| Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search | Login Register Extras |
Auteur : Ayuluna
Titre : Déploie tes ailes
Rating : R, M, NC-17. En gros, pour public majeur.
Résumé : Florient a tout juste 18 ans lorsque ses parents apprennent son homosexualité, ce qu'ils n'acceptent pas. Il doit alors se débrouiller par ses propres moyens pour vivre et continuer ses études... Pas ce qu'il a de plus simple lorsqu'on a toujours été élevé dans le grand luxe. Et puis, il y a toujours aussi quelques soucis secondaires qui viennent un peu plus chambouler le tout...
Note d'auteur : Voici la toute première fiction originale que je me décide à publier sur le net. Je dois dire que ça fait quelque chose (lol). Ça change des fanfictions quelque part. En tout cas, j'espère que cette histoire vous plaira. Pas de rythme régulier de parution des chapitres par contre, désolée. Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils seront toujours au moins de cette longueur ! Je n'aime pas quand c'est trop court et je pense qu'il en est de même pour les autres. Sur ce, bonne lecture ;-).
MAJ du 01/01/09 : Merci à Pyanfar d'avoir corrigé ce chapitre.
Chapitre 1 :
La vie est ce qu'elle est. C'est l'une des premières choses que Florient Grey apprit en venant au monde. On ne décide pas de ce que l'avenir nous réserve, on s'en accommode, c'est tout.
Florient avait eu une enfance dorée et n'avait manqué de rien. Il avait été dans les meilleures écoles depuis la maternelle jusqu'au lycée et c'était un très bon élève. Son dossier scolaire ne comportait aucune faille et lui permettait l'accès aux plus grandes écoles s'il le souhaitait, l'influence et l'argent de son père pouvant bien sûr aider.
En plus d'être intelligent, Florient était aussi assez beau. Il n'était pas d'une beauté divine mais il avait de quoi faire chavirer quelques cœurs avec ses cheveux châtains et lisses lui arrivant aux oreilles, ses yeux verts en amande et une bouche légèrement en forme de cœur. Il était d'une taille standard avec son mètre soixante-dix-huit. Niveau morphologie, rien de hors norme, il était dans la moyenne, plus vers la minceur que le surpoids.
Florient avait fêté ses dix-huit ans la semaine passée. Il n'y avait rien de palpitant à ça, sauf le fait qu'il pouvait enfin avoir son permis. Même si Paris était une ville bien desservie par les transports en commun, c'était toujours mieux de pouvoir se déplacer à sa guise par soi-même.
Florient n'était pas fils unique. Il avait une sœur jumelle du nom de Marie-Anne qui lui ressemblait dans l'ensemble. Mêmes cheveux châtains descendant en cascade à mi-dos, mêmes yeux verts en amande. Cependant, la forme de son visage était quelque peu différente. Le jeune homme avait hérité de celle de sa mère, c'est à dire assez fine. Tandis que Marie-Anne avait pris celle de leur père, plutôt carrée.
Les deux jumeaux s'entendaient bien, mais rien de trop fusionnel non plus. Ils avaient toujours suivi le même cursus scolaire jusqu'à présent, souvent dans les mêmes classes. Toutefois, ils ne fréquentaient pas vraiment les mêmes amis par exemple.
Mais revenons-en au moment présent. Florient était dans sa chambre, tranquillement en train de se changer. Il remontait de la piscine où il passait une bonne partie de ses journées depuis la fin de l'année scolaire et des épreuves du baccalauréat. C'était d'ailleurs pour aller chercher les résultats de cet examen qu'il se préparait actuellement. C'était très narcissique de sa part à le dire, mais il savait très bien qu'il l'aurait et à coup sûr, avec une mention TB. Il n'était pas surdoué, peut-être plus intelligent que d'autres mais dans l'ensemble il avait simplement travaillé au mieux pour ça. Ce n'était pas comme s'il avait eu le choix non plus. Son père était très exigeant...
