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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 19 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K+ - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 08-13-09 - Updated: 08-13-09 - Complete - id:2708833

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 19

Le commandant Minarvea se teint face au Stratéguerre, se dernier est assis à son bureau, il joue avec un poignard dont il glisse la pointe entre ses dents.

- Toujours aucune trace de Goldorak ? , fini par demander Végalian.

- Rien, nous continuons d’observer le centre de recherche spatial. Des réparations sont en cour, mais aucune trace d’atterrissage de Goldorak.

Le Stratéguerre continuer de jouer avec son poignard, il trace des cercles avec la pointe sur la surface de son bureau quand subitement il plante la lame dans le meuble.

- Ce diable doit savoir que nous observons le centre, il doit avoir une base de replie !! , hurle Végalian.

Minarvea a reculé instinctivement d’un pas en arrière quand le poignard s’est planté dans le bureau, elle voit les jointures du Stratéguerre blanchir tellement il sert fermement la garde, un filet de sang violent coule le long de la lame.

- C’est possible Maître, bredouille le commandant.

- Continuer l’observation du centre ! Je veux être averti dès que Goldorak se pose !

Le Stratéguerre retire la lame du bureau et la porte à sa bouche, il lèche le tranchant de la lame et le sang qui goutte.

- Nous anéantirons sa base et ses alliés quand ils seront tous réunis à l’intérieur, reprend Végalian.

- Il en sera fait selon vos désirs.

Le Stratéguerre fait un signe de la main signifiant à Minarvea qu’elle peut disposer. Le commandant quitte la pièce, une fois la porte refermer derrière elle, elle pousse un soupir de soulagement.

- « Il ignore toujours qui sont les pilotes des navettes, il faut que je conserve mon avantage ! Par contre, le Stratéguerre est de plus en plus instable, il sombre dans la folie, c’était bien le but que je voulais, mais il échappe à mon contrôle depuis le suicide de la fausse Végalia, pense le commandant. »

Le roi Actarus se tient accoudé sur une rambarde d’une des terrasses du palais royale d’Euphor, il contemple la Lune rouge en orbite avec un regard rempli de tristesse.

- Tu penses toujours à elle ? , demande sa sœur en surgissant derrière lui.

- A qui ?

- Ne fait pas l’innocent, je sais très bien que quand tu contemples la Lune rouge tu penses à celle dont tu as donné le nom à cet astre.

- Tu parles de Végalia ?

Phénicia vient se placer à côté de son frère et s’accoude elle aussi sur la rambarde.

- Bien sur, à moins que tu aies donné d’autres noms de conquête à des astres !

Actarus reste silencieux.

- Tu crois que vous auriez eu un avenir ensemble ? Tu crois qu’elle serait devenue reine d’Euphor ?

- Je l’ignore et je ne me pose pas la question. Elle est morte dans cette stupide guerre que Véga a livrée à la Terre. Elle fait partie des victimes innocentes et inutiles de ce conflit.

Phénicia se retourne et s’adosse sur la rambarde.

- En tout cas moi je pense que vous auriez eu du mal à vous marier à la fin de la guerre si elle n’avait pas disparu, lance la reine en plaçant son index sur son menton.

- Et pourquoi ? , demande le roi en la dévisageant.

- Je ne pense pas de Vénusia aurait laisser faire cela sans réagir.

- Quoi ??? , s’étonne Actarus.

Phénicia s’éloigne pour regagner l’intérieur du palais.

- Oh !!! Mais que c’est joli tout cela ! Dites mademoiselle ça vous dirait de venir boire un café avec moi a la fin de vos cours ?

Appuyer sur l’aile d’une mini rouge, un homme en pantalon sombre, sweet rouge et blazer bleu clair, un homme aborde les étudiantes qui entrent à l’université de Todai.

Les jeunes filles passent devant lui sans répondre, soudain il aperçoit une jeune fille en tailleur crème, il saute dessus et lui saisit les mains.

- Mademoiselle, vous êtes charmante ! Vous voudriez venir avec moi boire un café puis faire un karaoké !?

La jeune fille lui sourit.

- Ce serait avec plaisir, mais je doute fort que la jeune fille à qui vous avez déjà demandé soit d’accord.

- La jeune fille ??? , répond l’homme en ouvrant de grands yeux.

- Oui ! C’elle qui se trouve derrière vous.

L’homme se retourne, subitement son visage se décompose, une terreur s’empare de lui, il se protège avec ses bras, face à lui une jeune fille d’une vingtaine d’années les cheveux brun et longs, dégage une aura meurtrière.

- Papa ! Je t’ai cherché toute la nuit dans toute la ville !

L’homme claque des dents.

- HOulà HOulà, beguait-il.

L’homme tente de fuir en partant en courant à l’opposé, mais il n’a pas le temps de faire un pas qu’il rencontre un autre visage de femme. Une créature ayant passé la trentaine qui le regarde avec un visage sévère, on devine quand temps normal elle possède des traits fins à peine marqués par l’âge, elle porte un tailleur marron. L’homme recule et regarde d’un côté et de l’autre les deux femmes.

- Sa… Sa… Sa…

- Espèce d’ingrat ! Nous faire cela, obligé de chercher monsieur toute la nuit et dans toute la ville, je vais être ridé avant l’age ! Tu vas me le payer ! , hurle la femme en tailleur.

L’homme se plaque contre la carrosserie de la mini et cherche un moyen de fuir. Il trouve une faille et bondit pour échapper aux deux femmes, mais il reçoit une l’avant-bras de la jeune fille en plein visage puis deux poings viennent frapper ses joues. Les deux femmes l’ont frappé en même temps.

- Ah non ! Tu ne vas pas t’en sortir comme ça ! , déclare la jeune fille.

L’homme est assis sur le sol le visage tuméfié et les cheveux en bataille. La jeune fille attrape le col de sa veste et le traîne sur le sol.

- On rentre ! En plus, il y a un client qui nous attend !

- Ma foiture ! , lance l’homme.

- T’inquiètes, je m’en occupe, répond la femme en tailleur marron.

- Nonfff !!! Pas ma minich !!! , fait l’homme en agitant les bras.

Sur le trottoir d’en face, Daisuke, Hikaru et Kohumé ont assisté à toute la scène.

- Encore un pervers qui fait la sortie des lycées et université, constate Hikaru.

- Quelle misère, soupir Kohumé.

- On va être en retard si ça continu, remarque Dai.

Le groupe franchit la porte d’entrée du campus, aussitôt un cri les interpelle.

- MAAAA KOHUMMMMÈÈ !!!!!

La jeune fille se tourne vers la source de la voix, elle voit un garçon qui court vers elle en courant les bras tendus. Kohumé jette son sac au visage du garçon.

- Tous les matins, c’est la même chose, soupire la jeune fille.

Le garçon a stoppé sa course quand il a reçu le sac en pleine figure, le sac tombe laissant une grosse marque rouge sur le visage.

- Je me demande si tout ses choques à la tête ne vont pas finir par le rendre débile, lance Dai.

- Sawa quand vas-tu arrêter cette comédie ! , s’emporte Kohumé.

- Mais je ne peux pas m’en empêcher dès que je te vois, répond le garçon.

Hikaru glisse un mot à l’oreille de son frère.

- Déjà qu’il n’était pas très futé, je crois que le coup qu’il a reçu à la tête lors de l’attaque de Véga n’a pas arrangé les choses.

Daisuke se retient de rire.

La sonnerie du premier cours résonne.

- Vite nous allons être en retard, constate Hikaru en saisissant Kohumé.

Le groupe part en courant pour se rendre dans l’amphithéâtre.

Le commandant Minarvea et son espionne Vesta se tiennent dans leur salle secrète du camp de la Lune Noire, devant eux se tiennent deux personnes. Une femme vêtue tout en cuire allant d’une casquette, une veste épousant généreusement ses formes, des cuissardes remontantes au dessus des genoux ainsi qu’un mini short le tout dans un style évoquant le troisième Reich. Elle fait claquer une cravache sur l’une de ses cuissardes, elle a un visage blanc, ses lèvres sont de couleur rouge sang et un maquillage de même couleur en forme de losange entoure ses yeux. L’autre personne est un jeune homme au regard gris acier, il est recouvert d’une cape noire et rouge d’où ne dépasse que le casque corné qu’il porte sur la tête.

