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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 21 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 08-22-09 - Updated: 08-22-09 - Complete - id:2712396

GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 21

Eekaan se tient devant une console de communication des forces de Véga, elle tape sur plusieurs touches, des caractères étrangers remplissent la totalité de l’écran. La jeune fille relit son message une dernière fois.

- Cela me semble parfait, se félicite-t-elle.

Avec un doigt de sa main droite, elle appuie sur une touche. L’écran se vide subitement puis une phrase, en langue Végane, apparaît au centre de l’écran.

- Voilà, c’est envoyé, j’aimerais bien voir leur réaction, sourit la jeune fille.

Eekaan regarde une horloge digitale non loin.

- Mais je vais être en retard ! Il faut que je me dépêche ! Je n’en reviens pas ! J’ai passé toute la nuit dessus.

Elle éteint la console de communication et s’éloigne précipitamment.

Le professeur Alcor est dans son bureau, lui aussi a passé une nuit blanche. Il est en visioconférence avec les membres de l’alliance.

- … pourtant, vous nous avez assuré que c’était impossible ! , remarque le représentant du Canada.

- Oui, je le sais bien, répond Alcor. Mais des informations récentes nous laissent à penser que Véga a réussi à nous berner en beauté !

- Et vos informations sont fiables ? , demande le représentant français.

- Nous allons les vérifiés sous peut.

- Et comment allez-vous faire ?

- Nous n’allons pas envoyer Goldorak une nouvelle fois pour faire cette confirmation, Véga le verrait arrivé et dissimulerait une nouvelle fois sa base.

- Alors comment allez-vous procéder ?

- Messieurs, cela est mon problème !

- Je vous tiens responsable de cet échec professeur Alcor, accuse le représentant américain. Nous aurions dû utiliser l’arme nucléaire contre les troupes de Véga au lieu de vous laisser jouer avec ce Goldorak !

- Je reconnais bien là les méthodes américaines, rétorque un membre japonais.

- Messieurs ! , intervient fermement Alcor. Laissez-moi vous rappeler que les armes atomiques n’auraient servi à rien contre les machines de Véga ! Vous auriez juste réussi à détruire la population et à contaminer encore plus notre planète !

- Je ne vous permets pas…, commence l’américain.

- Messieurs !!! Du calme, coupe le président de l’alliance.

Procius lui aussi a passé une nuit blanche, ses yeux le brûlent. Toute la nuit il a consulté les images prises lors de son survol de la face cachée de la Lune grâce à un ordinateur. Il a passé toutes les images au peigne fin pour comprendre, il doute même que les informations concernant la base de Véga soient justes. Il s’étire en basculant sa tête en arrière pour regarder le plafond.

- J’ai vu de mes yeux le camp de la Lune Noire en ruine, comment Véga pourrait s’en servir comme base ?

Il reprend une position normale, il balade ses yeux sur le moniteur nonchalamment quand subitement son regard est attiré par quelque chose. De sa main droite, il attrape la souris pour faire un agrandissement d’une zone de l’image.

- On dirait…

Il accentue le grossissement.

- C’est trop pixellisé pour que je voie bien !

Il fait quelques manipulations avec la souris et le clavier. Les contours des pixels se font moins grossiers, une boule avec des pointes se dessine petit à petit.

- Oui ! C’est cela, j’ai compris !

Le prince attend la fin de l’affinage de l’image puis l’imprime.

- Allez plus vite !

S’impatiente-t-il pendant que la machine imprime le document.

Le commandant Minarvea est anxieuse, elle n’a aucune nouvelle de son espionne Vesta, ni de leur agent sur Terre Eekaan. Elle se rend dans la pièce secrète qu’elle utilise avec son espionne. Une fois à l’intérieur, elle allume le moniteur de la console, une lumière bleutée se reflète sur son visage. Le commandant constate qu’elle a deux messages codés en attente, elle ouvre le premier message et entre sa clé de décryptage. L’écran se remplit de caractère en langue impériale, mais elle n’a pas le temps de commencer à le lire que l’écran devient tout blanc et dégage une lumière aveuglante. Elle place une main devant ses yeux, puis la lumière faiblit, elle regarde du coin de l’œil le moniteur, des caractères en rouge remplissent le centre de l’écran.

- Quoi !!!! Un virus informatique !!! , s’exclame-t-elle prise de panique. Mais comment est-ce possible !? Qui ?

Un autre message apparaît qui la fait blêmir.

- Propagation du virus en cours ! Ce n’est pas vrai !

L’écran change et un tas de caractère se répande sur le moniteur, ce qu’elle lit la panique encore plus, elle sort son pistolet laser de sa tenue et vise la console. Quand le rayon atteint sa cible, il y a une brève gerbe d’étincelle puis la pièce devient complètement sombre.

- « Il ne faut pas que je reste ici, il faut que je ne laisse aucune trace de mon passage, pense-t-elle rapidement. Si le Stratéguerre découvre que je suis mêlé à tout cela, c'en est fini de moi ! »

Minarvea s’enfuit de la pièce pour regagner son bureau, mais elle constate avec effrois qu’elle n’a pas agit assez vite, sur son moniteur est affiché le texte qu’elle a tenté de détruire.

Des véhicules du centre de recherche spatial, ainsi que du centre de recherche photonique arrivent sur les lieux du dernier combat de Goldorak, des hommes descendent des véhicules. Le professeur Cochir descend en premier de la voiture de tête, suivie par Shiro Kabuto, les deux hommes regardent la zone de combat.

- Où sont les restes du Golgoth que nous devions étudier pour mon frère ? , interroge Shiro.

- C’est ce que j’aimerais bien savoir, répond Cochir en scrutant les environs.

Il ne reste aucun débris du robot dans les alentours, les seules traces visibles restantes du combat sont les impacts sur le sol.

- Quelqu’un serait venu récupérer les débris ?

- Je crois que Véga nous a devancés, constate le professeur Cochir.

En effet dans l’un des hangars de la base sous-marine, le commandant Sog contemple les débris de son Autogoth.

- Il s’en est fallu de peu pour que mon robot vienne à bout de Goldorak.

Le commandant passe une main sur une partie calcinée du robot.

- Je vais refondre toutes les pièces et purifié le Mythrillium pour refaire une machine encore plus performante en gardant les bases de se modèle, mais en les améliorants ! Ainsi, je serais celui qui vaincra Goldorak !

Daisuke, Hikaru et Kohumé entrent sur le campus de Todai, ils ne font que quelques pas à l’intérieur de l’Université quand Hikaru donne un coup de coude à son frère.

- Qu’est-ce qui t’arrive ? Je n’ai encore rien dit ! , proteste Dai.

- Regardez sur la gauche ?

Daisuke et Kohumé regardent dans la direction, ils ouvrent une grande bouche sous la surprise. Ils découvrent Susuma Sawa en compagnie de Eekaan, ils se tiennent par la main et affichent un sourire radieux en marchant dans le campus. La jeune fille a les yeux qui brillent de bonheur.

- Je suis content pour Sawa, fait Dai. Il a trouvé quelqu’un, comme ça il nous ennuiera plus avec ses « Kohuméééé mon amouuurrrrrr ».

- En tout cas, eux ils se tiennent la main, bougonne Kohumé.

Dai se retourne vers sa petite amie.

- Attends ! C’est toi qui ne voulais pas que je te tienne la main à l’université !!!

- Vous n’allez pas vous disputer tous les deux de bon matin, proteste Hikaru en plaquant une main sur son front.

Le prince d’Euphor ouvre à la voler la porte du bureau du professeur Alcor. Ce dernier est toujours en conférence, il lui lance un regard noir.

- Je pense avoir compris pourquoi je n’ai rien vu ! , lance Procius en agitant une image.

- Un instant messieurs, fait le professeur en coupant la communication.

Procius pose l’image devant Alcor, ce dernier jette un regard curieux.

- Qu’est ce que c’est ?

Le prince pointe du doigt une sorte de boule avec des piques.

- Un projecteur holographique, répond Procius.

Alcor se frotte le menton.

- Ainsi, Véga aurait dissimulé sa base sous un gigantesque hologramme montrant le camp en ruine.

- Je ne pense pas que le camouflage holographique soit en fonction permanente. Cela serait une forte consommation énergétique pour eux.

- Ils l’auraient activé quand Goldorak s’est approché ?

- C’est fort possible.

- Donc, cela confirme mon plan pour vérifier si le camp de la Lune Noire est en activité où non.

- Je suis persuadé que le camp se trouve bien là, clame le prince.

- Nous devons vérifier avant de lancer une attaque.

- Faites comme vous voulez, mais moi je me rends à Tokyo.

- Tokyo !? Mais pourquoi ? , s’étonne le professeur.

- Pour tenter d’avoir plus d’information de la part de cet ancien agent de Véga.

Sans plus attendre, Procius se dirige vers la porte.

- Attends !! , crie Alcor inutilement.

Mais le prince s’éloigne en courant dans le couloir.

- Il tient bien de sa mère quand il a une idée en tête, constate le professeur. « Et de moi aussi quand j’étais jeune, ajoute-t-il pour lui-même. »

Procius arrive à l’extérieur du complexe, au passage il a revêtu sa combinaison de moto. Il s’installe sur l’engin avant de s’élancer sur la route qui descend en direction du ranch du Bouleau Blanc. Avant d’arriver au niveau du ranch, il croise les véhicules du centre qui rentrent.

Le commandant Minarvea a les lèvres qui tremblent en lisant le texte que son moniteur affiche, elle devine facilement qu’il apparaît sur tous les écrans de la base et peut-être même sur tous les systèmes de communication de Véga.

« À tous les peuples soumis par l’empire de Véga.

Battez-vous pour votre liberté ! Ne laissons pas la Terre subir le sort de nos planètes conquises par l’empire. Nous n’avons pas eu la chance d’avoir un défenseur aussi efficace comme Goldorak, mais la Terre l’a ! Aidons cette planète à rester libre et ainsi nous pourrons nous aussi libérer nos mondes respectifs ! Oubliez toutes ses années sous le joug du Stratéguerre ! Oubliez la puissance invincible de Véga ! Comme vous le constater tous les jours la Terre est toujours libre, elle résiste depuis plus d’un an ! Combien de temps a résisté votre monde ? Pensez-y ! Révoltez-vous ! Ne laissez pas la Terre devenir comme votre monde ! Battons-nous pour sauver les humains, ainsi nous regagnerons notre liberté ! Comment !? Si Goldorak décime l’empire, nos mondes seront libres de se rebeller à leur tour pour regagner leur liberté et leur fierté! Faites comme moi ! Quittez les forces de Véga pour devenir un combattant de la liberté ! Soyez fier de vous rebeller contre l’empire pour les vôtres. Vous serez les premiers à briser les chaînes qui oppressent vos mondes ! Je ne vous demande pas des actes héroïques, mais juste un acte patriotique envers vos mondes ! Ne restons sous la coupe de l’empire de Véga. »

- Qui !... Qui a osé faire cela !? « Non, c’est un cauchemar ! Pourquoi ce message est-il arrivé dans la pièce secrète ? Les seules personnes à connaître le code d’accès de la console de communication sont Vesta et Eekaan. Je ne vois pas Vesta me trahir ! Et Eekaan… Je n’ai aucune nouvelle de ces deux là ! Non c’est impossible pas Vesta ! Alors, c’est Eekaan qui a rejoint le camp adverse et qui envoie toute cette propagande ? Mais pourquoi ? Je ne comprends pas… »

Le commandant est tiré de ses pensées par la voix tonitruante du Stratéguerre sur la console de communication.

- Minarvea ! Rejoins-moi immédiatement dans la salle de commandement !

- Oui… Je viens de suite Votre Majesté, répond d’une voix tremblotante le commandant.