Florient avait été accepté dans une des meilleures prépa HEC/ESC* de Paris et de France, une de celles qui forment aux meilleures écoles pour ne pas dire à la meilleure. Dans le fond, ce n'était pas seulement pour son père qu'il faisait tout ça et il le savait. C'était sa façon de se prouver qu'il était comme les autres, mieux que les autres même et non pas inférieur. Ce sentiment de ne pas être « normal » durait depuis déjà près de deux ans.
Deux ans...Deux ans qu'il s'était rendu compte qu'il était irrémédiablement et totalement gay. Deux ans qu'il vivait avec ce secret. Deux ans qu'il jouait le jeu devant tout le monde. Parfois, il avait cette envie folle de tout dévoiler. Mais la peur de la réaction de ses parents était trop grande. Son père était homophobe, ce n'était un secret pour personne.
Dans un énième soupir, Florient finit d'enfiler une chemise à manches courtes et se regarda dans le miroir. Sa tenue était impeccable et tant pis si elle devait lui tenir chaud. Etre présentable en toutes circonstances, c'était une des règles fondamentales lorsqu'on appartenait à l'une des familles les plus influentes du pays.
« - Tu es prêt ? » demanda Marie-Anne par l'embrasure de la porte.
« - J'ai juste à mettre mes chaussures » répondit-il en enfilant ses baskets.
Il attrapa au passage sa petite sacoche qu'il avait toujours sur lui et suivit sa sœur sans un mot de plus. Devant l'entrée de la maison, dans la cour, attendait le chauffeur de la famille. Dès qu'il vit les deux adolescents, il se précipita pour ouvrir les portières de la Mercedes.
Le trajet se déroula dans un silence pesant. Le chauffeur n'avait pas à parler et les deux jumeaux n'en avaient pas spécialement envie. Tous les deux n'attendaient qu'une chose : avoir en mains leur sésame pour les études supérieures. Le moment où l'on dit adieu à sa vie de lycéen et où on devient officiellement étudiant. En quelque sorte le passage dans le monde adulte. C'était aussi se faire de nouveaux amis et en quitter pas mal d'anciens, hélas !
A l'entrée du lycée, Florient et Marie-Anne retrouvèrent chacun leurs amis et discutèrent avec eux le temps que les grilles soient ouvertes. L'excitation était à son apogée avec les paris de dernière minute sur les résultats des uns et des autres. C'était aussi le moment de parler de la soirée qui avait été organisée en l'honneur des résultats du bac et de la fin des années lycée. Une soirée qui promettait d'être mémorable, sous le signe de l'alcool et du sexe. Du moins c'était ainsi chaque année jusqu'à présent.
Lorsque, enfin, arriva l'heure fatidique, c'est le cœur battant légèrement plus vite que la normale que Florient se dirigea vers le panneau d'affichage de la série Scientifique. Il mit quelques secondes à trouver son nom avant qu'un large sourire ne vienne naître sur son visage. Reçu avec mention TB comme il l'avait prévu. A présent, il n'avait plus qu'à aller chercher son dossier scolaire et tout était dans la poche. D'un pas léger il se dirigea vers la salle de son jury pour le retirer. Il signa la feuille de retrait puis put enfin détailler son relevé de notes : 18,15 de moyenne générale avec les Félicitations du Jury, c'était parfait. Il avait réussi à décrocher un beau 20 en Maths, Physique et Sciences de l'ingénierie en prime. Son petit point faible avait été le sport avec une note mineure de 14 mais avec coefficient deux et sans grande importance sur son dossier scolaire. Et avoir eu 14 dans cette matière, c'était déjà un exploit, compte tenu de sa constitution.
Il tomba nez à nez avec sa sœur qui sortait de la salle voisine et lui adressa un sourire victorieux tout en affichant bien son dossier devant ses yeux.
« - Alors ? Qui a gagné son pari ? » lui demanda-t-il bien fier.
« - Grmph ... Laisse-moi voir ça ... »
Elle lui retira vivement le livret des mains et balaya les notes du regard.
« - Bon ! J'admets que tu as gagné pour cette fois-ci » dit-elle en lui rendant le dossier et en lui déposant un léger baiser sur la joue.
