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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 12 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 09-13-08 - Updated: 09-13-08 - Complete - id:2571121

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 12

Végalian, le Stratéguerre, est seul dans ses quartiers. Assis à un massif bureau, il contemple une image holographique, d’une jeune femme à la peau blanche aux cheveux marron clair. Des larmes coulent sur les joues de Végalian. Il a les poings serrés.

- Végalia, soupire le Stratéguerre. Pourquoi a-t-il fallu que tu meures !? Moi qui t’aimais tant ! Tu étais tout pour moi, alors que je ne comptais pas pour toi ! Pourquoi es-tu tombée amoureuse du prince d’Euphor ! Cet Actarus !

Le Stratéguerre attrape une tablette numérique, qu’il parcourt.

- Ces archives, retrouvées dans les quartiers du Grand Stratéguerre, indiquent que tu es morte en voulant protéger le prince d’une attaque. Mais pourquoi !! Qu’avait-il de plus que moi !? Ta mort a décidé mon oncle de lancer l’attaque finale sur Terre. Moi qui avais toujours cru que le camp de la Lune Noire avait été anéanti par Goldorak, il n’en est rien ! C’est le Grand Stratéguerre lui-même qui l’a fait exploser pour motiver ses troupes. Ainsi, aucun retour en arrière n’était possible, c’était vaincre ou disparaître. Mais hélas, par lui mon oncle fut vaincu ! Le prince m’a pris tous ceux à qui je tenais.

Sur Terre, le prince d’Euphor, Procius se trouve dans la salle d’observation du centre. Au-dessus de lui, se tiennent prés à décoller pour leur premier vol inaugural, les nouveaux Alcorak, Vénusiak et Faussoirak. Leurs trois pilotes sont tendus.

- Vous êtes sur que nous devons décoller tous les trois ensemble ? , demande Kohumé.

Le professeur Alcor est assis devant le Spacioscope, il sourit.

- C’est votre premier vol, il faut que cela ait de la gueule comme vous dites les jeunes.

- Alors pourquoi Goldorak n’est pas avec nous, rétorque Hikaru.

- Nous savons que Véga connaît le centre, mais il ne faut pas qu’il découvre que c’est aussi la base de Goldorak.

- Je vois, soupire Hikaru.

- Je vois que vous avez fière allure dans vos tenues de vol, déclare Procius.

Daisuke porte une combinaison bleu foncé et noire avec le casque assorti. Hikaru, elle est en orange et blanc, quand à Kohumé sa tenue est mauve et noire.

- On ne se moque pas ! , fait Kohumé. Quand on nous a montré les couleurs, je ne pensais pas que cela donnerait aussi « flashy ».

- Parlez pour vous, intervient Dai. Moi j’en suis très content.

- Forcement !! Vu les couleurs choisies !

Mizar et Sayaka arrivent dans la salle d’observation.

- Alors, vous allez les faire voler ses navettes, lance Sayaka. Que l'on voit si nous avons bien travaillé !

- Courage, tout ira bien, ajoute Mizar.

Chacun des pilotes prend une bouffée d’oxygène pour se donner du courage.

- Alcorak paré !

- Vénusiak paré !

- Faussoirak paré !

- Autorisation de décoller, lance Alcor.

Dans chacune des aires de lancement au sommet de la tour, les lumières situées au-dessus des sas passent au vert. Les trois navettes décollent simultanément.

- Alors ! C’était si dur que cela ? , lance Alcor.

- Commandant Minarvea ! , fait le soldat préposé au radar.

La femme s’avance vers lui.

- Quoi ?

- Des navettes viennent de décoller du centre de recherche.

- Sur écran !

- À tes ordres !

Au moment ou l’image des navettes apparaît, le général Ch’lang entre dans la salle.

- Qu’est-ce que c’est que cela encore, lance le général.

Le commandant se retourne vers son supérieur.
- Je dirais que ce sont les nouvelles navettes de soutien de Goldorak, déclare Minarvea.

- Des navettes de soutien ! Je croyais qu’elles avaient été détruites ou fortement endommagées !

- Il faut croire qu’ils en ont créé de nouvelles.

- Les humains pourront faire tout ce qu’ils voudront, nous les vaincrons bientôt !!

- « Comme il est sûr de lui ! Il va se brûler les ailes, pense le commandant. Ainsi, je serais de nouveau dans les bonnes grâces de Végalian. »

- Nous allons mettre sur pied une attaque, ainsi nous pourrons étudier ces nouvelles navettes, continue le général.

- Parfait les enfants, lance Mizar.

- Restez en formation et montez à 5000 pieds, ordonne Alcor.

Les trois navettes prennent de l’altitude. Dans la salle d’observation, l’ambiance est à la fête.

- Je n’aurais jamais pensé qu’il était si agréable de piloter, lance Kohumé.

- Tu changeras peut-être d’avis quand il y aura des combats, rétorque Dai.

- C’est vrai ! J’avais oublié ! Monsieur Daisuke a une grande expérience des combats !

- Ce n’est pas ce que je voulais dire…

- Bon ça suffit ! , intervient Alcor. Rentrez au centre. Pour un premier vol, cela suffira.

- Reçu, répondent les trois pilotes en cœur.

Lorsque les trois navettes passent au-dessus du ranch du Bouleau Blanc pour regagner leur base, Banta et Vénusia qui rentrent les chevaux dans l’écurie après les avoir débourrés, lève la tête.

- Wouha ! Elles ont fières allures, fait Banta en sifflant.

- La relève est assurée, dit Vénusia avec dans la voix un mélange de tristesse et d’inquiétude.

Dans la base sous-marine des forces de Véga, le commandant Sog bout de rage. Cela fait plusieurs jours qu’il n’a plus aucune communication avec le camp de la Lune Noire, depuis que le Stratéguerre lui à ordonner d’attendre les instructions du général Ch’lang. Le général ne s’est toujours pas manifesté ce qui provoque la colère du commandant.

Sog est dans ses quartiers à moitié ivre.

- Pour qui se prend-il pour me commander ! Moi qui ai été le préférer du Stratéguerre ! C’est à moi qu’il a confié le commandement de cette base ! J’ai eu les honneurs avant ce Ch’lang ! Et me voilà relégué à un simple sous-fifre, un vulgaire larbin !! Je ne vais pas me laisser faire ! Je vais lancer une attaque sur Goldorak et le vaincre ! OUI !! Voilà ce que je vais faire !! Je vais mettre au point un plan d’attaque ! J’ai tout ce qu’il me faut, des soldats, du matériel de construction et des pièces de Golgoth ! Ah ! Ah ! Ah !

Le Stratéguerre, Végalian, est dans son bureau, il contemple, avec autant de tristesse, la représentation de sa cousine Végalia.

- « Prince d’Euphor, ton heure est proche. Je vengerais mon oncle, mais aussi ma douce Végalia qui sont morts par ta faute. Maintenant, je suis doublement décidé à me venger de toi Actarus ! Je te détruirais ou même mieux, je t’asservirais ainsi tu pourras assister à la soumission de ta chère planète bleue que tu aimes tant. Ainsi, ma vengeance sera complète. »

Végalian range la représentation dans un tiroir de son bureau puis appuie sur un bouton.

- Que le général Ch’lang vienne à mon bureau !

- À vos ordres !

Dans la salle de repos du centre de recherche, Dai, Hikaru et Kohumé évoquent avec excitation leur vol d’essai.

