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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 20 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 08-21-09 - Updated: 08-21-09 - Complete - id:2711915

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 20

Le Stratéguerre, Végalian, est allongé sur le dos sur son lit. Il fixe le plafond le regard dans le vide, son esprit est occupé par sa bien-aimée. Il se remémore les derniers instants qu’il a passés avec elle, il revoit comme dans un film au ralenti Végalia serrer tout contre lui, elle a le visage blotti dans le creux de son épaule quand subitement elle plonge sa main dans la veste qu’il porte pour saisir son arme. Puis la jeune femme se lève du canapé et fait quelques pas en arrière. Une larme coule sur la joue de Végalian alors qu’il continu a revoir le déroulement fatal. Il se voit se lever pour tenter de raisonner son amour qui pointe l’arme dans sa direction, il avance lentement vers elle en lui parlant de façon réconfortante, mais elle recule, finalement elle finit acculée contre la cloison. Un éclair passe dans les yeux de Végalia, une larme roule sur sa joue avant qu’elle ne pose la pointe du canon sous son menton pour finalement appuyer sur la gâchette. Le corps de la femme tombe lentement sur le sol alors que l’arme lui échappe des mains.

Végalian serre les draps de sa couche tellement forts que ses jointures blanchissent et que le tissu craque. Lentement il relâche la pression dans ses mains alors que des larmes s’écoulent sur ses joues. Mais c’est plus fort que lui, son esprit se remet à divaguer sur les dernières minutes qu’il a passées avec Végalia.

Il revoit la jeune femme qui s’installe à ses cotés sur le canapé, il revoit une fois de plus le visage de la femme, il revoit le mouvement de ses cheveux, laissant entrevoir sa nuque fine, lorsqu’elle a blottit sa tête au creux de son épaule.

Subitement le visage du Stratéguerre change, il devient dur, son regard devient vif.

- Non ! C’est impossible, murmure-t-il.

Le commandant Sog sourit en contemplant l’avancement d’une nouvelle machine guerrière, au travers d’une large baie vitrée.

- C’est parfait ! Ce Golgoth entièrement fait en Mythrillium va venir à bout de Goldorak. L’extraction du minerai pour sa construction a décimé tous nos prisonniers humains, mais cela n’est rien en comparaison de la victoire qu’il va nous apporter, fait le commandant avec un large sourire.

De l’autre côté de la vitre, une forme gigantesque se dessine dans l’ombre, une lueur inquiétante couleur rouge sang en forme d’œil brille.

L’espionne Vesta est dans la pièce secrète de la base, elle attend avec impatience l’arrivée du commandant Minarvea, car elle tape avec son index sur le bureau. Vesta regarde avec anxiété un point dans la pièce avant de retourner son attention vers l’entrée de la pièce. Les secondes lui paressent des minutes quand finalement Minarvea apparaît dans la faible lumière de la pièce.

- Qu’y a-t-il d’aussi important pour que tu me convoques ? , lâche le commandant avec une légère pointe d’irritation dans la voix.

- J’ai des informations importantes ! , répond l’espionne venant au-devant de son supérieur.

- Quels genres d’informations?

- Je sais qui est le nouveau prince d’Euphor !

Minarvea ouvre de grands yeux.

- Que dis-tu ?

- Pour être plus exacte, je sais à quoi ressemble le nouveau prince d’Euphor, précise l’espionne.

- Mais…. Comment ?

Vesta se retourne vers un point dans la pièce.

- Approche, lance la femme vers le point.

Daisuke a passé une nuit agitée, il n’a cessé de tourner dans son futon le sommeil troublé par la vision de la femme s’empalant sur la lame du katana qu’il serre à deux mains. Kohumé a très peu dormi elle aussi, car elle a veillé sur son petit ami, le prenant dans es bras quand il devenait trop agité. Dans sa chambre, Hikaru n’a pas mieux dormi que les autres. Quand le réveil résonne dans l’appartement rompant le silence, les trois jeunes gens ont du mal à quitter leurs lits.

Hikaru est la première à quitter sa chambre pour se rendre dans la cuisine, au passage, elle jette un regard dans le salon pour constater avec tristesse que Procius est parti.

Le commandant Minarvea regarde dans la même direction que son espionne en se demandant ce qu’elle va lui montrer. Une forme se dessine en approchant de la lumière. Minarvea écarquille les yeux en voyant le visage de la personne. La première chose qui attire son regard ce sont les yeux gris acier ainsi que les cheveux de la même teinte.

- Incroyable ! , lâche le commandant sous la surprise. Mais comment…

- Je vous présente Eekaan, intervient Vesta.

- Eekaan ? , s’étonne Minarvea en dévisageant la personne.

Elle ne comprend pas, c’est le portrait craché de Aakeen, mais en y regardant de plus prés elle remarque des différences, en premier lieu des cheveux longs tombant en bas du dos et les traits plus fins du visage.

- Oui, reprend l’espionne. Voici la sœur jumelle de Aakeen.

- Je comprends mieux la ressemblance.

La jeune femme s’incline devant le commandant et l’espionne. Elle porte une robe sombre mélangeant le style gotique et rococo.

- Vesta ! Explique-moi comment elle pourrait connaître l’identité du prince d’Euphor ?

- Commandant, Aakeen et Eekaan sont originaires de Qii’kri vous savez que les habitants de cette planète sont réputer pour leur…

- Pouvoir télépathique, coupe le commandant.

- Exactement ! Il est d’autant plus fort entre les membres d’une même famille.

- Et encore plus puissant pour des jumeaux, ajoute Eekaan.

- Je comprends, répond Minarvea en se frottant le menton pensive.

- Mon frère et moi avons encore plus renforcé notre pouvoir grâce à un implant cérébral.

- Et tu prétends pouvoir me révéler qui est le prince d’Euphor.

- Grâce à notre implant, mon frère et moi pouvions rester en contact même à de très grande distance et aussi échanger des données et les stocker.

La jeune femme sort de sa poche une sorte de cristal pour le lever à hauteur de visage.

- Que veux-tu insinuer ?

- Qu’en plus de l’identité du prince d’Euphor, j’ai aussi une représentation de lui.

- Une image ?? , questionne avidement Minarvea en se levant.

- Exactement !

- Donne-la-moi vite !

Eekaan resserre ses doigts sur le cristal.

- À une condition.

- Laquelle ?

- Je veux venger mon frère !!!!

Minarvea se rassoit dans son siège puis s’accoude sur le bureau avant de croiser ses doigts devant son visage.

- Aucun problème.

Eekaan s’approche du bureau pour déposer le cristal. Vesta saisit le support de donnée et l’introduit dans l’ordinateur.

Sur Euphor, le roi Actarus se trouve dans un gigantesque hangar ou des hommes s’activent. Le roi parle avec des scientifiques.

- Alors, somme-nous parez ? , demande Actarus.

- Oui Votre Majesté, répond l’un des scientifiques. Tous les tests que nous avons faits indiquent qu’il est fiable.

Le roi sourit.

- Parfait. Alors dans ce cas nous allons l’envoyer sur Terre aujourd’hui même.

- Aujourd’hui même ? C’est peut-être un peu précipité.

- Cela peut écourter grandement la guerre qui s’y déroule.

- Dans ce cas, nous allons nous employer à rendre cela possible.

- Je compte sur vous. Je vais préparer un message pour mon neveu.

Les scientifiques font une révérence quand le roi prend congé.

- « Procius, j’espère que tu feras bon usage de mon petit cadeau et qu’il te permettra de venir à bout des forces de Véga. Ainsi, tu pourras revenir rapidement parmi les tiens, pense Actarus. »

Daisuke et Kohumé ont le teint pâle, mais ils discutent avec des camarades de classe dans l’amphithéâtre en attendant le début du cours. Hikaru, elle regarde par une fenêtre le ciel, songeuse.

- … j’avoue quand même avoir du mal à saisir toutes les subtilités des maths transcendantales, déclare un élève.

Subitement Kohumé donne un coup de coude à son petit ami.

- Aie ! Mais qu’est-ce qui te prend ?

La jeune femme indique la direction de l’entrée de l’amphithéâtre avec son menton alors qu’elle est devenue encore plus blanche.

Dai regarde dans la direction puis son visage se décompose à son tour. Il découvre, riant au milieu d’un groupe de fille, Aaron Keen. Ce dernier les aperçoit et s’avance vers eux.

- Salut Kohumé, Dai ! Comment allez-vous ce matin ?

Les deux jeunes gens restent muets la bouche ouverte.

- Qu’est-ce qui vous arrive ? On jurerait que vous avez vu un fantôme !

C’est à cet instant que le professeur entre dans la salle, tous les étudiants regagnent leurs places.

- On se voit à la pause, lance Keen avec un large sourire en s’éloignant.

- Il me semblait pourtant que Procius lu avait réglé son compte, marmonne Dai.

Dans la salle de repos du centre de recherche spatiale, le professeur Alcor lit son journal en buvant un café pendant que le prince attrape un fruit dans la coupe posée au centre de la table.

- Les journalistes ne savent plus quoi inventé, lance Alcor. Il y a déjà assez de soucis avec Véga pour qu’ils ne rajoutent des cadavres « non humain », comme ils disent, dans un club de karaoké.

- Je n’en suis pas si sûr, lâche Procius.

- Quoi !!! , s’exclame Alcor en lâchant son journal !

Le prince remarque que son bracelet de liaison avec Goldorak clignote.

- Tiens depuis quand il est comme ça, se demande-t-il à haute voix.

Procius se lève et quitte la pièce.

- Hé ! Attends ! Je veux des explications, lance le professeur en se levant, faisant tomber son journal.

Le Stratéguerre a le visage fermé, il est concentré sur ses souvenirs. Végalian est enfoncé dans un fauteuil de ses quartiers. Il se revoit sur Stykadès alors qu’il était enfant jouant dans le palais en compagnie de Végalia. Il se souvient de leurs jeux dans le parc. Il porte toute son attention sur l’apparence de sa bien-aimée à la recherche d’un souvenir précis.

Dans la base sous-marine, le commandant Sog se trouve sur une passerelle dans l’un des immenses hangars de la base, il a le regard qui brille en regardant la dernière machine de guerre créée dans sa base. Cette arme n’est pas comme les précédentes, elle est entièrement fabriquée en Mythrillium.

- Goldorak ! Tu ne feras pas le poids face à ma création ! Oui ! Tu seras enfin vaincu ! , jubile-t-il.

Comme pour réponde au commandant, une lueur rouge de mauvais augure se met a briller dans les yeux de la machine.

Actarus se tient sur un balcon du palais royal d’Euphor, il suit du regard un point lumineux qui monte vers le ciel. Phénicia vient le rejoindre.

- Alors, ça y est ? C’est parti ? , demande la reine.

- Il y a quelque instant, tu as manqué le décollage.

- Ce n’est rien, tant que cela me permet de revoir mon fils rapidement saint et sauf.

Le roi passe un bras autour de sa sœur.

- C’est ce que je souhaite aussi.

- Je sais que tu as confiance en Procius, mais crois-tu vraiment que cela mettra fin à cette guerre ?

- C’est un avantage non négligeable, mais de là à terminer la guerre, hélas je ne peux le prédire. N’oublie pas qu’il est plein de ressource tout comme moi.

