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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 15 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - General/Sci-Fi - Published: 07-31-09 - Updated: 07-31-09 - Complete - id:2703698

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 15

- Vous ignorez où vous avez été retenu ? , questionne le professeur Alcor.

- Je n’en ai aucune idée, répond Keiko Sawa.

- Vous étiez combien ?

- Je n’ai aucun nombre précis à vous dire, mais il y avait tous les passagers de mon vol plus d’autres personnes retenues dans d’autres cellules. Je ne peux pas vous dire d’où elles venaient, nous ne pouvions pas communiquer entre nous.

- Vous savez pourquoi Véga vous retenait captifs ?

- Nous étions tous dans des cellules, de temps à autre certains des prisonniers partaient avec des gardes, mais les soldats revenaient seuls. J’ignore ce que devenaient les autres.

Alcor reste silencieux.

- Je ne sais pas quoi vous dire d’autre qui pourrait vous être utile pour découvrir la base où je me retrouvais emprisonné. J’ai eu de la chance, j’ai pu retrouver mon fils grâce à vous. J’aimerais que les autres otages puissent eux aussi être libres, reprend Keiko.

- J’en suis sur, s’empresse de répondre Alcor. J’étais juste perdu dans mes pensées. Le docteur m’a dit que votre fils pouvait voyager. Je suis sur que vous avez hâte de retourner chez vous.

- C’est exact ! Susumu va beaucoup mieux, mais il n’a toujours pas retrouvé la mémoire.

- C’est dommage. Je n’ai plus de question à vous poser, je vous laisse rejoindre votre fils.

- Merci beaucoup.

Procius se lève et s’avance vers le moniteur sur lequel il assistait à l’interrogatoire. Un instant après, une porte s’ouvre et Alcor arrive dans la pièce.

- Alors qu’est-ce que tu en penses ? , interroge le professeur.

- Elle nous a dit tout ce qu’elle savait, je n’en doute pas.

- Moi aussi.

- Mais ce qui me gêne le plus c’est que Véga a une base sur Terre et que nous ne l’avons pas trouvé, répond le prince en se croisant les bras.

- Moi aussi, et elle doit être installé depuis un moment.

- Oui ! Cela fait des mois que j’ai fait des recherches dans le secteur des Caraïbes et des Bermudes.

- C’est vrai, fait Alcor soucieux. Une base de Véga sur Terre, comment ont-ils faut pour que cela nous échappe !

- Une base ou plusieurs ! , remarque Procius.

- Plusieurs !! Ne parle pas de malheur ! , s’exclame Alcor avec angoisse.

Un taxi se gare devant l’habitation du Ranch du Bouleau Blanc. Susumu et Keiko sortent de la maison suivie par un petit groupe.

- Bon retour, fait Daisuke.

- A bientôt à Tokyo, ajoute Kohumé.

- On se reverra en cours, précise Hikaru.

- Oui, merci beaucoup de m’avoir accueilli ici, répond Susumu.

Le jeune homme a toujours un pansement qui lui entoure la tête.

- Merci pour tout ce que vous avez fait pour nous, déclare Keiko Sawa en s’inclinant.

- Prenez soin de vous, dit Procius.

Susumu regarde fixement le prince. Une image lui vient en tête, celle de Procius courant droit sur lui alors que des portes métalliques se referment.

- Un problème ? , demande le prince.

- Euh… Non rien, répond le jeune homme.

Les Sawa se dirigent vers le taxi et grimpe à l’arrière du véhicule. Le petit groupe agite la main pour dire au revoir. Le véhicule s’éloigne pendant que les Sawa se sont retournés pour répondre eux aussi en agitant la main.

- Vous êtes en pleine forme général, déclare le professeur Gyllah. Tous vos implants sont en état.

Le général Ch’lang est allonger sur une table d’examen. La table bascule vers l’avant pour laisser descendre le général.

- Parfait, parfait, déclare le Stratéguerre en s’approchant de la table. Vous avez fait un excellent travail professeur.

- Merci votre grandeur.

- Général ! Je compte sur vous pour notre prochaine attaque.

- Oui Maître, répond Ch’lang en s’inclinant.

Végalian se retourne puis sort de la salle d’examen. Aussitôt ses gardes l’entourent, ils sont depuis quelque temps sur les dents. Le Stratéguerre a par instant des réactions inattendues, ce qui rend ses gardes nerveux.

Quand ils arrivent devant les quartiers de Végalian, deux gardes entrent pour fouiller les lieux. Un instant plus tard, les deux gardes sortent indiquant que les pièces sont sures. Le Stratéguerre pénètre seul dans ses appartements. Il fait quelque pas à l’intérieur. Il découvre assis dans un fauteuil une jeune femme au teint pale et aux cheveux marron clair qui lui sourit.

- Ma douce Végalia, comme je suis heureux de te voir, tu m’as manqué !

La jeune femme se lève sans un mot et s’avance vers lui en lui tendant les bras. La jeune femme se plaque contre le torse de Végalian en l’entourant de ses bras.

Le Stratéguerre incline sa tête pour respirer la chevelure de la jeune femme. Ils restent ainsi de longues minutes puis la jeune femme le fait asseoir dans un fauteuil. Une fois assis, la jeune femme se place à l’arrière du fauteuil. Elle tend ses mains vers la nuque du maître de Véga. Ses mains tremblent légèrement, son visage se crispe. Finalement, les mains se plaquent sur la nuque du Stratéguerre, et commence à descendre vers les épaules pour les masser. Végalian soupire, il se détend en savourant la douceur des mains qui le masse. Le Stratéguerre s’apaise tellement qu’il s’endort. Quand il revient à lui, Végalian est seul dans la pièce.

- Végalia ! Où es-tu donc partie !?

Procius est en train de panser son cheval Éclair quand Dai entre dans l’écurie.

- Je peux te parler, demande le jeune homme avec un air plus que décidé.

- Oui !? Et de quoi ?

- Je voudrais te parler de ma sœur.

- De ta sœur ??

- Oui. Je voudrais savoir à quel jeu tu joues avec !?

Le prince se retourne vers le jeune homme.

- Mais de quoi parles-tu ?

- Je voudrais savoir ce que tu ressens pour ma sœur.

- Excuse-moi Dai, mais je ne vois pas ou tu veux en venir.

- Je sais que cela ne me regarde pas vraiment, mais ce n’est pas un secret, ma sœur est amoureuse de toi…

- Quoi !!!!

- Ne joue pas les innocents, je suis sûr que tu le sais ! C’est pour cela que je veux savoir ce que tu ressens pour elle !

- Écoute Dai…

Le prince le dépasse et se dirige vers la porte. Une fois sur le seuil, il prend une grande inspiration.

- C’est compliqué, conclut Procius.

Daisuke se place dans le dos du prince.

- Compliqué !! , s’emporte le jeune homme. Aimes-tu ma sœur oui ou non !?

- Oui, j’aime beaucoup ta sœur, soupir Procius.

- Alors pourquoi ne réponds-tu pas à ses avances !?

- C’est… que je ne peux pas.

- Tu ne peux pas ! Et pourquoi donc MONSIEUR LE PRINCE !!! , s’emporte Dai.

- Je ne veux pas la faire souffrir, tout simplement, lâche Procius.

- La faire souffrir ?

- Vois la souffrance de ta tante Vénusia du faite que Actarus soit parti en la laissant sur Terre.

- Je ne vois pas le rapporte en Vénusia et Hikaru !

- Moi aussi, une fois Véga vaincue je retournerais sur Euphor.

- Hein ?

- Je rentrerais sur ma planète seul. Je retournerais sur mon monde, même si j’aime beaucoup cette planète, ce n’est pas chez moi ici. Je suis prés à sacrifier ma vie pour la planète bleue, mais je rentrerais vivre auprès des miens sur Euphor. Je ne veux pas donner de faux espoirs à Hikaru. Elle rencontrera quelqu’un de bien et elle sera heureuse ici, c’est tout ce que je peux lui souhaiter.

- Je ne comprends pas ! Pourquoi ne peux-tu pas repartir sur Euphor avec ma sœur ! Qu’est-ce qui t’en empêche ! Ne me dis pas que c’est un manque de place dans Goldorak !

- Je te l’ai dit Dai, c’est compliqué.

Daisuke contourne le prince pour le saisir par le col.