- Tout est prés pour votre mission ? , s’inquiète Minarvea.

- Nous connaissons nos objectifs, répondent-ils en cœur.

- Bien, je compte sur vous pour accomplir vos tâches ! Aakeen !

Le jeune homme s’incline.

- Ixa !

La femme lèche sa cravache.

- Accomplissez votre mission pour la gloire de Véga !

Le prince d’Euphor, Procius, ouvre un œil, il voit un rayon de soleil filtré entre les rideaux, il s’étire, la nuit sur le canapé de l’appartement a été difficile, il a longtemps cherché une position pour faire venir le sommeil, il s’est endormi finalement au petit matin. Le prince attrape sa montre posée au pied du canapé. Il ouvre de grands yeux en voyant l’heure.

- J’ai dormi aussi longtemps que cela !

Sa montre indique midi, il n’a pas entendu ses amis partir pour l’université. Il passe en position assise sur le canapé, il sent quelque chose qui le gêne sous lui, il passe sa main pour attraper le gêneur, il en sort un soutien-gorge en dentelles rose. Il regarde le morceau de lingerie avec curiosité.

- Mais comment est-ce arrivé ici ??? , s’étonne-t-il.

C’est la pause déjeuner à l’université. Après avoir mangé leur Bento, Dai et ses amis marchent dans les couloirs d’un bâtiment quand Susumu Sawa court à leur rencontre.

- Kohumé !!!!!! , crie le garçon.

La jeune fille saisit Hikaru par la main et l’entraîne par la première porte laissant Daisuke seul dans le couloir.

- Dai où est ma Kohumé !???

- Décidément, les coups à la tête ne t’arrangent pas ! Combien de fois va-t-il falloir te répéter que je sors avec Kohumé !

- Rhhaaaaa, s’extase le garçon. Je peux sentir son doux parfum enivrant !!

- Il ne m’écoute pas, constate Dai en plaquant une main sur son front de désespoir.

- Ce délicieux parfum lui va si bien, il exprime toute sa féminité, continu Susumu en ignorant la remarque.

- Mouais, lâche Dai.

- Tu ne trouves pas !!! , s’exclame offusqué Sawa avec de grands yeux sur le point de pleurer.

- C'est-à-dire, qu’on est devant les toilettes des filles, répond Daisuke en désignant la porte du pouce. Et ce que tu sens c’est le désodorisant des toilettes !

Susumu bascule en arrière les bras raides.

À l’intérieur des toilettes pour fille, Kohumé et Hikaru se lavent les mains.

- Je me demande quand est-ce que Sawa va se lasser de ce jeu débile, soupir Kohumé.

- Tu crois qu’il le fait exprès ?

- Je ne crois pas que cela provient de son coup à la tête.

- Il est vraiment débile alors !

- C’est possible, rit Kohumé.

Hikaru devient brusquement sérieuse.

- Un problème ? , demande son amie.

- Je vais passer à l’attaque.

- Quoi ? Que veux-tu dire ?

Hikaru se tourne vers son amie et lui attrape les mains.

- Je vais lancer l’opération « attrape Procius » !

- Quoi !!! Qu’est-ce que tu manigances !?

- Je vais tout faire pour séduire Procius, vu qu’il ne fait aucune tentative c’est moi qui vais prendre les choses en main !

Kohumé affiche un sourire gêné avec une grosse goutte de sueur sur la tempe.

- J’aurais pensé que tu m’aurais soutenu dans ma démarche, s’étonne Hikaru.

- Oui. Euh… C'est-à-dire….

Le commandant Sog progresse dans le chantier d’agrandissement de la base sous-marine. Les prisonniers humains travaillent sous la surveillance des soldats Végans quand une explosion retentit au fond du chantier, Sog se précipite, arrivé sur les lieux, il voit des humains et des soldats étendus sur le sol visiblement mort.

- Qu’est-il passé ? , hurle le commandant.

Un soldat s’avance hésitant.

- Nous l’ignorons pour le moment, répond le militaire. Un technicien est parti voir.

Au même instant un homme à la peau bleu se traîne hors de la zone d’explosion.

- D’ailleurs le voici qui revient, déclare le soldat.

L’homme chute et continue d’avancer en rampant.

- Qu’y a-t-il ? , demande Sog.

- C’est du… du… du Mythrillium, répond le technicien.

- Quoi !? , s’exclame Sog en se couvrant le nez et la bouche.

Tous les soldats font de même.

- « Un gisement de Mythrillium sur Terre ! Comment est-ce possible !? Mais grâce à cela nous avons de quoi construire de nouvelle arme de guerre ! , pense Sog. »

- Commandant Sog, une communication pour vous venant du camp de la Lune Noire, annonce une voix dans un haut-parleur.

Aussitôt le commandant s’éloigne tout en donnant des ordres au soldat le plus proche.

- Faites distribuer des masques respiratoires aux soldats et que le travail reprenne !

Le commandant Sog s’installe dans son bureau, sur le moniteur le logo de la division Ruine est affiché. Le commandant s’assoit dans son fauteuil puis actionne la communication, instantanément le visage du Stratéguerre apparaît.

- Votre grandeur, dit Sog.

- Commandant, où en sont les travaux d’agrandissement de la base ?

- Ils avancent Maître.

- Aucun souci ?

- Rien, si ce n’est que nous venons de tomber sur un gisement de Mythrillium.

- Quoi !? Du Mythrillium !

- Oui.

- Des pertes ?

- Quelques humains et des soldats.

- Faits distribués des appareils respiratoires aux soldats, vous savez que le Mythrillium est très toxique et volatile sans raffinage.

- C’est déjà fait votre grandeur.

- Exploiter ce gisement le plus rapidement possible.

- J’ai donné déjà des ordres dans ce sens.

- Parfait, faites travailler les humains que vous avez comme prisonniers ainsi nous régleront le problème de main d’œuvre et aussi nous réduirons leur population, annonce le Stratéguerre avec un large sourire satisfait.

Aakeen et Ixa sont sur le toit d’un bâtiment du campus de Todai, ils observent les étudiants sortir. Ils repèrent dans la foule les trois personnes qui les intéressent, les pilotes des navettes alliées de Goldorak.

- Ils sont bien là, constate Aakeen.

- Nous n’avons plus qu’à attendre la nuit pour nous introduire dans les locaux de la direction de cette école pour découvrir leur identité et commencer notre mission, réponde Ixa en claquant sa cravache contre une des ses cuissardes.

À la sortie, l’homme qui était là le matin est revenu.

- Allez, mademoiselle, venez boire un café avec moi, fait-il en abordant une étudiante avec un air suppliant.

- Je me doutais bien que tu reviendrais ici, lance une voix féminine.

L’homme tourne la tête pour voir la jeune fille d’une vingtaine d’années aux cheveux longs et bruns, vêtue tout en jeans, qui est visiblement en colère.

L’homme s’incline devant l’étudiante puis prend ses jambes à son cou pour s’enfuir.

- Attends Papa !!! Tu vas me la payer !!! , hurle la jeune fille partant à sa poursuite en levant une batte de base-ball avec inscrit dessus « punition divine ».

- Décidément, il y a de l’animation, constate Kohumé.

- En parlant d’animation, on n’a pas vu Sawa, constate Dai.

Kohumé plaque une main devant la bouche du jeune homme et de l’autre lui fait signe de se taire.

- Chuttt !!! Tu risquerais de la faire venir.

Dans l’appartement, Procius a rangé la pièce, il est assis sur le canapé, il observe la pièce de lingerie.

- Alors, comment as-tu bien pu arriver dans mes draps et surtout à qui appartiens-tu ? , se demande le prince à haute voix.