- Je trouve mon Alcorak très maniable, lance Daisuke avec fierté.

- Et alors ! Mon Vénusiak aussi ! , rétorque Hikaru.

- Vous croyez que Faussoirak est un fer à repasser !? , proteste Kohumé.

Procius, qui boit un jus de fruit face à la fenêtre, sourit en les entendant parler avec autant de passion de leur vol, cela lui rappelle des souvenirs, celui de son premier vol en solo sur Goldorak il y a bien des années. Il se remémore l’accueil qu’Actarus lui a fait à son retour et les félicitations sur la façon dont c’était dérouler le vol. Son oncle lui avait réservé un parcourt remplit d’embûche. Lui qui ne devait faire qu’un simple vol de « routine » s’est retrouvé dans un champ d’astéroïde, puis dans un champ de mines, puis face à des automates de combats.

- Un simple vol de routine, murmure le prince en souriant.

- Tu as dit quelque chose ? , demande Hikaru.

- Non ! Rien, je pensais à haute voix, répond Procius en se retournant vers le groupe.

- Ch’lang ! Je veux que tu anéantisses Goldorak et le centre de recherche qui lui sert de soutien ! , ordonne d’une voix tonitruante le Stratéguerre.

- Oui, Maître. Je m’y emploie.

- Je veux des résultats, tu m’entends !

- Oui Stratéguerre. Mais, je ne suis pas responsable des échecs survenus pendant les fonctions du général Horrus.

- Certes ! Je vois que tu ne manques pas de courage en me disant ceci, constate Végalian en baissant le ton. Mon emportement n’était pas dirigé vers toi, mais vers le prince d’Euphor.

- Je comprends Majesté.

- Je veux enfin pouvoir marquer une victoire sur ce maudit prince de l’espace.

- Je vais faire tout mon possible pour que Véga triomphe ! , répond Ch’lang en brandissant son poing droit dans les airs.

- Je compte sur toi !

- Oui Maître, dit Ch’lang le poing toujours en l’air avec un sourire mauvais.

Le commandant Sog, dans ses quartiers de la base sous-marine, se ronge nerveusement l’ongle du pouce de sa main droite.

- Il faut que j’agisse pour la gloire de Véga et pour redorer mon blason envers le Stratéguerre. Mais quoi faire ! J’ai reçu l’ordre d’attendre les instructions du général Ch’lang, mais je n’ai toujours rien eu ! Mes appels vers le camp de la Lune Noire sont restés sans réponses ! On m’ignore !! Moi qui le premier ai remporté une victoire contre Goldorak !! Pourquoi dois-je subir cette décadence !? Je ne mérite pas cela ! C’est injuste de la part de notre Maître de me laisser croupir ainsi sans aucune information ! Il faut que j’intervienne, que je fasse une action pour vaincre Goldorak ! Oui ! Mais quoi !? Je suis pieds et poings liés dans un sens vu que je suis sous les ordres de ce général Ch’lang sortit de nulle part !!

Le commandant Sog se prend la tête entre les mains.

- Que faire ! Que faire ! , se lamente-t-il.

Végalian, de nouveau seul dans ses quartiers, sort du tiroir la représentation de sa cousine.

- Végalia… Bientôt, je te vengerais de ton sort. Je vengerais mon oncle aussi. J’aurais ma revanche sur le prince d’Euphor.

Tout en disant ceci, le Stratéguerre se remémore des souvenirs de son enfance.

Il se revoit âgé d’environ six ou sept ans sur Stykadés, il court dans le parc de la résidence du Grand Stratéguerre. Il tente d’attraper sa cousine qui rie aux éclats en courant devant lui. Les longs cheveux de la fille volent dans le vent.

Puis il se voit plus vieux vers une douzaine d’années. Il est assis avec Végalia, adossé au tronc d’un arbre, prés de leurs pieds coulent un petit ruisseau.

- Tu sais, quand je serais plus vieux, je serais Stratéguerre, ton père vient de me l’annoncer.

- Ah ! , répond distraitement la jeune fille.

- Ce jour-là, je demanderais ta main !

Végalia se retourne vers son cousin et le regarde dans les yeux.

- Toujours cette idée ! Tu me dis cela depuis que nous sommes enfants !

- Tu ne veux pas que l'on se marie ?

- Ce n’est pas cela, répond-elle en détournant le regard. Je t’aime beaucoup.

Végalian affiche un large sourire.

- Mais nous sommes cousins, je ne sais pas si cela est bien, continue la jeune fille.

- Nous sommes tous les deux de sang noble ! , rétorque le jeune homme en se levant d’un bond. Je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible !?

- Certes, soupire-t-elle.

Puis Végalian se revoit approchant la vingtaine, il vient d’être promu au rang de Stratéguerre. Dans quelques heures, il va embarquer pour une mission de conquête qui va le conduire loin, et pendant longtemps, de Stykadés. Quant à Végalia, elle est revenue de la planète Euphor avec son père depuis quelques jours. Ce dernier vient de conclure un pacte de non-agression avec ce royaume en échange d’une collaboration. Ce peuple doit concevoir une machine de guerre, plus précisément un Antérak. Les deux jeunes gens se trouvent dans l’un des salons du palais. Ils sont debout face à l’autre.

- Végalia, je suis devenu Stratéguerre. Je vais partir dans quelques heures en mission très loin de notre monde et pour longtemps. Comme promis, je viens demander ta main.

La jeune femme baisse la tête.

- Je t’en prie, ne le fais pas ! Ne va pas voir mon père, répond Végalia doucement.

- Mais pourquoi ?

- Mon père te l’accordera sûrement, mais moi je refuserais de devenir ta femme.

- Quoi !! Mais pour quelle raison, fait le Stratéguerre en saisissant les mains de sa cousine.

- Sur Euphor… J’ai rencontré quelqu’un dont je suis tombée follement amoureuse.

- Mais…. Qui !? , interroge Végalian en serrant fortement les mains de la jeune femme.

- Du prince, murmure-t-elle.

Le Stratéguerre lui lâche les mains.

- Du prince, répète-t-il avec du mal, comme si son esprit refusait cette information. Non, c’est impossible ! Depuis que nous sommes enfants, nous sommes destinés l’un à l’autre !

La jeune femme lève la tête et le regarde droit dans les yeux.

- C’est toi qui as toujours cru cela !

- Mais pourquoi m’as-tu laissé espéré !?

- Je pensais au départ que ce n’était qu’un amour d’enfant, nous étions si jeunes. Moi aussi, je t’aimais beaucoup, j’avoue que cela me faisait plaisir, mais quand nous sommes devenus adolescents, j’ai compris que ce n’était qu’une affection familiale et non de l’amour.

- Quoi… Comment ? , bredouille Végalian. Mais moi je t’aime !

- Moi aussi, mais pas de la même façon. J’avais des doutes quand même sur mon amour envers toi. Mais maintenant je n’en ai plus.

- Mais….

- Toutes mes hésitations ont été levées quand j’ai croisé le regard du jeune prince d’Euphor. Il est dans les mêmes âges que nous. Je ne suis pas tombée complètement amoureuse de lui dès le premier regard, mais j’ai compris que je ne t’aimais pas ! J’étais attiré par lui. Il s’est montré gentil et attentif envers moi. Durant mon séjour sur sa planète pas un instant je n’ai pensé à toi, il occupait toutes mes pensées, même quand j’étais avec lui. La nuit je rêvais qu’il m’épousait. J’espère que cela se fera, car nous nous entendons bien. Et cela consolidera, l’alliance que mon père a passé avec se royaume.