- Compliqué, tu dis ! Explique-moi alors ! Je ne comprends pas.

Procius baisse les yeux.

- Je suis navré, je ne peux pas, s’excuse le prince.

Dai lève le poing, ses yeux lancent des éclairs. Il hésite un instant, mais finalement son poing vient s’écraser sur l’une des joues du prince.

Au même moment Banta entre dans l’écurie.

- Hé ! Mais qu’est-ce qui se passe ici ???

Procius repousse Daisuke puis réajuste ses vêtements.

- Rien, Dai me montrait juste ce qu’il ferait s’il avait le Stratéguerre en face de lui, lance le prince en s’éloignant.

Banta se rapproche de Daisuke et l’observe avec un air soupçonneux.

- Je me demande bien pourquoi, mais j’ai du mal à la croire.

- Ah bon, répond Dai gêné. Voyons Banta, tu crois qu’un prince de l’espace peut mentir.

- Je n’en sais rien, mais…

Daisuke part en courant.

- Pense ce que tu veux Banta, lance le jeune homme.

- Hé Dai attend ! , crie le vieux garçon de ferme ne levant un bras. Zut ! Moi qui voulais lui demander un coup de main pour changer la porte d’entrée de chez moi, je n’ai plus qu’à le faire seul.

Le prince c’est assis sur le rivage de la rivière qui coule du barrage. Il regarde son reflet dans l’eau.

- Pourquoi mon destin est-il de combattre sans cesse ainsi. Pourquoi ne puis-je trouver la paix ?

- Professeur Alcor !!!! , hurle Densha.

Alcor qui se trouvait à côté du jeune homme a sursauté quand ce dernier lui a hurlé dans l’oreille. Le professeur introduit son auriculaire dans son conduit auditif comme pour le déboucher.

- Pas la peine de criez si fort, j’étais à côté de vous, signal le professeur.

- Désolez, je ne vous avais pas vu, s’excuse Densha.

- Que vous arrive-t-il ?

- Le Scope radar affiche des échos, une escadre de navette et une soucoupe.

- Vite ! Déclenchez l’alarme que tout le monde regagne le centre.

Le prince est tiré de ses songes quand son bracelet se met à bip. Il le porte à hauteur de sa bouche.

- Ici Procius, que se passe-t-il ?

- Une soucoupe accompagnée d’une escadrille se dirige vers la Terre, annonce la voix de Sayaka.

- Compris ! J’arrive de suite !

Aussitôt le prince se met à courir en direction du barrage.

Sur le moniteur géant du Spacioscope, Alcor et Cochir étudient la soucoupe.

- Étrange, elle n’a rien de spécial à première vue, déclare Cochir.

- Avec Véga rien n’est sur, ajoute Alcor.

Entouré d’une escadre de navette hameçon, la soucoupe ne présente aucun aspect menaçant, elle recouverte totalement d’un bleu azur et sa surface est parfaitement lisse ne laissant deviné aucun armement.

- Tous les pilotes sont arrivés, annonce Gavin depuis son pupitre.

Le Stratéguerre est assis sur son trône, il regarde son moniteur avec distraction.

-« Suis-je en train de devenir fou ? Je vois Végalia puis elle disparaît ? Pourtant, elle était bien là ! J’ai retrouvé l’un de ses cheveux ! Je ne comprends plus rien ! Que m’arrive-t-il !? ».

- Nous attendons vos ordres Majesté, intervient Minarvea.

Végalian regarde un instant sans comprendre le commandant puis il regarde à nouveau son écran.

- Lancez l’attaque ! , ordonne le Stratéguerre en brandissant son poing.

La flotte entre dans l’atmosphère terrestre, une navette détruit un satellite utilisé par l’alliance.

- Décollage ! , annonce la voix d’Alcor dans le système de communication.

Goldorak sort des flancs du barrage alors que les navettes s’élancent des hangars situés en haut de la tour du centre de recherche.

- Dai, avec les filles vous vous occupez des navettes, je m’occupe de la soucoupe, annonce Procius.

- Ouais, ouais, bougonne Daisuke.

Kohumé actionne le système de communication pour ne parler qu’avec Hikaru.

- Dit, qu’est-ce qu’il a ton frère ? C’est la première fois que je le vois ronchon avant un combat.

- Aucune idée.

Goldorak et ses alliés se dirigent vers les assaillants encore haut dans le ciel.

- Goldorak et les navettes de soutiens sont sortis, annonce le soldat préposé aux radars.

- Vous avez trouvé leurs points d’envole ? , questionne le commandant Minarvea.

- Non… Je ne regardais pas à ce moment-là.

- Imbéciles !!

- Je suis navré.

Minarvea s’avance vers le soldat avec rage.

- Calme-toi ! , ordonne le Stratéguerre.

La femme se retourne vers le trône.

- Viens a coté de moi et regardons le spectacle.

- Bien Maître.

Le commandant vient se tenir debout à côté du trône.

Goldorak et ses alliés arrivent face à l’escadrille, mais une chose frappe le prince.

- Bon sang ! Où est donc passée la soucoupe ? , remarque Procius.

- C’est vrai, je ne la vois pas, confirme Hikaru.

- Allez, on s’occupe des navettes, annonce Dai.

- C’est parti ! , répond Kohumé.

Alcorak met les gaz pour quitter la formation et être le premier à ouvrir le feu.

- Mortanium !

La navette hameçon de tête esquive le tir. Les autres navettes ripostent aussitôt. Goldorak et ses alliés se séparent pour ne pas être atteints par les rayons.

- Electronium !

Un rayon part de l’avant de Vénusiak qui vient toucher le canon de la navette adverse. Faussoirak a du fil à retors avec deux navettes qui l’attaque simultanément. Goldorak se porte à sons secours, mais il est violement heurté. La soucoupe vient de surgir de nulle part.

- À nous deux, prince d’Euphor !! , lance le général Ch’lang aux commandes de l’astronef.

- Tiens, la revoilà, fait Procius.

La soucoupe s’éloigne de Goldorak avant de changer de forme. Des jambes sortent de la base du vaisseau, puis une tête à son sommet et à sa circonférence des tentacules.

- Les ingénieurs de Véga m’avait habitué à plus esthétique, commente Procius.

- Mais qu’est-ce qu’ils ont, lance Kohumé. Ils ont mangé du lion ce matin ou quoi ! Je n’arrive pas à m’en débarrasser !

- Victorang !

La lame en forme de V tranche l’une des navettes qui poursuivent Faussoirak.

- Merci Dai !

- De rien, répond le garçon. Attention à trois heure !

Kohumé fait pivoter son vaisseau pour éviter une navette kamikaze.

- Non ! Goldorak !! , s’écrie soudain Hikaru.

- Quoi ?? , font en cœur Dai et Kohumé.

Goldorak est entouré par les tentacules de la soucoupe. Des arcs électriques parcourent la surface du vaisseau.

- Mais comment cela a pu arriver ?? , se demande à haute voix Daisuke.

Alcorak vire pour venir aider le prince.

- Je viens à ton aide !

- Non ! Reste loin, articule Procius avec douleur.

- Mais…

- Spirogyre !

Goldorak se met lentement à tourner sur lui-même puis prend de la vitesse.

- C’est tout ce que tu peux faire ! , lance avec joie le général Ch’lang dans son vaisseau.

Les tentacules se resserrent sur la soucoupe faisant monter la pression déjà exercée dessus.

- Rien à faire, il ne veut pas lâcher prise ! , constate Procius.

Dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire, Végalian et Minarvea regardent l’attaque sur le moniteur virtuel se trouvant devant le trône quand le soldat affecté aux radars se met à crier.

- Commandant ! Stratéguerre !

- Que se passe-t-il ? , demande Végalian avec un léger agacement.

- Un vaisseau inconnu en approche de la face cachée de la Lune.

- Quoi ?

- D’où vient-il de la Terre ? , s’empresse de questionner le commandant Minarvea.

- Négatif. Sa direction indique Vénus.

- Montrez-moi ce vaisseau, ordonne le Stratéguerre.

- Actionnez le holocomouflage ! , ajoute le commandant.

Sur la face cachée de la Lune, l’apparence de la base change, un hologramme, représentant les installations en ruine, recouvre les installations.