Phénicia s’écarte pour dévisager son frère.

- Tu ne serais pas en train de me faire un plan du genre : C’est moi qui est entraîner ton fils et je suis le meilleur, etc., etc.?

Actarus sourit.

- Pas du tout. Je ne ferais jamais une chose pareille, ironise le roi avant de redevenir sérieux. Surtout que Procius m’est largement supérieur.

Au même moment le prince d’Euphor se trouve à bord de Goldorak pour écouter le message de sa mère

- Fils indigne ! Me laisser sans nouvelles depuis des jours et des jours, s’emporte la reine en agitant les mains. Moi qui t’ai porté, qui t’ai élevé ! Pourquoi ce silence !?

Le prince se plaque sur son siège de surprise.

- Je sais que le combat que tu livres est très important et prenant, mais pense un peu à ta pauvre mère qui se fait un sang d’encre, lui reproche-t-elle.

- Elle ne changera décidément jamais, constate le prince.

- Tu sais, continue la reine. Bientôt ton oncle va t’envoyer une surprise ! Oui ! Je sais ce n’est pas ton anniversaire ! Mais c’est une belle surprise croit, moi, mais je ne peux rien te dire de plus !

Sur l’écran la reine pose son index sur sa bouche et fait un clin d’œil.

- Malgré toute cette guerre, j’espère que tu as le temps de t’amuser un peu sur Terre, il y a tant de choses amusantes sur Terre.

Le visage Phénicia grandit sur l’écran au point qu’il ne reste plus que la bouche de visible.

- Mais surtout mon cher fils. Ne reviens pas avec UNE FILLE DE LA TERRE !!! TU M’AS BIEN COMPRIS !!!

Procius glisse du siège de pilotage sous le choc.

Le visage de la reine reprend sa taille normale.

- Je te souhaite plein de bonnes choses, mon cher enfant, reprend la reine mielleusement. Et surtout, n’oublie pas de me donner des nouvelles.

Elle lui lance un baiser.

- Où sinon, je viens te botter les fesses !!! , ajoute-t-elle avant que l’enregistrement se finisse.

Procius rit nerveusement au pied de son siège.

- Je me demande si toutes les mères agissent pareil, se demande-t-il à haute voix nerveusement.

Le prince se redresse puis actionne une commande pour couper la lecture.

- Quel genre de cadeau peut bien m’envoyer Actarus ?

Puis un sourire espiègle traverse son visage.

- Je me demande comment ma mère va réagir en voyant ce que je vais rapporter de la Terre.

C’est la pause repas à l’université, les trois jeunes gens sont assis à l’écart dans le réfectoire.

- C’est étrange, pas de Susumu criant « Ma Kohuuuuummmééééé », remarque Hikaru.

- Nous avons un problème plus grave, dit froidement Dai.

Hikaru regarde son frère avec inquiétude.

- Que se passe-t-il ?

- Tu n’as pas vu que Aaron Keen était en vie, tu étais toute la matinée dans tes pensées, répond Kohumé.

- Quoi ????

Au même instant Aaron entre dans le réfectoire et se dirige vers la table occupée par les trois jeunes.

- Quand on parle du loup, marmonne entre ses dents Dai.

Keen s’approche de la table.

- Je peux me joindre à vous ?

La salle est pleine et beaucoup de regards de filles sont braqués sur Aaron.

- Mais bien entendu, répond Dai en se forçant à paraître naturelle.

- Merci, répond Keen en s’installant. Alors comment allez-vous depuis cette nuit ? , questionne Aaron en ouvrant un cube de lait.

- Bien, répond Kohumé.

- Vous m’en voyez ravi. Je déplore la façon dont la soirée c’est terminé au karaoké.

- Justement, intervient Dai. Tu ne devrais pas être mort ?

- Mort ? Ah ! Oui, je vois, fait Keen en saisissant ses baguettes. Tu parles du coup de katana que Procius le prince d’Euphor m’a donné.

Kohumé et Hikaru blanchissent légèrement en entendant la mention du prince.

- Comme vous pouvez le constater, je suis en pleine forme, reprend Aaron en agitant ses baguettes au bout desquelles pend un morceau de sashimi. Cette soirée au karaoké a été très instructive pour ma part.

- Qu’attends-tu de nous ? , interroge Dai. Tu veux nous tuer sur le campus.

Keen se délecte de sa nourriture avant de répondre.

- Cela manquerait élégance, en plus il y a trop de témoin et je ne pense pas que vous vouliez que vos camarades apprennent que vous trois êtes les pilotes des navettes de soutient de Goldorak ou je me trompe ?

Les trois jeunes gens restent silencieux alors que Aaron avale une autre bouchée avec délectation.

- Alors que veux-tu ? , demande Hikaru.

Keen se retourne vers la jeune femme.

- Juste vous empêcher de contrecarrer nos plans, répond l’agent de Véga avec un large sourire. Et accessoirement vous tuez.

Le commandant Sog regarde la machine de guerre sur l’un des moniteurs de la salle de commandement.

- Il faut que je trouve un nom pour ce Golgoth, réfléchit-il à haute voix. C’est un nouveau type de robot, ce n’est pas un Antérak, ni un Golgoth a proprement parlé. Il est muni de plusieurs cerveaux, il est régi par son instinct comme les Monstrogoths mais ce n’en est pas un.

- Tous les systèmes du Golgoth sont parés, annonce un opérateur.

- Parfait ! Lancez l’attaque de Golgoth 20 !

- Lancement de Golgoth 20.

Sog suit du regard le monstre mécanique se diriger vers la sortie du hangar.

- Va Golgoth 20 ! Va Autogoth ! Voilà j’ai trouvé ! Va détruire Goldorak Autogoth 1 !!!

Procius se trouve au ranch du Bouleau Blanc, plus exactement dans l’écurie, il s’occupe de son cheval, dans le box mitoyen, Banta brosse le pelage d’une jument.

- Banta ?

- Ouais, répond le vieux garçon de ferme.

- Je trouve que c’est bien calme ici depuis le départ de Dai et Hikaru pour la capitale.

- Moi j’aime bien, il y a moins d’agitation.

- Effectivement, mais cela me fait bizarre.

- Alors comment feras-tu quand tu retourneras sur ta planète ?

- Tu marques un point.

- Hé hé ! Pour une fois que je dis une chose sensée ! , se félicite Banta en se frottant fièrement le nez.

- Dis-moi, tu ne t’es jamais marié ?

Le vieux garçon de ferme en laisse tomber sa brosse de surprise, il quitte son box pour rejoindre Procius.

- Pourquoi me poses-tu une question pareille ? , s’égosille-t-il.

- Comme ça, répond le prince en continuant de bosser sa monture. Mizar a fondé une famille, Alcor s’est marié, on remarque toujours un grand nombre de mariages après une guerre.

- Mouais, mais tu oublie Vénusia qui attend toujours le retour de ton oncle !

- C’est exact, Procius se retourne vers Banta. Tu en es toujours amoureux n’est-ce pas ?

Le vieux garçon de ferme devient tout rouge et tapote ses index l’un contre l’autre.

- Son cœur est pris et a toujours été pour Actarus. Moi je ne suis qu’un pauvre idiot, comment une fille aurait pu tomber amoureuse de quelqu’un comme moi, soupire Banta.

- Cela ne veut rien dire, tu sais…

Procius est interrompu par les cris de Vénusia qui entre en catastrophe dans l’écurie.

- C’est horrible !!! , s’exclame la femme en reprenant son souffle.

- Que t’arrive-t-il, s’inquiète Banta.

- Véga…

C’est le milieu de l’après-midi quand Dai, Kohumé et Hikaru sortent que l’université, ils marchent en direction de leur appartement quand leur attention est attirée par un écran dans la devanture d’un Comiket.

Sur le coin supérieur droit de la télévision est inscrit « En direct », les images proviennent d’une chaine étrangère. Dans un petit cadre de l’autre côté de l’écran, un présentateur commente les événements. Les téléspectateurs peuvent voir un monstre mécanique entourer de flamme détruisant des bâtiments dans une grande ville alors qu’il fait nuit.

- … depuis quinze minutes, les forces militaires tentent…, déclare le journaliste.

Un quart d’heure plus tôt à Los Angeles, la vie s’écoulait comme tous les jours ou plutôt comme toutes les nuits lorsque deux énormes pieds en métal se sont écrasés sur des véhicules dans une des grandes artères de la ville. Le robot a aussitôt commencé à détruire les constructions se trouvant à sa portée, des bandes en aciers souples sont sorties de ses bras pour couper les bâtisses comme des feuilles de papier sous des coups de cutter. La population prise de panique s’enfuit alors que les forces de police se rendent sur place pour une tentative vaine de stopper l’agresseur ainsi que pour évacuer la foule.

Procius gare sa moto devant l’entrée du centre avant d’en sauter pour se précipiter en courant dans les couloirs. Il finit par sauter les pieds en avant dans la bouche qui conduit au hangar de Goldorak. Il surgit par une bouche du plafond sur l’Asporat, alors que l’engin rejoint la bouche en face, le prince chute vers sa machine.

- Métamorphose !

Procius revêt sa combinaison de vol. Quand il atteint le poste de pilotage de la soucoupe, ses membres sont recouverts par l’interface de pilotage. L’intelligence artificielle entre en contact avec le Cérébro-ordinateur du centre. Aussitôt la plateforme se met en mouvement pour descendre au niveau inférieur en tournant pour se placer devant la route nº 3.

- Goldorak ! Go !!!

Le robot géant s’élance sur la piste en acier.

Dai et les deux jeunes filles regardent le flash information pendant que Aaron Keen qui n’est autre que Eekaan approche dans leurs dos.

Goldorak est dans les airs, il vire pour se rendre vers le lieu de l’attaque.

- Fais vite ! , lance Alcor dans la radio. Je viens d’avoir l’alliance, les Américains sont prés a utilisé des armes nucléaires contre se Golgoth !!

- Vois avec l’alliance pour les en dissuader. Je vais faire le plus vite possible !

- Compris, mais les Américains sont borné !

- Goldorak ! Mégamach !

La soucoupe prend de la vitesse, elle devient brillante puis s’enflamme laissant une traînée de feux dans son sillage.

Procius voit rapidement la lumière du jour décroître à l’horizon pour se retrouver dans la nuit sombre.

Le Golgoth ravage un bloc de Los Angeles quand subitement il se retourne pour observer le ciel, il voit une boule de flamme et une traînée de feux fendre le ciel dans sa direction. Ses yeux se mettent a brillé d’un rouge sang, sa mâchoire s’entrouvre pour laisser échapper un cri terrifiant.

En arrivant au dessus de la mégapole, la boule de feu perd de la vitesse, la traînée disparaît, alors des flammes surgit Goldorak.

Procius découvre son adversaire à la lueur des divers foyers qui brûlent tout autour du monstre mécanique.

- C’est un nouveau modèle, constate le prince.

Son ennemi est un robot humanoïde filiforme avec des membres anguleux comme pratiquement tout le reste de son corps, il porte sur le front une sorte de corne plate et tranchante. Le Golgoth ne se tient pas droit, mais légèrement penché vers l’avant comme certaines personnes âgées.

