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GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK
LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 17
- Cornofulgure !
Le rayon part des cornes du robot géant, il vient frapper la soucoupe bleutée. Les tentacules sortant du vaisseau de Véga semblent se dresser sous le choc du rayon.
Dans on vaisseau en forme de cigare, recouvert d’une peinture en forme de spirale noire et blanche, Chronaris caresse le masque doré qui recouvre son visage.
- Je n’ai jamais échoué dans une mission ! Ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer ! Je n’ai pas réussi à envoyer Goldorak dans une autre époque, mais cela ne fait rien !
La soucoupe bleutée, contrôler par le général Ch’lang, se dégage du Cornofulgure. Ses tentacules se trouvent en position horizontale. La soucoupe se met à tourner sur elle-même, des pointes sortent à l’extrémité des appendices mécaniques.
- Tu ne crois quand même pas que cela va être aussi simple que çà ! , hurle dans son cockpit Ch’lang.
La soucoupe fond en un éclair sur Goldorak, les pointes viennent frapper le visage du robot géant.
- Prince d’Euphor ! Quelle que soit l’époque ! Je te vaincrais !!!!
Le tableau de bord situé devant Procius clignote au rouge, toute la soucoupe est secouée sous les chocs répétés des pointes.
- Plasmotronk !
Deux disques d’énergie partent de chaque côté de la soucoupe porteuse. Ils décrivent une courbe avant de se précipiter vers les tentacules qui se retrouvent déchiquetés à leurs bases. Aussitôt les vibrations cessent dans Goldorak, les indicateurs du tableau de bort reviennent à la normale.
- Ce n’est pas vrai, il a toujours un tour pour s’en sortir, constate amèrement Ch’lang.
La soucoupe bleutée, tournant toujours sur elle, tente de prendre la fuite, mais Goldorak s’élance à sa poursuite.
- Spider Spin !
Des pointes sortent des Planitronks qui se mettent en rotation sans quitter leurs supports. Procius manœuvre pour se positionner à mi-hauteur du vaisseau adverse, le Planitronk gauche entre en contact avec la coque de la soucoupe. Le métal de la coque se déchire, le vaisseau de Véga se retrouve découpé en deux comme une vulgaire boite de conserve. Une capsule en est éjectée juste avant l’explosion.
Le général Chl’ang jette un regard en arrière en direction de la soucoupe qu’il vient de quitter.
- Maudit Goldorak ! Il a encore réussi à me vaincre !
Il finit de contempler l’explosion, puis il actionne ses commandes pour rejoindre le camp de la Lune Noire.
- En voilà un de moins, maintenant au tour de cet étrange vaisseau. Il ne faut pas que je me refasse prendre par ce rayon en forme de spirale, je n’ai pas envie de voyager à nouveau dans le temps.
Procius vire son vaisseau en direction du vaisseau cigare.
- Voilà qu’il approche, constate Chronaris en cessant de caresser son masque.
Il pose les deux mains sur les mannettes.
- À nous deux Goldorak !
Les moteurs du vaisseau cigare se mettent en action, ils crachent une forte lueur bleutée. Les deux navires foncent l’un vers l’autre.
- Optofisseur !!
Deux rayons jaunes sortent des yeux du robot géant en direction du vaisseau cigare qui se volatilise.
- Quoi !!! Mais où est-il passé !?
- Derrière toi, hurle soudain Hikaru.
Procius tourne la tête, il voit le vaisseau cigare qui réparait.
- Mais…
Goldorak fait volte-face.
- Voyons si cette fois-ci tu vas éviter mon rayon temporel, lancer Chronaris.
Le rayon spiral sort de l’avant du cigare.
- Décidément, il a de la suite dans les idées, constate le prince.
Goldorak se cabre pour éviter le tir, Procius effectue un marteau pour plonger vers son adversaire.
- Missile Gama !
Les Planitronks s’ouvrent pour laisser sortir les lanceurs de missiles. Deux projectiles en forme de cônes filetés sont propulsés vers le vaisseau cigare. Son adversaire voyant cela, roule sur le côté, la peinture ressemblant à un cadran avec des aiguilles se retrouve sur le dessus, un puissant rayon blanc en sort.
Procius voit le jet de lumière progresser vers lui, il vire sur la gauche pour éviter le contact, mais le rayon touche le Planitronk gauche qui est pulvérisé.
- Mortanium !
Les rayons mauves partent de l’extrémité des ailes d’Alcorak, ils viennent frapper la coque du cigare sans aucun résultat.
- Electronium !
Le rayon part de l’avant de Vénusiak, lui aussi n’a aucun effet sur le vaisseau adverse.
- Triponium !
Le rayon part de l’avant de Faussoirak, ne laissant lui aussi aucun impact sur l’adversaire.
Les missiles Gama se plantent de chaque côté du cadran, le rayon se coupe instantanément.
- Quoi !!!??? , s’étonne Chronaris.
Il actionne le bouton de tir sans aucun résultat. Un signal lumineux rouge clignote.
- Il ne manquait plus que cela, une panne du système de tirs !!!!
- Écoutez ! Nous allons concentrer nos tirs sur le vaisseau, déclare Procius.
- Comprit !!! , répondent en cœurs ses trois coéquipiers.
- Mégavolts !
- Mortanium !
- Electronium !
- Triponium !
Les rayons viennent de tous les côtés, mais se dirigent tous vers le vaisseau de Chronaris.
- Je n’avais pas prévu cela !!! , bougonne Chronaris en regardant ses radars.
L’homme pivote son siège pour actionner des commandes sur un pupitre, la lumière des voyants de contrôle se reflète sur le masque doré qu’il porte.
- Vous gagnez cette manche ! Mais j’aurais ma revanche !
Les quatre rayons sont à proximité de la coque de l’adversaire quand subitement, ils se trouvent mélanger créant un arc en ciel de couleur, le vaisseau cigare a disparus.
- Nous l’avons eu ?? , demande Daisuke.
- Je n’ai rien vu, ajoute Kohumé.
- Je n’ai pas vu d’explosion, confirme Hikaru.
- Nous ne l’avons pas atteint, annonce froidement Procius. Il s’est volatilisé avant.
- Comment… ? , articule Dai.
- Ne restons pas là, retournons à la base.
Goldorak change de cap pour prendre la direction du centre de recherche spatial, il prend la tête de la formation quand les autres navettes le rejoignent.
- C’est bizarre, fait Hikaru.
- Quoi ? , questionne Kohumé.
- Je ne sais pas, j’ai une étrange sensation.
