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GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK
LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 14
Le commandant Minarvea marche dans les couloirs de la base de la Lune Noire. La base est en phase nocturne, il n’y a pratiquement personne dans les couloirs.
- « Je me demande pourquoi Vesta veut me voir ne pleine nuit et dans un lieu discret ? , réfléchit la jeune femme. »
Au même moment dans la base sous-marine, le commandant Sog à du mal à trouver le sommeil. Il est étendu sur son lit, son esprit est en effervescence.
- « Ch’lang a été tué par le Stratéguerre ! Je n’en reviens pas ! Qui va être nommé général maintenant !? Moi ? Minarvea ?, s’interroge-t-il ».
La nouvelle de l’assassinat du général Ch’lang par le Stratéguerre a vite fait le tour des forces de Véga. Que ce soit sur la base lunaire, la base aquatique et même la flotte restant dans le système solaire.
Une douleur lancinante dans la tête, voilà ce qu’il ressent. Il ouvre les yeux, sa vision est floue, il cligne plusieurs fois des paupières pour s’habituer. Il ne voit juste qu’un fond blanc, mais le reste est sombre, une faible lumière se reflète sur le plafond.
- Vivant ! Je suis vivant ! Comment ?
Il lève un bras avec difficulté et passe sa main devant ses yeux et l’observe.
- Je suis bien vivant !
Il se remémore son dernier souvenir ; le canon de l’arme du Stratéguerre pointé droit sur lui, puis une douleur traversant sa poitrine.
- Je n’y comprends plus rien ! Ais-je rêver ? Suis-je mort ?
- Calmez-vous. Vous devez vous reposer, déclare une voix proche.
L’homme tourne la tête vers la voix, mais ne distingue qu’une forme vêtue de blanc tout comme la chevelure.
- Où suis-je ? Pourquoi suis-je encore en vie ? Que me voulez-vous ?
La forme s’avance du lit.
- Calmez-vous général Ch’lang, dit la forme.
- Vous savez qui je suis ?
- Bien sur, mais restez ce n’est pas bon pour vos blessures et vous risquez d’ouvrir vos plaies.
- Que faites-vous ?
La forme se penche sur le général avec une seringue en forme de petit pistolet.
- Ce n’est juste qu’un léger calmant pour vous détendre et que vous dormiez.
- Pourquoi faites-vous cela ? Est-ce un plan du Stratéguerre ?
- Je répondrais à vos questions bientôt, général, mais pour le moment vous allez dormir encore un peu.
Les paupières du général deviennent lourdes, il a du mal à les laisser ouvertes.
- Non, proteste Ch’lang. Je veux avoir des ré..pon….ses… , articule-t-il difficilement.
- Dormez général.
Le commandant Minarvea entre dans une pièce désaffectée dans les tréfonds de la base lunaire. Elle avance vers le centre de la pièce, subitement une femme, aux cheveux roses, surgie derrière elle.
- Parfait, vous n’avez pas été suivi, déclare la jeune femme.
- Tu me prends pour une idiote Vesta ?
- Pas du tout commandant, répond l’espionne.
- Pourquoi voulais-tu me voir dans cet endroit ?
- J’ai quelque chose à vous montrer.
- Tu n’aurais pas pu me le montrer dans mon bureau ?
- Cela n’aurait pas été prudent.
Minarvea regarde subitement son espionne avec intérêt.
- Je t’écoute, déclare le commandant.
L’espionne s’éloigne un instant puis revient accompagnée d’une autre femme à la peau claire et au cheveu sombre.
- Voilà ce que je voulais vous montrer.
Le commandant regarde la femme.
- Je ne comprends pas où tu veux en venir.
- Regardez la bien commandant.
Minarvea regarde la femme de la tête au pied. Elle n’a rien de spécial, des cheveux sombres, une peau claire et des yeux noirs, elle porte des vêtements simples.
- Vesta, franchement je ne vois pas pourquoi tu me montres cette femme !
- Pourtant, cela me semblait évident. Cela m’a sauté aux yeux dès que je l’ai vue !
Le commandant à un geste d’énervement.
- Regardez bien son visage et imaginez-la avec une autre couleur d’yeux et de cheveux.
Minarvea regarde à nouveau la femme.
- Et quelles couleurs, demande Minarvea avec un ton sec.
- Imaginez des cheveux marron clair par exemple.
De nouveau le commandant observe la jeune femme en imaginant une autre couleur de cheveux et subitement un large sourire illumine son visage.
- Vesta je te félicite !
- Il ne reste plus qu’à lui modifier la couleur de cheveux et des yeux…
- Et d’autre vêtement, continue Minarvea pour qu’elle soit le sosie de la fille sur la photo du Stratéguerre ! Vesta je te félicite encore une fois.
- Merci commandant, répond l’espionne en s’inclinant.
- « Grâce à la découverte de Vesta, et une fois les modifications faites, je vais enfin pouvoir découvrir qui est cette femme pour le Stratéguerre. Ainsi, je pourrais le déstabiliser et qui sait prendre le pouvoir avec de la patience ! ».
Sur Terre, Procius profite de cette douce nuit de printemps pour contempler le ciel étoilé. Il est assis, adossé à un arbre, a quelque dizaine de mètres du centre de recherche spatiale. Il joue distraitement de sa guitare. Son esprit vogue vers sa planète Euphor.
- Alors ! Monsieur le prince ne trouve pas le sommeil, fait Kohumé en s’installant à côté de lui.
- J’avais envie de profiter de la douceur de la nuit, répond-il en continuant de jouer.
- Qu’est-ce que tu joues ? Une mélodie de ta planète ?
- Je ne sais pas, il y a très longtemps que je connais cette chanson.
- C’est une chanson, s’étonne la jeune fille.
- « Cela a été une longue route, obtenant de-ci de-là.
Cela a été long terme, mais finalement mon temps est arrivé.
Et je peux sentir le vent tourné. D’aucune manière.
Ils ne pourront pas me retenir plus longtemps au sol.
Car j’ai obtenu la foi dans mon cœur.
J’irais là où mon cœur me conduira.
J’ai obtenu la foi de croire.
Je peux faire n’importe quoi.
Et personne ne pourra me faire plier ou me casser.
Je peux atteindre les étoiles.
J’ai obtenu la foi dans mon cœur.
Cela a été une longue nuit.
J’essaie de trouver mon chemin.
Dans cette obscurité.
Maintenant c’est finalement mon jour.
Et je verrais enfin mon rêve devenir réalité.
Je toucherais le ciel.
Ils ne pourront pas me retenir plus longtemps au sol.
Car j’ai obtenu la foi dans mon cœur.
J’irais là où mon cœur me conduira.
J’ai obtenu la foi de croire.
Je peux faire n’importe quoi.
Et personne ne pourra me faire plier ou me casser.
Je peux atteindre les étoiles.
J’ai obtenu la foi dans mon cœur.
J’ai connu le froid du vent et connu les jours les plus sombres.
Mais maintenant les vents que je ressens sont les vents du changement.
J’ai été par le feu et la pluie.
Mais je suis bon.
Car j’ai obtenu la foi dans mon cœur.
J’irais là où mon cœur me conduira.
J’ai obtenu la foi de croire.
Je peux faire n’importe quoi.
Et personne ne pourra me faire plier ou me casser.
Je peux atteindre les étoiles.
J’ai obtenu la fois dans mon cœur. »
Le prince arrête de jouer.
- Voila ce que cela donne a peut de chose prés dans votre langue, déclare le prince.
- J’ai du mal à définir si c’est une chanson triste ou pleine d’espoir, fait Kohumé en faisant la moue, un index posé sur sa lèvre inférieure.
- Peut-être un peu des deux, répond le prince en se levant. Je crois qu’il est temps de rentrer. Puis que dirait Dai s’il nous voyait tous les deux ensemble sous un arbre ?
- Je ne vois pas ce qu’il pourrait bien y redire.
- Allez au lit jeune fille.
Le prince et Kohumé s’en retournent au centre.
C’est le milieu de la matinée, Kohumé et Daisuke s’entraînent, ils courent autour du centre. De grosses gouttes de sueur coulent sur le visage de Dai, qui transpire dans son survêtement bleu et blanc.
- Ben alors ! Petite forme ce matin Dai ! , lance la jeune fille.
- N’empêche que je te suis, halète le jeune homme.
- Je vois que tu as toujours la forme Kohumé, lance une voix masculine.
Les deux jeunes gens cessent de courir pour voir l’origine de cette remarque. Ils découvrent un jeune homme en jeans avec un blouson de base-ball.
- Susumu ! Mais que fais-tu ici ? , s’étonne la jeune fille.
- Susumu Sawa, bougonne Daisuke.
- Ah ! Dai, tu es là aussi !
- Wouais. Je te rappelle que j’habite à côté.
- Que viens-tu faire ici Susumu ? , demande la jeune fille.
- Je suis venu te rendre visite.
- Tu es venue de la capitale juste pour voir Kohumé, dit avec suspicion Dai.
- Oui. Depuis que l’école a été détruite, je ne l’ai pas vu. Cela me manquait.
- « Quel dragueur se type, pense Dai. »
- C’est très gentil, répond la jeune fille embarrassée.
- Alors, c’est donc ici que tu vis, fait Susumu en désignant le centre. Cela doit être triste pour une jeune fille comme toi. Il n’y a pas beaucoup d’activité dans ce coin paumé.
Le visage de Daisuke vire au rouge.
- Tu dois t’ennuyer. Ne me dis pas que tu passes ton temps à courir avec Daisuke Makiba pour compenser.
Le concerné, fait mine de remonter ses manches et fait un pas en avant, mais Kohumé se place dans sa trajectoire.
- Tu sais, il faut bien se maintenir en forme. Et puis je vais donner un coup de main au ranch et je me balade aussi à cheval.
- C’est vrai Dai, ton père est le propriétaire du ranch, fait Susumu avec ironie.
Hikaru arrive en courant, elle aussi portant un survêtement, elle voit son frère et son amie avec une troisième personne qu’elle prend pour le prince.
- Désolé ! Je suis en retard, je n’ai pas entendu mon réveil et tante Vénusia n’a pas voulu me lâcher avant que j’aie fini mes tâches.
- Tiens, voilà Hikaru pour terminer le trio des inséparables, lance le garçon.
La jeune fille regarde le jeune homme avec étonnement.