Végalian tombe à genoux puis plaque ses mains sur ses yeux.

- Non, c’est impossible !

- Je te souhaite réussite dans ta mission et que tu trouves le bonheur, lui dit Végalia en s’éloignant.

Le Stratéguerre reste un moment à genoux puis subitement il se lève et part à grands pas vers la salle du trône de son oncle.

Il avance vers le Grand Stratéguerre d’un pas rapide et ferme.

- Végalian ! Que t’arrive-t-il ? , demande le Grand Stratéguerre le voyant arrivé ainsi.

- Mon oncle ! J’ai à vous parler en privé !

Le grand Stratéguerre plisse les yeux puis d’un geste de la main fait signe à sa garde rapprochée de disparaître. Les deux gardes font un pas en arrière et se volatilisent comme par magie.

- Alors, tu as fait ta demande à Végalia, demande le Grand Stratéguerre.

- Oui, répond Végalian d’un ton bourru.

- Un problème ?

- Elle a refusé !!

- Quoi !? , s’étonne le Grand Stratéguerre.

- Elle est tombée amoureuse du prince d’Euphor !

- Je vois, fait le Grand Stratéguerre pensif. Le jeune prince Actarus. Je n’aurais pas dû emmener ma fille avec moi sur cette planète.

- Oui mon oncle, fait Végalian dépité.

- Rassure-toi, elle te reviendra.

- J’en doute mon oncle.

- Crois-moi, insiste le maître de Véga. Elle n’aura pas le choix.

- Comment cela ? , questionne Végalian en redressant la tête, le regard remplit d’espoir.

- Euphor ne sera plus un problème longtemps.

- Ah oui !?

- Dès qu’ils auront fini la construction de l’Antérak, nous anéantirons cette planète !

- Vraiment ?

- Oui ! Un peuple ayant une technologie si avancée et qui refuse de se soumettre à Véga est un danger pour notre empire. C’est pour cela que j’ai conclu ce pacte de non-agression.

- Vous êtes un fin stratège mon oncle.

- Merci. Tu vois, tu peux partir tranquille accomplir ta mission. À ton retour, Végalia sera là à t’attendre. J’y veillerais personnellement ! Il n’y a que toi qui sois digne d’épouser ma fille.

- Je vous en remercie mon oncle.

- Maintenant, rejoins ton vaisseau et termine les préparatifs pour ton départ.

- Oui Grand Stratéguerre. Gloire à Véga, fait joyeusement Végalian en exécutant le salut Végan.

Puis il se rappelle avoir reçu quelques semaines plus tard un message de son oncle lui annonçant l’anéantissement de la planète Euphor et de ses habitants ainsi que les membres de la famille royale. Végalian se souvient avoir fêté la chose dans sa cabine.

Il lui revient aussi en mémoire, l’interception d’un message lui apprenant la disparition de Stykadés quand son satellite a explosé puis peu de temps après l’anéantissement des forces de Véga alors qu’elles tentaient de conquérir la Terre et la mort du Grand Stratéguerre, tout cela provoqué par le prince d’Euphor qui avait trouvé refuge sur la planète. Le tout apprit par des communications interceptées. Il se rappelle du grand vide et désespoir qu’il a ressenti, mais il ne devait pas le montrer face à ses hommes, il devait rester le Stratéguerre. Ainsi, il a continué sa conquête du secteur de la galaxie qui lui avait été confié. Il a rassemblé des forces pour que l’empire de Véga ne disparaisse pas dans le limbe de l’espace et aussi pour se venger de cet Actarus, prince d’Euphor, qui lui a fait tout perdre.

Il a mis des décennies pour accomplir tout cela, mais aujourd’hui, il se sait tout proche de la revanche.

- Tremble prince d’Euphor ! Tremblez habitant de la Terre ! Bientôt vous serez sous ma domination, lance Végalian en regardant la reproduction de sa cousine.

Le commandant Sog a pris sa décision, il va lancer une attaque contre le centre de recherche, il va envoyer une escadre de navette pour anéantir le centre de soutien à Goldorak. Grâce à cela, il montrera au Stratéguerre sa volonté et sa servitude envers Véga.

Sur son écran de contrôle dans le poste de commandement de la base aquatique, le commandant regarde les soldats se préparer a prendre leur envole dans des navettes hameçon.

- Voilà ! C’est parfait, fait Sog pour lui-même.

- Toutes les navettes sont parées, annonce un soldat.

- Ordre aux navettes de décoller !

Sur le moniteur, les navettes quittent le sol de la base pour s’élever dans les airs d’environ un mètre avant de se diriger vers le sas qui va se remplir d’eau pour les lâcher dans l’océan.

Sog suit la manœuvre d’un bout à l’autre. Il sourit quand toutes les navettes sortent de l’eau pour se diriger vers le Japon et la région du Bouleau Blanc.

- Mon bon souvenir à Goldorak.

Au centre de recherche spatial, Gavin observe le radar quand des points lumineux surgissent.

- Professeur Alcor ! Des navettes ! , crie Gavin.

Alcor, qui se trouvait devant une autre console en compagnie de Densha, fonce vers le Spacioscope.

- Combien ? , demande le professeur en se déplaçant.
- Je dirais une escadre.

Alcor s’installe sur le siège et actionne le pupitre du radar géant pour afficher l’image. Après un court instant, apparaît une escadrille de navette hameçon.

- Il y avait longtemps ! , soupir le professeur. Estimation de leur direction ?

- Si elle ne change pas de cap, annonce Densha. Elles se rendent droit sur nous !

- Une attaque sur le centre ! Vite, enclenchez les mécanismes de défense !

L’alerte sonne dans tout le centre.

Dai, Hikaru et Kohumé sont toujours dans la salle de repos du centre. Ils se précipitent vers la salle d’observation dès qu’ils entendent la sirène.

- Que se passe-t-il ? , demande Daisuke.

- Une escadre de navette se dirige droit sur nous, répond Alcor.

- Vite, nous allons nous changer ! , lance Kohumé.

- Non !! , proteste Alcor.

- Pourquoi ?? , demande les trois jeunes gens d’une même voix.

- Il est trop tôt ! Vous n’avez pas encore en mains vos navettes.

- Mais…

- Ils doivent se lancer, intervient Procius adossé dans l’encadrement de la porte automatique. Alcor, je suis sur que si tu avais leurs âges, tu serais le premier à sauter dans ton Alcorak ou même ton OVT.

- Hum… Je vois qu’Actarus m’a bien dépeint, boude le professeur. C’est vrai, au fond de moi j’ai la même réaction qu’eux.

- Alors ?

- Autorisation de décoller, lâche Alcor à contrecœur.

Les trois jeunes gens se mettent à courir en direction de leurs vestiaires.

- Merci, lance Hikaru au prince en passant à sa hauteur.

- Ne me remercie pas ! Je t’envoie dans un champ de bataille !

Mais elle ne peut entendre sa réponse, car elle est déjà trop loin.

- Alcor, si on a besoin de moi je suis dans Goldorak prêt à décoller, fait Procius en s’éloignant doucement.

- Je compte sur toi en cas de problème, répond le professeur.

Les trois jeunes gens ont revêtu leur tenue de vol. Ils grimpent dans les cabines qui vont les conduire à leurs navettes. Les trois cabines en forme d’œuf s’élèvent vers le sommet de la tour.