Dans la base sous-marine, le commandant Sog est assis derrière son bureau, il lit le message de propagande que son moniteur affiche.

- Mais… qui a eu l’audace d’une telle audace ! Et qui voudrait quitter l’empire ???

Procius circule, sur la voie rapide, à bord de sa moto. Il approche de la capitale japonaise.

- Pourvu que je me souvienne de la route pour aller à Todai.

Le professeur Alcor s’effondre sur son siège dans son bureau alors que deux hommes se tiennent debout de l’autre côté du meuble.

- Aucune trace du Golgoth ? , demande-t-il hagard.

- Rien, confirme son frère Shiro.

- Véga est venue faire le ménage, ajoute Cochir.

- Ce n’est pas dans leurs habitudes.

- Ce qui veut dire que ce Golgoth était particulier, déclare Alcor en posant ses mains sur son front. Je n’aime pas du tout cela.

- Nous pouvons étudier les enregistrements du combat pour tenter de trouver les améliorations que Véga a développées, annonce Shiro.

- En effet, mais se ne serons que des suppositions, déclare Cochir.

- Rien ne vaut l’analyse de débris pour avoir du concret, ajoute Alcor.

Le commandant Minarvea entre dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire, elle cache son angoisse du mieux possible, mais des gouttes de sueur perle sur ses tempes. Elle se dirige d’un pas roide vers le trône du Stratéguerre, ce dernier la regarde avancer avec un regard froid. La femme s’agenouille devant l’empereur.

- Je suis à votre service votre grandeur, déclare Minarvea en guise de salut.

- Tu as vu ce qu’il vient de se passer ?

- Oui Maître. J’ai vu ce calomnieux message de rébellion.

- As-tu une idée d’où il provient ?

- Je vais faire mon enquête votre seigneurie, je vous assure que le ou les responsables seront châtié comme il se doit.

- Inutile !!!! , gronde Végalian.

Minarvea regarde le Stratéguerre avec surprise, une sueur glacée lui parcourt le dos.

- Inutile ? Je ne comprends pas Maître !

- Nous avons déjà trouvé l’origine de ce message.

- C’est vrai ??

Le Stratéguerre se lève.

- Oui, ma garde rapprochée a découvert que ce message provenait d’une pièce inutilisée dans le plus profond de la base.

- « Non ! Ils ont déjà découvert ma pièce secrète ! Mais comment ? Ils n’ont pas pu accéder à la console, je l’ai détruite avant de m’enfuir de la pièce, réfléchit rapidement Minarvea ». Vous avez trouvé les responsables de cette horreur ?

- Hélas non, la pièce a explosé quand mes hommes ont voulu y pénétrer. Tout ce qui se trouvait à l’intérieur est calciné.

- « Ouf !!! Le dispositif de sécurité à fonctionner, soupire intérieurement le commandant ».

Végalian descend de l’estrade de son trône pour regarder au fond des yeux du commandant.

- Mais je pense connaître la personne par qui cet insidieux message a été émis.

Le commandant avale une gorgée de salive.

- C’est vrai vous connaissez le coupable.

- Sache que maintenant rien ne m’échappe ! Je ne suis plus celui qui s’est fait berner pendant des semaines ! N’oublie pas ce que je t’ai dit il y a peu !

- Je suis toujours votre fidèle serviteur, répond mécaniquement Minarvea.

- Je n’en doute pas, répond Végalian en reprenant place sur son trône.

Le commandant est toujours agenouillé.

- Tu peux disposer, annonce le Stratéguerre.

Minarvea se lève les jambes légèrement vacillantes, elle se dirige vers la sortie.

- « Vesta ! Mais où es-tu donc ? J’ai besoin de toi ! Viens à mon aide ! , pense le commandant. »

Procius est arrêté sur le côté de la route, il regarde les panneaux avec désespoir.

- Je ne retrouve pas la route ! , bougonne-t-il dans son casque. Je suis sur pourtant que ce n’est plus très loin, si je sors à la prochaine sortie j’arrive à l’appartement de Daisuke et des filles. Je suis sur qu’il y’a une route plus courte !

Une voiture de police s’arrête derrière l’étrange moto du prince.

- Il ne manquait plus que cela. Au pire je peux leur demander le chemin, soupire Procius.

Une femme en uniforme descend du côté passager, elle s’avance vers la moto.

- Bonjour. Vous avez un souci ? , demande l’agent.

- C’est idiot, mais je cherche la route pour aller à Todai.

- Vous n’êtes plus très loin, c’est dommage c’était la sortie juste avant.

- Je m’en doutais, soupire le prince.

- Vous pouvez sortir à la prochaine, se sera un peut plus long.

- Merci, je connais en passant par la prochaine sortie.

- Dites, c’est un modèle de moto que je ne connais pas ! C’est un prototype ?

- En quelque sorte.

- Vous avez les papiers qui vous autorisent à circuler avec ?

- « Aie !!! »

C’est à cet instant que la conductrice du véhicule de police passe sa tête par la portière pour appeler sa collègue.

- Tu en as encore pour longtemps, nous venons de recevoir un appel urgent, crie-t-elle.

L’agent se tourne vers le véhicule.

- Ca va j’arrive !

Puis la jeune femme reporte son attention sur la moto avec une lueur de convoitise dans le regard.

- Vous avez de la chance pour cette fois, mais si je vous recroise, je veux connaître tout de cette moto, lance l’agent avant de partir en courant vers la voiture.

- OUF !!! , fait Procius dans son casque.

Le véhicule de police passe à côté de lui quand il lance le moteur de sa moto.

Le commandant Sog étudie les plans de son Autogoth, il corrige certaines choses à droite, à gauche, avec une certaine excitation.

- Je vois les erreurs que j’ai commises sur le modèle précédent ! Mais elles n’y seront plus sur celui que je vais créer ! Je vais renforcer la couche de Mythrillium ici et là ! Oui cela sera parfait !

Sog a les yeux qui brillent comme un enfant devant un sapin de Noël, mais ce ne sont pas pour les mêmes motifs.

- Autogoth 2, tu seras parfait, je suis certain que c’est toi qui vaincras Goldorak !

Minarvea est dans ses quartiers les sens aux aguets, elle est allongée sur son lit, elle transpire abondamment.

- « Il faut que je me ressaisisse ! Que je ne me laisse pas aller ! Je dois être sur mes gardes en attendant le retour de ma fidèle Vesta. Je suppose que, le second message en attente venait d’elle, je me demande ce qu’elle pouvait bien me dire ? Peut-être la raison pour laquelle elle n’est toujours pas de retour. Quoi qu’il en soit, je ne dois pas me laisser avoir par les hommes du Stratéguerre ! Je dois veiller sur moi ! Sinon comment vais-je devenir l’impératrice de Véga ! Je dois survivre coûte que coûte. Et c’est moi qui asservirais la Terre, qui étouffera ce début de révolte ! Oui, je serais toute puissante !!!! »

Le commandant éclate d’un rire dément qui résonne dans ses quartiers, les éclats se répercutent dans toute la pièce.

Le Stratéguerre se déplace avec ses gardes rapprochés dans un couloir de la base, il ralentit devant une porte, il vérifie bien que personne ne l’observe. Il s’avance vers la porte qui s’ouvre automatiquement. Végalian se retrouve dans une pièce remplie de matériel informatique.

- Avez-vous pu extraire des informations de cette console ?

Une femme, en blouse rouge, aux cheveux jaunes s’avance vers le Stratéguerre, elle a une peau blanche, ses yeux sont complément bleu et semble ne pas posséder de bouche.

- Maître, pour l’instant je vous confirme bien que le virus qui a infecté nos systèmes de communication a bien transité par cette machine.

- Continuez professeur Isahbelle.

- Il y avait deux messages en mémoire, le premier est celui que vous connaissez.

- Et le second ?

- Je travail dessus, pour le moment je n’ai pu que récupéré que quelques mots.

- Lesquels ?

- Arrive proximité planète.

- Vous avez pu identifier les expéditeurs de ces messages ?

- Le premier semble venir d’une console de communication sur Terre. Quant au second, il provient d’une navette chasseur.

Le Stratéguerre semble réfléchir.

- Une idée sur l’identité du destinataire ? , finit-il par demander.

- Malheureusement non, du moins pour l’instant, j’ai réussi à retrouver la clé de décryptage dans la mémoire. Avec de la chance, je parviendrais à retrouver qui à utiliser cette console.

- Ne me décevez pas professeur Isahbelle ! Je compte sur vous pour ne plus avoir aucun doute sur la personne qui a commis cet acte contre l’empire.

- Je suis à votre service majesté.

La femme s’incline alors que le Stratéguerre se dirige vers la sortie. Végalian marque un arrêt.

- Je vais laisser deux de mes hommes ici pour assurer votre protection.

- Si vous le jugez nécessaire, répond la femme légèrement surprise.

Le Stratéguerre reprend sa progression en direction de la sortie.

Sayaka arrive dans le bureau de son mari, elle le trouve en compagnie de Cochir et Shiro.

- Je vous laisse, annonce Cochir.

- Tout ceci n’arrange pas nos affaires, murmure Alcor.

- Nous n’avons rien à étudier, soupire Shiro.

- Comment ça ? Rien à étudier ? Il n’y avait pas des débris du robot ? , s’étonne Sayaka.

- Non, il semblerait que Véga soit passé avant nous récupérer les restes de sa machine, annonce Shiro.

- C’est gênant en effet, admet-elle. Dans ce cas vous n’avez pas grand-chose à faire au centre de recherche photonique ?

- Je ne dirais pas ça de cette façon, répond fébrilement Shiro sentant quelque chose arrivé.

- Sauf faire des pièces de rechange pour Goldorak.

- Oui ! , répond avec soulagement le frère du professeur.

- Cela ne doit pas vous prendre tout votre temps.

Shiro tente de protester, mais il n’est pas assez rapide avant que sa belle-sœur ne reprenne.

- Dans ce cas, vous allez pouvoir vous occuper à me refaire ma Venus-A !!!

Calé au fond de son siège, Alcor étouffe un rire.

- C'est-à-dire…, tente de placer Shiro.

- Surtout, n’oublie pas que c’est mon défunt père qui a fondé le centre de recherche photonique !

- Et que se sont notre père et notre grand-père qui ont crée Mazinger et ses suites !!! , répond Shiro en se levant.

Le professeur Alcor éclate de rire, son frère lui lance un regard mauvais.

- Dit donc ! Tu pourrais venir à mon aide ! , fait remarquer Shiro.

- Sûrement pas, répond Alcor. Tu sais bien que rien n’arrête Sayaka quand elle est lancée ! , ajoute-t-il hilare.

- Mais…

- Allez ! File au centre pour travailler sur mon robot, tonne la femme.

- Bien ! Bien, je pars !

Shiro quitte la pièce rapidement pour ne pas avoir à subir d’autre coup de foudre de sa belle-sœur.

- « Ce n’est pas croyable, j’ai l’impression d’être redevenu le gamin que j’étais face à Sayaka, pense-t-il. »

- Alcor ?

- « Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai idée que ça va être ma fête, se dit le professeur ».

- Qu’as-tu voulu insinuer quand tu as dit que rien n’arrête Sayaka quand elle est lancée
? , questionne-t-elle, les mains sur les hanches.

Alcor se crispe légèrement avant de répondre.

- C’était juste pour te venir en aide, fait-il avec un grand sourire.

- Admettons. Où est Procius ? Je ne le trouve pas dans le centre !

- Il est parti à Tokyo pour avoir de plus amples informations de la part de l’ex-agent de Véga.

- Quoi ??? Et tu as laissé faire ???

- Je n’ai pas eu vraiment le choix, répond le professeur en se faisant petit dans son fauteuil.

- Cela veut dire quand cas d’attaque, il n’y a personne pour nous défendre ?