- Hein ? , lâche Dai.
- Explique ? , demande Kohumé.
- C’est difficile à décrire, j’ai l’impression d’avoir déjà vécu une partie de ce combat.
- Tu sais tous les combats se ressemble plus ou moins, déclare Dai.
- Je sais, mais ce n’est pas cela…. Comment dire… Comme si nous avions déjà fait cet affrontement.
- Une impression de déjà vu ? , suggère Kohumé.
- Bientôt elle va nous sortir une boule de cristal, se moque Daisuke.
- Ne te moque pas !!! , s’emporte Hikaru.
Procius quant à lui, reste profondément silencieux.
Le vaisseau cigare de Chronaris réapparaît au dessus du camp de la Lune Noire. Le navire accoste dans un hangar en forme de champignon. Quand Chronaris sort de l’appareil, il découvre en bas du sas le commandant Minarvea.
- Le Stratéguerre veut vous voir, annonce-t-elle.
- Je dois d’abord faire des réparations sur mon vaisseau.
- Il veut vous voir immédiatement.
- J’irais une fois mes réparations effectuées !
- Je me permets d’insister, dit-elle fermement en sortant une arme.
- Je vois… Mais c’est dommage, j’aurais réparer mon vaisseau et modifier le temps, ainsi pour vous et le Stratéguerre le temps n’aurait pas changer.
Minarvea sert instinctivement son arme fermement comme si elle ressentait une menace. Chronaris voit le geste.
- Je vois que je ne pourrais pas vous convaincre, je vous suis ? Ou, je vous précède ?
Avec un mouvement de son arme, le commandant fait comprendre qu’il doit passer le premier.
- Bien ! Dans se cas, faisons fit de la bien séance, je passe le premier.
La panthère mécanique de Chronaris sort du vaisseau en poussant un rugissement. Minarvea se retourne vers l’animal artificiel.
- Il suffit ! , tonne Chronaris. Aux pieds !
La panthère cesse de pousser ses rugissements puis elle vient rejoindre docilement son maître.
Une goutte de sueur coule du front du commandant.
- Allez en avant, fait-elle d’une voix mal assurée.
Goldorak repose sur sa plateforme, Procius regarde les dégâts du sol. Déjà une équipe de techniciens arrive pour débuter les réparations.
- Il va falloir que l’on adapte un ancien Planitronk, annonce Cochir en consultant des plans.
- Vous êtes sur que ça va aller ? , questionne le prince.
- Mais oui, fait rassurant le scientifique. Laisse nous faire, ta partie à toi c’est le combat.
Chronaris entre dans la salle de commandement du camp et marque un arrêt, le Stratéguerre est assis sur son trône. Dans le dos de l’homme masqué, la pointe du canon de l’arme du commandant s’enfonce pour lui indiquer qu’il doit se rendre devant le maître de Véga. Chronaris reprend sa marche avec toujours dans son dos Minarvea. La panthère mécanique progresse à côté de son maitre. Une fois devant le trône, l’homme masqué s’incline.
- Stratéguerre, je suis votre serviteur, déclare Chronaris.
- Un bien piètre serviteur ! Tu as été incapable de vaincre Goldorak alors que tu avais promis de nous en débarrasser !!!!
- Je le sais bien votre grandeur, mais j’ai réussi a le renvoyer dans une autre époque, mais il a réussi par je ne sais quel miracle a revenir ici.
- Ne te moque pas de moi ! Goldorak a toujours été présent !!!!
- C’est ce que vous avez perçu majesté, mais je peux vous affirmer que j’ai bel et bien envoyé Goldorak dans une autre époque.
- C’est toi qui l’affirmes ! , tonne Végalian avec un soupçon de menace dans la voix. Tu n’as aucune preuve à me fournir !?
- C’est
malheureusement exact, mais….
- Assez !!! Je ne veux pas
entendre tes explications invérifiables !
- Comme vous le souhaitez.
- Tu as promis de me débarrasser de Goldorak et tu as échoué ! En ce moment je me demande si je dois t’accorder une autre chance ou non !
- Si je puis me permettre…
Minarvea enfonce le canon de son arme dans les cotes de l’homme. La panthère mécanique tourne la tête en direction de la femme.
- Chronaris !
L’homme redresse la tête, le visage de Végalian se reflète dans le masque doré.
- Je suis un peu comme l’objet qui dissimule ton visage, je suis hésitant, reprend le Stratéguerre. Dois-je te donner une autre chance ou dois-je te faire abattre sur le champ !
- Si vous me permettez, j’ai été victime d’un problème technique. Je suis sûr de pouvoir supprimer le problème Goldorak, annonce Chronaris.
- Tu me demandes une autre chance ?
- C’est exactement cela.
- Toi qui prétends manipuler le temps, tu n’as pas été capable de prévoir cette panne ?
- Les lignes du temps ne sont pas toutes tracées à l’avance, elles peuvent changer tels les vagues.
- Que veux-tu dire ?
- Qu’une action commise dans le passé peut influer sur le présent et ainsi modifier le futur.
- Et dans l’une de ces possibilités, il y a la destruction de Goldorak et du prince d’Euphor ?
- Oui ! Il suffit juste que je trouve la bonne ligne temporelle.
- Alors, je te laisse encore une chance ! Mais une unique chance ! Si tu échoues, je t’abattrais de mes propres mains !
Pour bien se faire comprendre, Végalian sort l’arme dissimulée dans l’accoudoir de son siège et la pointe vers Chronaris.
- Je vous assure que vous n’aurez pas besoin de cette arme votre grandeur.
- Je souhaite pour toi que tu aies raison.
Au centre de recherche spatiale, Dai se tient sur le parapet du barrage, les yeux plonger dans l’eau, il n’entend pas quand sa sœur et son amie s’approchent.
- Alors ! Tu as l’air bien perdu dans tes pensées, lance Hikaru.
- Mouais, marmonne-t-il entre ses dents.
- Qu’est-ce qui t’arrive ? , interroge Kohumé. Quelque chose ne va pas ?
- Parle-nous ! , ajoute sa sœur.
- Pfff ! Décidément, il n’y pas moyen d’être tranquille ici !!!
Le jeune homme se dresse puis fait quelques pas en direction de la forêt. Une main le saisie violement a l’épaule et le retourne, une autre finit sa course sur sa joue.
- Idiot !!!! On se fait du souci !!! Qu’est-ce qui te prend ! , hurle Kohumé.