Pendant ce temps, Procius atterrit sur l’Asporat qui va le mener à son vaisseau.

- Alcorak ! Parer ! , annonce Dai.

- Vénusiak ! Parer ! , dit Hikaru.

- Faussoirak ! Parer ! , déclare Kohumé.

Les voyants passent au vert pour autoriser le décollage. Les trois navettes s’élancent dans le ciel au même moment.

- Bonne chasse, lance Procius dans la radio.

- Les voilà ! , annonce Hikaru.

À l’horizon se dessinent de nombreux points noirs qui grossissent rapidement. Un tir de rayon laser manque de peu le fuselage d’Alcorak.

- Ils nous tirent dessus, lance Dai.

- Missiles Sigma !

Une rafale de missiles en forme de vrilles part de Faussoirak.

- Vous attendez quoi ? , demande Kohumé.

- Que les navettes soient plus proches pour pouvoir visé, répond Dai.

- Oui ! Mais eux aussi pourront visés mieux !

- Ça évitera de gâcher des munitions idiotes !!

- Qui tu traites d’idiote ??

- Vous croyez que c’est le lieu et le moment pour une querelle d’amoureux, souligne Hikaru.

Les navettes sont plus proches et leurs tirs plus précis aussi, les trois navettes font des figures pour éviter les rayons.

- Missiles Alpha !

Deux projectiles quittent Alcorak pour détruire une navette. Une seconde se rapproche dangereusement de la navette.

- Victorang !

Les deux lames situées au bout des ailes de la navette se détachent puis s’assemblent pour ne former qu’une seule pièce en forme de V. L’arme coupe en deux la navette qui explose.

- Deltalame ! Missiles Oméga !

La lame située sur l’aileron central de Vénusiak, brille comme si elle était chauffée à blanc, puis part voler vers l’adversaire pour le découper pendant que des missiles sortent des flotteurs de la navette. Hikaru, réussi à détruire trois navettes de cette façon.

Au camp de la Lune Noire, Ch’lang arpente la salle de commandement, il médite à un plan pour anéantir Goldorak. Le fait de marcher l’a toujours détendu dans de telles situations et lui permet de réfléchir.

- Général ! Une escadre attaque le centre de recherche spatial ! , annonce le soldat préposé aux radars.

- Quoi ??

Ch’lang se précipite vers la console du radar.

- Mais qui a ordonné cette action !? , demande le général.

- Je l’ignore, répond le soldat.

- Est-ce une de nos escadrilles ?

Le soldat pianote sur sa console.

- Oui, ce sont des navettes de type hameçon.

- Trouvez-moi leur origine ! , ordonne le général en tapant du poing sur la console.

- Il est sur qu’elles ne sont pas parties du camp de la lune. Aucun décollage n’a été effectué récemment.

- Ne me dites pas qu’elles viennent de la Terre !?

Le soldat n’ose pas répondre.

- Qu’on me mette en contact avec le commandant de la base sous-marine ! Ce commandant… commandant…

- Sog, intervient Minarvea.

- Voilà !

Quelques instants plus tard, le soldat des communications annonce qu’un canal est ouvert. L’image de Sog apparaît sur un moniteur.

- Que signifie cette attaque commandant Sog, hurle le général !

Le commandant Minarvea prend garde de bien rester hors de porter des senseurs afin de ne pas apparaître dans la retransmission.

- À qui ai-je l’honneur, rétorque Sog d’un ton ferme.

- Je suis le général Ch’lang !!

- Général, fait Sog en salut distraitement. Il a donc fallu que je fasse une attaque sur le centre de recherche pour que vous preniez enfin contact avec moi.

- Idiot, vous savez ce que vous faites en attaquant le centre ! Vous mettez en péril tous mes plans d’action envers Goldorak !

- Moi !? , fait innocemment le commandant. Comment aurais-je pu le savoir !? Je n’ai eu aucun contact avec vous depuis que vous avez été nommé ! Il a bien fallu que je prenne des initiatives.

- Des initiatives !! , s’étouffe Ch’lang. Vous allez cesser cet assaut sur le champ commandant ! Il ne faut pas que nous perdions des appareils inutilement !

- Avez-vous peur que je remporte ?

- Ce n’est pas cela !

- « Sog est bien courageux, que manigance-t-il ? , se demande Minarvea ».

- Donc, je peux continuer mon attaque ?

- Et pour quelle raison ?

- Ainsi, nous aurons une idée des performances de ces nouvelles navettes de soutiens à Goldorak.

Ch’lang reste un moment à réfléchir.

- Vous avez raison. Vous pouvez continuer votre assaut, admet le général.

- Merci géné…

Ch’lang coupe la communication, visiblement en colère.

- « Ouf !! , soupire Sog. Mon idée à fonctionner ».

Faussoirak effectue un looping pour éviter deux navettes hameçon qui foncent dessus. Aussitôt les navettes dans son viseur, Kohumé ouvre le feu.

- Pyrobombe !

Une boule de feux part du sommet de l’aileron de l’appareil et vient frapper l’une des navettes qui explosent à proximité de la seconde qui est détruite par la même occasion.

Vénusiak est poursuivi par une navette ennemie.

- Quel pot de colle ! Je n’arrive pas à m’en débarrasser ! , lance Hikaru.

- Vire à gauche à mon signal ! , lui annonce son frère Dai.

Alcorak arrive face à elle.

- Mais tu es fou !

- Maintenant !

Hikaru manœuvre pour partir vers la gauche.
- Victorang !

La lame en forme de V frôle le flotteur droit de Vénusiak avant de venir coupé la navette hameçon en deux.

- Merci, dit Hikaru.

- Toutes les navettes sont détruites, constate Kohumé.

- Alors, on rentre, déclare Daisuke.

Les trois navettes virent en direction du centre de recherche.

Dans le poste de pilotage de Goldorak, Procius entend que les navettes regagnent leur base.

- Ils n’ont pas eu besoin de moi, tant mieux.

Le prince se lève pour quitter son vaisseau.

Dans son bureau, le général Ch’lang examine les enregistrements du combat des nouvelles navettes de soutient de Goldorak en compagnie de commandant Minarvea.

- Il semblerait que leur maniabilité est plus accrue, constate Minarvea.

- Si vous le dite, je n’ai que très peu d’information sur les précédentes navettes, déclare Ch’lang.

- C’est pour cette raison que vous m’avez convié à cette analyse ?

- C’est l’une des raisons, mais nous devons travailler ensemble comme l’a demandé notre Maître.

- Bien entendu, répond la femme avec un sourire.

Le général fait un arrêt sur image quand une lame triangulaire déchiquette une navette.

- Leurs armements sont variés, constate Ch’lang.

- En effet, et plus efficace qu’avant. Ils ont modernisé les navettes et leurs armes.

- Nous avons des armes performantes nous aussi, dit le général. Nous viendrons à bout de ses moucherons.

- C’est exact, mais pour le moment ces moucherons ont toujours vaincu nos armes.

- Oui ! Mais grâce à l’aide de Goldorak.

- Et inversement, fais remarquer Minarvea.

- Nous devons les vaincre ! Tous ensemble ou un par un, mais nous devons gagner pour la gloire de l’empire de Véga !

- « Il ne manquait plus que cela ! Un fervent idéaliste ! , se dit le commandant ».

- Je trouverais vos points faibles, continu Ch’lang.

