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Author: Paradise Nightwish
Fiction Rated: M - French - Drama/Mystery - Reviews: 3 - Published: 09-03-08 - Updated: 10-15-08 - id:2567412

Voilà le chapitre 2. J'ai toujours des problèmes de mise en page, et ça m'énerve. Quelqu'un a une astuce ?


II/

Dis maman… Pourquoi il est parti papa ? Il est où ? Il reviendra ? Moi je veux pas…

Larme qui roule, perle qui coule. Le long d’une joue pâle.

Regrets éternels, dans son cœur.

Elle aurait voulu pouvoir lui dire tant de choses.

La serrer dans ses bras avant qu’il ne soit trop tard.

Mais quand elle la voyait pleurer, elle ne savait que faire… Elle lui apportait un mouchoir, et restait à côté d’elle. Sans un mot. Sans un geste.

Peut-être aurait-ce été mieux qu’elle la serre dans ces bras. Qu’elle lui murmure quelques mots tendres, afin qu’elle sache… Elle était trop petite. Comment aurait-elle pu savoir ?

Maintenant les regrets sont là, accompagnés des blessures de l’âme, et du cœur.

La vie a repris son cours, entre égarements et moments trop calmes.

Elle a vécu tant de choses, tant de douleurs. Tant de moments où elle aurait eu besoin de sa mère… et tout ce qu’elle voyait en fermant les yeux, c’était du sang. Ce qu’elle entendait, des hurlements.

- Geist ? Qu’est-ce que tu fous encore là à cette heure ci ?

- Pourquoi ? L’est quelle heure ?

- 21 heures… ‘Tain mais pourquoi tu ne dors pas chez toi ?

- Je n’y arrive pas…

- C’est du pipeau tes problèmes de couple, hein ?

- Tu me fais un interrogatoire Davinsky ?

- Peut-être, ouais…

- Nan, pas de problèmes dans mon couple.

- Parce qu’il est inexistant ?

- Non… Il existe. Pour le moment en tout cas…

- Tu me le présenteras ?

La jeune femme leva son regard humide vers son co-équipier, et éclata de rire.

- Pourquoi ris-tu à chaque fois que je te parle de ton petit ami ?

- C’est nerveux.

- Mouais… Tu fais quoi ce soir ?

- Vais rentrer chez moi, peut-être…

- Je t’invite au ciné…

- Pourquoi t’es aussi sympa avec moi d’un coup ?

- Je te le dis après la séance…

- Ça marche…

- Pas mal le film…

- Ouais. On a vu pire…

- Geist, respire un coup, tout n’est pas si noir …

- Davinsky ?

- Moui ?

- Qu’est-ce que tu me veux ?

- Comment ça ?

- Tu m’avais promis de me dire après le ciné pourquoi…

- Tu lâches jamais l’affaire toi, hein ?

- Nan.

- Ben, je vais t’expliquer…

- Je suis toute ouïe…

- Arrête de me couper bordel !

- Okay… Je me tais…

- Merci. Donc je disais qu’en tant que co-équipière, tu m’as toujours intrigué. Je me suis toujours demandé ce qu’il pouvait bien y avoir sous ta carapace de glace. Qui semblait sans failles. Et cet après-midi, j’ai vu une faille. Comme tu n’étais pas bien, je me suis dit que te changer les idées serait une bonne idée…

- Ça marche Davinsky… Je dois t’avouer que j’avais un peu peur que tu me fasses une déclaration…

- Je suis marié Geist…

- Je ne savais pas… Nous sommes co-équipiers, et je n’ai pas pris la peine d’essayer de te connaître… Sans rancune ?

- Okay. Si tu deviens moins agressive… Je ne t’ai rien fait moi…

- Ça roule… Amis ?

- Amis…

Les deux jeunes gens se tendirent la main, et les serrèrent avec un faux air sérieux qui ne tromperait personne. Ils ne tardèrent pas à éclater de rire.

- Je t’ai déjà dit que tu étais plus jolie quand tu souriais Geist ?

- Sans commentaires…

- Je te raccompagne ?

- Si tu veux…

- Dis-moi Geist, tu te décideras un jour à me présenter la personne avec qui tu vis ?

- Je ne vis pas avec elle. Un jour, peut-être… Mais j’en doute.

- Je pensais qu’on pourrait faire une sortie à quatre …

- Hein ?

- Bah oui… Ton copain, toi, ma femme et moi…

Hope regarda son co-équipier, et éclata de rire de nouveau.

- Toi, tu me dois des explications…

- On se fera ce dîner à quatre, si tu veux…

- Mais tu me le présenteras avant, hein ?