- Susumu ! Mais…
- Il est venu rendre visite à Kohumé, bougonne Dai.
- Contente de te voir, fait Hikaru avec un sourire gêné.
- C’est surprenant, qui aurait pensé trouver trois élèves de Todai dans ce coin paumé de la campagne, lance Susumu.
- Euh ! Oui, c’est surprenant. C’est étonnant de te voir aussi loin de la capitale.
- Hé oui ! J’avais envie de voir Kohumé et aussi pour la prévenir que l’école rouvre bientôt.
- QUOI !!! , s’étonne d’une même voix les trois jeunes gens.
- C’est bien ce que je craignais, vous n’avez pas encore reçu la lettre. Rien d’étonnant dans ce lieu si reculé et de plus avec cette guerre qui perturbe tout.
- S’il continu comme ça, je vais lui coller mon poing sur son nez, murmure Dai.
- Calme-toi, lui fait sa sœur discrètement.
- Si vous me faisiez visiter les environs, que je ne sois pas venu pour rien. Et en plus, il faut que je trouve un endroit où dormir, je vais rester quelque jour pour me reposer avant de reprendre le cours.
Sur les visages des trois jeunes gens se lit la gêne, sur chacun d’eux une grosse goutte perles au niveau de la tempe.
- Alors qu’en pensez-vous ? , demande Vesta.
Le commandant Minarvea, regarde la reproduction qui appartient au Stratéguerre puis la jeune femme qui se tient devant elle. Les trois femmes se sont réunies dans la même salle que la première fois. La jeune femme qu’observe le commandant reste figée sur place, elle attend le verdict tout en se demandant ce qui va lui arriver. Elle ignore pourquoi ont lui a changer la couleur de ses yeux, de peau et celle de ses cheveux.
- Je dois admettre Vesta que tu as bien choisie, la ressemblance est flagrante une fois les changements effectuer.
- Merci commandant.
- Il n’y a plus qu’à faire un test avec le Stratéguerre.
- Je m’en occupe. Dès que l’occasion se présentera quand le Stratéguerre sera seul.
- Je ne doute pas de ton efficacité, répond Minarvea en souriant.
- Et tu peux apercevoir au loin les bâtiments du Ranch du Bouleau Blanc, dit Kohumé en désignant du doigt les constructions dans le paysage.
Le groupe a gagné le parapet qui surplombe le barrage, dans leur dos ce trouve la partie arrondie du centre où se trouve la salle d’observation.
- Quoi ! C’est petit truc minuscule ! , s’exclame Susumu.
Dai voit de plus en plus rouge en compagnie de Sawa.
- Ils ne sont pas aussi minuscules que cela quand ont se trouve a cotés ! , réplique Hikaru vexé.
- Je ne voulais pas froisser les Makiba en disant cela, répond Susumu en agitant les mains.
Le jeune homme se retourne vers le centre.
- Dites-moi, d’où je pourrais avoir une vue d’ensemble du centre ? , reprend Sawa.
- Du ciel, rétorque sans le vouloir Dai à bout de nerfs.
Sa sœur lui écrase le pied ce qui fait qu’il lâche un cri de douleur.
- Je crois que le meilleur point de vu est en haut de cette colline à gauche, répond Hikaru pour détourner l’attention.
Sawa regarde en direction de la colline.
- Je vois !
Il remarque un sentier qui semble conduire à cette colline et part en courant dans cette direction.
- Hé ! Mais où vas-tu ? , lui lance Kohumé.
- Sur la colline, répond Susumu sans se retourner.
Le jeune homme s’engouffre sur le sentier où il disparaît vite de la vue des autres à cause de la végétation.
- Bon débarras ! , lance Daisuke.
- Maintenant, il va falloir le rattraper, soupire Kohumé.
- Quoi !? , s’étouffe Dai.
Dans la salle d’observation du centre, Sayaka a observé le groupe de jeune et les voit partir en courant.
- C’est quoi toute cette agitation dehors, fait-elle.
Le professeur Cochir regarde par les vitres.
- Aucune idée, conclut l’homme.
Le commandant Sog a quitté sa base, il se trouve sur une colline proche du centre de recherche. Bien entendu, avant de quitter la base, il a pris soin de revêtir des affaires humaines et de changer d’apparence physique. Il porte un Jean et un blouson en cuir, autour de son coup pend un appareil photo dissimulant un matériel plus sophistiqué. Subitement, il entend approcher des bruits de pas rapide. Il décide de se cacher dans un bosquet pour ne pas éveiller l’attention. À peine est-il dans sa cachette qu’un jeune homme sort d’un sentier.
Susumu Sawa débouche du sentier, il monte au somment de la colline et observe le centre de se point de vu.
- Alors, c’est donc ici, lâche le jeune homme. Ce serait ici que se cachent Goldorak et ses alliés.
Sog tend l’oreille en entendant les réflexions du jeune homme.
- Où peux bien tu te cacher ? , continu le garçon.
- Là est la question, lance Sog s’étant placé à côté du jeune homme.
- Qui êtes-vous ? , questionne Susumu avec inquiétude.
- Je me présente. Awa Suzuki, journaliste. Moi aussi je cherche à découvrir où se trouve Goldorak.
- Ah ?
- Tu ne voudrais pas m’aider ?
- À trouver Goldorak ?
- Oui.
- Et pourquoi je ferais cela ?
- Je ne sais pas. Peut-être pourrais-je te rendre service.
Sawa regarde ses pieds et réfléchit.
- Pourquoi souhaites-tu trouver Goldorak ? , demande le commandant.
- Je voudrais lui demander quelque chose.
- Et quoi donc ?
- Je voudrais qu’il retrouve ma mère.
- Ta mère ?
- Cela fait plusieurs mois qu’elle a disparu.
- Elle est morte ?
- NON ! Son avion a disparu dans le triangle des Bermudes alors qu’elle effectuait un voyage professionnel. Mais les recherches ont été vite interrompues, car les forces de Véga sont soupçonnées d’avoir combattu dans ce secteur.
- Je vois. « Si cela se trouve, sa mère se trouve dans le lot de prisonnier que nous avons dans les cachots de la base sous-marine. Il faut que j’utilise ce garçon à mon avantage ! , se dit Sog. »
- Je suis sûr qu’elle est toujours en vie, je le sens au fond de mon cœur !
- Quel est ton nom mon garçon ?
- Sawa. Susumu Sawa.
- Écoute. Si tu m’aides à trouver Goldorak, je t’aide à retrouver ta mère. J’ai quelque relation qui pourrait aider à retrouver ta mère.
- C’est vrai !? , questionne Sawa avec plein d’espoir dans les yeux.
- Bien entendu. Et puis tu auras deux aides au lieu d’une seule pour retrouver ta mère !
- Je vais vous aider alors !
D’autres bruits de pas rapide se font entendre.
- Je te laisse. Je compte sur toi, déclare Sog en s’éloignant.
Susumu regarde de nouveau en direction du centre les yeux dans le vague, son esprit est concentré sur sa mère.
- Tu aurais pu nous attendre, lance Kohumé essoufflée. Tu aurais pu te perdre !
- Ça n’aurait pas été dommage, bougonne Dai.
Une brève douleur parcourt son crâne quand il tente d’ouvrir les yeux. Passant outre la souffrance, le général Ch’lang ouvre les yeux. Il distingue le plafond blanc de sa chambre avec une tache orangée en plein milieu. Étrange, il ne se rappelle pas avoir vu cette tache quand il a ouvert les yeux pour la première fois dans cette pièce. De plus, la tâche semble grossir. Non plus exactement, elle se rapproche.
- Te voilà donc réveillé Ch’lang, fait la voix du Stratéguerre.
Cette tache orangée est donc le visage de Végalian que le général a du mal a distingué.
- Oui Maître, articule le général.
- Je ne pensais pas que le professeur Gyllah réussirait. Tu es donc encore en vie.
- Je ne demande qu’à vous servir majesté.
- Je n’en doute nullement. D'ailleurs, c’est ce que tu vas faire dès que le professeur Gyllah aura fini avec toi.
- « Gyllah mais il n’est pas un professeur médical, réfléchit Ch’lang. C’est un scientifique ! Pourquoi s’occupe-t-il de moi ? »
- Le professeur m’assure que tu seras bientôt sur pieds et que tu pourras servir mes plans.
- J’en serais ravie, répond le général ne distinguant toujours que des couleurs et des formes floues.
- Je te laisse aux bons soins du professeur Gyllah, déclare le Stratéguerre.
Le général ne peut pas voir le sourire perfide qui parcourt le visage de Végalian alors qu’il se redresse. Puis, il regarde brièvement le professeur Gyllah qui acquiesce d’un hochement de tête. Le Stratéguerre sort de la chambre.
Végalian marche avec ses gardes du corps, dans les couloirs de la base, perdus dans ses pensées.
- « Quelle idée fantastique a eu le professeur Gyllah ! Et cela me permet de me servir encore du général Ch’lang ! Cela est parfait ! Ce sera un combattant parfait ! J’ai haute de voire le résultat ! ».
Subitement il est tiré de ses réflexions par une chose qui attire son regard. Devant lui, il voit le dos d’une femme à la chevelure marron clair. Il reste un moment interdit devant cette vision. La femme tourne à l’angle d’un couloir.
- Non ! , crie Végalian.
Les deux gardes du corps se mettent en position de défense prés a paré une attaque, ils observent scrupuleusement les alentours.
Le Stratéguerre pousse le garde se trouvant devant lui puis se met à courir vers l’angle où a disparu la chevelure marron clair. Les gardes se mettent aussitôt en mouvement pour le protéger. Quand Végalian arrive à l’angle, il ne voit personne dans le couloir.
- Végalia !!!! Où es-tu ? , crie le Stratéguerre.
Les gardes entourent Végalian et regardent dans toutes les directions.
L’espionne au service du commandant Minarvea, Vesta observe toute la scène dissimulée derrière des conduits qui courent sur le plafond du couloir.
- « Végalia. Voici donc le nom de cette inconnue. Il ne me reste plus qu’à faire des recherches dans les bases de donnée pour savoir qui elle est et ce qu’elle est pour le Stratéguerre. »
- Bon Susumu, si tu nous disais pourquoi tu voulais avoir une vue d’ensemble du centre ? , interroge Kohumé.