- Il reste nous !

Sayaka se frappe le front avec le plat de sa main droite.

- Quel malheur ! , fait-elle.

Shiro conduit un véhicule du centre photonique, quand il arrive à proximité de ce dernier, il découvre un robot dans les teintes roses qui se tient devant le bâtiment. Il gare la voiture devant l’entrée, il regarde le robot en sortant du véhicule.

- Qu’est-ce que Boss Robot fait ici ?

- Il parait que tu aurais besoin d’un petit coup de main, lance une voix.

Shiro se retourne pour voir deux hommes sortir du centre, l’un d’eux est une montagne, l’autre est fin et rabougri.

- Bélier ! Cocker !

- Hé oui ! C’est nous ! , répond fièrement Bélier. Comme au bon vieux temps !

- Sauf qu’on était trois, chef ! , ajoute Cocker.

- Oui, c’est vrai, constate Shiro. Où est Setter ?

- Bah ! Il s’occupe de ses petits-enfants ! , répond Bélier

- Moi aussi, je serais en train de faire pareil, si une certaine personne ne n’avait pas tiré de force de chez moi, bougonne Cocker.

- Qu’est-ce que tu as dit ?

- Moi !? Rien Chef !

- Je suis content de vous revoir, conclut Shiro en les entraînant vers l’intérieur.

Procius trouve une place où stationner sa moto non loin de la porte rouge de l’université de Tokyo. Il descend du véhicule puis retire son casque. Des passants regardent l’étrange machine. Le prince range son casque dans un compartiment avant de se diriger vers l’une des entrées du campus.

Une foule de gens circule dans l’université, c’est l’heure de la pause repas, il cherche des yeux s’il aperçoit Dai ou les filles quand une voix masculine l’apostrophe.

- Procius ??

Le prince se retourne pour découvrir Susumu.

- Salut Sawa, répond-il.

- Je ne m’attendais pas à vous voir ici.

- Susumu me voilà, fait une voix de jeune femme.

Eekaan, dans une robe blanche cassée à fanfreluche, arrive à bout de souffle avec un sandwich dans les mains. Elle s’immobilise un instant en voyant la personne qui se trouve avec Sawa. Une fois la surprise passée, elle s’incline respectueusement.

- Enchanté de faire votre connaissance prince d’Eu…

- Je vois que ton amie a le sens de l’humour, s’empresse de couper Procius.

Susumu jette un regard suspicieux au deux. Eekaan quant à elle ouvre de grands yeux d’incompréhension.

- Si tu faisais les présentations, fait le prince à Sawa.

- Oui. Je suis impoli. Voici Eekaan, une étudiante étrangère, je te présente Procius, un ami de Daisuke et Hikaru.

Le prince s’incline légèrement.

- Ravie de vous connaître, mademoiselle.

Eekaan ne sait pas comment réagir, elle vient de comprendre que Sawa ne connaît pas la vraie identité de Procius.

- Comme cela, vous êtes une étudiante étrangère ? Ce n’est pas trop dur de vivre dans ce monde inconnu ? Moi aussi, je ne suis pas d’ici, je pense savoir ce que vous ressentez, reprend Procius.

- Oui, bredouille Eekaan. C’est un monde auquel il faut que je m’accoutume, mais j’ai la chance d’avoir rencontré un garçon formidable, déclare-t-elle en serrant le bras de Susumu.

Le jeune homme devient tout rouge.

- Oui, vous avez de la chance, sourit le prince. Sawa, tu pourrais m’aider à trouver Dai et les filles ? Je ne connais pas l’université et j’ignore où chercher.

Susumu regarde tour à tour Eekaan et Procius.

- Je vais tenir compagnie à ton amie, déclare le prince.

- D’accord. Je reviens le plus vite possible.

Sawa s’éloigne en courant. Procius se retourne vers la jeune fille.

- J’ai quelques questions à vous poser, annonce-t-il.

- Je répondrais dans la mesure de mes connaissances.

Le commandant Sog est dans l’une des mines de la base sous marine, il porte son équipement de protection. Il s’adresse à un responsable d’extraction.

- Il me faut plus de minerais !

- Nous faisons de notre mieux commandant, mais le filon semble se tarir.

- Trouvez en un autre !

- Nous prospectons commandant.

- Il me faut ce Mythrilium, c’est capital pour la fabrication de l’Autogoth.

- Je le sais commandant, nos équipes travaillent d'arrache-pied pour vous satisfaire.

- Si vous manquez de main-d'œuvre, nous ferons un raid pour capturer des humains et en faire des esclaves !

- Cela nous aidera quand nous aurons découvert un filon prometteur.

- Débrouillez-vous comme vous voulez ! Mais il me faut ce minerai !

Le commandant tourne les talons laissant le responsable. Il remonte en direction de la sortie de la mine quand un reflet attire son regard dans une galerie à l’abandon. Il est intrigué et se dirige vers le reflet. Il s’enfonce, dans la galerie sombre, comme attiré par un aimant. Il arrive devant une paroi d’où sort une lumière par une fissure.

- Qu’est-ce que tout cela signifie ?

Il pose sa main sur la fissure, il ressent une faible chaleur.

- Serait-ce du magma qui coule de l’autre côté ?

Subitement un brin de lumière semble s’enrouler autour de ses doigts, il secoue sa main pour le faire partir, mais la lumière continue de monter autour de son bras.

- Mais, que ce passe-t-il !? , fait-il avec de la panique dans la voix.

Le brin de lumière arrive au niveau de son coup et s’infiltre dans la combinaison. Le commandant tente d’arracher ses protections, il se débat puis s’immobilise. Ses yeux brillent de la même lueur qui remontait son corps. Le commandant réajuste sa combinaison avant de prendre la direction de la sortie de la galerie. Quand il arrive à la lumière, ses yeux ont une apparence normale.

Susumu Sawa revient en compagnie de Daisuke.

- Voilà, je les ai trouvés, déclare-t-il en venant se placer au côté de Eekaan.

- Merci, sourit Procius. J’ai été enchanté de vous connaître. Je vous souhaite tout le bonheur possible, mademoiselle.

- Merci, répond Eekaan en rougissant.

Procius se tourne vers Dai.

- Où sont les filles ?

- Elles nous attendent plus loin, répond Daisuke un peu surpris.

- Alors, allons les rejoindre !

Le prince et son ami s’éloignent, après avoir fait quelques pas, Daisuke prend la parole.

- Mais qu’est-ce que tu es venu faire ici ?

- Je voulais poser des questions à l’ancien agent de Véga sur les défenses du camp de la Lune Noire.

- Tu as eu les réponses que tu voulais ?

- Pas exactement.

- Hein ?

- J’ai appris certaines choses certes, mais pas dans les détails.

Le professeur Alcor est assis dans son siège, situé devant l’écran du Spacioscope.

- Alors, vous l’avez ? , demande-t-il avec impatience.

- Pas encore, répond le professeur Cochir pencher sur une console d’antenne satellite.

- J’espère qu’il n’est pas détruit, soupire Alcor.

- Je ne pense pas, il a du dérivé plus que nous l’estimions.

- Pourvu que vous ayez raison !

- Je crois que je l’ai, annonce Densha.

- C’est vrai.

- Je vérifie le code du transpondeur.

- Alors ? , s’impatiente Cochir.

- C’est bien lui !

- Afficher sur l’écran, ordonne Alcor.

Un vieux mini satellite apparaît sur le moniteur. L’engin est en piteux état, ses panneaux solaires sont endommagés.

- Prions pour qu’il ait encore assez de puissance pour changer de cap et nous envoyer des images, déclare Cochir.

- Moi aussi, cela fait plus de trente ans que ce satellite Œil de Lynx n’a pas été utilisé, c’est le dernier qui subsiste à ma connaissance, déclare Alcor.

Cochir pianote sur sa console.

- Pour l’instant, j’ai réussi à entrer en contact avec lui. La télémétrie semble stable.

- Dans ce cas, entrer les nouvelles instructions, fait Alcor.

Le professeur Cochir essuie une goutte de sueur sur son front, avant d’entrer les nouvelles coordonnées et tâches à accomplir pour ce vieux satellite espion.

Dans la salle d’observation, tout le monde retient son souffle.

- Je viens de transmettre les instructions, annonce Cochir dans un soupire.

Tous les regards se portent sur l’image de l’engin spatial dans le Spacioscope. Lentement, le satellite redéploie ses panneaux solaires. Un jet surgit sur le côté gauche, l’engin entame une rotation.

- Pourvu qu’il tienne jusqu’au bout, prie Alcor en croisant les doigts.

- Les créations du professeur Procyon sont du solide, déclare Cochir se voulant rassurant, mais dans sa voix on discerne une pointe d’anxiété.

- Dans combien de temps sera-t-il au-dessus du Camp de la Lune Noire ?

- Dans environ deux heures, répond Densha.

- C’est deux heures vont être très longue !

- J’ai eu raison de préparer du thé, remarque Sayaka en entrant dans la salle les bras chargés d’un plateau rempli de tasse.

Sog est assis dans la salle de commandement de la base aquatique, il semble perdu dans ses réflexions.

- Commandant, une communication en provenance de la Lune, annonce le soldat des communications.

- Qui est-ce ?

- Le Stratéguerre, bredouille le soldat.

Le commandant se lève et prend le chemin de la sortie.

- Je le prends dans mon bureau.

- À vos ordres.

Quelques instants plus tard, le commandant s’installe dans son fauteuil, il appuie sur un bouton sur son bureau, un écran sort du meuble. Le logo des forces de Véga brille au centre du moniteur, mais il est rapidement remplacé par le visage du Stratéguerre. Sog incline la tête.

- Je vous salue Maître.

- Sog ! Pourquoi m’avoir fait attendre ?

- Je suis désolé majesté, j’ai préféré prendre ma communication à l’abri des oreilles indiscrètes.

Végalian réfléchit un instant.

- Tu as eu raison, admet le Stratéguerre.

- Que me vaut l’honneur de cet appel ?

- Sog, je désir que tu reviennes au Camp de la Lune Noire.

- Je dois quitter la base aquatique ? , demande le commandant calmement alors qu’à l’intérieur de lui il ressent une grande joie.

- Oui, je te veux à côté de moi ! Ton aide me sera précieuse pour vaincre Goldorak.

- C’est un honneur pour moi votre grandeur, mais je dois encore superviser la construction de mon nouvel Autogoth.

- Finis ce que tu as à faire puis rejoins-moi sur la Lune.

- Bien Maître, mais le commandant Minarvea ? Que va-t-elle dire ?

- Minarvea n’a rien à dire, c’est moi l’empereur de Véga ! De plus, je m’occupe de son cas !

- Bien majesté.

- Dépêche-toi de finir ton Golgoth, je t’attends ici !

- Je vais faire le plus rapidement possible.

- À bientôt !

Le visage de Végalian disparaît pour laisser surgir l’emblème de la division Ruine.

- J’ai bien fait de prendre cette communication ici, sourit Sog. Il semblerait que l’avenir de Minarvea est compté.

Soudain il porte une main sur son front, son œil droit se met à luire étrangement.

- Alors comme cela tu n’as rien appris de plus de la part d’Eekaan ? , s’étonne Hikaru.

- Hélas ! Oui, la fonction qu’elle occupait dans la base de Véga n’avait aucun rapport avec la défense, répond doucement le prince pour ne pas se faire entendre des autres étudiants.

Le petit groupe se trouve dans une pièce servant de salle d’étude et de réfectoire.

- Vous projetez un raid sur le Camp de la Lune Noire ? , demande Dai.

- Je ne crois pas qu’Alcor donnerait son accord pour une telle chose pour le moment. Il cherche à obtenir plus de détail sur la base.

- Comment ?