- Raconte-nous ! On dirait que tu as un problème avec Procius ! , ajoute Hikaru.
- Hummm, bougonne Dai. Le prince d’Euphor ! Le roi des problèmes oui !!!
- Mais qu’est-ce que tu racontes !?
- Tu as un problème avec Procius ? , hasarde Kohumé.
- Si seulement…..
- Si seulement QUOI !??? , font d’une même voix les deux jeunes filles.
- Rien cela ne vous regarde pas !
- Bon sang ! Tu n’es qu’un idiot ! , s’époumone Hikaru.
La jeune fille tourne les talons et s’éloigne.
- Hikaru ! Attend ! , lancer Kohumé dans sa direction. C’est vrai tu n’es qu’un idiot ! Mais il va falloir que tu m’expliques, ajoute-t-elle à l’intention de Dai.
Kohumé part en courant rejoindre son amie.
Le jeune homme se remémore la conversation qu’il a eue un peu plus tôt avec le prince dans l’écurie.
- « Je rentrerais sur ma planète seul, annonce Procius. Je retournerais sur mon monde, même si j’aime beaucoup cette planète, ce n’est pas chez moi ici. Je suis prés à sacrifier ma vie pour la planète bleue, mais je rentrerais vivre auprès des miens sur Euphor. Je ne veux pas donner de faux espoirs à Hikaru. Elle rencontrera quelqu’un de bien et elle sera heureuse ici, c’est tout ce que je peux lui souhaiter, se souvient Dai. »
- « C’est vrai ! Cela va bientôt faire un an que Procius est arrivé pour nous défendre, il est entré dans « notre » famille, nous avons tendance à oublier qu’il retournera un jour chez lui, constate le jeune homme. Avec un peu de recul, je comprends pourquoi il agit de cette façon ! Mais je trouve cela injuste !!! »
Daisuke donne un coup de poing dans le vide.
- Je n’ai pas le droit de le juger, il est libre de faire ce qu’il veut.
- Qu’est-ce que tu racontes dans ton coin, fait la voix de Procius.
Dai sursaute et se retourne, il passe sa main droite dans ses cheveux alors que grosse goutte de sueur apparaît sur son front.
- Non rien, je réfléchissais tout haut, bégaie le jeune homme.
- Je peux te parler ? , demande le prince.
- Euh…
- C’est au sujet de ce qui c’est passé tout à l’heure, je…
- Non, c’est inutile, j’ai compris tes raisons, tu ne me dois aucune explication. En plus, je ne vois pas pourquoi je m’immiscerais dans les affaires de ma sœur.
- Mais…
- C’est votre problème ! , déclare Dai en passant devant le prince d’un pas raide.
- C'est-à-dire que…
- Allez ! Je file !!!
Daisuke part en courant en direction du centre laissant seul le prince.
- Mais quelle mouche l’a piqué ????
Chronaris circule dans les conduits de maintenance de son vaisseau, il traîne une caisse de matériel derrière lui.
- Incroyable ! Goldorak est le premier adversaire à revenir ! Tous les autres ont péri dans le tourbillon du temps, ils n’ont jamais pu revenir à leur époque ! Comment a-t-il bien pu faire ce tour de force !?? Je n’y comprends rien !!!! Il faut que je change ma tactique ! Si je ne peux pas l’envoyer dans un autre temps, alors je vais changer sa durée !!!! Oui ! C’est ça ! Grâce à mon nouveau rayon, je vais faire vieillir Goldorak et son pilote ! Voilà la solution !!! Ah ! Ah ! Ah !
- Humm… Comme c’est étrange, soupire le professeur Gyllah.
- Un problème professeur ? , interroge Végalian.
Le scientifique est penché sur la table d’examen sur laquelle repose le général Ch’lang.
- Non rien, c’est juste une anomalie.
- Une anomalie ? Laquelle ?
- Il semblerait que les implants cybernétiques ont vieilli subitement.
- Vieilli ???
- Oui.
- Comment cela ?
- Je ne saurais l’expliquez, mais a vu d’œil, je dirais que ces implants ont déjà plusieurs décennies, mais c’est impossible !
- C’est grave ?
- Non, je vais seulement devoir en remplacer certain qui risque de tomber panne si je ne les remplace pas.
- Bien ! Faites !
- Oui Maître !
Le Stratéguerre se retourne puis il quitte la pièce où travaille le professeur. Végalian est perdu dans ses pensées alors que c’est gardes personnelles viennent l’entouré.
- « Les implants ont vieilli, alors ce qu’aurait dit ce Chronaris serait donc vrai !!! Il aurait donc bien réussi à envoyer Goldorak dans une autre époque !!! J’ai bien fait de lui donner une autre chance ! Il me débarrassera enfin de ce gêneur ! Ainsi, la Terre sera en mon pouvoir !!!! »
Sans qu’il s’en aperçoive, il a fait le trajet jusqu’à ses quartiers, un garde entre et ressort quelques instants plus tard. Il fait signe à ses collègues qu’il n’y a personne dans les appartements. Végalian franchit la porte alors que ses gardes restent à l’extérieur. Le Stratéguerre tombe nez à nez avec une femme aux cheveux marron clair.
- Ah ! Ma Végalia, tu es là ! Je ne t’ai pas fait trop attendre ?
La jeune femme se contente de sourire en guise de réponse. Le Stratéguerre s’installe sur un canapé, la femme s’assoit à côté.
- Tu sais Végalia, je crois que je suis sur le poing de nous débarrassé du prince d’Euphor, lui confie le Stratéguerre.
Au même instant, Vesta et le commandant Minarvea regardent toute la scène sur un écran dans une salle secrète.
- Je pourrais être enfin le maître incontesté de cette stupide planète. Je serais l’empereur de toute cette partie de la galaxie ! Et toi tu en seras l’impératrice ! Tu ne dis rien !?
Le commandant et son espionne sont prises d’une brusque poussée d’angoisse, des gouttes perlent sur leurs fronts.
- Comment allons-nous faire ? , se demande le commandant.
- Il n’y a aucune trace du son de sa voix dans nos banques de données, annonce Vesta.
- Il faut que nous trouvions une solution rapidement ! Il va finir par se douter de quelque chose si elle ne parle jamais.
Sur l’écran, la jeune femme pose sa tête sur l’épaule du dirigeant de Véga.
- Je vois, l’émotion t’étrangle, la voix, constate le Stratéguerre. Je comprends parfaitement, moi aussi je suis ému ! Enfin, nous allons nous débarrasser de cette résistance qui nous empêche de conquérir cette planète. Nous allons fêter cela avec de l’avance !