Les navettes ont regagné leur base. Les trois jeunes gens, ont quitté leur tenue de vol et rejoignent la salle d’observation.

- Vous avez vu !? , lance Kohumé en entrant dans la salle. On les a toutes abattues !

- Et sans l’aide de Goldorak ! , ajoute Dai. Elles n’ont pas eu le temps d’arriver jusqu’au centre !

- J’ai vu cela, déclare Procius en se retournant son siège.

Le prince est assis devant le Spacioscope.

- Tu es là, s’étonne Hikaru un peu dépité. Où est le professeur Alcor ?

- Il est parti à la fin du combat. Il est dans son bureau en conférence avec des membres de l’alliance.

- Alors comment as-tu trouvé notre combat ? , demande Daisuke avec excitation.

- Vous vous en êtes très bien sorti, répond Procius en souriant.

- «Moi qui pensais qu’il se serait inquiété pour nous, se dit Hikaru. Il n’a même pas bougé d’ici. Je suis déçue, j’aurais cru qu’il aurait pris plus soin de nous et de moi ! »

- Vous pouvez aller vous détendre maintenant, déclare le prince en se retournant vers le moniteur géant.

Dai et Kohumé sont les premiers à quitter la pièce. Hikaru reste un moment à observer le dos du prince.

- « Gougeât ! , pense-t-elle en sortant ».

Le lendemain matin, Hikaru est dans son lit, au ranch du Bouleau Blanc, à moitié réveillée quand elle entend le bruit familier du moteur de la moto du prince. Elle saute de son lit pour courir à sa fenêtre. Elle écarte les doubles rideaux pour voir, sous le soleil d’hiver, la moto du prince stationner près de la grange. Dehors la neige a fondu laissant un sol boueux, l’herbe a refait son apparition, l’hiver touche à sa fin, les beaux temps vont revenir, le printemps pointe son nez, comme la saison des amours pour les animaux et les hommes. Rien qu’à ses pensées, Hikaru se met à rougir, elle se voit bien au bras de Procius. Elle relâche les rideaux pour s’habiller rapidement.

Quand elle descend, elle ne trouve personne dans la maison et aucune trace du prince. Elle sort pour se diriger vers la grange où se trouve la moto. En approchant, elle distingue la voix de sa tante et de Procius, mais elle ne comprend pas les mots. Hikaru décide de s’approcher en silence pour savoir de quoi ils peuvent bien discuter.

- … j’en suis conscient Vénusia. Inutile de me le rappeler.

- Je ne veux pas que cela se reproduise.

- Je fais tout pour éviter une telle situation.

- Bien, je compte sur toi le jour venu.

- Il n’y a aucun problème. D'ailleurs, c’est moi qui en ai parlé le premier.

- Je sais, mais je ne peux m’empêcher de douter. Je ne veux pas que quelqu’un soit au courant avant le moment venu.

- Je comprends.

Hikaru fait du bruit en marchant dans une flaque d’eau.

- Silence, murmure Procius. Il y a quelqu’un.

- « Zut !! ». Tante Vénusia, Procius ! Où êtes-vous ? , crie Hikaru.

- Dans la grange, répond Vénusia.

La jeune fille entre.

- Ah ! Vous voilà ! Il me semblait bien avoir entendu la moto !

Hikaru attrape le bras du prince.

- Et si tu prenais le petit déjeuner avec moi !? , fait-elle sur un ton innocent.

- C’est que j’ai déjà pris le mien, répond Procius.

- Ce n’est pas grave ! Tu me regarderas manger, déclare-t-elle en le tirant par la manche.

Tous les deux quittent la grange laissant Vénusia s’occuper des animaux.

-« De quoi pouvaient-ils bien parler tous les deux ? , se demande Hikaru. Je sais qu’elle est contre une relation entre moi et Procius, mais pourquoi en parlerait-il avec elle ? Qu’est-ce qu’ils cachent ? Pourquoi autant de mystère ? ».

- Doucement Hikaru ! Tu vas me faire tomber en me tirant comme ceci, lui signale le prince.

Un peu plus loin, Dai sort de l’écurie avec une brouette et découvre sa sœur tirant Procius.

- J’aimerais ne pas être à sa place, fait le jeune homme.

- Tu m’as dit quelque chose ? , demande Banta à l’intérieur.

- Non rien ! Je vais chercher de l’avoine.

- D’accord, mais ne sois pas trop long ! Nous devons débourrer les chevaux.

- Je sais ! Je sais, répond le jeune homme en partant en courant avec la brouette.

Le général Ch’lang consulte sur le moniteur incruster dans son bureau les plans d’un nouveau robot de combat. Un homme avec une blouse blanche et des cheveux aussi blancs se tient de l’autre côté.

- Parfait ! Parfait ! Avec cette machine Goldorak va éprouver des difficultés !

- Je peux commencer la construction ? , interroge le professeur Gyllah.

- Absolument professeur. Faites au plus vite.

- Comme toujours, soupire Gyllah.

Le Stratéguerre est assis sur son trône dans la salle de contrôle du camp de la Lune Noire. Il tapote les accoudoirs de son siège avec impatience. Il a convoqué le général Ch’lang. Légèrement en retrait dans un coin de la pièce, le commandant Minarvea se prépare à observer la scène. La porte automatique s’ouvre, le général entre et se dirige vers le centre de la pièce ou siège Végalian. Ch’lang s’incline devant son supérieur.

- Vous m’avez fait demander Maître ?

- En effet, répond le Stratéguerre d’une voix où l’on devienne de l’impatience. As-tu un plan d’attaque pour anéantir Goldorak et le centre ?

- J’y travaille votre grandeur.

- TU Y TRAVAILLES !! Je veux des résultats !

- Maître, répond calmement Ch’lang. Je ne peux pas aller plus vite que nos chaînes de montage.

- Qu’insinues-tu ? Que nos chaînes sont improductives ?

- Loin de là cette idée ! Je voulais simplement dire qu’il fallait attendre la fin de la construction du Golgoth avant de pouvoir lancer un raid sur Terre.

- Ainsi donc, tu as un plan ?

- Bien entendu. Il a été mis au point conjointement avec le commandant Minarvea comme vous l’avez souhaité.

À l’évocation de son nom, le commandant se contracte, mais son visage ne trahit aucune expression.

-« Le malin ! De cette façon, dans le cas d’un échec il peut me rejeter la faute ! , pense-t-elle. Il faut que je sois prudente, il est rusé aussi ».

- Parfait et dans combien de temps serez-vous prêt pour passer à l’action ? , questionne Végalian.

- D’ici deux jours, au maximum, Stratéguerre, assure le général.
- Je souhaite que votre opération soit une réussite.

- Merci votre grandeur, répond Ch’lang en effectuant une révérence.

- Dispose !

- Oui Maître.

Le général recule d’un pas, puis tourne sur lui-même pour se diriger vers la sortie.

- Minarvea ! , tonne Végalian.

- Oui majesté, répond-elle en s’avançant.

- Je compte sur toi pour que le plan du général soit mené comme il le faut.

- Je vais en faire de sorte.

- Parfait.

Le Stratéguerre fait un signe de la main pour que le commandant s’éloigne. Cette dernière s’éloigne à son tour.

- « Il semblerait que le Stratéguerre n’a pas aussi confiance que cela en son nouveau général, se dit Minarvea ».

Attablée dans la cuisine du ranch, Hikaru prend son petit déjeuner en compagnie de Procius assis en face d’elle.