- Je dois avouer que je l’ignore, je suis parti précipitamment du centre. Je sais juste qu’il a parlé avec Cochir d’un œil de lynx la nuit dernière.

- Un œil de lynx ????

- L’œil de lynx était le nom d’un satellite crée par le professeur Procyon, précise Kohumé. Plusieurs d’entre eux ont été lancés dans l’espace par l’alliance lors de la première guerre contre Véga. Je l’ai croyais tous détruit.

- Mais comment tu sais cela ? , s’étonne Dai.

- Je suis une fille pleine de ressources, rétorque-t-elle en tirant une langue espiègle.

- Pour en revenir aux informations fournies par Eekaan, j’ai appris qu’il y a une base sous-marine sur Terre. Elle serait dans le triangle des Bermudes.

- Il va falloir s’en occuper aussi, fait Dai en remontant ses manches.

- Chaque chose en son temps, fait le prince pour calmer ses ardeurs. Quoi qu’il en soit, je dois rentrer au centre rapidement au cas ou Véga attaque.

- Déjà ? , demande Hikaru tristement.

Le prince tourne la tête vers elle, il aperçoit brièvement dans le fond de la pièce une paire d’yeux qui observait la jeune fille avant de se cacher derrière un livre.

- Oui, je n’ai pas le droit de me reposer pour le moment.

Procius se lève et se dirige vers la sortie, puis il se retourne, il aperçoit de nouveau les yeux qui observent Hikaru. Le prince esquisse un sourire.

- Un problème ? , demande Kohumé.

- Je ne me rappelle plus du chemin pour retourner à la porte rouge, répond Procius en passant une main à l’arrière de son crâne.

- Tu prends à gauche quand tu sors, puis après c’est toujours tout droit, répond Dai. Tu veux que l’un de nous te reconduise ?

- Non, ça ira.

Le prince fait un signe de la main pour dire au revoir puis il sort. Quelques secondes après, une forme quitte la pièce à son tour et se met à le suivre.

Procius marche tranquillement sur le campus, il regarde à droite et à gauche, il flâne.

- « C’est bien ce que je pensais, je suis suivi. »

Une forme sombre se dissimule dans l’angle d’un bâtiment, elle garde une distance de sécurité pour observer Procius. La forme sort de sa cachette et se met à courir pour ne pas perdre de vu le prince qui vient brusquement de tourner sur la droite au détour d’une bâtisse. Quand la forme arrive à l’angle, elle ne voit plus la personne qu’elle suivait.

- Vous pouvez m’aider ? Je crois que je me suis perdu ! , lance la voix de Procius.

L’inconnu se retourne, le prince se trouve nez à nez avec un jeune homme vêtu tout en noir.

- Vous… vous voulez aller où ?

- Je cherche la porte rouge, fait tout sourire le prince.

Vous revenez sur vos pas puis c’est à droite et tout droit, répond l’homme en faisant des gestes de sa main droite.

- Ah ! Merci beaucoup !

- De… de rien, répond le garçon tremblotant.

- Vous allez bien ?

- Oooo … Oui.

- C’est d’espionner Hikaru qui vous met dans cet état ? Ce ne doit pas être facile d’être amoureux d’une fille comme elle ?

- Quoi ??? Et d’abord qui êtes-vous ? Quelle est la relation que vous entretenez avec elle ? , bredouille le jeune homme en serrant les poings.

- Rassure-toi, je ne suis qu’un ami de passage, répond le prince en posant une main sur l’épaule du jeune homme. Et encore merci pour le chemin.

Procius s’éloigne, laissant seul le garçon.

- Aux faites ! Ne reste pas dans ton coin et parle-lui ! , ajoute le prince.

- Nous y sommes presque, déclare Alcor en mordillant l’ongle de son pouce droit.

Le satellite vient d’entrer dans la face cachée de la lune. Tous les assistants sont à leur poste prés à recueillir les informations que l’engin spatial pourra leur fournir.

- Plus que quelque seconde et il sera au-dessus du Camp de la Lune Noire, annonce Gavin.

- Commencer l’enregistrement, ordonne Cochir.

Pour le moment l’écran du Spacioscope est tout sombre, lentement des lumières apparaissent, puis des bâtiments.

- Véga n’a pas détecté notre satellite espion, soupir Alcor.

- Les informations que nous avions été bien exacts, constate Cochir.

- Ils ont bien réhabilité le Camp de la Lune Noire, je n’en reviens pas !

- Nous avons des problèmes avec la télémétrie, annonce Densha.

- Non, pourvu qu’il tienne jusqu’au bout, supplie Sayaka

- Il nous faut le maximum d’information possible ! , fait Alcor.

- Je relève des pertes d’énergie, ajoute Densha.

- Le contrôle de positionnent vient de tomber en panne, précise Gavin.

Soudain l’image disparaît du Spacioscope.

- Plus de contact, fait Densha avec regret.

- J’espère que nous avons tout ce qu’il nous faut, souhaite Cochir.

Le Stratéguerre est assis sur son trône, dans la salle de commandement.

- Majesté, je capte un vieux satellite terrien au dessus de la base, annonce le préposer au radar.

- Vous ne l’avez pas détecté avant !?

- Il est minuscule, s’excuse le soldat.

- Captez-vous une trace d’activité ?

- Négatif. Il a apparemment dérivé jusque ici, il est en très mauvais état.

- Montrez-le-moi !

- Oui, Maître.

L’écran virtuel apparaît devant le trône, le moniteur affiche le vieil Œil de Lynx.

- En effet, il ne parait pas en très bon état, ni très récent. Qu’il soit détruit par les défenses !

- Bien Votre Majesté.

Un canon laser situé sur une construction se met en rotation pour viser sa cible. Une fois ajusté, le canon fait feu réduisant en morceaux le satellite espion.

Le commandant Minarvea est nerveuse, elle ne cesse de regarder son écran placé sur son bureau.

- Toujours aucune nouvelle de Vesta ! Mais que fait-elle ? J’ai besoin d’elle, s’impatiente-t-elle.

Minarvea se lève et fait les cent pas dans son bureau pour tenter de se calmer, mais c’est l’effet contraire qui se produit. Elle regagne son fauteuil, elle fixe l’écran un moment avant de se décider de se servir de la console. Elle entre le code qui lui permet de contacter l’espionne.

- Vesta ? Tu me reçois ? Réponds !

La femme guette désespérément une réponse. Le moniteur reste muet.

- Vesta !?

Minarvea tapote le bureau avec ses doigts.

- Vesta où es-tu ? Réponds-moi !!!

Toujours aucune réponse, le visage du commandant se décompose.

- Je dois me rendre à l’évidence, je suis seule.

Elle frappe du poing sur son bureau.

- Ma chère Vesta ne doit plus être en vie, j’ignore qui l’a fait disparaître. Je ne peux plus compter sur personne pour assurer mes arrières. Il faut que je joue avec prudence !

La Stratéguerre entre dans une salle remplie de matériel informatique.

- Isahbelle !!! , appelle-t-il.

- Je viens ! , répond une voix de femme à l’autre extrémité de la pièce.

Quand elle voit qui se trouve dans la pièce, la femme réajuste ses vêtements.

- Je suis désolé Maître, j’ignorais que c’était vous, je n’avais pas reconnu votre voix, s’excuse-t-elle en le saluant.

Végalian fait un geste de la main.

- Ca ira, fait-il brusque. Des résultats ?

Isahbelle se dirige vers une console contre une cloison, elle appuie sur plusieurs boutons, puis une feuille plastifiée sort d’une fente dans le mur. La femme saisit la feuille puis la porte au Stratéguerre.

- Tenez voici le nom de la dernière personne a avoir utiliser la console.

Végalian prend la feuille, il la regarde un instant, car elle est vierge puis il distingue des caractères qui apparaissent lentement. Le Stratéguerre ouvre ses yeux en grand sous la surprise.

- Vous en êtes certaine ? , demande l’empereur.

- Parfaitement.

- Détruisez ceci ! , ordonne-t-il en tendant la feuille.

- Vous n’avez qu’à la lâcher, elle se détruira toute seule.

Le Stratéguerre est surpris, il lâche la feuille plastifiée, elle commence à tomber vers le sol quand elle semble fondre, quand elle touche le sol, il ne reste plus qu’une minuscule boule informe de plastique.

- Fascinant ! Qu’est-ce donc ?

- Un prototype de document sécurisé réagissant à l’ADN, répond le professeur Isahbelle.

- Comment vous êtes-vous procurez un échantillon de mon ADN !!??

- Vous en aviez fourni au service développement armement pour votre arme personnelle, il en restait un peu.

- Il aurait dû être détruit !!! , s’emporte Végalian. Celui qui a commis cette négligence devrait être exécuté sur-le-champ!!!!

- Je… je…, bredouille Isahbelle.

- Mais je vais passer l’éponge pour cette fois, vu ce à quoi je viens d’assister.

- Merci de votre clémence votre seigneurie.

- Mais que cela ne se reproduise plus !!!

- C’est évident Maître.

Le Stratéguerre jette un regard au professeur puis fait demi-tour en faisant voler sa cape, il se dirige vers la sortie.

- « Je n’ai plus aucun doute maintenant, pense Végalian. Je vais pouvoir régler mes comptes ! »

Le commandant Sog contemple les plans de son futur Autogoth avec fierté.

- J’ai réussi, j’ai enlevé les défauts de l’ancien modèle que le combat a révélé. Tu seras encore plus résistant ! Heureusement que nous avons trouvé un nouveau gisement de Mythrillium ! Ce dernier est encore plus pur que le gisement que nous avions découvert.

- « Tu me remercieras plus tard, fait une voix grave dans la tête de Sog. »

Le commandant regarde autour de lui, mais il est seul dans son bureau.

- J’ai besoin de repos, il m’a semblé entendre quelqu’un parler.

Sog ne peut pas voir l’étrange luminosité dans ses yeux.

Procius gare sa moto devant l’entrée du centre de recherche, il descend de son véhicule et s’étire avant de retirer son casque. Il gravit les marches qui même à la double porte vitrée automatique du centre. La porte s’ouvre, alors il découvre le professeur Cochir dans tous ses états.

- A te voila enfin !!! Vite nous avons des choses à te montrer !!

Le professeur l’entraîne par le bras.

- Hé ! Laissez-moi le temps de retirer ma combinaison de moto !!!

Cochir entre dans la salle d’observation en traînant le prince. Alcor est penché sur une table au centre de la pièce, il lève la tête pour accueillir Procius.

- Alors, ce voyage à Tokyo a été bénéfique ? Des informations importantes ?

- Pas vraiment en ce qui concerne le Camp de la Lune Noire, mais j’ai appris l’existence d’une base sous-marine dans….

Mais le professeur Alcor et les autres n’écoutent plus. Alcor a replongé dans les images qui envahissent la table.

- Nous avons eu plus de chance que toi, il semblerait, déclare-t-il. Nous avons réussi à prendre des clichés de la base de Véga.

Le prince s’approche de la table. Les photographies montrent la base du Camp de la Lune Noire en parfait état. Cochir a même retrouvé des images datant de l’époque d’Actarus dans les archives pour les comparer. Certaines parties ont des installations ont été clairement modernisé alors que d’autres parties semblent avoir le même aspect, du moins extérieurement.

- Alors qu’en dis-tu ? , demande Alcor en fanfaronnant.

- Que nous avons du travail pour tout étudier, répond froidement Procius.

- Quoi !!! , s’exclame Bélier. C’est tour ce qui reste du Venus-A de ma Sayaka ?

Dans l’un des ateliers du centre de recherche photonique, la tête du robot féminin est maintenue suspendue par un système hydraulique.

- Et elle veut qu’on reconstruise un robot complet à partir de ça ? , demande Setter.

- Hélas oui, soupir Shiro. Vous connaissez Sayaka.