Sur le moniteur du Stratéguerre apparaît l’intrus. Un vaisseau en forme de cigare recouvert d’une spirale noire et blanc partant du nez de l’astronef, sur ses flancs un cercle avec deux aiguilles faisant pensé à une horloge.

- Le vaisseau tente d’entrer en contact avec nous, annonce un soldat.

- Ne répondez pas !

Le navire inconnu ne change pas de trajectoire, il fonce droit sur le Camp de la Lune Noire.

- Le camouflage est bien en fonction ? , insiste le commandant.

- Affirmatif.

- On dirait que le pilote connaît la trajectoire d’accostage, c’est impossible, s’étonne Minarvea.

Le vaisseau inconnu survole la base, malgré l’apparence de ruine, il vient se placé sur un plot amarrage. Le navire semble flotter au-dessus de la construction, en apparence détruite.

- Mais qu’est-ce que tout cela veut dire !? , s’emporte Végalian

Le moniteur du Stratéguerre se brouille puis une forme apparaît. Un tricorne sur la tête dont des longs cheveux blancs bouclés dépassent, un masque en argent sur le visage avec une moitié affichant la joie et l’autre la tristesse, une cape bleutée, sur les épaules, tissées de motifs dorés et le col recouvert d’une fourrure blanche. Le cou entouré de dentelle recouvrant un manteau bleuté aux bords blancs. Les mains sont recouvertes de gants en dentelles blanches. Un pantalon arrivant en dessous du genou, assorti au manteau, en dessous du quel ont distingue des bas blancs et pour finir des chaussures vernies surplombées d’une grosse boucle dorée. Le tout évoquant un personnage du carnaval de Venise.

- Ami de Véga, je suis venu vous offrir mon aide pour asservir la Terre et vous débarrasser de Goldorak, annonce l’inconnu.

- Qui êtes-vous ? , questionne Végalian.

La forme disparaît du moniteur, l’inconnu apparaît devant le trône du Stratéguerre comme par magie. Une autre forme plus petite a ses cotés, une panthère mécanique.

- Je manque à tous mes devoirs, reprend l’inconnu en faisant une révérence. Je le présente, je suis Chronaris.

- Et en pourquoi aurions-nous besoin de votre aide ? , demande le commandant Minarvea.

- J’ai le moyen de vous débarrasser de Goldorak.

- Et comment ? , demande le Stratéguerre avec intérêt alors qu’une lueur brille dans son regard.

- J’ai le moyen de modifier le temps. Je peux envoyer Goldorak dans une autre époque.

Procius voit des navettes hameçon fondre sur Alcorak.

- Dai ! Ne reste pas ici !

- Je vais t’aider !

- Non, part ! J’ai une idée.

- Comme tu veux !

Alcorak s’éloigne alors que les navettes qui fonçaient sur Dai n’ont pas le temps de changer de trajectoire.

- Magnavolt !

Quatre rayons rouges partent de la soucoupe. Les navettes atteintes par les rayons se retrouvent attirées vers Goldorak. Elles s’écrasent sur les tentacules du navire de Véga permettant à Procius de se dégager.

- Un autre vaisseau arrive, annonce soudainement Kohumé.

- Chronaris, Véga compte sur toi ! Débarrasse-nous de Goldorak et tu seras récompensé, déclare le Strataguerre sur le système de communication du navire.

- Ne craignez rien, Goldorak ne sera plus qu’un souvenir bientôt.

- Planitonk !

Les deux disques dentés partent de la soucoupe pour trancher deux paires de tentacules sur la soucoupe. Pendant ce temps là, le navire en forme de cigare se positionne dans son dos.

- Procius attention ! , hurle Hikaru.

- Quoi ??

Le prince voit l’écho sur son radar et tourne la tête.

Un rayon en forme de spirale s’échappe de l’avant du navire cigare, Goldorak n’a pas le temps de l’éviter, il est pris dans les spirales et se met à tourner dans le vortex. Le vaisseau de Ch’lang s’éloigne de la zone, mais l’arc d’une spirale le frôle.

- Procius !! , s’époumone Hikaru.

Goldorak tournoi toujours dans la spirale émise par le vaisseau de Chronaris puis le rayon s’estompe c’est à se moment que le vaisseau du prince d’Euphor disparaît.

- Goldorak c’est volatilisé ! Enfin ! Je tiens ma victoire !! , jubile le Stratéguerre.

Végalian c’est levé de son trône et rie à gorge déployer.

- « Végalia ! Tu vois, j’ai gagné ! Je suis le plus grand ! J’ai vaincu le prince d’Euphor ! Je suis le maître de la Terre ! Plus rien ne va pouvoir m’empêcher de conquérir le reste de l’univers ! »

Procius à la tête qui tourne, Goldorak tournoi toujours dans la spirale, mais la vitesse de rotation commence a diminué. Le prince tente de surmonter son malaise pour reprendre les commandes et redresser son vaisseau. Autour de la soucoupe, le rayon en forme de spirale se dissipe pour finir par disparaître. Procius reprend le contrôle de Goldorak qu’il stabilise, lentement sa sensation de malaise s’atténue. Il constate qu’il a perdu beaucoup d’altitudes, il regarde le paysage en dessous de lui, mais il ne reconnaît rien.

- Procius appelle le centre.

Aucune réponse, la radio reste muette, il n’y a qu’un léger grésillement.

- Où suis-je ?

Il actionne l’ordinateur de bord pour localiser sa position.

- C’est étrange. Je suis pourtant dans le secteur du ranch du Bouleau Blanc ! Procius appelle le centre.

Toujours les grésillements en guise de réponse.

- Dai ? Hikaru ? Kohumé ? Vous me recevez ?

La radio reste silencieuse. Goldorak change de cap pour se diriger vers sa base.

- Qu’est-ce qui se passe ? , se demande le prince en demandant à l’ordinateur un diagnostic du système de communication.

- Professeur ! Je capte un écho sur le Scope radar !

- Où ça monsieur Argoli ?

- Secteur A23.

- Hum, fait le professeur en allumant sa pipe. C’est proche du ranch de Rigel.

- Que faisons-nous ? , interroge Antarès.

- Rien, attendons d’avoir plus de détail. Argoli, continuez à surveiller l’écho.

- Bien professeur, mais j’ai comme l’impression qu’il se dirige droit sur nous.

Le professeur Procyon fronce les sourcils.

- Professeur !? , lance avec angoisse Cochir.

- Du calme, ce n’est peut-être qu’un appareil terrien. Il se peut que ce soit le jeune Alcor qui arrive avec plusieurs jours d’avance.

- Une soucoupe !! Enfin ! J’ai vois une !!! , s’écrit Rigel.

Ce dernier se trouve sur la plateforme du réservoir d’eau. Il regarde le ciel à l’aide d’une lunette sur trépied. Il porte sa tenue de cowboy datant de l’époque ou il était au farwest.

- Papa ! Arrête tes bêtises, s’emporte Vénusia en sortant de l’écurie.

La jeune fille porte une jupe et un chemisier rose, elle poste un chapeau crème.

- Tu devrais plutôt aider Actarus à changer le fourrage des chevaux ! , reprend la jeune fille.

- Mais je te dis que je vois une soucoupe ! , insiste Rigel.

Actarus, qui manie la fourche sur le tas de foin qui est entreposé au pied du réservoir, cesse son travail et lève la tête.

- Vénusia, laisse ton père, je peux le faire seul, et puis ça lui fait plaisir de chercher des extraterrestres.

- Non, il doit faire sa part de travail, s’énerve Vénusia.

- Quelle étrange soucoupe ! Elle se dirige par ici !

Rigel quitte sa longue vue pour fouiller dans une malle à côté de lui.

- Mais où j’ai bien pu la ranger ! Ah ! La voilà !

Il sort du coffre une banderole qu’il accroche sur le réservoir, dessus est manuscrit « Bienvenue à nos amis d’un autre monde ». Une fois la banderole en place, Rigel retourne à sa longue vue.

- C’est la première fois que je vois une soucoupe avec une tête de drakkar, remarque-t-il.

- Quoi ? , s’étonne Actarus en regardant Rigel.

Soudain un bruit lointain et familier se fait entendre aux oreilles d’Actarus, il se retourne dans la direction observée par Rigel.

Procius regarde le paysage qui défile en dessous de lui.

- D’après les données, je survole le ranch du Bouleau Blanc, mais je ne reconnais rien.

Il aperçoit les constructions.