Le garçon reste silencieux.
- Je doute fort que tu ne sois venu ici que pour voir Kohumé, remarque Hikaru.
- Si, je suis venu voir Kohumé.
Dai se renfrogne dans son coin.
- Comme je l’ai dit, j’avais envie de voir Kohumé. Elle me manque, je rêve d’elle la nuit, depuis que l’école est fermée, je souffre de ne plus la voir.
Hikaru retient Dai qui se prépare à frapper Sawa.
- Et je profite aussi de cette visite pour trouver Goldorak, continu Susumu.
Daisuke perd subitement l’envie de se battre.
- Goldorak ! , s’écrient les deux jeunes femmes.
- Oui ! Il faut que je découvre sa cachette ! , s’enflamme Sawa.
- Et tu penses le trouver ici ? , demande innocemment Kohumé.
- C’est dans cette région que se déroule la plus part des combats. La rumeur prétend que le centre abrite une base, celle des véhicules de soutiens de Goldorak. Il est logique que la base de Goldorak soit dans le même secteur.
- C’est logique, répond avec gène Kohumé.
- Je suppose que vous l’avez déjà vu !
- Vu qui ?
- Goldorak
bien sur ! Vous êtes ici depuis le début de la guerre. Vous
avez dû sûrement l’apercevoir !
- Il est déjà passé
au-dessus de nos têtes, répond Dai.
Susumu se retourne brusquement vers Kohumé et lui saisit les mains avec le regard brillant.
- Kohumé ! Tu vis au centre, ton père y travaille ! Peux-tu me faire visiter !?
De nouveau Dai se renfrogne et croise les bras sur sa poitrine.
- C'est-à-dire, bredouille la jeune fille.
- Je t’en pris ! , supplie le garçon en se mettant à genoux.
Cette fois-ci s’en est trop pour Daisuke qui explose. Il avance vers Susumu et lui saisit les poignés.
- Tu vas cesser de tourner autour de ma Kohumé ! , hurle Dai.
- Ta Kohumé ??? , s’étonne Sawa et regardant le jeune homme puis la jeune fille. Ne me dites pas que vous êtes ensemble ! Kohumé comment as-tu pu tombé si bas et choisir se garçon de ferme !!
Susumu reçoit un claque de Kohumé avant que le poing de Dai ne s’écrase sur sa figure.
- Désolez de tomber dans ton estime ! Mais je suis amoureuse de Daisuke et tu ne pourras rien y changer. Et sache que même si pour toi ce n’est qu’un garçon de ferme, c’est quelqu’un bien !
Sawa se frotte la joue et se redresse.
- D’accord, j’ai compris. Je présente mes excuses.
C’est au tour de Kohumé de se renfrogner et de croiser ses bras sur sa poitrine alors que Dai reste la bouche ouverte.
- Donc maintenant que je me suis excusé. Je peux visiter le centre ? , reprend Susumu toujours en se frottant la joue.
- Hé bien ! Quand il a une idée en tête ! , s’exclame Hikaru en posant une main sur son front.
Le Stratéguerre pénètre dans ses quartiers de façon hystérique.
- Végalia ! Tu es là ma douce ! , crie Végalian. Où te caches-tu ma belle !? Je viens de te voir au détour d’un couloir.
Le Stratéguerre se met à parcourir toutes les pièces comme un fou.
- Végalia montre-toi ! Cesse de jouer avec moi ! Ma douce je t’en pris montre toi !
Il va même jusqu’à ouvrir les portes de ses placards pour voir si elle ne s’y cache pas. À bout de force, Végalian s’installe sur un canapé et ferme les yeux.
- « Je n’ai pas rêvé, j’ai bien vu la chevelure de ma Végalia dans ce couloir, réfléchit Végalian. Je ne suis pas fou quand même !! »
Quand il ouvre les yeux, il voit devant lui la jeune femme qui s’avance vers lui en lui tendant les mains. Il sent le contact des paumes sur ses joues, elle attire le visage de Végalian au creux de son ventre et lui embrasse le sommet du crâne.
Le Stratéguerre soupire d’aise et ferme les yeux, il sombre ainsi dans le sommeil.
Quand il réveille quelque minute plus tard, il est seul étendu sur le canapé, une image de Végalia dans les mains.
- Ma douce Végalia, heureusement que tu es présente a mes côtés, déclare Végalian à la représentation.
Procius est au ranch du bouleau blanc, il fait courir les chevaux, dans la pâture, monté sur son cheval Tornade. Mizar sort de la grange en compagnie de Banta. Quand il voit Procius dans la pâture il s’avance vers la clôture qui entoure l’étendue et fait de grands signes pour attirer l’attention. Le prince le remarque et s’avance vers l’homme.
- Un problème Mizar ? , demande le prince.
- C’est à Dai de le faire, où est-il ?
- Aucune idée, il n’est pas encore revenu de son entraînement avec Kohumé et Hikaru.
- Monsieur Dai est retenu par les trompettes de l’amour, commente Banta.
- Je veux bien pour Dai, fait Mizar en se frottant le menton. Mais j’ignore ce qui peut bien retenir Hikaru !?
Vesta entre dans le bureau de commandant Minarvea, cette dernière consulte des ordres de services, assise dans son fauteuil.
- Assis toi Vesta, fait Minarvea.
Le commandant ne lève pas la tête et finit de lire ses pages. L’espionne reste silencieuse jusqu'à ce que le commandant pose la tablette.
- Je t’écoute Vesta.
- La jeune femme de la représentation se nome Végalia. J’ai effectué des recherches. Il s’agirait de la fille du Grand Stratéguerre.
- La fille du Grand Stratéguerre !!
- Le Stratéguerre aurait passé une grande partie de son enfance en sa compagnie.
- Et où se trouve-t-elle maintenant ?
- D’après les archives que nous avons retrouvées récemment, elle est morte peu de temps avant l’attaque finale du Grand Stratéguerre sur la Terre.
- Hummm… Et qu’elle était la relation du Stratéguerre avec cette Végalia ?
- J’ai quelque chose a vous montrez, déclare l’espionne en sortant un support de donner de sa veste.
Le commandant saisit le support et le glisse dans son ordinateur. Aussitôt une image provenant d’une caméra-espionne apparaît. Le moniteur montre Végalian fouillant ses quartiers en appelant le nom de la jeune femme.
« - Végalia montre-toi ! Cesse de jouer avec moi ! Ma douce je t’en pris montre toi !
Le Stratéguerre ouvre les portes de ses placards et regarde à l’intérieur. Puis fatigué, il s’installe sur un canapé et ferme les yeux. Se matérialise alors devant le canapé la jeune femme aux cheveux marron clair. Elle s’avance vers lui en lui tendant les mains. »
Minarvea regarde avec surprise son espionne et âme damnée.
- Comment as-tu fait ce tour de passe-passe ?
- Grâce à un translateur et avec les codes de sécurité de la protection des quartiers du Stratéguerre.
Le commandant reporte son regard sur la vidéo. La femme couche le Stratéguerre sur le canapé et lui glisse une image dans les mains avant de se volatiliser. Minarvea reporte son attention sur son espionne.
- Rassurez-vous, j’ai retiré immédiatement après le dispositif afin que la garde personnelle du Stratéguerre ne la détecte.
- Tu penses vraiment à tout. Donc, il y a fort à parier d’après ce que je viens de voir qu’ils étaient amoureux.
- Je n’en suis pas si sur.
- Comment cela, tu doutes après avoir vu cela !?
- Il semblerait que Végalia soit morte pour protéger le prince d’Euphor.
- En effet ! Il y a de quoi douter !
Des picotements dans ses bras puis dans son torse et enfin dans ses jambes, voilà ce que ressent le général Ch’lang. Les picotements se transforment en douleur, il voudrait ouvrit la bouche pour hurler, mais elle refuse de s’ouvrir, aucun muscle ne lui obéit. La panique s’empare de lui.
- Augmenter la dose, ordonne la voix du professeur Gyllah.
- « Mais que fait le professeur sur moi !? , se demande Ch’lang. »
Aussitôt après il sent son esprit vaciller, il sombre dans les brumes.
La petite bande descend de la colline et arrive au centre.
- Tu es sur que je ne peux pas visiter ? , insiste Susumu.
- Je t’ai dit que le centre ne se visite pas comme çà, il faut obtenir une autorisation.
- Ah ! Kohumé, ma chérie, lance le professeur Cochir se tenant sur les marches de l’entrée du centre. Mizar vient de me téléphoner, il voulait savoir pourquoi Hikaru et Daisuke n’étaient pas encore rentrés.
- Papa !! C’est de la faute de ce jeune homme, il est parti comme un fou sur la colline et…
Sawa se précipite vers le professeur et lui saisit les mains.
- Père* ! Je suis ravie de faire votre connaissance ! , dit joyeusement Sawa. (Il est coutumier au Japon d’appeler père et mère les parents de son (futur) conjoint).
- Père !? , s’étonne le professeur.
- Je vais me le faire, hurle Dai maintenu par les deux filles.
- Je suis amoureux de votre fille depuis de nombreuses années, continue Susumu en passant une main dans ses cheveux. J’ai tellement entendu parler de vous que je suis content de pouvoir enfin vous rencontrer pour vous demander la main de votre fille.
- Quoi !? Pardon !!!
- Laissez-le-moi !!!! , hurle Daisuke ruant comme un taureau.
- Je vois votre fille ne vous a pas encore parlé de moi. J’en suis confus ! Vous devez me prendre pour un malpoli, lâche-t-il avec un air triste.
Sawa sort un petit paquet-cadeau de la poche de sa veste.
- Laissez-moi vous offrir se modeste présent pour vous montrez ma gratitude d’avoir si bien élevé votre ravissante fille.
Kohumé regarde Hikaru avec un air lassé.
- Lâche, dit Kohumé.
Les deux filles lâchent Dai qui rue tel un taureau en fureur sur Susumu. Quand Daisuke arrive à la hauteur de Sawa, il lui saute dessus et les deux garçons roulent sur le sol.
- Tu pourrais m’expliquer Kohumé, fait le professeur Cochir en remontant ses lunettes.
Pendant ce temps Dai roue de coups le pauvre Susumu qui lui demande d’arrêter.
- Ce n’est rien, juste un camarade de classe un peu débile qui est venu me rendre visite, soupire la jeune fille.