- Peut-être, mais nous n’avons plus les trois professeurs pour nous aider !

- Allez du cœur à l’ouvrage ! À cœur vaillant rien d’impossible ! , lance Bélier en remontant ses manches.

- Chef ! Vous êtes au courant qu’elle a épousé Alcor ? Cela ne sert a rien de faire tout cela pour la séduire, lance Setter.

Bélier se retourne et regarde son ancien équipier.

- Et alors qu’est-ce que ça change !? , demande-t-il méchamment.

- Rien, chef, marmonne Setter en se recroquevillant.

Daisuke, Hikaru et Kohumé franchissent la porte rouge de l’université, ils prennent la direction de leur appartement. Dai a l’air soucieux.

- Qu’est-ce qui te tracasse ? , demande Kohumé.

- Vous n’avez pas remarqué quelque chose d’étrange dans les dernières attaques de Véga ?

Les deux filles réfléchissent un moment.

- Non, je ne vois pas.

- Moi non plus, ajoute Hikaru.

- Il y avait que des Golgoths !

- Comme a chaque fois !

- Vous n’avez pas compris ! C’était directement des Golgoths ! Il n’y a avait pas de navette.

- C’est vrai, constate Kohumé avec son indexe posé sur sa lèvre inférieure.

- Ce serait trop beau pour être vrai, mais si nous avions réussi à détruire toutes leurs navettes ?

- C’est loin d’être le cas, répond la voix Eekaan.

Le groupe se retourne pour découvrir la jeune femme derrière eux.

- Où est Susumu ? , demande Hikaru.

- Il est rentré chez lui, je lui ai dit que j’avais des courses à faire. Il a insisté pour venir, mais j’ai réussi à la convaincre de me laisser seule.

- Comment c’est tu que les navettes de Véga ne sont pas toutes détruites ? , questionnes Dai.

- Tout simplement, parce que les chaînes de montage, sur le Camp de la Lune Noire, tournent à plein régime ! Du moins quand je me trouvais encore là bas. Il y’a plusieurs hangars qui sont remplis de navette.

Eekaan se revoit sur une passerelle d’un de ses hangars, avec les navettes se perdant à perte de vue dans l’entrepôt gigantesque.

- J’aime de moins en moins cela, déclare avec angoisse Daisuke.

Le commandant Sog a les yeux qui brillent, mais cela est dû aux éclats de soudure qui proviennent de l’atelier. Debout devant une grande baie, Sog regarde les ouvriers qui assemblent la structure de son Autogoth 2. Un large sourire de satisfaction travers son visage.

- D’ici peu ma nouvelle création sera opérationnelle ! Cette fois-ci, je viendrais à bout de Goldorak et de son pilote ! Et avec de la chance, j’assisterais à ce spectacle du Camp de la Lune Noire !!!

Le commandant jette un dernier regard dans l’atelier avant de tourner les talons. Il se dirige vers la sortie. Une fois dans le couloir, un soldat l’attend dans un petit véhicule à sustentation.

- Conduisez-moi à ma navette ! Je vais sur la Lune !

- Bien ! À vos ordres !

Une fois Sog installé, le soldat met en mouvement le véhicule.

Dans la salle d’observation du centre de recherche spatiale, le prince d’Euphor est assis sur une chaise, a l’aide d’une loupe, il détail les images prises par le vieux satellite, il a juste retirer le haut de sa combinaison de moto pour la nouer autour de ses hanches. Autour de la table posée au centre de la pièce, Sayaka, Alcor et Cochir font la même chose.

Procius regarde en détail une construction arrondie, il est particulièrement intéressé par le dessus de la construction.

- Cela ressemble à des antennes de communication, mais je crois bien distinguer des canons parmi elles, murmure-t-il.

Dans l’un des bureaux d’études du centre de recherche photonique, Jun et Tetsuya regardent les anciens plans de Venus-A.

- Elle est sérieuse ? Reconstruire son robot alors qu’il ne reste que la tête ? , demande Tetsuya.

- Tu connais Sayaka aussi bien que moi, soupire Jun.

- Oui ! Mais quand même elle exagère ! Notre centre est déjà assez occupé pour la fabrication de pièce de rechange pour Goldorak.

- À qui le dit tu ! Shiro n’a pas eu le dernier mot.

- Qui a le dernier mot avec Sayaka ?

Jun sourit.

- Tu as raison c’est pratiquement impossible, répond la femme. Mais je suis sûr qu’au fond de toi, tu meurs d’envie de reprendre les commandes de Great Mazinger.

- Peut-être bien, mais il est dans un musée et complètement désarmé.

- Il reste toujours Mazinkaiser.

- Sauf qu’il n’y a qu’Alcor qui peut entrer dans le poste de pilotage, soupir Tetsuya. Et tu sais bien qu’il ne peut plus le piloter, ajoute-t-il avec amertume.

La navette personnelle du commandant Sog arrive au dessus du Camp de la Lune Noire, elle se dirige vers un centre d’accostage en forme de champignon. À peine la navette est-elle amarrée que l’écran de communication s’active, l’image d’un soldat surgit.

- Commandant Sog, le Stratéguerre désire vous voir immédiatement dans ses quartiers, annonce le militaire.

- Dans ses quartiers ? , s’étonne Sog. ?

- Affirmatif commandant.

- Merci, je m’y rends de ce pas.

La console s’éteint.

- « Que se passe-t-il ? Pourquoi le Stratéguerre veut-il me recevoir tout de suite dans ses quartiers ? Il se passe quelque chose de grave ? », se demande le commandant en sortant de son vaisseau.

L’ancien membre des forces de Véga, Eekaan est devant sa console de communication. Elle regarde autour d’elle.

- Il va falloir que je change d’endroit. Le commandant Minarvea risque d’envoyer quelqu’un à ma recherche et le premier lieu qui sera visité c’est ici, soupire-t-elle.

L’endroit où elle se trouve est miteux et sombre, les murs sont ternes et remplis de fissures, un vieux néon poussif et clignotant diffuse une faible lumière, un lit de camp et deux chaises se trouvent dans un angle. Sur l’une des chaises, repose des vêtements, sur l’autre des rations de survie ouverte. Elle aperçoit par une ouverture dans le mur la navette avec laquelle elle est venue sur Terre. En réalité, elle se trouve dans le bureau d’un entrepôt abandonné situé sur les quais du port de marchandise.

- Assez rêvasser ! , lance-t-elle soudain. Voyons voir si mon message est parvenu sur le Camp de la Lune Noire.

Les doigts de la jeune femme virevoltent sur les touches de la console. Des phrases rédigées dans une langue inconnue apparaissent.

- Impossible d’établir une communication sur les circuits normaux. Il semblerait que mon virus a fait son office, mais les techniciens n’ont pas réussi à le supprimer pour le moment. Les communications semblent ne fonctionner que sur les canaux d’urgence et avec de nouveau code de sécurité.

La jeune femme lève la tête et fixe le plafond.

- Ça a réussi !

Elle regarde de nouveau le moniteur puis tout ce qui l’entoure dans la pièce.

- Cette fois-ci, c’est sûr, je ne dois plus rester ici !

Eekaan repousse le siège puis se lève, elle se dirige vers le lit en fer pour rassembler ses affaires. Elle se retourne vivement et regarde par l’ouverture sa navette.

- Où vais-je bien pouvoir la dissimuler !?

Le commandant Sog réajuste sa tenue avant de se présenter devant la porte des quartiers du Stratéguerre. Il brosse sa cape puis appuie sur le bouton situé sur le côté de la porte.

- Entre Sog ! , ordonne Végalian.

La porte automatique s’ouvre, le commandant avance, il découvre le Stratéguerre assis dans un fauteuil face à l’entrée. Le commandant se met au garde-à-vous pour saluer.

- Approche, prend place, fait Végalian.

Le commandant voit que le Stratéguerre lui indique un fauteuil situé juste à côté de l’empereur de Véga. Sog s’avance à pas mesuré puis s’installe dans le siège.

- Sog, je suis content de te voir ici, commence le Stratéguerre.

- C’est un honneur pour moi Maître d’être reçu dans vos quartiers.

Végalian sourit.

- Je voulais te voir en priver pour te féliciter de tes initiatives.

- Merci majesté, répond le commandant surpris.

- Même si je n’en donnais pas l’impression, j’ai suivi avec attention toutes les créations que tu as faites pour notre empire. Tu as peut-être cru que je t’éloignais de moi quand je t’ai confié la direction de la base sous-marine.

- C’est un honneur pour moi de diriger cette installation sur Terre et…

Végalian lève la main pour le faire taire.

- J’ai pu constater ton esprit créatif au niveau stratégique, mais aussi dans la mise en œuvre de nouvelles armes.

- Merci pour tous ces compliments, mais hélas, se maudit Goldorak en est toujours venu a bout, répond tristement Sog.

- C’est exact, mais j’ai pu constater que de nombreuses fois, il s’en est fallu de peu pour que votre machine détruise notre ennemi. C’est pour cela que j’ai décidé de te faire revenir au Camp de la Lune Noire, ainsi tu pourras avoir l’aide de nos meilleurs ingénieurs pour concevoir de nouveaux robots qui vaincront le prince d’Euphor et son Goldorak.

Le commandant Sog est surpris, il fait un gros effort pour rester stoïque.

- Pour te récompenser de tout ce que tu as accompli jusqu’à aujourd’hui, je te nomme au poste de commandant de la base lunaire.

- Quoi !??? , s’exclame Sog stupéfait.

Le commandant ne s’attendait pas à une telle promotion.

- Mais !!! Et le commandant Minarvea ?

- Ah ! Oui ! Minarvea, fait nonchalamment Végalian. Elle m’est devenue inutile.

- Inutile ?

- Oui, elle n’a pratiquement plus aucune initiative envers l’empire.

- Je vois.

- C’est pour cette raison que j’ai décidé de son remplacement par toi.

- Je tacherais de me montrer à la hauteur de la tache que vous me confier.

- Je suis certain que tu en seras digne. Je ferais l’annonce officielle dans le centre de commandement dans une demi-heure. Cela te laisse le temps de t’installer dans tes quartiers.

Le commandant Sog se lève de son fauteuil.

- Je vous remercie Stratéguerre.

Sog exécute le salut Végan avant de se diriger vers la porte.

Le Stratéguerre reste assis un instant dans son siège après le départ du commandant Sog.

- « Voilà une chose de faite ! Maintenant, il ne me reste plus qu’à m’occuper de Minarvea ! , se dit Végalian avec un sourire cruel. »

Le commandant Minarvea marche dans un couloir de la base, au détour de la coursive, elle manque d’entrée en collision avec le commandant Sog.

- Vous !! Mais que faites-vous donc ici !? , s’étonne Minarvea.

- Moi aussi, je suis heureux de vous revoir chère Minarvea. Je vous trouve très en beauté, clame Sog mielleusement.

- Pourquoi… Pourquoi êtes-vous donc ici !?

- Le Stratéguerre m’a fait venir, rétorque-t-il avec un grand sourire.

- Il vous a fait venir !? Mais pourquoi donc ?

- Je l’ignore, ment Sog.

- Vous l’ignorez ?

- Oui. Cela vous surprend ? Mais pourtant, vous devriez le savoir, vous êtes quand même le bras droit du Stratéguerre, s’étonne-t-il faussement.

- C’est exact, bredouille Minarvea.

- Veuillez m’excuser ma chère, mais je dois m’installer dans mes quartiers.

- Vos quartiers ! Vous allez donc rester ?

- Il semblerait. J’aurais ainsi le plaisir de vous voir tous les jours, déclare Sog en s’inclinant.

Il fait pratiquement nuit, Daisuke essuie ses cheveux, assis dans le canapé devant la télévision, revêtu d’un jogging quand la sonnerie de la porte d’entrée résonne.