- Voilà le ranch, l’étable et l’écurie, mais pourtant il manque quelque chose, mais quoi ?

- Hé ho ! Monsieur l’extraterrestre ! Posez-vous ! Je veux faire votre connaissance ! , hurle Rigel en faisant de grands signes. Il va falloir que j’installe une radio ici.

Au sol, Actarus voit grossir une forme familière. Il fronce les sourcils.

Procius voit au loin le barrage et le centre de recherche, mais le paysage ne ressemble pas à ce qu’il connaît. Il manipule des commandes sur son tableau de bord pour faire un gros plan du centre.

- Mais… qu'est-ce que cela veut dire !?

L’image qui apparaît montre la structure arrondie du centre surplombé par une tour, avec un hangar à son sommet, peinte en damier rouge et blanc.

Dans la salle d’observation, le professeur Procyon laisse échapper sa pipe de sa bouche qui tombe sur le sol.

- Quoi !? , s’étonne-t-il.

- Professeur ?? C’est…, fait Argoli.

- Impossible, dit Procyon.

- Mais dans quoi je suis tombé ! , se demande Procius.

Goldorak continu sa trajectoire et survol le centre.

- C’est de ta faute Vénusia ! Tu as crié si fort qu’il n’a pas osez ce poser au ranch, s’emporte Rigel pencher par-dessus la balustrade du réservoir.

- Papa ! Tu vas tomber si tu continues !

- Vous avez bientôt fini !? , demande Mizar en sortant de l’étable. Vous hurlez si fort que je n’arrive pas à traire les chèvres !

- C’est la faute à papa, il préfère chercher des aliens plutôt que de travailler avec Actarus.

- Il est assez grand pour travailler sans moi ! D’ailleurs où est-il ? , remarque Rigel en se penchant plus pour regarder aux pieds du réservoir.

Un bruit de moteur qui démarre se fait entendre.

- Le voilà qui part alors qu’il n’a pas fini son travail, s’emporte Rigel en agitant un poing.

Il perd l’équilibre et bascule dans le vide, il s’écrase sur le tas de foin pendant qu’une moto rouge pilotée par Actarus passe à sa hauteur.

- Actarus ! Tu vas revenir ici tout de suite, hurle Rigel dont juste la tête dépasse de la meule.

La moto file en direction du centre à vive allure.

- Mais quelle mouche l’a piqué ? , fait Rigel en s’asseyant sur la botte de foin en se croisant les bras.

- Il faut que je trouve un endroit pour cacher Goldorak et comprendre ce qui c’est passé, se dit Procius. À croire que je suis revenu dans le passé ! Dans ce cas…

Le prince consulte un moniteur, il lui vient une idée.

- J’ai trouvé où je peux cacher Goldorak.

La soucoupe perd de l’altitude et change de cap.

- Je l’ai perdu sur le Scope radar, annonce Argoli. Il disparut dans les montagnes.

Le professeur Procyon ramasse sa pipe.

- Ne quittez pas des yeux le Scope. Je veux être averti au moindre contact.

- Oui professeur.

Procyon voit la moto d’Actarus qui monte le chemin qui conduit au centre.

- Cochir !

- Oui !

- Vous avez le centre, je reviens dans un instant.

- Bien professeur.

Actarus gare sa moto au pied des marches, il en descend puis saute par-dessus les marches pour se précipiter dans le couloir. Il court dans les couloirs puis dévale un escalier, il finit par déboucher dans une grande salle qui se situe au centre du barrage. La lumière est déjà allumée, au centre de la pièce se tient le professeur Procyon, dans son dos on devine une porte gigantesque.

- Père !?

- Je suis venu voir aussi, répond laconiquement le professeur.

- Tu l’as vu aussi ?

- Oui.

- C’est impossible, il n’y a pas un second Goldorak.

- Pourtant, ton Goldorak est toujours sous ces dalles. Il y en a un autre dehors.

- Même si c’était un autre Goldorak, c’est impossible ! Les plans ont été détruits, les savants qui l’ont conçu et construit ont été tués par la division Ruine. C’est impossible !

- Pourtant, tu l’as vu tout comme moi, répond Procyon en tirant une bouffée sur sa pipe.

Actarus reste muet.

- Voilà ! Elle est là !

Goldorak plonge vers le sol, il s’engouffre dans le flanc d’une montagne.

- Parfait, la taille est bonne. Ils n’ont pas encore construit la route.

Procius pose son vaisseau au fond de la caverne puis il saute du cockpit. Il désactive sa combinaison de vol, il se retrouve en sweet et pantalon.

- Allons explorer les environs et trouver de quoi manger.

- Alors qu’est-ce que c’était d’après toi père ?

- Je l’ignore, la seule chose que je peux dire, c’est que l’objet a disparu dans les montagnes.

- Je vais aller voir ça de plus près !

Actarus s’éloigne en courant.

- Soit prudent mon fils.

Actarus s’engouffre dans l’ascenseur qui conduit au hangar d’hélicoptère situé au sommet de la tour. Il s’installe à l’intérieur de l’appareil pour prendre les commandes. L’hélicoptère s’envole en direct des montagnes proches.

Procius arrive à l’entrée de la caverne, il regarde les alentours.

- Je n’aurais peut-être pas dû me poser aussi loin du village le plus proche, soupire-t-il.

L’hélicoptère piloter par Actarus survol la chaîne montagneuse, il scrute du regard le relief en dessous de lui.

- Voyons… Si c’était moi, où aurais-je caché quelque chose d’aussi volumineux que Goldorak.

L’appareil perd de l’altitude. Actarus remarque une forme circulant sur un sentier.

Procius marche sur un sentier de randonner qui descend vers la vallée, dans le ciel un hélicoptère le survol. Il jette un rapide coup d’œil à l’engin volant et continu sa marche, les mains dans les poches.

Actarus descend au maximum pour voir la forme, il voit un homme qui se déplace tranquillement sur le chemin.

- Un randonneur, mais il est bien loin et en plus il n’a pas l’air d’avoir d’équipement, remarque-t-il. Il est peut-être monté jusqu’ici en moto. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas là pour çà, il faut que je retrouve ce faux Goldorak.

Actarus remet des gaz pour reprendre de la hauteur.

- Où es-tu ma jolie soucoupe ! Hou hou soucoupe de mon cœur ! , pleurniche Rigel.

- Papa ! Descend de là et viens nous aidez ! , proteste Vénusia.

Rigel fait la sourde oreille, il reste dur le réservoir à scruter le ciel.

- Papa !!!!

- Laisse tomber, fait Mizar en levant sa fourche. Il ne descendra pas de si tôt. En plus si ce qui est passé au-dessus du ranch est vraiment un OVNI, il n’est pas là de descendre.

- Peut-être, mais ce n’est pas une raison pour nous laisser tout le travail. Et en plus Actarus qui est parti à l’improviste sans rien dire.

- Il avait peut-être un rendez-vous avec une autre fille, plaisante le jeune frère de Vénusia.

- Mizar !!!!

- Hé hé, tu devrais te voir tu es encore plus rouge, rit le jeune garçon.

- Attends un peu !!!

Vénusia lâche sa fourche pour courir après son frère.

- Mais vous en faites un raffut en dessous ! , remarque Rigel penché par-dessus la rambarde.

La jeune fille cesse de poursuivre son frère et se retourne pour donner un violent coup de pied dans une poutrelle du réservoir. La vibration remonte le long, ce qui fait tombé Rigel la tête en premier sur le sol, un morceau de langue sort de sa bouche.

- Aie, aie, aie. Heureusement que j’ai la tête dure, articule-t-il.

- Salut la compagnie, lance la voix de Banta. Bonsoir Vénusia, tu es très en beauté.

Le jeune homme s’avance vers la jeune fille, Rigel saute sur ses jambes et vient se placer entre les deux jeunes gens.

- Banta ! Que viens-tu faire ici ?

- Heu… Ma mère m’envoie pour faire un échange.

Banta retire son sombrero et le tourne dans ses mains.

- Et que veux-tu échanger ? , questionne Rigel en faisant de gros yeux.

- Elle voudrait échanger un sac d’avoine contre un sac de blé, répond le jeune homme en désignant du pouce une chose dans son dos.

Le vieux Rigel regarde dans la direction et découvre une brouette dans laquelle repose un gros sac en toile de jute.