- Ah ! Et il est venu ici juste pour te rendre visite ?
- Et aussi pour lui annoncer que Todai va rouvrir dans quelque semaine, lance Susumu les bras en croix sur le sol.
- Ah oui ! Et pour ça aussi, fait nonchalamment Kohumé. Et il voudrait visiter le centre aussi. Je lui ai dit que cela était impossible, mais il insiste.
- Je vois.
- Alors, je peux visiter le centre père, lance Sawa toujours étendu sur le sol.
- Tu en veux encore !? , rétorque Dai en effectuant une prise de catch.
Kohumé s’approche de son père et lui murmure à l’oreille.
- Papa, il est très collant et en plus il est à la recherche de Goldorak.
Le professeur se redresse et recale ses lunettes.
- Bien, je vais voir ce que je peux faire, mais la visite n’aura pas lieu aujourd’hui.
- Hein !!! , s’étonnent les trois jeunes.
- Super !!! , fait Susumu ragaillardi en se prosternement devant Cochir.
De retour dans la base sous-marine, le commandant Sog s’installe à son bureau, il actionne son ordinateur, il demande à voir la liste de prisonnier.
- Voyons voir, Sawa. Sawa, ai-je ce nom dans la liste.
Il fait défiler la liste quand soudainement ses yeux se figent.
- Voilà ! Keiko Sawa. Elle est dans nos cachots et toujours en vie. Cela va me servir, dit le commandant avec un sourire mauvais. Ce jeune Susumu Sawa va faire le travail à ma place et découvrir la cachette de Goldorak !
Le Stratéguerre, en compagnie de sa garde rapprochée, marche dans les couloirs de la base pour se rendre au chevet du général Ch’lang. Végalian ne cesse de scruter chaque endroit dans les couloirs, les gardes du corps voyant cela sont encore plus nerveux qu’à l'accoutumée. Ils craignent une attaque sur le Stratéguerre, il se pourrait que se dernier sois au courant d’une tentative d’assassina sur sa personne et ne les aurait pas averti.
- Végalia ! , s’écrit soudain le Stratéguerre en partant en courant.
Les gardes du corps lui emboîtent le pas rapidement. Végalian tourne sur la gauche dans son couloir en cul-de-sac, il fait face à une cloison.
- C’est impossible ! , s’écrie-t-il.
Sa garde arrive au même instant. Le Stratéguerre se retourne vers ses hommes.
- Dites-moi que vous l’avez vu !?
Il attrape pas les épaules l’un de ses gardes et le secoue avec vigueur.
- N’est-ce pas, vous l’avez vu vous aussi !? , interroge Végalian.
- Je… Je n’ai rien vu Seigneur, bredouille le garde.
- Mais… , s’étonne le Stratéguerre en lâchant l’homme.
Derrière la fausse cloison du couloir, se trouve Vesta en compagnie de la jeune femme grimée en Végalia. Toutes les deux se tiennent serrées dans le faible espace. Les agents de Vesta ont installé cette fausse cloison à moins d’un mètre de distance de la vraie, laissant juste assez de place pour les deux femmes.
- « Le Stratéguerre est complètement déstabilisé, pense Vesta en souriant. Le commandant sera ravi de le savoir. »
À côté la femme déguisée affiche une expression de tristesse. Elle se demande combien de temps tout cela va encore durer.
- Vous vous sentez bien seigneur, demande l’un des gardes au Stratéguerre.
Végalian se reprend.
- Oui. Oui, je vais bien, reprenons notre chemin, décide-t-il sèchement.
Le Stratéguerre ouvre la marche ses gardes lui emboîtant le pas.
Procius est en train de rentrer les chevaux dans l’écurie quand la jeep du ranch se gare devant l’habitation.
- Je ne vois pas pourquoi il devrait passer la nuit ici, proteste Dai en descendant du véhicule.
- Oui ! Je ne vois pas pourquoi ! , ajoute Susumu. J’aurais aimé passer la nuit au centre dans une chambre proche de ma Kohumé.
- Il me tape sur les nerfs, s’énerve Daisuke en remontant ses manches.
- Ce n’est pas vrai ! Vous n’avez pas fini tous les deux ! , s’emporte Hikaru.
Procius regarde le spectacle de loin, mais ne peut s’empêcher de sourire en voyant la scène. Sawa le remarque.
- C’est qui lui ?, questionne-t-il en le pointant du doigt. Je ne savais pas que vous aviez les moyens d’avoir un employé !
- Lui un employé ! Mais non ! C’est Procius le prin…, commence Dai avant qu’une paire de mains se plaque sur sa bouche.
- Procius, le fils d’amis de la famille, il est en séjour ici, il donne un coup de main au ranch de temps en temps, s’empresse de déclarer Hikaru.
Susumu se dirige vers le prince suivi par les autres.
- Qu’est-ce qu’il va encore faire comme bêtise, marmonne Dai.
Ils arrivent devant Procius qui referme l’écurie.
- Bonjour, je suis Susumu Sawa, le petit ami de Kohumé, déclare le garçon en tendant la main.
Le prince se retourne étonné.
- Euh… Procius. Petit ami de Kohumé ?? , fait Procius en jetant un regard à Dai.
- Dans ses rêves, déclare Daisuke.
- Je vais passé quelques jours ici, demain je vais visiter le centre de recherche. Tu connais ?
- Ah ? Oui, je connais.
- Comme je te l’ai dit, Procius est le fils d’amis de la famille, mais aussi d’amis du professeur Alcor. Il réside au centre, s’empresse d’ajouter Hikaru.
- Quoi ? Il dort prés de ma Kohumé !
- Je vais te frapper jusqu’à ce que ça rentre ! , hurle Dai en sautant sur Susumu.
- Ca suffit vous deux !!! , s’écrit Hikaru.
- Non mais c’est quoi se chantier, mugit Vénusia en approchant en courant.
Quand elle arrive, elle attrape Dai et Sawa par les oreilles.
- Vous avez fini de vous battre comme des chiffonniers !
- Je suis Susumu Sawa. Enchanté de faire votre connaissance, madame, articule le jeune homme en grimaçant.
- C’est vous que je vais héberger sous mon toit. Vous commencez bien !
Le général Ch’lang sort des brumes du sommeil, il entend des voix à côté de lui, il reconnaît la voix du professeur Gyllah et du Stratéguerre.
- Voilà, il se réveille, annonce Gyllah.
- Bien, nous allons voir si vous avez bien travaillé professeur.
- « Mais de quoi parlent-ils ? De moi ? , se demande le général. »
Ch’lang ouvre les yeux, mais il éprouve une douleur, une forte luminosité l’aveugle un court instant.
- Tous les relevés sont dans la zone normale, déclare un assistant.
- Bien. Vous pouvez, vous levez général ? , demande Gyllah.
- Je vais essayer, répond Ch’lang.
Le corps du général bouge sur le lit, ses jambes pendent dans le vide avant que ses pieds touchent le sol. Ch’lang a une étrange sensation, comme si son corps n’était plus le sien, il a une perception de ses sens inhabituelle.
- Vous avez bien œuvré professeur, félicite le Stratéguerre.
- Professeur Gyllah, intervient Ch’lang. Je ne sais pas si c’est normal, mais je me sens bizarre.
- Ah !? Et dans quel sens ? , fait le professeur en se frottant le menton.
- J’ai l’impression d’avoir un autre corps.
- Ce qui n’est pas totalement faux, répond Gyllah.
- Pardon !?
- Suivez-moi général, dit le professeur.
Gyllah travers la moitié de la pièce pour se positionner à côté d’un miroir murale. Le général s’avance. Le professeur jette un regard discret à ses assistants qui lui confirme d’un signe de tête que toutes les indications sont bonnes.
- Je vous en prie, regardez-vous général, déclare le professeur.
Ch’lang avance lentement vers la glace, il a peur de découvrir son reflet.
- « Mais…qu'est-ce qu’ils m’ont fait !? »
- Alors ! Es-tu satisfait du travail que le professeur Gyllah a effectué sur toi sur mon ordre ? , interroge le Stratéguerre en riant.
Le général se regarde en détail dans la glace, il promène ses mains sur son visage, si on peut encore nommer cela un visage. Une plaque métallique recouvre les deux hémisphères de son front, il n’y a plus aucune trace de sa chevelure, en approchant, il remarque l’étrange éclat de ses yeux, en y regardant en détail, il constate que se sont des yeux artificiels. Il s’éloigne du miroir effrayé par ce qu’il découvre, mais c’est encore pire. Il remarque qu’il porte aussi une plaque sur la partie gauche de son torse, sur la plaque des lumières clignotent par instant. Ses bras son recouvert d’un entrelacement de flexibles métalliques qui pénètrent sous sa peau au niveau des épaules.
- Vous… Vous m’avez cybernétisé, articule le général.
- Oui mon cher Ch’lang, déclare en riant Végalian. Tu préférerais peut-être être mort ? Mais sois content, tu vas pouvoir continuer à me servir. Éternellement qui sait !!! Ah !Ah ! Ah !
Le général Ch’lang regarde avec frayeur son reflet dans la glace.
C’est le milieu de la nuit, le commandant Sog, c’est déguisé en journaliste, il se tient sur la colline qui surplomb le centre. Soudain, il entend un bruit dans les fourrés, il attrape la crosse de son arme dans sa veste. Des buissons, surgit Susumu Sawa essoufflé.
- Je ne savais pas si j’allais vous trouver, halète le garçon.
- Tu as trouvé la base de Goldorak ? , questionne avec avidité Sog.
- Non, mais demain je vais visiter le centre de recherche.
- Bien, répond avec déception le commandant. Moi, j’ai une bonne nouvelle pour toi.
- Laquelle ?
- J’ai eu la confirmation que ta mère est toujours en vie comme tu le prétends.
- C’est vrai ? , demande Susumu avec gaîté.
- Oui, j’ai même une photographie.
Le commandant sort de sa poche gauche un papier glacé et la tend au jeune homme qui la prend avec empressement. Sawa regarde l’image avec une larme au coin des yeux.
- C’est bien ma mère, elle est toujours en vie. Où est-elle ?
- Elle est retenue prisonnière quelque part, je vais m’arranger pour la faire libérée rapidement.
- Merci.
- Mais en échange tu vas devoir me rendre un petit service.
- En plus de la cachette de Goldorak ?
