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GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK
LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 18
C’est un drôle de week-end au Ranch du Bouleau Blanc, Daisuke et Hikaru font triste mine, les deux jeunes font leurs bagages pour retourner à l’université de Tokyo. De son côté, Kohumé boucle, elle aussi ses valises, au centre de recherche. Tous les trois doivent partir pour la capitale le dimanche après midi afin de reprendre les cours lundi matin.
Le prince d’Euphor se tient accoudé au parapet du barrage, il regarde distraitement la ligne d’horizon.
- Dire que je voulais organiser une fête d’anniversaire pour Procius, soupire Hikaru en pliant un chemisier.
Dans la chambre de la jeune fille, divers vêtements traînent sur le lit. Son esprit se met à divaguer. Elle se voit dans une longue robe noire de soirée en compagnie du prince, ils dansent tous les deux, des pétales de cerisier flottent autour de leurs deux corps. Le songe de la jeune fille est soudainement interrompu par un coussin reçu en pleine tête.
- Quoi !???
- Arrête de rêvasser, lance Daisuke. Je t’ai appelé trois fois ! Dépêche-toi de finir ton sac sinon Vénusia va être sur notre dos.
- Occupe-toi de ton sac d’abord !!!, rétorque en boudant Hikaru.
- Justement, j’ai fini le mien, lance Dai en refermant la porte rapidement.
Le coussin que le jeune homme à lancer précédemment vient s’écraser sur la porte, mais cette fois si lancée par sa sœur.
- Quel idiot ! , s’emporte la jeune fille.
Dans une pièce sombre du camp de la Lune Noire, le commandant Minarvea et l’espionne Vesta discutent.
- Donc, ils doivent se rendre à Todai, mais qu’est-ce donc ce Todai ? , interroge le commandant.
- Je me suis permis de faire des recherches, je me suis connecté sur les réseaux informatiques terriens, j’ai découvert qu’il s’agit de l’université de Tokyo. Tokyo Daigaku est considérée comme l’université la plus prestigieuse du Japon. Elle a été fondée en 1877, récite l’espionne.
- Université ! Une école !
- Exactement.
Le commandant réfléchit.
- Je vois, finit-elle par dire. Dommage que nous n’ayons pas plus d’information sur ce Procius, le nouveau pilote de Goldorak.
- Mon agent y travaille, répond Vesta.
- Je voudrais bien savoir ce qu’il est advenu d’Actarus, soupire Minarvea.
- Nous le découvrirons sûrement.
Allonger dans une couchette en acier, le général Ch’lang a un sommeil agité. Il revoit des scènes incohérentes, des morceaux de combat. Une voix qui trotte dans sa tête.
- Je dois dire une chose importante…. , marmonne le général dans son sommeil.
Kohumé est assise dans un monospace du centre de recherche, son père, le professeur Cochir conduit en direction du ranch du Bouleau Blanc. Le véhicule s’engage dans le chemin qui conduit à l’habitation.
Devant la maison, se tiennent Hikaru et Daisuke, le garçon fixe des sacs sur l’ancienne moto d’Actarus.
- Voilà Kohumé, remarque soudain Hikaru.
- C’est pas trop tôt, bougonne le garçon.
Le monospace s’immobilise et la jeune fille en descend avec à la main un gros sac de voyage.
- Vous êtes sûr de ne pas vouloir partir par le bus ? , insiste Vénusia en sortant de la maison.
- Le bus, le train, le métro, soupire Hikaru. Cela fait long.
- En plus avec la moto, s’il y a une attaque nous aurons un moyen de revenir plus rapidement qu’avec les transports en commun, précise Dai.
- Allez, nous avons de la route à faire ! , lance Kohumé en tendant son sac à Dai.
- Oui, mais qui est encore en retard, répond le jeune homme.
- Qu’est ce que… , commence Kohumé.
La jeune fille est interrompue par le bruit d’une moto, tous les regards se braquent sur l’entrée du ranch. La moto de Procius remonte le chemin, elle finit sa course à la hauteur de la maison. Le prince en descend et retire son casque.
- Procius, s’exclame Hikaru en joignant ses mains devant sa poitrine. Tu es venu nous souhaiter bonne route ?
- Non.
Le visage d’Hikaru passe de la joie à la déception.
- Je vais vous accompagner à Tokyo, ajoute le prince.
- Quoi ?? , s’étonnent Dai et Kohumé.
- J’ai vu avec Alcor, il n’y a aucun problème.
- Pourquoi veux-tu venir à Tokyo ? , demande Dai.
- J’ai envie de voir ce Todai qui vous fait si peur, répond le prince sérieusement.
- Attends, tu vas venir avec nous pour voir Todai, s’étonne Hikaru en clignant des yeux.
- Oui. Pourquoi ? Cela pose un problème ?
- Non, mais ce n’est juste qu’une université, ajoute Kohumé.
- Ne me dis pas que tu ignores ce qu’est une université ? , fait Dai.
- C'est-à-dire…. , pour le moment nous avons très peu d’école sur Euphor. J’ai été instruit par mon oncle et ma mère, ainsi que par un précepteur. Je n’ai jamais été dans une école.
Un silence embarrassé se fait ressentir.
- J’espère que notre appartement ne sera pas dans un piteux état, intervient Dai après un moment.
- Oui ! Je n’ai franchement pas envie de faire le ménage en arrivant, déclare Kohumé.
- De toute façon, tu ne le fais jamais à fond, rétorque Hikaru.
- Dis tout de suite que je fais mal le ménage quand c’est mon tour ?
- Et voilà, c’est reparti, soupire Dai en posant une main sur son front. Il va falloir que je supporte cela de nouveau.
- Procius n’a cas venir aussi dormir dans notre appart, lance Hikaru.
- Bonne idée, s’empresse de lancer Dai. Ainsi, je ne serais pas le seul garçon !
- D’accord, répond le prince. Mais je ne serais là que pour quelques jours.
- Parfait, dit Hikaru les yeux en cœur.
Brusquement, une grimace déchire la figure de la jeune fille, quand Vénusia lui tire l’oreille.
- Pas de mauvaise pensée ! , lance vigoureusement la femme.
Tout le monde éclate de rire sauf Hikaru. Dai fini de fixer le sac de Kohumé sur la moto.
- Allez en route ! , lance le jeune homme.
Mizar sort de la maison pour faire ses adieux à ses enfants, Cochir embrasse sa fille adoptive. Procius s’installe sur sa moto. Les deux jeunes filles enfilent leurs casques est s’installe sur les sièges arrière de la moto pendant que Daisuke est déjà aux commandes.
Les deux motos démarrent et descendent le chemin du ranch. Après un instant elles tournent à gauche pour rejoindre le village. Les parents regardent les véhicules s’éloigner jusqu’à qu’ils soient hors de leurs portés.
Le Stratéguerre est allongé dans ses quartiers, il regarde fixement le plafond. Dans se tête, il se remémore les attaques échouées contre Goldorak. Végalian serre les dents en pensant à son adversaire. Goldorak, celui qui contre carre tous ses plans de conquête et de domination. Sans ce maudit robot, la Terre serait déjà en son pouvoir et il pourrait l’étendre dans tout le secteur pour enfin avoir toute la galaxie dans sa main. Mais il faut toujours que le prince d’Euphor intervienne.
- Goldorak ! Je te vaincrais, articule le Stratéguerre entre ses dents.
Soudain une chevelure marron clair passe devant ses yeux.
- Végalia !
La jeune femme à la peau blanche lui sourit. Elle pose sa tête contre l’épaule de Végalian. Instantanément les sombres pensées du Stratéguerre disparaissent, il se concentre uniquement sur la jeune femme. Son corps se détend, son souffle s’apaise, il se sent bien, il ferme les yeux. Le Stratéguerre lève ses bras pour serrer contre lui le corps de la jeune femme, mais ses bras ne rencontrent que le vide. Végalian ouvre les yeux de surprise, il se dresse sur sa couche et ballait la pièce du regard. Il est seul dans ses quartiers.
Dans une autre pièce de la base, Vesta regarde sur un écran les réactions du Stratéguerre. Dans son dos, la jeune femme grimée en Végalia affiche un regard morne et un visage las.
- Parfait, il ne sait plus où il en est, constate l’espionne. Le commandant va être ravi de la progression de son plan.
Dans la salle de soin du général Ch’lang, le professeur Gyllah essai de calme son patient.
- Je vous dis que c’est important ! , proteste le général en tapant du poing sur sa couchette métallique.
- Calmez-vous, je pense que ce n’est juste qu’une réaction à vos nouveaux implants, affirme le professeur.
- Je suis sûr que non ! La réponse se trouve dans mes anciens implants mémoriels ! J’en suis sur !
- Bien, bien, mais dans ce cas qu'est-ce qui serait aussi important dans vos anciens implants ?
- Je suis sur qu’ils détiennent des informations importantes sur Goldorak !
- Que dites-vous !?
- Je suis sûr d’avoir recueilli des informations primordiales sur Goldorak et le prince d’Euphor.
- Vous… Vous en êtes sur ?
- C’est la sensation que j’ai ! Dans mes rêves je revois des morceaux de combats, mais ce n’est pas moi qui me bats contre Goldorak… Enfin si, mais… J’ai l’impression d’avoir vu cela lors des déplacements temporels.