Végalian se lève puis se dirige vers un meuble sur lequel trônent des bouteilles de différente forme. Il sert deux verres puis se retourne en direction du canapé vide.
- Végalia…, bredouille le Stratéguerre en lâchant les verres.
Procius entre dans le hangar de son vaisseau, les réparations sont terminées. Le prince fait le tour de sa machine.
- Mon pauvre Goldorak, encore une blessure à ajouter à la liste déjà longue, lance Procius en direction du robot géant.
Le prince bondit sur la plateforme, il s’approche de la coque de la soucoupe, il pose une main dessus. Il caresse un instant le métal froid, puis il pose sa tête contre la coque en fermant les yeux, il inspire profondément. Procius semble écouter le « cœur » du robot.
- Je n’ai jamais vu faire cela par Actarus, lance Alcor.
Procius se redresse et regarde en direction du professeur qui s’avance.
- Vous n’étiez peut-être pas présent à ce moment-là, répond le prince.
Le professeur monte avec lenteur sur la plateforme puis il rejoint le prince.
- C’est fort possible, répond Alcor. C’est une communion avec la machine ?
- En quelque sorte. Vous n’avez jamais fait cela ?
- Moi !??? , s’étonne Alcor en faisant de gros yeux. Je n’ai jamais pu m’approcher de Goldorak sans qu’Actarus ne soit là !
- Non ! Je voulais dire avec votre robot !
- Ah !!! Pardon !!!, s’excuse Alcor avec un sourire gêné. Non, je n’ai jamais eu se type de relation avec Mazinger Z. Du moins, je le crois.
- Et avec Mazinkaiser ?
- Avec qui !!???
- Mazinkaiser.
- Comment ?… Qui ?... C’est impossible que tu connaisses ce nom !
- Je suis navré j’aurais du me taire.
- Non, mais attends comment peux-tu connaître Mazinkaiser ? Actarus était déjà parti quand j’ai eu ce robot.
- Ce n’est pas grave. La seule chose que j’espère c’est qu’il soit bien entretenu et en état de marche.
- Mais…
Procius saute de la plateforme et se dirige vers la sortie en faisant un signe de la main, il laisse ainsi le pauvre Alcor dans ses questions sans réponses.
Hikaru et Kohumé sont sur la terrasse du ranch du Bouleau Blanc, elles feuillettent des magazines de mode. Daisuke arrive sur la terrasse avec une pile de mangas.
- Alors, tu vas mieux ? , lui demande Kohumé.
- Tu ne boudes plus ? , ajoute Hikaru.
- Mais je vais bien ! Je ne vois pas pourquoi vous dites que je boude ?
Dai s’installe sur un fauteuil et commence à lire l’un de ses livres.
- Il se moque de nous où quoi ?? , fait Kohumé.
- Ou alors, il régler ses comptes avec Procius, suggère Hikaru.
- Mouais, mais je ne vois aucune blessure, aucune trace de coups.
- Tu crois que Procius s’abaisserait à frapper mon frère !!!
- Toujours prête à défendre son prince bien-aimé !
- Non mais !!! Ce n’est pas bientôt fini tous ces papotages inutiles, s’emporte Dai en se levant.
Les deux filles se cachent derrière leurs magazines.
- Voilà qui est mieux ! Je vais vous montrer qui est l’homme !
- Qu’est-ce que tu viens de dire !? , demandent les deux jeunes femmes.
Dai blêmi.
- Mais pourquoi j’ai ajouté cela ??? , murmure-t-il.
- Hé bien ! Y’a de l’ambiance ce soir, lance Banta en passant sous la terrasse.
- Au moins, ça fait de l’animation, répond Mizar en riant.
Soudain Vénusia sort sur la terrasse avec un bâton et une cloche.
- À table ! , crie-t-elle en frappant sur la cloche avec le bâton.
Chronaris est couché sous sa console de pilotage, il finit de relier des câbles au tableau de bord. Une fois les raccordements effectués, il sort de dessous le pupitre et le contemple.
- Voilà ! J’ai enfin fini ! Mon arme viendra à bout de Goldorak !!!
Un rire retentit sous le masque doré.
Les bruits de couvert résonnent autour de la table du ranch, Banta dirige sa main vers l’autocuiseur contenant du riz quand il reçoit un coup de louche sur les doigts.
- Ah ! Non ! , proteste Vénusia. Pas une troisième fois !
- Mais il est si bon ! Et j’ai si faim, rétorque Banta en suppliant.
- Non, non et non !
Banta est tout piteux sur sa chaise.
- Dites, coupe Kohumé. Ça va faire bientôt un an que Procius est arrivé.
- Oui ! C’est vrai, cela passe à une vitesse ! , s’exclame Mizar.
- Vu que nous ne connaissons pas sa date d’anniversaire, nous pourrions peut-être faire une fête pour célébrer la date anniversaire de son arrivée parmi nous !
- Oh ! Oui ! Quelle bonne idée, soupir Hikaru toute chose en serrant ses mains sur son cœur.
- Et qui sait qui va encore être de corvée de cuisine ? , demande Vénusia en fronçant les sourcils.
- Cesse de faire ta mauvaise tête, je sais très bien que tu aimes ça, répond Mizar.
- Alors,
vous êtes partant ? , interroge Kohumé.
- Pourquoi pas !
- Une fête ! Quelle bonne idée, il y aura plein de plat à manger, déclare Banta.
- À engloutir, c’est ce que tu veux dire, corrige Vénusia.
- Oui, aussi !
- Il faut voir avec Alcor pour organiser tout cela en grand secret, précise Mizar.
- Je m’en occupe, dit joyeusement Kohumé. Tu ne vois aucune objection Dai ?
- Hein ? Quoi ?? Pourquoi moi !?? , s’étonne le jeune homme.
- C'est-à-dire que tu es resté bien silencieux.
- Non aucun problème pour la fête de Procius.
Alors que la conversation continue de résonner autour de la table, la jeune Hikaru se met à rêvasser.
La jeune femme se voit dans une robe de soirée sombre, une paire de boucles d'oreille brille entre ses cheveux. Elle tient dans ses mains un paquet entouré d’un large ruban. Elle se voit avancée vers un homme qui lui tourne le dos. L’homme porte un smoking, ils ne sont que tous les deux dans un endroit d’un blanc immaculé. Un coup de vent fait virevolter les cheveux d’Hikaru, des pétales de cerisiers passent devant ses yeux. Elle n’est plus qu’à quelque pas de l’homme.