- Dai, tu peux y aller ! , lance la voix de Kohumé dans la salle de bain.

- Ouais ! J’y vais, mais je me demande ce que vous pouvez bien faire toutes les deux dans la salle de bain ! , lance-t-il en se levant.

Le jeune homme ouvre la porte et reste interdit.

- Salut !

Daisuke reste immobile, une main sur la serviette qui est sur sa tête, l’autre tenant la poignée de la porte.

- Eekaan ??? Mais que viens-tu faire ici ?

- J’aurais besoin d’aide, annonce la jeune femme d’une voix suppliante.

- De l’aide ?? , répète Dai en clignant des yeux.

- Alors, qui est-ce ? , demande Hikaru enroulée dans une grande serviette de bain.

N’obtenant aucune réponse, elle passe une tête dans le couloir.

- Eekaan !!!

Dai tourne la tête vers sa sœur.

- Elle nous demande de l’aide, lâche-t-il.

- Quoi ???

- Oui, répond Eekaan d’un air gêné.

- Fait-la entrer.

Le commandant Minarvea est debout à côté du trône dans la salle de commandement de la base, elle est perdue dans ses réflexions.

- « Je me demande pour quelle raison le Stratéguerre a-t-il fait revenir Sog ici. Quelles sont ses intentions ? Aurait-il tout découvert ? »

Elle est tirée de ses pensées quand la porte s’ouvre sur le commandant Sog. Ce dernier se dirige droit vers le trône.

- Que venez-vous faire ici ? , demande sèchement Minarvea.

- Le Stratéguerre m’a demandé de venir.

- Il vous a demandé de…

Elle n’a pas le temps de finir sa phrase que la porte automatique s’ouvre sur Végalian et sa garde rapprochée. Le Stratéguerre marche en direction de son trône sous la protection de ses hommes. Il monte l’estrade puis se dresse devant son siège, il rejette sa cape d’un mouvement de bras.

- J’ai une annonce à faire, déclare-t-il. Qu’elle soit retransmise à tous !!!

Aussitôt le soldat aux communications s’active.

- Tous les circuits sont ouverts majesté, annonce le soldat.

- Chers combattants de l’empire, commence Végalian. J’ai une annonce importante à vous faire. Nous allons bientôt venir à bout de notre adversaire et conquérir la Terre. Pour cela j’ai décidé de faire un changement dans la hiérarchie.

- « Quoi !??? Mais que raconte-t-il ? , pense Minarvea. »

- Pour récompenser les efforts fournis par le commandant Sog depuis des mois afin que nous soyons victorieux, aussi bien dans la direction de notre base sous-marine, mais aussi dans la conception de nouvelles armes. J’ai décidé de la nommer au poste de commandant de la base lunaire et des troupes de Véga à la place du commandant Minarvea.

- Quoi !!!! , s’exclame la femme.

- Cette dernière m’a fidèlement servi depuis des années, continu Végalian. Je lui suis profondément reconnaissante, c’est pour cela que je lui accorde une période de repos bien mérité afin qu’elle puisse revenir en forme à mes côtés.

- « Je suis évincé !! , réalise-t-elle. »

- Je suis persuadé qu’avec le commandant Sog, nous allons rapidement finir cette guerre et pouvoir nous reposer à notre tour. Merci à tous de m’avoir écouté.

- Communication fermée, annonce le soldat.

Sog se retourne vers Minarvea, celle-ci a le visage complètement décomposé.

- Vous allez bien ? , demande-t-il avec un sourire satisfait. Vous semblez fatiguée.

- Minarvea, tu devrais aller te reposer dans tes quartiers, ajoute le Stratéguerre en s’asseyant dans son trône.

- Vous avez sûrement raison Maître, répond-elle d’une voix morne. Félicitation commandant Sog pour votre promotion.

- Merci Minarvea. Je suis certain que vous reviendrez rapidement parmi nous, affirme faussement Sog.

- Oui, oui.

Le commandant Minarvea avance comme un automate en direction de la sortie. Végalian la suit du regard avec une lueur cruelle dans les yeux.

- Tu as fait quoi !!! , s’exclame Kohumé.

- J’ai envoyé un message de révolte aux peuples soumis de Véga avec un virus, répète Eekaan fièrement.

- Mais pourquoi as-tu fait cela ? , demande Hikaru.

- Pour vous aidez ! , répond Eekaan comme si cela était évident.

- Nous aider ?? , fait Dai perplexe.

- Oui ! Si j’ai changé d’idée sur la Terre et l’empire de Véga pourquoi pas d’autre !

- Ça se tient, confirme Daisuke en se frottant le menton.

- Mais pourquoi as-tu besoin de notre aide ? , demande Kohumé.

- C’est que jusqu’à présent, je vivais dans le local que Véga m’avait fourni pour ma mission, répond tristement Eekaan.

- Pour ce soir, elle peut dormir sur le canapé, annonce Hikaru.

- Oui, mais après ? , demande Dai. Elle ne peut pas rester avec nous.

- C’est vrai.

- Et pour ma navette ? , intervient

- Ta navette ?

- Vous croyez que je suis venue comment sur Terre ?

- Et si elle allait au ranch quelques jours, comme ça, sa navette sera cachée dans la grange ou mieux elle ira au centre de recherche, suggère Kohumé.

- C’est une idée ! , s’exclame Hikaru en se levant. Je vais appeler Vénusia et Alcor.

Procius est toujours plongé dans l’observation des photos du satellite quand le téléphone sonne. Alcor prend le combiné.

- Centre de recherche spatiale, professeur Alcor… Parle moins vite Hikaru, je ne comprends pas tout !

Le prince tourne la tête en direction d’Alcor.

- Euh… Oui… Pourquoi pas… Nous avons déjà fait ce genre de chose dans le passé… Oui, oui…. J’envoie un camion pour demain matin sans problème.

Le professeur repose le combiné.

- Un problème ? , demande Procius.

- Non, nous allons juste venir en aide à l’ancien agent de Véga.

- Et comment cela ?

- Elle va venir habiter quelque temps au ranch et nous allons cacher sa navette par la même occasion.

- Et vous avez déjà fait cela ?

- Oui, du temps de ton oncle, sourit Alcor pensif. Actarus ne t’a pas tout raconté, il semblerait. Voyons, comment s’appelait-elle déjà ??? Amélie… Aurélie…

- Aphélie.

- Oui ! Voilà Aphélie ! Mais comment connais-tu son nom !? , s’étonne le professeur.

- Il faut croire que mon oncle ne m’a rien caché, répond Procius en replongeant dans les images.

- Et tu sais…

- Qu’elle était amoureuse de lui quand ils vivaient sur Euphor.

- Je crois qu’Actarus a moins de secrets que toi, lance Sayaka.

- Et qu’est-ce que tu insinues ? , questionne Alcor en regardant son épouse.

- Va savoir, répond-elle en tournant la tête.

- « Qu’est-ce que signifie cette remarque ? Aurait-elle compris…Non, elle n’a pas pu devinez que Procius est mon fils !?? »

- Procius !

- Oui Sayaka ?

- Je sais que je ne suis pas ta mère, ni ton père, ajoute-t-elle en fixant Alcor. Mais tu devrais aller dormir un peu.

Le professeur Alcor ressent un frisson remonté le long de sa colonne vertébrale.

Procius regarde la femme un moment puis pose les images qu’il tient dans les mains.

- J’ai compris, je vais me coucher, répond le prince en se levant.

- Bien, sourit la femme. Et pour en être sûr, je t’accompagne jusqu'à ta chambre.

- Euh…

- Mais rassure-toi je n’irais pas jusqu'à te border.

Le prince sort de la salle en compagnie de Sayaka, alors qu’Alcor les suit du regard.

- « Cela faisait longtemps que j’étais tranquille, pense Alcor. Voilà qu’elle refait des allusions sur la paternité ! Si elle a découvert le pot aux roses, ça va être ma fête ! »

Eekaan a passé la nuit sur le canapé du salon, elle a encore les cheveux en bataille quand la sonnette de l’appartement retentit.

- Tu peux aller ouvrir, lance Hikaru du cabinet de toilette. Cela doit être pour toi.

- D’accord.

La jeune fille ouvre la porte, elle tombe nez à nez avec un homme avec un menton carré portant sur la tête un sombrero. Elle a un mouvement de recul.

- Salut ! Vous devez être la jeune fille en détresse !

Dai arrive au même instant.

- Banta ! Tu ne crois pas qu’elle est beaucoup trop jeune pour toi ! , lance-t-il.

- Non mais ! Ca ne va pas de dire des choses comme ça, s’emporte Banta. Tu vas me faire passer pour un pervers !

Eekaan éclate de rire.

- Hé bien ! Il y a une bonne ambiance de bon matin, lance Mizar en arrivant.

Hikaru surgit.

- Papa ! Banta ! Mais qu’est-ce que vous faites ici ?

- Nous sommes venus chercher la demoiselle qui a un souci avec Véga, sourit Mizar.

- Eekaan, prépare-toi vite.

- Vous êtes le père de Dai et Hikaru ? , demande la jeune fille.

- Vous aurez tout le temps de poser vos questions quand nous serons en route pour le ranch. Nous devons aller charger votre navette avant que vos anciens collègues ne pointent leurs nez.

Le commandant Sog contemple son nouveau bureau, il se tient sur le pas de la porte. Après avoir inspecté du regard la pièce sobre, mais imposante par son bureau volumineux et les moniteurs qui le recouvre. Le commandant fait le tour de la console est s’installe dans un fauteuil moelleux. Il actionne la console, un soldat apparaît sur le moniteur.

- Où en est la construction de mon Autogoth ?

Le soldat le salue avant de répondre.

- Les équipes viennent de finir.

- Nous pouvons lancer une attaque aujourd’hui ?

- Il nous reste juste à remplir les réservoirs.

- Parfait, jubile Sog en coupant la communication.

Le commandant s’enfonce dans son fauteuil en souriant.

- Goldorak cette fois-ci, je suis certain que tes heures sont comptées.

Dai marche en tête sur le campus de Todai, les filles sont légèrement à la traîne, elles lisent un magasine de mode qu’elles ont achetée en chemin. Soudain, il voit Sawa qui se précipite vers lui paniquer.

- Daisuke ! Tu n’aurais pas vu Eekaan !? , questionne Susumu en saisissant fermement les bras du garçon.

- Non, répond-il.

- Je suis inquiet ! Je ne l’ai pas vu ce matin à notre point de rencontre pour venir à l’université. J’ai attendu, mais elle n’est pas venue. Je me suis dit qu’elle était peut-être en avance, mais personne ne l’a vu sur le campus.

- Nous l’avons vue hier soir, intervient Kohumé.

Susumu lâche Dai pour attraper la jeune femme.

- Ah bon ! Elle allait bien ?

- Oui, le rassure Hikaru. Tout va bien, c’est juste qu’elle a dû s’absenter quelques jours.

- Elle ne m’a rien dit !! , pleurniche le garçon.

- C’est soudain, s’empresse d’ajouter Kohumé. Un événement dans sa famille si j’ai bien compris.

Sawa lâche Kohumé, les bras du garçon sont moue, il s’affaisse comme s’il portait un poids énorme.

- Elle ne m’a même pas téléphoné, pourtant elle a mon numéro et mon mail, lâche-t-il.

- C’est qu’elle n’a pas dû avoir le temps. Elle te téléphonera sûrement bientôt.

Susumu s’éloigne comme une âme en peine en traînant les pieds.

Dans la salle de repos du centre de recherche spatial, Sayaka prend son petit déjeuner quand son époux entre dans la pièce, il va se servir une tasse de café avant de s’installer à la table.

- Dis-moi, ça voulait dire quoi la réflexion d’hier soir ? , demande Alcor.

