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J'ai essayé d'aérer un peu pour que le texte ne se présente pas comme un gros pavé très désagréable à lire, j'espère avoir fait le découpage comme il faut, mais normalement ce serait à lire d'une seule traite et sans séparation aussi marquées, car c'est comme ça que je l'ai écrit.
Es-tu timide? Es-tu timide? Es-tu timide? Est-que tu es timide? NON!! Stop!
Je ne suis pas timide, regardez-moi dans les yeux, plantez ces racines je ne suis pas timide et je vous hais tous si fort. Les étudiants se perdent et se posent au milieu du chemin comme des pigeons, paf, demi-tour, statues en mouvement, et claquent claquent claquent les talons des femmes sur les carreaux. Il y a dans l'air un air de plage, j'irais bien voir ton reflet bleuté sous un balcon de nuages me sourire à mes pieds, sous l'éclair crépitant par répétition du banquet des miroirs. Miroirs, miroirs, noir, balançoire, ce soir. Ce soir un vent d'est gémit aux balançoires en émoi.
Métissées, les arabesques aux marres douces d'encre lentement coulent le long de ton voeu calligraphié. Eh toi là-haut, je voudrais avoir des ailes!...Dans ma prochaine vie, je voudrais savoir danser. Il est là, il est toi, il est moi, viens tisser la toile de nos doigts opalins. Regarde-moi comme je suis laide, regarde-moi et dis que je suis moche, grimace, la fumée est là et les masques avec. Le sien est violé et d'argent ciselé, le saphir enfermé sous une plaque marbrée, elle n'est autre que la honte que tu ne sais exprimer. Si elle est jeune mariée, c'est à la vanité. Sous les plumes de corbeau entremelées brille la simplicité d'une petite fille renfermée, la voix s'échappe par pans de tendresse aux contours noirs de lumière, tu es là sensualité cachée sous les plis de la sensibilité, elle vit doucement fortement!
Ferme les yeux et laisse-moi en paix, je cracherai à la gueule des nuages et comme lui j'irai te dessiner un rond blanc sur le ciel bleu! Bariolé, réveille-moi. L'ouvreur de portes est voyageur des mondes, il ne prend pas le tram mais s'enfuit, s'enfonce, s'envole dans les cages aux escaliers aux multiples marches multi-colorées. Et c'est la trame de mes mots mal agencés, mal...adroits? qu'il emporte et va modifier par un sourire presque parfait. Peu importe! Son sourire est soleil. Son sourire est soleil, ce gamin prétentieux arrogant poète tout tout tout il est tout, son sourire est soleil il a su me trouver dans la nuit quand je me cachais derrière la lune, je suis un astre luminescent, je suis peut-être ta chasseuse cruelle au coeur sanglant, je suis peut-être celle qui à la nymphe battit le désespoir conjugué à l'impératif présent, impératrice impénétrable.
Mais pourquoi as-tu vu en moi, pourquoi ce regard qui ne se contente pas de signifier, qui transperce, sonde et me donne envie de te regarder, qui me noie et si mes yeux sont jaunes verts marrons, déjà je me fais serpent. Je répète pourquoi, pourquoi pourquoi pourquoi, et au fond laissons tomber les pourquoi, car pouquoi pas? "Chut, ne dis rien, j'aime ton sourire qui va bien quand les choses perdent leur sens".
Toi tu slames tu lèves la tête et t'arrache les lèvres. Toi tu parles, parles, parles pour moi qui au fond ne suis là que pour écouter me faire les oreilles du paysage et m'imprégner de tes rimes répercutées. Et pourtant toi tu me fais vivre! Et si on allait à l'hôtel squatter le canapé de la salle d'attente en attendant? Punaise c'est qu'il fait chaud ici. Quoi? Vous n'avez jamais écouté divaguer? Dis-vague, distordu et détendu.
Au fait j'ai un portable violet et je ne vous ai pas dit mais tous ces jeux sur les yeux je les sais aussi.
Je suis mauvaise perdante, et je vous ai déjà dit que je ne regarde jamais personne en face. Non. Les yeux des gens dans le tram enregistrent le défilement d'une bande en mode avancée rapide sur leur vie et se disent que putain qu'est-ce que c'est chiant ennuyant et fatiguant pendant que d'autres se délectent de leur mise à nue des pensées.
Tu es translucide, je te montrerai un jour les barrières sur le dos d'une montagne nappée de sapins et d'arbres de tous teints revêtus de leur costume rouge orangé pour l'occasion d'automne. Octobre rouge! Le temps s'est envolé à la seconde où -non, pas de seconde- mêlée, mêlée à ta voix chaude insaisissable dont je voulais toujours plus de mots, ta main m'a frôlée, arial bleuté à la douceur acérée. Octobre rouge, dans une nuit enveloppés fabriqueurs de buée, je renverse sur toi le verre de mon jus de fruit, et, oh, pardon. Tu te souviens on a bravé les marches idiotes de l'arc qui se prenait pour triomphant, un nain planté au milieu du silence blanc. Tu te souviens nous étions juste là, quand la musique parle pour toi et que j'aime tes bras qui savent que je suis là pour toi. Je parle trop.
Manu! Manu des iles la mer est une lagune et le sable fin chaud sous tes pieds, plante de soleil, oiseau rare, vivant, bougeant, partant. Pour toi petit bout aucun d'eux n'a de secret, aucun d'entre vous n'a de secret pour elle, elle est belle. J+M forever and ever! Et de nouveau, envolée. Esther Pauliesther, tu me manques, j'oublie les visages du jour au lendemain le tien s'est ancré et ma mémoire me demande de te retrouver.
Stop. Fin du premier.