- Déplacements temporels ?? Mais que dites-vous ?
- Un mercenaire pouvant manipuler le temps a contacté le Stratéguerre, ils ont mis au point un plan pour envoyer Goldorak dans une autre époque, mais durant le combat moi aussi j’ai été propulsé dans une autre époque et c’est là que j’ai glané des informations importantes sur Goldorak.
- C’est de la folie ce que vous racontez ! Jamais le Stratéguerre ne m’a parlé d’un tel plan !
- Vous avez pourtant bien constaté un vieillissement inexpliqué de mes implants ?
- Certes, répond le savant en se frottant le menton.
- Il faut a tout pris que je récupère ses données !
- Je vais voir cela s’ils n’ont pas déjà été détruits.
Les deux motos roulent sur une voie express de la capitale, Procius ralentit pour passer derrière la moto conduite par Dai.
- Je te suis, lance le prince en passant à la hauteur de son ami.
Dai lève le pouce de sa main gauche pour confirmer. La moto du prince se met dans l’alignement de l’ancienne moto d’Actarus.
Certains automobilistes sont surpris en voyant les étranges machines, des motards sont tout aussi surpris quand ils les dépassent, certains ralentissent pour revenir à la hauteur des deux machines pour les détailler, d’autres joues avec la poigné des gaz pour les inciter à faire une course. Dai refuse en agitant son casque de gauche à droite et en montrant qu’il a du monde à l’arrière. Enfin, Daisuke aperçoit la sortie qu’ils doivent emprunter pour se rendre à l’appartement, il fait un signe à Procius qu’il doit sortir. Les deux motos quittent la voie rapide pour arriver sur un grand axe, puis ils tournent de nouveau dans une rue, puis une autre, les rues se rétrécissent, finalement, ils arrivent devant un petit bâtiment à trois étages. Une fois au pied, Dai coupe son moteur et retire son casque aussitôt imité par les jeunes filles.
- Nous voilà arriver, annonce Dai.
- Ça fait du bien !!!, lance Kohumé en s’étirant.
Procius est descendu de sa moto et a retiré son casque, il regarde un étrange dispositif de l’autre coté de la rue. Une construction en poutrelle métallique évoquant une petite « grande roue » très large. Dai vient à ses cotés.
- Tu te demandes ce que c’est ? , fait le jeune homme.
- J’avoue que je n’ai jamais vu une chose comme cela.
- Tu verras ce soir, toutes les places seront prises par des voitures.
- Des voitures !
- Oui ! , intervient Hikaru. Tokyo manque de place pour garer les voitures, donc on trouve diverses astuces pour faire stationner les véhicules dans les quartiers.
Procius regarde une nouvelle fois la construction.
- Ingénieux, finit-il par dire.
- Allez ! Si on s’installait ! , fait Dai.
Le jeune homme détache les bagages de la moto, les filles attrapent leurs sacs et commence à se diriger vers l’escalier proche.
Procius retire son sac et se tourne vers Daisuke.
- Et nous allons mettre nos motos en face ? , demande prince.
Dai éclate de rire.
- Non ! Tu vois sur la gauche ?
Procius regarde dans la direction indiquée et voit de petites constructions avec une large porte.
- Oui, confirme le prince.
- Dans la location de l’appart, nous avons aussi un box, nous mettrons les motos dedans. Bon se sera un peu juste, mais cela doit passer.
Une voix féminine les interpelle en hauteur.
- Alors les garçons vous traînez, lance Kohumé sur le balcon du deuxième étage. Vous n’éviterez pas le ménage !
- On range les motos et on arrive, répond Dai.
Pendant que les garçons bougent les meubles, les filles nettoient, elles ont revêtu une sorte de tablier blanc et mise sur leurs têtes un carré de tissus blanc, ce qui a provoqué cinq minutes d’hilarité de Dai.
- Ouf !!! , fini, soupire Kohumé en se redressant tout en essuyant son front.
Les deux garçons remettent en place un canapé deux places. Hikaru sort de la salle de bain les cheveux en bataille dépassant du morceau de tissus.
- La salle de bain est propre, annonce la jeune femme.
- On va pouvoir enfin se reposer et ranger nos affaires, annonce Dai en s’étirant.
- Il va falloir faire les chambres, annonce Kohumé.
- On a le temps !
- Il faut transférer tes affaires !
- Mes affaires ??? , s’étonne Dai en pointant un doigt sur lui-même.
- Ben oui ! Tu ne crois quand même pas que je vais encore partager la chambre avec ta sœur !
- Quoi ?
- Il me semble que nous sommes bien ensemble.
- Euh ! Oui, pourquoi ?
Daisuke réfléchit puis devient rouge écarlate.
- Tu... Tu… On va…, bégaie le jeune homme.
- Partager le même lit, conclut Kohumé joyeusement.
- Donc, fait rapidement Hikaru en rosissant. Procius va dormir dans la même chambre que moi.
Dai se retourne vers sa sœur visiblement en colère.
- Je vais dormir sur le canapé, intervient Procius.
Daisuke se retourne vers le prince.
- Tu as lu dans mes pensées, annonce le jeune homme.
- Mais, commence à protester Hikaru.
- Il n’y a aucune raison pour que le prince dorme dans la même chambre que toi, si tante Vénusia l’apprend elle serait capable de débarquer ici.
- Et alors, et si je lui disais que tu dors avec Kohumé.
- Elle est au courant, intervient l’intéressé. Je lui en ai parlé avant de partir, annonce-t-elle en tirant la langue.
- C’est un complot !! , hurle Hikaru en quittant la pièce. Je ne vois pas pourquoi vous pouvez vivre votre amour sans entrave alors que l’on m’interdit le mien, lance-t-elle avant de claquer la porte.
La jeune femme s’enferme dans sa chambre.
- Défaisons nos bagages, reprend Dai. Allez Procius bouge !
Le prince regarde le jeune homme avec une expression embarrasser.
- Je voudrais bien, mais mon sac est dans cette chambre, annonce Procius en désignant la chambre de Hikaru.
Le professeur Gyllah entre dans la salle de soins du général, ce dernier fait les cent pas dans la pièce. Quand le professeur franchit la porte, Ch’lang se précipite sur lui.
- Alors !? Vous l’avez !?
L’œil non artificiel du général brille. Le professeur fouille une de ses poches et en sort une puce électronique.
- J’ai récupéré votre implant mémoriel, mais je ne suis pas sur qu’il soit bon que je vous le réimplante, hésite le savant.
- Il le faut, insiste le général en attrapant les épaules du professeur. Je suis certain qu’il y a des informations précieuses.
- Soit ! Mais il faut que j’en réfère au Stratéguerre.
- Pourquoi ?
- Je veux son autorisation pour pratiquer cette intervention. Cela est très dangereux pour vous, j’ignore ce qu’il peut se produire en vous réimplantant cette ancienne puce.
- Alors, demandez-lui l’autorisation rapidement !
Dans une pièce sombre du camp de la Lune Noire, Vesta finit de briffer la jeune femme maquillée en Végalia sous le regard du commandant Minarvea.
- Alors, tu as bien compris ce que l’on attend de toi ? , demande Vesta.
- Oui, répond la jeune femme sans motivation.
- Bien, nous comptons sur toi, ajoute Minarvea.
- En ce qui concerne votre promesse ? , demande la jeune femme d’une voix mal assurée.
- Nous le tiendrons.
- Je n’en doute pas, mais quand ? Cela fait déjà des semaines que je me prête à votre petit jeu. Alors qu’au départ vous ne m’aviez parlé de quelques jours.
Le commandant s’approche de la jeune femme.
- Le plan a changé depuis, tu dois t’adapter si tu veux que nous tenions notre promesse ! , déclare le commandant avec méchanceté.
- C’est un honneur que tu as, ajoute l’espionne. Tu sers l’empire de Véga.
- Si je sers l’empire de Véga pourquoi dois-je jouer cette comédie à celui qui dirige l’empire ?
Un éclair de cruauté passe dans le regard de Vesta.
- C’est un secret, un secret d’État, déclare Minarvea en plantant son regard droit dans celui de la jeune femme.
- Mais…
- Obéis ou sinon nous ne tiendrons pas notre promesse.
- Bien, répond la fausse Végalia en baissant le regard, une larme roulant sur ses joues.
Le Stratéguerre est assis derrière son bureau dans ses quartiers, il s’entretient avec le professeur Gyllah par l’intermédiaire de son réseau sécurisé. Le visage du professeur remplit le moniteur du bureau.
- Je vois, fait Végalian songeur. Effectivement s’il affirme avoir des informations primordiales sur Goldorak, il convient de tenter cette intervention.
- J’ai donc votre accord pour pratiquer cette intervention ?
- Vous pouvez procéder.
- Bien Maître.
Le Stratéguerre coupe la communication, l’écran disparaît dans le bureau, c’est alors qu’il aperçoit Végalia assise dans le canapé en face.
- Ma douce, depuis quand es-tu là ? , demande Végalian en se levant.
Dans la pièce sombre, Vesta et Minarvea observent le moniteur montrant les quartiers du Stratéguerre.
- De quelle intervention était-il en train de discuter, demande le commandant.
Végalian s’installe à côté de la jeune femme à la chevelure marron clair. Il dévisage la femme.
- Ma douce, pourquoi ton visage est-il si triste ?