- Dit, ça te dirait qu’on aille faire un tour dans un parc un de ces jours ? , lance Hikaru.

- Un parc ?

- Oui ! Un parc d’attractions ! Faire un tour sur les manèges, tous les deux sur la grande roue, ce serait si romantique.

- Pourquoi pas, répond le prince. Il faut que je voie avec Alcor si c’est possible.

- Chouette !! , s’exclame la jeune fille le cœur remplit de joie.

- Et aussi Dai et Kohumé s’ils n’ont rien de prévu de leur coté.

- Hein !? Pourquoi en parler à Dai et Kohumé ?? , s’étonne Hikaru.

- Nous sommes une équipe, nous devons rester soudés.

- Mouais, répond la jeune fille en faisant la moue. On pourrait très bien se passer de ces deux-là.

- Tu ne veux pas que ton amie et ton frère nous accompagnent ?

- Disons que je m’imaginais la sortie différemment ! , déclare-t-elle en se levant.

- Et comment voyais-tu cela ?

Hikaru se dirige vers la porte puis se retourne.

- Pour un prince de l’espace, tu n’es qu’un IDIOT !!

Elle part en claquant la porte, laissant Procius seul dans la cuisine.

- J’y suis peut-être allé un peu fort là, remarque le prince.

C’est le petit matin sur Terre, le général Ch’lang se trouve dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire. Le professeur Gyllah a respecté ses délais, il a livré dans les temps la nouvelle machine de combat. Ch’lang se prépare à ordonner le lancement de l’appareil. Le Stratéguerre se trouve sur son trône dans le dos du général, aux côtés du maître des forces de Véga, se tient le commandant Minarvea.

- Le vaisseau et les navettes sont parés au décollage, annonce un soldat.

- Entrez en contact avec la base sous-marine ! , ordonne le général.

- Contact établi, annonce le soldat des communications.

- Commandant Sog, vos troupes sont-elles prêtes pour la première vague d’assaut ?

- Les navettes n’attendent plus que l’ordre de décoller général.

- Parfait ! Début de la phase un !

Sur le moniteur, le commandant Sog lève sa main droite.

- L’ordre vient d’être exécuté, annonce-t-il. La première vague de navette vient de décoller.

- Phase deux en attente !

- Quelle est la phase deux ? , demande le Stratéguerre.

Ch’lang se retourne vers son supérieur.

- Dés que les navettes hameçons du commandant Sog atteindront les côtes Japonaises, nous lancerons le vaisseau et ses navettes. Ainsi Goldorak ou ses navettes de soutiens seront déjà occupés à combattre, ainsi nous pourrons atteindre sans résistance la Terre.

- Je vois, fait le Stratéguerre d’une voix posée. Continu.

- Merci votre grandeur.

Procius s’est levé de bon matin, il se trouve sur son cheval Tornade. Il aide Dai à débourrer les chevaux qui manquent d’exercice après l’hiver passé le plus souvent dans l’écurie. Hikaru et Kohumé se sont jointes aux garçons pour cette sortie dans la prairie du ranch. Le prince fait galoper sa monture, la bête est son cavalier sont remplie de plaisir après tant de temps à rester cloîtrer. Cela fait prés de trois quarts d’heure qu’ils ont quitté l’écurie quand leur bracelet communicateur se met à vibrer. Ils stoppent leurs montures et actionnent leur bracelet.

- Que se passe-t-il ? , demande en premier Procius.

- Une escadrille de navette se dirige vers nous, répond la voix de Sayaka. Vous devez rentrer tout de suite !

- Nous arrivons, fait Daisuke.

Rapidement, ils rassemblent les bêtes avant de les diriger aux galops vers l’un des enclos de la propriété.

Quand Banta voit arriver aussi rapidement les chevaux, il devine qu’il y a un problème. Il se précipite aussitôt vers l’enclos pour les aider, il est vite rejoint par Mizar et Vénusia qui ont été alerté par le bruit.

- Allez ! Dépêchez-vous ! , lance Vénusia. Le moteur de la Jeep est déjà en marche !

Dai, Hikaru et Kohumé sautent de leur monture et partent en courant vers le véhicule. Procius lui saute de son cheval pour se diriger vers sa moto stationnée prés de l’écurie.

La jeep part à vive allure pendant que le prince enfile son casque.

Dans la salle de commandement de la base aquatique, le commandant regarde sur les écrans le déroulement de la mission.

- Étrange, remarque Sog installé dans son fauteuil. Les navettes sont pratiquement arrivées à destination et aucune trace de ces nouvelles navettes ni de Goldorak.

Au même instant sur la Lune. Le général Ch’lang se fait la même réflexion.

- Encore aucune trace de riposte, constate-t-il. Alors que la seconde phase va entrer dans l’atmosphère terrestre. Comment cela se fait qu’il n’y ait aucune résistance ?

La moto de Procius double la jeep du ranch. Quand la voiture arrive au centre, les trois jeunes gens sautent du véhicule et se précipitent vers les vestiaires pour se changer.

En passant devant la salle d’observation, Kohumé aperçoit Procius en conversation avec Sayaka.

- Tiens ! Il ne vient pas avec nous ?? , s’étonne-t-elle.

- Qui ça ? , demande Dai.

- Procius !

- Aucune idée !

Les navettes de tête de la première vague d’assaut passent au-dessus du ranch du Bouleau Blanc. Mizar et Banta, occupés à rentrer les chevaux, jettent un rapide coup d’œil vers le ciel.

Le général Ch’lang sans dans son dos le regard perçant du Stratéguerre qui l’observe. Le général commence à être inquiet sur le déroulement de son plan, rien ne se passe comme prévu. Les navettes de Sog sont pratiquement arrivées sur la zone de combat sans aucune résistance. La seconde vague de navette accompagnant le vaisseau de combat approche de la limite de l’atmosphère. La première vague devait distraire leur adversaire pour permettre à la seconde d’arriver sans problème, mais ce n’est pas le cas.
- Trois navettes viennent de décoller du centre, annonce subitement le soldat préposé aux radars.

- Enfin, lâche Ch’lang.

Le général pousse un soupir de soulagement intérieurement.

Sur Terre le combat entre les deux forces a débuté.

- Attirons les navettes loin du ranch ! , suggère Dai.

- Bonne idée, mais on fait comment, lance Kohumé aux prises avec deux navettes.

- On les attire vers nous pendant que nous nous éloignons d’ici.

- Delatlame ! Plus faciles à dire qu’à faire, rétorque Hikaru.

- Mortanium ! À nous de nous débrouiller ! , répond Dai.

- Nous n’avons pas le choix vu que sa seigneurie Euphorienne ne daigne ne pas montrer le nez, dit amèrement Kohumé.

- C’est vrai, confirme Hikaru.

- Vous allez vous concentrer sur le combat, oui ou non ! , s’exclame Dai.

- C’est pas vrai !! , s’exclame Densha.

- Qu’y a-t-il ? , demande Sayaka.

- Je capte une soucoupe et des navettes en approche !

- Vite ! Sur le Spacioscope !

Sur le radar géant, l’espace est remplacé par une image d’une soucoupe jaune zébrée de noir entourer d’une escorte de navette traditionnelle et de navette hameçon.

- Qu’est-ce que c’est encore que cela ? , se demande à haute voix Sayaka.

- Je penserais pour un Golgoth, annonce le prince.