- Quelle réflexion ? , fait-elle innocemment.

- Que tu n’es pas la mère, ni le père de Procius.

- Ah ! Ça !?

- Et pourquoi m’as-tu regardé en disant cela ?

- Simplement que tu pourrais te montrer plus proche de lui.

- Et en quel honneur ? , questionne Alcor avec méfiance.

- Tu ne crois pas que tu pourrais te rapprocher de lui !

- ­« Elle a tout découvert !!? ». Je ne vois pas pourquoi !

- Il a grandi sans père !

- Ce n’est pas ma faute !

- Comme il est avec nous, tu pourrais te montrer plus prévenant avec lui ! Ce n’est pas un simple soldat qui vient combattre Véga ! C’est le fils de Phénicia et le neveu d’Actarus, tes amis, il me semble ! Tu pourrais te montrer moins distant ! Ou du moins, moins chef de guerre !

- « Ouf !! Elle n’a rien découvert ! J’ai eu chaud encore une fois ! »

Procius entre dans la pièce.

- Y’a déjà une sacrée ambiance ce matin, remarque-t-il en se dirigeant vers la cafetière.

Un semi-remorque s’engage dans l’allée du ranch, une bâche recouvre la remorque. En entendant le bruit du moteur, Vénusia sort sur le pas de la porte. Le camion s’immobilise, Mizar descend de la cabine suivie par Eekaan portant un sac.

- Bienvenue au Ranch du Bouleau Blanc, fait Vénusia en s’approchant.

- Enchantée de faire votre connaissance, répond la jeune femme.

- Banta ! Va ranger la remorque dans la grange, ont déchargera la navette plus tard, annonce Mizar.

- Compris ! , répond le vieux garçon de ferme en passant une vitesse.

- J’ai une faim de loup !

- Vous vous débrouillerez seul les garçons, annonce Vénusia. Je vais installer notre invitée.

Elle s’éloigne en compagnie de l’ancien agent de Véga vers l’intérieur de l’habitation.

Le commandant Sog se tient debout à côté du trône du Stratéguerre. Ce dernier regarde son moniteur virtuel.

Sog fait un pas en avant, il lève son bras droit.

- Que la base sous-marine procède au lancement de Autogoth 2 !

Sur le moniteur, un panneau descend dans l’un des hangars subaquatiques, une sphère rouge en sort lentement.

- « Va détruire notre adversaire ! Remporte la victoire pour que je sois fière de toi et de moi, comme cela j’aurais bien mérité ma promotion ! , pense le commandant. »

Vénusia et Eekaan sont dans la chambre de la jeune fille, celle-ci range ses vêtements dans une armoire.

- Je suis certaine que tu vas te plaire ici, fait Vénusia. Tu peux rester autant que tu veux.

- Je ne veux pas vous déranger.

- Rassure-toi, tu ne nous déranges pas.

Vénusia renifle.

- Mais ! Ça sent le brûlé !!! Ne me dites pas qu’ils sont incapables de se faire à manger tout seul ! , s’exclame-t-elle en sortant.

Gavin est à son poste devant son écran radar, il boit une gorgée de café quand il remarque un point lumineux sur son moniteur. Il pose sa tasse avant d’actionner des commandes sur sa console. Une fois qu’il est sûr de lui, il jette un regard circulaire dans la pièce à la recherche de quelqu’un.

- Professeur Alcor, fait-il calmement.

- Oui Gavin, répond le professeur.

Alcor est devant la table qui est recouverte de photographies du Camp de la Lune Noire.

- Je détecte un Golgoth en approche du centre par le Nord.

Procius, qui lui aussi est autour de la table se lève et se précipite vers la sortie.

- Je sors avec Goldorak, lance-t-il.

La sphère rouge survole une région montagneuse sous le regard terrifié des animaux vivants dans le secteur.

Le prince est dans le cockpit de la soucoupe, les interfaces de pilotage recouvrent ses membres.

- Goldorak ! Go !

Le robot géant s’élance sur sa plateforme, il passe l’ouverture située dans le barrage en provoquant un arc-en-ciel quand il franchit la chute d’eau. Une fois dans les cieux, la soucoupe prend la direction du Nord.

Procius distingue en contrebas une sphère rouge volant en raz-motte. Il fait plonger son vaisseau, la sphère change brusquement de cap.

- Je suis repéré, constate le prince.

Procius prend en chasse le Golgoth qui disparaît dans un défilé rocheux étroit. Le prince fait remonter brusquement sa machine.

- Malédiction ! La soucoupe est trop large, je ne peux pas passer !

Il regarde la sphère qui prend la fuite.

- Le centre ! J’ai besoin d’Alcorak !

- Compris, répond Alcor dans le système de communication.

- Il a besoin d’Alcorak, mais qui va le piloter, souligne Sayaka.

- Allez ! Je m’y colle, répond le professeur en sortant.

- Mais attends ! Tu es sûr de savoir le faire ?

- Le poste de pilotage est bien identique à mon ancien Alcorak ? , demande-t-il en tournant la tête.

- Oui.

- Alors, il n’y a aucun problème ! , répond Alcor en franchissant la porte.

Procius tente de suivre à distance la sphère rouge dans le défilé, quand le Golgoth s’immobilise dans une zone sombre.

Goldorak plonge en direction de la sphère. Procius remarque une trappe qui apparaît sur la boule, un missile en sort. Goldorak vole sur le côté gauche pour éviter le projectile.

Le professeur Alcor s’installe dans le poste de pilotage d’Alcorak, il attache son casque pendant que la verrière se ferme.

- Tu es certain de vouloir le faire, demande Sayaka avec une voix inquiète dans la radio.

- Oui. Tout ira bien, répond Alcor en posant ses mains sur les commandes. Paré !

- Fais attention.

Les feux situés au dessus de la porte du hangar passent au vert.

- Alcorak ! Go !

La navette s’élance, le professeur pousse un cri de surprise.

- Un problème ??? , s’empresse de demander Sayaka.

- Non, j’ai juste été surpris par la puissance au décollage ! Rien à voir avec mon ancien Alcorak !

Vénusia et Eekaan se trouvent dans le salon quand elles entendent un bruit de moteur passer au-dessus du ranch. Elles se précipitent vers la fenêtre pour voir Alcorak en pleine ascension.

- Alcorak !!! Mais qui le pilote ? , réalise Vénusia.

- Véga aurait lancé une attaque ? , demande Eekaan.

Quand Alcor arrive au-dessus du défilé, il voit Goldorak décrivant des cercles dans le ciel.

- Qui a demandé un taxi, lance joyeusement Alcor.

- Ce n’est pas le moment de plaisanter, rétorque Procius.

- Bien compris, répond sérieusement le professeur.

Procius attrape la manette au dessus de sa tête pour tirer dessus, son siège recule.

Alcor vient se positionner dans le sillage de Goldorak.

- Autolargue !! , annonce le prince.

Le robot géant quitte sa soucoupe porteuse.

- Retournement !

Goldorak pivote pour se mettre en position pour être récupéré par la navette.

- Accrochage !

Alcorak s’approche du robot pour s’assembler.

- Qu’est-ce que tu en dis ! Je n’ai pas perdu la main ! , lance Alcor.

- Direction le défiler ! Nous devons rejoindre la sphère !

- Un petit compliment n’aurait pas été superflu, marmonne le professeur dans son casque.

Alcorak vire en direction d’une partie du canyon plus large pour s’engouffrer à l’intérieur.

La sphère ouvre de nouvelles trappes pour lancer des missiles sur son adversaire.

- Soit maudit Goldorak ! , lance Sog. Tu utilises l’une de tes navettes de soutien, mais cela ne fait rien, tu seras détruit quand même !

- Vitorang !

Les deux morceaux de la lame partent des extrémités des ailes d’Alcorak.

- Missiles bêta !

De petits missiles sortent des poings de Goldorak. Une explosion retentit entre les deux machines de combat provoquant un éboulement de roche. La sphère décolle brusquement provoquant de nouveaux éboulements.

- Alcor ! Ne restons pas ici !

- Je fais de mon mieux !

Des pierres tombent sur les ailes et les turbines d’Alcorak provocant sont instabilité.

Eekaan sort du ranch et se précipite vers la grange.

- Reste ici, lui cris Vénusia sur la terrasse.

Mais la jeune femme ne l’écoute pas, elle entre dans la grange puis saute dans sa navette. Quelques secondes plus tard, le vaisseau décolle.

- Je veux me rendre utile, déclare Eekaan.

La sphère se met à luire, elle commence à changer de forme. Un robot humanoïde apparaît.

- Il ressemble à celui que j’ai vaincu la dernière fois, remarque Procius.

L’Autogoth pose les pieds sur le sol, il se tient légèrement penché vers l’avant, il balance ses bras. Hormis la couleur et qu’il n’a aucune corne sur la tête c’est le sosie parfait du précédent Golgoth.

- Il est plus impressionnant en vrai que sur l’écran du Spatioscope, constate Alcor.

L’Autogoth ouvre la bouche en grand, elle devient lumineuse.

- Séparation ! , lance Procius.

Au même instant, un fort rayon bleu sort de la gueule de la créature de Véga. Alcorak commence à se détacher quand la soucoupe porteuse lui passe devant le nez.

- Hé !!! , crie Alcor.

Le rayon bleu est dispersé par le bouclier de la soucoupe.

- Alcor ne reste pas là !

- Mais…

- Rentre au centre !

- Compris.

À contrecœur, le professeur vire en direction de la base. La soucoupe porteuse reprend de l’altitude. Des bras de l’Autogoth sortent des fouets énergétiques qui virevoltent dans tous les sens. Le Golgoth lance un de ses fouets vers le robot géant qui lève son bras droit pour le saisir, mais le fouet s’enroule autour de son poignet. Procius se prépare à lancer le fulguropoing gauche quand l’Autogoth fait un mouvement de recule violent pour projeter Goldorak.

Alcorak vole en direction du centre quand il croise une navette des forces de Véga.

- Une navette !

- N’ouvre pas le feu ! , intervient Sayaka dans le système de communication.

- Hein ??

- C’est Eekaan.

- Mais elle est folle ! Elle se jette dans la gueule du loup ! J’y retourne !

- Alcor ! Non ! , proteste sa femme.

Goldorak atterrit violement sur le ventre, l’Autogoth lance ses autres fouets sur le robot géant. Procius fait rouler sur le côté sa machine, les fouets lacèrent le sol.

La navette pilotée par Eekaan arrive sur la zone de combat.

- Les voilà ! À moi de jouer !

La jeune femme fait plonger son vaisseau en direction du Golgoth. Elle lance une salve de laser sur l’Autogoth. Sous la surprise, le monstre replie ses fouets, libérant le bras de Goldorak qui se relève.

Le monstre de Véga regarde avec attention la navette qui vient d’arriver, il lance ses fouets vers elle. Eekaan évite de justesse les projectiles, mais pendant que son attention est absorbée, l’Autogoth ouvre sa gueule. Le rayon bleuté touche de plein fouet la navette d’Eekaan, les propulseurs s’enflamment.

Procius réalise qu’il a été secouru par une navette Végane.

- Eekaan !!!

Goldorak se met à courir en direction de la navette qui perd dangereusement de l’altitude.

À l’intérieur, la jeune femme tire désespérément sur ses leviers pour faire remonter son vaisseau sans résultats.

- Ne reste pas là ! Éjecte-toi ! , crie le prince.

L’un des réacteurs explose. Procius voit une forme quittant la navette. Il tend les mains de Goldorak pour récupérer le corps.

- Pourvu que ce soit bien elle, prie-t-il.

L’Autogoth reprend sa forme de boule pour rouler sur le sol et venir dans les jambes de son ennemi. Goldorak vacille, il réussit à saisir la forme qui a quitté la navette. Le robot géant referme ses mains avant d’effectuer un roulé-boulé sur le sol.