La fausse Végalia le regarde avec un regard surpris mélanger à de la tristesse.
- Que t’arrive-t-il ma douce ? Tu m’inquiètes !
La jeune femme se blottit dans les bras du Stratéguerre. Végalian bouge ses bras pour serrer le corps de la femme, mais hésite un moment de peur qu’il ne serre encore une fois que le vide. Finalement, ses bras s’enroulent bien autour du corps de la femme.
- Parle-moi, dis-moi ce qui te rend triste ?
Aucune réponse de la jeune femme, des larmes roulent sur ses joues.
- Je sais que mon plan de conquête ne se déroule pas comme je le pensais, mais bientôt tout cela sera fini et tu pourras être fière de moi.
Le Stratéguerre essuie les larmes de la jeune femme.
- Mais l’imbécile que fait-elle !!! , s’emporte Vesta en tapant du poing sur la table faisant trembler le moniteur.
- Attendons ! Elle s’adapte, fait Minarvea. Voyons ce qui va se passer.
La jeune femme pose sa tête sur le torse du maître de l’empire de Véga, son regard est attiré par la crosse d’une arme dissimulée sous la veste du Stratéguerre, depuis quelque temps ce dernier porte toujours au moins une arme sur lui. Subitement le visage de la jeune femme change, il devient décidé.
- Végalia ? Tu as mal ?
La jeune femme plonge sa main en direction de l’arme en un instant elle la saisie.
- Végalia ! Que fais-tu ? , demande le Stratéguerre le visage horrifier.
Vesta et Minarvea ont le nez collé sur le moniteur.
- Elle ne va quand même pas le tué !? , s’étrangle Vesta.
- Si elle le fait dans un sens cela nous évitera bien des problèmes, déclare le commandant.
La fausse Végalia se lève du canapé et fait quelque pas en arrière en tenant l’arme entre ses mains. Végalian reste immobile sur le canapé.
- Allons, allons, ma douce. Reste calme, cela va s’arranger, dit le Stratéguerre se voulant rassurant. Donne-moi cette arme.
Véglian se lève lentement du canapé et fait un pas en direction de la femme, instinctivement, elle fait un pas en arrière en pointant le canon sur l’homme.
- Ressaisis-toi mon cœur. Ce n’est rien, tu as juste besoin de repos. Parle-moi, dis-moi ce qui ne va pas.
Le Stratéguerre tend une main vers la jeune femme.
- Tu vas voir, tout ira bien, fais-moi confiance.
Végalian fait encore un pas en avant, la jeune femme recule et finit par avoir son dos contre une cloison.
- Allez ce n’est rien. Donne-moi cette arme, fait doucement le Stratéguerre.
Un éclair passe dans les yeux de la fausse Végalia, une larme coule sur ses joues. Végalian voit la scène au ralenti quand la femme dirige l’arme vers elle, elle pose la pointe du canon sous son menton et tire. La femme tombe lentement sur le sol, l’arme lui échappe des mains quand elle s’effondre.
- Végalia, hurle le Stratéguerre en se précipitant vers le corps.
Vesta et Minarvea ont assisté à la scène sur leur écran.
- Quoi ! Elle s’est suicidée l’idiote ! Ce n’est pas du tout ce qui était prévu ! Pourquoi a-t-elle fait cela ! , s’emporte l’espionne.
- Nous n’aurons plus à tenir notre promesse, déclare froidement le commandant.
- Peut-être ! Mais cela ne sert pas notre plan !
- Je n’en suis pas sur.
Végalian passe ses mains avec délicatesse sous la jeune femme pour la relever.
- Non ! Végalia ! Qu’as-tu fait !? Pourquoi ? Pourquoi me laisses-tu seul encore une fois ? , pleurniche le Stratéguerre.
Les gardes personnels du Stratéguerre ayant entendu la détonation entrent dans la pièce armes aux poings.
- Maître vous allez bien ?
Les gardes regardent incrédule le corps de la jeune femme se demandant d’où peut bien surgir cette personne. Végalian tourne son visage vers l’un des gardes.
- Un médecin ! Vite, allez chercher un médecin, tonne le Stratéguerre.
Après un instant d’hésitation, le garde part en courant.
Le sang de Minarvea s’est glacé quand les gardes sont entrées dans la pièce.
- Malédiction ! Ils ont vu le corps !
- L’un d’entre eu est de notre coté, précise Vesta.
- Oui ! Mais les autres ! Comment allons-nous faire disparaître le corps maintenant !?
- Je m’occupe de tout, répond l’espionne avec un sourire en coin.
Daisuke et Kohumé sortent de leur chambre après avoir rangé leurs bagages.
- Alors ? Elle n’est toujours pas sortie ? , demande Dai.
- Non, répond le prince assis sur le canapé.
- Je ne sais pas vous, mais moi je commence à avoir faim, remarque Kohumé.
- Moi aussi, il y a quoi dans le frigo ?
- Il est vide !
- Quoi ??
- Rappelle-toi ! Nous l’avons vidé avant de partir pour le ranch vu que nous ne savions pas combien de temps nous serions absents ! , répond Kohumé en mettant une claque à l’arrière de la tête de son petit ami.
- C’est vrai ! Et nous avons eu raison ! , fait Dai en se frottant la tête. J’ai bien pris quelques provisions avant de partir du ranch, mais nous n’irons pas loin.
- Dites les garçons, si vous alliez en course ?
- Bonne idée, nous allons bien trouver un combini* ouvert dans le secteur !
- Je vais prendre une douche pendant que vous allez faire les courses.
Kohumé s’avance vers Procius.
- Et je vais voir pour calmer Hikaru, lui glisse-t-elle.
( * Combini : contraction de convenience store, superette ouverte 24h sur 24 et 7 jours sur 7)
Les deux garçons quittent l’appartement.
- Et zut !!! Encore un de fermer ! , soupire Dai.
Cela fait plus d’une heure qu’ils sont partis faire des achats, mais tous les magasins sont fermés.
- Tout cela à cause de Véga, reprend Dai. Si cela continu nous allons devoir rentrer à l’appart prendre une moto pour aller dans un autre quartier pour avoir quelque chose a mangé.
Procius remarque un homme passant dans la rue portant un sac plastique avec un logo dessus.
- Dai ! Il doit y avoir une boutique pas loin, regarde l’homme de l’autre côté du trottoir.
Daisuke regarde l’homme.
- Mais oui, je connais ce magasin ! Allez suit moi !
Le jeune homme part en courant, le prince reste un moment sur place regardant son ami s’éloigner avant de se mettre à courir lui aussi.
Au même moment dans l’appartement l’ambiance et à la tentative de réconciliation.
- Allez cesse de bouder Hikaru ! , lance Kohumé en se séchant le cheveu avec une serviette.
- Tu n’es qu’une traîtresse, répond la jeune fille au travers de la porte.
- Mais non, je t’ai dit cela pour te taquiner.
- Non, j’ai appelé Vénusia, elle m’a dit qu’en effet elle n’avait rien contre le fait que Dai et toi vous partagiez la même chambre.
Kohumé grimace.
- Hikaru…
- Pourquoi… Pourquoi je n’ai pas le droit au bonheur moi aussi ? , pleurniche Hikaru de l’autre côté de la porte.
- Tu y as le droit aussi, mais on ne peut pas dire que Procius t’a fait des avances non ?
- Je suis sur qu’il m’aime !
- Peut-être, mais c’est toi qui est ouvertement amoureuse de lui. Il n’a jamais rien fait indiquant qu’il éprouvait la même chose ?
- C’est faux !!!
- Quoi ?
- Non, soupire la jeune femme. C’est exact, il n’a jamais répondu à mes avances.
- Tu vois. Alors, cesse de bouder dans ton coin. Les garçons sont partis faire des courses. D'ailleurs, ça fait un sacré moment qu’ils sont partis ! Bref, cesse de pleurnicher, va prendre une douche et fait toi belle avant leur retour.
- Comme cela tu pourras dormir avec mon frère après !
- Ca suffit !!! , s’emporte Kohumé. Si Procius avait répondu à tes avances, sûrement Vénusia aurait été d’accord pour que tu partages ta chambre avec lui ! Mais ce n’est pas le cas ! En attendant, je te laisse, je retourne dans mon nid d’amour ! , s’emporte-t-elle en donnant un coup de pied dans la porte.
Le professeur Gyllah a replacé l’ancienne puce mémorielle sur le général Ch’lang, ce dernier commence a reprendre conscience.
- Vous vous sentez bien général ?
- Cela peut aller.
- Alors, vous vous souvenez de ce que vous avez à dire au Stratéguerre ?
Ch’lang se dresse sur la table.
- Oui ! Il faut que je lui parle immédiatement !
Daisuke et Procius se dirigent vers la caisse en portant chacun un panier en plastique quand le prince marque un arrêt devant un présentoir. Dai est intrigué et vient le rejoindre.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- Tiens ça pourrait être utile au cas ou, fait le prince en glissant un objet dans le panier du jeune homme.
- Mais de quoi parles-tu ?
Dai glisse sa main dans son panier pour saisir l’objet que Procius a déposé, il voit marquer sur la pochette « planning familial », en voyant cela il devient tout rouge.
- Mais pourquoi veux-tu que j’aie besoin de cela ?