- Hum… Possible, réfléchit la femme en se grattant une joue. Mais…

- Je crois qu’il est temps que je me joigne à la partie, déclare Procius en quittant la pièce en courant.

Le prince court dans le couloir au bout duquel se trouve la double porte d’un ascenseur avec sur sa gauche une trappe évoquant un grand vide-ordure surmonté d’une barre en métal. Procius atteint le fond du couloir et attrape à deux mains la barre pour se jeter pied en avant dans le vide-ordure. Il glisse dans un conduit métallique puis il atterrit sur un petit véhicule blanc avec le nez rouge, l’Asporat. Il actionne les commandes de l’engin, les deux réacteurs se mettent en fonction et propulsent l’engin dans un conduit. L’engin surgit par une trappe au plafond du hangar de Goldorak. Procius en saute.

- Métamorphose !!

Le prince revêt sa tenue de vol pendant que l’Asporat disparaît dans une autre trappe située à l’opposé dans le plafond. Quand il atterrit dans la poste de pilotage de la soucoupe, les membres de Procius sont recouverts d’une armature servant d’interface de pilotage.

- Le Cerebro-ordinateur recommande la route numéro 3, lui annonce Sayaka dans la radio.

- Compris !

La plateforme où repose Goldorak se met à bouger et s’enfonce dans les profondeurs du centre. Une fois qu’elle a atteint le niveau inférieur, elle effectue une rotation pour se placer face à la route choisie. Les lumières situées au-dessous du numéro de la route changent de couleur indiquant que la voie est libre.

- Goldorak go !!

Le robot géant s’élance dans le conduit creusé dans le sol.

- Triponium !!

Le rayon part de l’avant de Faussoirak pour venir anéantir deux navettes en un seul tir.

- Oui !! Deux en un ! , jubile Kohumé.

- Attention ! Tu en as une pile dans ton dos ! , lui annonce Dai.

- Zut !

La jeune fille effectue une vrille pour semer le gêneur.

- Electronium ! , annonce Hikaru.

Le tir de rayon part de Vénusiak pour abattre deux navettes. La jeune fille remarque d’autres vaisseaux en approche, dont une soucoupe.

- Hé ! Je crois que l’on va avoir des problèmes, fait-elle.

- Pourquoi !? On n’en a pas déjà assez ! , rétorque Kohumé.

- Voilà une soucoupe !

- Que toutes les navettes attaquent les alliés de Goldorak, ordonne le général Ch’lang. Golgoth 12 attaque le centre !

Ch’lang devine le regard pesant du Stratéguerre dans son dos.

- « J’espère que le professeur Gyllah ne s’est pas moqué de moi en me vantant les mérites de son Golgoth, pense le général».

Ch’lang se remémore la scène. Il se trouvait dans son bureau, il avait demandé que le professeur le rejoigne. Le général demandait la conception d’une nouvelle machine de guerre, c’est alors que le professeur lui parla d’un Golgoth qu’il avait conçu pour le général Horrus, mais qui par faute de temps avait été construit trop vite avant d’être envoyer contre Goldorak. Horrus avait remarqué le potentiel de cette machine et avait demandé au professeur d’en concevoir une seconde, mais plus abouti. Gyllah montra même à Ch’lang des extraits du combat de sa machine contre Goldorak. Le général fut convaincu par l’enregistrement du combat et demanda à voir les plans.

- Parfait ! Parfait ! Avec cette machine Goldorak va éprouver des difficultés !

Avait jubilé le général avant d’ordonner la construction de la machine au professeur ».

Les nouveaux venus rompent la formation, les navettes se dirigent vers la zone de combat alors que la soucoupe prend le cap du centre.

- Ça se complique, souligne Dai.

Pendant ce temps au centre de recherche spatial, le Cerebro-ordinateur a déclenché l’alerte. Les structures s’enfoncent dans le sol pendant que des canons lasers se mettent en batterie. L’énorme carapace en acier se met en mouvement pour recouvrir la construction.

Vénusiak est pris en tenaille par plusieurs navettes. Hikaru n’arrive pas à les lâcher, elle a réussi a éviter les tirs en faisant des manœuvres, mais elle commence à fatiguer, ses mouvements ne sont plus aussi précis. Les rayons ainsi que les navettes se rapprochent, deux d’entrent elles sont de chaque coté de l’appareil, elles se rapprochent comme ci elles voulaient entrée en collision. Soudain, elles sont coupées en deux par des disques dentés rouges.

- Hikaru ! Ca va ? , s’inquiète Procius dans la radio.

- Merci ça va.

- Bien. Mégavolts !

Quatre rayons bleutés partent de la soucoupe de Goldorak pour anéantir les autres navettes.

La soucoupe renfermant le Golgoth est arrivée au-dessus du centre. Elle reste quelques secondes à planer au-dessus de l’énorme carapace en acier avant de se transformer. Sa métamorphose accomplie, le robot ressemble à un félin de couleur jaune zébré de noir. La créature se pose puis donne des coups de patte sur le bouclier du centre. Les canons défensifs entrent en action, leurs tirs atteignent la créature, mais sans provoquer de dégâts.

À l’intérieur du centre, à chaque coup de patte, les murs et le sol vibrent. La lumière vacille, des objets tombent des bureaux et des tables. Les occupants lèvent les yeux avec la crainte de voir la construction cédée.

- Missiles Gamma !

Une salve de missiles part des deux disques de chaque coté de la soucoupe de Goldorak, quatre navettes hameçon volant en formation partent en fumée. Depuis que Procius a rejoint le combat, le nombre de navettes adverse a chuté.

- C’est bon Procius, annonce Dai. On va les finir, occupe-toi de la soucoupe qui est partie vers le centre.

- Quoi !? Une soucoupe ! Un Golgoth a tous les coups !!

- Fonce !

Goldorak monte en flèche puis vire pour prendre la direction du centre.

- Allez les filles ! On finit les navettes puis on file aider Procius.

- O.K. !! , répondent les jeunes femmes en cœur.

Procius approche du centre, il aperçoit le félin mécanique donnant de grands coups de patte, prolongés de griffes acérées, sur la carapace du centre. La créature tourne à peine la tête quand Goldorak approche.

- Je n’ai pas le choix, il va falloir que je combatte au sol, soupire le prince. Autolargue !

Le siège du pilote quitte la soucoupe pour rejoindre le poste de pilotage du robot. Goldorak se sépare en deux, la soucoupe reprend de l’altitude alors que le robot géant atterri prés du centre. Le monstre mécanique ne bouge pas, il continue à donner des coups sur la structure protectrice du centre.

- Fulguro-poing !

Les deux poings du robot jaillissent en direction de l’adversaire alors que les pointes passent vers l’avant.

Le félin mécanique tourne la tête, ses yeux émettent un rayon vert qui détourne les deux projectiles. Le monstre saute pour atterrir, toutes griffes dehors, les quatre pattes sur la carapace.

- Il faut que je trouve autre chose ! , dit Procius.

Il lance sa machine en direction du monstre. Goldorak bondit sur le félin, il l’attrape au corps, ils tombent tous deux dans la retenue d’eau artificielle. Les pattes du Golgoth se mettent à bouger et viennent entourer le torse et les jambes du robot.

- On dirait que je me suis fait avoir !

Dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire, le général observe le combat avec grand intérêt. Dans son dos, Végalian, le Stratéguerre reste stoïque.