Alcorak survol Goldorak.

- Mortanium !!!

Les deux rayons jaunes frappent la sphère rouge, cette dernière cesse de rouler pour reprendre une forme humanoïde. L’Autogoth se dresse en lançant ses mains vers Alcorak pour l’attraper. Alcor manœuvre, il réussit à passer entre les deux mains avant qu’elle ne se referme violemment.

Procius ouvre les mains de son robot, Eekaan est là, ses vêtements légèrement déchirés.

- Alcor ! Cesse de faire joujou avec ce Golgoth, lance Procius. Vient récupérer Eekaan.

- Bien ! Chef !

Alcorak effectue un looping pour changer de cap. Eekaan saute des mains de Goldorak.

L’Autogoth pousse un cri de colère.

- À nous deux, lance le prince en dressant son robot.

Alcor se pose pour prendre à son bord la jeune femme. Il ouvre la verrière.

- Allez vite ! Grimpe !!

Les deux robots géants s’observent. Une fois Eekaan installée, Alcorak s’élève dans le ciel.

- Alcor ?

- Oui Procius ?

- Cette fois-ci retourne au centre rapidement.

- Compte sur-moi.

- Je suis désolée, s’excuse Eekaan.

- Tu as voulu protéger la Terre, je comprends ce que tu ressens, annonce le prince. Mais c’est mon travail.

Alcorak lance ses réacteurs et s’éloigne.

L’Autogoth se met à courir vers Goldorak.

- Hélicopunh !!!

Les deux poings quittent le robot en direction du Golgoth qu’ils ratent. La créature de Véga se jette sur Goldorak, les deux machines tombent sur le sol et se mettent à rouler, ils arrivent au sommet d’une pente qu’ils dévalent, ils finissent leur chute au milieu d’un complexe électrique.

Les deux machines se remettent sur leurs pieds, elles sont entourées de pylônes et de ligne à haute tension.

- Dans quelle galère je me suis encore fourré, soupire Procius.

L’Autogoth bondit pour se jeter la tête la première contre le torse de Goldorak, sous le choc celui-ci recule, son dos entre en contact direct avec les câbles qui pendent entre les pylônes.

Procius a senti son robot partir en arrière, il a tenté de le récupérer, mais en vain. Il s’attend à recevoir un choc électrique, mais rien ne se produit.

- Le complexe est désaffecté !

Le Golgoth pousse un cri de frustration alors que Goldorak se redresse.

- Ne refais plus jamais ça ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu as fait, sermonnes Alcor.

- Je voulais juste me rendre utile, proteste Eekaan.

- Peut-être ! Mais tu as perturbé Procius durant le combat.

- Je…

- Ne recommence plus, c’est tout ce que l’on te demande.

Alcorak perd de la vitesse et de l’altitude, il entre en phase d’atterrissage en approchant du centre.

Le Stratéguerre observe le combat depuis son trône, à côté de lui le commandant Sog serre les poings et encourage sa machine. Sur le moniteur virtuel, les deux adversaires tournent l’un autour de l’autre guettant une ouverture pour attaquer l’autre.

L’Autogoth lance sa main droite en direction de Goldorak qui recule légèrement. Ils continuent à tourner entre les pylônes comme deux catcheurs. Soudain Procius fait exécuter une rotation sur lui-même à son robot en mettant son bras gauche à l’horizontale. Le Golgoth se baisse et avance pour passer dans le dos de son adversaire. La créature artificielle de Véga d’un mouvement rapide passe ses bras par-dessous les épaules de Goldorak, l’immobilisant. Procius fait reculer sa machine en direction des câbles. Les deux robots se retrouvent plaqués l’un contre l’autre sur les lignes qui ploient sous leur poids. Goldorak donne un coup de tête en arrière.

Alcor et Eekaan arrivent dans la salle d’observation du centre, il découvre sur l’écran géant du Spacioscope les deux machines collées l’une à l’autre.

- Allez Procius !!!! , lance Sayaka en brandissant son bras droit.

- Qu’est-ce qui te prend ? , lui demande son mari.

La femme tourne la tête dans sa direction.

- Nous allons assister à un beau match de catch !

Alcor regarde le lieu du combat.

- C’est vrai que cela ressemble à un ring.

Le coup de tête n’a eu aucun effet sur le Golgoth, Procius décide de changer de tactique. Il fait reculer le pied droit de Goldorak derrière celui de son adversaire, puis il exerce une forte pression ce qui fait basculer sur le côté les deux machines. Quand l’Autogoth touche le sol, il lâche prise, Goldorak en profite pour rouler sur le flanc pour s’éloigner. Mais la créature de Véga est plus rapide, d’un mouvement brusque elle plaque le robot de Procius sur le sol. Goldorak tente de saisir une jambe de son adversaire. Il y arrive après plusieurs tentatives.

- Incrustochoch !

Les doigts de Goldorak exercent une forte pression sur le métal de la jambe de façon à s’enfoncer dedans. Une fois al prise solide, Procius fais pivoter la jambe l’Autogoth. Celui-ci est obligé de lâcher son adversaire pour ne pas se retrouver privé de son membre. La machine de Véga s’éloigne laissant le temps à Goldorak de se remettre sur ses pieds. Autogoth rampe sur le sol, Goldorak en profite pour lui asséner un coup de pied dans la tête. Le Golgoth roule sur le flanc.

- Autogoth ! Utilise ton armement ! , ordonne Sog.

Sur l’écran le Golgoth n’obéit pas aux ordres.

- L’imbécile, pourquoi ne répond-il pas !

- D’après les indications, Autogoth 2 aurait passé de lui-même en mode autonome, annonce un soldat. Il ne répond plus à aucune instruction.

- Mais c’est impossible !

Autogoth pousse un cri qui se répercute sur les montagnes des environs, il se redresse lentement. Pendant se temps Goldorak s’élance vers les câbles situés à l’opposer, juste avant de les heurter, il pivote, son dos touche les lignes qui ploient avant de le propulser vers le Golgoth. Procius replie le bras de sa machine pour donner un puissant coup de coude dans le coup de son ennemi. Sous le choc, Autogoth quitte le sol avant de retomber lourdement sur le dos, Goldorak saute pour retomber lourdement dessus, mais le Golgoth bouge au dernier moment pour l’éviter, les deux combattants se relèvent. L’Autogoth fonce sur Goldorak, profitant de la tenue penchée de son adversaire, Procius pose la main droite de son robot sur l’épaule gauche de Golgoth, il réussi a le faire basculer vers l’avant puis il lui bloque la tête entre les cuisses de Goldorak avant de bondir puis de se laisser retomber sur le sol, la tête du Golgoth explose sous le choc.

- Houra !!! Un magnifique marteau-pilon, commente Sayaka en sautillant.

Goldorak lâche sa prise, le reste du corps tombe sur le sol. Procius relevé sa machine qui est sur les fesses. Mais à peine est-il debout qu’il voit se dresser devant lui l’Autogoth sans tête.

- Calvicogyres ! Planitronks !

En un instant les bras du Golgoth sont tranchés par les Clavicogyres et ses jambes par les Planitronks. L’Autogoth se démembre avant de tomber, des étincelles jaillissent par moment dans les conduits coupés nets.

- Cabré ! Récupération !

Une fois le robot géant revenu dans sa soucoupe porteuse, Procius survole le Golgoth en morceau.

- Magnavolt ! Pulvonium !

Les rayons partent de la soucoupe et des poings, il frappe ce qui reste du torse de l’Autogoth qui explose.

Le prince jette un dernier regard à son adversaire qui brûle avant de prendre la direction de sa base.

Le commandant Sog se tourne avec appréhension vers le Stratéguerre.

- Je suis navré de cet échec Maître, s’excuse-t-il.

- Je ne t’en tiens pas rigueur, annonce calmement Végalian. Je crois dans le potentiel de ta machine.

- Merci, répond Sog ne sachant pas quoi dire d’autre.

- Je suis certain qu’après quelques mises au point elle sera parfaite ! , annonce le Stratéguerre en se levant.

- Je me montrerais digne de la confiance que vous me portez.

Végalian descend de l’estrade pour se diriger vers la sortie. Le commandant s’incline pour le saluer.

Le téléphone portable du professeur Cochir sonne alors que dans la salle d’observation du centre l’ambiance est à la fête. Quand il décroche, il a du mal à entendre son interlocuteur.

- Quoi ? Qu’est-ce que tu dis Kohumé ? … Oui… Je vais lui dire.

Cochir range son téléphone et se dirige vers Eekaan.

- Humm.. Excusez- moi mademoiselle.

- Oui ?

- Mais il faudrait que vous appeliez Susumu Sawa car il semblerait qu’il se fait beaucoup de soucis.

- Pardon ? , s’étonne Eekaan.

- C’est ce que ma fille vient de me demander par téléphone à l’instant, s’empresse de préciser le professeur.

Le commandant Minarvea prend une douche pour tenter de se détendre, mais rien n’y fait, elle est toujours angoissée, elle se demande si Végalian l’a percé a jour. Quand elle sort de la cabine de douche, enroulée dans une serviette, elle tombe nez à nez avec le Stratéguerre.

- Ma.. Majesté ! Si je m’attendais… que faites-vous dans mes quartiers ? , bredouille-t-elle.

- Il y a peut je t’avais dit que tu serais la première a que j’avertirais quand j’aurais découvert qui a tenté de me manipuler.

- Oui, répond-elle d’une voix blanche.

- Je t’informe que c’est fait.

- Je…

Les mots ne veulent plus sortir, elle ressent une étrange douleur dans le ventre, elle baisse son regard pour voir la main ensanglantée de Végalian, il tient un poignard enfoncé. Elle sent ses jambes se dérober sous elle, lentement elle s’effondre. Le Stratéguerre plie ses jambes pour la suivre dans sa chute, les yeux plantés dans son regard. Elle tente de parler, mais aucun son ne sort, ses yeux noirs se mettent à blanchir.

- Tu n’aurais jamais dû me trahir, annonce le Stratéguerre alors qu’elle rend son dernier souffle.

Le visage de Sawa est radieux alors qu’il range son téléphone portable.

- Alors ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? , demande Hikaru.

- Allez dit nous ? , supplie Kohumé.

- Je me demande pourquoi on doit jouer cette comédie, murmure Dai.

Kohumé lui donne un coup de coude dans le ventre alors qu’ils se dirigent tous vers l’une des sorties de l’université.

Le Stratéguerre entre dans ses quartiers, il se sert un verre de vin, il sent une présence, il se retourne rapidement avec son pistolaser à la main. Face à lui se tient le commandant Sog avec une étrange luminosité dans les yeux.

- Sog ! Mais comment êtes-vous entré ici !? Et que voulez-vous donc ?

- Empereur de Véga. Je suis venu vous proposer une alliance.

- Commandant Sog !? Vous vous sentez bien ?

- Ne faites pas attention au corps que j’utilise pour communiquer avec vous.

- Qui êtes-vous ?

- Je suis Wishmaster, je suis le dirigeant d’un des mondes du dessous, celui d’Hadesia.

- Les mondes du dessous ?

- Ce que les humains nomment communément l’enfer.

- Et que me voulez-vous ?

- Vous proposez une alliance pour vaincre votre ennemi.

- Et qu’avez-vous donc à gagner ? Et quelle est la contrepartie ?

- Pas grand-chose.

- C'est-à-dire ?

- Pendant que vous règnerez sur la surface de la Terre, en échange je dirigerais les mondes du dessous.

- Je vois, vous m’aidez à asservir les humains et je vous aide à prendre le contrôle des autres mondes souterrains.

- Exactement !

- Nous allons pouvoir nous entendre, déclare Végalian en rangeant son arme.

FIN

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