Procius est tiré de ses observations quand des bras de son adversaire surgissent des bandes d’acier évoquant des lames de cutter souple. Le prince agit sur ses commandes pour éviter de justesse ses armes. Les yeux du monstre mécanique se mettent à luire plus intensément.

- Planitonks !

Les deux disques dentés sont projetés de la soucoupe en direction du Golgoth qui les esquive par un mouvement souple de son torse comme si tout son corps était en caoutchouc. Dans la suite de ce mouvement, le monstre mécanique se recroqueville tout en prenant appui sur ses bras pour se projeter dans les airs en vrille. Les pieds de la machine passent devant la tête de proue de Goldorak. Une fraction de seconde plus tard, le Golgoth se retrouve au dessus de son adversaire, il écarte ses bras pour saisir les supports des Planitonks, et avec une puissante rotation des hanches, il retourne la soucoupe pour la projeter vers le sol.

- Transfère ! , ordonne Procius.

Son siège recule puis s’enfonce dans la soucoupe pour rejoindre le poste de pilotage du robot.

Les deux machines fondent en direction du sol, le Golgoth s’est recroquevillé pour poser ses pieds sur la soucoupe porteuse.

- Autolargue !!!

Le robot géant est éjecté de sa soucoupe porteuse juste avant de toucher le sol ce qui ne l’empêche pas de se retrouver étendu face contre terre.

Dai et les autres ont du mal à détacher leur regard de l’écran dans la vitrine.

- Enfin une émission intéressante, lance doucement Aaron ayant rejoint le groupe.

Daisuke sert les dents et les poings.

- Voyons voir comment votre champion va se débrouiller, glisse Keen à l’oreille de Hikaru.

- Ah ! Oui ! , jubile Sog.

Le commandant est debout en plein centre de la salle de commandement de la base sous-marine. Il brandit un poing victorieux.

Procius est légèrement sonné par le choc, il secoue la tête puis ouvre les yeux, la première chose qu’il voit ce sont les restes d’un bus. Il actionne ses commandes pour redresser son robot, il jette un rapide coup d’œil sur ses instruments pour localiser son adversaire.

Le Golgoth bondit de la soucoupe porteuse, il se roule en boule dans les airs avant que ses jambes ne ressortent pour venir frapper Goldorak dans le dos violement. Ce dernier retombe, fortement, face contre terre.

- Ce n’est pas vrai ! , s’exclame Procius.

Le prince fait rouler sur le côté sa machine, il a juste le temps de voir son adversaire descendant sur lui comme un catcheur. Procius replie les jambes de sa machine en les dirigeant vers son adversaire, il le déplie violement juste avant que l’ennemi entre en contact avec lui. Le Golgoth se retrouve projeté en arrière, Goldorak en profite pour se relever.

- Je crois que je vais avoir beaucoup de mal avec celui-là, constate le prince. Fulguropoings !

Les deux bras de son robot se tendent pour envoyer ses projectiles en direction de son adversaire, mais pas assez rapidement, car le Golgoth court déjà dans sa direction avec dans sa main droite une larme énergétique dentée qui se met a tourné. En un instant la lame coupe le bras gauche de Goldorak comme ci il n’était qu’en pâte a modelé. Le prince à juste le temps de descendre l’autre bras pour éviter le même sort a celui-ci. Pris dans son élan, le Golgoth fait plusieurs mètres avant de se retourner.

- Alors, fait Aaron. Je suis sûr que vous mourrez d’envie d’aller lui porter secours, susurre-t-il. Mais vous ne pouvez pas bouger d’ici, car le temps que vous regagnez vos navettes qui se trouvent au centre de recherche, Goldorak ne sera déjà plus de ce monde ainsi que son pilote Procius.

- Ne sous-estime pas les ressources du prince, répond durement Daisuke.

- Oh ! Oh ! Quelle confiance, siffle l’agent de Véga.

- Comment vais-je m’en tirer cette fois-ci ? , se demande Procius.

Le Golgoth se remet à courir dans sa direction.

- Tant pis, je tente le tout pour le tout. Pulvonium !

Du bras gauche, coupé en deux, du robot sort un puissant rayon violet qui vient frapper le Golgoth en plein visage. La puissance du rayon a fait éclater ce qui restait du bras jusqu'à niveau de l’épaule. Son adversaire est tombé sur le dos, mais il se relève déjà en faisant faire une vrille à son torse.

Dans le poste de pilotage du robot géant, des alarmes retentissent, tous les systèmes se mettent en défaut les uns après les autres.

- Non, cela ne peut pas se finir comme cela !!!! , s’emporte le prince.

- Enfin, Goldorak, tu es difficulté ! Je tiens ma revanche ! , hurle de joie Sog. Maître, j’espère que vous voyez ma victoire ! Enfin, je touche à la consécration de ma carrière !!!

Le Stratéguerre est toujours dans ses quartiers perdu dans ses souvenirs en compagnie de Végalia, il ignore totalement ce qui se passe dehors. Il se revoit, âgé d’environ une douzaine d’années, sur une planète dont il a oublié le nom, jouant dans les rochers sur le bord d’une plage. L’eau est verte, il gravit un gros rocher, Végalia l’imite en dessous de lui, il est pratiquement arrivé au sommet quand il entend un cri, il se retourne pour voir la jeune fille qui glisse le long des arrêtes coupantes de la roche. Finalement, elle finit sa chute sur le sable, Végalian redescend du rocher le plus rapidement possible. Quand il arrive à côté de la fille, il voit qu’elle a le dos en sang. Surgissant de nulle part, des gardes arrivent pour leur porter assistance. Il revoit l’un d’eux sortir une trousse d’urgence pour soigner Végalia. Il se remémore avoir été éloigné durant le temps des soins puis quand il avait revu la fille du Grand Stratéguerre, celle-ci portait un pansement dans le coup.

Brusquement Végalian ouvre les yeux et bondit du fauteuil.

- C’est cela !!! J’ai trouvé !!!!!!!! , hurle-t-il en serrant les poings.

- Alors, vous donnez toujours le prince vainqueur ? , demande mielleusement Keen.

- La ferme !!! , hurle Hikaru en se retournant.

- Oh ! Oh ! Je devine que même vous, vous avez compris que le combat était fini pour Goldorak.

Un frisson de terreur parcourt la foule agglutinée devant la vitrine pour suivre le combat. Un silence lourd et angoissant se fait ressentir, même la circulation a cessé dans les rues.

- Véga va vous asservir bientôt, chuchote Keen à Kohumé.

La jeune femme est parcourue d’un frisson, elle regarde autour d’elle les visages terroriser dans la foule, mais dans leurs yeux brillent un reste de lueur d’espoir. Soudainement une idée lui traverse l’esprit. Une idée absurde, mais qui peut remonter le moral, elle se met à chanter une chanson qu’elle a apprise à la petite école.

- Accours vers nous prince de l’espace, commence-t-elle.

Un inconnu à côté d’elle se met aussi au chanté.

- Viens vite, viens nous aider.

Puis un autre se joint à eux.

- Viens défendre notre Terre.

- Elle est en danger, continue une femme.

Lentement toute la foule se met à chanter la même chanson.

- « L'ennemi héréditaire
Veut nous écraser
L'avenir du genre humain
Tu l'as dans tes mains »

Et la chanson se repend dans toute la foule devant la vitrine pour s’étendre dans toute la rue.

- Quoi !?? Mais… comment est-ce possible ? , s’étonne l’agent de Véga.

Daisuke se retourne pour regarder Aaron droit dans les yeux, mais quelque chose le trouble un bref instant sans savoir quoi.

- Oui nous voulons sauver la liberté, de notre planète, c'est la seule vérité, lui lance Dai.

- Qu’est-ce que tout cela veut dire ?

- Que quoi qu’il arrive, nous soutiendrons toujours Goldorak, répond Kohumé.

- Et nous ne sommes pas les seuls, ajoute Hikaru en désignant la foule qui chante.

- Comment…. Non ! Je ne vous crois pas !

Keen observe la foule scandant la chanson, l’agent de Véga constate que les visages ont changé, avant il pouvait y lire la frayeur, maintenant il y voit de l’espoir. Aaron fait un pas en arrière effrayé à son tour puis il s’enfuit en courant au hasard des rues.

À des années lumières de là, une boule lumineuse blanche se dirige vers la Terre en laissant une brève traînée blanchâtre dans son sillage.

Procius actionne ses commandes sans aucun résultat, le robot géant ne bouge pas. Le prince jette un regard circulaire sur tous ses cadrans, il se rend compte que l’ordinateur de bord est déconnecté. Il lâche les commandes pour ouvrir une trappe sous l’écran du radar. Il cherche à saisir une petite manette, mais l’interface de pilotage le gêne dans ses mouvements. Après plusieurs essais, il fini pas attraper la manette pour la basculer dans une autre position, aussitôt l’ordinateur de bord se remet en route et l’intelligence artificielle commence a fonctionné.

- Dérivation sur circuit de secours, annonce la voix synthétique.

Rapidement plusieurs alarmes cessent et des voyants repassent à la normale.

- Je crois que je vais soumettre une modification pour l’accès au système de secours, lance Procius.

- Système opérationnel à 70%, annonce la voix synthétique.

- Je crois que tu as déjà connu pire Goldorak ?

L’ordinateur reste muet.

Le Golgoth regarde son adversaire avec ses yeux luisants, a nouveau des bandes souples sortent des ses bras, il les fait virevolter comme des fouets avant de les lancer sur son ennemi en poussant un cri.

Procius ne quitte pas du regard les bandes, quand son adversaire les lance dans sa direction aussitôt il actionne un bouton de commande.

- Magnavolt !

La soucoupe porteuse surgit dans le dos du Golgoth pour lancer ses quatre rayons rouges magnétiques surpuissants. Les bandes métalliques s’emmêlent les unes dans les autres, le monstre mécanique pousse un hurlement de frustration et de colère.

- Clavicogyre !

Les deux clavicules quittent les épaules de Goldorak pour fondre sur son adversaire. Les deux armes ont pratiquement atteint leurs cibles quand les bandes acérées se libèrent du champ magnétique pour venir s’enrouler sur les Clavicogyres. Le Golgoth les projette sur le robot géant. Goldorak est obligé de rouler sur le sol pour éviter d’être atteint par ses propres armes.

Procius tente de relever son robot, mais avec un bras en moins l’opération se révèle difficile. Il perd un temps précieux son adversaire en profite pour s’élancer sur lui en faisant claqué, ses bandes métalliques tranchantes, comme des fouets dans l’air.

- Allez debout Goldorak, supplie Procius
- Système opérationnel à 65%.

- Allez encore un petit effort. Ne me laisse pas tombé.

Dans le cockpit, le prince voit une de ses bandes fendre le bitume et couper les véhicules a une dizaine de mètres de lui. Goldorak se redresse lentement, le prince estime que les bandes l’auront découpé bien avant.

- Ah ! Ah ! Ah ! Oui ! Enfin, Goldorak va disparaître, jubile Sog en sautillant de joie.

Le commandant Minarvea se tient debout à côté du trône du Stratéguerre qui est vide. Elle suit le combat depuis cet endroit. Elle apprécie la tournure du combat, mais autre chose occupe son esprit, le trône, elle brûle d’envie de s’y asseoir.