Perdu dans ses pensées, il n’entend pas ses amis qui rentrent. Le premier qui pénètre dans la pièce est Daisuke, il se fige une seconde en voyant le prince avant de se jeter sur lui en hurlant, aussitôt les filles se précipitent pour voir ce qu’il se passe.

- Qu’est-ce que tu fais avec un soutien-gorge à ma sœur !? , hurle Dai.

Dai tente de saisir la pièce de lingerie, ce qui fait que chacun des garçons le tient par une bretelle.

- Je ne pensais pas qu’un prince pouvait être pervers ! Monsieur cache bien son jeu, fulmine Dai.

- Écoute ! Je l’ai trouvé dans mes draps en me réveillant, tente d’expliquer Procius.

- Quoi ! Dans tes draps !!!! Comment a-t-il fait pour se retrouver dans tes draps !!!???

Daisuke ressemble à un dragon, car de la fumée sort de ses narines. Kohumé jette un regard en coin à Hikaru.

- Rends-moi çà ! , hurle Dai en tirant sur la bretelle qu’il a dans sa main.

Le morceau de tissus se déforme.

- Vous avez bientôt fini tous les deux !!!! , hurle Hikaru. Si cela continu comme cela vous allez finir par me l’abîmer !!!

Les deux garçons regardent la jeune fille qui tape du pied avec ses mains sur ses hanches.

- D’ailleurs Dai, comment sais-tu que ce soutien-gorge appartient à ta sœur ? , demande Kohumé en prenant la même position que son amie.

- Ben… C'est-à-dire…. , bredouille le jeune homme. Vous n’avez pas le même tour de poitrine, répond-il en se grattant l’arrière de la tête.

Les deux jeunes filles regardent leurs poitrines pour les comparer.

- Ah bon ??? , font-elles d’une seule voix.

Hikaru penche la tête en direction des garçons.

- Bon, vous allez me le rendre ou il faut que je vous en donne un à chacun ? , demande-t-elle.

- Non mais ça ne va pas la tête ! , répond Dai tout rouge.

Hikaru s’avance et arrache des mains des deux garçons le morceau de lingerie avant de foncer dans sa chambre, Kohumé lui emboîte le pas.

Dai se tourne vers Procius et lui lance un regard mauvais.

- Je t’assure que j’ignore comment il est arrivé dans mes draps, déclare le prince en écartant ses bras.

Kohumé ferme la porte de la chambre pendant que Hikaru s’effondre sur son futon.

- Rassure-moi ! Ce n’est pas le résultat de ton opération « attrape Procius » ?

- Ce n’est pas ce que j’avais prévu, soupire Hikaru.

- À voir le résultat, je te conseille de changer ta façon de concevoir ton plan.

Hikaru se met sur le dos.

- Je n’ai pas dit mon dernier mot ! , déclare-t-elle en brandissant son poing droit.

- Aie, aie, aie, j’ai un mauvais pressentiment, lâche Kohumé en plaquant une main sur son front.

- Espèce de prince pervers ! , hurle le Dai de l’autre coté de la pièce.

Kohumé sort de la chambre pour revenir dans le salon.

- Daisuke Makiba !! Cela suffit ! Il y a une explication ! , hurle-t-elle.

Dai regarde sa petite amie avec surprise.

- Hikaru l’a perdu ce matin quand elle a détendu le linge qui séchait sur le balcon et il est tombé sur le canapé.

Daisuke tapote sa joue avec son index.

- Étrange, je ne me rappelle pas qu’il y avait du linge qui séchait, réfléchit-il.

- Bon maintenant que tout est éclairci, je vais réviser dans la chambre ! , annonce Kohumé.

L’université est pratiquement déserte quand Aakeen et Ixa se glissent dans les bureaux de la direction. Ils s’installent devant un ordinateur pour consulter les fiches des étudiants.

- Quel système primitif et long, soupire Aakeen.

- Nous devons faire avec ce que nous avons.

- À ce rythme, nous y sommes encore dans plusieurs jours !!!

- Parle moins fort sinon tu vas nous faire repérer.

Dans l’appartement, tout le monde s’est installé autour du Kotatsu*, recouvert d’une simple nappe pour servir de table basse, pour partager le souper.

(* Kotatsu : petite table carrée chauffante recouverte d’une couverture très utilisée en hiver par les Japonais.)

Dai n’a presque pas parlé de la soirée et jette des regards en coin à Procius. L’ambiance est tendue.

- Je repars demain au centre, lâche subitement le prince entre deux bouchées de riz.

- Tu ne vas pas partir à cause de se stupide accident ! , s’écrie Hikaru en posant son bol violement.

- Non, il faut que je regagne le centre, Véga est tranquille pour le moment, mais cela ne va pas durée éternellement.

Hikaru se dresse sur ses genoux puis joint ses mains devant son visage.

- Je t’en prie reste un peu plus longtemps avec nous, supplie la jeune femme.

- Il t’a dit qu’il doit retourner au centre, dit Dai en continuant de manger.

- Tout cela c’est de ta faute !!! , hurle-t-elle.

Dai sursaute et renverse son bol, il utilise son auriculaire droit pour l’introduire dans l’oreille dans laquelle sa sœur a hurlé.

Kohumé quant à elle, observe discrètement son amie en se demandant ce qu’elle peut bien préparer.

- Dans d’autres circonstances, je serais enchanté de rester, mais je dois absolument regagner le centre.

- « Je n’ai pas le choix ! , pense Hikaru. Il faut que je passe à l’action ce soir et que je trouve un moyen de le retenir ici !!! Oui je n’ai pas le choix ! »

Hikaru serre son poing droit de façon décidée ce qui n’échappe pas à Kohumé qui se demande ce que son amie à bien put encore inventer.

Cela fait déjà plusieurs heures que les agents du commandant Minarvea épluchent les dossiers des élèves à la recherche des pilotes des navettes. Ixa se tapote la joue avec l’extrémité de sa cravache en faisant défiler les fiches des étudiants quand Aakeen s’exclame.

- Enfin, j’ai trouvé !!

La femme vient se placer à côté du jeune homme. La fiche affichée est celle d’un garçon.

- Daisuke Makiba, lit-elle.

- Attends ! Regarde !

Une autre fiche apparaît.

- Hikaru Makiba, dit-elle en léchant sa cravache.

- Et la dernière.

- Kohumé Cochir. Nous les avons trouvés !

- Nous n’avons plus qu’à nous occuper d’eux !

- Oui ! Nous allons pouvoir passer à l’attaque rapidement.

- Dès demain, sourit Aakeen.

- Tu t’occupes des filles et moi du garçon, déclare Ixa, en caressant l’image de Dai sur le moniteur.

Procius est allongé sur le ventre dans le canapé du salon de l’appartement, il cherche après le sommeil quand il entend un léger bruit, un frottement de tissus. Il n’ose pas se retourner de crainte de se retrouver une fois de plus dans une situation embêtante. Il sent une masse s’installer sur canapé. Un souffle chaud dans sa nuque. Procius hésite sur la façon dont il doit réagir. Il décide de faire semblant de dormir.

- « Qu’est-ce qui se passe encore ? , se demande Procius. Qui peut bien me faire cela ? Et si c’était Dai qui me tendait un piège ? »

Il sent subitement le contact humide de lèvres à la base de sa nuque. Il se plaque contre le mur d’un geste rapide en se retournant. Il découvre Hikaru en nuisette fine.

- Tu peux me dire ce que tu fais ici ? , bredouille Procius surpris.

La jeune fille se penche vers lui laissant apparaître la naissance de sa poitrine. Le prince dégluti bruyamment.

- Je n’ai pas envie de rester seule cette nuit, murmure-t-elle d’une voix suave.

La jeune fille est à quatre pattes sur le canapé et avance en direction du prince.

- Il ne faut pas ! , déclare le prince en jetant un regard à la porte de la chambre occupée par Dai et Kohumé.

Hikaru regarde en direction de la porte puis reporte son attention sur le prince.

- Tu crois peut-être qu’il se gêne eux.