- D’accord ! Allez vient avec moi, ordonne Rigel en attrapant Banta par une oreille pour le traîner en direction de la brouette.

Le professeur Procyon est assis dans le fauteuil qui fait face à l’écran géant en deux parties, il joue machinalement avec sa pipe entre ses mains.

- Argoli, toujours rien ?

- Non professeur, le Scope reste silencieux.

- « Qu’est-ce que cela veut dire ? Véga aurait-il découvert que le prince d’Euphor a trouvé refuge sur Terre. Est-ce un avertissement ou un défi pour Actarus ?? La Terre est-elle sur le point d’être envahie par Véga ?? Où subira-t-elle le même sort qu’Euphor ? Seigneur, cela fait beaucoup trop de questions sans réponses, constate Procyon. Faites que celui que je considère comme mon fils ne redevienne pas un guerrier. »

Un silence pesant se fait ressentir dans la salle d’observation du centre de recherche spatial.

- Où se trouve Actarus, fini par demander le professeur.

- L’hélicoptère survole le volcan, répond Antarès.

- Non, il n’est pas là non plus ! Il ne peut pas être loin, fait Actarus.

L’hélicoptère décrit encore un cercle au dessus de la gueule du volcan.

- J’ai fait tous les endroits que je connais où j’aurais pu cacher Goldorak, mais il n’y avait rien.

Actarus voit le soleil qui décline à l’horizon.

- Il ne manquait plus que cela, il ne va pas tarder à faire nuit.

L’hélicoptère vire en direction du centre.

- Soit il est bien caché soit il n’est plus dans le secteur, il a utilisé un brouillage et c’est rendu dans un autre endroit, je ne vois que cela !

En chemin, Actarus aperçoit une forme sur le sentier qui remonte en direction de la montagne. Il fait descendre son appareil. Il reconnaît la personne qui tout à l’heure descendait en direction du village, mais cette fois-ci, il remarque qu’elle porte un sac sur le dos.

- On dirait qu’il a fait ses commissions. Pourtant, je n’ai pas vu de campement.

Procius voit passé au-dessus de lui l’hélicoptère.

- « Il n’y a plus aucun doute, je suis revenu dans le passé, soupir-t-il intérieurement. Vu le modèle de cet appareil et les dates des journaux dans la boutique. 1976 ! J’ai fait un bond de trente ans dans le passé. Comment vais-je faire pour retourner à mon époque ? »

Alors que l’hélicoptère s’éloigne, Procius continu sa progression en direction de la cachette de Goldorak.

Actarus pose l’hélicoptère dans le hangar en haut de la tour, il coupe le contact puis en descend. Il se dirige vers l’ascenseur dans lequel il pénètre.

Quand les portes de la cabine s’ouvrent, une fois arrivée à destination, Actarus tombe nez à nez avec le professeur Procyon.

- Alors ?

- Je ne l’ai pas trouvé, père.

- Va te reposer et ne te fais pas de soucis, Cochir monte la garde devant le Scope radar.

- Je me reposerais quand cette énigme sera résolue. Il ne peut y avoir deux Goldorak ! C’est impossible ! Ou alors, la Terre court un grand danger !

- Il y a sûrement une explication a tout ceci mon fils, mais en attendant ne te torture pas inutilement.

- Mais père…

Procyon pose une main sur l’épaule d’Actarus.

- Fais-moi plaisir, mange quelque chose te va dormir.

- Bien père, obéit Actarus en baissant la tête.

Ce dernier s’éloigne sous l’œil du professeur.

- « Mon fils, moi aussi je suis soucieux de ce qu’il vient de se passer, mais tu a déjà temps souffert que je veux te protégé. Nous découvrirons bien pourquoi nous avons vu Goldorak dans notre ciel, en souhaitant que ce ne soit pas un mauvais présage. »

Procius saute du cockpit de la soucoupe, il atterrit en douceur, devant lui un tas de bois qu’il embrase à l’aide de son pistolaser.

- Heureusement que tu n’as pas besoin de manger mon bon Goldorak, lance-t-il en direction de sa machine.

Il sort du sac à dos des boites de conserves et d’autre provision ainsi que du matériel de cuisine.

- Cela me rappellera le temps ou je campais sur Euphor.

Il saisit une boite de conserve.

- Bon où est cet ouvre-boite, lance-t-il en plongeant une main dans le sac à dos.

Actarus sort de la salle de bain, torse nu, avec sa main droite, il se frotte les cheveux avec une serviette qu’il finit pas jeter sur le dossier d’une chaise avant de s’allonger sur son lit. Il croise ses mains sous sa tête et fixe le plafond.

- « Un second Goldorak c’est impossible ! Euphor a été anéanti par la division Ruine de Véga. Je suis le seul survivant ! J’ai échappé au massacre en prenant Goldorak pour ne pas le laisser aux mains du Grand Stratéguerre. Qui aurait pu concevoir et mettre en chantier une telle machine ? »

Des pas se font entendre devant la porte de la chambre, la poignée tourne doucement. Actarus se tourne sur le côté puis fait semblant de dormir. La porte s’entrouvre, la tête du professeur Procyon dépasse par l’ouverture un bref instant puis la porte se referme. Les pas s’éloignent. Actarus se remet sur le dos en fixant le plafond.

Procius s’enroule dans une couverture prés du feu de camp, le bois crépite. Il s’endort ainsi avec Goldorak qui semble le protégé.

Le lendemain matin, Actarus se lève très tôt, il déjeune sommairement puis se rend dans le hangar pour utiliser l’hélicoptère du centre. Il décolle en direction des montagnes.

Procius dort emmitouflé dans sa couverture, le feu a fini de se consumer, quelque cendre rougeoie encore. Il est réveillé par l’écho, résonnant dans la caverne, d’un hélicoptère. Il sort de sa couverture et se dirige vers l’entrée de la grotte. Il se plaque contre la paroi pour rester le plus discret possible. Il voit l’appareil qui décrit des cercles au dessus des montagnes proches.

- J’ai comme l’impression que l’on me cherche.

Le commandant Hydargos marche dans les couloirs de la base du Camp de la Lune Noire en construction. Il se présente devant la poste automatique de la salle de commandement, mais cette dernière reste close.

- Allons bon, soupire-t-il.

Il donne des coups sur la porte, après un instant celle-ci s’ouvre et apparaît un soldat.

- Commandant, fait le militaire en le saluant.

- Comment ce fait-il que la porte ne s’ouvre pas ?

- Nous avons un problème avec les capteurs, répond le soldat.

- Corriger ce problème rapidement, ordonne Hydargos.

- À tes ordres.

Le commandant pousse le soldat pour entrer dans la pièce, il se dirige directement vers la console de communication. Le symbole des forces de Véga trône au centre de l’écran. Hydargos actionne un interrupteur et aussitôt le visage orangé du Grand Stratéguerre surgit.

- Maître, dit le commandant en exécutant le salut Végan.

- Hydargos ! Tu m’as fait attendre !

- Je suis désolé, je me trouvais à l’autre bout de la base, le système de transport automatisé a encore quelque difficulté…

- Règle se problème ! , tonne Véga le Grand Stratéguerre.

- Bien entendu…

- Les détails m’importent peu, je veux savoir quand notre base sera opérationnelle !? Tu connais l’enjeu de la conquête de la Terre.

- Je suis parfaitement au courant.

- Stykadés notre planète mère manque de ressource, une partie de notre peuple doit migré pour survire, la Terre est la planète qui nous convient le mieux.

- Je sais tout cela Grand Stratéguerre, la conquête de la Terre ne sera qu’une simple formalité, leur système de défense est précaire, nous les écraserons sans difficulté.

- C’est ce que pense aussi le général Minos.

- Minos ??

- Oui, j’ai parlé avec lui de la conquête de la Terre. Je compte toi pour asservir cette planète Terre.

- Je ferais tout mon possible pour être digne de cet honneur.

Le visage du Grand Stratéguerre disparaît laissant place au symbole des forces de

Véga.

Le commandant serre les poings.

- Une fois la planète asservie, je recevrais tous les honneurs, je serais le souverain de ce monde !!!! Ah ! Ah ! Ah !

Procius observe le manège de l’hélicoptère, ce dernier fouille consciencieusement chaque secteur de montagne.

- Il faut que je redouble de prudence, fait-il pour lui-même. Il faut que je songe à trouver une autre cachette.