- Procius !
L’homme en smoking se retourne, c’est le prince qui lui sourit.
- Oui, Hikaru.
- J’ai un présent pour toi !
- Merci, mais il ne fallait pas.
La jeune fille rougit en lui tendant le paquet.
- Le meilleur cadeau que je puisse avoir c’est toi, ajoute le prince.
Des larmes de joie coulent sur les joues de la jeune femme. Le prince la saisit par les épaules et l’attire tout contre lui. Elle lâche le paquet qui tombe sur le sol, sous le choc le ruban se détache et la boite s’ouvre laissant sortir un morceau d’écharpe brodée. Hikaru pose sa tête sur le torse du prince, elle sens battre le cœur de Procius, ou bien est-ce le sien qui résonne dans sa tête, elle ne peut pas faire la différence, elle est trop émue pour cela. Elle se sent comblée d’aise, elle lève son regard en direction de l’homme de ses rêves, ce dernier lui sourit tendrement. Elle se dresse sur la pointe des pieds pour être à la même hauteur, le prince baisse la tête, lentement leurs lèvres se rapprochent. Hikaru frissonne d’aise, ils vont enfin s’embrasser. Il n’y a plus que quelque millimètre entre leurs deux bouches. Le temps semble être au ralenti, l’instant tant attendu est là, à une fraction de seconde, enfin elle ressent le doux contact de la lèvre de l’homme.
- Procius, murmure d’elle dans un soupir.
- Hikaru, répond le prince sur le même ton.
- Je suis si heureuse.
- Moi aussi Hikaru. Hikaru ! Hikaru !! Hikaru !!! Hé ho !!!
- Quoi ??? , répond la jeune fille encore perdue dans ses pensées romanesques.
- Hikaru ! Tu es sûr que tout va bien, demande Kohumé.
- Oui, oui, répond la jeune fille les joues rouges.
- Toi tu étais encore en train de rêvasser à des choses avec le prince.
- Non ! Pas du tout !!
- Tu protestes bien trop fortement pour que ce ne soit pas le cas !
- Mais tu n’as pas bientôt fini !!!!
- Hikaru ! , s’écrit Vénusia. Combien de fois je vais devoir te répéter de ne pas t’intéresser au prince ! Et qu’il te fera souffrir !
- Je suis libre de faire ce que je veux, répond la jeune fille en tirant la langue.
De son côté, Vénusia grimace de colère.
Dans son coin, Dai qui est le premier à rire dans ce genre de situation reste silencieux.
Le professeur Gyllah change les implants cybernétiques du général Ch’lang. Le professeur regarde de prés un composant.
- Ca alors ! Il est complètement oxydé ! Incroyable !
Allongé sur la table, le général est inconscient.
Le professeur Cochir, le visage soucieux, entre dans le bureau du professeur Alcor qui consulte des documents.
- Nous avons un petit problème, fait Cochir.
Alcor dresse la tête.
- Quel genre ?
- Nous avons réussi à adapter un ancien Planitronk qu’il nous restait, mais nous ne pourrons pas le remplacer en cas de problème.
- Je vois, répond Alcor pensif.
- Si Goldorak est encore endommagé, nous ne pourrons plus rien faire.
- J’ai ma petite idée.
Sans rien dire de plus, Alcor se lève et sort de son bureau.
Le prince marche dans l’un des nombreux couloirs du centre.
- Procius !!!
Le prince se retourne pour voir Alcor qui lui fait signe.
- Une attaque !?
- Non, rien de grave, je voudrais juste que tu m’accompagnes, répond le professeur.
- Que je vous accompagne ?
- Oui, je dois me rendre quelque part.
- Bien, mais où ?
- C’est une surprise, fait Alcor en souriant.
Le professeur Alcor conduit un du tout terrain du centre, sur la place passagère, Procius regarde la route. Lentement, le mont Fuji se rapproche, après un virage, un immense bâtiment se dresse au milieu d’une forêt. La bâtisse est gigantesque, sa base est large et s’affine de plus en plus vers le ciel, d’immenses baies vitrées la recouvrent.
- Voilà, nous sommes bientôt arrivés, annonce Alcor.
- Nous allons au centre de recherche photonique ?
- Décidément, moi qui pensais te surprendre, fait le professeur dépité.
- Et pourquoi nous rendons-nous à ce centre ?
- Pour avoir un petit coup de main.
Le tout terrain s’immobilise devant la porte d’entrée du bâtiment pointant vers le ciel. Un homme en sort en costume, il a environ 45 ans, les cheveux grisonnants. Les deux hommes descendent du véhicule.
- Alcor ! Je suis content de te voir, ton coup de téléphone m’a un peu surpris, lance l’homme.
- Oui, je suis désolé. Je vais faire les présentations. Voici Procius, et voici…
- Shiro Kabuto, coupe le prince.
- Ce n’est pas marrant ! Comment peux-tu connaître tout cela, soupire Alcor.
- Alcor, qui est-ce ? , demande l’homme.
Le professeur se prépare à réponde, mais il n’est pas assez rapide.
- Je suis Procius, le prince d’Euphor, je suis honoré de rencontrer le frère du professeur Alcor.
- Quoi !! Le prince d’Euphor ! Donc, tu es…
- Le pilote de Goldorak.
Shiro se retourne vers son frère.
- Alcor ! Cela va bientôt faire un an que nous sommes en guerre contre Véga et ce n’est que maintenant que tu m’amènes le pilote de Goldorak !
- Je suis désolé, je nous voulais pas t’impliqué dans tout cela, répond Alcor en s’inclinant pour s’excuser.
- Alors, qu’est-ce qui peut bien te conduire jusqu’ici aujourd’hui ? , interroge Shiro.
- J’ai besoin de l’aide du centre de recherche photonique.
- Nous ne pouvons plus rien faire, nous vous avons déjà aidé pour la conception du nouvel armement des navettes.
- Je sais, mais j’ai besoin des ressources du centre.
- Nos ressources ?
- Oui ! Pour fabriquer des pièces de rechange pour Goldorak.
Les yeux de Shiro se mettent à briller. Alcor se tourne vers le prince.
- Le centre nous a fourni une partie des pièces pour la fabrication des nouvelles navettes, ils ont mis au point les nouveaux armements.
- C’est ce que j’avais cru comprendre.
- Alors, montrez-moi le type de pièce qu’il faut réalisé, reprend Shiro.
Alcor sort un rouleau de plan du tout terrain.