- Euh… Et si Dai surgissait, je crois qu’il serait furieux de trouver sa sœur dans cette tenue et dans une telle situation, argumente Procius.

- Au diable Dai ! Il a Kohumé !

Hikaru se jette sur le prince qui s’écarte de justesse pour l’éviter. Il se retrouve debout à côté du canapé enroulé dans ses draps. La jeune fille se redresse et descend du canapé, Procius recule, quand elle passe devant la fenêtre, un rayon de lune éclair le corps de la jeune fille révélant ses formes au travers de la fine nuisette. Procius fait de nouveau un pas en arrière, mais il marche sur un morceau de drap et perd l’équilibre, il tombe sur le sol à grand bruit.

- Qu’est ce que c’est que se raffut !!??? , demande Dai de sa chambre.

Hikaru s’enfuit dans sa chambre à grands pas.

- Ce n’est rien, je suis tombé du canapé, annonce Procius.

- Il ne manquait plus que ça !!!

Le silence revient dans l’appartement, le prince se redresse et s’allonge sur le canapé.

- « Je me demande qui est le plus dangereux subitement, Véga ou Hikaru ? , se dit-il. »

Le commandant Sog a couvert son visage d’un masque respiratoire pour filtrer les particules de Mythrillium, il regarde les humains creuser le sol pour extraire le minerai sans aucune protection. Déjà de nombreux cadavres sont entreposés dans un coin du chantier. Les soldats utilisent un fouet laser pour forcer les prisonniers récalcitrants à travailler.

C’est le matin, Procius place ses affaires dans son sac de voyage pendant que les autres prennent leur petit déjeuner.

- Tu nous accompagnes à Todai avant de partir ? , demande Hikaru.

Le prince met un moment avant de répondre.

- Oui, je vous accompagne jusqu’à l’entrée puis je reviens prendre ma moto.

Kohumé dévisage son amie, elle a remarqué que Hikaru et Procius n’avaient pas échangé un regard durant tout le repas. Elle se demande ce qui a bien pu se passer durant la nuit.

- « J’espère qu’elle n’a pas fait une idiotie avec son plan ! , soupire intérieurement Kohumé. »

L’espionne Vesta entre dans le bureau du commandant Minarvea.

- Un problème ? , s’inquiète le commandant.

- Non aucun, je tenais juste a vous informer qu’ils vont entrée en contact.

Le visage de Minarvea s’illumine d’un sourire en coin.

Le groupe d’amis arrive devant la porte rouge de Todai.

- Étudiez bien, lance Procius. Vous êtes l’avenir de ce monde.

- Merci de ne pas nous mettre la pression, répond Dai.

- Nous allons faire de notre mieux, ajoute Kohumé.

- Rentre bien, dit Hikaru. « Enfin si tu le peux, ajoute-t-elle mentalement. »

- Tu n’auras qu’à déposer les clefs dans la boite à lettres, précise Daisuke.

Procius les regarde franchir la porte du campus avant de retourner vers l’appartement.

Assis dans la salle de cours, Dai regarde par la fenêtre en attendant le professeur. Ce dernier arrive en compagnie d’un jeune homme en costume blazer sombre. L’enseignant se rend à son bureau et s’éclaircit la voix.

- Je vous présente un nouvel élève dans la classe, il s’agit de Aron Keen. Je sais qu’il est inhabituel de prendre un étudiant en cours d’année, mais ce dernier est le fils d’un diplomate récemment posté dans notre pays, il a passé les tests d’admission avec succès. Je vous prie de lui faire un bon accueil.

Le jeune homme s’incline.

- Enchanté de vous connaître, fait-il.

Aussitôt des chuchotements parcourent l’amphithéâtre. Dai entend certaines filles qui qualifient le nouveau venu de mignon. Daisuke regarde attentivement Aron. Il est frappé par la couleur de ses yeux gris acier qui est le même que ses cheveux.

- Aussi jeune et déjà des cheveux blancs, il n’a pas de chance, marmonne Dai.

- Mr Keen veuillez prendre place que je commence mon cours.

- Oui monsieur, répond Aron en s’inclinant respectueusement.

- Aujourd’hui nous allons étudier les mathématiques transcendantales.

Procius a rejoint l’appartement, il cherche les clefs permettant d’ouvrir le box où se trouve sa moto, mais cela fait plusieurs minutes qu’il cherche ces clefs sans résultats.

- J’ai comme l’impression que l’on m’a joué un tour, lâche le prince en s’effondrant sur le canapé.

Au même instant, Hikaru regarde dans sa main le trousseau de clefs où se trouve la clef du box.

- « J’en connais un qui n’est pas prés de partir, se réjouit-elle »

- Les mathématiques transcendantales sont comparables…. , commence le professeur.

L’heure de la pause de midi est arrivée, beaucoup de monde est sorti dehors pour profiter du beau temps, une flopée de filles s’est formée autour de Aron Keen, elles l’assaillent de questions. Le groupe d’amis c’est installé sur un banc.

- Je n’ai rien compris au cours de math transcendantales, soupire Kohumé en ouvrant son Bento.

- C’est pourtant simple ! , s’exclame Dai après avoir avalé une bouchée.

- Tu as compris !?

- Oui, c’est simple.

- Simple !

- Tu sais que deux plus deux égales quatre ?

- Merci je ne suis pas idiote !!!

- Les maths transcendantales ont le même mécanisme.

- Ah ?? , fait Kohumé douteuse.

- Mais oui ! Deux plus deux en transcendantale donne…

Il n’a pas le temps de finir ses explications que sa sœur lui colle ses mains sur sa bouche.

- Ne sort pas ta science monsieur je sais tout, dit Hikaru agacée.

- Bonjour, fait une voix dans leur dos. Je suis Aron Keen.

Tous les trois se retournent pour découvrir les yeux gris acier qui les observent.

- Vous permettez que je me joigne à vous pour faire connaissance.

Hikaru retire les mains de la bouche de son frère.

- Bien sur, bredouille-t-elle en rougissant.

- « Tiens, on dirait que l’opération : Attrape Procius vient subitement de capoter, pense Kohumé »

Le jeune homme s’installe entre les deux filles. Dai s’éloigne du groupe et va s’installer plus loin pour finir son bento. Il s’installe sur un banc, il est en train de mâcher une bouchée quand une voix féminine l’interpelle.

- S’il vous plait, pourriez-vous m’indiquer la bibliothèque ?

Daisuke avale sa bouchée avec difficulté, face à lui une jeune femme en tailleur avec un profond décolleter pigeonnant et une jupe fendue très haut le regarde derrière de fines lunettes rondes et des cheveux châtains coiffés en chignon.

- Oui bien sur, bredouille Dai avec un grain de riz à la commissure des lèvres.

- Vous êtes très gentil, répond la femme avec un large sourire.

Elle tend une main en direction du visage du jeune homme pour saisir avec son index le grain de riz qu’elle dépose sur la pointe de sa langue qu’elle a sortie de façon provocante.

- Vous pouvez me montrer le chemin, reprend-elle.

Dai dégluti avec difficulté. Il jette un regard vers Kohumé qui rie d’une plaisanterie de Aron Keen avant de regarder de nouveau la femme en face de lui.

- Oui, sans aucun problème.

Daisuke referme son bento et l’enroule dans sa serviette avant de glisser le tout dans son sac. Il se lève et part en compagnie de la femme.

- Vous me sauvez la vie jeune homme, glousse la femme.

Procius regarde par la fenêtre de l’appartement en direction du box.

- On dirait bien que je ne suis pas là de retourner au centre, soupire-t-il. Je n’ai plus qu’à attendre leur retour pour savoir qui a les clefs.

Kohumé est Hikaru écoutent Aron.

- Dites ! Ça vous dirait qu’on se fasse un karaoké ce soir ? , demande Keen.

Les deux jeunes femmes sont surprises.

- Histoire de faire plus connaissance, ajoute Aron.

- C’est très gentil, répond Hikaru. Mais nous devons étudier.

- Juste une heure ou deux, insiste le garçon.

