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Il faut dire que je n’ai pas encore décrit ma soirée. Je n’ai pas envie d’en écrire non plus. Mais il n’y a plus d’électricité et disons que mon modem est manqué, donc pas d’Internet. Par chance que mon ordinateur est portatif. Espérons que la panne n’est pas trop longue, malgré que j’adore les pannes. Bon.
Le noir. C’est tellement pesant. Tellement lugubre. Et avec le silence qu’accompagne les pannes d’électricités, tu te portes à croire combien de temps porterait le genre humain sans électricité avec une longue période de temps.
On annonçait plusieurs millimètres de pluie ce soir. 40 mm. Et la dernière fois que j’ai vérifié, il faisait 9 degrés celcius dehors, ça n’a pas gelé. Mais malgré que je n’aime pas être dans le noir, j’aime étudier le cas des humains qui se désintègre peu à peu pour revenir à son état normal de préhistoire.
Quand je me suis aperçu que la panne durait plus qu’une minute, j’ai décidé de me lever et d’aller à l’extérieur. Aucun lampadaire, aucune lumière dans les apparts d’â-côté, un retour majeur aux sources. Comment paniquer si on n’a rien. J’ai vécu un mois sans électricité. Long, certes, mais on s’habitue.
J’entre et vais à la salle de bains. Le téléphone sonne. Je finis ma besogne rapidement en prenant soin de ne pas actionner la chasse d’eau. Je réponds. L’amoureux à ma mère. « Jroy? As-tu de l’électricité? »
- Non, je réponds.
- As-tu allumé des chandelles? Y’a des alumettes dans le tiroir à-côté du réfrigérateur et des chandelles en haut du poêle.
- OK.
Je m’en fous. J’ai mon ordinateur, j’vais écrire, si ça revient pas avant que mon ordinateur manque, j’ai mon cellulaire. J’adore la technologie, mais j’pourrais m’en passer. Mais je suce le jus des batteries.
Je m’installe et j’écris « Il faut dire que je n’ai pas encore décrit ma soirée. »
Mais bon, il se peut que l’électricité revienne dans 5 secondes….Non, elle n’est pas revenu. En fait, le manque d’électricité me fait continuer cette histoire. Si elle se termine, c’est soit que l’électricité est revenu ou qu’il manque de jus dans mon ordinateur. Selon l’indicateur, il me reste 2 heures à écrire maximum. Mhhh.
Ce texte n’est pas une histoire, puisqu’il n’y a pas de situation initiale, d’éléments déclencheurs, de péripéties ni de finale. C’est juste la vie. Une tranche mince de ma vie.
Écrire me soulage. Je ne prends plus le temps d’écrire puisque mon projet professionnel prend toute la place et ça me fait chier sincèrement. Je ne peux pas mettre mes priorités à la bonne place. Pour vous expliquer, mon projet professionnel, c’est un site web de critiques dans le monde du divertissement. Et voici plusieurs désavantages à avoir ce projet (que j’adore pourtant).
1. Je me suis inscris à mon cours de conduite en ligne en janvier. J’aurais pu le terminer deux jours plus tard et être, en ce moment, en plein processus de conduite avec les entraîneurs pour une période de 4 mois qui se terminerait le mois prochain. Et non, mon site prenait plus la place, donc je n’ai finis mon cours qu’avant-hier. Ce qui fait que plus quatre mois, ça égal août. Et si je ne passe pas mon permis dans 4 mois, je ne pourrais pas le passer avant avril, puisque je pars à l’université, à 2h30 d’ici.
2. À la place de sauver de l’argent pour le-dit université, je m’achète des DVDs à la pelle pour les collectionner. Oui, c’est beau collectionner des DVDs, mais je n’ai pas de limite. Et je le fais en partie pour mon site, puisque je peux dire « le commentaire du webmestre » sur tel ou tel DVD qui est sur la marché.
3. Toujours côté monétaire, je paie des pubs pour mon site, donc j’investie dans un projet qui me rapporte que trop peu, pour le faire fonctionner.
4. Je ne sors pas en ville assez souvent. Donc, je n’ai pas la possibilité de développer mon côté social et de me respecter moi-même.