« - Et toi alors, Marie-Anne ? Qu'est-ce que ça a donné ? »
« - Mention Très bien de peu, mais je l'ai, c'est ce qu'il compte ... Surtout que si je ne l'avais pas eu alors que toi si, ça aurait été ma fête ! »
Florient leva les yeux au ciel.
« - Tu as toujours été la préférée de Papa, il ne t'aurait rien dit et tu le sais très bien. De plus, tu as aussi été acceptée dans la prépa que tu voulais et c'est ce qui compte »
«- Eh oui ! » répondit-elle avec un grand sourire. « Je vais pouvoir te surveiller » ajouta-t-elle en rigolant. « On ne sera pas dans la même classe, et pas vraiment dans la même filière mais une fois encore, on trouve le moyen d'être dans la même école. C'est déjà ça. »
« - Je ne comprends toujours pas ton envie de partir en khâgne** mais bon... »
« - Il n'y a pas que les métiers de commerce, d'ingénieur ou de médecin dans la vie » lui dit Marie-Anne en soupirant.
« - Si tu le dis... En tout cas, si j'avais annoncé à Papa que je me lançais dans des études littéraires, je crois que je m'en serais pris une belle et qu'il m'aurait vite fait changer d'avis. »
« -Peut-être... » concéda-t-elle. « Il t'en demande beaucoup, mais tu sais que dans le fond, c'est pour toi qu'il le fait ».
Le regard sceptique de son jumeau lui fit bien comprendre de ne pas trop en faire non plus, surtout de ne pas trop s'aventurer sur ce terrain-là.
La relation entre Florient et son père était vraiment très compliquée et tortueuse. C'était une sorte de « je t'aime moi non plus ». Le jeune homme admirait son père tout autant qu'il le détestait dans un sens. Il recherchait en permanence à ce qu'il soit fier de lui mais ne l'aurait pas avoué, même sous la torture. Son père ne lui montrait jamais de signes d'affection et ce, malgré les efforts que pouvait faire Florient.
Après des dernières banalités échangées avec des amis et les prévisions de se retrouver le soir-même pour fêter leur réussite, les deux jumeaux repartirent vers la demeure familiale. Leur mère les attendait avec impatience pour connaître leurs résultats. Elle fut plus que ravie en les apprenant. Peut-être en grande partie parce qu'elle savait que l'échec d'un de ses enfants n'aurait pas été accepté par son mari à qui elle se vouait corps et âme. C'était une femme tout à fait soumise en somme, prête à suivre son époux n'importe où, dans n'importe quelle décision aussi.
Le reste de la journée se passa à une vitesse déconcertante. Florient et même Marie-Anne n'attendaient qu'une seule chose : la soirée qui promettait d'être des plus sympathiques. C'était LA soirée par excellence où tout le monde se lâchait. La soirée où chacun se laissait aller sans aucune restriction, sans penser au lendemain, se moquant même de ce que les autres pourraient voir d'eux ce soir-là. C'était la soirée qui marquait pour tous un nouveau départ à jamais. Un peu comme un rite d'initiation à l'âge adulte.
Marie-Anne passa plusieurs heures dans la salle de bain pour se préparer. Florient mit moins de temps pour sa part mais se pomponna bien quand même. Une fois que tous les deux furent prêts, ils se rendirent ensemble chez Nathan Pedroski. C'était un ami, ou du moins une connaissance de leur lycée, chez qui se déroulait la soirée. Les Pedroski habitaient une immense demeure pouvant accueillir largement tous les lycéens de l'établissement et même plus encore. Tout comme les Grey d'ailleurs... Rares étaient ceux qui n'avaient pas de grands moyens dans leur lycée.
« - Hé ! Mais voilà les deux jumeaux Grey » s'écria la voix de leur hôte en les faisant entrer.
« - Comme si nous allions manquer cette soirée » dit Florient avec un petit sourire en coin.
« - La soirée la plus importante pour tous les lycéens » ajouta Marie-Anne. « Dire qu'après on ne reverra plus une bonne partie des personnes présentes ! »
« - Allez, au lieu de jouer le mélodrame, allons nous amuser » dit Florient tout en se dirigeant vers ses amis qui se trouvaient dans le fond du couloir bien plus loin.
