère se tourna vers elle puis, suivant son regard, dévisagea son frère.
-Bah t'énerve pas, Lee ! On est plus à Taï-ya, tu sais ? Tu vas pas le traiter en ennemi, si ?
-Comment ça ? demanda Kaelina, intervenant pour la première fois. Vous vous connaissez ?
-Non.
La voix du rôdeur était dure et froide, mais l'attitude de Lee ne l'était pas moins.
-J'ai peut-être des signes distinctifs, mais votre attitude et vos manières ne démentent pas non plus vos origines. Qu'est-ce que deux mercenaires de la tribu de Koré font si loin de chez eux ? demanda Zétès sur un ton sarcastique, un sourire mauvais aux lèvres. Perdus ? Vous feriez mieux de rentrer chez vous, que feraient-on si la fierté de la tribu disparaissait ?
-Ta gueule ! lui cria Lee en l'empoignant par le col. Tu comptes faire quoi ? Me tuer sale bâtard ?
Le regard de Zétès se fit brûlant, mais avant qu'il ne réagisse, Myrddin s'interposa :
-Ça suffit ! Lâche-le.
L'humain hésita puis lâcha le rôdeur sans pour autant cesser de le dépecer des yeux.
-J'ai pas peur de toi sale clébard ! Si tu mords ne serait-ce qu'une fois, je te passe la muselière.
Zétès écarta violemment Myrddin et se jeta sur Lee en grognant, mais c'est cette fois ce fut Kaelina qui s'interposa. Le rôdeur s'arrêta net et dévisagea l'ange en serrant les dents.
-S'il te plaît Zétès, arrête.
-Il obéit au doigt et à l'œil, le gentil chien, beugla l'humain avec hargne.
-Tais-toi ! cria à son tour Kaelina, puis elle gifla Lee de toutes ses forces.
Le soufflet ne le fit pas même trésaillir. La jeune fille lui arrivait à peine au cou, aussi posa-t-il une main paternel sur sa tête et lui ébouriffa les cheveux.
-Protèges bien ton homme, il en aura besoin.
Enfin, il tourna les talons pour rejoindre William resté silencieux auprès du feu.
-Vous avez toujours l'intention de me suivre, s'éberlua Myrddin.
Lee lui jeta un regard gêné : il n'était visiblement pas homme à revenir sur ses paroles.
-Une blague, n'est-ce pas ? aboya le rôdeur, mais personne ne lui répondit.
Une certitude peignait ce nouveau jour : la route allait être longue jusqu'à la capitale. Et peu de gens pouvaient encore affirmer connaître, ou même comprendre, l'étendu de la haine que les rôdeurs et la tribu de Koré se portaient...
Note de l'auteur : J'avais dit un chapitre toutes les 2 semaines ? Vraiment ? ^^" Désolée... m(_ _)m *courbette à la japonaise*. Désolée aussi pour les fautes qui se glissent toujours dans mes textes mais FP a sa part de responsabilité ! Vous savez qu'il me mange des bouts de phrases des fois ? Et tout les point-virgules aussi ? C'est intolérable, vraiment ! (ce qui n'excuse pas les fautes de conjugaison, grammaire, orthographe qui restent mais bon... ^^")
Merci aux quelques lecteurs qui continuent de lire mes chapitres ! (ne vous forcez pas, hein ?)
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