- Je ne connais peut-être pas tout sur la Terre, mais j’ai quand même des notions en ce qui concerne les rapports amoureux.
Daisuke devient encore plus rouge.
- Bon si on allait à la caisse ?
Une fois devant la caisse Dai n’ose pas regarder en face la caissière, finalement, ils sortent du combini, chargé de sac, quand le téléphone cellulaire de Daisuke sonne. Le jeune homme le sort de sa poche et le plaque à son oreille.
- Oui ?
- Dai !? Mais qu’est-ce que vous faire, cela fait plus d’une heure que vous êtes parti !!! , déclare Kohumé à l’autre bout.
- Ce n’est pas notre faute, beaucoup de magasins sont fermés à cause de la guerre.
- Faite vite ! Nous avons faim !
- Oui ça va, on se dépêche ! , rétorque Dai en fermant son téléphone.
Procius ne peut s’empêcher de sourire ce que Dai remarque.
- Ne dis rien où je te jette en pâture à ma sœur ! Et là tu n’auras pas de Retrolaser pour te dégager !!!
Les deux jeunes hommes se regardent un moment avant d’éclater de rire.
- Allez on rentre sinon on va entendre parler du pays, fait Dai en serrant les sacs.
Cela fait plusieurs minutes qu’ils marchent en silence quand Daisuke s’immobilise.
- Je ne mettais pas rendu compte qu’on était aussi loin.
- Quoi ??
- Tu voulais voir Todai et bien nous sommes devant, annonce le garçon en désignant du menton l’autre côté de la rue.
Procius regarde dans la direction, comme la nuit tombe, il ne distingue juste qu’une grande porte et des bâtiments derrière.
- Tu verras mieux demain quand il fera jour, reprend Dai. On n’est pas encore rentré !
Dai se met à trottiner pour aller plus vite, Procius fait de même.
Vesta pénètre dans le bureau du commandant Minarvea.
- Un problème, s’inquiète le commandant.
- Non, juste qu’il n’y a plus de trace de vous savez quoi.
- Et les gardes ?
- Leurs mémoires ont été effacés.
- Et le Stratéguerre ?
- Comme nous le voulions, perdu dans les affres de son esprit.
Le commandant sourit et s’adosse dans son fauteuil en souriant.
- Excellant Vesta !
Accompagné de sa garde personnelle, le Stratéguerre arrive devant la salle de soin du général Ch’lang. Il y entre seul, il découvre le professeur Gyllah à côté de la couchette en acier où le général est assis.
- Qu’avez-vous à me dire ? , demande le Stratéguerre d’une voix morne.
- J’ai des informations sur Goldorak ! , annonce Ch’lang.
- Je vous écoute, répond Végalian sans aucune trace d’intérêt.
- J’ai découvert qui est le pilote de Goldorak !
- Le prince d’Euphor Actarus, répond distraitement Végalian. Nous le savons déjà, soupire-t-il.
- Le prince d’Euphor certes, mais il se prénomme Procius.
- Procius, c’est bien, fait distraitement Végalian.
Subitement le regard du Stratéguerre s’illumine.
- Qu’as-tu dit !? Procius !?
- Oui votre grandeur.
- Mais Actarus ?
- Je ne suis pas sur.
- Comment cela ?
- Une partie de la mémoire contenue dans l’ancienne puce était endommagée, précise le professeur.
- Par contre, je sais où se trouve sa base ! , reprend Ch’lang.
- Où !? , questionne avidement le Stratéguerre.
- Sa base est le centre de recherche spatiale.
- Quoi ? Depuis tout ce temps nous l’avons sous nos yeux ! , s’étouffe Véglian.
- J’ai découvert cela quand j’ai été envoyé dans le passé avec Goldorak.
- Alors, c’est donc ce que disaient les archives que Horrus a trouvé en arrivant, fait pensivement Végalian.
- Il me semble que j’ai d’autres informations, mais je n’arrive pas à les retrouver, s’excuse Ch’lang.
- Cela ne fait rien, annonce Végalian. Ce que tu viens de me dire est très important. Tu as bien fait d’insister Ch’lang.
- Merci.
Le Stratéguerre tourne sur ses talons et quitte la pièce, il rejoint ses gardes puis se dirige vers la salle de commandement.
- Convoquez le commandant Minarvea, je veux la voir rapidement, ordonne Végalian en marchant.
Quand Daisuke et Procius entrent dans l’appartement, ils découvrent les deux jeunes femmes en peignoir assissent sur le petit canapé. Kohumé vernis les ongles d’Hikaru.
- Hé ben, je croyais que vous mourriez de faim, lance Dai.
- Alors, il fallait bien que l’on s’occupe en vous attendant ! , rétorque Kohumé. Et puis pour une jeune femme, rien de tel qu’une séance de beauté pour se détendre, ajoute-t-elle en faisant un clin d’œil à Procius.
- Allez ranger vos achats dans le réfrigérateur, après nous faisons la cuisine, déclare Hikaru.
- Je vais la faire, répond Dai. Je n’ai pas envie de manger des ramens* aux vernis à ongles !
(* Ramens : plat de pâtes accompagné d’un bouillon)
- Monsieur Dai veut jouer les grands chefs !! , lance Hikaru. Il pense peut-être avoir une récompense se soir sin la cuisine est bonne !
Dai devient rouge jusqu’aux oreilles.
- Ça ne va pas de dire des choses comme cela ! Je n’ai pas de mauvaise pensée moi ! Allez Procius vient avec moi dans la cuisine.
Les deux garçons entrent dans la cuisine alors que les jeunes filles sont prises d’un rire sot.
Une fois dans la cuisine, Dai se penche à l’oreille de Procius.
- Je voudrais bien savoir ce qui s’est passé durant notre absence.
- Je crois que c’est un secret de fille, répond Procius.
- Quoi ?
- Je veux dire que les hommes ne se disent pas tout, car dans certains domaines ils ont une certaine pudeur, alors que les filles se disent tout.
Dai regarde le prince d’une façon soupçonneuse.
- Comment connais-tu autant de choses sur les femmes ?
- C’est que tu ne connais pas ma mère.
Dai ouvre de grands yeux.
Bien loin de là, à des années lumières, la reine Phénicia éternue alors qu’elle se trouve sur une passerelle dans un hangar de construction.
- Je t’avais bien dit de rester au palais, fait avec reproche son frère, le roi Actarus.
- Je fais ce que je veux !
Un homme en tenue jaune s’avance vers eux.
- Vos Majestés, je ne m’attendais pas à votre visite, déclare l’homme.
- Je sais, je voulais voir l’avancement des travaux, répond le roi. J’en avais assez de lire des contre-rendus, précise Actarus avant que l’homme proteste.
- Comme vous le voyez, nous avons bien avancé.
Actarus et Phénicia regardent en contre bas de la passerelle. Là se trouve une sorte de carapace en acier.
- Vous avez pris en compte mes modifications ? , demande le roi.
- Bien entendu votre majesté, nous avons incorporé votre requête immédiatement. Mais êtes-vous sûr que c’est une bonne idée ? Cela diminue la solidité de la structure.
- D’après mes calculs, nous pouvons compenser cela.
- Ah ! Bien je vais voir cela avec les ingénieurs, je ne suis qu’un simple chef de construction.
- Rassurez-vous, je n’ai pas mal pris votre remarque. Mais je suis sûr que c’est modifications serons utiles.
Le commandant Minarvea marche dans le couloir qui la conduit à la salle de commandement du camp de la Lune Noire.
- « Pourquoi le Stratéguerre me convoque-t-il ? A-t-il découvert quelque chose au sujet de la fausse Végalia, pense-t-elle. Non, c’est impossible Vesta à effacer toutes traces ! Cela doit être autre chose, sûrement un plan pour une nouvelle attaque ! Mais cela ne doit pas gâcher mes plans pour me débarrasser des pilotes des navettes de soutiens. »
Le commandant arrive devant la porte de la salle, elle réajuste sa tenue puis s’avance les portes automatiques s’écartent pour laisser entré la femme, elle se dirige directement devant le trône du Stratéguerre.
Minarvea remarque en s’approchant que Végalian semble profondément excité alors que tous les rapports lui disaient qu’il était dépressif.
- Maître, vous m’avez fait demander, dit-elle en posant un genou à terre et en s’inclinant.
- Oui ! Je viens d’avoir des informations importantes !
Le commandant redresse la tête.
- Et lesquelles ?
- J’ai découvert la base de notre ennemi !
Un brusque frisson glacial parcourt le dos de la femme, elle tache de rester le plus impassible.
- La base de Goldorak ? , demande Minarvea innocemment.
- Oui ! Je sais même que Goldorak a un nouveau pilote ! Ce n’est plus le prince Actarus ! , s’exclame Végalian en se levant de joie de son trône.
- « Impossible ! Il y aurait eu des fuites !?? Non ! Je viens de perdre tout mon avantage sur lui ! Comment a-t-il pu découvrir tout cela ? Non il bluffe ! , pense Minarvea avec inquiétude. »
- Je vais te dire où se trouve la base ! Nous l’avions sous notre nez depuis le début et nous n’avons rien vu ! Nous ne sommes que des idiots !
- Où se trouve-t-elle ? , interroge le commandant en feignant de l’intérêt.
- C’est le centre de recherche spatiale.
- Quoi ??? , faisant semblant d’être surprise.