- « Le Stratéguerre n’est plus qu’un fantôme, bientôt j’occuperais sa place et là, je pourrais enfin m’installer dans ce trône en toute tranquillité, pense-t-elle. Mais pour le moment je dois paraître fidèle à Végalian, je ne dois pas commettre d’impair !! »

- Commandant ! , intervient le soldat aux radars.

- Je vous écoute, répond-elle d’une voix posée.

- Les radars captent un objet se déplaçant à grande vitesse se dirigeant vers la zone de combat.

- Sur écran !

L’image du combat est remplacée par celle d’une sorte d’aile stylisée de chauve-souris géante de couleur rouge.

- Qu’est-ce que cette chose !!??

- Procius tiens-toi prés à déguerpir de là, annonce une voix féminine dans le système de communication.

- Sayaka !? , s’étonne le prince.

Procius redresse la tête de son robot, il distingue vaguement dans la nuit une forme qui fonce dans sa direction.

Le Golgoth semble ne pas avoir remarqué la présence de cet objet, car il continue d’agiter frénétiquement ses bandes métalliques en direction de son adversaire. Maintenant, le prince peut voir le moindre détail des lames de cutter souple qu’utilise son ennemi.

- Maintenant ! , hurle Sayaka.

Procius voit son adversaire basculer dans sa direction, il remarque deux bras gris et rose qui lui enserrent le cou.

- Cabré !!

Goldorak bondit au dessus de son adversaire, mais son saut est plus faible qu’à l’accoutumé.

- Système à 50 %, annonce la voix artificielle.

Procius retourne sa machine pour voir le Golgoth qui se prépare à une nouvelle attaque, ce dernier a sorti de ses jambes d’autre bande métallique. Entre le monstre mécanique de Véga et Goldorak se teint un robot féminin, gris et rose, les bras écarter.

- Venus-A* ?? , s’étonne Procius.

(Venus-A est le second robot piloté par Sayaka, il apparaît en remplacement dans Mazinkaiser après que Aphrodite A est détruit.)

- Système à 47 %, reprend la voix synthétique.

- Tu peux encore combatte ? , questionne Sayaka.

- Ça va être difficile.

- Je vois… Lance Missile !!!

Deux missiles partent de la poitrine de Venus-A, les deux projectiles sont coupés en morceau par les lames de cutter souple.

- Procius appelle ta soucoupe ! Nous devons rompre le combat, déclare Sayaka.

- Je sais !

Le prince actionne ses commandes pour faire venir l’autre partie de son vaisseau. Le Golgoth bondit dans les airs et semble se mettre en boule, les lames souples virevoltent dans toutes les directions, il se place sur la trajectoire de la soucoupe.

- Mince !!!

- Je m’en occupe ! , annonce Sayaka.

- Non ! , hurle Procius alors qu’il effectue des dérivations afin de récupérer de la puissance.

Venus-A bondit en direction du Golgoth, ce dernier reprend sa forme humanoïde pour lancer ses lames souples sur le robot féminin. La tête de Venus-A est la première chose qu’il coupe au niveau du cou. Le reste du robot est réduit en lambeau par les lames de cutter.

- Sayaka !!! , s’époumone le prince.

Goldorak court vers le Golgoth.

Alcor est debout dans la salle de contrôle du centre de recherche, il a la mâchoire serrée, il fixe le Spacioscope avec inquiétude.

Goldorak lance son bras droit en direction de la tête de Venus-A, il la rattrape avant qu’elle heurte le sol, aussitôt il la plaque comme un ballon sur son torse.

- Cabré !!!

Le robot géant bondit vers le ciel pour rejoindre sa soucoupe porteuse.

- Sayaka !? Ça va ?

- Aie ! Ca me rappelle m’a jeunesse, mais c’est clair que ce n’est plus de mon age se genre d’activité !

Le monstre mécanique saute pour prendre sa forme de boule avec ses lames claquant dans tout les sens. Procius le voit sur ses instruments.

- Sayaka ! Accroche-toi bien à ton siège !

- Quoi ?

Le prince actionne les propulseurs situés dans les pieds de son robot. Goldorak a une brusque prise de vitesse, ce qui lui permet d’éviter l’attaque de son ennemi. Le robot se présente à l’arrière de sa soucoupe qui s’ouvre. Il est obligé de lâcher la tête de Venus-A pour y entrer. Pendants ce temps le monstre mécanique de Véga a repris sa forme humanoïde, il regarde en direction de la soucoupe, il pousse un cri de frustration.

- Arrimage !

Une fois le robot en place, Procius fait plonger son vaisseau pour rattraper la tête du robot féminin.

- Ça va toujours ?

Sayaka a les yeux qui tournent.

- Oui, mais ne refait plus jamais çà !

- Je vais éviter.

Goldorak prend de l’altitude et prenant le cap de sa base.

Dans la salle de commandement de la base aquatique, le commandant est en liesse.

- Ah ! Ah ! Ah ! Goldorak est en fuite !!!! Le prochain combat lui sera fatal !!! , se félicite Sog. Que Autogoth regagne la base !!!

Le commandant Minarvea regarde l’écran de contrôle central, ses lèvres tremblotent.

- Il s’en est fallu de peu pour que l’on soit enfin débarrassé de Goldorak.

L’agent de Véga, Eekaan, court toujours au hasard dans les rues, ses yeux sont emplis de larme. Elle heurte une personne à l’angle d’une ruelle. Leurs deux corps tombent sur le trottoir, dans la chute, les cheveux longs, de la jeune femme, sortent des vêtements qui les dissimulaient et qui lui permettaient de ressembler à son frère.

- Ça va, mademoiselle, demande une voix masculine.

Eekaan est toujours étendu sur le sol, elle sent une main qui lui attrape le bras pour la relever. La jeune fille se relève le visage couvert de larme.

- Vous allez bien ?

Elle lève la tête et découvre un visage vaguement familier.

- Je m’excuse, je ne vous avais pas vu, s’excuse-t-elle en essuyant des larmes avec le revers d’un manche.

- J’ai remarqué, répond le jeune homme en se grattant la tête.

Eekaan dévisage le garçon et soudain réalise qui c’est, il est étudiant à Todai.

- Sawa, dit-elle.

- Oui ??? , répond le garçon avec des yeux surpris. Nous nous connaissons ?

- Je vous ai déjà croisé à l’université, répond-elle en baissant les yeux.

Les joues de Susumu rougissent.

- Je ne m’en rappelle pas ! Pourtant, une jolie fille comme vous ne passe pas inaperçue, déclare Sawa, en réalisant ce qu’il vient de dire, il devient tout rouge.

Eekaan a les joues qui virent au rouge à son tour.

- Et pourquoi vous étiez en train de pleurer ?

L’agent de Véga ne sait quoi répondre.

- À cause de Goldorak, finit-elle par répondre, chose qui n’est pas entièrement fausse.

- C’est vrai qu’il a perdu cette fois.

- Goldorak a perdu !? , s’étonne Eekaan.

- Oui, mais je suis sur qu’à la prochaine rencontre contre se robot, Goldorak sera vainqueur, déclare Sawa avec les yeux brillants. Il ne peut pas perdre !

- « Je devrais être heureuse de la victoire de Véga, se dit Eekaan. Mais ce n’est pas le cas, pourquoi ? Est-ce que la scène à laquelle j’ai assisté devant cette vitrine a changé toute ma perception ? Cette foule chantant en cœur cette chanson a-t-elle eu un effet sur moi ? »

- N’ayez pas peur, reprend Susumu. Goldorak nous a déjà sauvés de l’invasion de Véga il y a une trentaine d’années, je suis sur qu’il repoussera encore une fois nos adversaires !

- Vous avez confiance en Goldorak ?

- Pourquoi ? Pas vous ? , s’étonne Sawa.

- Je ne sais pas, répond la jeune femme hésitante.

- Sans lui cela ferait trente ans que la Terre serait dominée par Véga. Il nous a sauvés, je dis nous, même si je n’étais pas née à cette époque, mais tous les habitants de la Terre lui doivent leur liberté, c’est pour cela que nous avons confiance en lui et que nous le supportons de notre mieux !

Eekaan pense à sa planète qui est sous le joug de Véga depuis bien avant sa naissance, elle se rappelle de bribe de conversation quand elle était toute jeune. Des parents qui parlaient amèrement de la défaite de leurs forces contre la division Ruine.

- De plus, ajoute Sawa pensif. Je suis reconnaissant envers Goldorak.

- Ah bon ? , demande-t-elle avec intérêt.

- Je ne me rappelle pas tous les détails, car j’ai été blesser à la tête durant le combat, mais je sais que Goldorak a libéré ma mère qui était captive de Véga. Grâce à lui j’ai retrouvé un être cher, il m’a redonné la joie de vivre, car depuis sa disparition je n’étais plus le même.

- Je comprends mieux l’admiration que vous portez à Goldorak.

- Ah oui !? , fait Susumu avec un sourire gêné.

- Merci pour tout, mais je dois vous laisser.

Eekaan s’incline puis tourne les talons.

- Un instant, je ne connais même pas votre nom ! , lance Sawa en tendant un bras. J’aimerais vous revoir !

La jeune femme tourne la tête pour répondre.

- Nous nous reverrons sûrement à l’université !

- A Todai.... Oui ! Vive Todai !!! , lance Sawa en sautillant de joie.

L’agent de Véga s’éloigne sur le trottoir perdu dans ses pensées.

- « L’empire de Véga veut asservir la Terre, je servais aveuglément l’empire, car je ne connaissais que cela. Je réalise que ma planète a subi la même chose à la différence que mon peuple n’avait pas de Goldorak pour la défendre ! Je n’ai jamais connu la liberté !»

Eekaan brandit un poing en direction du ciel.

- Je ne laisserais pas faire ! « Je quitte les forces de Véga, je vais faire mon possible pour aider Goldorak à détruire le Stratéguerre ! , décide-t-elle. »

Dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire, le commandant fait les cent pas visiblement perdus dans ses pensées.

- Commandant Minarvea, fait le soldat préposé aux radars.

- Qu’y a-t-il ?

- Je capte un objet qui se dirige vers la Terre.

Minarvea vient se placer au côté du radar.

- Montrez-le-moi !

- Tout de suite.

Le moniteur affiche, un instant après, une boule blanche avec une traîne.

- Ce n’est qu’une météorite, déclare le commandant. Quel sera son point d’impact ?

- Je fais le calcul, répond le soldat avant d’ajouter. D’après sa trajectoire, elle va s’écraser sur le centre de recherche spatiale.

En entendant cela, Minarvea a un sourire cruel.

- La chance tourne en notre faveur, lance-t-elle.

Le commandant se représente l’image du centre explosant sous l’impact du corps céleste. Elle s’imagine les navettes pulvérisées et Goldorak réduit en morceaux.

Un camion remorque, avec une gigantesque bâche, remonte la route en direction du centre, il se gare en catastrophe dans la cour, le conducteur en descend et se précipite à l’intérieur, il s’agit de Shiro Kabuto. Il entre essoufflé dans la salle d’observation.

- Shiro !? , s’étonne Alcor.

- Salut frangin !

- Que fais-tu ici ?

- Je suis venu dès que j’ai vu la fin du combat à la télévision. J’ai pensé que vous en auriez un besoin urgent !