- Et si on allait examiner cela dans un bureau, lance le professeur.
Le commandant Minarvea escorte Chronaris, ce dernier a été demandé par le Stratéguerre qui se trouve dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire.
Ils entrent dans la salle, Végalian fait les cent pas autour de son trône, quand il les voit approchés, il y prend place.
Le commandant Minarvea vient se placer au côté du Stratéguerre. Chronaris s’agenouille devant le trône.
- Votre grandeur, fait l’homme au masque doré.
- Alors ! Es-tu prés pour combattre Goldorak !? , demande d’un ton sec Végalian.
- Mon vaisseau est réparé, je suis apte à combattre le prince d’Euphor.
- Alors ! Qu’attends-tu pour le faire !!?
- Je vais le faire bientôt.
- Bientôt !! J’exige que tu le fasses sur-le-champ !
- Je peux contrôler le temps, donc je ne suis pas comme…
- Ne joue pas avec ma patience ! Où alors veux-tu savoir si mon arme est plus rapide que ton temps !?
- Bien, je vais me rendre à mon vaisseau alors.
- Je compte sur toi !
Dai et Kohumé se tiennent par la main, alors qu’ils remontent à pied sur la route qui conduit au centre de recherche spatiale, ils sont accompagnés par Hikaru. Ils ne se doutent pas qu’un agent de Vesta les observe dissimulé dans la végétation.
- Susumu nous avait pourtant dit que l’université allait rouvrir bientôt, mais nous n’avons toujours rien reçu, remarque Hikaru.
- C’est vrai, songe Kohumé.
- Tant mieux, sinon comment ferions-nous pour combattre Véga en étant à Todai, constate Dai.
- C’est vrai, les navettes seraient clouées au sol et Goldorak devrait se battre seul.
- Non, je ne laisserais pas mon Procius se battre seul contre Véga, je ne pourrais pas, lance Hikaru.
- Je ne suis pas sur que Papa et Vénusia soient du même avis que toi, rétorque Dai.
- Quoi ! Et laissez Procius tout seul avec Goldorak !
- Ne sois pas idiote, c’est lui le pilote de Goldorak ! Nous ne sommes juste là que pour l’aider.
- Je ne retournerais pas à Todai temps que Véga ne sera pas vaincue !
Les trois jeunes gens s’éloignent, dans la végétation l’agent de Vesta réfléchit a ce qu’il vient d’entendre, doit-il rapporter cette conversation à son supérieur.
Le vaisseau cigare de Chronaris quitte l’accostage en forme de champignon, il passe au dessus de la base avant de prendre la direction de la Terre.
Au même instant, dans une pièce secrète de la base, l’espionne Vesta se tient dans le noir, son visage et ses cheveux sont éclairés par la luminosité d’un écran. Sur le moniteur, Vesta écoute le rapport fait par son agent.
- Merci pour ses informations. Transmettez-moi les cliches de ses personnes.
- Tout de suite.
- Continuez vos observations.
Trois images apparaissent sur le moniteur, deux jeunes filles et un garçon.
- Voici donc les pilotes, songe Vesta. Il faut que j’informe le commandant Minarvea.
Dans le tout terrain qui regagne le centre, le professeur Alcor est enthousiaste.
- Voilà, nous avons trouvé une source pour avoir des pièces de rechange pour Goldorak.
Procius reste muet.
- Cela n’a pas l’air de te faire plaisir !? Cela ne te convient pas ?
- Si bien sûr, répond le prince en regardant par la portière.
- Alors ?
- C’est juste que si vous organisez l’approvisionnement en pièce c’est que ce conflit est loin de se finir.
La bonne humeur d’Alcor se volatilise.
- C’est vrai que c’est une façon de voire la chose, mais il faut prévoir le pire, si Goldorak est fortement endommager comment ferons-nous pour affronter Véga.
- Et Mazinkaiser ?
Alcor sert les mains sur le volant.
- Je ne peux plus le piloter, murmure le professeur.
- Comme nous fêtons l’anniversaire de l’arriver de Procius, il faudrait lui offrir un cadeau, suggère Kohumé.
Le groupe de jeunes gens marche toujours en direction du centre.
- Que veux-tu offrir à un prince ? , souligne Dai.
- Je ne sais pas, mais je suis sûr que Hikaru a déjà sa petite idée.
- Et pourquoi donc ? , demande la jeune fille sèchement.
- Comme si tu ne l’avais pas, fait Kohumé avec un clin d’œil.
- Je ne vois pas ce que tu veux dire.
- Dit quelque chose Dai ! , d’habitude tu es le premier à mettre en boite ta sœur !
- C’est vrai que tu es bien silencieux en ce moment.
- C’est juste que je me suis lassé de ces jeux, répond laconiquement Daisuke.
- Quoi ??? , s’étonnent les deux jeunes femmes.
Vesta entre dans le bureau du commandant Minarvea, cette dernière l’observe s’avancer bien calée au fond de son siège. L’espionne salut son supérieur.
- Alors qu’as-tu à me rapporter ? , demande Minarvea avec impatiente.
L’espionne tend un support de donnée au commandant qui la saisit et la glisse dans son ordinateur.
- Il semblerait que ces trois personnes soient les pilotes des navettes de soutiens de Goldorak.
Minarvea regarde les images.
- Quoi !!! Ces enfants !!! , s’étonne-t-elle en se levant de son siège.
- C’est surprenant, mais c’est ce qu’il ressort des observations en cours.
- Hum…
- De plus, il semblerait que le nom du pilote de Goldorak ne soit pas Actarus, mais Procius.
- Que viens-tu de dire !!! Le pilote de Goldorak n’est plus le prince Actarus !!!!
- D’après la conversation surprise par mon agent c’est ce qu’il en ressort.
- Alors qu’est donc devenu le prince ?
- Il est peut-être mort, suggère Vesta.
- C’est une possibilité, mais rien ne le dit. Que fait ton agent ?
- Je lui ai ordonné de continuer d’espionner le centre et ces trois personnes.
- Parfait ! Il faut que nous en découvrions plus ! Qui d’autre est au courant ?
- Personne d’autre.
- Bien, ainsi nous avons enfin un avantage sur les autres !
- Et pour le projet Végalia ?
- Nous continuons, toujours aucune trace sur la voix ?
- Je n’ai toujours rien découvert dans nos banques de données.
- C’est fort dommage, soupire le commandant en se rasseyant dans son fauteuil. Nous allons devoir espacer le rythme des visites de notre Végalia au Stratéguerre en attendant d’avoir ces informations.