Au ranch du Bouleau Blanc, des cris de femme résonnent.

- Papa !!! Tu vas descendre de cette tour ! Si tu ne descends pas, je viens te chercher, rouspète Vénusia au pied du réservoir.

La jeune fille porte une jupe short rose avec un chemisier blanc, ainsi qu’un chapeau blanc.

- Je recherche des soucoupes ! Tu vas me laisser tranquille ! Je suis ton père, réponds Rigel en regardant dans sa lunette.

- Cela n’empêche pas que tu dois faire tes taches !!!

- Actarus est là pour ça ! , rétorque Rigel en agitant la main nonchalamment.

- Justement, il n’est pas encore arrivé ce matin.

- Quoi !?? , s’étonne le vieil homme en redressant. C’est étonnant de sa part.

- Alors, descends !

- Sûrement pas ! , répond Rigel en agitant la tête de gauche à droite en signe de négation. Je ne vais pas accomplir les tâches d’un fainéant.

- Qu’est-ce que tu as dit au sujet d’Actarus !??? , questionne la jeune fille en colère.

- Laisse tomber, intervient le jeune Mizar. Banta a accepté de nous donner un coup de main.

- Bonjour Vénusia, fait Banta avec des cœurs dans les yeux.

La jeune fille se penche vers son frère pour lui parler à l’oreille.

- Dit Mizar, tu lui as promis quoi en échange ?

Le jeune garçon la regarde avec surprise.

- Mais rien du tout ! Pour qui tu me prends ? , demande-t-il vexer en tournant la tête.

Vénusia se redresse.

- Hum… Banta !

- Oui Vénusia, répond mielleusement le jeune homme.

- Tu vas nettoyer l’étable.

- J’y fonce, répond Banta en joignant le geste à la parole.

Vénusia sort de l’étable en portant un sceau de lait, elle voit son père monter sur l’échelle du réservoir avec un gros sac sur le dos.

- Papa !!!

Rigel lâche un instant les barreaux de l’échelle et tombe de quelque centimètre avant de se rattraper.

- Oulalala, un peu plus….

- Papa, tu peux me dire ce que tu fabriques encore au lieu de nous aider !? , s’emporte la jeune fille.

- Aie, ça va être ma fête, soupire le vieil homme.

- Et qu'est-ce que tu as dans ton sac !?

- Héhéhé, une radio, annonce fièrement Rigel.

- Une radio ??? Pourquoi montes-tu une radio sur le réservoir ?

- Pour parler aux hommes de l’espace, répond-il en reprenant son ascension.

- Quoi ? Tu parles encore de soucoupe !

- Tu changeras d’avis quand j’entrerais en contact avec des créatures d’autres planètes.

Rigel a atteint la plateforme, il retire le sac de son dos et commence à en sortir le poste de radio.

- Tu ferais mieux de te rendre utile !

- Décidément, tu as hérité du caractère de ta pauvre mère.

Il installe le poste, branche le microphone et l’antenne avant de le mettre en fonction. Il s’éclaircit la voix avant de porter le micro à hauteur de sa bouche.

- Allo, Allo ! Ici Rigel, j’appelle les hommes de l’espace. Répondez ! Ici Rigel de la Terre.

- Décidément, il ne changera pas, constate la jeune femme, en se plaquant une main sur le front, découragée.

- Je te rappelle que je suis le président « Des amis des amis de l’espace », lui lance son père sur la plateforme.

Actarus se pose au sommet de la tour du centre de recherche. Le professeur Procyon l’attend sur la plateforme de l’hélicoptère.

- D’après ton visage, tu rentre bredouille, constate le professeur.

- Malheureusement père, répond tristement Actarus.

- Dans ce cas, je te demande d’arrêter tes recherches.

- Mais !!! Pourquoi ?

- J’ai fait vérifié les enregistrements.

- Et ?

- Aucun des enregistrements n’indique la présence d’un vaisseau ayant survolé la région.

- Quoi ! Mais c’est impossible, je l’ai vu ! Rigel aussi ! Et toi !

- Je sais bien, mais les ordinateurs n’ont rien enregistrer, affirme tristement Procyon.

- Ne me dit pas que nous avons tous rêvé ! , s’emporte Actarus.

- Il se peut que nous ayons été victime d’une sorte d’hallucination du a un phénomène solaire.

- Dans ce cas pourquoi aurions nous vu Goldorak ?

- Notre inconscient a remplacé le phénomène par une forme proche et familière. Je ne vois que cela.

- Je veux bien pour toi et moi ainsi que le personnel du centre, mais Rigel ?

- Il a peut-être aperçu Goldorak dans un semi sommeil la nuit ou tu t’es écrasé sur Terre.

- Non, il doit y avoir autre chose ! Je ne peux…

- Actarus ne m’oblige pas a te consigné au centre !! , lance Procyon vigoureusement.

- Non père, mais je veux savoir pourquoi tu insiste autant ?

- Dans deux a trois jours, j’attend l’arriver d’un visiteur venant du centre de recherche spatial américain spécialisé dans les OVNI.

- Je comprends père, je me tiendrais tranquille.

- Merci.

Procius se tiens à l’entrée de la caverne, il porte le sac a dos. Cela fait deux jours qu’il n’a pas vu l’hélicoptère survolé la région.

- Je n’ai pas le choix, je n’ai plus rien a manger, soupire-t-il. Il faut que je me rende au village.

Procius jette le sac sur son dos et sort, il marche en direction d’un sentier, qui se trouve à plus de un kilomètre, qui descend dans la vallée.

Cela fait déjà prés d’une heure qu’il marche quand il entend un bruit étrange dans le ciel. Il lève la tête, il place une main au dessus de ses yeux pour ne pas être éblouie par le soleil, il aperçoit un petit point dans le ciel. Le point grossit lentement et finalement, il devine les contours d’une minuscule soucoupe de couleur jaune.

Tout est calme au centre de recherche, chacun vaque à ses occupations quand un point se met à briller sur le radar.

- Hé ! Alerte ! Le Scope radar pique un point à trente kilomètre au sud-ouest ! C’est quoi d’après vous ? , lance Argoli.

Procyon se retourne.

- C’est sûrement Alcor, déclare le professeur. Il doit se poser aujourd’hui, surtout ne le perdez pas de vu.

- Allo ? Alcor ? , demande Argoli par l’intermédiaire de la radio. Répondez aux fins d’identification.

- Ici prototype OVT 1, répond le pilote. Donnez procédure d’approche.

Procius reprend sa marche après avoir remonter le sac à dos d’un mouvement d’épaule.

- Je crois que Alcor vient d’arriver au centre, fait-il en souriant.

Au ranch du Bouleau Blanc, Vénusia et Mizar promènent un jeune poulain, ils se dirigent vers Actarus qui retourne une meule de foin avec une fourche.

- Actarus ! , crie Mizar en se mettant à courir.

Actarus se relève, il attrape, avec sa main droite, l’extrémité d’une serviette, qu’il porte autour du cou, pour essuyer sa sueur sur le visage.

- Hé ! T’as vu comme il est beau maintenant, fait fièrement Mizar en parlant du poulain.

Vénusia se tient au coté de l’animal, elle croise ses mains dans son dos. Actarus s’avance et pose une main sur la tête de la bête.

- Oh ! Oui ! Il est magnifique, répond Actarus en caressant l’encolure du poulain.

Vénusia se tourne et cherche quelque chose du regard.

- Où est papa ? , questionne la jeune fille.

Actarus pointe le réservoir.

- Là haut.

Rigel observe le ciel à l’aide de sa lunette.

- Il n’est pas sérieux pour son âge, fait Vénusia en plaçant ses mains pour crier. Papa, tu inventes vraiment n’importe quoi pour laisser le travail à Actarus. Descend !

Rigel se retourne pour regarder sa fille.

- Vilaine petite insolente ! En tant que président « Des amis de l’espace », j’ai le devoir de rester à l’écoute de nos frères qui souhaiterait se manifester !

Le vieil homme reprend son observation.

- Tu crois encore aux hommes venus d’ailleurs, ça n’existe pas ! , lui rétorque Vénusia. A temps perdu aide Actarus a nettoyé les étables !

Actarus attrape sa fourche et recommence son travail.