- Oui, rien de bien important, fait Sog.
Le commandant sort de sa poche droite un petit engin sombre.
- Tu as bien dit que demain tu visitais le centre ?
- Oui.
- Alors, je vais te donner cet objet pour que tu le disposes dans le hangar où se trouvent les navettes de soutien à Goldorak.
Susumu prend l’objet dans ses mains et le regarde sous tous les angles. L’objet ressemble à un cube en verre sombre.
- Qu’est-ce que c’est ? , interroge Sawa.
- Une sorte d’appareil photo-espion, c’est pour avoir des clichés nets des navettes, affirme le commandant.
- Et je dois le poser à une place précise ?
- Non, juste dans un endroit discret, il peut prendre des photographies sous tous les angles.
- Bien, je le ferais, déclare le jeune homme en enfouissant l’objet dans ses poches. Bon, j’y retourne avant qu’ils découvrent mon absence.
Susumu part en courant vers le sentier sous le regard du commandant Sog affichant un large sourire.
- « Ce garçon va introduire dans le centre ma bombe, ainsi il fera exploser les navettes et le centre de recherche spatial. Nous serons débarrassés de tous ses gêneurs, jubile intérieurement Sog. »
Le commandant imagine déjà l’explosion et les dégâts qu’elle va faire. Les trois navettes réduites en morceaux, le centre de recherche en ruine, en se représentant ces images, le commandant se met à rire.
Le Stratéguerre affiche une mine radieuse en voyant l’expression du général Ch’lang devant sa cybernétisation. Végalian se tourne vers le professeur Gyllah.
- Est-il prés pour être dans un Antérak ?
Le professeur rejoint ses assistants et consulte rapidement les moniteurs avant de répondre.
- Tous les relevés n’indiquent aucun problème physique.
- Bien, que le général Ch’lang soit placer dans le prochain Antérak, ordonne le Stratéguerre.
- Il en sera fait suivant vos désirs.
Végalian s’éloigne pour rejoindre ses gardes du corps, laissant le général Ch’lang dans la détresse de sa contemplation de ses implants.
Un garde inspecte les quartiers du Stratéguerre. Quand il ressort, il fait signe que le logement est sur. Les gardes laissent pénétrer seul Végalian. Aussitôt seul, il se dirige vers le cabinet de toilette pour se rafraîchir avant de se coucher. Il fait couler de l’eau dans le creux de ses mains avant de se la projeter sur le visage. Quand il ouvre les yeux, il distingue une forme dans son d’eau, dans le reflet du miroir au dessus du lavabo. Il se retourne vivement paré à affronter un adversaire. Il découvre une jeune femme à la chevelure marron clair, lui tendant une serviette.
- Végalia ! Tu m’as fait une de ces peurs !
La jeune femme esquisse un sourire d’excuse timide en tendant le linge.
- Merci, tu es toujours si attentionné avec moi, fait Végalian en prenant la serviette.
Il s’essuie le visage.
- Je ne sais pas ce que je deviendrais si tu n’étais pas là, ma douce Végalia.
Le Stratéguerre a fini de se sécher et redescends le linge. Il n’y a que le vide en face de lui.
- Végalia ? Végalia !? Où es-tu ? Végalia ?
Végalian regarde la serviette.
- Elle était là ! Devant moi ! J’en suis sur !
Un détail sur la serviette attire son regard, il approche en tremblotant sa main gauche sur la surface du linge, il pince délicatement, entre son pouce et son index, un morceau de cheveux fin de couleur marron clair.
- Tu étais bien là ma bien-aimée, soupire-t-il en serrant le linge contre sa joue gauche.
Dans ses quartiers, assis derrière son bureau, le commandant Minarvea sourit en voyant la scène.
- « Parfait, je ne pensais pas que cela serait si efficace ! Je serais bientôt l’impératrice de Véga ! , pense-t-elle joyeusement. »
Un pâle rayon de soleil filtre au travers des rideaux de la chambre du Ranch du Bouleau Blanc occupé par Susumu Sawa. Ce dernier est brusquement tiré de son sommeil par un coussin lui tombant sur la tête.
- Allez debout fainéant, lance la voix de Daisuke.
- Hein ? Quoi ? , répond le garçon d’une voix endormie.
Susumu regarde le réveil d’un œil.
- Ça ne va pas la tête, il n’est que 6 heures du matin. Je vais visiter le centre à 10 heures.
Sawa se tourne et rabat les couvertures sur lui. Il reçoit un autre coussin.
- Je sais, reprend Dai. Mais il est l’heure d’accomplir les tâches de la ferme.
- Laisse-moi tranquille, répond Susumu en agitant une main par-dessus les draps.
- Tu ne crois quand même pas que l’on va t’offrir le gîte et le couvert gracieusement ! Allez debout !
- Repasse plus tard !
Daisuke remonte ses manches et approche du lit, il attrape le matelas et le lève brusquement envoyant sur le sol Sawa.
- Espèce de fou ! , proteste Susumu en agitant le bras.
- Ben voilà tu es réveillé maintenant, lance Dai savourant la situation.
Le pauvre Sawa se met à bouder.
Le commandant Sog se rend dans la salle de commandement de la base aquatique.
- « Il faut que je parle au Stratéguerre de mon plan, je vais avoir besoin de son aide pour lancer une attaque sur le centre. Il me faut un Golgoth, se dit le général en marchant. »
Sog ne prête même pas attention aux soldats qui le saluent à son entrée dans la salle.
- Ouvrez-moi un canal avec le Stratéguerre, ordonne le commandant.
Les soldats regagnent leurs consoles et s’activent. Quelques secondes plus tard, le visage du Stratéguerre apparaît sur le moniteur central.
- Qu’y a-t-il Sog ?
- Maître, j’ai à vous parler d’un plan que j’ai mis en œuvre.
- Je t’écoute Sog.
Sawa a juste eu le temps d’avaler une tasse de thé avant que Vénusia le tire dehors.
- Tu vas m’aider à nettoyer l’étable, annonce la femme.
- Qui moi ??? , demande incrédule Susumu en pointant un doigt sur lui-même.
- Oui toi ! Tu vois quelqu’un d’autre ?
- Euh… C'est-à-dire que je n’ai jamais fait ça !
- Alors, il y a un début à tout !
Vénusia saisit la manche de Susumu et l’entraîne dans l’étable.
- Tu n’avais qu’à ne pas venir si tu ne veux rien faire, reprend la femme.
- Au secours !!! Kohumé !!!!, appelle le jeune homme.
- Tu as bien fait de me parler de ton projet Sog, déclare le Stratéguerre. J’allais justement lancer une attaque sur Terre. Mais je vais t’envoyer Antérak 14 et tu en disposeras pour ton plan.
- Je vous en remercie votre grandeur.
La communication se coupe et le logo de la Division Ruine remplit le moniteur.
- Qu’on aille chercher Keiko Sawa, ordonne le commandant.
Le Stratéguerre appuie sur un bouton dissimulé dans l’accoudoir de son trône. Le moniteur virtuel surgi affichant le visage du professeur Gyllah.
- Je suis à vos ordres seigneur, annonce le professeur.
- Préparez le général Ch’lang pour Antérak 14.
- Je m’en occupe sur le champ.
Végalian coupe le moniteur.
- « Voyons voir ce que donne le général cybernétique, se dit le Stratéguerre. »
Susumu Sawa sort de l’étable en poussant une brouette de fumier. Il sue abondamment. Il voit devant l’écurie Procius et Dai qui rentre les chevaux.
- Il est déjà là lui ! Je croyais qu’il dormait au centre ! Où es-tu, que fais tu ma Kohumé, soupire le jeune homme.
- Tu as fini de rêvasser, lance la voix puissante de Vénusia à l’intérieur.
- Oui, oui, je vais vider la brouette, répond Susumu en partant rapidement.
- Antérak 14 paré au décollage, annonce le soldat au contrôle des vols.
- Décollage, ordonne le Stratéguerre.
Sawa s’essuie le visage avec un mouchoir a gros carreaux lui a tendu Banta.
- Alors, monsieur pensait se la couler douce ici, mais c’est raté, ironise le garçon de ferme.
- Je n’aurais jamais cru que le travail de la ferme était si dur.
- Ralala ces gens de la ville ! Ils ont tout dans leurs assiettes et dans les magasins qu’il n’imagine même pas le travail qu’il y a avant que cela leur arrive chez eux.
- Susumu dépêche toi, lance la voix de Hikaru sur le pas de porte de l’habitation. Sinon nous partons au centre sans toi !
- Attendez-moi, je prends une douche et je suis prêt ! , répond Sawa en courant vers la maison.
- Hé ! Mon mouchoir ! , crie Banta.
Susumu se retourne et le lance vers le garçon de ferme. Le mouchoir atterrit sur la pointe du sombrero de Banta.
- C’est malin çà, soupire-t-il.
Au centre de recherche, le jeune Gavin observe le Scope radar quand un point lumineux fait une brève apparition.
- Professeur Alcor !
- Oui, Gavin ?
- Je viens de capter un bref écho radar.
- Où çà ?
- Je n’ai pas eu le temps de bien voir, mais je dirais approximativement au dessus des Bermudes.
Alcor fronce les sourcils.
- Continuez à surveiller, finit-il par dire.
- Bien professeur.
- Au faite où est Cochir ?
- Il va faire visiter le centre à un ami de sa fille, je te rappelle, déclare Sayaka.
- Ah oui, c’est vrai ! J’ai eu du mal à ne pas éclater de rire quand il m’a raconté que le garçon l’avait appelé « Père », lance Alcor hilare.
- Une chose qui ne t’arrivera jamais, rétorque Sayaka.
La joie d’Alcor disparaît instantanément.
- « Elle a le chic pour casser l’ambiance, se dit-il. »
Le professeur Cochir se tient sur les marches qui conduisent à l’intérieur du centre, il attend ses visiteurs. Il aperçoit la jeep du ranch qui approche.
- Les voilà, soupire-t-il. Mais que fait Kohumé ?
À l’intérieur du véhicule, Susumu est excité, il ne tient plus en place. Subitement, il repense à l’objet que le journaliste lui a remis. Il fouille ses poches pour vérifier qu’il l’a bien pris. Finalement, ses doigts rencontrent le cube.
- Tu es bien calme d’un coup, remarque Dai.