- Cette fois je veux que tu organises une attaque parfaite contre ce centre et que tu nous débarrasses de Goldorak et de ses alliés !
- Oui, je m’y mets de ce pas, annonce le commandant en se levant.
Elle fait un pas en arrière et salut le maître de Véga avant de faire demi-tour et de s’éloigner.
- « Il sait tout ce que je sais ! Enfin presque, il ignore où se trouvent les pilotes des navettes ! Il faut que cela joue à mon avantage ! Je viens de perdre tout le reste ! , réfléchit Minarvea. Je dois trouver un autre plan pour prendre le contrôle ! »
Bien loin de tout cela, le commandant Sog tourne en rond dans la base sous-marine, ce dernier fait le tour des nouvelles installations. Le Stratéguerre a ordonné l’agrandissement de la base, car elle va devenir l’une des installations principales de Véga sur Terre. Malgré l’honneur qui lui est fait, le commandant se sent mis à l’écart. Il pensait être nommé général après la disparition de Ch’lang, mais rien ne s’est produit. La Stratéguerre n’a toujours pas remplacé le général à la grande surprise de tout le monde. Le commandant regarde une des machines en construction, une de ces idées, un vaisseau prototype en forme d’araignée, un vaisseau pilonneur.
- Avec cette invention, je vais pouvoir peut-être regagner les bonnes grâces du Stratéguerre, lâche le commandant.
Le commandant Minarvea est assise dans son bureau, elle attend l’arrivée de son espionne, elle l’a avertie des derniers événements. Vesta arrive enfin dans le bureau.
- Tu as trouvé quelque chose ? , s’empresse de demander Minarvea.
- Je suis sur qu’il n’y a eu aucune fuite de notre côté, affirme Vesta.
- Alors comment a-t-il pu découvrir tout ceci !!! ?
- Je l’ignore, mais il y a une rumeur.
- Une rumeur ?
- Oui, je n’ai pas pu vérifier si cela est vrai ou non.
- Et que dit cette rumeur ?
- Que le général Ch’lang serait toujours en vie.
- Quoi !!!?? , s’exclame Minarvea en bondissant de son siège. Ch’lang en vie !
- Oui, mais ce n’est qu’une rumeur.
- C’est fort possible que cela soit exact, réfléchit Minarvea en s’appuyant sur son bureau. Végalian n’a nommé aucun autre général depuis la mort de Ch’lang, ce qui est inhabituel.
- Vous pensez que c’est information proviendrait du général Ch’lang ?
- Pourquoi pas… C’est possible, Ch’lang aurait très bien pu découvrir quelque chose.
- Nos plans tombent à l’eau ?
- Pour l’instant le Stratéguerre semble tout ignoré des pilotes des navettes, nous allons jouer là dessus en les éliminant les premiers !
- Mais comment, nous ne pouvons pas organiser un assaut à partir du camp !
- Il nous faut un allié.
- Oui, mais en qui peut-on avoir confiance ? Et qui peut avoir les mains libres pour travailler dans le dos du Stratéguerre ?
- Je vais regretter ce que je vais dire, mais je ne vois que le commandant Sog.
- Sog, répète Vesta en ouvrant de grands yeux.
- Hélas, soupire Minarvea.
- Vous êtes sûr ?
- Je sais qu’il est lui aussi assoiffé de pouvoir, mais je ne vois que lui capable de nous aider.
- J’ai quelque contact dans la base sous-marine, mais ce ne sera pas suffisant pour vérifier sa loyauté envers nous, annonce Vesta.
- Je prends le risque, je vais le contacter.
Procius dort tant bien que mal sur le petit canapé de l’appartement, il a mi un certain temps a trouvé une position agréable pour faire venir le sommeil, il en regrette presque la minuscule chambre dans la soucoupe de Goldorak, cette dernière lui semble brusquement agréable. Le prince est dans une face de demi-sommeil quand des bruits de pas et de vaisselle le réveil, il ouvre un œil et découvre Dai une tartine dans la bouche.
- C’est quoi ce remue-ménage ? , demande le prince d’une voix pâteuse.
- On a oublié de mettre nos réveils ! On est juste pour aller en cours !
Hikaru sort de sa chambre vêtue d’un peignoir pour foncer dans la salle de bain.
- Habille-toi vite si tu veux avaler un morceau avant de nous accompagner à Todai.
Le prince regarde autour de lui.
- Utilise notre chambre, fait Dai. Hikaru prend sa douche et Kohumé déjeune.
Procius attrape son sac et sort du canapé en caleçon.
Le commandant Sog est dans son bureau à lire des rapports d’activité quand un soldat apparaît sur son moniteur à la place du symbole de Véga.
- Commandant, une communication pour vous venant du camp de la Lune Noire.
- Le Stratéguerre ? , demande Sog avec espoir.
- Le commandant Minarvea, répond le soldat.
La surprise se dessine sur le visage du commandant de la base aquatique.
- Passez-la-moi.
Le visage du soldat disparaît laissant place à celui de la femme.
- Minarvea, c’est un plaisir de vous voir si radieuse, fait mielleusement Sog.
- Cette communication est sécurisée ?
- Sécuriser ? , s’étonne Sog piqué au vif.
- Veuillez la sécuriser.
Sog se penche sur son bureau et compose un code sur le clavier situé devant l’écran. L’image vacille un peu puis redevient stable.
- C’est fait, annonce Sog.
- Parfait, ce que j’ai à vous dire doit rester entre nous, déclare Minarvea.
- J’ai compris. Que se passe-t-il ?
- J’ai besoin de vous.
- De moi ?
- Oui. Nous devons agir dans l’ombre pour la gloire de Véga.
- Dans le dos du Stratéguerre ?
- Parfaitement, ainsi si notre tache s’accomplit parfaitement nous aurons tous les honneurs, mais si elle échoue nous risquons la mort ! Voulez-vous tenter votre chance ? Je me dois de vous le demander avant d’aller plus loin.
Sog réfléchit un instant, ses yeux brillent de mille feux.
- Je suis prés à prendre le risque, finit-il par dire.
- Parfait ! J’ai besoin de vous pour lancer une attaque sur la capitale japonaise.
- Et pourquoi ?
- D’après certains de mes renseignements, des alliés de Goldorak y seraient actuellement rassemblés, nous devons en profiter pour les anéantir.
- Pourquoi le Stratéguerre n’en profite pas ?
- Toute son attention est concentrée sur l’attaque de la base de Goldorak.
- Elle a été découverte, s’étonne Sog en ouvrant de grands yeux.
- Oui, donc ainsi avec notre attaque nous allons faire une pierre deux coups. Le Stratéguerre ne pourra que nous récompenser pour cette action.
- Je comprends, fait le commandant avec un large sourire ainsi nous aurons les honneurs et l’un de nous deviendra général.
- C’est une possibilité, répond souriante Minarvea.
- J’ai justement une arme que je voulais tester.
- Alors, je compte sur vous Sog. Je vous transmets les coordonnées à attaquer.
Minarvea coupe la communication.
- J’espère que cet imbécile sera à la hauteur, soupire-t-elle.
- Je constate que vous ne lui avez pas tout dit, remarque Vesta qui a assisté à toute la conversation.
- Il est bon de garder quelques cartes dans sa manche.
Dai et Procius sortent les premiers de l’appartement, ils sont suivis par les deux filles, ils marchent rapidement dans la rue. Procius remarque d’autres jeunes dans la rue portant des uniformes.
- Pourquoi n’êtes-vous pas en uniforme comme les autres, s’étonne le prince.
- Ils sont au collège où au lycée, répond Kohumé.
Sur le visage de Procius s’affiche l’incompréhension.
- C’est obligatoire, mais une fois à l’université on peut s’habiller comme on veut, précise Dai.
- J’ai compris, affirme le prince.
Après une longue marche, le groupe arrive devant une grande porte ancienne complètement rouge.
- Voici Akamon, déclare Dai en montrant la construction. Le portail rouge de Todai, une fois passés nous sommes sur le campus de l’université.
Le prince regarde avec attention la porte qu’il a aperçue la veille dans la pénombre.
- C’est impressionnant, fait-il.
- Je crois que c’est en partie de cela que Todai est si impressionnant de l’extérieur, déclare Hikaru.
Le groupe s’avance vers la porte puis ils la franchissent. Procius remarque au loin une bâtisse avec une horloge au sommet d’une tour.
- Kohumé !!! , lance une voix familière. Mon amour tu est revenu !
Le groupe se retourne pour voir un jeune homme se précipiter vers la jeune fille les bras en avant. Cette dernière lui envoie son sac en pleine figure.
- Décidément, Susumu Sawa tu ne changera jamais ! , constate amèrement Kohumé.
Le sac se décolle du visage du garçon laissant une grande marque rouge.
- Moi qui me faisais une joie de ces retrouvailles, répond le garçon en se frottant le visage.
- C’est peut-être dû au choc que tu as eu à la tête, mais laisse-moi te présente Hikaru ma meilleure amie, son frère Daisuke et accessoirement mon petit ami.
- Comment ça accessoirement ? , fait Dai.
- Et Procius notre ami qui est venu visiter Tokyo, continue Kohumé ignorant la remarque.
- Enchanté de vous connaître, fait Susumu en s’inclinant.
- Et comment va votre mère ? , demande Procius.