L'alcool coula à flot toute la soirée, chacun finissant plus bourré que jamais. Il n'était pas spécialement prévu de rentrer chez soi pendant la nuit, la fête durant jusqu'au petit matin. Pas de « boire ou conduire », alors, tout le monde sans exception ou presque se prenait une bonne cuite. Les nombreuses chambres de l'immense demeure furent occupés pour diverses activités sexuelles. Enfin, il serait plus judicieux de dire : toutes les pièces et pas seulement les chambres.
Rares étaient ceux qui étaient encore lucides au milieu de la nuit. Il y avait majoritairement trois groupes de personnes : ceux en plein coma éthylique, ceux en train de vomir leurs tripes dans un coin ou un autre, et ceux qui se remettaient de leur séance de « sport de chambre » (s'ils avaient fini).
Ce fut avec grande difficulté que les premiers émergèrent le lendemain matin, avec une migraine à s'en taper la tête contre les murs, une nausée atroce et un vague brouillard sur les événements de la veille. Par chance, Nathan avait prévu ça à l'avance et sur une des tables du salon étaient disposées plusieurs boites d'aspirine et des bouteilles d'eau.
« - Ouch ! » s'écria Florient en tentant de se mettre debout et d'ouvrir complètement les yeux.
« - Félicitations au onzième réveillé » s'exclama une voie nasillarde derrière lui. « Même si du coup, je perds mon pari. Je pensais que Marion serait sur pieds avant toi »
« - Cyril ... moins fort... » gémit le jeune Grey. « Mal ... Tête... »
« - Horribles les lendemains de cuite, n'est-ce pas ? » demanda l'autre jeune homme sans baisser la voix. « Allez, je ne suis pas vache » ajouta-t-il en trainant son ami vers une bonne aspirine bien méritée.
Cyril était d'un an le frère ainé de Nathan. Il avait eu pour rôle de plus ou moins garder un œil sur les participants de la soirée. De ce fait, il avait été contraint de rester assez sobre. Étant lui-même du même lycée que les néo-bacheliers, il les connaissait pour la plupart. Pour ne pas s'ennuyer, il avait vagué d'une pièce à une autre de la demeure avec une caméra en main. Il avait promis de fournir une copie complète à tout le monde. Chacun avait accepté, sachant que n'importe quoi de compromettant pouvait être dévoilé sur ce film. C'était le jeu et ça ajoutait un petit quelque chose d'excitant.
Six autres personnes eurent le temps de revenir à elles avant que Florient ne puisse tenir une conversation en toute lucidité.
« - Hé ! Cyril, tu as vu ma sœur par hasard ? »
« - Deuxième étage, première chambre à gauche »
« - Rassure-moi...seule ?... » tenta-t-il.
« - Non. Mais pas la peine de tirer cette tête d'enterrement. Elle est avec Julia. Elles ont toutes les deux fini la soirée en coma éthylique tout simplement. Rien de « pas catholique ». Bien que cette soirée en elle-même n'ait rien de catholique » dit-il avec un petit rire.
Florient commença à avancer vers l'escalier pour aller chercher Marie-Anne lorsque la voix de Cyril l'interpela de nouveau.
« - De toute façon, tu verras que ta sœur a été un ange de chasteté contrairement à toi, dès que tu auras la vidéo de la soirée... »
Le jeune homme se retourna doucement.
« - Euh...juste pour savoir. Qu'est-ce que j'ai fait cette nuit ? ...Disons que j'ai un peu de mal à me souvenir » dit-il avec un grand souvenir innocent.
« - Tu verras bien » répondit Cyril en rigolant.
C'est non sans grand mal que Florient fit sortir sa jumelle de son long sommeil. Il avait dû y aller à coup de petites baffes et même lui mettre la tête sous une des douches. Marie-Anne avait alors poussé un cri aigu à casser n'importe quelle vitre. Mais au moins, ils avaient pu rentrer chez eux peu de temps après ça.