- Les femmes ne comprendront jamais rien à la poésie de la recherche spatiale, laissons faire un caractère assez intelligent, la poésie de toute cette immensité ne les effleure pas. Rho ! Ces femelles, faire la soupe c’est tout ce qui leur parait essentiel.

Rigel fixe son œil dans la lunette.

- Quoi !?? , fait-il en écartant son visage.

Il reporte son attention dans sa lunette.

- Ca y est.

Dans son dispositif, il voit une petite soucoupe jaune avec une rayure bleue. Il laisse sa longue vue et cours avec excitation sur la plateforme pour rejoindre la radio.

- Rigel appel homme de l’espace on vous attend !

Puis il se remet à courir vers sa lunette.

- Par ici petite soucoupe, lance-t-il en agitant la main.

La soucoupe grossit à tel point que le vieil homme prend peur et s’éloigne de sa lunette. Il pousse un cri et bondit dans le vide, il se rattrape à sa lunette, il pend dans le vide ainsi un instant avant de lâcher prise et tomber sur le toit de l’étable, il roule sur le toiture pour finir par atterrir dans une meule de foin. Il en sort un instant après pour s’écrouler sur le sol en pointant le ciel du doigt.

- Un soucoupe arrive, lance-t-il.

Tous les regards se dirigent dans la direction indiquée. Actarus regarde un bref instant avec inquiétude puis sourit avant de continuer son travail.

L’OVT se pose devant l’entrée du ranch.

- Pourquoi elle se pose chez nous, s’étonne le jeune Mizar.

Rigel éclate de rire et part en courant vers la maison, il en revient rapidement, il porte un badge « UFO ».

- C’est le plus beau jour de ma vie, déclare Rigel joyeusement.

- Reste ici, fait Vénusia en l’empêchant d’avancé. Nous ignorons quelles sont les intentions de ces gens !

Rigel force le passage.

- Je connais leur langue, affirme-t-il.

Il avance vers la soucoupe avec un large sourire puis commence a parler quand il n’est plus qu’à un pas.

- Agla agla ghili ghili dou you spike martien ?

Le poste de pilotage de l’OVT s’ouvre, un homme en combinaison bleuté en saute, il porte un casque rouge sur la tête.

Vénusia et Mizar se rapproche de leur père.

- Vous être presque normal pour arrivant du cosmos, remarque Rigel.

- Ils ont plus d’un tour dans leur sac, déclare Mizar. Ne te fit surtout pas aux apparences.

- Alors on s’amuse à se déguiser en terrien, fait Rigel en se prenant le menton d’une main.

L’homme retire son casque.

- Non ne vous inquiété pas, je suis un ami, déclare Alcor.

- Ah ! Ca ! Il parle notre langue sans accent, c’est un martien très cultivé !

- Je suis tombé chez les dingues, dit Alcor en se frottant les cheveux.

Un véhicule du centre de recherche arrive, il en sort le professeur Procyon.

- J’espère que votre traverser c’est effectuer sans problème, demande le professeur en lui tendant la main.

- Je me présente Alcor, répond le pilote en serrant la main. Je suis heureux de vous rencontrez professeur Procyon.

- Moi aussi, mais laissez moi vous présentez mes assistants, déclare Procyon en se retournant vers le véhicule.

Trois hommes en blouse blanche se tiennent devant.

- Je vous présente ces messieurs. Voici monsieur Argoli, Antarès, Cochir mes collaborateurs.

Puis le professeur tend la main vers le pilote de l’OVT.

- Et voici monsieur Alcor.

- Ravi, répond-il en s’inclinant légèrement.

Procius débouche d’un chemin entre des arbres, il voit loin devant lui un groupe à l’entrée du Ranch du Bouleau Blanc.

- C’est bien ce qui me semblait, je me suis trompé de sentier, lâche-t-il avec tristesse.

Il jette un regard à ses pieds. Il porte une simple paire de mocassin, ces derniers sont en piteux état.

- J’ai un de c’est mal aux pieds ! Et en plus je suis bon pour acheter une paire de chaussure, constate-t-il.

Il se remet a marché, en longeant la clôture en bois, en direction du village.

- En plus, je me rallonge le chemin.

Le lendemain, Procius se baigne dans une rivière proche de la grotte quand subitement, il entend un tir de laser, il lève la tête et découvre l’OVT aux prises avec cinq navettes des forces de Véga. Il sort de la rivière et attrape ses affaires rapidement, il roule le tout en boule avant de les bloquer sous son bras gauche. Il se met à courir en direction de la caverne, après une dizaine de mètres il cesse sa course.

- C’est vrai ! Je ne peux pas intervenir ! Je ne peux juste que regarder, marmonne-t-il entre ses dents.

Procius se retourne pour regarder le combat aérien. Apparaît subitement une allure familière. Goldorak entre dans la bataille, il tire ses Planitronk sur la navette qui lui fait face, elle explose un instant plus tard. Surgissent des nuages d’autres navettes et une soucoupe. Deux navettes ouvrent le feu sur Goldorak. La soucoupe quant à elle s’intéresse à l’OVT d’Alcor. Cette dernière descend lentement vers le sol. La soucoupe vient se placer au dessus à la verticale, trois pattes en sortent pour entourer le minuscule appareil. Goldorak fait un passage au dessus des deux appareils avant de reprendre de la hauteur, puis le robot géant quitte sa soucoupe porteuse.

L’OVT se retrouve plaqué sur le sol par la soucoupe qui une fois au sol se transforme.

Procius s’est habillé rapidement et c’est rendu à un point d’observation pour regarder le combat.

Une tête menaçante, des pattes et une queue de couleurs vertes sortent de la soucoupe sauvage. À peine ses pieds touchent le sol que Goldorak fonce sur le monstre artificiel pour lui donner un coup d’épaule. Quand ils s’entrechoquent, la créature de Véga bascule en arrière. Goldorak en profite pour ramasser l’OVT. Le robot géant part en courant avec l’engin dans les mains. Le monstre se retourne en crachant des flammes.

Goldorak a déposé la petite soucoupe et la secoue doucement.

- Alcor décolle ! , fait Actarus. Alcor ! Dépêche-toi !

À l’intérieur de l’OVT, son pilote a perdu connaissance. Il revient à lui un bref instant pour découvrir la tête du robot géant et apercevoir son pilote casqué avant de sombrer de nouveau.

Le monstre se trouve dans le dos de Goldorak, de ses yeux sort un rayon mauve. Le robot géant évite le tir de justesse en bondissant en avant.

Procius serre les poings, il connaît l’issu du combat, mais tout ce corps le pousse à intervenir.

La créature artificielle tire une nouvelle fois, Actarus fait rouler sur le côté sa machine, elle se retrouve sur le dos.

- Pulvonium !

Des poings du robot géant sortent des rayons mauves. La soucoupe se referme comme pour protéger la créature, puis quatre lames sortent sur le contour, puis l’engin se met à tourner sur lui-même et fonce sur Goldorak. Ce dernier est en train de se lever, les lames viennent le frapper au niveau du visage. Le robot géant perd son équilibre et tombe face en avant sur le sol. Actarus manœuvre pour échapper à son adversaire, il fait rouler sa machine. La soucoupe, voyant sa proie lui échapper, prend de la hauteur. Les trois pattes apparaissent à nouveau quand elle plonge sur Goldorak. Ce dernier se retrouve allongé sur le dos.

- Rétrolaser !

Un rayon en forme de V multicolore sort du torse du robot qui repousse au loin la soucoupe sauvage, elle finit par retomber sur le sol, sa tranche s’enfonçant dans le sol.

Goldorak se relève alors que la soucoupe entame une rotation sur elle-même pour s’enfoncer dans le sol. Une seconde plus tard, une tête verte surgit du sol pour saisir un pied du robot géant. Goldorak bondit pour se dégager, mais il emporte avec lui son adversaire dans les airs. La créature de Véga le relâche juste avant qu’ils ne touchent le sol, ce qui lui permet de plaquer Goldorak. Le monstre se sert de sa patte gauche pour serrer le cou du robot. Actarus utilise ses Clavicogyres pour couper les pattes avant de son adversaire.

La créature se dresse sur ses pattes arrière en hurlant avant de cracher un jet de flamme verte aux pieds du robot qui s’éloigne. Goldorak lui fait face et lance son Fulguropoing gauche. La soucoupe se referme, mais le poing réussit à s’infiltrer avant qu’elle ne soit complètement close.