- Bien, elle a repris le travail, mais refuse de voyager tant que la guerre ne sera pas finie.
- Sage précaution.
- Veuillez m’excuser, j’ai été ravi de vous revoir, mais les cours vont bientôt débuter.
Sawa les salue puis s’éloigne.
- Fait un tour sur le campus, dit Hikaru. Nous devons aller en cours.
- Évite quand même de te faire remarquer, plaisante Dai.
- On se retrouve ce soir à l’appart, lance Kohumé en partant en courant vers un bâtiment.
- Zut ! On n’a pas de Bento* pour midi, il va falloir acheter quelque chose, constate Dai en fouillant ses poches.
( Bento : Petite boite décorée servant de gamelle pour le midi pour beaucoup d’étudiant et de travailleur)
- À tout’, lance Hikaru en s’éloignant.
Une cloche retentit au loin.
- Zut ! Je vais être en retard ! A plus Procius, fait Dai en partant à toute jambe. Hé ! Attendez-moi !!!
- Donc je n’ai plus qu’à visiter, constate le prince. Il ne manquerait plus que je me perde !
Procius commence à flâner dans les alentours de la porte puis s’éloigne doucement.
Le commandant Sog est assis dans la salle de commandement de la base sous-marine.
- Tous les systèmes sont au vert, annonce un soldat.
- Parfait. Faites décoller le pilonneur ! , ordonne Sog.
- Compris.
Sur le moniteur, le vaisseau en forme d’araignée s’élève dans le hangar de la base, il s’avance vers un sas, un champ de force retient l’eau de mer à l’extérieur. L’araignée mécanique franchit la barrière d’énergie pour se retrouver dans l’océan et prendre la direction de son objectif.
- Va ma petite araignée, va anéantir nos adversaires, lance Sog en guise d’encouragement.
Procius c’est assis sur un banc, il voit des étudiants plonger dans leur livre sur d’autre banc, un couple flirt non loin de là. Des cerisiers en fleur perdent leur pétale au gré du vent.
- « En voyant cela, je suis content de défendre la Terre, pense le prince. Cela mérite d’être sauvé des griffes de Véga. Je me battrais pour sauvegarder tout cela ! Même si cela me prend encore un an avant de retourner chez moi ! Je serais vainqueur pour l’avenir du genre humain, pour sauver la liberté, l’amour et la liberté ! »
Les pensées de Procius sont distraites quand un gros nuage noir passe au-dessus du campus.
Subitement le sol tremble, une explosion retentit. Procius se lève et regarde le ciel avec appréhension.
Assis dans son trône au centre de la salle de commandement du camp de la Lune Noire, le Stratéguerre est perdu dans ses pensées.
- « Végalia, ma douce, pourquoi as-tu fait ce geste ? Je ne comprends pas pourquoi ? Pourquoi me laisses-tu seul une nouvelle fois ? Tu t’es sacrifié pour l’amour que tu avais du prince d’Euphor ce maudit Actarus et maintenant tu as mis fin à tes jours devant moi ! Pourquoi ? Pourquoi gâcher deux fois notre bonheur ? Pourquoi le destin est-il aussi cruel envers moi ? Pourquoi doit-il m’arracher toutes les personnes que j’aime ? »
- Maître ? , fait Minarvea.
Végalian sort de ses pensées.
- Commandant ?
- Dois-je ordonner le début de l’attaque ?
Le Stratéguerre réfléchit un instant.
- Contre le centre de recherche spatial, ajoute Minarvea.
- Oui, oui, bien entendu, nous devons détruire ce centre pour la gloire de Véga.
Le commandant se retourne et brandit sa main droite.
- Lancez Golgoth 18 !
- Golgoth lancé, annonce un soldat.
- « Parfait, le Stratéguerre semble perdu, pense Minarvea. Si cela continu comme cela, il ne sera plus apte à commander, ainsi je pourrais prendre sa place plus facilement. »
Sur le moniteur virtuel du Stratéguerre, un vaisseau de couleur crème ayant une forme de cocon quitte un hangar du camp.
- Stratéguerre ! , intervient un soldat devant un radar.
- Qu’y a-t-il ?
- Il y a déjà une attaque sur Terre.
- Comment cela ?
Minarvea pince ses lèvres.
- « Mince, je ne pensais pas que l’attaque serait découverte aussi rapidement, constate-t-elle. »
- Un vaisseau attaque Tokyo, répond le soldat.
- Un des nôtres ?
- L’identification correspond à Véga.
- Qui a eu le culot d’organiser une attaque !!?
- C’est moi Maître, répond le commandant en se plaçant devant le trône.
- Toi ! Minarvea ! , s’emporte Végalian. Mais comment ?
- J’ai autorisé cette action.
- Je te somme de t’expliquer !
- Le commandant Sog voulait tester une nouvelle arme, je l’ai donc autorisé à faire un essai en attaquant la capitale japonaise.
- Mais dans quel but ?
- Goldorak ne pourra se battre à deux endroits simultanément. Ainsi, la confiance que placent les humains en lui sera entachée.
- Je comprends, mais j’aurais aimé être au courant de cette manœuvre.
- Je suis navrée votre grandeur, je ne voulais pas vous importunez avec des détails.
- Je ne suis pas certain que ce ne soit que des détails !
- « Au moins comme cela tu ignores que les pilotes des navettes se trouvent à Tokyo et que cette action a pour but de les tuer ! Je garde un avantage sur toi ! , pense le commandant. »
Au centre de recherche spatial, Densha capte un phénomène sur son radar.
- Professeur Alcor ! Je capte une éruption solaire sur le radar !
Alcor tourne son siège en direction du jeune homme.
- Vérifier la grille de surveillance des satellites de l’alliance, il y a fort à parier que Véga nous attaque !
- Professeur ! , s’écrit Gavin.
- Quoi encore ?
- Il y a un vaisseau au dessus de Tokyo !
- Il ne manquait plus que cela !
Procius regarde les alentours, les autres étudiants ont entendu aussi le bruit. Le prince ne voit aucune trace de fumée dans le ciel, aucune odeur provenant d’une explosion. Il regarde à nouveau le ciel, le nuage noir ne semble pas vouloir bouger quand soudain des cris proviennent d’un endroit loin dans le campus. Des étudiants arrivent en courant, surgit derrière eux un vaisseau d’assaut des forces de Véga.
- C’était donc les moteurs de ce vaisseau qui ont provoqué une déflagration, constate le prince.
Des soldats Végans surgissent dans leur combinaison blanc gris d’assaut, les soldats, fusil dans les mains, poursuivent la foule qui est prise de panique et tente de fuir.
- Pourquoi Véga s’attaque-t-elle à cette université ? , se demande Procius.
Il voit une jeune fille qui tombe au sol et un soldat qui se prépare a tiré dessus. Le prince bondit vers le soldat pour lui asséner un coup de pied dans le torse au moment ou il appuie sur la gâchette. Le soldat tombe au sol, Procius en profite pour aider la jeune fille à se relever.
- Vite, fuyez !
Des bâtiments aux alentours, les élèves sortent par flot tentant de fuir à leur tour.
Une autre déflagration retentit quand un vaisseau prison de Véga surgit dans le campus, il vient pour récupérer des victimes.
Procius court en direction d’un groupe d’étudiant encercler par cinq soldats, il prend appui sur le dossier dans banc pour se jeter sur les soldats les plus proches.
Dai, Hikaru et Kohumé entendent du bruit dehors, mais pour le moment c’est assez indistinct et lointain. Mais l’attention des élèves est détournée par tout ce bruit obligeant le professeur à arrêter son cours. Soudain devant les fenêtres de la classe passe une navette d’assaut de la division Ruines. Les trois jeunes reconnaissent immédiatement l’emblème.
- Pour un premier jour de classe, ça débute bien, ironise Dai.
Le commandant Sog suit l’assaut sur les moniteurs.
- Je ne comprends pas pourquoi je dois attaquer cette position, fait Sog. Il n’y a que des gamins. Il n’y a pas de militaire ! Minarvea doit c’être trompé en me donnant les coordonnées.
Procius se débarrasse des soldats qui entouraient le groupe d’étudiant prit au piège, le groupe d’élèves s’éloigne, il voit une section fondre sur lui arme aux poings. Procius s’élance en direction du mur le plus proche, il prend appui sur la cloison pour bondir dans le ciel.
- Métamorphose !!
Aussitôt il revêt sa combinaison de vol, les soldats qui courraient sur lui sont surpris de se retrouver face à un tel adversaire. Procius profite de ce moment de surprise pour bondir dans leur direction, il donne des coups de pieds et de poings, les soldats tombent. L’un d’eux réussit à tirer un coup de laser qui frôle le prince.
Procius porte sa main droite sur sa hanche gauche quelque seconde avant de la détacher en exhibant un katana. D’un mouvement, il coupe le canon de l’arme du soldat qui avait ouvert le feu sur lui. Le militaire Végan regarde son arme un instant avant de prendre la fuite.
Soudain une explosion fait trembler le sol, Procius n’a aucun doute, il s’agit bien d’une explosion, car il reçoit des projections, le ciel devient encore plus sombre, en levant la tête il constate que ce qu’il prenait pour un nuage et en faite un vaisseau qui descend lentement.
Le commandant Sog n’en revient pas ses yeux de ce qu’il voit sur son écran.