5. J’ai développé un côté tellement critique dans moi, que j’ai de l’extrême difficulté à m’amuser en regardant un film. Et c’est ce point qui, à la base, m’a fait démarrer le site. Demandez à mes amis, j’ai un compte sur Flixster que j’uses à chaque film que je visionne.
6. J’oublie de manger ou je mange mal pour travailler à mon site. On peut inclure que mes périodes de sommeils ne sont pas les meilleurs ni mon hygiène personnelle.
7. Dernier point. Chance? Je ne pense pas. J’suis tellement concentré dans mon site que j’en oublie les vrais valeurs de la vie : l’amour, l’amitié, la famille, le bonheur.
Certains qui auront lu le dernier point me diront : « mais, pourtant tu restes très bien ami avec nous! » Et bien, je procastines sur mon site pour vous, ou le contraire.
Bon…l’électricité est revenu pour 5 secondes, est parti, est revenu pour 15 secondes, est parti de nouveau. J’ai presque arrêté ce texte. Et ça donné probablement quelques gouttes d’énergies à mon ordinateur pour écrire, quoi, peut-être une ligne de plus dans ce merveilleux texte autobiographique.
Que dis-je. J’écris ceci parce que j’ai une difficulté de géant à trouver une idée qui tient pour écrire. AH!
8. Je n’ai plus d’idées créatives pour rien.
Pourtant, j’adore mon site, j’aimerais faire du site une compagnie, mais il faut que je place mes priorités à la bonne place.
Une fois à l’université, soit que je vais travailler sur mon site et couler mon année ou me réveiller et arrêter le site, sans le détruire, et faire ce que je dois, étudier pour devenir un enseignant au secondaire.
Avec la phrase que je viens de terminer, le texte s’est amené à 951 mots. C’est rare. Trop rare. Pourtant, il y a de cela quelques années, j’avais l’envie, l’ambition, l’amour pour le texte. J’avais écrit un livre de 204 pages. Je l’ai écrit, et je veux le réécrire pour le publier. Pourquoi pas? Mais la vraie vie va commencer bientôt.
Il y a deux événements dans ma vie qui m’ont tellement frappés. Négativement. Le premier, le livre Le Vide, de Patrick Senécal. Il explique dans son livre que la vie est toujours la même chose, une routine insipide remplie de tristesse, de joie temporaire, de guerre, jalousie, trahison. Et un de ses personnages encourageait les autres à commettre un meurtre, deux meurtres, un défoulement, une folie, une joie tellement forte que le « graphique » de la joie ne pouvait que de dégringoler ensuite, donc il se tuait. Deuxièmement, je suis allé à une convention pour une compagnie qui vend des boissons santés. L’animateur expliquait qu’on vivait pour notre argent; c’est-à-dire qu’on a une paie, et qu’on « survie » jusqu’à la prochaine. Et qu’on fait cela jusqu’à la retraite. En espérant vivre une retraite heureuse, qui ne sera pas pleine d’argent, puisqu’il faut « survivre » deux semaines, comment faire pour la retraite.
Les deux événements ont un point en commun. Le long terme. Si on pense à notre futur. Pourquoi allons-nous à l’école? Pour avoir une carrière? Pour payer nos futurs factures! On pense toujours loin, loin, loin. J’ai appris à vivre jour le jour, semaine la semaine. Je vais dans un métier que j’aime, mais au fond, qui va faire de l’argent. J’aime travailler avec les adolescents. Par chance.
Loin est mon idée d’abaisser le moral à la personne qui lit ceci. Je suis une personne hyper optimiste, surtout depuis le départ de mon ex. J’ai un neveu et une nièce que j’adore. Plusieurs cousins et cousines. Deux filleules pour qui je donnerais ma vie. Je vis pour les autres. J’ai une peur bleue de décevoir, même si je sais que cela arrive chaque jour.
Je ne sais pas pour ceux qui ont vu les films « Amelie », « Yes Man » et quelques autres qui se résume au fait que la folie est saine pour la santé mentale. Amélie s’amusait à tricoter des devinettes et des aventures pour rafistoler des histoires amoureuses et faire plaisir autour d’elle. Jim Carrey disait oui à n’importe quoi. Il profitait de la vie. Elle aussi.