- Je fais de mon mieux, s’excuse Vesta.
- Je sais que ce n’est pas de ta faute, cela remonte à des décennies et les archives sur cette époque sont incomplètes.
Au centre de recherche spatiale, Gavin et Densha discutent d’un film devant le Scoperadar quand un point lumineux se met à clignoter dessus.
- Contact ! , s’écrit Gavin.
Aussitôt Densha s’installe au pupitre et pianote sur le clavier, les deux panneaux géants du Spacioscope se mettent en mouvement pour se rejoindre dans la salle d’observation. Une image apparaît, celle d’un vaisseau en forme de cigare recouvert d’une peinture noire et blanche en forme de spirale.
- Alerte ! , s’écrit Densha.
- Je contacte tout le monde, annonce Gavin en courant vers la console de communication.
Le tout terrain conduit par Alcor dépasse le groupe de jeune quand ils arrivent dans la cour, c’est à cet instant que leurs téléphones se mettent à retentir.
Le général Ch’lang se réveil, il porte une main à sa tête. Il ressent des picotements dans tout le corps.
- Que met-il arrivé ???
Le général se redresse, il voit le professeur Gyllah se tenant à côté de la table.
- J’ai du changé vos implants, j’ignore ce qui a bien pu se produire pour qu’ils soient si dégradés, annonce le professeur.
- Je dois voir le Stratéguerre ! C’est urgent ! J’ai quelque chose à lui dire !
- Et quoi donc ?
- Des…. Je ne me souviens plus, fait pensivement Ch’lang.
Les portes de la salle d’observation s’ouvrent sur Alcor avec à sa suite les pilotes.
- Que se passe-t-il ? , questionne le professeur.
- Un vaisseau en provenance du camp de la Lune Noire, annonce Densha.
Les regards se portent sur le Spacioscope.
- Encore lui, constate le prince en serrant les dents.
Procius fait volte-face puis part en courant.
- Allez on décolle, lance Dai.
Les trois jeunes gens quittent à leur tour la pièce pour rejoindre leurs vestiaires et les cabines en forme d’œufs qui les conduiront à leurs navettes.
Le sas situé dans le flanc du barrage s’ouvre, aussitôt Goldorak en surgit pour s’envoler haut dans le ciel.
Toujours caché dans la végétation, l’agent de Vesta assiste au décollage.
- C’est donc de là qu’il prend son envol, murmure l’agent.
Une minute plus tard, il voit décoller les trois navettes.
- Je crois que Vesta et le commandant Minarvea vont être contentes.
Goldorak est dans les hautes couches nuageuses quand il voit apparaître loin devant lui le vaisseau en forme de cigare.
- Te voilà enfin prince d’Euphor, lance Chronaris. Je vais t’avoir cette fois-ci, ce sera ta fin.
L’homme masqué actionne une commande, une trappe s’ouvre à l’avant du vaisseau, un canon en surgit. Chronaris ajuste son tir sur son écran de viser.
Le prince plisse les yeux et serre fermement ses manettes de pilotage.
- Te voilà ! Maintenant à moi de faire attention pour ne pas être à nouveau envoyé dans une autre époque.
- Procius nous arrivons ! , annonce Dai dans la radio.
Les trois navettes surgissent d’une épaisse couche de nuage.
Chronaris voit enfin sa cible dans sa ligne de mire, il fait feu. Un fin rayon en forme de spirale se dirige vers Goldorak. Ce dernier vire sur la gauche, le rayon passe à côté de lui.
- Missiles Gama !
Les Planitronks s’ouvrent pour laisser surgir les lanceurs de missiles, deux cônes filetés sont propulsés en direction du vaisseau cigare. Le navire les esquive en prenant de l’altitude.
Chronaris revient à la charge en lançant une flopée de missiles. Aussitôt les navettes s’en occupent.
- On se charge de ça, annonce Dai. Toi tu t’occupes de ce cigare !
- Compris, répond le prince.
Goldorak se dirige à vive allure en direction de son adversaire.
- Oui ! Viens à moi ! Tu me facilites la tâche, jubile l’homme masqué.
- Mégavolts !
Les quatre rayons partent de la soucoupe porteuse en direction du cigare qui riposte en envoyant à nouveau le fin rayon en spirale. Les deux tirs entrent en contact, ce qui les fait disparaître. A nouveau le vaisseau cigare lance son rayon sur Goldorak quand celui-ci se trouve à proximité.
Procius voit le rayon partir du canon, il change la direction de son vaisseau, mais comme les deux navires sont proches, le rayon spiral atteint de plein fouet le Planitronk gauche et son bras de soutiens.
- Décidément, il en veut à mes Planitronks, remarque Procius.
Le prince jette un regard en direction de l’impact, il voit la peinture se ternir rapidement, des morceaux de métal apparaissent et se mette à rouiller quasiment instantanément. Le bras se soutient semble être rongé par des créatures invisibles, la rouille se répand tout le long de la partie toucher pour finalement se détacher de la soucoupe porteuse.
- Procius ! Attention ! , hurle Hikaru.
Le prince regarde de nouveau droit devant lui, il voit un nouveau rayon fondre sur lui, il manœuvre pour l’éviter, le rayon frôle l’aileron de la soucoupe. Subitement, il entend un cri de femme.
- Aie !!
- Hikaru a été touché ! , s’exclame Kohumé.
- Hikaru, ça va ? , s’inquiète Procius.
- Je n’ai pas été touché, le rayon est juste passé au niveau de ma verrière, répond la jeune femme.
- Alors pourquoi as-tu crié ? , remarque Dai.
- J’ai une forte douleur à ma main gauche et j’ai du mal à la bouger.
Dans Vénusiak, Hikaru retire le gant qui recouvre sa main. Elle ouvre de grands yeux et retient un nouveau cri en découvrant sa main. Cette dernière est devenue toute osseuse, les veines sont saillantes, la peau est fripée.
- Alors ? , s’impatiente Kohumé.
- J’ai… j’ai… une main de grand-mère.
- C’est à cause du rayon ! , annonce Procius. Éloignez-vous tous du vaisseau. Je m’en occupe !
- Sois prudent !
- Je vais t’avoir Goldorak ! J’ai déjà réussi à réduire ton armement ! Et ce n’est qu’un début !! , jubile Chronaris dans son vaisseau.
Le Stratéguerre regarde attentivement, sur son écran virtuel le combat.