- Le prince d’Euphor se trouve donc ici !!! Mais comment Minarvea pouvait le savoir !?
Le vaisseau en forme de cocon survol le centre de recherche spatial, ce dernier est recouvert de sa carapace protectrice en acier.
- Mais qu’est-ce que c’est encore que ce machin, fait Alcor.
- Cela ressemble à un cocon, remarque Sayaka.
Le vaisseau semble pris d’étrange saccade, la coque semble se déchirer.
- J’ai une mauvaise intuition, fait Densha.
La coque de déchire laissant place a une forme multicolore, la forme reste ainsi un instant sans bouger puis elle semble grossir, des ailes gigantesques se déploient révélant un papillon géant mécanique. La créature se met à battre des ailes provoquant de fortes bourrasques dirigées contre le centre, la protection en acier crisse sous la contrainte.
À Todai, Dai et les autres sortent de leur classe, ils tachent de diriger le flux des élèves vers des endroits surs.
- Allez par ici ! , hurle Dai en désignant une sortie à certain de ses camarades.
Il aperçoit non loin Kohumé qui est chahuté dans la cohue.
- Dépêchons-nous, lance-t-il à la jeune fille. Nous devons aller l’aider !
- Je fais ce que je peux, répond-elle par-dessus les cris.
Sur le campus, Procius est aux prises avec les soldats des forces d’assauts, pendant ce temps le vaisseau descend toujours des nuages. Le prince bondit pour éviter un tir de laser, il atterrit au côté du soldat ayant ouvert le feu pour lui donner un coup de katana. Le militaire s’effondre. Procius regarde le ciel, il découvre la forme d’une gigantesque araignée.
- Un vaisseau pilonneur !
Il porte son poignet à hauteur de sa bouche, mais il ne peut pas terminer son geste, car un soldat lui saute dessus, ils roulent tous deux sur le sol. Le soldat Végan sort une arme blanche à petite lame avec laquelle il tente de trancher la gorge du prince. Procius arrive à bloquer le coup avec le tranchant de son katana. Les deux hommes s’affrontent sur le sol, Procius force sur sa lame, finalement le soldat plie légèrement, le poignard glisse, la lame du prince enfin libéré part d’un coup brusque tranchant la main de son adversaire. Le militaire se roule sur le sol fou de douleur. Le prince se redresse puis s’éloigne tout en courant, il porte de nouveau son poignet à la hauteur de sa bouche.
- Goldorak ! Viens à moi !
Dans les tréfonds du centre, l’intelligence artificielle se met en fonction, les instruments du robot géant s’illuminent. L’ordinateur de bord calcule la meilleure route pour rejoindre son pilote. La plateforme de lancement de Goldorak s’enfonce dans le sol pour rejoindre le niveau inférieur et emprunter l’une des routes.
Dai, Kohumé et Hikaru se regroupent dans un coin du campus.
- Si seulement nous avions nos navettes, fait le jeune homme en serrant les dents.
- Nous ne pouvons rien faire de plus, dit Kohumé pour le calmer.
- Je voudrais bien savoir où se trouve Procius, remarque Hikaru.
Assis sur son siège, le Stratéguerre observe l’attaque du centre, le papillon bat des ailes provoquant un vent violant sur la construction. Tout à coup, la créature artificielle cesse ses mouvements, ses ailes restent grandes ouvertes. Les ailes se mettent à briller, deux rayons multicolores en partent pour venir frapper la protection du centre.
- Goldorak vient d’être repéré, annonce un des soldats aux radars.
- Quoi ?? , s’étouffe Minarvea.
Le Stratéguerre serre fermement les accoudoirs de son trône.
- Où se trouve-t-il ? , demande Végalian.
- Il se dirige vers Tokyo, répond le soldat.
- Impossible ! Nous attaquons sa base ! , s’exclame Minarvea. Pourtant…
- Je suis sûr que c’est sa base, coupe le Stratéguerre. Mais il est possible qu’il ne fût pas présent au moment où nous avons débuté l’attaque. Je ne vois que cela ! , déclare Végalian en élevant la voix. Je n’ai aucun doute sur mes informations ! Continuer l’attaque du centre !
- Oui votre grandeur, fait Minarvea. Le centre ne pourra pas résister longtemps sans Goldorak.
- C’est une chance qu’il faut saisir, d’autant plus que leurs navettes sont clouées au sol !
- « Comment sait-il cela !!! , se demande le commandant. Lui aussi connaîtrait l’identité des pilots ??? »
- Elles ne peuvent pas décoller, elles sont prisonnières de la protection du centre !!
- « OUF !!! , soupire intérieurement Minarvea. »
Dai et les deux jeunes filles courent sur le campus, des soldats les poursuivent quand un bruit familier passe au dessus de leurs têtes.
- Voilà Goldorak !!! , s’exclame Hikaru.
Le robot géant plonge sous le vaisseau araignée pour se poser sur le campus non loin de son pilote. Procius court dans la direction de sa machine, arrivé aux pieds, il bondit sur la soucoupe puis se précipite dans le poste de pilotage. Dés qu’il s’installe sur le siège, le cockpit se referme et l’interface de pilotage se greffe sur ses membres.
- Goldorak ! Go !
La soucoupe décolle à la verticale.
Le commandant Sog voyant Goldorak se lève de son siège.
- Ordonnez au vaisseau pilonneur de commencer le bombardement ! Raser moi tout ce qui se trouve ne dessous !!!! , tonne Sog.
Procius s’occupe en premier lieu de détruire les navettes des sections d’assaut. Il vol le plus bas possible tout en prenant garde de ne pas heurter un bâtiment.
- Pulvonium !
Les bras du robot se décollent de la coque pour se placer vers l’avant, des rayons mauves sortent des poings du robot. Les rayons frappent des soldats adverses courant pour rejoindre leurs navettes.
Une explosion surgit devant Goldorak, Procius lève la tête et constate que le vaisseau araignée a déplié ses pattes, les extrémités deviennent lumineuses indiquant qu’il va faire feu alors qu’il lâche déjà des bombes.
- Ils ne détruiront pas ce lieu !!!
Le robot géant monte en flèche vers le vaisseau pilonneur.
- Spider Spin !
Des dents acérées sortent des Planitronks qui se mettent à tourner sur eux-mêmes. Procius découpe les pattes de la créature mécanique une à une. À la fin, il ne reste plus que des bombes qui tombent du pilonneur.
- Astérohache !
La double hache apparaît dans les mains du robot, Procius la lance en direction du flot de bombes qui chutent quand la hache arrive au centre des armes, il actionne une commande.
- Thunder Cut !!
Le Cornofulgure vient frapper l’Astérohache provoquant l’explosion des bombes avant d’avoir atteint leurs objectifs.
Goldorak remonte en direction du pilonneur.
- Mégavolts !!
Quatre rayons bleutés partent de la soucoupe porteuse et viennent frapper le vaisseau adverse à l’endroit om se trouvait une patte. L’araignée géante semble fondre, le vaisseau perd de l’altitude et fonce sur des bâtiments.
- Mégavolts !!!
Procius intensifie son tir pour réduire en poussière le navire en suivant la trajectoire de chute. Il arrive à faire disparaître le vaisseau avant qu’il ne détruise une construction.
- Procius, grésille dans la radio.
- J’écoute, répond le prince en regardant les dégâts sur le campus.
- Nous sommes attaqués par un Golgoth !
- J’arrive !
Le prince jette un dernier regard au sol, il n’y a que peut de destruction. Goldorak file ne direction de son prochain combat.
Au sol, Kohumé voit Goldorak qui s’éloigne.
- Il part, lance-t-elle.
Soudain le bracelet de Dai vibre.
- J’écoute.
- Dai ! Occupez-vous des blessés, je vous laisse, le centre subit une attaque.
- Nous allons t’aider !
- Rester à Todai ! C’est un ordre !
- Compris, soupire le jeune homme.
Goldorak s’éloigne de la capitale japonaise.
- Mégamach !
La soucoupe prend de la vitesse, elle se met à briller puis elle s’enflamme par le frottement de l’air.
Au camp de la Lune Noire, l’ambiance est tendue.
- Seigneur, Goldorak s’éloigne de la zone de combat, annonce le soldat aux radars.
- Minarvea !!! , tonne Végalian.
- Oui Maître, répond la jeune femme en s’agenouillant devant le trône.
- L’attaque de Sog est encore un échec !!!
- Le vaisseau était un prototype, s’excuse le commandant.
- Pour le moment, le centre n’a subi aucun dégât !
- J’en assume la responsabilité seigneur.
- Heureusement ! Souhaitons que ce Golgoth vienne à bout de notre adversaire !
Le Golgoth papillon lance toujours ses rayons sur la carapace du centre qui rougit.
- Il commence à faire une de ses chaleurs ici, remarque Alcor en passant un doigt dans le col de sa chemise.
Sog est consterné dans son fauteuil.
- Mon prototype vaincu si facilement ! C’est impossible ! Pourquoi un tel désastre !
Le commandant Minarvea se redresse et se tourne vers l’écran principal.
- Où se trouve Goldorak actuellement ? , demande-t-elle.
- Nous avons perdu sa trace, bredouille le soldat.
- Golgoth 18 soit sur tes gardes Goldorak approche !!