- De quoi parles-tu ?

- Viens avec moi !

Shiro attrape son frère par le bras et l’entraîne dehors.

Les deux hommes sont dehors devant la remorque bâchée du camion.

- Mais tu vas me lâcher !!! , proteste Alcor.

Shiro retire sa main.

- Je l’ai apporté tout de suite, vous pouvez le monter dès le retour de Goldorak pour le réparer.

- Mais bon sang de quoi tu parles ?

Shiro s’approche de la remorque et d’un brusque mouvement de bras retire la bâche révélant un cylindre blanc.

- C’est…, s’étonne Alcor.

- Oui, un vieux bras de Goldorak que nous avons modifié afin de l’adapter a ses nouvelles spécificités.

- Vous avez fait vite !

- Pas assez, s’excuse Shiro. Comme tu vois, nous n’avons pas eu le temps de le repeindre.

- On s’en fiche ! L’important c’est qu’il soit opérationnel !

Goldorak vole en direction du Japon, Procius ne peut pas enclencher le Megamach avec la tête de Venus-A qu’il porte serré contre la proue de la soucoupe. Il remarque une aile rouge volant non loin d’eux.

- Sayaka ?

- Oui ?

- Ce n’est pas l’aile porteuse de Great Mazinger ?

- Quoi ??? Ah oui !!! J’ai oublié de contacter Jun ! Je crois que ma radio est morte, tu peux faire le relai ?

- Sans problème.

- Jun ? C’est Sayaka ! Tu me reçois ?

- Oui, répond une voix féminine.

- Merci pour l’aile, tu peux en reprendre le contrôle.

- Compris.

L’aile change légèrement de cap pour rejoindre le laboratoire de recherche photonique.

- Mais aux faites ! , réalise soudainement Sayaka. Comment sais-tu qu’il s’agit de l’aile du Great ?

- Je le sais c’est tout, répond évasivement le prince.

- Attends ! Tu crois que je vais me contenter de cette réponse !?

- Je sens que le voyage de retour va être long, marmonne Procius.

Autogoth 1 a regagné la base, des techniciens s’activent tout autour pour le réviser. Le commandant Sog marche de long en large devant la baie vitrée donnant sur le hangar, il attend nerveusement le rapport préliminaire des dégâts. Il se précipite sur le responsable technique quand celui-ci entre dans la pièce.

- Alors ?

- Aucun dommage à reporté, répond le technicien. Nous vérifions tous les systèmes.

- Bien, ainsi Goldorak n’a pu endommager cette machine ! Nous allons enfin pouvoir le faire souffrir ! Je vais l’annoncer immédiatement au Stratéguerre !

Le commandant quitte la pièce à grands pas.

Le commandant Minarvea est dans son bureau quand l’espionne Vesta surgit dans la pièce.

- Tu m’as surprise, déclare Minarvea en brandissant le canon d’une arme.

- Je suis désolé. J’ai découvert où se trouve le général Ch’lang.

- Ch’lang ! , s’exclame le commandant en rengainant son arme.

- Oui.

- Tu sais ce que tu dois faire.

Vesta sourit puis disparaît dans l’ombre de la pièce.

Le général Ch’lang est allonger sur sa table métallique quand il ouvre les yeux subitement, il se redresse et descend de la table, il arrache les sondes qui se trouvent sur son corps. Les appareils se mettent en défaut.

- Il faut que je voie le Stratéguerre, fait-il en s’avançant vers la porte.

Mais avant d’atteindre la sortie, la porte s’ouvre sur une forme féminine.

- Qui est là ?

La forme s’avance et referme la porte.

- Général Ch’lang, enfin je vous trouve, dit Vesta.

- Qui êtes-vous ?

- Je suis l’aide de camp du commandant Minarvea.

- Je vois. Excusez-moi, je dois parler au Stratéguerre.

- Et je peux savoir pourquoi ?

- J’ai une information importante à lui communiquer.

- Une information importante. Laquelle ? Je lui transmettrais.

- Je ne dois le dire qu’au Stratéguerre.

- Désoler général, mais vous ne le direz qu’à moi.

- Non, laissez-moi passé !

Ch’lang pousse Vesta de la main, mais l’espionne repousse sa main et l’attrape par la gorge pour le soulever. Le visage de Vesta a pris une apparence vampirique.

- Dites-moi ce que vous vouliez dire au Stratéguerre !

Le général bat des pieds dans le vide, son visage change de teinte.

- Allez, soyez raisonnable général, vous voyez bien que j’ai le dessus.

- Eup… Euphor, bredouille Ch’lang.

- Euphor ?

- Oui.

- Racontez !

- Euphor… n’est pas une planète morte contrairement à ce que nous pensons, articule le général.

- Quoi !? Il y aurait de la vie sur Euphor !?

- Oui.

- Merci général, je vais transmettre cela au Stratéguerre.

Vesta augmente la pression sur la gorge du général. L’œil de Ch’lang sort de son orbite, puis un craquement, la nuque du général vient de se briser.

- Ou peut-être pas, ajoute Vesta avec un sourire cruel.

Au même moment, le professeur Gyllah entre dans la pièce, alerté par les sondes.

- Mais que faites-vous ici ? , demande le professeur.

Ses yeux s’agrandissent quand il voit le général mort pendant au bout du bras de la femme. Il fait un pas en arrière.

- Il est dommage que vous ayez vu ceci professeur.

Vesta lâche le corps inerte du général qui s’écroule sur le sol.

- Je… je n’ai rien vu, bafouille Gyllah. Rien du tout.

- Malheureusement professeur, je ne vous crois pas.

Gyllah se retourne pour prendre la fuite, il n’a même pas fait un pas quand sa tête tombe de son corps. Vesta lui a tranché le cou d’un mouvement sec de la main, pour cela elle a fait grandir ses ongles. Elle lèche sa main couverte de sang avant de sortir de la salle.

Minarvea est dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire.

- Je suis désolé commandant Sog, vous ne pouvez parler pour le moment au Stratéguerre. Néanmoins, je vous félicite pour votre attaque qui a endommagé Goldorak, ce qui démontre bien qu’il n’est pas invulnérable.

- Merci commandant.

- Je parle au nom du Stratéguerre, nous comptons sur vous pour anéantir notre ennemi garce à votre machine.

- Je vais tout faire pour me montrer digne de la confiance que vous m’accordez.

Les deux commandants échangent un sourire poli avant que la communication se termine.

Vesta surgit subrepticement dans le dos de Minarvea sans que personne ne la remarque.

- C’est fait, glisse l’espionne à l’oreille du commandant.

- Parfait, murmure Minarvea.

- Il y a eu un imprévu.

- Grave ?

- Le professeur Gyllah est intervenu j’ai du m’en occupé aussi.

Le commandant grimace légèrement.

- Cet un regrettable incident, nous ferons avec. Son esprit brillant aurait pu me servir, mais tu as bien fait.

- Merci. Je vais devoir m’absenter quelque temps.

- Pourquoi ?

- Une information qui pourrait être capitale a vérifié.

- Bien. Sois prudente.

- Vous aussi.

Vesta disparaît tout comme elle était venue.

Gavin remarque un objet en approche du centre, il affine ses instruments.

- Professeur !!!

- Oui Gavin, répond Cochir.

- Je détecte une météorite qui se dirige droit sur le centre !

- Combien de temps avant l’impact ?

- Moins de cinq minutes !

- Vite, rentrez les structures ! Mettez en place la superstructure !

Alcor et son frère sont encore dehors. Le bras de remplacement de Goldorak vient de finir d’être déchargé quand l’alarme retentit.

- Qu’est-ce qui se passe encore ? , se demande Alcor.

Au même moment Procius commence son approche du centre, il remarque la carapace d’acier qui le recouvre.

- Une attaque ? , demande Sayaka.

- Je l’ignore, mais il faut que j’empreinte une autre route.

Goldorak vire pour passer au-dessus de la retenue d’eau. Subitement le radar de Procius se met à briller, il plisse les yeux.

- C’est étrange ça, murmure le prince.

Il pivote son vaisseau brusquement.

- Hé !!! , crie Sayaka.

Une boule de feux passe devant la soucoupe pour finir sa course dans le lac artificiel.

- Mais c’était quoi se machin ! , hurle Sayaka.

- Je dirais une météorite.

- Une météorite ! Il ne manquait plus que ça !! Entre Véga qui…

- Sayaka j’espère que la tête de ton robot est toujours bien étanche, sinon retient ton souffle, coupe le prince.

- Quoi ???

Goldorak plonge dans le lac.

Le commandant Sog est assis au centre de la salle de commandement de la base sous-marine.

- Autogoth 1 est paré au lancement, annonce un soldat.

- Son objectif ! Détruire le centre de recherche spatiale ! Autogoth 1 décollage ! , ordonne Sog.

Alcor est impatient, il se tient aux pieds de la plateforme de Goldorak. Celle-ci termine sa rotation avec uniquement le robot géant debout dessus. Goldorak dépose la tête de Venus-A sur le sol. Alcor se précipite vers son épouse qui sort du cockpit.

- Tu vas bien ?

- La prochaine fois que je veux faire une action de se genre, je t’en prie empêche moi ! En plus, Venus-A est détruite.

Alcor prend à bras-le-corps Sayaka.

- Je suis si heureux que tu n’aies rien.

Procius sort du robot. Il se précipite vers la sortie.

- Mais où cours-tu comme cela ? , lui lance Alcor. Et où est la soucoupe ?

Le prince ne répond pas.

- La soucoupe est à l’étage inférieur, répond Sayaka.

Une équipe de techniciens entre dans le hangar alors que le plafond s’ouvre pour laisser passer le bras de remplacement qui est descendu par une grue.

Le prince surgit, toujours dans sa tenue de vol, sur le barrage où se trouvent Cochir et Gavin qui regardent en direction de la retenue.

- C’est étrange, c’est la première fois que je vois une chose pareille, fait Cochir.

- Je n’ai jamais entendu parler d’une météorite qui flotte et qui clignote, ajoute Gavin.

Procius passe à côté des deux hommes pour plonger dans le lac.

- Qu’est-ce qui lui prend ? , lance Gavin.

Le prince nage en direction de la météorite. Dés qu’il pose la main dessus, le corps céleste se désagrège pour en laisser qu’un cube transparent contenant un plus petit cube émeraude. Procius attrape le cube et le ramène vers le bord.

Cochir et Gavin se précipitent vers la berge. Le prince sort de l’eau.

- Qu’est-ce que c’est ? , demande Cochir.

- Je crois que c’est un cadeau pour moi, répond le Procius en partant vers le centre.

- Ils ont de drôles de paquets-cadeaux sur Euphor ! , constate Gavin.

Procius entre dans sa chambre, il pose le cube sur son lit. Il désactive sa tenue de vol. Il s’assoit sur le lit puis prend le cube dans ses mains.

- Alors comment t’ouvres-tu ?

Il tourne le cube dans tous les sens sans rien voir pouvant indiquer un mécanisme d’ouverture. Il passe ses mains sur toutes les faces espérant un système de reconnaissance digital, mais sans résultat.

- Comment je fais pour t’ouvrir !

Procius s’allonge sur le lit, il brandit le cube au bout de ses bras. Il observe l’objet un instant.