-
Deux jours étaient passés lorsque Florient reçut par mail le lien vers la dite vidéo de la soirée des néo-bacheliers. Des heures entières de film ! Il passa en accéléré certains passages qu'il jugeait inintéressants. Par contre, il remit à vitesse normale dès qu'il tomba sur une scène où il était protagoniste.
Il était sur le grand canapé du salon avec Richard, un type qui faisait partie de l'équipe de basket du lycée et partageait le même cours d'anglais que lui. On les voyait clairement s'embrasser à pleine bouche avec une fougue non contenue, leurs langues se mêlant dans un combat sans merci.
Florient se décalait ensuite légèrement pour atterrir sur les genoux de son compagnon de soirée. Il lui ôtait sa chemise et caressait son torse tout en continuant de lui dévorer la bouche. Ça durait ainsi un petit moment jusqu'à qu'il commence à déboutonner le jean de l'autre.
Après ça, Florient descendait des genoux de Richard pour se mettre accroupi devant lui. Il sortait son sexe de son boxer, le caressait avec une lenteur calculée avant d'approcher sa langue. On le voyait lécher, puis sucer avec entrain tandis que l'autre poussait des gémissements.
« - Qu'est-ce que ?... » demanda une voix forte derrière lui.
Florient se crispa instantanément. Il était figé de terreur et n'osa pas se retourner.
« - Regarde-moi ! Et explique toi ! » s'écria la voix furieuse de son père qui se trouvait au seuil de sa chambre.
Ne pouvant faire autrement, il obéit. Il se leva et fit face à son père. Celui-ci était vêtu de son éternel costume trois pièces. Sa tenue était parfaite, sans un seul faux pli, sa cravate parfaitement nouée. Rien qu'à le voir, on savait qu'on avait affaire à une personnalité importante.
« - Tu étais bourré et tu ne t'es pas rendu compte de ce que tu faisais. C'est ça ? » questionna Mr. Grey.
Florient fut tenté de répondre oui. Mais en même temps, ce serait encore mentir. Il en avait marre, trop marre. Déjà deux ans qu'il se taisait. Aujourd'hui il avait l'occasion de tout avouer. La perche était déjà tendue après tout.
« - Non...Je suis... »
« - Réfléchis bien à ce que tu vas dire ! » menaça l'homme en face de lui en plissant les yeux.
« - JE SUIS GAY » cria alors Florient.
Deux fins sillons de larmes avaient commencé à se tracer le long de ses joues.
« - Je suis gay Papa... » reprit-il à voix basse et le regard au sol.
« - Comment oses-tu ! » siffla dangereusement son père. « MON FILS NE SERA JAMAIS UNE PEDALE ! JAMAIS ! TU M'ENTENDS ?! »
Florient releva alors la tête et plongea son regard dans celui de son géniteur.
« - Parce que tu crois que j'y peux quelque chose ? Je suis comme ça, c'est tout et quoi que je fasse, que tu fasses, ça n'y changera rien. Je serais toujours gay !»
« - Alors dans ce cas, tu n'es plus mon fils... » gronda la voix de Mr. Grey pleine de rage. « DEGAGE ! DEGAGE DE CETTE MAISON ! »
« - Bernard... » tenta de dire pour le calmer la mère de Florient, qui était arrivée entre-temps et assistait à la scène, impuissante.
« - Ne te mêle pas de ça, Christiane ! »
« - Ne vous en faites pas. La sale tapette se tire d'ici ! » répliqua Florient d'une voix rauque. « Vous n'entendrez plus parler de moi puisque c'est ce que vous souhaitez... »
Il attrapa sa sacoche qui contenait ses affaires les plus importantes et dévala la villa à toute vitesse. Ne pas se retourner... Ça ne servait strictement à rien. Il connaissait son père mieux que quiconque et savait que rien ne le ferait changer d'avis de sitôt. Tout était arrivé si vite qu'il avait encore du mal à réaliser. A présent il était seul ...
--
* Prépa HEC/ESC : ce sont les classes préparatoires aux grandes écoles de commerce.
** Khâgne/hypokhâgne : prépa littéraire.