- « Cette fois, y’a-t-il une chance de gagner ? Il semblerait qu’il y a une opportunité, pense Végalian. »
Le commandant Minarvea regarde, elle aussi le combat sur l’écran, debout à côté du trône, quand Vesta apparaît dans son dos. L’espionne trace un signe dans le dos du commandant avec son index. Discrètement Minarvea fait trois pas en arrière. Vesta vient lui chuchoter quelque mot à l’oreille.
- Commandant, nous avons trouvé la base de Goldorak, annonce l’espionne. Elle était sous nos yeux depuis longtemps.
Un sourire de prédateur travers fugacement le visage de Minarvea.
- Je te retrouve où tu sais après le combat, répond doucement la femme.
- Compris.
Vesta recule et disparaît dans l’ombre de la pièce sans que personne n’ait remarqué sa présence. Lentement le commandant reprend sa place à côté du Stratéguerre.
- Pulvonium ! Missiles Bêta !
Les bras de Goldorak se décollent de la soucoupe pour se pointer vers l’avant. Des rayons laser sont émis des poings du robot accompagné de petits missiles. Procius a fait feu à bout portant. Le robot géant a surgi sur le flanc de son adversaire.
Dans la soucoupe en forme de cigare, Chronaris est secoué de tous les côtés.
- Il a réussi à me coller !!! Quel diable !!! Mais ce n’est pas fini !
L’homme masqué appuie sur un bouton. Sur les flancs du vaisseau, le symbole ressemblant à des aiguilles dans un cadran devient lumineux.
Le cigare se met à tourner sur lui-même en envoyant un rayon lumineux provenant des cadrans se trouvant sur ses flancs.
Goldorak s’approche encore plus de la coque de son adversaire pour éviter les rayons. Les deux vaisseaux entrent en contact, leurs coques se frottent.
- Excalium !
Une lame énergétique sort du poing droit du robot. Le robot replie son bras pour prendre de l’élan puis il enfonce la lame dans la coque de son adversaire. Le vaisseau cigare se retrouve découper en deux, les deux morceaux se décollent et leurs vitesses de rotation se réduit. Procius aperçoit le poste de pilotage, il lance l’Excalium dans cette direction. La lame traverse la cabine. Chronaris a juste le temps de pousser un cri de frayeur quand la lame surgit devant lui, l’arme continue de s’enfoncer dans la cabine, la tranche finit par coupé le masque doré de l’homme en deux. Goldorak retire l’Excalium de son adversaire, les deux parties du masque tombent sur le sol de la cabine, Chronaris est encore debout, une explosion fait vibrer le vaisseau, le corps inerte tombe à son tour sur le sol, le chapeau de Chronaris tombe à côté du masque coupé.
Les rayons cessent, Goldorak s’éloigne des deux parties du vaisseau cigare qui s’enflamme dans leur chute avant de toucher le sol. Deux explosions déciment les restes du vaisseau en les projetant dans toutes les directions.
- Aucune navette en vu, ni aucun Golgoth, annonce Dai avec surprise.
- Hikaru comment va ta main ? demande Procius.
La jeune femme regarde sa main qui est moins osseuse que précédemment.
- Elle va mieux, répond-elle. J’ai moins mal.
- Bien, le docteur va t’examiner dès notre arrivée. Direction le centre !
- On ne reste pas voir si Véga envoie d’autres vaisseaux? , s’étonne Kohumé.
- Je crois qu’ils ont leurs comptes pour aujourd’hui, répond le prince.
- Encore une bataille de perdu, constate amèrement le Stratéguerre.
Végalian se lève de son trône en jetant un dernier regard à son écran virtuel qui affiche Goldorak s’éloignant de la zone de combat.
- Au moins, je n’aurais pas à le tuer de mes mains !
Le Stratéguerre quitte la salle de commandement sans un mot.
Le commandant Minarvea le regarde sortir, elle attend un moment avant de quitter la pièce pour rejoindre son espionne.
Au centre de recherche spatial, le docteur examine la main d’Hikaru dans l’infirmerie.
- C’est grave ? , demande avec inquiétude Kohumé.
- Cette main a subi une dégénérescence rapide, mais elle semble se régénérer naturellement, répond le médecin. Je vais prélever quelque cellule dans l’autre main pour comparer puis les injecter dans l’autre.
- Cela prendra longtemps avant que je retrouve une main normale, demande Hikaru.
- Une petite semaine, voir moins si l’injection fonctionne.
Dans la salle secrète, le commandant rejoint son espionne.
- Alors, tu as trouvé la base de Goldorak ? , demande avec excitation Minarvea.
- Oui.
- Alors ?
- Le centre de recherche spatial.
- Quoi !!!! En effet nous l’avions sous nos yeux depuis longtemps !
Dai, Kohumé et Hikaru sortent de l’infirmerie, il retrouve dans le couloir Procius qui arrive seulement, car il a regardé les dégâts de son vaisseau.
- Tout va bien ? , demande le prince.
- D’après le doc, dans une semaine environ j’aurais retrouvé ma main intacte, répond Hikaru.
- Je suis soulagé.
Dans le hangar de Goldorak, les ingénieurs s’occupent déjà à réparer le robot géant. Personne ne remarque que l’ordinateur de bord s’allume tout seul, des plans s’affichent sur les moniteurs. Les plans des navettes de soutien.
Dans une pièce sombre où seul un écran est allumé, les plans des navettes défilent, la personne qui se tient devant ce moniteur sourit.
Procius et les trois autres pilotes sortent du centre au moment où la jeep de Vénusia entre dans la cour, elle brandit une enveloppe.
- Que ce passe t-il tante Vénusia ? , demande Dai.
- J’ai du courrier pour vous deux !
- Quoi ?? , font Dai et Hikaru.
La femme descend du véhicule et avance vers son neveu et sa nièce, elle leur donne une enveloppe portant leurs deux noms.
Dai ouvre le courrier et lit rapidement, le jeune homme devient pale avant de passer la lettre à sa sœur. Hikaru blanchit à son tour.
- Que vous arrive-t-il ? , demande Kohumé.
- Todai, lâche Dai.
- Quoi Todai ?
- L’université rouvre lundi prochain, ajoute Hikaru.
- Déjà !
- Ah ! Kohumé, ma chérie, fait Cochir en sortant du centre avec une enveloppe. J’ai une lettre pour toi.
- J’ai devinez Todai, soupir Kohumé en tombant à genoux.
- C’est quoi Todai ? , demande Procius. C’est quelque chose d’effrayant ?
- On peut voir ça comme ça, répond Daisuke.
FIN
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