- Je te préviens, j’ai déjà un petit ami, précise Kohumé.

- Et alors !? Tu n’as qu’à venir avec lui, répond Keen avec un large sourire découvrant ses dents brillantes.

- Nous devons y réfléchir, répond Hikaru en pensant à Procius qui doit être à l’appartement. « Ça complique tous mes plans !!! , pense-t-elle. »

- Allez dites oui, insiste Aron.

- Allez pourquoi pas ! , lance subitement Kohumé.

- Quoi !!! , s’étrangle Hikaru.

- Ça nous fera une sortie au lieu de rester enfermé dans l’appartement.

Dai est sa belle inconnue arrive devant un bâtiment.

- Voilà la bibliothèque, annonce le jeune homme. Vous êtes arrivé.

La femme se tourne vers lui est approche son visage du sien.

- Merci beaucoup ! , s’exclame-t-elle. Je n’y serais jamais arrivé sans vous !

- Ce n’est rien, répond Dai en plaçant une main derrière sa tête.

La femme lui saisie les épaules et l’attire vers elle, Daisuke n’a pas le temps de réagir, car rapidement il sent le contacte chaud d’une paire de lèvres sur les siennes. La femme le lâche et s’écarte toujours en lui tenant les épaules, elle lui fait un clin d’œil. Le jeune homme cligne plusieurs fois des yeux sous la surprise.

- C’était pour vous remercier de m’avoir accompagné, déclare-t-elle.

Elle retire ses mains des épaules de Dai qui reste figé.

- J’espère que nous nous reverrons bientôt.

La femme lui lance un baiser du bout des doigts puis entre dans le bâtiment refermant la bibliothèque.

- Mais qu’est-ce que c’était que cette femme ??? , se demande Dai à haute voix.

Il passe ses doigts sur ses lèvres, il sent une étrange sensation. Il regarde ses doigts et découvre du rouge à lèvres.

- ARGGGG !!! Faut que je retire ça sinon je vais me faire tué par Kohumé, fait-il paniquer en agitant les bras.

Dans le bâtiment, la femme regarde le jeune homme au travers d’une fenêtre, elle sort un poudrier d’une poche, elle l’ouvre et un mini émetteur apparaît.

- Ici Ixa, contact établi.

Au camp de la Lune Noire, Vesta reçoit le message envoyé par leur agent ce qui la fait sourire.

Daisuke sort un mouchoir blanc de sa poche pour essuyer ses lèvres et retirer les traces de rouge à lèvres. Son mouchoir se retrouve taché de rouge.

- Comment je vais faire maintenant pour nettoyer mon mouchoir, je ne peux pas le mettre dans le linge sale sinon elles vont le remarquer, soupire Dai en baissant la tête.

Il range le mouchoir dans sa poche puis se met à marcher pour rejoindre le banc où sont restés Hikaru et Kohumé.

Quand il les rejoint, ces dernières sont toujours en compagnie de Aron Keen.

- Tiens te voilà Dai, fait Kohumé. Aron nous a invités à un karaoké ce soir.

- Content de le savoir, répond-il en tournant la tête.

- Tu es invité aussi.

Une sonnerie retentit indiquant la reprise des cours.

Pendant ce temps là, au centre de recherche spatiale, une équipe de technicien s’affaire à réparer la carapace de protection du centre. Le professeur Alcor regarde la progression des travaux à partir d’un des hangars des navettes.

- Je me demande ce que fait Procius, je croyais qu’il devait revenir aujourd’hui, pense-t-il tout haut.

Le commandant Minarvea a été convoqué dans les quartiers du Startéguerre, elle se tient devant la porte avec inquiétude, elle va se retrouver seule face à Végalian qui est d’après ses informations de plus en plus instable. Finalement, elle appuie sur un bouton sur le côté de la porte. La porte coulisse sur le côté.

- Entrez commandant, tonne la voix du Stratéguerre.

Minarvea entre dans la pièce, ce qu’elle découvre l’effraye, des meubles cassés, des affaires jonchant le sol. Une odeur étrange flotte dans l’air, des traces de tirs et des poignards plantés dans les cloisons. Végalian sort d’une pièce les cheveux ébouriffés, les yeux gonflés.

- Toujours aucune trace de Goldorak, demande le Stratéguerre en s’installant sur les vestiges d’un fauteuil.

- Il ne s’est toujours pas montré.

Végalian tape du poing sur l’accoudoir de fauteuil qui se casse sous la violence du coup.

- Ce maudit Goldorak serait capable de me rendre fou si je ne l’étais déjà, lance le Stratéguerre en se levant.

Le commandant ne sait pas comment réagir et reste figé. Végalian se met à faire les cent pas dans la pièce.

- Le commandant Sog a découvert un gisement de Mythrillium sur Terre lors de l’agrandissement de la base, annonce-t-il.

- C’est ce que j’ai lu dans les rapports, répond prudemment Minarvea.

- Cela va grandement nous aider dans la fabrication de nouvelle machine de guerre.

- Ce sont les humains qui extraient ce minerai, cela nous permettra de nous débarrasser des prisonniers.

- Oui, répond le commandant se demandant où le Stratéguerre veut en venir.

- Une fois le minerai raffiné, nous construirons l’arme ultime !!! , s’emporte Végalian en brandissant un poing vengeur. Celle qui vaincra Goldorak et ses alliées !!! Après je serais le maître de ce monde !!! AH ! AH ! AH !

- J’en suis sûr votre grandeur.

- Tu peux disposer, annonce le Stratéguerre pris d’un rire fou.

Minarvea exécute un salut rapide puis quitte prestement les quartiers du Stratéguerre.

- « Heureusement qu’il n’a pas découvert les pilotes des navettes, il faut que mes agents réussissent à éliminer ses gamins avant que le Stratéguerre ne mette ses plans en route ! Il faut que j’arrive à prendre le contrôle des forces de Véga rapidement ou sinon je ne le pourrais plus ! Et pourquoi Sog ne m’a pas averti de sa découverte au lieu de le dire au Stratéguerre !? Cela aurait pu servir mes plans ! Aurait-il plus confiance envers Végalian qu’envers moi !? C’est possible au vu de notre dernière association. »

Dai passe en premier la sortie du campus en boudant, il remarque une jeune fille de l’autre coté de la route, vêtue en jeans de la tête aux pieds observant toute la longueur de la rue, elle tient dans sa main droite une batte de base-ball sur laquelle ont distingue inscrit « Châtiment divin ». Il ne remarque pas la femme qu’il a conduite à la bibliothèque adossée à côté de la porte. Hikaru et Kohumé sortent juste après en compagnie de Aron Keen.

- Alors, on se retrouve devant le Karaoké que je vous ai indiqué dans deux heures ? , demande le jeune homme.

- Oui, répond Kohumé avec enthousiasme.

- Bon allez ! On y va !! , fait Dai avec impatience.

- À tout de suite, dit Kohumé à l’intention de Aron. Tu pourrais être plus polie, ajoute-t-elle en regardant Daisuke.

- Mouais.

Le groupe s’éloigne laissant Aron devant la porte, la femme adossée vient le rejoindre.

- Alors Aakeen? , questionne-t-elle.

- Tout s’est passé comme prévu, répond Aron avec un sourire inquiétant.

- Alors, nous allons les tuer ce soir.

- Après nous être amusés avec eux, répond Keen en passant la pointe de sa langue entre ses dents.

Une lueur sadique passe dans le regard des deux agents de Véga.

Dai ouvre la porte de l’appartement et découvre le sac du prince dans l’entrée.

- Qu’est-ce que ça fait là ? , s’étonne-t-il.

Procius arrive dans le couloir.

- Quelqu’un est parti avec les clefs du box, annonce-t-il.

Kohumé se retourne vers Hikaru.

- Je me demande qui a bien pu être aussi distrait ? , fait-elle en regardant son amie.

- Tu ne vas pas partir à cette heure ? , demande Hikaru pour changer de sujet. Tu vas rester avec nous.

- En plus ce soir, nous avons été invités à un karaoké, lâche Dai.