- Génial ! , jubile Ch’lang. Goldorak a moins d’autonomie dans l’eau.

- « Aurait-il une chance de réussir ? , se demande le commandant Minarvea ».

Les griffes du félin mécanique tentent de s’enfoncer dans le corps du robot, mais n’y arrivent pas pour le moment. Les indicateurs montrent à Procius que la pression augmente sur la structure de son robot. Face au poste de pilotage, il voit la gueule de la créature refermant des crocs pointus.

- Opto-fisseur !

Un rayon désintégrant jaune sort des yeux de Goldorak. Le félin fait complètement pivoter sa tête pour éviter le tir.

- J’ai déjà vu cela quelque part !

Procius réfléchit un instant avant de s’exclamer.

- Mais oui ! Il y a quelques mois à Paris ! J’avais vaincu ce Golgoth avec l’Excalium.

La créature est collée à Goldorak, Procius tente de bouger les bras de son robot.

- Zut ! Je n’ai pas assez de place pour déclencher une attaque ! Rétrolaser !

Un rayon multicolore en forme de V sort du torse du robot pour repousser l’adversaire. Le Golgoth se décolle légèrement, mais aussitôt son étreinte se referme.

- Rien à faire ! Je gaspille de l’énergie pour rien !

Dai, Kohumé et Hikaru ont détruit toutes les navettes, ils regagnent le centre. Quand ils y arrivent, ils découvrent la carapace toujours en place, mais aucune trace de Goldorak.

- C’est étrange, souligne Daisuke. Où sont-ils passés ?

- Pas de soucoupe en vu, ajoute Kohumé.

- Goldorak et le Golgoth sont dans la retenue d’eau, annonce Sayaka dans la radio. Et cela fait plusieurs minutes qu’il n’y a aucun mouvement.

- Je vais plonger voir ce qu’il se passe, déclare Hikaru.

- Fais attention !

- Vénusiak, immergation !

La navette aquatique plonge dans l’étendue d’eau du barrage. La jeune femme cherche du regard les robots.

- Procius ! Tu me reçois ! Procius !

Vénusiak continu a progressé sous l’eau à la recherche de Goldorak. Tout à coup, Hikaru aperçoit une forme sombre devant elle, elle met en marche le puissant projecteur de sa navette. Elle manque de pousser un cri en voyant le robot géant enserré par le félin mécanique.

- Procius !

- Hikaru !? , s’étonne le prince. Que fais-tu ici ? Et les navettes ?

- Nous les avons toutes eues. Je peux être utile ?

- Il faut que j’arrive à me dégager !

- Laisse-moi faire ! Delatlame !

La lame triangulaire se met à briller puis elle est projetée contre la créature, cette dernière utilise sa queue pour détourner le tir, la lame part dans une autre direction avant de rejoindre son point d’ancrage. Le félin, pour détourner l’attaque, a changé son point de gravité, le prince en profite pour manœuvrer. Goldorak roule sur le côté entraînant le Golgoth avec lui. Le robot géant se retrouve au dessus de son adversaire.
- Hikaru ! Assemblage !

- Oui !

Vénusiak se rapproche rapidement pour s’accrocher au robot géant. Une fois les appareils assemblés, le dos du félin racle le sol.

- Hikaru ! Remonte à la surface.

- Compris ! Vénusiak émmergation !

La navette et son chargement sortent de la retenue d’eau puis survole une plaine.

- Séparation !

Goldorak se détache de la navette. Les deux combattants tombent rapidement vers le sol. Le félin dessert son étreinte, ses pattes se dressent vers le ciel.

- Tu ne crois pas m’échapper comme ça ! , fait Procius en manoeuvrant.

Les bras du robot enserrent le corps du monstre, Procius veut plaquer la créature au sol. Mais le félin mécanique fait pivoter sa tête, ses membres font de même, ce qui fait que maintenant Goldorak se retrouve non plus que le ventre de la créature, mais sur son dos.

- Bon sang ! Son créateur à penser a tout !

Quand le sol n’est plus qu’a quelques mètres, le félin replie ses pattes. Quand elles touchent le sol, il les détend ce qui le projette ainsi que Goldorak dans les airs. Sous le choc le robot géant laisse échapper sa prise. Il tombe face contre terre sur le sol rocheux. Le félin, quant à lui, se pose sur ses pattes et rebondit déjà vers son adversaire.

- Victorang ! , fait Dai.

- Pyrobombe ! , dit Kohumé.

La créature mécanique évite les deux armes en reportant toute son attention dessus. Goldorak en profite pour se redresser. Trois secondes plus tard, le félin entre en contact avec le robot géant qui ne bouge pas. Brusquement, la créature et prise de tremblement frénétique, une pointe ressort de son dos. Goldorak lève son bras droit, la pointe suit le même chemin ouvrant en deux le monstre. La lame énergétique coupe en deux la tête mécanique laissant apparaître au grand jour l’Excalium. Le Golgoth retombe en arrière puis explose.

Quelque instant plus tard, les trois navettes de soutien se posent près des débris fumants de la créature. Les trois pilotes en sortent et commence à danser.

- On a réussi ! , crie Kohumé !

- Oui !! , répondent Dai et Hikaru.

- Bravo, je suis fier de vous, lance Procius se joignant à eux.

Hikaru se précipite vers le prince quand son pied droit cogne un débris. Machinalement elle pose le regard sur l’objet, elle porte une main à sa bouche comme prise de nausée.

- Beurk ! Mais c’est quoi ça ? , fait-elle.

Dai et Kohumé se rapprochent en courant.

- On dirait un cerveau, fait Dai.

- C’est impossible. Les Golgoth n’ont pas de pilote, répond Kohumé.

- Sauf dans quelque cas, souligne Dai.

- C’est bien un cerveau, déclare Procius.

- Quoi ?? , s’étonnent les trois jeunes gens.

- Un Golgoth est bien un robot contrôlé à distance ou automatique, mais Véga utilise un cerveau pour gérer ses machines, car il n’y a aucun ordinateur plus performant qu’un cerveau.

- Alors d’où vient ce cerveau ? , demande Dai. D’un soldat ?

- Non. Je pense d’un humain capturé par Véga ou tué lors d’une attaque.

- Ils sont répugnants ! , déclare Kohumé.

- Toutes les guerres sont répugnantes, répond le prince.

Un silence pesant remplit la salle de commandement du camp de la Lune Noire.

Ch’lang, agenouillé face au Stratéguerre, reste silencieux, il attend d’être réprimandé.

Végalian n’a eu aucune réaction à la fin du combat. Subitement le Stratéguerre se lève de son trône, un objet tombe d’une de ses poches sur le siège, il se dirige sans un mot vers la sortie et quitte la pièce sans un mot.

Le général Ch’lang se redresse et fixe la porte. À côté du trône, le commandant Minarvea tend la main pour attraper l’objet perdu par le Stratéguerre. L’objet n’est rien d’autre une image représentant une jeune fille à la peau blanche et aux cheveux marron clair.

- « Qui cela peut bien être ? , se demande la femme ».

- Regagnez vos navettes, fait Procius. Nous rentrons au centre.

- Mais…, commence Kohumé.

- Dans toutes les guerres il y a des victimes innocentes hélas nous n’y pouvons rien sauf vaincre rapidement pour éviter que leur nombre ne soit trop important.

Les trois jeunes pilotes regagnent leurs appareils et décollent, ils rentrent à leurs bases volant en formation avec Goldorak.

FIN

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