- Ah !? Non, rien, je me disais juste que Procius n’était pas venu avec nous.
- Il doit déjà être au centre.
- Tiens voilà le professeur Cochir et Kohumé sur les marches, intervient Hikaru.
- Ma Kohumé ! Où çà !?
- Je sens que je vais faire un malheur, lâche Daisuke.
Dans la base sous-marine, une capsule sustentatrice se dirige vers l’Antérak. À son bord se trouve une femme apeurée, Keiko Sawa.
- Bien, nous allons commencer la visite du centre par l’extérieur, annonce Cochir.
- On est obligé de faire la visite nous aussi ? , questionne Dai.
Pour toute réponse, il se fait écraser le pied par Kohumé.
- Je vais vous montrer nos antennes paraboliques et nos capteurs, continue le professeur.
Le groupe se dirige vers le premier groupe d’antennes.
Le commandant Sog, regarde le chargement de la capsule dans la machine de combat par une baie dans le hangar. Un bref instant, il aperçoit le pilote dans le cockpit.
- Non ! J’ai du rêvé. Ce ne peut pas être lui. Il est mort !
- Vous m’avez parlé, demande le superviseur.
- Non, je pensais tout haut. « Ce pilote ressemblait étrangement au général Ch’lang sans sa chevelure. Pourtant, il a été annoncé mort officiellement. Qu’est ce que cela veut dire ?? »
Le chargement terminé, le hangar se vide puis les portes s’ouvrent, un champ de force retient l’eau à l’extérieur. La soucoupe Antérak s’élève puis se dirige vers la sortie.
Le groupe se trouve maintenant dans la salle d’observation du centre.
- C’est ici que nous recevons et analysons toutes les données provenant de l’espace. Nous espérons ainsi découvrir de nouvelle galaxie, de nouvelle planète, proclame Cochir avec enthousiasme.
- Et des extraterrestres ? , demande Susumu.
- Oui aussi.
- Comme Véga et Goldorak ?
Un silence se fait brusquement dans la pièce.
- Véga n’est peut-être pas le meilleur représentant extraterrestre, intervient Procius.
- Tiens, il est là, fait Sawa. Qu’est-ce que tu en sais ?
- Goldorak défend bien la Terre contre Véga non ?
- C’est vrai. Vous l’avez déjà vu ? Où sont vos navettes ?
- Nos navettes ? , demande Cochir en masquant son embarra.
- La rumeur prétend que le centre abrite les navettes de soutien à Goldorak, reprend Susumu.
- Il ne faut pas croire toutes les rumeurs.
- Rah !!!, lance Gavin.
Ce dernier se lève et vient parler à l’oreille du professeur Alcor.
- Non de…, s’exclame Alcor en se levant. Ils choisissent bien leur moment.
Procius et les autres devinent ce qui se passe, une attaque de Véga. Mais comment faire, personne ne peut décoller alors que Susumu Sawa est dans le centre.
- Un problème ? , questionne Susumu.
- Sûrement un problème technique, répond Cochir.
- Et si nous continuions la visite, suggère Kohumé.
- Oui, bien sur, ajoute son père. Où ai-je la tête. Je vais vous montrer nos générateurs de secours.
Cochir montre la direction de la sortie de la pièce.
Susumu ballait la pièce de son regard, il soupçonne qu’on lui cache quelque chose, mais il ignore quoi.
L’Antérak approche du centre, il survole les terres du Ranch du Bouleau Blanc. Banta qui se trouve dehors à rentrer du foin voit approcher la soucoupe.
- Oh non ! Cà va pas recommencer encore !!!
Le groupe entre dans la cabine de l’ascenseur pour descendre vers les générateurs de secours.
- Nous profitons d’être installé sur un barrage pour utiliser une des turbines pour produire notre énergie en cas de besoin, annonce le professeur Cochir.
Les portes de la cabine se referment quand Susumu aperçoit Procius qui court dans leur direction.
- Attendez, retenez les portes, Procius arrive, lance Sawa.
- Il prendra le prochain, répond en souriant Kohumé.
Susumu voit Procius qui coure toujours dans leur direction sans ralentir alors que les portes sont pratiquement closes. Une fois les portes fermer la cabine se met en mouvement.
- « Il est complètement fou, il n’a pas vu que la porte se fermait ou quoi ? , se demande Susumu. Il a dû se faire mal ! »
Alors que la cabine de l’ascenseur se met en mouvement, Procius se dirige vers la trappe ressemblant à un vide-ordure qui est situé sur la gauche. Il attrape la barre horizontale qui se trouve au-dessus et projette ses pieds en avant, il glisse dans le conduit métallique.
- La soucoupe est en approche, annonce Gavin.
- Enclenchez les défenses du centre, ordonne Alcor. Que l’on rentre les structures.
- Le Cérébro-ordinateur est en action, déclare Densha.
À l’extérieur, la carapace en acier se met en mouvement pour recouvrir le centre pendant que les constructions s’enfoncent dans le sol.
Le prince surgit sur son Asporat au plafond du hangar de Goldorak, il saute du véhicule.
- Métamorphose !
Il revêt sa combinaison de vol rouge et noire. Il atterrit dans le poste de pilotage de sa soucoupe. Aussitôt l’interface de pilotage se met en place sur ses membres. La plateforme de Goldorak se met en mouvement, elle s’enfonce pour rejoindre les autres routes.
- Le Cérébro-ordinateur recommande la route 4, annonce Alcor dans le système de communication.
- Compris.
La plateforme pivote et se place face au tunnel de la route 4.
- Goldorak Go !
- Voici la turbine qui nous permet de nous alimenter en énergie si nous avons besoin suite à une coupure de courant ou la chute d’un câble ou tout autre problème, hurle Cochir.
Le groupe se trouve dans la salle des turbines du barrage, il y règne un bruit assourdissant.
- « Pourvu que Procius ait réussi à décoller, se demande Hikaru. »
Le commandant Sog, observe l’approche de L’Antérak sur le centre.
- Le garçon se trouve dans le centre, il a dû déposer la bombe, je vais pouvoir la faire exploser, il en sera fini du centre et de ses maudites navettes.
Goldorak franchit un conduit transparent surplombant de la lave en fusion.
Dans la poche de Susumu Sawa, le cube sombre se met à clignoter, il émet une faible lueur bleutée.
La soucoupe se positionne au-dessus du centre.
- Allez Goldorak montre-toi ! , lance Ch’lang.
Du cratère d’un volcan surgi Goldorak, il vire aussitôt en direction du centre.
La soucoupe se met à pilonner le centre, les bombes explosent sur la carapace en acier qui recouvre les structures du centre.
Dans les entrailles du barrage, résonne le bruit étouffé des explosions et de légères vibrations se font ressentir.
- Qu’est-ce qui se passe ? , demande Susumu.
- Quoi ?? , fait Cochir en mettant une main en cornet devant une de ses oreilles.
- Vous n’entendez pas comme des bruits d’explosion ? , hurle Sawa.
- Ça doit être les turbines que vous entendez !
- Ça ressemble bien à des explosions et je ressens des vibrations !
- C’est juste une impression que vous avez !
- Je peux l’assommer si vous voulez, glisse Dai à sa sœur et Kohumé, en se frottant avec affection son poing droit.
- C’est ce que vous dites ! Je veux en avoir le cœur net ! , rétorque Susumu en se dirigent vers la porte qui conduit à l’ascenseur.
Le professeur Cochir ne sait pas quoi faire pour l’empêcher de sortir.
- Vas-y fais toi plaisir, fait Kohumé à Dai.
Dai part à la poursuite de Sawa. Il le rattrape avant la porte, il lui saute dessus, ils roulent sur le sol, Daisuke est le premier à se relever, il envoie son poing dans le plexus de Sawa qui s’effondre sur le sol le souffle coupé et tombe dans les pommes. Dai lève le pouce en signe de victoire. Le professeur Cochir et les filles s’avancent vers lui. Il remarque un clignotement dans la poche de Sawa.
- Qu’est-ce que…
Le commandant Sog, regarde son écran.
- Bon, je lui ai laissé assez de temps, je vais déclencher la bombe.
Dai fouille la poche de Susumu, il en sort le cube clignotant.
- C’est quoi encore ce machin ? , fait Dai.
- Pourquoi Susumu a ce truc dans sa poche, remarque Hikaru.
- Cà me fait penser à une bombe, lance Cochir.
Subitement, ils échangent tous un regard. Le clignotement s’accélère.
- Vite, jette ça dans le conduit d’une turbine, dit le professeur.
- Quoi ?
- Il y a une trappe qui donne accès au courant d’eau qui est expulsée du barrage !
- Compris !
Dai part en courant vers la turbine la plus proche, il voit la trappe et l’ouvre, il voit l’eau qui est propulsée dans le conduit, il jette le cube qui disparaît instantanément dans le courant.
- Voilà encore une seconde et le centre sera réduit en miette, jubile Sog.
Soudain une explosion, un nuage d’eau vaporisé remplit l’écran.
- Ça y est ! Enfin !
L’image réparait lentement, on distingue nettement la carapace du centre intact.
- Mais…. Comment ? , s’étrangle Sog.
Dans les entrailles du barrage, le groupe a bien ressenti le souffle de l’explosion.
- Comment Susumu s’est retrouvé en possession d’une telle bombe ? , se demande Kohumé.
- C’est ce qu’il va falloir lui demander quand il va revenir à lui, commente Daisuke.
- Si nous remontions, suggère Cochir.
- Dai tu portes Susumu, lance Hikaru.
- Quoi ? Pourquoi moi ? , demande Daisuke en se désignant du doigt
- C’est toi qui l’as mis K.O, donc c’est toi qui le portes.
- Grrr, c’est pas vrai, proteste le garçon en se frottant les cheveux à deux mains.
La soucoupe continue son pilonnage.
- Nous n’allons pas rester là sans rien faire, déclare Alcor. Activé les cannons laser qu’ont riposte un peu !
Le radar de Ch’lang se met à biper, il voit un point lumineux approcher de lui, il vire pour se mettre face à l’adversaire qui approche.
- Te voilà enfin Goldorak.
Procius observe la soucoupe.
- Voyons voir ce qu’ils m’ont trouvé cette fois-ci.
Le général Ch’lang actionne une commande, au sommet de la soucoupe apparaît une capsule.