- Quel moyen de sécurité a-tu trouvé Acatrus ?

Soudain le prince se redresse, il pose le cube a coté de lui, avec une main il retire son pendentif qu’il pose sur le cube qui se met a brillé. L’objet semble se fendre en plusieurs morceaux, il ne reste plus que le cube émeraude qui se scinde en deux parties, l’une d’elles est un support de donnée, l’autre ressemble à un circuit électronique.

- Voyons voir quel est ce cadeau que tu m’envois cher oncle.

Procius saisit les deux objets puis quitte sa chambre.

Vesta s’installe aux commandes d’une navette monoplace longue distance. Elle règle ses instruments puis décolle. La navette évoque la forme d’un requin, sur ses ailes en forme de nageoire scintille l’emblème de la Division Ruine.

Le prince s’installe dans le cockpit de la soucoupe, les instruments s’allument. Il glisse le support de donnée dans le lecteur se trouvant sur l’un des panneaux. Sur l’écran radar principal, situé devant son siège, la grille disparaît pour laisser place au visage du roi d’Euphor.

- Bonjour, mon cher neveu. Si tu visionnes ce message, c’est que tu as trouvé comment ouvrir le cube, sourit Actarus. Je sais que Phénicia t’a averti que tu allais recevoir un cadeau. Elle a toujours eu du mal à garder un secret.

- Je m’en étais aperçu, remarque Procius.

- Donc sur se support tu vas trouver toutes les caractéristiques de ton cadeau qui est plus pour Goldorak malgré tout, mais comme c’est toi qui le pilote, se présent est donc aussi le tiens.

- Cela ressemble à une formule diplomatique, fait Procius.

À l’étage supérieur, l’équipe de maintenance raccorde le nouveau bras.

- … maintenant tu n’as plus qu’à te rendre dans la section 3b de la soucoupe pour installer le circuit en suivant les instructions qui vont suivre, conclut Actarus.

Sur l’écran des schémas techniques apparaissent.

- Une fois le circuit en place, tu n’auras plus qu’à relancer l’ordinateur de bord pour que les modifications soient prises en compte, ajoute la voix du roi.

Procius regarde les schémas longtemps pour bien le mémoriser puis il retire le support de donnée avant d’éteindre l’ordinateur de bord. Puis il actionne une commande manuelle pour libérer son siège, il pousse avec ses pieds pour le faire reculer dans le conduit de transfert. Une fois qu’il a assez de place, il se glisse à l’intérieur.

Dehors la nuit est tombée. Eekaan est assise sur un banc dans un parc, elle regarde les étoiles et la lune.

- « J’en suis sur ! Je ne laisserais pas Véga conquérir cette planète ! , pense-t-elle. »

Procius rampe dans un conduit de maintenance de la soucoupe, il arrive à la section 3b. Il remarque un espace ayant la même forme que le circuit électronique.

- Je comprends ! Cela doit faire un moment qu’Actarus a pensé à ce système et que les techniciens ont planché dessus. L’emplacement a déjà été prévu lors de la modernisation de Goldorak. Le système n’était pas terminé ou au point lorsque j’ai été envoyé pour combattre Véga.

Le prince finit de ramper vers l’emplacement, une fois à la bonne place il sort des outils d’une trappe proche et commence à installer le composant électronique.

Le professeur Alcor arrive en courant dans le hangar de Goldorak.

- Vous avez vu Procius ? , demande-t-il à Densha qui supervise les réparations du robot géant.

- Non. Pourquoi ?

- Un Golgoth se dirige droit sur nous ! Où en sont les réparations ?

- Nous avons fini.

Procius remet son siège de pilotage en position, une fois fait, il remet en fonction l’ordinateur de bord. Les voyants s’illuminent.

- Mise à jour du système en cours, annonce l’intelligence artificielle.

- Dommage que ce système ne fonctionne qu’avec la soucoupe, soupire le prince.

- Nouvelles fonctions opérationnelles, dit la voix synthétique.

Dans la salle d’observation du centre, le professeur Cochir regarde le Gologth s’approcher. La machine de guerre ressemble à une grosse boule avec des tentacules d’aciers virevoltant dans toutes les directions.

Kohumé, Hikaru et Dai sont assis autour du Kotatsu, faisant office de table basse. Ils tiennent une sorte de conseil de guerre.

- … tu crois peut-être que cela me ravit d’être ici pendant que Goldorak se bat seul !!! , s’exclame Dai.

- Nous sommes trop loin du centre pour rentrer tous les jours ou dès la moindre attaque, soupire Hikaru avec désolation.

- N’oubliez pas que Procius a souhaité que nous continuions nos études, il a dit « vous êtes l’avenir de se monde », précise Kohumé.

- Nous le savons, acquiesce Dai. Mais si il arrive quelque chose à Goldorak quel avenir aurons-nous ?

- J’aime mieux pas y penser, tremblote Hikaru.

- De toute façon, votre père comme le mien verraient d’un mauvais œil le fait que nous retournions au centre sans avoir obtenu nos diplômes.

Dai ouvre la bouche pour objecter, mais la jeune fille lui fait un geste de la main lui intimant de se taire.

- Même si nous en avons déjà, ajoute-t-elle.

- Oui, soupire Hikaru. Et en plus, je pense que Procius serait contre nous et nous obligerait lui aussi à retourner en cours.

- AARRRRGGGGGG !!!! Bon sang !!! C’est un cercle sans fin !!!! , s’exclame Daisuke en se frottant les cheveux vigoureusement.

- Je pense qu’en cas de besoin, ils nous appelleront, soupire Kohumé.

- Il ne faut pas que cela soit une urgence, remarque Dai. Il ne faut plusieurs heures pour arriver au centre.

- Je le sais.

- Ils n’auront pas d’autre choix, fait tristement Hikaru. Vous avez vu avec quelle facilité ce Golgoth a détruit le robot de Sayaka !?

Un silence pesant envahit la pièce.

- Le mieux que nous puissions faire pour l’instant est de se coucher pour être en forme pour nos cours demain, conclut Kohumé.

Tous se lèvent en silence pour rejoindre leurs chambres.

Procius est remonté des tréfonds de la base, il devant la porte de sa chambre quand le professeur Alcor l’interpelle à bout de souffle.

- Ah ! Enfin te voilà ! , articule le professeur en reprenant son souffle les mains appuyer sur ses genoux.

- Un problème ?

- Un Golgoth en approche du centre ! Mais où étais-tu passé ?

- Et Goldorak ?

- Les réparations sont terminées.

- Ouvrez le sas du barrage et la route 4 !

- Quoi ???

Procius ne donne aucune autre explication alors qu’il part en courant dans les couloirs du centre.

- Ce n’est pas vrai, il va falloir que je coure maintenant jusqu'à la salle d’observation, pleurniche le professeur. Ce n’est plus de mon age tout cela !

Le prince surgit du plafond du hangar de Goldorak, il saute de l’Asporate.

- Métamorphose !

Il revêt sa combinaison, pendant se temps la soucoupe porteuse s’élance dans le conduit de la route 4.

Alcor arrive à bout de souffle dans la salle d’observation.

- Ouvrez le sas ! Et la route 4, arrive-t-il à dire avant de tomber à genoux sur le sol.

Procius est dans la poste de pilotage du robot géant quand le sas s’ouvre, Goldorak est couché sur le ventre sur la rampe de lancement. Le prince regarde ses instruments.

- C’est le moment. Goldorak ! Go !

Les propulseurs situés dans les pieds du robot crachent des flammes. Le robot géant s’élance par le sas provoquant une explosion d’eau.

Au même instant la soucoupe porteuse arrive devant le barrage.

- Aimant-griffe !

Le robot géant se pose sur le dessus de la soucoupe après avoir effectué une pirouette.

Le commandant Minarvea est debout à côté du trône dans la salle de commandement de la Lune Noire, elle regarde sur l’écran virtuel la progression du Golgoth. La porte de la salle s’ouvre, elle jette un regard pour courroucer pour voir qui ose entré dans la salle dans un moment pareil, mais son visage se fige comme son sang dans ses veines. La personne qui vient d’entrée marche d’un pas souverain vers le trône, elle n’en revient pas et n’ose pas bouger, elle est pétrifiée. Le Stratéguerre s’avance vers son siège, il se tient droit, le commandant remarque l’éclat de cruauté qui brille dans ses yeux et cela la terrorise encore plus. Végalian s’installe sur son trône sans un regard pour son commandant.

- Quand l’attaque va-t-elle débuter ? , demande fermement le Stratéguerre.

- Incessamment, répond Minarvea.

- Il faut que ce centre et Goldorak soient détruits ! J’en ai assez de cette guerre.

- Nous faisons de notre mieux pour vous satisfaire votre grandeur, répond le commandant en s’inclinant respectueusement.

- Me satisfaire ! Par instant j’en doute ! , répond Végalian en lançant un regard assassin à Minarvea.

- Cabré !

Le robot géant bondit de sa soucoupe.

- Retournement !

Il pivote sur lui-même.

- Arrimage !

Le robot entre par l’arrière de la soucoupe. Une fois la manœuvre finit, Procius dirige son vaisseau en direction de son adversaire.

La nuit est claire, dans le ciel brillent les étoiles ainsi qu’une Lune rouge, mais malgré tout cela, la visibilité est limitée. Le prince réalise trop tard qu’il se trouve à proximité du Golgoth. Quand il s’en rend compte, il tente une manœuvre pour l’éviter, mais déjà les lames souples de cutter fondent dans sa direction. Les lames frappent la soucoupe, mais au lieu de l’entailler ces dernières rebondissent.

- Cornofulgure !

Le rayon jaune part des cornes du robot, il frappe le Golgoth en forme de boule. La machine de guerre de Véga cesse de tourner sur elle-même, elle reprend sa forme humanoïde. La créature ouvre la bouche, une luminosité bleutée se forme à l’intérieur. Un puissant rayon en sort, il se dirige vers Goldorak qui ne fait aucune tentative d’évitement. Le rayon atteint son objectif, mais il se retrouve dévié sous forme de multiple faisceau de lumière.

Le commandant Sog s’est levé de son siège, il voyait déjà Goldorak exploser sous la puissance du rayon, mais ce n’est pas ce qu’il espérait qui se produit.

- Mais… qu'est-ce que…

Alcor ouvre de grands yeux en regardant la Spacioscope, il se tourne vers son frère qui se tient à côté de lui.

- C’est vous qui avez fait cela ?

- J’aimerais bien nous en attribuer le mérite, mais hélas non.

- Depuis quand Goldorak est équipé d’un bouclier !?

Procius regarde ses cadrans.

- Pour un test, c’est un test, fait-il admiratif. Le champ protecteur a parfaitement fonctionné, aucun dégât.

Le Stratéguerre est parfaitement calme sur son siège, il regarde fixement le moniteur.

- Encore un perfectionnement de Goldorak, remarque-t-il d’une voix neutre.

Minarvea se sent mal à l’aise et sue abondement.

Le Golgoth pousse un cri terrifiant de rage en se posant sur le sol.

- Autolargue ! , ordonne Procius.

Le robot géant quitte sa soucoupe pour atterrir en face de son adversaire. Autogoth 1 sort une lame énergétique dentée qui se met à tourner. Il bondit sur son adversaire. Goldorak lève son « nouveau » bras.