Actarus utilise le Cornofulugure qu’il dirige sur l’espace resté visible. La tête de la créature sort alors que le Fulguropoing est libéré pour regagner Goldorak. À peine en place, surgit l’Astérohache qu’il lance sur la soucoupe à demi ouverte. La double hache coupe, par le centre, en deux la machine de Véga. Les yeux de la créature brillent un instant avant que la tête quitte le corps pour se jeter, gueule ouverte, sur le robot géant. Actarus utilise un Fulguropoing pour la détruire. Une énorme explosion se produit, Goldorak s’élance dans le ciel pour rejoindre sa soucoupe.

Procius dessert ses poings, il soupire.

- J’ai au moins eu la consolation de te voir combattre Actarus, lâche-t-il en se retournant pour rejoindre la caverne où repose son Goldorak.

La nuit est tombée, Actarus passe un coup de chiffon sur sa nouvelle moto, cette dernière possède trois roues et sa couleur est rouge et blanche. En effet, sa précédente moto a été détruite quand il a sauté du ravin pour rejoindre Goldorak afin d’aller secourir Alcor.

Procius regarde le ciel étoilé, en croquant dans une pomme, à l’entrée de la caverne. La nuit est douce et le ciel est dégagé. Soudainement un point lumineux surgit dans le ciel suivi d’un rayon en forme de spirale. Procius en laisse tomber sa pomme.

- C’est le même rayon ! , s’exclame-t-il en partant en courant vers son vaisseau.

Une trentaine de secondes plus tard, Goldorak surgit de la caverne pour s’élancer vers le rayon.

Actarus a fini de s’occuper de sa moto, il est accoudé sur le rebord du barrage et observe le ciel en réfléchissant.

- « Voilà que Véga en veut à la Terre. Maintenant, ils savent que j’ai trouvé refuge sur cette planète. Je dois la protéger à n’importe quel prix… »

Il est tiré de ses réflexions quand il voit un point lumineux apparaître brusquement suivi d’un étrange rayon en forme de spirale. Il reste un instant ainsi à regarder le phénomène. Il réagit, quand il voit passer dans le ciel une forme qu’il connaît bien, celle de Goldorak. Aussitôt, il part en courant en direction du centre, il saute par-dessus les marches de l’entrée, il continue sa course folle dans les couloirs.

Goldorak s’approche du rayon.

- Si j’entre de nouveau dans le rayon, j’ai peut-être une chance de regagner mon époque, fait Procius.

Soudain son vaisseau vibre, il vient d’être touché par un tir. En regardant attentivement, Procius distingue la soucoupe bleutée qui fonce sur lui.

- Evidement, soupire-t-il. Cela aurait été trop simple.

Actarus dans son Goldorak a décollé du centre. Il arrive dans la zone du rayon, il voit deux soucoupes se livrant à un combat aérien.

- Que signifie tout cela, se demande-t-il.

Le radar de Procius lui signal un nouveau vaisseau en approche, il regarde mieux et découvre qu’il s’agit d’Actarus avec Goldorak.

- Dire que j’avais réussi à l’éviter jusqu’ici.

Au même moment, la soucoupe bleutée se transforme, des tentacules en sortent. Procius n’a pas le temps de l’éviter. La soucoupe se retourne pour que les tentacules s’enroulent autour de Goldorak.

Actarus regarde le combat complètement éberlué.

- Je vais de surprise en surprise, dit-il.

- Spyrogyre !

Le Goldorak piloté par Procius se met à tourner sur lui-même pour tenter de se libérer de l’étreinte de la machine de Véga.

- Allons, allons prince d’Euphor, fait le général Ch’lang. Tu sais bien que c’est inutile !

Le radar de la soucoupe émet un signal, le général regarde l’appareil.

- Mais…

Actarus regarde le combat en se demandant ce qu’il doit faire, quand il remarque un symbole sur la soucoupe bleutée. Le logo de la division Ruine.

- C’est décidé, j’interviens ! , décide-t-il.

Le Goldorak de Procius tourne toujours sur lui-même, mais la soucoupe est toujours agrippée à lui, son vaisseau commence a craqué sous la pression des tentacules.

- Planitronks !

Deux disques dentés s’élancent de la soucoupe du Goldorak piloté par Actarus. Ils viennent couper les tentacules restants.

La soucoupe de Véga se retrouve sans prise, elle part dans une trajectoire incontrôlée tout en tournant sur elle-même. Elle finit par rencontrer le rayon en forme de spirale dans lequel elle se volatilise.

Procius stabilise son Goldorak pour constater qu’Actarus est intervenu. Il le voit s’approcher de lui.

- « Comment je vais faire pour m’en sortir ?? »

Les deux Goldorak se font face, Actarus constate que l’autre pilote porte la même tenue que lui, mais qu’il y a une sorte d’armature qui l’entoure.

- Qui es-tu ? , demande-t-il dans la radio.

Procius hésite, a réponde.

- Je n’ai pas envie de te combattre, mais si tu ne réponds pas, je n’hésiterais pas, ajoute Actarus.

- Je… Je suis le prince d’Euphor, finit par répondre Procius.

- C’est impossible ! Je suis le prince d’Euphor.

- Je sais qui tu es Actarus Procyon.

- « Comment connaît-il le nom de mon père adoptif ? » Il ne peut y avoir deux princes d’Euphor.

- C’est exact. C’est juste que je ne suis pas de cette époque.

- Explique-toi !

- Je viens du futur.

- Du futur ?

- Oui.

- Comment est-ce possible ?

- Je l’ignore. Je livrais un combat contre la soucoupe que tu viens de voir quand j’ai été frappé par ce rayon en forme de spirale et je me suis retrouvé ici. J’espère pouvoir regagner mon époque en pénétrant de nouveau dans ce rayon.

Non loin de là, le fameux rayon commence à s’estomper.

- Je dois faire vite, ajoute Procius.

- Attends ! Cela veut dire que dans le futur Véga en veut à la Terre ?

- Non, ment Procius.

- Pourtant, la soucoupe portait l’emblème de Véga.

- C’est exact, mais Véga n’existe plus.

- Je vais battre Véga ?

- Je ne peux pas tout te dire, je risquerais de modifier l’avenir.

- Mais, dis-m’en plus…

- Excuse-moi, mais le rayon faiblit et je dois y aller si je veux avoir une chance de revenir à mon époque.

- Attends... !!! Je comprends, prince d’Euphor, je te souhaite, bonne chance.

- Merci Actarus.

Le Goldorak piloté par Procius vire pour se diriger vers le rayon qui est pratiquement effacé. Il augmente sa vitesse pour y arriver avant qu’il n’ait complètement disparu. Enfin, il arrive à l’intérieur de la spirale et disparaît ainsi que le rayon.

Actarus regarde le rayon disparaît.

- Bonne chance à toi, j’espère que tu es bien revenu à ton époque, lance-t-il.

Il actionne ses commandes pour diriger Goldorak vers le centre.

- Dommage, j’aurais bien aimé en apprendre un peu plus.

Soudain, Actarus a sa vision qui se brouille, il porte une main à sa tête un instant. Il secoue sa tête, sa vision redevient nette.

- Mais… qu'est-ce que je fais ici ??? , se demande-t-il.

Procius est pris dans le tourbillon de la spirale, mais la violence s’estompe, le rayon disparaît. Il fait nuit dehors.

- Voyons voir si je suis revenu à mon époque.

Il regarde son radar pour localiser sa position.

- Ça va, je ne suis pas loin du ranch.

Goldorak change de direction et commence à perdre de l’altitude. Un instant après ce que découvre Procius lui glace le sang. Le ranch du Bouleau Blanc est en ruine, il fonce en direction du centre. Le barrage est éventré, l’énorme carapace en acier est fondue, les bâtiments en ruines.

- Non !!! C’est impossible, mais que s’est-il passé ici ??

Il dirige Goldorak vers la ville la plus proche, il distingue plein de lumière et de grande tour. Les constructions ont une architecture inconnue. Sur une des tours situées en plein centre de la ville trône l’emblème de Véga.

Le radar se met à sonner indiquant une escadrille en approche.

- Je ferais mieux de déguerpir et trouver un lieu ou me cacher.

Goldorak change de trajectoire et s’éloigne en direction des montagnes.

FIN

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