- Oui oui, je crois qu’il vaut mieux… On est arrivés… Merci Davinsky… Tu avais raison, c’était une très bonne idée…

- Bonne nuit, et à demain Geist…

- À demain Davinsky…

Toujours morte de rire, la jeune femme grimpa les quelques marches qui la séparaient de la porte, et lui fit demi-tour…

Étrange jeune fille que sa co-équipière, méprisant les hommes, dure comme un roc, mais au cœur de cristal. Il en était sûr, cette jeune femme avait de lourds secrets. Un lourd passé.

Peut-être un jour…

Malgré la façon dont elle le traitait depuis qu’ils travaillaient ensemble, il l’aimait bien…

Maman ? Tu me prends en photo ?

Maman ? Tu demandes au monsieur de nous photographier ensemble ?

Maaaaamaaaaaaaaaan ?

La jeune femme se réveilla. Il faisait jour, un rayon de soleil l’éclairait…

Elle se lève, laissant son drap tomber à terre.

Dans le couloir, sur un meuble, un répondeur dont le voyant clignote. Baillant, elle appuie sur le bouton lecture.

- Geist, votre loyer !

- Geist, vous êtes en retard…

- Hope, ma chérie…

La jeune femme sortit la tête de la salle de bain pour écouter…

- Hope, ma chérie… Tu me manques tu sais ? Écoute… Je te connais depuis le temps. Je suis désolée tu sais, de t’avoir parlé comme ça. Mais réfléchis… Tu es un fantôme Hope. Tu ne t’en rends pas compte, mais tu t’effaces. Tu crois que tu ne mérites pas d’être aimée. Je te connais très bien… J’ai été ta meilleure amie, avant d’être plus. Enfin je croyais… M’aimes-tu toujours, Hope ? Où est passée celle qui m’a avoué, rougissante, qu’elle m’aimait bien plus qu’une amie ? Tu as toujours eu tes démons, ils te hantent toujours, j’en suis consciente. Mais ne les laisse pas s’emparer de toi à nouveau. Je ne veux pas te perdre… À toi de décider de la fin de ce message. Au revoir, ou Adieu. Je t’aime, Hope.

- GEIST !! Ramenez vos fesses et payez votre putain de loyer !!

La jeune femme retourna à la salle de bain, les yeux rougis, et les joues blanchies…

Maman ? Maman ? T’as pas vu ma poupée ?

Après un détour par la loge du gardien, la jeune femme partit vers le commissariat.

- Panne d’oreiller Geist ?

- Ta gueule Baxter…

- C’est marrant, parce que Davinsky aussi… On vous a vu partir ensemble hier…

- Et après ?

- Oh, rien, mais les apparences…

- Ne sont que des apparences. Je suis maquée. Lui aussi. Et pas ensemble… Alors ne fais pas chier…

- Hey, ne monte pas sur tes grands chevaux… Ce n’est pas parce qu’on te déride les fesses une fois tous les dix ans que…

La jeune femme frappa son collègue au visage, affichant un air plus que furieux au lieu de son masque habituel.

- Ferme là où je frappe plus bas ! – hurla Hope.

- IL SE PASSE QUOI EN BAS ?

- Rien du tout m’sieur le commissaire. – marmonna Baxter. Y’a juste Geist qui fait une crise d’hystérie…

- Geist ?

- Croyez-le si vous voulez. Pas de temps à perdre avec un crétin fini moi… Vais à mon bureau…

- GEIST !

- Quoi encore, commissaire ?

- Y’a du nouveau pour votre affaire. Vous viendrez me voir avec Davinsky.

- Oui Chef…

- Des commentaires ?

- Non Chef.

- Vous pouvez aller à votre bureau.

- Bien Chef.

- Et arrêtez de vous payer ma tête…

- Bien, monsieur…

- Et vous Baxter, couché panier ! Ce n’est pas parce que vous n’appréciez pas votre collègue que vous pouvez vous permettre de l’emmerder. La prochaine fois, je vous colle un blâme à tous les deux.

La jeune femme ferma la porte de son bureau, s’isolant ainsi.

Elle soupira, remerciant les « cieux » car Baxter n’avait visiblement pas remarqué ses yeux rougis…

Elle attrapa son agenda, laissant glisser la photo d’une jeune femme aux cheveux courts, roux, aux grands yeux verts, et au sourire ravageur… Elle pensa fugitivement qu’il n’y avait pas de photos d’elles ensemble, dans l’album photo qui avait circulé la veille, et en fut soudainement soulagée.

Elle caressa la photo quelques instants, et composa sur son téléphone le numéro inscrit au dos…

- Allô ?


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