- Hélico-punch !

Le poing part vers le Golgoth pendant que les dents tournoient comme des pales d’hélicoptère.

Le poing frappe la lame d’énergie directement la faisant volée au loin.

- Tu veux jouer avec une lame ! Soit ! Excalium !

Du poing droit du robot géant sort une large lame d’énergie. Le Golgoth en réponse sort ses lames souples de cutter et les agite devant lui pour faire un bouclier.

Goldorak se met à courir vers son ennemi en brandissant sa lame. Le monstre mécanique agite de plus en plus frénétiquement ses lames pour se protéger, mais ces dernières se fracassent sur l’Excalium. La lame de Goldorak s’enfonce dans le torse du Golgoth, il semble pousser un cri de douleur. Procius fait reculer sa machine pour retirer la lame. Un liquide noirâtre sort de trou dans le torse de la créature artificielle. Autogoth porte sa main droite dessus comme pour contenir le flot de liquide qui s’en échappe. Les yeux du monstre cessent de briller un instant puis un éclat rouge écarlate les envahit de nouveau. Le Golgoth retire sa main découvrant ainsi que le trou a disparu et qu’aucun liquide ne coule.

- Quoi !!!! Il se régénère ! , s’exclame Procius surpris.

Autogoth se redresse, il dirige ses mains vers le ciel, dans son dos au niveau des omoplates sortent deux tiges. Des feux de Saint-Helm se forment autour de ses doigts, les deux tiges se mettent à luire.

Un sourire triomphant illumine le visage du commandant Sog.

- Alors Goldorak ! Que vas-tu faire contre cela !? Mon Autogoth est capable de capter les particules d’énergie dans l’atmosphère !!!!

- Je constate que le commandant Sog est de plus en plus ingénieux dans la création de ses machines de combat, déclare le Stratéguerre.

Minarvea fixe le moniteur.

- C’est exact qu’il est toujours en perpétuelle innovation, acquiesce-t-elle.

À des centaines d’années-lumière de là, un chasseur en forme de requin surgit dans le vide spatial.

- Je ne supporte toujours pas les voyages transpotionnelles sur les petits vaisseaux, fait Vesta en retenant un haut-le-cœur.

La femme consulte ses instruments avant d’effectuer quelques réglages.

- Je ne suis plus loin d’Euphor. Je vais pouvoir vérifier les dires de Ch’lang.

Avec sa main gauche elle pousse vers l’avant le contrôle de puissance, le vaisseau requin change de cap pour se diriger vers un point lumineux.

Subitement l’Autogoth dirige ses mains vers son adversaire, un puissant rayon blanc en part. Goldorak semble ne pas réagir alors que l’extrémité du rayon approche de lui.

- Enfin ! Goldorak vaincu ! , proclame Sog en se levant de son siége.

Le commandant Minarvea serre un poing victorieux alors que dans son trône, le Stratéguerre reste stoïque.

Le rayon de l’Autogoth frappe sa cible, mais il est dispersé. La soucoupe porteuse s’est placée entre les deux. Le monstre mécanique relève ses mains en direction du ciel pour refaire le plein de puissance pendant que la soucoupe s’éloigne.

- Bouclier à 20 %, annonce la voix synthétique de l’ordinateur de Goldorak.

- Mais pourquoi faut-il toujours que je me retrouve dans de telles situations, soupire le prince. Allez réfléchit ! Trouve une idée !!!

L’Excalium disparaît du poing droit du robot géant.

- Tu ne pourras pas dévier une seconde fois le rayon prince d’Euphor ! , jubile Sog. Tu n’as fait que repousser l’échéance de quelques minutes !!!!!

Le chasseur requin de Vesta arrive aux abords d’une planète aux teintes verte et bleue.

- Ainsi donc, voici Euphor, fait-elle en regardant ses instruments.

L’espionne constate qu’il y a divers satellite artificiel en orbite de la planète.

- Le général Ch’lang avait raison ! Euphor n’est pas une planète morte ! Elle est en vie.

Soudain son radar clignote, lui indiquant une escouade de chasseur en approche.

- J’ai de la visite, constate-t-elle en plissant les yeux.

- Ici force de défense d’Euphor à navette inconnue veuillez vous identifier, sort du système de communication.

Le vaisseau requin ne change pas de trajectoire.

- Identifiez- vous ou nous ouvrons le feu.

Vesta s’approche encore de la formation et ouvre les hostilités. Aussitôt les pilotes d’Euphor ripostent dans leur navette en forme d’avion de chasse.

- Allez trouve une astuce pour sortir de là ou sinon tu vas finir grillé, fait Procius à haute voix pour se motiver.

En face de lui, les tiges situées dans le dos du Golgoth luisent de plus en plus.

- Il emmagasine tellement d’énergie que je vais être foudroyé sur place !

Procius ouvre les yeux en grand.

- Foudroyé…. Foudroyé ! Mais bien sur ! Je n’ai cas utilisé le Retro-foudre !

Autogoth continu a accumulé de la puissance.

- Maxi Retro-foudre ! Mégavolts !

Le robot géant et recouvert d’arc électrique qui remonte vers ses cornes. Un éclair part d’entre les pointes en direction du monstre mécanique, les quatre rayons émis par la soucoupe semblent s’enrouler tout autour.

- Tu aimes accumuler de la puissance ! Tu vas être servi ! , lance le prince.

La combinaison des rayons frappe le Golgoth avant qu’il puisse réagir. Procius ne coupe pas l’émission des puissants rayons. Autogoth brille de plus en plus, le scintillement s’étend au bras puis descend sur tout le reste du corps.

- Alors aimes-tu ma puissance ? , fait Procius.

- Non pas ça !!! , fait Sog tremblotant.

Le Golgoth n’est plus qu’une intense lueur qui s’éteint brusquement. Goldorak coupe ses rayons. Une fumée sort au niveau du cou et des articulations de la machine de Véga, comme une gigantesque résistance grillée.

- Achileopunch !

Goldorak court en direction de son ennemi, il saute avec le poing droit en avant. Autogoth ne bouge pas. Le poing s’écrase sur la face du monstre, sous le choc la tête s’arrache et roule sur le sol, le reste du corps, fumant, s’allonge de tout son long.

Vesta livre un combat aérien contre la force d’Euphor, elle a déjà détruit la moitié de l’escadrille.

- Non ! C’est impossible !! , pleurniche le commandant Sog.

Végalian se lève de son trône.

- Quelle diablerie! Goldorak a encore trouvé le moyen de s’en sortir, constate le Stratéguerre placide.

- C’est… C’est regrettable Maître, bredouille Minarvea.

- Nous en viendrons à bout bientôt, déclare le Stratéguerre en se dirigeant vers la sortie.

Subitement Végalian se retourne vers le commandant.

- Minarvea, je souhaiterais te voir dans mon bureau dès que possible.

- Oui… Je viens de suite Maître, bafouille-t-elle.

Un homme habillé richement entre précipitamment dans la salle du trône du palais d’Euphor. Il court vers le roi et la reine.

- Majesté !!

- Que vous arrive-t-il chambellan ? , demande Actarus.

L’homme arrive au pied du trône et reprend son souffle.

- Une navette… Une navette de la Division Ruine est en orbite ! Elle a décimé l’escadrille envoyée pour l’intercepter.

- Une navette de la Division Ruine ! , s’étonne Actarus en se levant.

- Véga aurait découvert qu’Euphor n’est pas morte, constate la reine Phénicia.

- Que fait la navette ?

- Elle se prépare à entrer dans notre atmosphère, répond le chambellan.

- Je vois, je vais m’en occuper moi-même. Que mon chasseur soit paré au décollage !

- Actarus ! Tu ne vas quand même pas te battre !!! , s’exclame sa sœur visiblement terrifiée à cette idée.

Le roi se retourne vers Phénicia et sourit.

- Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas aussi rouillé que tu peux le craindre.

- Je souhaite que tu aies grandement raison !

Procius éloigne Goldorak des restes du Golgoth.

- Cabré !

Le robot géant bondit vers sa soucoupe porteuse. Pendant ce temps, les débris du monstre mécanique de Véga s’enflamment.

- Voilà une bonne chose de faite, déclare le prince.

Goldorak prend la direction du centre alors que l’aube se lève à l’horizon.

Au même instant le réveil résonne dans l’appartement occupé par Dai, Hikaru et Kohumé, une nouvelle journée de cours les attend.

Actarus s’installe dans le poste de pilotage de son chasseur, il vérifie les instruments. Le roi porte une tenue de vol ressemblant a celle qu’il revêtait alors qu’il pilotait Goldorak, mais cette dernière au lieu d’être rouge et noir est bleu et noir. Actarus met un casque doré à visière blanche avant de fermer le poste de pilotage.

La navette s’envole d’une piste située dans les jardins du palais royal. Le chasseur est de couleur blanche et rouge avec une forme triangulaire évoquant les avions-espions terriens. Le roi s’élève vers les étoiles pour affronter le pilote de la Division Ruine.

Le commandant Minarvea se tient devant la porte du bureau du Stratéguerre, elle essuie des gouttes de sueur qui perlent sur ses tempes avant d’actionner un bouton sur le côté de la porte. Celle-ci s’ouvre et la voix de Végalian se fait entendre.

- Entre Minarvea, je t’attendais, annonce le Stratéguerre avec une voix posée.

- « Cela ne présage rien de bon, pense le commandant en franchissant la porte ».

Le commandant avance jusqu’au bureau, où est installé Végalian, arrivée devant, elle le salut.

- Minarvea, nous devons parlé !

- Je vous écoute majesté.

- Comme tu as du le remarqué, depuis quelque temps je n’étais plus que l’ombre de moi-même.

- Il est vrai que … vous paraissiez soucieux, répond Minarvea en choisissant avec précaution ses mots.

- J’apprécie ton tac, mais la vérité est que j’ai été manipulé !!!

- Manipulé !!! Mais par qui ?

Végalian à un sourire en coin.

- J’ai mon idée sur la personne qui a organisé tout cela, répond le Stratéguerre en fixant Minarvea droit dans les yeux.

Le commandant reste impassible physiquement, mais en elle un sentiment d’angoisse monte.

- Et qui serait le coupable de cette manipulation ? , interroge-t-elle d’une voix assurée. Et comment avez-vous pu être manipulé ?

- Cette personne a utilisé un être qui m’était cher.

- Un être cher ? Vous avez donc été trahi en plus par un proche ?

- Non !

- J’ai du mal à saisir votre grandeur.

- Cette personne s’est servie de l’image d’un proche, mais a commis une erreur, car elle était décédée depuis longtemps.

- C’est comme cela que vous avez découvert la supercherie ?

- Non !

- Non ?

- J’ai réalisé que j’avais été dupé par divers indices, mais surtout par une cicatrice !!

- Une cicatrice ? « Je ne comprends pas ce qu’il raconte !! Tout était parfait ! Et pourquoi me dit-il tout cela ? Sait-il que cela vient de moi ??? Non c’est impossible ??? ».

- En effet, j’ai été dupé par une personne grimée comme un être cher, mais un détail manquait, une cicatrice dans le cou qu’elle c’était fait enfant.