Une phrase qui me vient en tête, je ne peux pas placer le film, ou l’émission, mais c’est une phrase qui s’applique à moi : « Je n’ai commencé à être heureuse le jour où j’ai commencé à donner aux autres ».
Et regarder mon cheminement. J’ai un site web d’informations et de critiques pour informer les autres pour qu’ils aient une source pour leurs informations culturelles et qu’ils puissent donner leurs opinions.
Je m’en vais en enseignement pour enseigner de mon savoir à des adolescents, le futur.
J’ai presque qu’une centaine de DVDs. Dans ceux-là, plusieurs n’ont jamais entrés dans mon lecteur DVD. Ils attendent d’être prêtés.
Même chose pour ma musique. J’ai plus qu’un mois de musique stocké dans mon ordinateur. Si quelqu’un veut des chansons, je les ai.
J’adore le théâtre et l’improvisation. Donner un spectacle aux gens.
Je travail à la radio locale. J’anime. Pour les gens. Les réveiller et les divertir.
J’écris plusieurs histoires. Oui, ça me défoule, oui, ça me fait du bien. Mais à chaque jour, je vais voir mes statistiques pour savoir combien de gens ont tombés sur mes textes. Rares sont ceux qui commentent, mais j’en ai une qui est devenu une bonne amie et j’espère ne jamais la perdre comme amie.
C’est ce qui est drôle, je ne l’ai jamais vu en vraie. Mais cela fait au-dessus de 4 ans qu’on se connait. Elle habite à 6 heures de voiture d’ici. On est des bons amis, je crois en tout cas. J’avoue que je suis un peu stupide sur les bords quand je lui parle, mais c’est rien de personnel. C’est ma personnalité.
Je regarde le cadran vide à mes côtés et j’imagine les voisins ou voisines qui sont en état de panique puisqu’ils manquent leur émission, qu’ils ne seront pas qui a été éliminé ce soir! Et si, à 23h, les nouvelles ne passent pas, et bien, pis? On ne parle que de meurtre, d’incendies, de bourse, d’accidents et de mauvaises nouvelles!
Si ma sœur était ici, puisque c’est ma meilleure amie, ou David, mon meilleur ami, on ferait ce que tout ami ferait : on jaserait. Rien pour nous divertir. Juste le bruit de la pluie qui tombe à l’extérieur. Le noir nous entoure, on ne peut pas regarder rien d’autre. Histoires de peurs ou histoires biographiques. « Comment était ta journée » ou « As-tu vu le dernier James Bond? »
Jaser. C’est un des points qui me manque depuis que je suis seul. C’est bien beau jaser avec sa mère et son amoureux, mais ce n’est tellement pas pareil que de discuter avec des bons copains. Pas sur MSN. Le forfait salive.
Maudit que j’ai hâte en août! Bien, fin août. Je pars à l’université. Retrouvé 97.8% de mes amis. Étudier à nouveau. Ouch. Ça fait depuis 2007 que je n’ai pas étudié ni appris de la matière éducative. J’vais en arracher!
1854 mots. C’est mon record. Et le pire, ce n’est même pas une histoire.
Je vais essayer un exercice. Je vais fermer les yeux et décrire ce que je vois (évidemment, cela va être mal inscrit au début, mais le format que vous lisez a été corrigé au besoin).
Je vois du noir en ce moment. Là, une femme. J’entends une ambulance, mais je continue de voir une femme. Je me concentre……Elle a des cheveux bruns. Elle est collée sur un homme aux cheveux bruns également. C’est son amoureux. C’est mon amie Ann. Salut Ann!
Le silence est brisé par la pluie qui frappe par terre, les voitures qui traversent le chemin, le tic-tac de ma montre et le bruit de mes doigts sur le clavier.
Il reste 1h17 à ma charge, mais je peux plus écrire. Non, l’électricité n’est pas revenue. C’est que j’ai mal aux doigts. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas écrit. Et écrire 5 pages d’un coup, ça fait drôle.
Si vous avez tous lu, félicitations, vous avez rien gagné. En fait, vous avez perdu quelques minute de votre temps précieux, qui, je gage, est très important.