- Prince d’Euphor, regarde bien cette capsule, elle contient une femme terrienne ! Alors que vas-tu faire ?
Procius regarde son moniteur et zoom sur la capsule, il voit la femme à l’intérieur qui martèle de ses poings la capsule.
- Qu’est ce que je vais bien pouvoir trouver, soupire le prince.
Dai dépose Susumu inconscient sur un lit de l’infirmerie. Le docteur s’avance pour l’ausculter.
- Que s’est-il passé ? C’est à cause de l’attaque, interroge le docteur en plaçant son stéthoscope.
- Non, il a juste été assommé par Dai, déclare Kohumé.
Le docteur lance un regard noir au garçon.
- Hé ! Mais c’était juste pour qu’il ne découvre pas ce qui se passe ici ! , proteste-t-il en agitant les mains. Et en plus, il avait une bombe sur lui !
- D'ailleurs, on aimerait savoir quand il va se réveiller, on a quelque question à lui poser, ajoute Kohumé.
Alcor arrive dans l’infirmerie, le professeur Cochir l’a informé de l’incident de la bombe.
- Où a-t-il eu cette bombe ? , demande Alcor.
- Vous allez tous sortir de MON infirmerie, s’énerve le docteur. Je vous appellerais quand il sera revenu à lui.
Le Docteur se lève et pousse tout le monde vers la porte.
Le général Ch’lang lance des missiles sur Goldorak qui ne peut que les éviter.
- C’est bien ce que je pensais ! Tu ne peux pas riposter, jubile le général.
- Comment je vais faire pour me battre si je ne peux rien tenter qui risquerait d’atteindre l’otage, se demande Procius.
Dans la salle de commandement du Camp de la Lune Noire, assis sur son trône, le Stratéguerre regarde le combat.
- « Même si le plan ne se déroule pas complètement comme prévu, Goldorak ne peut pas riposter ! Enfin ! Il est en position de faiblesse.
Le docteur pousse la porte de l’infirmerie, il fait signe à Alcor.
- Il est revenu à lui, il n’a rien, vous pouvez lui poser des questions.
- Enfin, lâche Alcor en franchissant la porte.
Kohumé et Hikaru le suivent, alors que Dai reste dans le couloir.
- Tu ne viens pas ? , s’étonne Hikaru.
- Non, je n’ai pas envie que ça me retombe dessus.
- Quoi ?? , interroge sa sœur en clignant des yeux.
- Pourquoi avoir introduit une bombe dans le centre ? , s’énerve Alcor.
- Une bombe ? , s’étonne Susumu. Quelle bombe ? De quoi parlez-vous ?
- Pourquoi être venu rendre visite à Kohumé ?
- Je voulais la prévenir que notre école allait rouvrir !
- Il doit y avoir autre chose aussi ! Tu aurais plus lui téléphoné pour lui dire !
- Allez Susumu, parle-nous, raconte-nous tout, implore Kohumé.
- Je ne comprends rien à ce dont vous me parlez ! Pourquoi je suis dans cette infirmerie, je me rappelle être dans la salle des turbines et après c’est le trou noir.
- Susumu Sawa !!! , hurle méchamment Kohumé. Tu vas nous dire pourquoi tu tenais autant à visiter le centre ! Et pourquoi tu avais une bombe dans tes poches !
Le garçon détourne le regard.
- Tu vas parler ! , s’emporte Kohumé en le saisissant par le col.
- Je voulais trouver Goldorak.
- Goldorak ??? Et pourquoi pour le détruire c’est pour cela que tu avais une bombe, tu travailles pour Véga !?
- Je voulais trouver Goldorak pour qu’il m’aide à retrouver ma mère qui a disparu alors qu’elle se trouvait dans un vol qui survolait les Bermudes.
- Explique-toi, fait Alcor.
- Quand son avion a disparu, il y a eu des recherches bien sûr, mais elles ont été vite abandonnées, car Véga se trouvait dans le secteur. Je voulais demander à Goldorak de reprendre les recherches, je suis sûr qu’elle est toujours en vie, d’ailleurs le journaliste m’a montré une photo de ma mère en prison.
- Journaliste ! Quel journaliste ? , remarque Hikaru.
- Celui que j’ai rencontré sur la colline, il m’a donné un appareil photo à laisser dans le centre, il veut des photos des navettes de soutiens qui sont ici.
- C’est pour cela que tu voulais visiter le centre ?
- Oui.
- Dis-moi, ou se trouve cet appareil photo ? , demande Kohumé.
- Il est dans ma poche, répond Sawa en y glissant sa main. Bizarre, je ne le trouve pas.
- Il avait la forme d’un cube ?
- Oui ! Comment le sais-tu ?
- C’était une bombe !
- Quoi !? Une bombe !
Gavin entre en trombe dans l’infirmerie.
- Professeur ! Goldorak ne peut pas riposter !
- Quoi ? Un problème technique ? , s’enquière Alcor.
- Non, il y a un otage dans la soucoupe.
Alcor se précipite vers la salle d’observation, il est suivi par Hikaru, Kohumé et Susumu. Dai les voyant passé en courant se met à les suivre aussi.
Dès qu’il arrive dans la salle, Alcor s’installe sur le siège devant le Spacioscope, il pianote sur le clavier pour afficher l’image en grand.
Surgit sur le moniteur géant, l’image de la capsule et de la femme à l’intérieur.
- Maman !!! , s’exclame Sawa.
Tous les regards se retournent vers le jeune homme.
- C’est ta mère !? , s’étonne Kohumé.
Susumu ne répond pas et se précipite vers la sortie.
- Attends ! Tu ne peux pas sortir ! , lui crie Dai en tentant de le rattraper.
Sawa arrive au bout du couloir, éclairé par la lumière de secours, qui conduit vers l’extérieur, mais les portes sont fermées. Il ne remarque pas le mur en acier qui se trouve de l’autre côté des doubles portes vitrées. Il remarque un boîtier sur le côté sur lequel est inscrit « ouverture de secours ». Il appuie sur le bouton, les portes s’ouvrent et une ouverture se dessine dans le mur d’acier.
Daisuke arrive quand Susumu franchit les portes.
- Imbécile reste ici ! Dehors ça se bat !! , hurle-t-il.
Susumu court dehors et fait de grands signes avec ses bras en hurlant.
- Maman ! Maman ! Je suis là !! Maman !
Le général Ch’lang voit le jeune homme courant devant le centre.
- Tiens donc, quel est cet inconscient ?
Le général actionne ses commandes pour plonger vers Susumu.
- Que vas-tu faire Goldorak.
Ch’lang tire une salve de laser qui frôle le garçon qui continu de courir. Une deuxième salve est lancée, mais cette fois Sawa est plaqué au sol par Dai, les deux garçons roulent sur le sol. La tête de Susumu heurte une pierre, un filet de sang coule sur le sol.
Procius ne peut qu’observer ce qui se passe quand la soucoupe plonge sur le jeune homme. Alors que Dai plaque le garçon, le prince remarque une faille sur la soucoupe.
- Pulvonium !
Le poing droit de Goldorak se décolle de la soucoupe pour faire feu. Il vise la base de la capsule refermant la femme. Sous cet angle, il voit le mécanisme qui retient la capsule sur la soucoupe.
- Quoi ? , s’étonne Ch’lang en ressentant un impact.
Il voit passer devant son cockpit la capsule.
- Tu es fou prince d’Euphor ! Tu sacrifies l’otage ! Je n’aurais…
Une masse rouge, blanche et bleue remplit son champ de vision.
Les mains en avant, Goldorak plonge pour rattraper la capsule avant qu’elle n’atteigne le sol.
- Ca va être trop court ! , réalise Procius. Autolargue !
Le robot est éjecté de la soucoupe.
Dans le centre, tout le monde retient son souffle en regardant le Spacioscope.
La capsule atterrit dans les mains de Goldorak, mais ce dernier finit sa chute dans la retenue d’eau.
- Tu as plus d’un tour dans ton sac ! , s’emporte Ch’lang. Si c’est ainsi, passons aux choses sérieuses !
Le général pousse une commande, la soucoupe se transforme en Antérak.
Goldorak dépose la capsule sur le bord du lac artificiel. Aussitôt, deux des agents de sécurité du centre se précipitent pour sortir la femme.
Dai porte Susumu sur son dos, il se dépêche de regagner le centre avant le début de la bataille.
Procius, qui se trouve dans le poste de pilotage de la soucoupe, regarde la transformation de la soucoupe. L’Antérak à une tête évoquant une fourmi, deux puissants bras prolongés par des griffes de taupe. Des jambes larges avec d’énormes genoux.
- Leurs techniciens ont de drôles d’idées, remarque le prince en voyant la forme de son adversaire. Récupération !
Au sol, Goldorak, qui était piloté par l’intelligence artificielle, bondit du lac pour rejoindre sa soucoupe.
- Goldorak, tu regagnes ta soucoupe ! Tu refuses un combat au sol, s’étonne le général.
L’Antérak s’élance dans le ciel à la poursuite du robot géant.
Le robot est sur le point de réintégrer sa soucoupe porteuse quand l’Antérak lance une bordée de missile. Le robot heurte l’entrée de la soucoupe. Procius manœuvre pour reprendre le contrôle et rendre le retour possible. Une fois le robot revenu complètement dans la soucoupe, cette dernière s’éloigne du centre pour livrer bataille.
- Tu ne m’échapperas pas prince d’Euphor, hurle le général dans son cockpit.
- Transfère !
Le siège de pilotage recule légèrement avant de plonger dans la soucoupe pour rejoindre le poste de pilotage du robot.
Procius regarde les alentours et remarque une clairière isolée.
- Autolargue !
Le robot quitte une nouvelle fois la soucoupe pour se diriger vers la clairière.
Goldorak vient juste de toucher le sol quand l’Antérak se pose dans son dos, les deux griffes de taupe du monstre mécanique viennent frapper le dos du repos en provoquant des étincelles.
- Il ne perd pas de temps, remarque Procius.
Goldorak pivote sur lui-même en positionnant à l’horizontale son bras droit, il donne un coup sur l’épaule de l’Antérak.
- Voilà que ça commence a bien me plaire, jubile Ch’lang.