Végalian se lève et fait le tour de son bureau pour venir face à Minarvea, sous sa cape dépasse la crosse une arme.

- Je m’en rappelle parfaitement bien, car elle s’est fait cette blessure en ma présence, reprend Végalian.

- Et qui était cet être cher ?

- Peu importe ! , répond-il avec un geste de la main. La seule chose que je puis dire c’est que cette manipulation ne restera pas impunie !!!

- Si je puis faire quelque chose.

Végalian a de nouveau un sourire en coin.

- Ne t’inquiète pas pour cela, tu seras la première prévenue dès que j’aurais le moyen de me venger.

Un frisson glacé parcourt le corps de Minarvea.

- Tu peux disposer, lâche le Stratéguerre en retournant derrière son bureau.

Le commandant s’éloigne en direction de la porte le plus calmement possible quand Végalian l’interpelle.

- Minarvea ! Encore une chose.

- « Je suis fichue ! Il va me tuer, je suis sûr qu’il pointe son arme sur moi et qu’il fera feu une fois que je serais face à lui ! »

Le commandant se retourne lentement.

- Oui seigneur ?

Le Stratéguerre est assis sur son siège les mains croisées sur son bureau.

- Encore une chose.

- Laquelle.

- Le commandant Ch’lang a été assassiné il y a quelques heures.

- Ch’lang !!!??? Mais je croyais qu’il était mort en combattant Goldorak ! , répond-elle en feignant la surprise et l’ignorance.

- Je l’ai fait cybernétisé par le professeur Gyllah.

- C’est un savant hors pair.

- Nous devrons nous passer de ses services.

- Et pourquoi donc ?

- La personne qui a tué Ch’lang a tranché la tête du professeur.

- C’est une énorme double perte pour nous.

- D’autant plus que le général Ch’lang devait me révéler des informations importantes.

- Vous savez lesquelles ?

- Malheureusement non.

- Souhaitons que ces informations ne nous fassent pas cruellement défaut.

- Nous verrons bien.

- Vous avez une idée de qui a tué ces deux hommes ?

- J’ai un soupçon sur l’assassin et même sur le commanditaire.

- Il faut les faire payer pour leurs actes !

- J’y compte bien, maintenant tu peux disposé j’en ai fini.

- Bien Maître.

Le commandant exécute une nouvelle fois le salut Végan avant de tourner les talons vers la sortie.

- « Je n’aime pas cela du tout, pense-t-elle ».

Vesta se dirige vers l’atmosphère d’Euphor.

- J’aurais pensé que les forces de défense de cette planète seraient plus coriaces que cela !!! Je vais m’occuper de cette planète à moi toute seule !!!

La femme remarque un point lumineux sortant de l’atmosphère.

- Voilà un nouvel adversaire ! Voyons voire s’il sera meilleur que les autres !

À bord de son chasseur, Actarus distingue la navette en forme de requin des forces de Véga.

- Si tu crois que je vais te laisser rapporter à ton maître que ce monde n’est pas mort, tu te trompes, qui que tu sois !

Les deux navettes se dirigent l’une vers l’autre rapidement, Vesta est la première à ouvrir le feu avec un tir de laser partant de l’avant de son vaisseau.

Actarus effectue une vrille pour éviter les tirs, il riposte en envoyant deux missiles.

- En voilà un qui a du répondant, constate Vesta.

Elle contre-attaque en envoyant des leurres. Les deux navettes se frôlent, le requin effectue un virage serré sur l’aile droite pour se placer dans le sillage du chasseur d’Euphor.

- J’ai l’impression de rajeunir, déclare Actarus en actionnant ses rétros réacteurs.

Le requin passe devant lui.

- Rayon Têta !

Deux rayons verts partent de l’avant du chasseur, ils viennent frapper l’aileron de la navette requin.

- Quoi !!! Il m’a touché !!! , constate Vesta avec une expression démente.

La femme reprend une allure vampirique. Elle fait monter en flèche son chasseur. Actarus en fait de même, il arrive à sa hauteur.

- Ne crois pas que je vais me laisser faire !!! , lance Vesta.

Elle actionne ses commandes pour effectuer une vrille montante pour percuter son adversaire.

- Ce pilote est fou !! , remarque Actarus.

Le roi effectue la même manœuvre pour éviter la collision, les deux chasseurs se retrouvent pris dans une danse effrénée en forme de vrille infernale.

- Aucun de nous ne survivra !! , lance Vesta hystérique.

Le roi d’Euphor enclenche ses rétros réacteurs, son chasseur semble avoir heurté un mur tellement le choc est brutal, Actarus grimace de douleur, car le harnais de sécurité lui comprime le torse.

- Tu ne m’échapperas pas !!! , lance Vesta en faisant pivoter son chasseur.

Actarus relève la tête pour voir la navette requin foncé droit sur lui à pleine vitesse.

- Spider-spin !

Des dents sortent sur tout le contour de chasseur royal avant de prendre de la son cockpit, Vesta a le visage déformé par l’hystérie, elle ne réalise pas ce qui se passe. Actarus dévie au dernier instant sa trajectoire, les dents qui recouvrent sa navette s’enfoncent dans la carlingue de son ennemi en la déchiquetant.

Le poste de pilotage du vaisseau requin explose, la tête de Vesta repose sur le dossier du siège recouvert de sang.

Les deux vaisseaux s’éloignent l’un de l’autre, de la fumée s’échappe un court instant du requin avant qu’il n’explose.

- Voilà une bonne chose de régler, fait Actarus en mettant le cap sur Euphor.

Dai, Hikaru et Kohumé franchissent la porte rouge de Todai, ils se font sauté dessus par Susumu Sawa.

- Salut !!! Vous n’auriez pas vu une fille aux cheveux gris acier avec les yeux de la même couleur !? , demande le jeune homme.

- Euh… Non ! , répond Dai surpris.

- Cela ne me dit rien, ajoute Kohumé.

- OK ! Merci, répond Sawa en partant en courant.

- Quelle mouche l’a piqué ? , fait Daisuke.

- Je crois que Susumu a trouvé une autre personne à conquérir, plaisante Hikaru.

- Ce n’est pas trop tôt, soupire Kohumé.

- Tu es sûr que les « Kohuuummméé mon ammmouuuurrr », ne vont pas te manquer ?

- En tout cas moi ! Cela ne va pas me manquer, déclare Dai.

- Veuillez me pardonner, fait timidement une voix féminine.

Daisuke se retourne et découvre une jeune fille aux yeux et cheveux couleur acier.

- Tiens, on dirait, la fille que Sawa recherche, constate Hikaru.

- J’aimerais vous parler, ajoute la jeune fille.

Dai regarde la fille de la tête aux pieds, elle porte une robe mélangeant le gothique et le rococo. Subitement, il pointe le doigt sur elle en poussant un cri.

- Mais !!!!

- Tu deviens fou, fait Kohumé.

- Vous ne reconnaissez pas ce visage ! C’est le même que Keen.

La jeune femme sourit.

- Oui en effet, j’ai pris l’identité de Aaron Keen. Je me prénomme Eekaan, annonce-t-elle en s’inclinant. Je suis la sœur jumelle de Aakeen, c’est mon frère que vous avez tué dans le karaoké.

Une inquiétude passe sur le visage des trois amis.

- Et vous êtes venu pour le venger ? , demande prudemment Dai.

- Il est vrai que je suis venu sur Terre dans ce but, mais j’ai changé d’avis.

- Comment cela ? , s’étonne Hikaru.

- Ce qui s’est produit hier devant la vitrine, m’a fait prendre conscience que ma planète n’a pas eu la chance d’avoir un défenseur comme le prince d’Euphor.

- Alors qu’attends-tu de nous ? , demande Kohumé.

- Rien, c’est moi qui est une chose a vous révélez.

- Et quoi donc ?

- L’emplacement de la base de Véga !

- Quoi ??? , s’exclame les trois amis.

- Oui ! Je ne veux pas que la Terre subisse la même tragédie que mon peuple. Qu’elle ne soit pas asservie par le Stratéguerre.

Le commandant Minarvea fait les cent pas dans son bureau, elle est nerveuse.

- Que se passe-t-il !?? Je n’ai aucune nouvelle de Eekaan ! Et Vesta qui n’est toujours pas de retour !

Minarvea cesse de marcher pour regarder le plafond.

- Pourquoi rien ne va en se moment !

- Voilà, vous savez ou se trouve la base maintenant, déclare souriante Eekaan. Vous pouvez en informer le prince.

- Ca alors, lâche Kohumé sous le choc.

- J’aimerais bien voir la tête du professeur Alcor quand nous allons lui dire, pouffe Dai.

- Ah !!! Je vous trouve enfin !!! , fait la voix de Susumu.

Le jeune homme arrive en courant vers le groupe.

- Je vous laisse, déclare Eekaan en s’excusant.

- Euh… Oui, bredouille Dai.

La jeune femme s’éloigne pour rejoindre Sawa.

- Je vous ai cherché sur tout le campus ! Mais où étiez-vous donc ? , demande Susumu.

Eekaan lui saisit la main.

- Je demandais justement à vos amis s’ils vous avaient vu, répond-elle avec un sourire rempli d’étoile.

Le couple s’éloigne main dans la main.

- Erk !!!! , pousse Dai. Ne me dites pas qu’elle et lui…

- Il semblerait que l’amour n’a pas de frontière ni de planète, constate Kohumé.

- Si seulement c’était valable pour moi, soupire Hikaru.

Subitement, la jeune femme se retourne pour balayer du regard les alentours.

- Qu’est-ce qui t’arrive soeurette ?

- Je ne sais pas, j’ai eu la sensation d’être épié.

- Hein ?

En effet à une dizaine de mètres de là, une paire d’yeux observe la jeune femme à l’abri d’un bosquet.

Le professeur Alcor est au téléphone dans la salle d’observation du centre, quand il bondit de son siège.

- Quoi !!! Mais tu es sur de ce que tu me dis Dai !!! ???

- Oui, la base de Véga se trouve sur la face cachée de la Lune. Il nomme leur base le Camp de la Lune Noir, répond Daisuke dans le combiné.

- Tu es sûr de cette info ?

- Malheureusement oui !

- Merci, fait le professeur avant de raccrocher.

Alcor s’assoit dans son siège puis se gratte le menton pensif.

- Mais tu vas nous dire ce qui se passe !! , s’emporte Sayaka en tirant une oreille de son époux.

- Aie !!!!

- Tu vas parler !

Toutes les personnes dans la salle le regardent avec anxiété.

- Je viens d’apprendre l’emplacement de la base de nos ennemis, soupire Alcor.

Procius s’avance vers Alcor.

- Et alors ? , insiste Sayaka.

- Imagine-toi qu’ils se sont installés dans leur ancienne base !

- Quoi ? Ils sont dans le Camp de la Lune Noire ! , s’étonne Procius.

- Oui.

- Et c’est cela qui te dérange ? , demande avec surprise Sayaka.

- C’est surtout comment vais-je annoncer cela à l’alliance sans être ridicule qui me dérange.

- Et pourquoi ?

- C’est que je leur ai affirmé que Véga n’était pas assez stupide pour s’installer une deuxième fois son quartier général au même endroit !

Malgré la tension toutes les personnes présentes éclatent de rire.

FIN

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