- Il faut que je regagne le centre, sinon ils vont s’inquiéter.

- Il faudrait déjà retrouver les clefs, remarque Hikaru. En plus, nous sommes pressés, nous devons être au karaoké bientôt.

- Je me demande bien où peuvent se trouver ces clefs, lance Kohumé en plantant son regard dans celui de Hikaru.

Daisuke remarque le comportement étrange de sa sœur.

- Hikaru, tu sais où se trouvent les clefs ?

- Moi !!! Mais non pourquoi ?? , s’offusque la jeune femme.

- Pfff !!! , lâche Dai en se croisant les bras. Il en reste plus qu’à fouiller tout l’appartement.

- J’ai déjà fouillé toutes les pièces, annonce le prince.

Kohumé saisit Hikaru par la main et l’entraîne dans la salle de bain.

Le commandant Minarvea entre dans la pièce secrète sombre du camp de la Lune Noire. Vesta est assise derrière le moniteur.

- Des nouvelles ? , demande le commandant.

- Ils vont passer à l’action ce soir.

Un sourire victorieux se dessine sur son visage.

Kohumé referme la porte, violement, puis regarde son amie avec un regard lui lançant des éclairs.

- Tu te rends compte de ce que tu as fait !!!

- Moi !? Mais je n’ai rien fait ! , répond Hikaru en croisant ses bras en tournant la tête.

- Je suis sur que c’est toi qui as les clefs. Rends-les tout de suite !

- Je n’ai pas ces clefs !

- Je suis sur que si je fouillais tes poches je les trouverais !

- Tu te trompes !

- Je suis sur que cela fait partie de ton plan « Attrape Procius » !

- Non !

- Ne me mens pas ! Je sais quand tu me caches quelque chose ! Si tu ne me dis pas la vérité, je vais le dire à ton frère et à Procius !

Hikaru décroise les bras et regarde Kohumé avec des larmes dans les yeux.

- Ne fait pas cela ! , supplie-t-elle.

- Donne-moi les clefs alors !

- Non, je ne veux pas qu’il parte.

- Ne fait pas l’idiote ! Il doit rentrer au centre !

- Je veux qu’il reste avec moi encore un peu ! Toi tu ne peux pas comprendre ce que je ressens !

- Et pourquoi ?

- Tu as Dai !

- Dai !??? Quel est le rapport ?

- Tu as quelqu’un auprès de toi ! Moi….

Hikaru éclate en sanglots. Kohumé reste figée un instant puis elle passe ses bras autour de son amie en larmes.

- Calme-toi Hikaru. Ce n’est pas la peine de te mettre dans un tel état, que veux-tu, tu as choisi un prince un peu idiot et qui ne voit pas ton amour.

- Je t’interdis de le traité d’idiot.

Kohumé sourit.

- Peut-être, une fois la guerre finie il remarquera ton amour.

- Il retournera sur sa planète.

- Qu’est-ce que tu en sais ?

- Je ne veux pas qu’il parte !

- Et c’est pour cela que tu as prise les clefs ? Tu crois qu’en agissant ainsi tu vas l’empêcher de retourner sur sa planète peut-être ?

- Je sais que c’est inutile.

- Alors, rends les clefs !

Hikaru s’écarte et dévisage son amie.

- À une seule condition alors.

- Une condition ?

- Oui et je te jure de te donner les clefs.

Dai et Procius sont assis sur le canapé.

- Tu sais ce que font ta sœur et Kohumé dans la salle de bain ?

- Aucune idée, mais cela me semble bizarre.

Subitement la porte du cabinet de toilette s’ouvre pour laisser sortir les deux jeunes filles qui se précipitent vers le canapé.

- Allez debout, lance Kohumé. Nous allons être en retard au karaoké.

Elle attrape les mains de Daisuke et le tir du siège. Hikaru fait de même avec Procius. Une fois les garçons debout, elles les poussent vers la sortie.

- Je voudrais bien comprendre ce qu’il se passe, fait le prince à l’intention de Daisuke.

- Je ne sais pas, mais j’ai l’impression qu’on se fait mené par le bout du nez !

Le Stratéguerre marche, accompagné de ses gardes dans les couloirs de la base, il se rend vers l’infirmerie. Les gardes le laissent entrer seul dans le cabinet de soin.

- Votre Majesté, s’étonne le médecin. Que puis-je pour vous ?

L’homme s’incline devant le dirigeant de Véga. Le médecin a la peau verte et des cheveux blancs, il porte une tenue bleu ciel.

- Je voudrais la voir.

- Pardon ? , demande le médecin en se redressant.

- Je voudrais voir son corps, répète faiblement Végalian.

- Le corps ??? Mais quel corps ?

- Celui de Végalia, répond le Stratéguerre en haussant la voix.

- Végalian ??? Je vais consulter les dossiers, mais il me semble bien que je n’ai personne se prénommant ainsi.

Le médecin s’installe à son bureau et consulte son ordinateur.

- Vous êtes sur que le corps est ici votre majesté ?

- Il n’y a aucun doute, affirme le Stratéguerre avec de l’impatience dans la voix. Elle est … Décédé dans mes quartiers il y a peu, marmonne-t-il.

- Je suis désolé, mais il n’y a aucune trace d’admission d’un corps depuis plusieurs semaines.

- Si c’est une blague, elle est de mauvais goût docteur, déclare Végalian menaçant.

- Mais je vous assure, vous pouvez vérifier vous-même, se défend le médecin.

- Vous dites que personne n’a été admis depuis plusieurs semaines !?

- C’est exact, confirme le docteur en se levant.

- Il est temps de changer cela, fait Végalian d’une voix atone.

- Pardon ?

Subitement une détonation, le docteur s’effondre sur le sol avec un trou fumant dans la poitrine. Les gardes du corps du Stratéguerre entrent en force dans l’infirmerie, ils trouvent Végalian avec une arme laser dans les mains fumantes. Ce dernier se tourne vers ses gardes avec un regard fou.

- Il m’a dit qu’elle n’était pas là, déclare-t-il d’une voix chevrotante.

Les gardes échangent un regard ne comprenant pas ce qu’il se passe. Le Stratéguerre range son arme puis se dirige vers une pièce dans le fond de l’infirmerie, c’est là que sont entreposé les corps en attendant leur inhumation.

Après un moment d’hésitation, les gardes le suivent. Ils découvrent le Stratéguerre ouvrant les tiroirs des chambres de conservation, il les ouvre tous, mais ils sont vides.

- C’est impossible !!! , hurle Végalian. Elle doit être là ! Elle ne peut pas être ailleurs !

Le Stratéguerre se tourne vers ses gardes puis avances vers le chef de section et le saisit aux avant-bras.

- Vous l’avez vue ! Vous étiez là quand elle est morte !!!

- De qui parlez-vous Maître ?

- Quoi !!!! ??? Mais de ma douce Végalia !!! Vous l’avez vu !!

- Désolez votre majesté, mais je ne vois pas de qui vous parlez.

- Mais elle est morte dans mes quartiers, insiste le Stratéguerre en secouant le garde.

- Personne n’est mort dans vos quartiers ! Cela se serait produit quand ?

Végalian lâche les avant-bras du soldat.

- Non ! C’est impossible, bredouille Végalian le regard vide. Cela ne se peut !

- Votre grandeur, vous allez bien ?

- Végalia, pleure le Stratéguerre. Ma douce ! Je n’ai pas rêvé, je t’ai bien vu mourir devant moi !

Les gardes échangent un regard d’incompréhension.

- Pourquoi suis-je le seul à me souvenir de toi ! , continu Végalian.

Le Stratéguerre quitte la pièce de conservation et se dirige vers la sortie de l’infirmerie alors qu’un robot médical fait son apparition.

- Bonjour. Préciser l’urgence et la nature médicale, annonce le robot.

Végalian passe devant la machine sans aucune réaction en marmonnant suivit par ses gardes du corps.

Aakeen, toujours sous l’apparence de Aron Keen attend devant le karaoké.