L’Antérak fait quelques pas en arrière puis s’élance sur Goldorak en bondissant. Le robot géant s’élance lui aussi en ouvrant en grand ses bras. L’Antérak reçoit en pleine gorge l’avant-bras du robot, la machine tombe sur le sol. Goldorak pivote pour lui asséner un coup de coude. L’Antérak roule sur le côté et le coude du robot géant s’enfonce dans le sol. L’Antérak bondit pour retomber les genoux en avant sur Goldorak. Les deux énormes genoux, du monstre mécanique, s’écrasent à grand bruit sur le torse du robot géant.
Les genoux de l’Antérak se mettent à tourner comme des foreuses, des étincelles apparaissent.
- Voilà qui a le mérite d’être original, constate Procius.
Au centre, la carapace en acier a été relevée, les structures sont ressorties du sol. Susumu est soigné dans l’infirmerie, sa mère se trouve à son chevet.
Dai, Hikaru et Kohumé ont revêtu leurs tenues de vol. Au sommet de la tour, les hangars à navette ont repris leurs positions normales. Les jeunes gens arrivent dans la salle des capsules.
- Vous pouvez décoller, leur annonce Alcor.
Ils bondissent dans leur capsule respective pour rejoindre leur appareil.
Le commandant Sog regarde le combat sur son siège.
- Maudit Goldorak ! Rien ne s’est déroulé comme prévu ! D’abord la bombe qui n’explose pas dans le centre puis la capsule qui se détache de la soucoupe !
- Rétrolaser !
Un rayon multicolore en forme de V sort du torse de Goldorak, mais il n’a aucun effet, l’Antérak ne bouge pas d’un poil et ses genoux tentent toujours de déchiqueter sa structure.
- Maxi Rétrolaser !
La puissance du rayon augmente, doucement le monstre mécanique de Véga s’élève dans les airs jusqu'à ce que ses genoux foreur ne touche plus le torse de Goldorak.
- Alcorak go !
- Faussoirak go !
- Venusiak go !
Les trois navettes décollent simultanément des hangars.
L’Antérak est maintenant à bonne distance dans les airs, Goldorak pointe ses poings dans sa direction.
- Hélicopunch !
Les deux poings partent, les pointes à angles droits, en direction des genoux de l’Antérak. Quand ils atteignent leurs cibles, ces derniers explosent. Goldorak coupe son rayon pour se redresser pendant que son adversaire retombe sur le sol. Les deux poings regagnent leurs places.
Le monstre mécanique de Véga se pose face à son adversaire, il ouvre sa bouche pour cracher un liquide visqueux sur le visage du robot géant.
Dans le cockpit, Procius est aveuglé par le liquide qui recouvre la verrière. L’Antérak en profite pour fuir, il fait quelque pas puis saute dans les airs et retombe la tête en avant, il ouvre la bouche pour cracher un même liquide, le sol semble fondre sous le produit, la tête du monstre de Véga disparaît dans le sol puis tout le corps se volatilise dans la galerie qu’il vient de créée.
Goldorak passe ses mains sur son visage pour se débarrasser du liquide visqueux. Procius réussi à se dégager la vue, il constate que son adversaire s’est volatilisé. Il consulte son radar, mais ce dernier reste muet.
- Mais, où s’est-il volatilisé ? , se demande le prince.
- Procius, ça va ? Tu l’as déjà abattu ? , demande Dai.
Les trois navettes survolent le robot géant.
- Non, il m’a aveuglé et je ne sais pas où il a disparu, répond Procius.
- Il ne doit pas être loin, fait Hikaru. Nous allons survoler la zone.
- Je vois un cratère, remarque Kohumé. Assez profond et large.
- C’est un tunnel ? , questionne le prince.
- Possible, je descends voir de plus prés.
- Sois prudente, ajoute Dai.
Faussoirak perd de l’altitude et vole en cercle au dessus du cratère.
- Cela ressemble à une galerie fraîchement creusée, annonce la jeune fille.
- Voilà par où il a disparu ! , s’exclame Procius. Kohumé vient me chercher !
- Me voilà !
- Cabré !
Goldorak plis ses genoux pour bondir vers le ciel.
- Renversement !
Goldorak pivote pour se mettre en position pour le jumelage.
- Je suis prête, annonce Kohumé survolant le robot géant.
- Assemblage !
Faussoirak descend pour venir s’accrocher à Goldorak. Les yeux du robot géant s’illuminent quand le jumelage est effectué.
- Kohumé, plonge dans la galerie !
- Compris !
Les deux machines se dirigent vers le cratère où elles disparaissent un instant plus tard.
Le commandant Sog, ne tient plus en place sur son siège.
- Ordonnez aux navettes de décoller !
- À tes ordres ! , répond un soldat.
- Stratéguerre, lance un soldat du camp de la Lune Noire.
- Qu’y a-t-il ? , demande Végalian impassible sur son trône.
- La base sous-marine se prépare à lancer des navettes.
- Passez-moi Sog !
- Oui Stratéguerre.
Pratiquement instantanément le visage de Sog apparaît sur l’écran virtuel du Stratéguerre. Le commandant est surpris, il salue son supérieur.
- Votre Majesté.
- Sog, donne l’ordre à tes navettes de rester au sol, tonne Végalian.
- Mais…
- Pas de mais ! Laisse l’Antérak se débrouiller seul !
- Comme vous le désirez seigneur.
Faussoirak et Goldorak circulent dans le tunnel creusé par l’Antérak. Des yeux du robot sont projetés deux rayons lumineux pour éclairer le conduit.
- Ça va descendre jusqu’où comme ça, lance Kohumé.
- Bonne question, mais reste sur tes gardes, il peut…
Les deux machines débouchent violemment dans une gigantesque cavité.
- Ouille ! Il pourrait mettre un panneau, se plaint Kohumé.
Procius ballait la cavité avec les rayons. Un reflet attire son attention, il pivote la tête de son robot pour découvrir l’Antérak face à lui, son torse ouvert en deux, laissant apparaître une vingtaine de missiles.
Le monstre de Véga ouvre le feu.
- Cornofulgure !
Des éclairs partent des cornes du robot en direction des missiles qui se dirigent vers lui.
- Missiles Sigma ! Pyrobombe !
Des missiles en forme de vrilles quittent les flancs de Faussoirak suivi d’une boule de feu partant du sommet de l’aileron de la navette.
Ils arrivent à détruire quelques missiles, mais cela n’est pas suffisant, les restants finissent par les atteindre.
- Comment va-t-on se sortir de là, interroge Kohumé.
- Je l’ignore, mais je cherche !
Le prince remarque dans la cavité un liquide sombre laissant échapper par instant des bulles d’air. Il actionne des capteurs pour avoir une analyse.
- C’est ce que je pensais.
- Qu’est-ce que tu as dit ? , demande la jeune fille.
D’autres missiles apparaissent dans le torse ouvert de l’Antérak. Procius vérifie la présence de flaque à d’autres endroits de la cavité.
- C’est l’idéal, il ne reste plus qu’a tenté sa chance, lâche le prince
- Mais de quoi tu parles !?
- Kohumé, tu vois ces marres sombres ?
- Oui ! Et ?
- Peux-tu lancer une Pyrobombe dans l’une d’elles ?
- Oui, mais pourquoi ?
- Ce sont des nappes de pétrole pur !
- Compris.
La nouvelle salve de missiles part du torse de l’Antérak.
- Alors Goldorak, tu te fais vieux ! Tu ne réagis pas, jubile Ch’lang !
- Pyrobombe !
La boule de feu quitte le sommet de l’aileron de Faussoirak, elle finit sa course dans une marre qui l’absorbe.
- Il ne se passe rien, soupire avec déception Kohumé.
- Actionne tes chenilles et fait nous faire demi-tour ! Vite !
La jeune fille obéit sans discuter.
Le général voit la traîner de projectiles avancés vers son adversaire quand il voit ce dernier faire demi-tour.
- Il fuit !??
Soudain un signal d’alarme retentit dans son cockpit.
La caverne subit soudain une déflagration puis s’enflamme, l’Antérak est pris dans les flammes.
Le souffle de l’explosion remonte le long de la galerie, les flammes suivent le conduit, elles rattrapent Goldorak et Faussoirak pour finalement les dépasser.
Alcorak et Vénusiak tournent en cercle au-dessus du cratère quand ils voient subitement surgir une colonne de flamme.
- Procius ! , hurle Hikaru.
- Kohumé ! , s’écrie Dai avec inquiétude.
La colonne de feu perd de l’intensité, surgit du cratère Faussoirak et Goldorak.
- Ouf !!! , pousse ensemble le frère et la sœur.
Une seconde colonne de feu arrive après une nouvelle explosion. Personne ne remarque dans la colonne de flammes, une petite navette de secours dans laquelle se trouve le général Ch’lang.
- Un jour, ta chance tournera Goldorak ! , déclare le général.
Goldorak se détache de Faussoirak.
- Récupération !
La soucoupe s’approche afin que le robot y reprenne sa place.
Susumu Sawa ouvre les yeux, il voit un plafond blanc et un visage au dessus de lui, il cligne des yeux et découvre un homme aux cheveux blancs et à la barbe sombre.
- Qui êtes-vous ? Où suis-je ?
Le docteur sort une petite lampe d’examen pour regarder les yeux du jeune homme.
- Tout va bien, juste une légère commotion. Il va avoir une belle bosse durant deux à trois jours, déclare le docteur.
- Tu nous as fait une de ses peurs Susumu, annonce Kohumé.
Le garçon tourne la tête et découvre la jeune fille.
- Kohumé ! Mais…
- Calme me toi Susumu, fait une voix douce.
Le jeune homme tourne la tête de l’autre côté du lit.
- Maman ! C’est bien toi ?
- Oui ! Je suis si heureuse de te revoir.
La mère prend son fils dans ses bras.
- Je ne comprends plus rien !
- Quelle est la dernière chose dont tu te souviens, demande Dai.
- J’étais à Tokyo et je venais de recevoir un appel de Todai m’apprenant qu’elle allait rouvrir.
- Humm, fait le docteur en se grattant le menton. Cela ressemble à une amnésie globale transitoire.
- Une quoi ? , demande Hikaru.
- Il ne se rappelle plus les événements récents. Rien de bien méchant à long terme, il a juste perdu en mémoire les dernières heures voir derniers jours.
- « Voilà qui nous arrange bien, pense Procius adossé à côté de la porte. »
FIN
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