Tout ne continuant a tiré sur la protection du centre, la tête du papillon mécanique tourne sur elle-même pour guetter l’arriver de Goldorak.
Le prince a repéré le Golgoth sur son radar.
- Je vais tenter quelque chose, fait Procius en plissant les yeux.
Une boule de feu fond en direction du centre, le papillon n’a pas le temps de réagir qu’il se trouve emporter dans les airs par la boule. La vitesse décroît laissant apparaître Goldorak tenant dans ses bras le corps de la créature mécanique. Le Golgoth bat des ailes pour se libérer, il agite plus rapidement et tente de déstabiliser son adversaire. Après de nombreux efforts, Goldorak ne peut plus assurer sa prise et lâche le papillon.
Le Golgoth s’éloigne rapidement avant de se retourner. Son corps se met à briller, une métamorphose s’opère. Le corps du papillon se transforme en un corps humanoïde. De la bouche du monstre sort un tourbillon jaune qui projette Goldorak en arrière.
Procius se bat avec les commandes pour retrouver sa stabilité, le temps qu’il y arrive le Golgoth est retourné à côté du centre, il donne de grands coups de poing sur la carapace en acier qui se déforme lentement. La carapace en acier n’est pas complètement refroidie, c’est pour cela que la structure résiste mal aux assauts du monstre.
Procius dirige sa soucoupe vers le barrage. Il attrape la manette située au dessus de sa tête.
- Transfère !
Son siège recule légèrement avant de s’enfoncer dans le conduit qui traverse la soucoupe et qui conduit au poste de pilotage du robot géant.
- Autolargue !
Le robot géant est propulsé hors de sa soucoupe porteuse.
Goldorak atterrit dans le dos du papillon humanoïde. Le Golgoth cesse de frapper la carapace et se retourne.
- Drill Crusher Punch !
Les pointes du poing du robot passent vers l’avant et se mettent en rotation, des étincelles surgissent quand elle rentre en contact avec l’adversaire.
Le Golgoth a tenté de mettre ses ailes devant son corps pour se protéger, mais le poing les travers en les déchiquetant. La créature détache ses ailes pour s’enfuir. Goldorak retire son poing et les ailes tombent au pied du barrage. Le monstre se précipite sur le robot géant.
- Screw Crusher Punch !
Goldorak donne un coup de poing avec ses pointes en avant. Le monstre vacille, des rayons verts partent de ses yeux, ils touchent de plein fouet le visage du robot. Procius place une main de sa machine devant pour se protéger. Le Golgoth en profite pour le plaquer au sol, un liquide visqueux sort de sa bouche.
- Plasmotronk !
La soucoupe porteuse plonge en direction des deux robots, deux disques d’énergie frappent le dos de la créature qui se redresse.
- Rétrolaser !
Un rayon multicolore en forme de V sort du torse de Goldorak projetant son adversaire dans les airs.
- Clavicogyres !
Deux lames en forme de croissant quittent les épaules du robot géant, coupant les bras du monstre. Le Golgoth dirige ses pieds en direction du robot géant, il allume ses propulseurs, les flammes viennent lécher le corps Goldorak.
- Missiles Bêta !
Deux missiles partent des poings de Goldorak, Procius a visé le centre des propulseurs. Les projectiles entrent dans les pieds de son adversaire qui explose un moment plus tard.
Goldorak se lève et regarde en direction du centre. La carapace se lève lentement.
- Vous allez bien ? , demande le prince.
- Merci, ça va, répond Alcor dans le système de communication.
- Bien, alors je vous laisse. Cabré !
Le robot géant bondit dans le ciel pour rejoindre sa soucoupe.
Un silence pesant règne dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire.
- Anéantie ! Anéantie encore une fois !!! , hurle le Stratéguerre en frappant du poing les accoudoirs de son trône.
- Nous arriverons à la battre un jour prochain, déclare le commandant Minarvea.
Végalian sort une arme de sous sa veste, la même arme avec laquelle la fausse Végalia s’est suicidée. Minarvea esquisse un pas en arrière.
- Oui, la battre !!! Ah ! Ah ! Mais quand !!!???
Le Stratéguerre agite l’arme dans toutes les directions.
- Maître, calmez-vous, supplie Minarvea d’une voix blanche.
- Me calmer ! Me calmer ! , tonne le Stratéguerre avec un regard fou. Mais je suis parfaitement calme, déclare-t-il en pointant le canon de son arme sur le commandant. Pourquoi ne le serais-je pas !? Bientôt un an que nous essayons de conquérir cette planète ! Et qu’avons-nous obtenu !? Rien ! Que des pertes !!!
- Goldorak n’aura pas toujours autant de chance, fait Minarvea.
- De la chance ! De la chance ! Vous appelez çà ainsi !
Végalian descend de son trône.
- Vous êtes tous des incapables ! , reprend-il. Voilà la vérité ! Oui la dure et cruelle vérité je ne suis entouré que d’incapables !
Le Stratéguerre tournoie sur lui en agitant son arme, il jette un regard assassin dans toute la pièce.
- Maître je vous en prie, supplie le commandant. Calmez-vous.
Végalian cesse de tourner et plante ses yeux dans ceux de Minarvea.
- Me prends-tu pour un fou !? , demande Végalian plaçant son visage à quelque centimètre de celui de la femme.
- Non votre grandeur.
- Ah ! Ah ! Ah ! Tu as tort ! Je le suis !
Végalian éloigne son visage de celui de Minarvea. Il jette un dernier regard dans la pièce puis se dirige vers la sortie.
- « Ouf !!! J’ai eu chaud ! , pense Minarvea. Malgré tout, cela me sert, tous ceux présents dans la pièce ont pu voir la démence de Végalian à moi de m’en servir pour mon avantage ! »
Dai, Kohumé et Hikaru sortent d’un bâtiment quand une annonce retenti dans les haut-parleurs du campus.
- Suite à l’attaque, le reste des cours est annulé pour aujourd’hui. Nous attendons tous les élèves valides demain pour la reprise des cours.
- Hé bien, siffle Dai. La direction n’a pas envie de fermer à nouveau.
- Hé Dai ! , lance la voix de Procius.
Le groupe tourne la tête pour voir approcher le prince.
- Procius ! Tu es revenu, s’étonne Kohumé.
Dans le ciel le bruit familier de Goldorak passe au dessus de leurs têtes.
- Pourquoi est-ce si étonnant ?
- Il a sa moto à récupérer, lance Dai.
- Entre autres, plaisante Procius. Mais je ne pensais pas que votre université était si dangereuse que çà !
- Et encore là, c’est calme ! , rétorque Dai.
- Hikaru, d’après toi, ils ont reçu un coup sur la tête ? , questionne Kohumé.
- Non, je pense qu’ils sont tous les deux des idiots !
Ils éclatent de rire.
- Vu que vous n’avez plus de cours, si on rentrait à l’appartement, suggérer le prince.
- Tu es sûr de vouloir passer une autre nuit avec nous ? , demande Kohumé.
- Cela pose un problème ?
- Non, s’empresse de répondre Hikaru.
Tous les quatre se dirigent vers la sortie du campus.
L’espionne Vesta retrouve le commandant Minarvea dans leur pièce secrète.
- Qu’allons-nous faire maintenant ? , demande l’espionne aux cheveux roses. Nous avons perdu la fausse Végalia.
- Ce n’est pas grave, je pense que le Stratéguerre n’est plus une menace pour nous.
- Ah bon ! , s’étonne Vesta.
- Nous allons nous occuper des pilotes se trouvant à Todai.
- Vous voulez organiser une autre attaque ?
- Non, quelque chose de plus subtil, fait le commandant avec un sourire énigmatique.
Dans l’appartement, Dai et Procius sont assis sur le canapé, ils jouent à la console de jeux.
- Dites les filles, on mange bientôt ? , questionne Dai tout en bougeant sa manette.
- Encore quelque minute, répond Kohumé de la cuisine.
- Elles en mettent un temps pour faire le dîner, fait le jeune homme alors qu’un morceau de langue dépasse de sa bouche alors qu’il appuie frénétiquement sur les boutons de sa manette. Je vais t’avoir !
- Pas si sur ! , répond Procius en manoeuvrant sa manette calmement.
- Player Two Win ! , annonce la console.
- Et zut !!! Ce n’est pas juste, soupire Dai en inclinant sa tête vers l’avant.
Hikaru et Kohumé sortent de la petite cuisine les bras chargés.
- Qu’est ce que c’est que tout cela ! On fête quelque chose ? , demande Dai.
- Oui ! , répond Hikaru.
- Ah !?
- Je pensais le souhaiter au ranch, mais nous allons le faire ici.
- Et c’est quoi ? , demande Daisuke en ouvrant grand les yeux.
Kohumé s’est glissé à côté du canapé et donne un claque à l’arrière de la tête de son petit ami.
- Décidément, tu n’as pas de mémoire, constate la jeune femme.
- Cela bientôt faire un an que Procius est arrivé sur Terre, annonce Hikaru en finissant de poser des plats sur une petite table basse de la salle.
- En tout cas, ça a l’air délicieux ! Je vais me régaler, annonce Dai en se frottant les mains.
Procius pose sa manette et regarde la table et ses amis en souriant.
- « Pour tout cela, je n’ai pas le droit de perdre, pense le prince. »
FIN
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