- Je me demande s’ils vont venir, dit-il doucement.

- Ils ne vont sûrement pas tarder, répond Ixa.

Cette dernière est cachée dans la ruelle à l’angle du bâtiment. Elle porte toujours la même tenue qu’elle avait quand elle a abordé Daisuke.

- Aron, nous voilà, fait la voix de Kohumé dans le lointain.

Le jeune homme tourne la tête pour découvrir un groupe avançant dans sa direction.

- Qu’est-ce que je t’avais dit, remarque Ixa toujours cachée, un sourire sadique sur le visage.

Le groupe arrive à la hauteur de Aron.

- Nous avons amené un ami de passage en ville avec nous, déclare Kohumé en désignant Procius. Ça ne pose pas de problème ?

- Pas le moins du monde, plus on est nombreux plus on s’amuse, répond Aakeen avec un large sourire.

Kohumé claque des mains de joie.

- Si nous rentrions, suggère l’agent de Véga.

Le groupe pénètre dans l’établissement sans aucune méfiance, personne ne remarque la brillance dans le regard de Keen.

Le commandant Sog est assis derrière son bureau, il attend d’être mi en relation avec le Stratéguerre pour lui faire part de l’avancement des travaux d’agrandissement et de l’extraction du Mythrillium. Cela fait un moment que le symbole de Véga brille au centre du moniteur provoquant des signes d’impatience chez le commandant quand soudain le visage du Stratéguerre apparaît, mais un visage étrange, le teint pâle, un regard vide et les cheveux en désordre.

- Votre grandeur, salut Sog.

- Qu’y a-t-il ?

- Je venais vous faire par de l’avancement…

- Plus tard Sog ! , coupe Végalian avant de clore la communication.

Le commandant reste un moment surpris devant le moniteur vide.

- Je voudrais bien savoir ce qui se trame au camp de la Lune Noire.

Kohumé est sur l’estrade quand la musique se termine, elle pose son micro sur la télévision qui se trouve devant elle. Elle rejoint ses amis sur la banquette. Hikaru consulte la liste des titres sur un registre posé sur une table basse, où se trouvent aussi des verres remplis de diverses boissons.

- Alors qu’est-ce que je vais bien pouvoir chanter, fait la jeune femme.

- Il est déjà tard, nous devons rentrer, remarque Dai.

- Allez encore une chanson, insiste Aron.

- Non ! Nous rentrons, décide Daisuke en se levant.

Une lueur sauvage passe dans le regard de Keen, au même instant la porte de la salle de karaoké s’ouvre à la voler pour laisser entrée une femme.

- Vous !!! , s’exclame Dai en la désignant du doigt. Mais que faites-vous ici !?

- Je vous cherchais ! Me laisser comme seul comme cela après le baiser fougueux que nous avons échangé ce midi !

Le jeune homme a un mouvement de recul sous la surprise de la réaction de la femme.

- Quoi !!!??? Daisuke !!!! , hurle Kohumé en se levant en serrant les poings. :

Aron a quitté la banquette pour refermer la porte puis il vient se placer à côté de la femme.

- Je crois qu’il est temps de partir, hasarde Hikaru sentant les problèmes venir.

- Personne ne partira d’ici, déclare la femme.

- Pardon ???

- Oui !!! , ajoute Kohumé pas temps que je n’aurais pas eu d’explication !!!

- Attends ! Je vais tout expliquer, c’est un malentendu, se défend Dai.

- Un malentendu ! Tu vas voir, fait sa petite amie en brandissant son poing droit où une grosse veine palpite.

- Personne ne sortira d’ici, car vous allez tous mourir, annonce Aron.

- Quoi ???

Tous les regards se braquent sur le jeune homme, Procius qui jusque-là n’avait pas bougé se tiens prés a bondir de la banquette.

La femme en tailleur et Keen saisissent leurs vêtements d’une main pour les arracher, ceci révélant d’autres tenues. Ixa ajuste sa casquette et Aakeen s’enroule dans sa cape sous les yeux incrédules du groupe d’amis.

- Nous avons comme mission de vous tuer, déclare ixa en faisant claquer sa cravache.

- Quoi ?? Mais qu’est-ce que c’est que se délire ! , s’exclame Kohumé.

Aakeen pointe un doigt accusateur sur le groupe.

- Vous les trois pilotes des navettes alliées de Goldorak ! Vous allez périr ici ! , annonce le jeune homme.

- Mais avant cela, nous allons jouer un peu avec vous, déclare Ixa en passant la pointe de sa langue sur ses lèvres.

Daisuke bondit sur la femme, mais il n’est pas assez rapide et reçoit un coup de cravache en plein visage. Aakeen sort un sabre de sa cape pour frapper Kohumé qui recule, la pointe de la lame déchire ses vêtements au niveau de la poitrine laissant apparaître un sous-vêtement noir. Hikaru se jette sur Ixa qui la renvoie dans un coin de la pièce avec un violent coup de cuissarde. Aakeen tente de trancher a nouveau les chaires de Kohumé, mais Procius la plaque au sol de justesse.

- Ça me plait ! , déclare le jeune homme en passant sa langue sur le tranchant de son sabre. Je crois que l’on va bien s’amuser !

Dai se relève et bondit sur Ixa qu’il saisi à la taille, ils tombent tous les deux au sol. La tête de Daisuke se retrouve dans la poitrine de la femme.

- J’aime les hommes entreprenants, roucoule-t-elle avant de lui donner un coup de pied dans le ventre.

Aakeen s’avance vers le prince en le menaçant de la pointe de sa lame faisant reculer le prince vers le mur.

- Tu ne vas pas pouvoir m’échapper, jubile le jeune homme.

Procius se retrouve acculé contre le mur. Aakeen a un rire moqueur.

- Pris au piège comme un petit oiseau, se moque l’agent de Véga.

Le prince plie ses genoux puis bondit, il passe au dessus de la tête de son assaillant. Aakeen suit du regard le saut le visage décomposer.

- Un humain peut faire cela ? , souffle le jeune homme.

- Métamorphose !

Procius revêt sa tenue de vol sous le regard incrédule de son adversaire qui tourne sur lui même. Le prince atterrit sur ses pieds et pivote pour faire face à son ennemi, il plaque sa main droite sur sa hanche gauche.

- Ainsi donc, tu es le prince d’Euphor, constate Aakeen en éclatant de rire.

Procius retire sa main de sa hanche découvrant un katana.

- Voyons voir qui manie le mieux une lame, lance Aakeen en déclenchant une attaque.

Kohumé c’est jeté sur Ixa mais son bond tourne cours quand elle reçoit en plein estomac le talon pointu d’une cuissarde, lui faisant cracher un peu de bile. Hikaru vient aider son ami, mais la femme bondit et passe au dessus de sa tête en profitant pour lui donner un coup de pied dans une épaule. Du coin de l’œil Ixa remarque la présence du prince ce qui la fait frissonner de plaisir.

Les deux lames acérées s’entrechoquent provoquant de légères étincelles.

- Tu te défends bien pour un prince, remarque Aakeen.

- Tu as de beaux mouvements pour un soldat à la botte de Véga.

Aakeen grimace au son de cette remarque.

- Je ne suis à la botte de personne.

Le jeune homme grimace de colère et lance un nouvel assaut en levant son sabre. Le prince prend de l’élan et bondit les pieds en avant. Ses pieds viennent frapper la poitrine de son adversaire qui bascule en arrière en lâchant son sabre. Procius se relève et se place au dessus de son adversaire, il place la pointe de son katana sur la gorge de son adversaire.

Aakeen ouvre de grands yeux remplis de rage.

- Ne crois pas m’avoir vaincu !!! , annonce-t-il.

D’un puissant coup de reins et avec une souplesse insoupçonnée, il place, d’un geste rapide ses pieds sous les aisselles de Procius et le propulse dans les airs.

Aakeen se lève puis saisit son arme avant de se jeter à nouveau sur le prince, mais l’un de ses pieds glisse sur un verre tombé sur le sol. Procius roule sur le côté avec son katana, la pointe s’enfonce dans le ventre de son adversaire, un filet de sang noir coule.

- Je suis vaincu si facilement! Impossible, fait l’agent de Véga avant de s’effondrer sur le sol.

Procius se relève en jetant un regard au corps de son adversaire.

- J’ai eu de la chance, soupire le prince.

Il regarde le reste de la pièce. Kohumé est étendu sur le sol, Hikaru saigne au bras gauche et visiblement essoufflée.

Dai est projeté contre un mur par un coup de pied de Ixa. Il reste plaqué contre le mur le souffle coupé en se tenant le ventre.

- Tu ne pourras pas m’échapper ! Je dois avouer que tu me donnes beaucoup de plaisir Daisuke, déclare la femme en léchant le manche de sa cravache.

Alors que sa langue passe à l’extrémité du manche, une lame en surgit. Les yeux de la femme brillent de mille feux. Elle dirige la pointe en direction de Dai avant de se mettre à courir vers lui.

- Dai !!! , hurle Procius.

Le jeune homme tourne la tête pour voir le prince qui lance son katana dans sa direction. Machinalement, il tend les mains pour attraper l’arme. Une fois dans ses mains, il reporte son attention sur la femme. Ixa est pratiquement sur lui quand il se tourne, le katana suis le mouvement. Dai ressent un choc quand la poitrine de la femme entre en contact avec lui.

- Tu m’auras donné beaucoup de plaisir Daisuke Makiba, articule ixa à l’oreille du jeune homme. Dommage nous aurions pu en connaître d’autre et plus agréables dans des circonstances plus intimes.

Ixa crache un filet de sang et s’effondre sur Dai qui glisse le long du mur sous le poids. Le katana a transpercé la femme. Daisuke est blanc, il n’a aucune réaction jusqu'à ce que Procius vienne à ses côtés.

- Elle est morte, je l’ai tué, bredouille le jeune homme d’une voix blanche.

- C’était toi ou elle, répond le prince en levant sa visière.

Kohumé reprend conscience alors que Hikaru s’approche de son frère. Procius se penche pour retirer le corps de la femme affalé sur Dai. Une fois Ixa étendu sur le sol, le prince tente de retirer son katana des mains du jeune homme. Les muscles de Daisuke sont comme tétanisés, il est obligé de forcer l’ouverture des mains doigt par doigt avant de pouvoir libérer son arme. Une fois son katana en main, Procius le plaque sur sa hanche pour le faire disparaît puis il désactive sa combinaison de vol.

Dai regarde fixement le visage de la femme morte.

- Tu ne peux rien y changer, fait doucement le prince.

- Mais je l’ai tué !!! , pleurniche Dai.

- Pourtant, tu as déjà tué des adversaires dans des combats aériens, remarque gentiment Hikaru.

- Oui ! Mais là j’ai tué de mes propres mains !!!!

Kohumé se penche sur son petit ami pour le prendre dans ses bras.

- Je préfère que ce soit elle plutôt que toi, déclare-t-elle tendrement.

Daisuke enfonce sa tête dans le creux de l’épaule de la jeune fille pour fondre en larmes.

Dans la pièce secrète du camp de la Lune Noir, le commandant Minarvea tourne en rond. Vesta se tient devant le moniteur, elle tapote nerveusement la surface du bureau.

- Toujours aucune nouvelle !! , s’énerve le commandant.

- Rien, répond Vesta. Cela est surprenant de leur part.

Minarvea cesse de marcher pour fixer son espionne.

- Il est a redouté qu’ils aient échoué dans l’accomplissement de leur mission, suggère Minarvea les dents serrées.

- Vous croyez !! , s’exclame Vesta en ouvrant de grands yeux.

- C’est à craindre !

Procius soutient Hikaru quand ils franchissent la porte de l’appartement, Dai, agar, est soutenu par Kohumé qui porte la veste de son petit ami pour masquer ses vêtements déchirés. Le prince conduit Hikaru dans sa chambre, discrètement Kohumé sort les clefs du box de sa poche pour les déposer aux pieds du meuble à chaussure de l’entrée. La jeune fille remonte le bras de Dai sur son épaule avant de repartir en direction de leur chambre où elle allonge Dai sur le futon. Elle ressort quelque instant plus tard avec à la main leurs deux paires de chaussures qu’elle va ranger dans le meuble.

- J’ai retrouvé les clefs ! , lance-t-elle d’une voix tremblotante.

Procius sort de la chambre de Hikaru pour venir dans l’entrée.

- Où sont-elles ? , demande-t-il d’une voix morne.

- Ici, répond la jeune fille en pointant du doigt le trousseau devant le petit meuble.

Procius se baisse pour les ramasser.

- Tu pars maintenant ?

- Pas après ce qu’il vient de se passer, soupir-t-il. Je vais attendre demain matin voir comment vous allez tous.

Le professeur Alcor est dans la salle de repos du centre, il boit un café en lisant le journal après avoir pris son déjeuner. Il lit un fait divers, deux corps « non humains » ont été retrouvés dans un club de karaoké.

- N’importe quoi ! , fait-il après avoir avalé une gorgée de café.

Procius s’installe à la table, visiblement fatigué.

- Tiens tu es enfin rentrée, lance Alcor.

- Oui, il y a eu quelque complication.

- Si tu le dis, répond Alcor en reprenant la lecture de l’article sentant qu’il n’aura aucune réponse à ses questions.

Le prince attrape un fruit dans la coupe posée au centre de la table.

- Les journalistes ne savent plus quoi inventé, reprend Alcor pour changer de sujet. Il y a déjà assez de soucis avec Véga pour qu’ils ne rajoutent des cadavres « non humain », comme ils disent, dans un club de karaoké.

- Je n’en suis pas si sûr, lâche Procius.

- Quoi !!! , s’exclame Alcor en lâchant son journal !

Le prince remarque que son bracelet de liaison avec Goldorak clignote.

- Tiens depuis quand il est comme ça, se demande-t-il à haute voix.

Procius se lève et quitte la pièce.

Le prince arrive dans le hangar de Goldorak, il s’installe dans le poste de pilotage, aussitôt le cockpit s’illumine, un des écrans lui indique un message en attente. Il actionne des commandes et sur l’écran le visage de la reine Phénicia apparaît visiblement contrarié.

- Fils indigne ! Me laisser sans nouvelles depuis des jours et des jours, s’emporte la reine en agitant les mains. Moi qui t’ai porté, qui t’ai élevé ! Pourquoi ce silence !?

Le prince se plaque sur son siège de surprise.

- Je sais que le combat que tu livres est très important et prenant, mais pense un peu à ta pauvre mère qui se fait un sang d’encre, lui reproche-t-elle.

- Elle ne changera décidément jamais, constate le prince.

- Tu sais, continue la reine. Bientôt ton oncle va t’envoyer une surprise ! Oui ! Je sais ce n’est pas ton anniversaire ! Mais c’est une belle surprise croit, moi, mais je ne peux rien te dire de plus !

Sur l’écran la reine pose son index sur sa bouche et fait un clin d’œil.

- Malgré toute cette guerre, j’espère que tu as le temps de t’amuser un peu sur Terre, il y a tant de choses amusantes sur Terre.

Le visage Phénicia grandit sur l’écran au point qu’il ne reste plus que la bouche de visible.

- Mais surtout mon cher fils. Ne reviens pas avec UNE FILLE DE LA TERRE !!! TU M’AS BIEN COMPRIS !!!

Procius glisse du siège de pilotage sous le choc.

Le visage de la reine reprend sa taille normale.

- Je te souhaite plein de bonnes choses, mon cher enfant, reprend la reine mielleusement. Et surtout, n’oublie pas de me donner des nouvelles.

Elle lui lance un baiser.

- Où sinon, je viens te botter les fesses !!! , ajoute-t-elle avant que l’enregistrement se finisse.

Procius rit nerveusement au pied de son siège.

- Je me demande si toutes les mères agissent pareil, se demande-t-il à haute voix nerveusement.

FIN

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